La rentrée littéraire, propice à tous les débordements, entraîne aussi son lot de questionnements. Auteur, au milieu de centaines d’autres, sur une période de quelques semaines à peine. Léonel Houssam apporte son lot de réponses. Il est écrivain. Et Directeur des éditions fictives Burn-Out, fondées en 2025. Slogan : « La maison d'édition de trop ».
Le 06/09/2016 à 16:18 par La rédaction
0 Réactions | 0 Partages
Publié le :
06/09/2016 à 16:18
0
Commentaires
0
Partages
Stewart Black, CC BY 2.0
Par Léonel Houssam.
"Les trolls sont désormais hors service"
Tout commence par les lettres « FIN » apposées sur la dernière page d’un manuscrit (en réalité, on n’écrit pas ça, mais c’est un cliché indispensable pour faire perdurer le mythe de l’écrivain tiraillé par le manque d’inspiration dans sa mansarde, calé devant une machine à écrire aux touches bruyantes entre lesquelles il se coince les doigts tout en fumant clope sur clope, les pieds submergés par des feuilles de papier chiffonnées couvrant le sol) et le moment fatidique de la recherche d’un éditeur, de l’envoi (qui coûte grosso modo un bras et la totalité des miettes de droits d’auteur touchées avec le précédent livre pour les plus expérimentés).
Pour les plus chanceux, ils en ont deux trois sous le coude avec lesquels ils ont travaillés. En réalité, si l’on excepte les écrivains ultra-connus, l’auteur erre un peu dans une nébuleuse de mille cinq cents éditeurs dont quelques centaines publiant de la littérature avec les pure players, des purs puristes, des purs purins, des purs pourris, des purs planqués et surtout beaucoup d’amateurs, ou des « passionnés ». Vous l’avez compris, il y a à boire et à manger.
Attention : je ne jette pas la pierre à tous les éditeurs. Loin de là. Imaginez bien qu’ils reçoivent chaque jour des manuscrits totalement nuls, bourrés de fautes, sans styles, mièvres, des manuels de ci, des autobiographies « Moi et Nils, mon berger allemand » ou « Ma carrière au quatrième régiment d’infanterie : tout pour la patrie », des navets érotiques « les folles envies de tante Gertrude », « Cinquante nuances d’Ajax WC », des plagiats grossiers, des fac-similés de récits de voyage et parfois même des lettres de menaces suite à un refus non circonstancié. Accordons à de nombreux éditeurs le statut de réceptacle social de la misère humaine…
Mais tout de même. Tout comme il existe un mythe de l’écrivain (intelligent, charismatique, ténébreux, ne portant jamais de Stan Smith, ne mangeant jamais de macédoine de légumes en boîte, véritable puits de connaissance, ne se vautrant jamais devant la télé…), il existe aussi un mythe de l’éditeur souvent installé dans des centres-ville assez chics, « amoureux des Lettres », défendant bec et ongles ses auteurs, possédant un réseau de journalistes et entouré d’attachés de presse ultra-efficaces, versant les droits d’auteur en temps et en heure, décrochant des séances de dédicaces dans des salons et autres librairies… C’est très exagéré oui, mais ça, c’est le mythe.
#citation1#
La réalité est toute autre. Mon expérience me permet de m’exprimer sur les petits/moyens (dits « indépendants ») et les grands éditeurs (dits « les salopards », les « voleurs » par certains, les « boss » par les autres). Et là, ça sent globalement mauvais. La devanture est souvent clinquante du moins respectable (beaux bâtiments dans les beaux quartiers pour les seconds, sites-vitrines avec boutique dynamique, colorés, avec les rubriques et le catalogue qui vont bien pour les premiers) mais lorsqu’on se donne un peu de peine, on est confronté au pire.
Pour ma part, j’ai souvent bénéficié de retours étayés de la part d’éditeurs avec lesquels je m’étais préalablement entretenu histoire de ne pas passer à côté de leur ligne, leur politique, leur état d’esprit, leurs attentes. C’est toujours agréable de recevoir un retour sur le pourquoi du comment. Pas de chance, trop souvent, se glissent des propos assez ambigus forts inconvenants : « Très bon style mais j’ai peur que ce ne soit pas ce que les lecteurs attendent », « Difficile à vendre, trop noir, de belles fulgurances mais ce format se vend mal »… Et j’en passe. Rien de très différent d’une recherche d’emploi en définitive.
Mais le plus difficile est de voir la devanture éclater sous les yeux. Il faut poser les bonnes questions sans trop tourner autour du pot : « Avez-vous un distributeur ? », « y-a-t-il des moyens pour défendre le livre par exemple un attaché de presse non stagiaire, pas trop vantard disposant d’un vrai réseau pour décrocher des papiers dans la presse et autres médias », « un événement est-il organisé pour le lancement ? », « Est-il prévu que votre maison participe à des salons pour des dédicaces ? », etc. Et là, c’est la douche froide : les réponses sont non dans 90 % à 100 % des cas.
Bref.
Pas de promotion envisagée, du moins rien de tout à faire clair. Ça sent alors le brûlé. Mais l’écrivain, avec son manuscrit énorme dans les mimines, fruit d’une, deux ou cinq années de travail a envie de s’en débarrasser, de « l’offrir » à un lectorat hystérique et impatient (je plaisante hein), peut-être de passer à autre chose, ou même de le défendre devant des auditoires subjugués et admiratifs. C’est alors qu’il cède les droits de son nouveau livre au premier éditeur qui lui dit « oui ». « Mais pourquoi ?! Pourquoi tu as fait une telle connerie ?! »
Signer chez un éditeur indépendant, c’est souvent se lier à quelqu’un qui est en galère d’argent en permanence, qui fait tout, de la communication, de la comptabilité, des corrections, du démarchage commercial, du cirage de pompes de libraires, des joutes téléphoniques avec l’URSSAF ou le RSI.
S’il n’est pas seul, il est au mieux avec un ou deux salariés, des correcteurs en free-lance, des maquettistes stagiaires, des bénévoles étudiants du secteur de l’édition. Il est souvent amoureux des livres qu’il publie et se sent complètement lessivé par des auteurs débutants ou/et sans public au melon disproportionné (« Mon roman, j’y ai mis toute mon âme, c’est un livre qui s’inscrit dans la droite ligne des Kerouac, Houellebecq, Musso, Nothomb et Richard Bohringer » ou encore « C’est l’œuvre de toute une vie ») ou déglingué par la défonce, la dépression et un boulot alimentaire frustrant qui veulent un succès commercial tant rêvé.
#citation2#
Finalement, le livre est rarement en librairie et si un lecteur veut le commander, 95 % des libraires feront semblant de regarder sur leur base informatique avant de dire : « Je sais pas, je le trouve pas, vous êtes sûr du nom de l’auteur ? ». Quelque chose de ce genre-là. Pour les heureux élus (dont j’ai fait parfois partie), ils seront en rayonnage entre des auteurs bankables et même quelques fois, en tête de gondole… Mais s’il n’y a pas de presse, de médias, pas de volonté du libraire de défendre le livre, en un mois, il disparaît et le stock sera soit mis au pilon soit revendu à des soldeurs en ligne ou réels. Fin de l’histoire.

Léonel Houssam
Pour les plus gros éditeurs, on entre dans les méandres compliqués du piston, des réseaux d’initiés ou de la galère (qui fait quoi, comment être lu, qui contacter, comment ça marche). Le jour où l’écrivain se retrouve face à face avec un directeur de collection, il est très heureux, fier, et soudain foudroyé par un taser psychique : « Si j’ai demandé à vous voir, c’est parce que je pense qu’on pourrait travailler ensemble. Mais ce manuscrit, ça ne va pas du tout. Il faudrait changer un truc ou deux pour que ça puisse avoir une chance de toucher au mieux les lecteurs ». En gros : réécris ton livre de A à Z en suivant bien les combines narratives des livres qui « marchent » (sur la tête ?).
En conclusion, à quoi bon s’échiner à chercher puis signer avec un éditeur qui, dans tous les cas, n’aura ou pas les moyens de défendre le livre (face aux tirs de barrage des gros éditeurs et leurs diffuseurs/médias) ou pas l’envie de promouvoir l’écrivain singulier pour s’assurer une rente commerciale confortable (cible : les femmes plutôt seniors ou les adolescentes). Il reste l’autoédition, mais là, ce sera le sujet d’un prochain billet.
Le marasme et sans doute aussi l’hyperactivité des réseaux sociaux sont en train de secouer un monde de l’édition qui bidouille, qui parfois vit sur ses acquis, qui a deux trains de retard. L’écrivain a toujours été le bout de la chaîne et pourtant je le dis, qu’il ne lâche pas son clavier et qu’il écrive librement même si, finalement, son manuscrit ne trouve ni éditeur ni lecteur…
Par La rédaction
Contact : contact@actualitte.com
Plus d'articles sur le même thème
Après l’éviction d’Olivier Nora de la tête de Grasset, la Société des Gens de Lettres dénonce une emprise croissante des actionnaires sur les orientations éditoriales. Dans un communiqué offensif, l’organisation alerte sur un risque systémique pour la liberté de création et appelle à des mesures d’urgence, de la clause de conscience à une régulation accrue du secteur.
18/04/2026, 10:26
Après Fayard, Grasset : le limogeage d’Olivier Nora cristallise les inquiétudes d’une profession confrontée à une transformation brutale du groupe Hachette. Dans cette tribune, le syndicat des libraires dénoncent une reprise en main idéologique et ses effets sur l’équilibre du secteur. Au-delà d’un départ, c’est toute la chaîne du livre qui se dit fragilisée.
16/04/2026, 18:13
La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires publie une tribune offensive dans le contexte de la crise chez Grasset. Le syndicat y dénonce une concentration accrue du secteur, qu’il associe à un « tournant politique et économique » depuis la prise de contrôle d’Hachette par Vincent Bolloré. Évoquant une dégradation des conditions de travail et une évolution des lignes éditoriales, il appelle l’ensemble des professionnels du livre à se mobiliser collectivement.
16/04/2026, 18:05
Alors que les réactions d’auteurs et d’éditeurs se multiplient dans le secteur après l'éviction d'Olivier Nora par le groupe Bolloré, Étienne Galliand, éditeur indépendant, prend la plume. Il revient sur sa rencontre avec André Schiffrin, figure majeure de la critique de la financiarisation de l’édition, et livre un texte à la fois personnel et engagé en faveur de l’édition indépendante. L'éditeur alerte sur les dérives actuelles et invite les auteurs à soutenir concrètement le monde de l'édition.
16/04/2026, 15:48
La francophonie affiche une croissance soutenue à l’échelle mondiale, mais se confronte à un défi majeur : garantir un accès réel à la lecture et à l’écriture pour tous. Portée par des initiatives internationales autour du braille et de l’inclusion, une nouvelle dynamique s’organise. Institutions, enseignants et réseaux émergents redéfinissent les conditions d’une langue véritablement accessible.
14/04/2026, 09:43
Face à la précarité structurelle des auteurs, revient l'idée de créer un statut d’« intermittents de l’écrit », inspiré de celui du spectacle, afin de garantir un revenu stable et une reconnaissance professionnelle. Cette tribune met en lumière une économie fragilisée où les écrivains, pourtant au cœur de la chaîne du livre, peinent à vivre de leur activité. Par Mathias de Breyne.
11/04/2026, 09:47
Après la modification d'un entretien sans l'accord du principal intéressé, l’historien Jean-Yves Mollier, la revue Livres Hebdo refuse à présent la publication d'un droit de réponse, selon l'avocat du professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay/Versailles-Saint-Quentin.
13/03/2026, 16:35
Le domaine du jeu, qu'il soit de société ou vidéo, accueille aujourd'hui de nouveaux publics, et se trouve de plus en plus légitimé au sein des pratiques culturelles. Ludothèques et médiathèques le rendent plus accessible, tandis que les professionnels assurent une indispensable médiation. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et l'Association des Ludothèques Françaises (ALF) appellent, dans un texte reproduit ci-dessous, à une politique publique ambitieuse pour affirmer la place du jeu dans les lieux culturels.
11/03/2026, 11:29
L'enseigne de produits culturels et créatifs Cultura pourrait s'inviter prochainement à Forbach, en Moselle, après la cession d'une parcelle à Valimmo, la société foncière du groupe. La Librairie-Pâtisserie Autonome, installée dans la ville depuis juillet 2025, interpelle les candidats à la mairie sur les conséquences d'une telle installation pour le tissu commercial du centre-ville. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, la tribune adressée par les libraires aux six candidats et candidates.
10/03/2026, 16:20
Nous publions ci-dessous le texte d’un droit de réponse adressé le 2 mars 2026 au directeur de la publication du magazine Livres Hebdo par l’historien Jean-Yves Mollier, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay / Versailles-Saint-Quentin. Ce document a été transmis par l’intermédiaire de son conseil, Me Stephan Alamowitch, avocat à la Cour.
09/03/2026, 14:06
L'épisode polémique autour du partenariat noué entre Amazon et le Festival du Livre de Paris, avec l'assentiment du Syndicat national de l'édition, laissera des traces dans la chaine du livre. Il témoigne d'une présence de plus en plus banalisée de la multinationale américaine au sein de cette dernière, un constat contre lequel le collectif lyonnais TENIR ! appelle à se mobiliser, dans une tribune.
06/03/2026, 10:50
Suite à la polémique qu'a déclenchée la présence d'Amazon au Festival du livre de Paris, édition 2026, l’association internationale des libraires francophone (AILF) a fait parvenir à ActuaLitté un communiqué. Par ce texte, l'organisation se tient solidaire du Syndicat de la Librairie française dans la dénonciation du partenariat entre le Festival du Livre de Paris et Amazon. Leur texte est proposé dans son intégralité.
04/03/2026, 10:38
L’Association des bibliothécaires de France réaffirme que la censure n’a pas sa place en bibliothèque, à la suite de l’intervention d’un maire auprès d’une professionnelle pour empêcher l’acquisition d’un roman. S’appuyant sur le cadre légal, l’ABF rappelle que les collections doivent être pluralistes et exemptes de toute pression idéologique, politique ou religieuse.
03/03/2026, 13:20
À l’approche des élections municipales de mars 2026, l’Association des archivistes français (AAF) intensifie son plaidoyer. L’organisation lance un appel national aux maires sortants candidats à leur réélection ainsi qu’à l’ensemble des futur·es candidat·es, les invitant à s’engager formellement en faveur d’une gestion rigoureuse des archives communales et intercommunales.
24/02/2026, 14:48
Cette tribune naît d’une plongée dans le scandale Agessa, de ces mois passés à s’enliser dans un marécage administratif où chaque démarche enfonce davantage. Derrière les formulaires, les silences et les réponses dilatoires, se dessine un système qui exige des victimes qu’elles financent leur propre réparation. Ce récit d'Henri Fellner expose les rouages d’un piège institutionnel, ses acteurs, ses complicités et les forces qui s’acharnent à maintenir les auteurs hors du droit commun.
23/02/2026, 12:02
À l'heure de la remise en cause de la fiabilité des informations par les intelligences artificielles génératives, de la post-vérité et d'une réduction drastique des dépenses publiques, les documentalistes territoriaux et leurs services sont menacés. L'association des spécialistes de l'information-documentation, Interdoc, appelle dans une tribune à maintenir les moyens et missions des documentalistes, et qualifie leur rôle dans la vie publique de « fondamental ».
19/02/2026, 11:25
Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu, l’intersyndicale du spectacle vivant public alerte sur une crise d’une « gravité exceptionnelle ». Les organisations dénoncent les effets de la loi de finances, l’effondrement des financements territoriaux et les menaces pesant sur l’intermittence.
17/02/2026, 12:40
Le député d'extrême droite Julien Guibert (Nièvre, Rassemblement national) a déposé à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à instaurer un système de classification par âge des ouvrages destinés aux jeunes et aux adolescents. Une initiative accueillie fraîchement par pratiquement toutes les professions du secteur : l'Association des bibliothécaires de France ajoute en effet ses propres arguments pour écarter l'idée, dans une tribune reproduite ci-dessous en intégralité.
09/02/2026, 10:13
La perquisition de la librairie parisienne Violette and Co, le 7 janvier dernier, pour la vente d'un livre de coloriage sur la Palestine, a largement choqué le monde du livre. L'intervention policière paraît en effet disproportionnée, pour un titre qu'il était alors légal de proposer au public et qui a depuis fait l'objet d'un avis défavorable d'une commission très critiquée, au fonctionnement opaque... L'Observatoire de liberté de création réitère son appel à une réforme de l'encadrement des publications jeunesse, dans un courrier à trois ministres reproduit ci-dessous.
03/02/2026, 11:05
Le monde feutré de la romance industrielle craque sous le bruit sec des algorithmes. Harlequin confie ses traductions à une IA générative, sous contrat avec Fluent Planet, reléguant les traducteurs humains au rôle de réparateurs sous-payés de phrases-machines. Tarifs écrasés, post-édition déguisée, clause de silence imposée : dans une tribune, le SNAC dénonce une fuite en avant où l’innovation sert d’alibi à la casse sociale et au contournement du droit d’auteur.
31/01/2026, 10:05
Dans une lettre ouverte adressée à la ministre de la Culture Rachida Dati, l’association Avignon Festival & Compagnies dénonce le nouveau décret modifiant le FONPEPS, le fonds public de soutien à l’emploi dans le spectacle vivant. En cause : la réforme du dispositif APAJ, une aide destinée à soutenir l’emploi des artistes dans les spectacles joués dans des salles de petite jauge, là où les recettes de billetterie sont insuffisantes pour couvrir les coûts salariaux.
28/01/2026, 18:03
Alors qu’Amazon contourne sans vergogne la loi Lang tout en bradant les frais de port, une prise de conscience de la part des lecteurs s’opère et ralentit la croissance du géant du web sur le livre. On espère ce sursaut citoyen durable, mais pour l’heure, il n’est pas suffisant pour sortir les librairies indépendantes de l’ornière. Leurs frais fixes grimpent d’année en année et l’augmentation du prix du livre ne suffit pas à compenser le déclin de la lecture. Par Amandine Pacaud.
27/01/2026, 16:12
Marion Mazauric rend hommage à Pierre Bordage, compagnon de route et géant de l’imaginaire, en retraçant trente ans d’amitié, de livres et d’audace littéraire. Un texte personnel et puissant, à la mesure d’un écrivain dont l’œuvre et la vie n’ont jamais cessé de se confondre. Voici l’hommage que le Diable lui a rendu par la voix de Marion Mazauric.
15/01/2026, 11:45
Dans une lettre ouverte, le photojournaliste franco-iranien Reza Deghati interpelle le président de la République, Emmanuel Macron, sur la répression en cours en Iran. À travers le destin de Rubina, jeune étudiante tuée lors d’une manifestation, le photojournaliste franco-iranien appelle la France à un sursaut politique et moral.
13/01/2026, 12:43
Lectrice de toujours, autrice et praticienne confirmée, Céline Mas retrace ici le chemin qui l’a conduite à la bibliothérapie. De la découverte fondatrice de Sadie Peterson Delaney à la construction d’une méthode croisant littérature et sciences cognitives, elle raconte une pratique exigeante, engagée, et profondément ancrée dans le réel. Un témoignage à la première personne qui éclaire les enjeux, les responsabilités et les promesses d’un accompagnement par les livres.
05/01/2026, 11:56
Voici l'histoire d'un renoncement intérieur. Loin de l’image d’un secteur agressé de l’extérieur, l'industrie du livre serait gagné par le conformisme, la frilosité intellectuelle et l’autosatisfaction morale, où la curiosité éditoriale s’est effacée au profit de la reproduction, de la sécurisation et de l’alignement idéologique. Un diagnostic sévère qui interroge la perte de sens du métier d’éditeur et pointe une crise moins visible mais plus radicale : celle du désir, du risque et de la confiance dans l’intelligence du lecteur.
25/12/2025, 09:45
En 2022, j’ai publié sur Actualitté une tribune dans laquelle je décrivais des symptômes physiques apparus dans les semaines ayant suivi ma vaccination contre le Covid-19. À l’époque, je traversais une période d’errance médicale profonde. Je ne savais pas ce que j’avais. Je ne disposais d’aucun diagnostic. Je tentais simplement de mettre des mots sur ce que je vivais, avec les outils dont je disposais alors : l’écriture et le témoignage. Depuis, beaucoup de choses ont changé. Par Guilhem Méric.
24/12/2025, 10:26
Même au-delà des frontières de l'Hexagone – et peut-être plus encore – le dernier ouvrage de Nicolas Sarkozy fait polémique. Hassen Jaied, entrepreneur franco‑tunisien du monde de l’édition et de la librairie en Tunisie, se passionne pour les mutations de l’industrie. Il pose les bases de principes ethiques et moraux dans le commerce du livre, et ses librairies en particulier.
20/12/2025, 15:25
Ce jeudi 18 décembre, dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Écologiste au Sénat, les sénateurs examineront la proposition de loi portée par Monique de Marco sur la continuité de revenus des artistes-auteurs. Marion Cocklico, illustratrice, raconte la précarité de ses débuts, des à-valoir insuffisants et la nécessité de cumuler un second emploi après un burn-out. Elle défend l’accès des artistes-auteurices à l’assurance chômage et la reconnaissance de leurs métiers.
18/12/2025, 10:35
Ce jeudi 18 décembre, à l'occasion d'une niche parlementaire du groupe Écologiste au Sénat, une proposition de loi de Monique de Marco (Gironde, Écologiste - Solidarité et Territoires) sur la continuité de revenus des artistes-auteurs sera examinée. Une opportunité d'amélioration de la condition des artistes auteurs, souligne le Syndicat des éditeurs alternatifs (S.E.A) dans un communiqué, reproduit ci-dessous.
17/12/2025, 11:40
À l’heure où l’édition connaît de profondes mutations économiques et techniques, les pratiques d’impression cristallisent de nombreuses tensions entre acteurs de la chaîne du livre. L’essor de l’impression à la demande, longtemps perçue comme marginale, interroge désormais les modèles de diffusion, le rôle des libraires et la place des éditeurs indépendants dans un paysage dominé par la surproduction et la concentration.
16/12/2025, 16:39
Hélène Pince, une des représentantes du groupement pour les musiques actuelles au sein du Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (SNAC), lance un appel vibrant pour la préservation des appartements de Boris Vian et de Jacques Prévert. Selon elle, plus que des murs, ces espaces incarnent une histoire poétique, humaniste et profondément vivante, dont la transmission aux générations futures demeure essentielle.
16/12/2025, 11:58
La perspective d’une diminution des crédits destinés au développement de la lecture dans le projet de budget 2026 suscite une profonde inquiétude au sein du monde du livre. Cette orientation budgétaire intervient pourtant dans un contexte de mobilisation forte, illustrée notamment par les États généraux de la lecture jeunesse, qui ont mis en lumière l’urgence et l’ampleur des enjeux liés à la pratique de la lecture.
15/12/2025, 16:48
Militante iranienne des droits humains, vice-présidente du Defenders of Human Rights Center, Narges Mohammadi est engagée depuis plus de vingt ans contre la répression, la peine de mort et les discriminations, notamment à l’égard des femmes en Iran. Son combat s’inscrit dans un contexte marqué par l’autoritarisme de la République islamique, qui réprime violemment toute dissidence, restreint les libertés fondamentales et impose des lois strictes telles que le port obligatoire du hijab.
14/12/2025, 11:14
La Société des Auteurs des arts visuels et de l'Image Fixe (SAIF) salue les conclusions de la mission flash sur la continuité de revenus des artistes-auteur·rices et réaffirme son soutien à la proposition de projet de loi visant à leur accorder le droit à l’assurance chômage.
11/12/2025, 13:14
Alors que l’essor fulgurant de l’IA recompose les pratiques de création et fragilise les modèles de diffusion, les éditeurs s’organisent pour protéger l’originalité des œuvres et les droits des auteurs. Entre exigences éthiques, enjeux juridiques et lutte contre le piratage, la profession cherche à établir un cadre capable de préserver la valeur du livre et la diversité culturelle.
10/12/2025, 10:46
Autres articles de la rubrique À la loupe
« Après Grasset, à qui le tour ? » La question que pose Sophie Caillat, présidente des éditions du Faubourg, maison indépendante, a quelque chose de piquant. Mais elle donne surtout l’occasion de partager quelques remarques, formulées dans un post et que nous reproduisons ici avec son autorisation.
18/04/2026, 10:51
Bolloré a encore frappé. Mardi 14 avril restera dans les annales du groupe Hachette Livre : Olivier Nora, homme « charismatique » comme le souligne Le Monde, à sa tête depuis plus de vingt ans, s’est fait évincer par le groupe Bolloré. Un très grand nombre d’auteurs et d’éditeurs ont vite réagi et montré publiquement leur soutien et leur mécontentement : ils veulent partir. Mais ce n’est pas si simple que ça…
16/04/2026, 10:49
Comment, diable, peut-on se lever un matin et, « en se rasant », avoir l’idée de créer un jeu sur la politique, à l’heure où (presque) plus personne n’y croit ? Oser s’amuser de la rubrique « faits divers » de la vie publique, alors que, H24 7/7, le monde entier la commente sur le zinc des plateaux et des réseaux ? Et qui plus est, préciser en gros et en gras, que ce nouveau jeu satirique ne s’adresse qu’« aux pourris uniquement » ?
16/04/2026, 10:32
Des États-Unis à l’Allemagne, la publication de livres ne relève plus seulement d’une logique de catalogue. Avec la filiale lancée par Tucker Carlson, l’expansion d’Axel Springer dans la presse anglophone et la reprise en main d’Hachette en France, une même tendance se dessine : des lignes politiques plus visibles autour de communautés déjà constituées.
15/04/2026, 15:43
Le départ d’Olivier Nora éclaire une séquence de tensions anciennes entre pouvoir politique et direction éditoriale au sein du groupe Hachette. À travers les relations conflictuelles entretenues avec Nicolas Sarkozy, puis les recompositions imputées à Vincent Bolloré, se dessine un affrontement durable autour de l’indépendance des maisons d’édition, entre influence, gouvernance et liberté de publication.
15/04/2026, 11:22
Sauter des pages dans un livre papier relevait déjà d’une petite entorse à la lecture classique – bien que cautionnée par Daniel Pennac. Avec le livre audio, ce geste devient invisible, presque banal. Pourtant, avancer dans un récit, ignorer des passages ou accélérer l’écoute transforme profondément notre rapport au texte, entre liberté nouvelle et fragmentation de l’expérience narrative.
14/04/2026, 16:18
Le Centre national du livre a présenté, ce mardi 14 avril, les résultats de son étude consacrée aux pratiques de lecture des jeunes Français, âgés de 7 à 19 ans. Si le nombre de jeunes lecteurs reste stable cette année, l'activité décline avec l'âge, en particulier chez les garçons, tandis que l'attention des jeunes lecteurs est captée par les écrans. Pour la présidente du Centre national du livre, Régine Hatchondo, il est temps de « massifier » les actions de promotion de la lecture, alors que les dépenses publiques sur le sujet sont en baisse.
14/04/2026, 14:59
Dieu a un plan, moi j’ai une réunion à 14 heures de Jessica Mazencieux ne s’impose pas par une ambition formelle démonstrative, mais par une énergie immédiate, presque brute, qui traverse chaque page. Une voix s’y fait entendre — au sens propre comme au sens figuré — et c’est sans doute là que réside sa première force : une sincérité rarement prise en défaut. Probablement l'histoire d'un parcours éditorial qui n'y est pas non plus étrangère.
14/04/2026, 14:50
Durant une trentaine d’années passées dans le monde du livre, Laurence H. aura exercé différents métiers en diffusion, distribution et peut-être d’autres encore. Depuis quelque temps, elle a rejoint le monde professionnel du spectacle vivant. Mais elle renoue parfois, et volontiers, avec l’édition. « Et vous êtes un de ces liens », écrit-elle à ActuaLitté. Elle nous adresse un texte, « une saute d’humeur en quelque sorte ».
14/04/2026, 14:31
Le numérique a transformé l’accès aux œuvres, mais a figé leur circulation économique. Livres numériques et jeux vidéo restent enfermés dans des droits d’usage, sans véritable marché secondaire. En s’appuyant sur un système de revente encadrée et de rémunération continue des créateurs, Thotario propose un modèle inédit, à la croisée du droit, de la technologie et des usages culturels. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.
14/04/2026, 12:23
Ce samedi 11 avril, à Saint-Quentin-en-Yvelines, le Prix du livre Les Visionnaires a été décerné à Gabrielle Filteau-Chiba pour son roman Hexa (Stock). Le texte a été choisi parmi une sélection de trois ouvrages par le public et par un jury, lequel a échangé et confronté ses avis pendant près de deux heures avant de se prononcer. Nous avons pu assister, en toute discrétion, à ces délibérations.
13/04/2026, 16:57
Au Livre à Metz, l’édition 2026 a choisi pour fil conducteur une question simple en apparence : « Habiter le monde ». Derrière ces mots, un thème vaste, ouvert, qui traverse les livres, les imaginaires et les façons de vivre. En ce samedi de salon, entre rencontres d’auteurs et déambulations, nous avons pris le parti de poser la question telle quelle, sans détour, aux visiteurs. Avant de leur révéler qu’elle était au cœur de cette édition - et de voir comment, à travers la lecture, chacun tente d’y répondre à sa manière.
12/04/2026, 09:41
Les ventes de livres reculent en ce début d’année 2026, mais le phénomène dépasse la simple baisse conjoncturelle. Derrière les chiffres du premier trimestre, un basculement s’opère : les lecteurs achètent moins, arbitrent davantage et redéfinissent la hiérarchie des titres. Le marché entre dans une phase plus sélective, où visibilité, recommandation et justesse éditoriale deviennent décisives. Par Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco.
10/04/2026, 09:31
Face à l’érosion du temps de lecture et à la domination des écrans, la Fnac déploie une campagne nationale au slogan provocateur : « Une autre addiction est possible. » L’enseigne entend réhabiliter le plaisir de lire sans culpabiliser, en mobilisant ses librairies, ses événements et ses réseaux. Une offensive culturelle qui interroge : la lecture peut-elle encore reconquérir l’attention collective ?
09/04/2026, 15:59
Lauréate du Prix Le Livre à Metz | Marguerite Puhl-Demange 2026 pour Des enfants uniques (Flammarion), Gabrielle de Tournemire signe un premier roman déjà largement salué. Elle revient, pour ActuaLitté, sur cette distinction, son travail d’écriture et la manière dont son roman s’inscrit dans le thème de cette édition du Livre à Metz, « Habiter le monde ».
09/04/2026, 14:34
À l’occasion de l’édition 2026 du Livre à Metz, dont le thème « Habiter le monde » irrigue l’ensemble de la programmation, le Prix Graoully-Batigère a été attribué à Mais où va Paulette ? (Actes Sud jeunesse), écrit par Camille Giordani et illustré par Thomas Baas. Ce prix distingue chaque année une œuvre qui, par son écriture et son regard, se situe à la croisée de la littérature et d’une certaine manière de raconter le réel. Rencontre croisée avec ses deux lauréats.
08/04/2026, 15:59
Né en 1989, écrivain et rédacteur en chef des pages Livres d'Art Press, Felix Macherez revient aujourd’hui avec un quatrième livre, trois ans après la surprenante fresque Les Trois Pylônes. Le propos relève cette fois de l’humour noir, cher à Breton : jeune nihiliste de trente-trois ans, Cid Sabacqs résout de se suicider. Par Étienne Ruhaud.
07/04/2026, 10:42
L’enquête Ipsos sur le bonheur en 2026 ne parle presque jamais de livres. Pourtant, en croisant ses résultats avec les travaux sur la lecture-plaisir, un faisceau cohérent apparaît : famille, santé mentale, sentiment de sens, qualité de l’attention, sociabilité. Autant de dimensions que le livre ne mesure pas directement, mais qu’il façonne en profondeur, de l’enfance aux bibliothèques.
03/04/2026, 06:00
À Lyon se déploie chaque année une programmation d’envergure internationale, reflet apparent de la vitalité du roman noir. Mais que révèle cette sélection lorsqu’elle se confronte aux dynamiques réelles du web littéraire ? En croisant la liste des auteurs invités avec les indicateurs de visibilité, une autre géographie du festival se dessine : moins institutionnelle, plus révélatrice des circulations effectives des œuvres, des hiérarchies d’audience et des mutations profondes du genre.
02/04/2026, 17:30
À l’occasion de l’édition 2026 du prix du livre Les Visionnaires, porté par le réseau des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines, son directeur, Pascal Visset, revient sur l’origine et les enjeux de cette distinction née en 2022. Entre réflexion sur le rôle des auteurs, importance du style et interrogations sur l’intelligence artificielle, il défend une littérature qui propose une véritable vision du monde et de son avenir.
01/04/2026, 17:29
Après plusieurs années passées au sein de Media Participations, Jeanne & Juliette choisit de retrouver une pleine autonomie éditoriale. Une décision mûrie, moins comme une rupture que comme un recentrage, afin de poursuivre son développement avec justesse, exigence et une relation toujours plus directe avec ses lecteurs. Par Virginie Bégaudeau, fondatrice.
31/03/2026, 12:35
Deux organisations nationales, l'Association des Bibliothécaires de France et l'Association des Ludothèques Françaises, ont lancé un appel pour politique commune du jeu en tant que pratique culturelle. Organisation des services, cadre juridique ou formation des professionnel·les, le sujet soulève de nombreuses questions. Suffisamment pour se prendre au jeu...
31/03/2026, 09:32
À force de confier nos bibliothèques dématérialisées à des silos fermés, nous avons fini par prendre l’impuissance pour une loi naturelle. Clic après clic, achat après achat, la culture numérique s’est laissée border par des interfaces venues d’ailleurs. Puis surgit une jeune pousse française qui ne demande pas la permission : elle attaque la circulation des œuvres, la revente, la valeur, et, derrière tout cela, une vieille question européenne restée sans réponse. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.
30/03/2026, 13:03
À Bruxelles, la 55e Foire du livre érige le papier en acte de résistance. Sous le mot d’ordre « défier le futur », le livre s’affirme sans cookies, sans surveillance, sans algorithmes. Objet autonome, il protège l’anonymat, échappe aux mises à jour et refuse l’économie de l’attention. Lire devient alors un choix, presque un manifeste, face aux logiques numériques dominantes. Voici une déclaration d'amour à la lecture, que nous adresse la Foire...
28/03/2026, 10:08
Chez Pollen, le retour à la diffusion a pris corps, incarné par Matthieu Raynaud, venu d’Harmonia Mundi, et par une équipe de six représentants. Un calendrier est déjà enclenché et des tournées sont en préparation. Le lancement est fixé au 1er mai, avec un cap clairement tourné vers la librairie indépendante.
27/03/2026, 18:13
Organisée par la Maison du livre, équipement culturel de Rennes Métropole situé en milieu rural, la fête du livre se déroule durant 3 jours à Bécherel, 700 habitants, première Cité du livre créée en France en 1989. Valérie Auvergne, directrice de la Maison du livre nous raconte cet événement.
26/03/2026, 17:08
Après l’avis du Conseil d’État sur la proposition de loi portée par plusieurs sénateurs pour encadrer l’usage des œuvres par les systèmes d’intelligence artificielle, le débat se précise. Aux côtés des sénatrices Laure Darcos et Agnès Evren, Pierre Ouzoulias, du Groupe Communiste (Hauts-de-Seine), défend un texte qui entend agir concrètement sur le terrain juridique, mais aussi provoquer une recomposition des rapports entre plateformes technologiques et ayants droit.
26/03/2026, 13:15
Après un avis du Conseil d’État salué comme une avancée, mais loin d’être une victoire totale pour les ayants droit, la sénatrice Laure Darcos détaille la stratégie derrière sa proposition de loi. Entre rééquilibrage juridique, pression politique et volonté de forcer les acteurs de l’IA à négocier, elle défend un texte « pesé à la virgule près », et conçu comme le premier étage d’une réforme plus large.
25/03/2026, 12:16
PORTRAIT – « Traduire, je le vois comme une profession d’artisan, à qui l’on demande de reproduire un meuble, sans qu’il ne possède ni les mêmes outils ni le même bois que ceux ayant servi pour la pièce d’origine. » Fort de quarante années de métier, Jean Esch compte en France parmi les noms majeurs de la traduction de l’anglais. ActuaLitté l’a sollicité pour un entretien insolite : les 10 livres par lesquels il a forgé son métier.
24/03/2026, 16:33
Qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ait l’IAvresse, dirait-on : à ce titre, le livre aura discrètement servi de socle pour la formation des modèles de langage. Le rapport du Conseil d’État remet un peu de gravité dans ce carnaval d’optimisme automatique : dans les machines se nichent des catalogues entiers des droits, des contrats, des revenus. Et surtout cette vieille question que la tech déteste : qui paie quoi, et à qui ?
24/03/2026, 15:42
À Bordeaux, les éditions étudiantes L’Apprentie ont ouvert une campagne de financement participatif pour finaliser l’impression de sept ouvrages. Porté par des étudiants en master et en BUT, le projet repose sur une organisation collective qui permet aux étudiants de pratiquer en conditions réelles les métiers de l’édition. Face à une collecte en ralentissement, l’équipe a décidé de prolonger la cagnotte et de renforcer sa communication pour atteindre ses objectifs financiers.
23/03/2026, 15:32
On nous a vendu le numérique comme une autoroute sans péage, un horizon lisse où l’œuvre filerait sans frottement du serveur au lecteur. Puis les centres-villes ont vu passer les flux sans toujours en voir la couleur. Dans cette friction entre écran et trottoir, Thotario avance une idée plus subversive qu’il n’y paraît : et si la modernité du livre consistait moins à effacer les librairies qu’à les reconnecter au cœur de la circulation culturelle ? Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.
23/03/2026, 11:25
Dans les allées bien rangées des Salons du Livre, quelque chose grince. Sous les nappes tirées au cordeau, entre piles calibrées et sourires de circonstance, l’auteur se fige, assigné à résidence derrière sa propre œuvre. Puis surgit François Belley, pirate en embuscade, qui dynamite le décor : assez de cette comédie marchande. Place au désordre créatif, au corps-à-corps avec les lecteurs, à la table qu’on renverse enfin. Par François Belley, écrivain-pirate.
22/03/2026, 09:51
On pensait avoir tout vu en matière de satire politique. Puis Politicard le jeu de François Belley débarque, et la table de jeu se transforme en salle d’instruction improvisée. Accusations en rafale, indignations circonstanciées, trahisons expresses : ici, la morale ne pèse rien, seule compte la survie. On joue, on triche presque, on rit beaucoup — et soudain, le jeu ressemble étrangement au réel. En attendant le second tour des municipales, que diriez-vous de jouer aux édiles ?
20/03/2026, 11:35
Top Articles
La Complainte des Boîtes à Livres : “Nous ne voulons plus nous taire” Harry Potter et transphobie : pour Dumbledore, on a déformé les propos de Rowling Trump “tellement stupide” que même Stephen King n'a “plus les mots” Au Japon, les particuliers louent des mini-rayons dans une une grande librairie
Commenter cet article