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Les Ensablés - "Les dimanches de Jean Dézert" de Jean de La Ville de Mirmont (1886-1914)

Cher Hervé, j’ai découvert Jean de la Ville de Mirmont il y a peu et par hasard. Je feuilletais une anthologie de poèmes sur le voyage, un livre que je reprends souvent . Entre Larbaud et Leconte de Lisle, il y avait La Ville de Mirmont.

Le 27/11/2016 à 09:00 par Les ensablés

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27/11/2016 à 09:00

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

Les textes choisis m’ont touché et le titre du recueil d’où ils provenaient est magnifique : « L’Horizon chimérique ». Je venais de découvrir un auteur dont l’œuvre est mince car il a peu vécu : il est mort en 1914, à vingt-huit ans, enseveli par un obus dans une tranchée. Enseveli, enterré, ensablé.

Vaisseaux, nous vous aurons aimés en pure perte ;

Le dernier de vous tous est parti sur la mer.

Le couchant emporta tant de voiles ouvertes

Que ce port et mon cœur sont à jamais déserts.

La mer vous a rendu à votre destinée

Au delà du rivage où s’arrêtent nos pas.

Nous ne pouvions garder vos âmes enchaînées ;

Il vous faut des lointains que je ne connais pas.

Je suis de ceux dont les désirs sont sur la terre.

Le souffle qui vous grise emplit mon cœur d’effroi,

Mais votre appel, au fond des soirs, me désespère,

Car j’ai de grands départs inassouvis en moi.

Il y a de beaux vers dans ce texte : le premier, qui est une apostrophe aux bateaux que l’auteur a aimés, et le second qui annonce qu’ils sont partis. Un port sans navires, oui, cette image est juste. Les sociologues parlent de « désenchantement du monde », le poète dit simplement : il n’y a plus de navires dans les ports. Plus moyen d’embarquer, plus moyen de voyager, départs impossibles, il n’y a plus d’ailleurs.

La Ville est né dans un port, Bordeaux. Il n’est ni marin, ni fils de marin, ni même pécheur à la ligne. En Aquitaine, en Normandie, en  Bretagne, il y a des paysans qui vivent au bord de l’océan et sont des hommes de la terre, ne sachant même pas nager. Tel est l’auteur : il n’est jamais parti, il n’a jamais embarqué. Les deux poètes qu’il révère sont partis : Rimbaud, le nomade, et Baudelaire, embarqué de force à 20 ans par sa famille pour aller à Calcutta. La Ville aime la mer et les bateaux, mais sans y toucher et sans plus y croire. Le monde est clos désormais, on n’en sort pas en se déplaçant. La Ville n’a ni l’âme ni le pied marin : c’est un terrien.

A la dernière strophe, le premier vers compte douze syllabes en douze mots pour imiter le piétinement de cet homme qui ne quittera jamais le plancher. Pas d’envols, pas de voyages. Terre à terre. Il lui reste pourtant, lancinant, le regret d’une autre vie. Il entend l’appel du large mais cette corne sonne pour rien. Autrement dit, La Ville de Mirmont a dépassé Baudelaire (« Le voyage »), Rimbaud (« Le bateau ivre ») et Mallarmé (« Brise marine »). Le monde a perdu ses couleurs, ici comme là-bas, partout. Le dernier vers confirme à la fois cette nostalgie et cette impossibilité, l’horizon est une chimère, on n’y atteint jamais :

Car j’ai de grands départs inassouvis en moi.

Après cette découverte, j’ai fait des recherches sur Jean de La Ville de Mirmont .

Il écrivait donc des poèmes. En mai 1913, il confiait à sa mère : « Je continue à travailler. Je fais des vers en quantité. Je finirai bien par avoir du talent, à force. » Son dernier poème date de 1914, il avait 28 ans, ce n’était plus un adolescent, il allait partir à la guerre :

Cette fois mon cœur, c’est le grand voyage,

Nous ne savons pas quand nous reviendrons.

Serons-nous plus fiers, plus fous ou plus sages ?

Qu’importe mon cœur, puisque nous partons.

Il a publié quelques textes en revue, mais c’est sa mère qui a édité post mortem L’Horizon chimérique, en 1920. Ces textes ne présentent, me semble-t-il, aucune innovation formelle et à la même époque, Apollinaire ou Cendrars seront beaucoup plus novateurs. En mars 1909, il écrit fort lucidement à Louis Piéchaud : « Ce que j’ai écrit jusqu’ici ne représente que l’aimable banalité poétique dont quiconque est capable à 20 ans. » Mais La Ville a l’âme poétique : il est angoissé par le monde et l’existence. Vivant à la « Belle Époque » (progrès technique, prospérité, démocratie, paix), installé depuis 1908 à Paris Ville lumière, au moment où les mélodies de Debussy et la palette de Renoir chantent la beauté du monde, il ne ressent qu’ennui et regrets. Il a instinctivement dépassé l’exotisme superficiel, les leurres de la révolte politique ou les aberrations de la débauche. Le poète n’accuse personne et ne se plaint qu’à lui-même :

Nous voulons vivre dans les marges ;

Il ne faut pas nous déranger.

Promenons-nous de long en large

Et sifflotons des airs légers.

C’est un sentiment de vacuité inexplicable, « les rêves sont morts dans les grandes cités ». Vivoter comme nous le faisons, est-ce vivre ? Pour certaines âmes, l’absolue formule rimbaldienne les percute de plein fouet : « La vraie vie est absente ». Et ce ne sont pas des voyages de pacotille - encore moins du tourisme !- qui la fera revenir. S’il commet quelques vers ensoleillés ( « Je me suis embarqué sur un vaisseau qui danse » ou « Voilà ! Je suis parti plus loin que les Antilles »), le poète signe la fin de l’illusion exotique : La Ville ne nous invite pas au voyage. Il n’a d’ailleurs jamais voyagé. Je lis qu’il a regretté de ne pouvoir faire l’Ecole Navale à cause de sa myopie. C’est là un cliché : il n’est pas besoin d’être officier de marine pour embarquer. La Ville n’a pas voulu voyager  : à quoi bon ? 

Cette inutilité de vivre, La Ville l’incarne dans la figure de Jean Dézert, le personnage d’un court roman qu’il publie en 1914, juste avant sa mort : Les Dimanches de Jean Dézert (Jean Bergue éditeur, Paris, 1914), tiré à trois cents exemplaires. Le 11 octobre 1912, il écrit à sa mère : « J’ai imaginé un petit roman qui m’amuserait beaucoup. Le héros de l’histoire serait absurde et tout à fait dans mes goûts. » Le 3 novembre, il précise : « Je mettrai là, si je peux, toute l’horreur des foules dominicales, toute la médiocrité d’existence des petits employés qui font du patin à roulettes et assistent aux concours de bicyclettes au bois de Vincennes. Ce ne sera pas du tout un roman naturaliste, mais une sorte de fantaisie à double sens sur ces gens dont Cervantès disait qu’ils servent à augmenter le nombre des personnes qui vivent. »

De fait, ce texte de moins de cent pages, organisé en quatre parties (Définition de Jean Dézert, Journées, L’aventure, Après tout) reste énigmatique. Il est achevé sans l’être. Voici la dernière ligne : « Le dimanche suivant, Léon Duborjal disait à Jean Dézert… » A suivre, en quelque sorte ? Oui, Jean Dézert suivra la pente sur laquelle il glisse déjà, un plan lissé, presque horizontal, sans aspérités ni virages. Jean Dézert mène une parfaitement définie. Une définition est une matrice qui sert à former des exemplaires en quantité, en masse, aussi semblables que possible les uns aux autres. Il est le pion d’un jeu dans lequel il n’a pas choisi d’entrer, dont il n’a pas choisi les règles, mais ces règles, il les suit sans rechigner.

La Ville décrit par bribes les règles de cette société. « Le dimanche, c’est toute la vie de Jean Dézert. » Les jours ouvrés doivent bien exister, mais on n’en parle pas, c’est un travail sans intérêt : « Son travail n’occupe guère sa pensée. Il employé au « Ministère de l’Encouragement au bien, Direction du Matériel ». De quel bien peut-il donc s’agir ? Ce n’est pas précisé, mais on comprend qu’il vaut mieux bien se tenir dans ce monde-là. Jean Dézert ne se fait pas remarquer : « Vous ne le distingueriez pas de la foule », « Sa vie n’offre rien que de très ordinaire, en apparence. »

Il existe et vit, c’est certain, mais à ras de terre : « Ses yeux ne quittent pas la terre, ses regards ne s’élèvent pas au-dessus de ce monde, où, si certains sont acteurs et d’autres spectateurs, lui n’est que figurant. » Jean Dézert n’est pas encore un être sans conscience, il n’est pas encore tout à fait intégré, désintégré, mécanisé, déshumanisé. On a l’impression qu’il se souvient d’une autre vie possible. Il écrit en effet des poésies quand il s’ennuie au bureau, « puis l’inspiration s’arrête court, épuisée, il n’insiste pas ». Il tient épisodiquement un journal : « Néant », écrit-il pour le 10 octobre.  Il feuillette les livres chez les bouquinistes de la Seine. Il achète La morale de Confucius dont une phrase l’a séduit : « Lorsqu’on ne peut apporter à un mal aucun remède, il est inutile d’en chercher. » Il n’empêche qu’il vote aux élections municipales.

« Jean Dézert n’est pas ambitieux. Jean Dézert n’est pas envieux, même de ceux qui détiennent la vérité. Jean Dézert est un résigné. » Il vit comme la société lui demande de vivre et il se déclarerait peut-être heureux le dimanche. N’est-on pas heureux, par définition et sur commande, les jours fériés ? Il ne s’ennuie pas car il se fait un programme d’activités, au choix, parmi les distractions que lui vantent des  prospectus publicitaires. Voici un des ses dimanches : piscine et massage, coiffeur, flânerie, restaurant (non fumeur), flânerie, visite à une cartomancienne (« se méfier d’une femme aux cheveux noirs »), cinéma (où il s’endort), achat du quotidien du soir, repas vers 7 heures (2fr 75, pain à discrétion) et une conférence gratuite à  La Pharmacie du Nord, près de la gare du Nord. Au retour, il se fait aborder, mais, dit-il, « la chose n’est pas prévue sur mon emploi du temps », ni dans son budget. Voilà un dimanche bien rempli. Jean Dézert ne connaît ni l’angoisse ni le spleen. Michel Suffran parle à propos de ce roman de « tragique sans tragédie » . C’est exactement la vie que mène Jean Dézert : il ne se plaint de rien, pas de révolte, pas de dépression, pas de grand malheur ni de grande douleur.

 Il a un ami : « Léon Duborjal est l’ami de Jean Dézert, parce que tous deux mangent le soir au même endroit depuis près de trois ans. « L’un parle, l’autre écoute », et après le repas on se quitte. Léon se veut original, mais Jean n’est pas dupe : « Au fond, nous sommes pareils l’un et l’autre. Seulement, lui, il ne s’en doute pas. » Jean aura une fiancée, il faut donc qu’il croie un peu à l’amour, au sexe, à la famille. L’aventure tourne court, il avait pourtant joué le jeu : rencontre au Jardin des Plantes, conversations, fleurs, présentation aux parents, presque des fiançailles (« Elvire, inutile et charmante Elvire, pourquoi pas vous plutôt qu’une autre ? »). Il croit à l’amour, plus par convention que par passion : on s’aime, on se marie (« J’aurai une robe blanche », dit Elvire), on procrée, les vies se multiplient, telle est la loi d’airain de la nature et de la société. Mais Elvire change d’avis. Jean n’insiste pas. Dans ces cas-là, on va voir les filles, on noie son chagrin, ou on se suicide : « Il importe donc d’agir en conséquence et de jouer mon rôle selon les règles admises. » Il va voir les filles, il boit et enfin, il se retrouve à minuit sur un des ponts de la Seine, prêt au grand saut. Mais non, cet acte ne servirait à rien : « Il rentra se coucher, car cela même, un suicide, lui semblait inutile, se sachant de nature interchangeable dans la foule et vraiment incapable de mourir tout à fait. » A vie inutile, mort inutile.

La Ville est presque le personnage qu’il vient de décrire, ils ont le même prénom. A Paris, il est employé dans un ministère, vit exactement comme les autres et compte aussi peu que son héros : « Des gens partent, des gens reviennent, des gens naissent et des gens meurent. Le nombre d’âmes reste le même. » Mais Jean Dézert ne sait pas qu’il vit une vie indigne. Une vie indigne d’un homme libre ? indigne d’un homme responsable ? indigne d’un être pensant ? indigne d’un être aimant ? Il est difficile de dire en quoi les vies que nous menons sont indignes, mais La Ville de Mirmont a bien ce sentiment-là : il est plus conscient que son personnage.

A ce propos, il faudrait citer en entier l’admirable lettre du 25 janvier 1914, envoyée à son père. Permettez-moi, cher Hervé, d’en donner un long passage : « J’en arrive à ma situation personnelle. Que serai-je à 50 ans ? Mon Dieu, si je vis encore, j’espère être un honnête homme et un homme honnête. Le rang que j’occuperai alors dans mon métier servile m’importe peu. Mes ambitions sont ailleurs. Elles ne résident point, néanmoins, dans une carrière de « gens de lettres ». Pour ma part, je m’occupe de littérature pendant mes heures de liberté et en dehors de tout souci de gain ou de succès.

Lorsque le fantôme de la trentième année viendra me visiter, je lui dirai ceci : Oui, j’ai perdu pas mal d’années de ma jeunesse à des travaux sans joie. Nous vivons dans un siècle où chacun doit gagner sa vie, dans un siècle à mains, comme on l’a défini assez bien. J’en ai pris tristement mon parti. En revanche, j’ai employé mes loisirs à me cultiver, à me développer intellectuellement le plus possible, malgré les circonstances. Je ne souhaite que d’arriver un jour à m’estimer moi-même.

La notoriété s’acquiert aujourd’hui par des procédés dont je ne me sens pas capable. On lance un livre de la même manière qu’on a lancé les pastilles Géraudel ou le cacao Bensdorp. Je manque des qualités nécessaires. J’aspire uniquement à faire de la bonne ouvrage , comme disent les ouvriers consciencieux. Y parviendrai-je ? L’important est de le tenter. L’art a sa récompense en soi. » Avec, bien sûr, le doute : « J’aurai pu, du moins, donner une partie de mon temps à ce que je crois être ma raison de vivre, et je saurai si j’ai quelque chose dans le ventre. » (Lettre du 16 novembre 1912)

Ce que Jean Dézert ne sait pas, et que La Ville ne sait pas non plus quand il écrit son roman, c’est qu’ils mourront à la guerre… Leur vie fade et sans résistance les a conduits à l’abattoir, comme des moutons. Je n’en tire aucune conclusion, mais il y a de quoi réfléchir, bien sûr.

La Ville de Mirmont aura été lucide et honnête, son courage s’est avéré dans les tranchées. Michel Houellebecq lui a rendu hommage : « También hay un caso de genio escondido, el único que conozco, que es el de Jean de La Ville de Mirmont » (Interview au quotidien El Pais, 8 novembre 2010). « Jean de La Ville de Mirmont est un génie méconnu », dit l’auteur qui a si bien décrit la médiocrité contemporaine. Un génie ? Peut-être, oui. Il y a en La Ville, et dans Jean Dézert, quelque chose de ses deux grands contemporains, Pessoa (1888-1935) et Kafka (1883-1924), petits fonctionnaires, morts inconnus, mais qui ont eu le temps de laisser des chef d’œuvres dans leurs tiroirs. 

Post-scriptum:

Deux romans récents ont pris Jean de La Ville de Mirmont pour personnage.

1) Strangulation (Gallimard, 2008), de Mathieu Larnaudie. Je n’ai pas lu ce roman. Voici ce qu’en dit son auteur : « La Ville est le contemporain de l’une des périodes d’agitation et d’expérimentations artistiques, poétiques, littéraires, les plus denses de l’Histoire, et il passe à côté, il passe en dessous, littéralement : chaque jour, pour aller travailler, il passait sur le trottoir du boulevard Saint-Germain au pied de l’immeuble où habitait Apollinaire, et où se tramaient les révolutions esthétiques que l’on sait. Lui s’en fout. Il écrit des poèmes plutôt jolis, moyennement inspirés, assez musicaux, dans une veine baudelairienne éculée, plus de cinquante ans après le procès des Fleurs du Mal. Et puis, au milieu de cette production anachronique, il balance un petit roman très dense, très moderne, très en avance sur ton temps, pour le coup, ces Dimanches de Jean Dézert. On a beaucoup dit qu’il préfigurait la littérature de l’absurde… Voilà donc un personnage en qui s’incarne un rapport complexe à son époque, fait d’absence à soi, au monde, à l’Histoire en train de se faire, et de fulgurances qui le traversent, de points de jonction improbables. » (http://d-fiction.fr/2011:12/ entretien-avec-mathieu-larnaudie/) C’est très bien vu.

2) Dans Bleus horizons (Gallimard, 2013), Jérôme Garcin imagine qu’un compagnon de régiment de La Ville a survécu. Cet homme, Louis Gémon, brisé par la guerre, se fait le porte-parole de son ami mort, se dévoue à son œuvre et vit jusqu’en 1941 dans l’ombre du défunt. Jérôme Garcin utilise la correspondance de La Ville et suit de près les détails connus sur la publication posthume de l’œuvre. Louis Gémon rencontre la mère de La Ville, son ami Mauriac, Gabriel Fauré qui a mis en musique quelques-uns de ses poèmes, Bernard Grasset qui a édité ses œuvres en 1929. Garcin rend bien le ton de l’avant-guerre (« Nous étions invincibles. Dieu que nous étions bêtes. »), décrit la famille de La Ville (l’ombre du père, l’amour pour la mère) et son ambition (« échapper à son milieu, à sa famille, à son confort et à son bonheur précaire »), avec la littérature comme seule maîtresse.


Cent poèmes pour ailleurs. Anthologie établie et présentée par Claude Michel Cluny, Orphée La Différence, 1991, Paris. Claude Cluny (1930-2015), ensablé lui aussi, a beaucoup fait pour la poésie, en écrivant lui-même et en dirigeant la magnifique collection « Orphée », chez La Différence.

Pour connaître Jean de La Ville de Mirmont, son époque et ses amis, il faut lire  Sur une génération perdue. Les écrivains de Bordeaux et de la Gironde au début du XXe siècle. Préface de François Mauriac, que Michel Suffran a publié en 2005, Editions Le Festin, Bordeaux. Michel Suffran est aussi l’éditeur des Œuvres complètes. Poèmes-récits-Correspondance de Jean de La Ville de Mirmont, chez Champ Vallon, Seyssel, 1992. Les Cahiers rouges de Grasset ont repris son œuvre  poétique en 2006, les éditions Cent pages ont repris son roman Les Dimanches de Jean Dézert en 2008.

La Ville a pris une fois le bateau, pour se rendre de Bordeaux au Havre. Il nous en reste une formidable lettre de trois pages adressée à sa mère (août 1912) où il raconte la tempête. Voici la dernière ligne : « Je n’ai jamais fait un si beau voyage. » Mais il n’a pas recommencé.

Sur une génération perdue, p. 108.

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Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

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Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

01/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Le joug" de Marion Gilbert, roman de la maternité martyrisée

Originaire de Montivilliers, en Seine Maritime, la romancière Marion Gilbert (pseudonyme d’Odette Maurel) a fait paraître une bonne vingtaine de titres entre Du sang sur la falaise (1913) et Les Scandalisés (1950), des romans psychologiques qui ont souvent la Haute-Normandie pour décor. Journaliste, elle a mené des enquêtes pour Le Matin, Le Petit Journal, Illustrations et d’autres. Traductrice avec Madeleine Duvivier, pseudonyme que s’était choisie sa sœur, elle a donné à lire en français Charles Dickens, P. G. Wodehouse et Charlotte Brontë. Féministe, elle prononça une conférence, en 1925, qu’on peut consulter en ligne.

17/11/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Journal de travail (1929-1943)" de Jean Prévost

L'éditeur Emmanuel Bluteau a des auteurs qu'il chérit particulièrement: l'un d'eux est Jean Prévost, écrivain et résistant, mort les armes à la main dans le Vercors en 1944 à l'âge de 43 ans. Après avoir publié "L'affaire Berthet" que nous avons chroniqué, La Thébaïde fait paraître aujourd'hui Le journal de travail (1929-1943) de ce même Jean Prévost avec une préface de Jérôme Garcin (à qui l'on doit un "Pour Jean Prévost", biographie parue en 1994).  "J'ai toujours pensé, écrit ce dernier (...) que Jean Prévost s'apprêtait à donner, après la guerre, son grand roman, son oeuvre majeure." Le destin ne l'a pas voulu. Et on lira donc ce journal de travail, cette "arrière-boutique" de l'écrivain, avec un sentiment mêlé d'admiration et de tristesse pour cette promesse qui s'annonçait déjà et ne fut pas tenue.

03/11/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Jours de colère" (1989) de Sylvie Germain

Sylvie Germain est née en 1954 à Châteauroux. Formée à la philosophie, notamment auprès d’Emmanuel Levinas et de Daniel Charles, elle a été documentaliste puis professeur de français et de philosophie au lycée français de Prague, avant de se consacrer à sa seule activité littéraire. Elle obtient le prix Femina en 1989 pour son roman Jours de colère. Elle n'est pas un ensablée, mais on ne parle pas assez d'elle.

20/10/2019, 09:00

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Corps public : Entre poésie et colère, les complexités du désir 

ROMAN GRAPHIQUE - Avec Mathilde Ramadier au scénario et Camille Ulrich au dessin et à la couleur, Corps public suit le parcours de Morgan de ses douze ans et son premier rendez-vous chez le gynécologue à son retour à la scène comme comédienne après son accouchement. Dans une société où le corps des femmes est sans cesse une affaire publique, derrière les petites violences du quotidien, Camille Ulrich et Mathilde Ramadier explorent les complexités du désir et osent nous montrer des images rares sur l'accouchement et le post-partum.

02/03/2021, 12:15

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Nuit bleue de Simone Buchholz : « Partir seule à la campagne, c’est comme bouffer du Scotch. » 

POLAR ETRANGER - Au bar Blaue Nacht, la procureure Chastity Riley écluse les bières et trouve réconfort auprès de Carla, Rocco, Calabretta et Klatsche. Collègue, amis, amant… Elle ne pourrait pas affronter le monde du crime sans eux. Mise sur la touche, pour avoir voulu convaincre de corruption son patron, Chastity est désormais chargée de la « protection des victimes ». 

02/03/2021, 12:08

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Les métamorphoses : Une pandémie, vengeance du règne animal

ROMAN FRANCOPHONE - Dans Les métamorphoses, Camille Brunel réinvente la pandémie mondiale. Ici, pas besoin de masque, rien ne saurait vous protéger des transformations animalières qui gagnent la planète… Une vision loufoque qui vient bousculer les clichés d’une société étouffée par les médias et la technologie. Dans la lignée de La guérilla des animaux, le roman dénonce et défend également la condition animale.

 

02/03/2021, 10:32

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Marc Levy présente Le Crépuscule des fauves, suite de son roman d'espionnage

Avec Le Crépuscule des fauves, Marc Levy va vite : ce tome 2 sort le 2 mars, prolongeant les aventures du Groupe 9 entamées dans C’est arrivé la nuit. Le premier volume de son techno-thriller marquait une certaine rupture avec l’écriture qu’on lui connaît (ou attribue). Avec ce 22e roman, il n’a qu’une observation : « La réalité a amplement dépassé la fiction. »

02/03/2021, 09:28

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Décès de l'archiviste paléographe Benoît Van Reeth, père de la philosophe

L’École nationale des Chartes vient de communiquer l’information : Benoît Van Reeth, archiviste paléographe, de la promotion 1984 est décédé ce 28 février. Né le 17 février 1956 à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), il était conservateur général du patrimoine, ancien directeur des Archives nationales d’outre-mer. Françoise Banat-Berger Cheffe du Service interministériel des Archives de France vient de lui rendre hommage.

01/03/2021, 17:24

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François Cusset, Le Génie du confinement : on ne pense Covid qui s'impose

AVANT-PREMIÈRE – Pendant ce moment où tout s’est arrêté, quelque chose a commencé, qui n’a pas de forme. Pendant ce moment où rien n’avait lieu, quelque chose s’est passé, dont on n’a pas de trace. Ce moment d’involution sur soi a eu quelque chose de révolutionnaire. Un ouvrage qui s'inscrit dans la nouvelle collection Trans, dirigée par Raphaël Liogier et Dominique Quessada.

01/03/2021, 16:11

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L'hommage de Joseph Ponthus à Henri Calet, illustre “maître oublié”

Les Presses universitaires de Lyon publient ce 11 mars un ouvrage d’Henri Calet, Je ne sais écrire que ma vie. Ce texte avait été préfacé par Joseph Ponthus, mettant en lumière l’admiration qu’il portait à l’œuvre de Calet, autant que les liens entrevus entre son propre travail et celui de l’écrivain. La diffusion de cette préface se fait en hommage des PUL à Joseph Ponthus.

01/03/2021, 14:44

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Mon père et ma mère : la beauté cristalline de l'hommage d'Aharon Appelfeld

ROMAN ETRANGER - Le roman est l’expression de cette idée ancestrale que la mère et le père sont l’origine, le terreau biologique, culturel et émotionnel de l’enfant : ils couvent et ils couvrent de leurs ailes l’être en évolution. L’hommage que leur rend, dans Mon père et ma mère, Aharon Appelfeld, est ici d’une beauté cristalline.

01/03/2021, 14:42

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De Rome à Angoulême : une résidence consacrée à la bande dessinée

Un appel à projets a été lancé par l'Académie de France à Rome-Villa Médicis et la Cité Internationale de la bande dessinée et de l'image avec l'ADAGP pour une résidence de bande dessinée. Cette résidence de quatre mois se déroulera sur deux temps, l’un à Rome à la Villa Médicis du 2 novembre 2021 au 2 janvier 2022 et le second à la Maison des auteurs de la Cité, à Angoulême, du 3 janvier au 1er mars 2022.

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Ce genre de petites choses, rendre ce que l'on a reçu

ROMAN ETRANGER - Bill Furlong est né le 1er avril 1947. Ce n'est pas une blague et, dans son malheur, il a eu beaucoup de chance. Sa mère n'avait que seize ans à sa naissance. Et pas de mari. Pas terrible comme entrée dans la vie dans ces années-là, en terres d'Irlande. Toute son enfance, il sera poursuivi par les lazzis des autres enfants du village tant dans la rue qu'à l'école.

01/03/2021, 12:36

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Books by Women : Abby Geni et Louise Mey

Le printemps semble pointer le bout de son nez, on n'a qu’une envie, c’est de lire dans un parc non ? Foutu virus. En attendant, Elsa et Elura vous présentent aujourd’hui 2 romans/thrillers qui, le temps de leur lecture, feront oublier le reste du monde. D'ailleurs, les deux libraires entrent dans la dernière semaine de leur projet de crowdfunding : il reste à peine 2000 € à récolter, et elles ont besoin de soutien plus que jamais ! Le lien vers la cagnotte se trouve en fin d'article.

01/03/2021, 09:29

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Wendy Delorme : “Toutes brisées et pourtant incassables”

AVANT-PREMIÈRE – « Parce que son texte est magnifique, parce qu’elle a le cœur pur et le feu, parce que Wendy Delorme est une grande autrice. » C'est Ovidie qui a ces mots pour Wendy Delorme. Avec Viendra le temps du feu, l'autrice nous démontre que l'on peut lui faire confiance pour surprendre, prendre de court, et bien plus encore.

27/02/2021, 10:00

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Dernier tour lancé d'Antonin Varenne : à n'importe quel prix

Julien Perrault a tout perdu en percutant deux de ses concurrents sur le circuit du Mans. Lui qui avait été le prodige du Grand Prix Moto est devenu le paria, « l’assassin ». Mais un sponsor sulfureux propose au jeune homme de revenir sur le devant de la scène. Courir de nouveau. Pour son retour à la manufacture de livres, Antonin Varenne signe avec Dernier tour lancé un roman plein de fureur. 

26/02/2021, 14:58

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Peintres femmes : exceptions en marche 

BEAUX ARTS - Les carnets d’expo de la collection Découvertes Gallimard sont toujours un réel plaisir ! Ils le sont d’autant plus en ce moment puisque les musées restent fermés aux publics. Le dernier en date, Peintres femmes – 1780 -1830, à paraître ce 25 février et signé de la docteure en histoire et théorie de l’art, Martine Lacas, sort à l’occasion de l’exposition Peintres femmes -1780-1830 – Naissance d’un combat qui doit se tenir au musée du Luxembourg du 3 mars au 4 juillet. S’il semble exclu que nous puissions y aller dès le 3 mars peut-être nous est-il permis d’espérer de nous y rendre d’ici le 4 juillet. 

26/02/2021, 09:00

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Gianrico Carofiglio : L’Été froid, une nouvelle saison en enfer

AVANT-PREMIÈRE – Nous sommes en 1992, entre mai et juillet. À Bari, comme ailleurs, tirs en embuscade et meurtres sont monnaie courante. Quand la nouvelle arrive qu’un enfant, fils d’un chef de clan, a été enlevé, le maréchal Pietro Fenoglio se rend compte que le point de non-retour a été atteint. Maintenant tout peut arriver.

25/02/2021, 14:09

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Mon livre à malaxer Le chemin du lapin, pour stimuler la motricité

Un livre-tissu original pour stimuler la motricité fine des plus petits, avec un lapin à guider à travers le tissu pour rejoindre le potager.  L'enfant doit aider un petit lapin à rejoindre un tas de carottes, en manipulant un galet en bois (représentant l'animal) à travers un labyrinthe en tissu. 

25/02/2021, 14:08

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J'aime mon corps : apprendre aux enfants que leur corps leur appartient

« J’aime mon corps, je le protège. Il est à moi, personne n’a le droit d’y toucher si je ne veux pas », affirme une petite fille. Il n'est jamais trop tôt pour apprendre aux enfants que leur corps leur appartient. Un livre coup de coeur. 

25/02/2021, 14:07

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Wild Child : Neil Connelly embarque la littérature jeunesse sur le ring

Quand Wild Child entre sur le ring, c’est son futur qu’il gagne à coups de poing. Ce roman de Neil Connelly s'inscrit dans la lignée des plus grandes œuvres sur le thème de la boxe, tels que Fight Club et Raging Bull. Une magnifique histoire d’amitié, de vengeance et de repentir : un texte intense qui ne prend pas de détour.

25/02/2021, 14:06

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Ballerines et voyages dans le temps :  Elisa Villebrun, Les voyageurs de la danse

AVANT-PREMIÈRE – Voici une nouvelle série Passion qui mêle danse, aventure et magie, pour un voyage dans le temps à la découverte des grands danseurs de l’histoire ! La danse, une activité pratiquée par 18 % des enfants français et un univers qui les passionne, revisité sous l’angle original du voyage dans le temps : chaque tome nous transporte dans un moment clé de l’histoire de la danse.

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Le petit livre pour parler des enfants migrants : en parler, en bande dessinée

AVANT-PREMIÈRE – Sur Internet, à la télé ou dans la rue, les enfants sont exposés aux problématiques des migrations. Ce sujet fort d'actualité se retrouve dans la collection des Petits livres : les enfants migrants, abordé par le biais de vraies questions d'enfants traitées sous forme de petites BD. Le livre répond ainsi aux questions des enfants, faisant écho à des situations de leur quotidien. 

25/02/2021, 14:04

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Le Numérique pas bête : décrypter le web et ses régles

AVANT-PREMIÈRE – Dans la collection à succès Pas bêtes, des spécialistes répondent à de vraies questions d'enfants pour mieux comprendre le monde numérique dans lequel ils grandissent. Voici un livre qui décrypte le monde du web, son histoire, ses possibilités infinies, et liste les comportements responsables à adopter, et les règles à suivre.

25/02/2021, 14:02

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Le Petit Ogre à l'aventure : un jeu de mémoire coopératif

Le Petit Ogre a soif de découvertes : il veut partir à l’aventure autour du monde et se faire des amis. Le but du jeu : chacun son tour, déplacer Petit Ogre sur le plateau de jeu grâce à des cartes déplacement, afin de retrouver les six tuiles spéciales cachées. La partie est gagnée si les tuiles spéciales sont découvertes avant la fin de la pioche.

24/02/2021, 16:17

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Les Traqueurs de cauchemars : si la forêt chuchote, gare à qui l'écoute

La série frisson de Marie-Hélène Delval ressort avec de nouvelles couvertures ! Quatre copains découvrent le moyen d’entrer dans les cauchemars pour en délivrer leurs amis et forment l’équipe des Traqueurs de cauchemars. Bienvenue dans La forêt qui chuchote, premier tome de l'aventure.

24/02/2021, 15:35

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Un conte-randonnée de Suzanne Strasser : En voiture Renard ! 

Le renard conduit sa voiture. « Tip tap tip tap » font ses pieds sur le sol. Petit à petit, des passagers s’invitent au voyage, et le renard ne remarque rien. Mais jusqu’à quand ? Un conte-randonnée hilarant ! Un nouvel album de Susanne Strasser, 5e album dans sa série à succès, vendue à plus de 34.500 exemplaires.

24/02/2021, 15:32

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Monstres et frissons avec Le Collège Lovecraft de Charles Gilman 

AVANT-PARUTION – Mattéo fait sa rentrée au collège Lovecraft, un bâtiment ultramoderne construit quelques mois plus tôt. Il ne connaît personne, excepté Glenn Torkells, sa bête noire depuis l’école primaire... Bienvenue au collège Lovecraft, un établissement affreusement pas comme les autres... La série à succès, avec plus de 50.000 exemplaires vendus, fait son passage en poche…

24/02/2021, 15:30

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Je veille sur ma planète : ces jeunes qui oeuvrent pour l'écologie intégrale 

AVANT-PREMIÈRE – Un guide avec des ateliers brico, des quizz, des pages à remplir, des portraits de précurseurs (François d’Assise, Mohamed Yunus), des citations du Pape François, des témoignages de jeunes qui œuvrent pour la planète, des prières, des réflexions et des infos pour te convertir à l’écologie intégrale. 

24/02/2021, 15:28

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Niko, de Paco Sordo : catastrophe et rigolade...

AVANT-PREMIÈRE – Niko a des parents inventeurs et ça tombe bien, car il a beaucoup d'imagination lui aussi. Mais quand il leur "emprunte" leurs machines, la vie déraille très vite. Résultat ? Des catastrophes en cascade, et une bonne dose de rigolade!

24/02/2021, 15:26

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Mort de l'écrivain Joseph Ponthus, emporté par un cancer

Les éditions de la Table ronde annoncent dans un bref communiqué le décès de l’écrivain Joseph Ponthus. Né en 1978, il avait bouclé des études de littérature à Reims et de travail social à Nancy. Durant plus de dix ans, il a exercé le métier d'éducateur spécialisé en banlieue parisienne où il a notamment dirigé et publié Nous... La Cité (Editions Zones, 2012) et le multi-récompensé À la ligne (Editions La Table ronde).  

24/02/2021, 12:59

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Serena Giuliano : “Ne jamais se précipiter, au risque de tout foutre en l’air”

AVANT-PREMIÈRE – Mamma Maria sortira en poche ce 18 mars (Pocket), mais Serena Giuliano réserve à ses lecteurs une belle surprise : Luna, son nouveau roman prévu également le 18 mars — le hasard fait bien les choses. Même quand il n’existe pas.

24/02/2021, 12:09

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Si mes souvenirs sont bons : l'impossible amour de Delphine Benattar

AVANT-PREMIÈRE – Lola et Lenny se retrouvent à Ibiza, où leurs parents passent les vacances chaque été. Elle a huit ans. Il en a quinze. Au fil du temps, un lien invisible et singulier se tisse entre eux, dont Lola ignore encore toute la portée, jusqu’à ce qu’elle tombe éperdument amoureuse. Cet adolescent devient son obsession. 

24/02/2021, 11:55

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Naoto, le gardien de Fukushima : la vie avant tout le reste

BANDES DESSINEES - Qu'avons-nous retenu de Fukushima ? Un nom de lieu, des images glaçantes, des mensonges officiels à la chaîne et l'idée, terrible, qu'une fois de plus la Nature a été plus forte que le pari des hommes. Contre les discours prétendant que l'énergie nucléaire est sûre et que les accidents du passé ne peuvent plus se reproduire, la réalité s'est imposée, forçant peu à peu les autorités à perdre la face et à admettre que le cœur de trois réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiichi étaient entrés en fusion. Et qu'il faudra probablement attendre trente ou quarante ans pour en finir avec les conséquences de la catastrophe. À partir de l'histoire vraie de Naoto Matsumura, Fabien Grolleau et Ewen Blain revisitent les événements du côté non pas de la mort, mais de la vie qui suit son cours par-delà l'effondrement.

24/02/2021, 09:02

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Patagonie route 203 : un road trip comme un tango

ROMAN ETRANGER - L’Argentin Eduardo Fernando Varela a attendu l’âge de soixante ans pour écrire son premier roman, et c’est un chef-d’oeuvre ! La sidération admirative si savoureuse que suscite sa lecture et que je peine à quitter rend le partage hasardeux. Je vais, par conséquent, vous en parler de façon très simple, pressée par la peur de trahir un tant soit peu ce merveilleux roman qui va forcément faire date dans la production littéraire contemporaine latino-américaine.

24/02/2021, 09:01

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Diplomates et espions français, héros oubliés : les ombres des Balkans

HISTOIRE - Expropriations, humiliations, privations, spoliations, travail forcé, tortures, fusillades massives, trains de la mort, sous-alimentation dans les camps de concentration, et dans les chambres à gaz des camps d’extermination, fours crématoires… Tel fut le triste sort de millions de Juifs d’Europe au cours de la Seconde Guerre mondiale, avec environ six millions de personnes, femmes, hommes, vieillards, enfants, éradiqués dans le cadre de la solution finale promulguée par les nazis à partir du 31 juillet 1941. 

 

24/02/2021, 09:00

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Shy : 14 ans et timide à en mourir, pourra-t-elle sauver le monde ?

MANGA SHONEN - Au milieu du 21e siècle, des héros sont apparus sur Terre, et y maintiennent la paix depuis. Chaque pays a le sien, sauvant les citoyens des dangers du quotidien. Mais l’héroïne du Japon est plutôt mal taillée pour son rôle : réservée et solitaire, elle est surtout bien frêle du haut de ses 14 ans. Quand une mystérieuse menace surgit de l’ombre, sera-t-elle à la hauteur ?

24/02/2021, 09:00

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Permafrost : au final, apprendre ce qui compte

RÉCIT ÉTRANGER - Permafrost, un mot avec lequel se définit Eva Baltasar. Comme gelée à l’extérieur, elle s’est construit une carapace et plus rien ne l’atteint. Elle fait pourtant preuve d’une grande sensibilité dans ce récit intimiste écrit à la première personne.

24/02/2021, 08:58

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Eliete, la vie normale, et bousculer les contours du monde 

ROMAN ETRANGER - Dulce Maria Cardoso m’était inconnue avant que Valério Romão (écrivain portugais magistral, également publié chez Chandeigne) me glisse son nom alors qu’il regardait le rayon lusophone de la librairie. Du genre : « Ah ? Vous n’avez pas Dulce Maria Cardoso en rayon ? » Il n’en fallait pas beaucoup plus pour que le libraire (un peu vexé) que je suis se jette sur Eliete, la vie normale, de cette romancière mystérieuse et adulée.

24/02/2021, 08:57