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Les Ensablés - "Les dimanches de Jean Dézert" de Jean de La Ville de Mirmont (1886-1914)

Cher Hervé, j’ai découvert Jean de la Ville de Mirmont il y a peu et par hasard. Je feuilletais une anthologie de poèmes sur le voyage, un livre que je reprends souvent . Entre Larbaud et Leconte de Lisle, il y avait La Ville de Mirmont.

Le 27/11/2016 à 09:00 par Les ensablés

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27/11/2016 à 09:00

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

Les textes choisis m’ont touché et le titre du recueil d’où ils provenaient est magnifique : « L’Horizon chimérique ». Je venais de découvrir un auteur dont l’œuvre est mince car il a peu vécu : il est mort en 1914, à vingt-huit ans, enseveli par un obus dans une tranchée. Enseveli, enterré, ensablé.

Vaisseaux, nous vous aurons aimés en pure perte ;

Le dernier de vous tous est parti sur la mer.

Le couchant emporta tant de voiles ouvertes

Que ce port et mon cœur sont à jamais déserts.

La mer vous a rendu à votre destinée

Au delà du rivage où s’arrêtent nos pas.

Nous ne pouvions garder vos âmes enchaînées ;

Il vous faut des lointains que je ne connais pas.

Je suis de ceux dont les désirs sont sur la terre.

Le souffle qui vous grise emplit mon cœur d’effroi,

Mais votre appel, au fond des soirs, me désespère,

Car j’ai de grands départs inassouvis en moi.

Il y a de beaux vers dans ce texte : le premier, qui est une apostrophe aux bateaux que l’auteur a aimés, et le second qui annonce qu’ils sont partis. Un port sans navires, oui, cette image est juste. Les sociologues parlent de « désenchantement du monde », le poète dit simplement : il n’y a plus de navires dans les ports. Plus moyen d’embarquer, plus moyen de voyager, départs impossibles, il n’y a plus d’ailleurs.

La Ville est né dans un port, Bordeaux. Il n’est ni marin, ni fils de marin, ni même pécheur à la ligne. En Aquitaine, en Normandie, en  Bretagne, il y a des paysans qui vivent au bord de l’océan et sont des hommes de la terre, ne sachant même pas nager. Tel est l’auteur : il n’est jamais parti, il n’a jamais embarqué. Les deux poètes qu’il révère sont partis : Rimbaud, le nomade, et Baudelaire, embarqué de force à 20 ans par sa famille pour aller à Calcutta. La Ville aime la mer et les bateaux, mais sans y toucher et sans plus y croire. Le monde est clos désormais, on n’en sort pas en se déplaçant. La Ville n’a ni l’âme ni le pied marin : c’est un terrien.

A la dernière strophe, le premier vers compte douze syllabes en douze mots pour imiter le piétinement de cet homme qui ne quittera jamais le plancher. Pas d’envols, pas de voyages. Terre à terre. Il lui reste pourtant, lancinant, le regret d’une autre vie. Il entend l’appel du large mais cette corne sonne pour rien. Autrement dit, La Ville de Mirmont a dépassé Baudelaire (« Le voyage »), Rimbaud (« Le bateau ivre ») et Mallarmé (« Brise marine »). Le monde a perdu ses couleurs, ici comme là-bas, partout. Le dernier vers confirme à la fois cette nostalgie et cette impossibilité, l’horizon est une chimère, on n’y atteint jamais :

Car j’ai de grands départs inassouvis en moi.

Après cette découverte, j’ai fait des recherches sur Jean de La Ville de Mirmont .

Il écrivait donc des poèmes. En mai 1913, il confiait à sa mère : « Je continue à travailler. Je fais des vers en quantité. Je finirai bien par avoir du talent, à force. » Son dernier poème date de 1914, il avait 28 ans, ce n’était plus un adolescent, il allait partir à la guerre :

Cette fois mon cœur, c’est le grand voyage,

Nous ne savons pas quand nous reviendrons.

Serons-nous plus fiers, plus fous ou plus sages ?

Qu’importe mon cœur, puisque nous partons.

Il a publié quelques textes en revue, mais c’est sa mère qui a édité post mortem L’Horizon chimérique, en 1920. Ces textes ne présentent, me semble-t-il, aucune innovation formelle et à la même époque, Apollinaire ou Cendrars seront beaucoup plus novateurs. En mars 1909, il écrit fort lucidement à Louis Piéchaud : « Ce que j’ai écrit jusqu’ici ne représente que l’aimable banalité poétique dont quiconque est capable à 20 ans. » Mais La Ville a l’âme poétique : il est angoissé par le monde et l’existence. Vivant à la « Belle Époque » (progrès technique, prospérité, démocratie, paix), installé depuis 1908 à Paris Ville lumière, au moment où les mélodies de Debussy et la palette de Renoir chantent la beauté du monde, il ne ressent qu’ennui et regrets. Il a instinctivement dépassé l’exotisme superficiel, les leurres de la révolte politique ou les aberrations de la débauche. Le poète n’accuse personne et ne se plaint qu’à lui-même :

Nous voulons vivre dans les marges ;

Il ne faut pas nous déranger.

Promenons-nous de long en large

Et sifflotons des airs légers.

C’est un sentiment de vacuité inexplicable, « les rêves sont morts dans les grandes cités ». Vivoter comme nous le faisons, est-ce vivre ? Pour certaines âmes, l’absolue formule rimbaldienne les percute de plein fouet : « La vraie vie est absente ». Et ce ne sont pas des voyages de pacotille - encore moins du tourisme !- qui la fera revenir. S’il commet quelques vers ensoleillés ( « Je me suis embarqué sur un vaisseau qui danse » ou « Voilà ! Je suis parti plus loin que les Antilles »), le poète signe la fin de l’illusion exotique : La Ville ne nous invite pas au voyage. Il n’a d’ailleurs jamais voyagé. Je lis qu’il a regretté de ne pouvoir faire l’Ecole Navale à cause de sa myopie. C’est là un cliché : il n’est pas besoin d’être officier de marine pour embarquer. La Ville n’a pas voulu voyager  : à quoi bon ? 

Cette inutilité de vivre, La Ville l’incarne dans la figure de Jean Dézert, le personnage d’un court roman qu’il publie en 1914, juste avant sa mort : Les Dimanches de Jean Dézert (Jean Bergue éditeur, Paris, 1914), tiré à trois cents exemplaires. Le 11 octobre 1912, il écrit à sa mère : « J’ai imaginé un petit roman qui m’amuserait beaucoup. Le héros de l’histoire serait absurde et tout à fait dans mes goûts. » Le 3 novembre, il précise : « Je mettrai là, si je peux, toute l’horreur des foules dominicales, toute la médiocrité d’existence des petits employés qui font du patin à roulettes et assistent aux concours de bicyclettes au bois de Vincennes. Ce ne sera pas du tout un roman naturaliste, mais une sorte de fantaisie à double sens sur ces gens dont Cervantès disait qu’ils servent à augmenter le nombre des personnes qui vivent. »

De fait, ce texte de moins de cent pages, organisé en quatre parties (Définition de Jean Dézert, Journées, L’aventure, Après tout) reste énigmatique. Il est achevé sans l’être. Voici la dernière ligne : « Le dimanche suivant, Léon Duborjal disait à Jean Dézert… » A suivre, en quelque sorte ? Oui, Jean Dézert suivra la pente sur laquelle il glisse déjà, un plan lissé, presque horizontal, sans aspérités ni virages. Jean Dézert mène une parfaitement définie. Une définition est une matrice qui sert à former des exemplaires en quantité, en masse, aussi semblables que possible les uns aux autres. Il est le pion d’un jeu dans lequel il n’a pas choisi d’entrer, dont il n’a pas choisi les règles, mais ces règles, il les suit sans rechigner.

La Ville décrit par bribes les règles de cette société. « Le dimanche, c’est toute la vie de Jean Dézert. » Les jours ouvrés doivent bien exister, mais on n’en parle pas, c’est un travail sans intérêt : « Son travail n’occupe guère sa pensée. Il employé au « Ministère de l’Encouragement au bien, Direction du Matériel ». De quel bien peut-il donc s’agir ? Ce n’est pas précisé, mais on comprend qu’il vaut mieux bien se tenir dans ce monde-là. Jean Dézert ne se fait pas remarquer : « Vous ne le distingueriez pas de la foule », « Sa vie n’offre rien que de très ordinaire, en apparence. »

Il existe et vit, c’est certain, mais à ras de terre : « Ses yeux ne quittent pas la terre, ses regards ne s’élèvent pas au-dessus de ce monde, où, si certains sont acteurs et d’autres spectateurs, lui n’est que figurant. » Jean Dézert n’est pas encore un être sans conscience, il n’est pas encore tout à fait intégré, désintégré, mécanisé, déshumanisé. On a l’impression qu’il se souvient d’une autre vie possible. Il écrit en effet des poésies quand il s’ennuie au bureau, « puis l’inspiration s’arrête court, épuisée, il n’insiste pas ». Il tient épisodiquement un journal : « Néant », écrit-il pour le 10 octobre.  Il feuillette les livres chez les bouquinistes de la Seine. Il achète La morale de Confucius dont une phrase l’a séduit : « Lorsqu’on ne peut apporter à un mal aucun remède, il est inutile d’en chercher. » Il n’empêche qu’il vote aux élections municipales.

« Jean Dézert n’est pas ambitieux. Jean Dézert n’est pas envieux, même de ceux qui détiennent la vérité. Jean Dézert est un résigné. » Il vit comme la société lui demande de vivre et il se déclarerait peut-être heureux le dimanche. N’est-on pas heureux, par définition et sur commande, les jours fériés ? Il ne s’ennuie pas car il se fait un programme d’activités, au choix, parmi les distractions que lui vantent des  prospectus publicitaires. Voici un des ses dimanches : piscine et massage, coiffeur, flânerie, restaurant (non fumeur), flânerie, visite à une cartomancienne (« se méfier d’une femme aux cheveux noirs »), cinéma (où il s’endort), achat du quotidien du soir, repas vers 7 heures (2fr 75, pain à discrétion) et une conférence gratuite à  La Pharmacie du Nord, près de la gare du Nord. Au retour, il se fait aborder, mais, dit-il, « la chose n’est pas prévue sur mon emploi du temps », ni dans son budget. Voilà un dimanche bien rempli. Jean Dézert ne connaît ni l’angoisse ni le spleen. Michel Suffran parle à propos de ce roman de « tragique sans tragédie » . C’est exactement la vie que mène Jean Dézert : il ne se plaint de rien, pas de révolte, pas de dépression, pas de grand malheur ni de grande douleur.

 Il a un ami : « Léon Duborjal est l’ami de Jean Dézert, parce que tous deux mangent le soir au même endroit depuis près de trois ans. « L’un parle, l’autre écoute », et après le repas on se quitte. Léon se veut original, mais Jean n’est pas dupe : « Au fond, nous sommes pareils l’un et l’autre. Seulement, lui, il ne s’en doute pas. » Jean aura une fiancée, il faut donc qu’il croie un peu à l’amour, au sexe, à la famille. L’aventure tourne court, il avait pourtant joué le jeu : rencontre au Jardin des Plantes, conversations, fleurs, présentation aux parents, presque des fiançailles (« Elvire, inutile et charmante Elvire, pourquoi pas vous plutôt qu’une autre ? »). Il croit à l’amour, plus par convention que par passion : on s’aime, on se marie (« J’aurai une robe blanche », dit Elvire), on procrée, les vies se multiplient, telle est la loi d’airain de la nature et de la société. Mais Elvire change d’avis. Jean n’insiste pas. Dans ces cas-là, on va voir les filles, on noie son chagrin, ou on se suicide : « Il importe donc d’agir en conséquence et de jouer mon rôle selon les règles admises. » Il va voir les filles, il boit et enfin, il se retrouve à minuit sur un des ponts de la Seine, prêt au grand saut. Mais non, cet acte ne servirait à rien : « Il rentra se coucher, car cela même, un suicide, lui semblait inutile, se sachant de nature interchangeable dans la foule et vraiment incapable de mourir tout à fait. » A vie inutile, mort inutile.

La Ville est presque le personnage qu’il vient de décrire, ils ont le même prénom. A Paris, il est employé dans un ministère, vit exactement comme les autres et compte aussi peu que son héros : « Des gens partent, des gens reviennent, des gens naissent et des gens meurent. Le nombre d’âmes reste le même. » Mais Jean Dézert ne sait pas qu’il vit une vie indigne. Une vie indigne d’un homme libre ? indigne d’un homme responsable ? indigne d’un être pensant ? indigne d’un être aimant ? Il est difficile de dire en quoi les vies que nous menons sont indignes, mais La Ville de Mirmont a bien ce sentiment-là : il est plus conscient que son personnage.

A ce propos, il faudrait citer en entier l’admirable lettre du 25 janvier 1914, envoyée à son père. Permettez-moi, cher Hervé, d’en donner un long passage : « J’en arrive à ma situation personnelle. Que serai-je à 50 ans ? Mon Dieu, si je vis encore, j’espère être un honnête homme et un homme honnête. Le rang que j’occuperai alors dans mon métier servile m’importe peu. Mes ambitions sont ailleurs. Elles ne résident point, néanmoins, dans une carrière de « gens de lettres ». Pour ma part, je m’occupe de littérature pendant mes heures de liberté et en dehors de tout souci de gain ou de succès.

Lorsque le fantôme de la trentième année viendra me visiter, je lui dirai ceci : Oui, j’ai perdu pas mal d’années de ma jeunesse à des travaux sans joie. Nous vivons dans un siècle où chacun doit gagner sa vie, dans un siècle à mains, comme on l’a défini assez bien. J’en ai pris tristement mon parti. En revanche, j’ai employé mes loisirs à me cultiver, à me développer intellectuellement le plus possible, malgré les circonstances. Je ne souhaite que d’arriver un jour à m’estimer moi-même.

La notoriété s’acquiert aujourd’hui par des procédés dont je ne me sens pas capable. On lance un livre de la même manière qu’on a lancé les pastilles Géraudel ou le cacao Bensdorp. Je manque des qualités nécessaires. J’aspire uniquement à faire de la bonne ouvrage , comme disent les ouvriers consciencieux. Y parviendrai-je ? L’important est de le tenter. L’art a sa récompense en soi. » Avec, bien sûr, le doute : « J’aurai pu, du moins, donner une partie de mon temps à ce que je crois être ma raison de vivre, et je saurai si j’ai quelque chose dans le ventre. » (Lettre du 16 novembre 1912)

Ce que Jean Dézert ne sait pas, et que La Ville ne sait pas non plus quand il écrit son roman, c’est qu’ils mourront à la guerre… Leur vie fade et sans résistance les a conduits à l’abattoir, comme des moutons. Je n’en tire aucune conclusion, mais il y a de quoi réfléchir, bien sûr.

La Ville de Mirmont aura été lucide et honnête, son courage s’est avéré dans les tranchées. Michel Houellebecq lui a rendu hommage : « También hay un caso de genio escondido, el único que conozco, que es el de Jean de La Ville de Mirmont » (Interview au quotidien El Pais, 8 novembre 2010). « Jean de La Ville de Mirmont est un génie méconnu », dit l’auteur qui a si bien décrit la médiocrité contemporaine. Un génie ? Peut-être, oui. Il y a en La Ville, et dans Jean Dézert, quelque chose de ses deux grands contemporains, Pessoa (1888-1935) et Kafka (1883-1924), petits fonctionnaires, morts inconnus, mais qui ont eu le temps de laisser des chef d’œuvres dans leurs tiroirs. 

Post-scriptum:

Deux romans récents ont pris Jean de La Ville de Mirmont pour personnage.

1) Strangulation (Gallimard, 2008), de Mathieu Larnaudie. Je n’ai pas lu ce roman. Voici ce qu’en dit son auteur : « La Ville est le contemporain de l’une des périodes d’agitation et d’expérimentations artistiques, poétiques, littéraires, les plus denses de l’Histoire, et il passe à côté, il passe en dessous, littéralement : chaque jour, pour aller travailler, il passait sur le trottoir du boulevard Saint-Germain au pied de l’immeuble où habitait Apollinaire, et où se tramaient les révolutions esthétiques que l’on sait. Lui s’en fout. Il écrit des poèmes plutôt jolis, moyennement inspirés, assez musicaux, dans une veine baudelairienne éculée, plus de cinquante ans après le procès des Fleurs du Mal. Et puis, au milieu de cette production anachronique, il balance un petit roman très dense, très moderne, très en avance sur ton temps, pour le coup, ces Dimanches de Jean Dézert. On a beaucoup dit qu’il préfigurait la littérature de l’absurde… Voilà donc un personnage en qui s’incarne un rapport complexe à son époque, fait d’absence à soi, au monde, à l’Histoire en train de se faire, et de fulgurances qui le traversent, de points de jonction improbables. » (http://d-fiction.fr/2011:12/ entretien-avec-mathieu-larnaudie/) C’est très bien vu.

2) Dans Bleus horizons (Gallimard, 2013), Jérôme Garcin imagine qu’un compagnon de régiment de La Ville a survécu. Cet homme, Louis Gémon, brisé par la guerre, se fait le porte-parole de son ami mort, se dévoue à son œuvre et vit jusqu’en 1941 dans l’ombre du défunt. Jérôme Garcin utilise la correspondance de La Ville et suit de près les détails connus sur la publication posthume de l’œuvre. Louis Gémon rencontre la mère de La Ville, son ami Mauriac, Gabriel Fauré qui a mis en musique quelques-uns de ses poèmes, Bernard Grasset qui a édité ses œuvres en 1929. Garcin rend bien le ton de l’avant-guerre (« Nous étions invincibles. Dieu que nous étions bêtes. »), décrit la famille de La Ville (l’ombre du père, l’amour pour la mère) et son ambition (« échapper à son milieu, à sa famille, à son confort et à son bonheur précaire »), avec la littérature comme seule maîtresse.


Cent poèmes pour ailleurs. Anthologie établie et présentée par Claude Michel Cluny, Orphée La Différence, 1991, Paris. Claude Cluny (1930-2015), ensablé lui aussi, a beaucoup fait pour la poésie, en écrivant lui-même et en dirigeant la magnifique collection « Orphée », chez La Différence.

Pour connaître Jean de La Ville de Mirmont, son époque et ses amis, il faut lire  Sur une génération perdue. Les écrivains de Bordeaux et de la Gironde au début du XXe siècle. Préface de François Mauriac, que Michel Suffran a publié en 2005, Editions Le Festin, Bordeaux. Michel Suffran est aussi l’éditeur des Œuvres complètes. Poèmes-récits-Correspondance de Jean de La Ville de Mirmont, chez Champ Vallon, Seyssel, 1992. Les Cahiers rouges de Grasset ont repris son œuvre  poétique en 2006, les éditions Cent pages ont repris son roman Les Dimanches de Jean Dézert en 2008.

La Ville a pris une fois le bateau, pour se rendre de Bordeaux au Havre. Il nous en reste une formidable lettre de trois pages adressée à sa mère (août 1912) où il raconte la tempête. Voici la dernière ligne : « Je n’ai jamais fait un si beau voyage. » Mais il n’a pas recommencé.

Sur une génération perdue, p. 108.

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19/06/2022, 09:00

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Les Ensablés - Suzanne Chantal et Le roman de Lisbonne, 1940

Spécialiste du Portugal où elle a vécu une bonne partie de sa vie, Suzanne Chantal (1908-1994) a notamment publié une Histoire du Portugal (Hachette, 1965), que précédait La vie quotidienne au Portugal après le tremblement de terre de Lisbonne de 1755 (Hachette, 1962). Vers la fin de sa vie, elle publiera un roman historique (Ervamoïra, éd. Olivier Orban, 1982), qui raconte, autour de l’évolution d’une famille sur six générations, l’histoire du vin de Porto, avec ses luttes, ses négociants, ses propriétaires, etc. Par François Ouellet

05/06/2022, 09:00

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Les Ensablés - Fil d'or, de Susy Solidor (1900-1983)

Suzy avait de grandes jambes. Longues et musclées, assez affolantes. Et un nez fort, signe de caractère. Une blondeur pâle, des yeux délavés par la mer, une frange au carré, du talent et de l’énergie à revendre. Introduite dans les milieux parisiens par Yvonne de Bremond d’Ars, célèbre antiquaire, Suzy va vite mettre Paris à ses pieds. Symbole de la « garçonne » des années folles, Suzy Solidor s’illustra comme actrice et comme chanteuse dans les années 30 et 40.  Mais peu le savent, la grande Suzy fut aussi romancière. Par Denis Gombert

22/05/2022, 09:00

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Les Ensablés - Les saints vont en enfer, de Gilbert Cesbron

Ses romans ont connu de grands succès de librairie, vendus à plusieurs reprises à plus de 1 million d’exemplaires, et même largement au-delà (Chiens Perdus sans Collier, porté au cinéma avec Jean Gabin dans le rôle principal frôla les 4 millions d’exemplaires). Gilbert Cesbron (1911-1979) a donc été un écrivain célèbre dans la deuxième moitié du XX siècle ; il est aujourd’hui inconnu des moins de cinquante ans, un cas exemplaire d’ensablé et peut être d’enterré. Par Henri-Jean Coudy

08/05/2022, 09:00

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Les Ensablés - Direction Etoile (1937) de Francis de Miomandre

Les éditions de l’Arbre Vengeur nous ont donné une réédition de Direction Etoile, de Francis de Miomandre (1880-1959). Bernard Quiriny, par ailleurs biographe de Henri de Régnier, auteur cher aux Ensablés , signe une préface pleine d’humour ; les dessins de Regis Lejonc accompagnent merveilleusement le lecteur dans ce conte désenchanté. Puisse cette réédition rendre de nombreux lecteurs au sixième lauréat du prix Goncourt ! Par Antoine Cardinale.

 

24/04/2022, 09:00

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Les Ensablés - Les enfants aveugles, de Bruno Gay-Lussac (1918-1995) par Hervé Bel

C’était il y a peu dans le 6ème arrondissement, un samedi, jour béni entre tous puisque le dimanche nous protège encore du lundi. En passant devant la librairie « Le dilettante », maison d’édition dont les Ensablés affectionnent les publications, je tombe sur des bacs remplis de livres d’occasion. L’un d’eux attire mon attention : « Les enfants aveugles » d’un certain Bruno Gay-Lussac, avec une introduction de François Mauriac. Mauriac? Il fallait que ce roman oublié ait quelque qualité... Alors je l’ai acheté. Par Hervé Bel 

10/04/2022, 09:00

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“Raymond Schwab : mystification littéraire d’un génie méconnu” par François Ouellet

Les Sept dormants (1896), Confession de Sainte-Croix (1902), les deux volumes de poèmes Feuilles sous la glace écrits entre 1899 et 1913 ou encore l’autobiographie posthume Mon Bourreau, vous connaissez ? Ce sont quelques-unes des œuvres du poète Mathias Crismant (1882-1913), dont Raymond Schwab (1884-1956) entreprit de raconter la vie singulière et tourmentée dans un livre simplement intitulé Mathias Crismant, paru chez Plon en 1925. Par François Ouellet.

27/03/2022, 08:25

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Les Ensablés - Avec le feu de Victor Barrucand (1864-1934)

« Décennie de la bombe», les dernières années du 19ème siècle furent marquées en France par l’anarchisme insurrectionnel: attentats à la dynamite, assassinat du Président Carnot et autres pratiques de «propagande par le fait», dans un pays par ailleurs perturbé par d’autres mouvements révolutionnaires et déchiré par l’affaire Dreyfus. Remettant en cause la logique de subordination des gouvernés aux gouvernants, l’anarchisme -malgré sa violence terroriste et une certaine naïveté idéologique- fascine nombre d’intellectuels et artistes tel que Mallarmé («Le poème est comme une bombe»). Par Marie Coat

 

13/03/2022, 09:00

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Les Ensablés - Le Siège de Bruxelles (1996) de Jacques Neirynck

Au milieu des années 1990 paraît ce détonnant roman à clefs, une politique-fiction imaginant la fin de la Belgique par la prise d’indépendance de la Flandre et le déclenchement d’une guerre civile dans la capitale. Soulevés par une atmosphère décliniste, violente et baroque, des personnages symboliques hauts en couleur discourent et agissent au nom de passions diverses, confrontés aux mystères du sens du hasard et de l’Histoire. Racontés a posteriori sous forme de mémoires, ces événements sont censés s’être déroulés en l’an 2007. Par Louis Morès. 

27/02/2022, 09:00

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Les Ensablés - La psychanalyse de Freud de Pierre Janet, par Armel Job

Quand on parle de maladies mentales, s’il est un nom qui accourt spontanément sur toutes les lèvres, c’est bien celui de Sigmund Freud (1856-1939). Freud a été élevé au rang des grands génies de l’humanité pour avoir exploré un véritable continent, terra incognita avant lui, à savoir le monde de l’inconscient. La méthode psychanalytique qu’il mit au point s’est frayé un chemin dans cet univers ténébreux afin d’en révéler les mystères. De nos jours, le public cultivé pourra citer quelques noms supplémentaires des explorateurs de ce monde parmi les disciples ou les épigones du maître viennois, tels Jung, Adler, ou Lacan. Mais qui se souvient de Pierre Janet ? Par Armel Job, écrivain

06/02/2022, 09:00

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Les Ensablés – Hélène ou la solitude, de Jean Gaulmier

Roman fleuve, roman monde, Hélène ou la solitude de Jean Gaulmier avait il y a quelques années déclenché l’enthousiasme de notre ami et fondateur des Ensablés, Hervé Bel. Son engouement a suscité l’envie d’un éditeur, en l’occurrence les éditions de la Belle Étoile, de republier cet ouvrage. Que cet éditeur soit ici remercié d’avoir fait confiance au goût d’un lecteur pour prendre un tel pari. Doublement remercié même, car ce roman mérite assurément de sortir du petit cercle des amateurs éclairés auxquels il était jusqu’alors confiné pour être désormais disponible auprès d’un public plus large. Par Carl Aderhold, écrivain.

23/01/2022, 10:17

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Les Ensablés - On ne revient pas, le roman exupérien d'Hélène Froment

Hélène Froment (1908-2003), auteure d’un excellent premier roman paru chez Gallimard en 1941, On ne revient pas, est le pseudonyme d’Hélène Jaunez, qui a épousé l’aristocrate Jean de Vogüé (futur chef de la Résistance) en 1927. Dite Nelly de Vogüé, elle est surtout connue pour avoir été la maîtresse de Saint-Exupéry à partir de leur rencontre chez Louise de Vilmorin en 1929, deux ans avant le mariage de l’écrivain avec Consuelo. En 1949, cette fois-ci sous le pseudonyme de Pierre Chevrier, Nelly va lui consacrer un ouvrage, Antoine de Saint-Exupéry (Gallimard, 1949), et sera responsable de l’édition posthume de Citadelle (1948) et des Carnets (1953) de l’écrivain. par François Ouellet.

02/01/2022, 09:00

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Les Ensablés - Batouala (1921) de René Maran (1887-1960)

Les Ensablés ont le plaisir d'accueillir aujourd'hui dans leur rubrique Marie Coat, grande lectrice, qui nous fera partager au fil du temps ses découvertes. Merci à elle. Il y a tout juste un siècle, le 14 décembre 1921, le prix Goncourt fut attribué à René Maran, administrateur des colonies, pour son roman Batouala, proposé au jury par Henri de Régnier. Par Marie Coat

19/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Amour étrusque (1898) de JH Rosny aîné (1856-1940)

La littérature française est riche d’innombrables récits tirés de l’Antiquité grecque ou romaine. Sans remonter aux Aventures de Télémaque, nous avons tous lu La Venus d’Ille de Mérimée et son cruel dénouement, Gautier et Arria Marcella, Dumas et sa sulfureuse Acté et bien entendu Salammbô dans lequel Flaubert, de son aveu même, voulut appliquerà l’Antiquité les règles du roman moderne. L’Antiquité comme décor fabuleux et comme recueild’exemples politiques, mais aussi l’Antiquité onirique, féroce et sensuelle dont les jeunes latinistes découvraient avec ébahissement qu’elle reposait, au sens chrétien, sur une immoralité sans limite. Par Antoine Cardinale.

05/12/2021, 09:00

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Les Ensablés - Quinze rounds de Henri Decoin

Henri Decoin a connu plusieurs vies. Il fut tour à tour sportif de haut niveau – et le livre du jour fera montre de la science qu’il avait du noble art, la boxe -, héros de guerre, journaliste et cinéaste. Il fut aussi romancier. L’arbre vengeur a la bonne idée de rééditerune petite pépite, Quinze rounds, récit retraçant l’histoire d’une rencontre de boxe commentée par un boxeur sur le ring en temps réel. L’expérience littéraire y croise étonnamment les gants avec l’expérience sportive. Par Denis Gombert

21/11/2021, 09:19

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Les Ensablés – Les Maîtres du vertige, six romans de “merveilleux scientifique”

L’Arbre Vengeur, jamais en reste pour nous surprendre, nous offre aujourd’hui un très beau livre (sur la forme et le fond), Maîtres du Vertige, qui regroupe six romans de science-fiction — ou plutôt de « merveilleux scientifique », ayant été écrit par des auteurs de langue française du début du vingtième siècle… L’occasion, pour tous les curieux, épris de bonne littérature, de découvrir, non plus un seul auteur oublié, mais toute une littérature « ensablée », un continent, aurais-je envie de dire, dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Par Hervé Bel.

08/11/2021, 16:26

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Les Ensablés – La Cité ardente d’Henry Carton de Wiart (1869-1951)  

La ville de Liège doit son célèbre surnom au titre de ce roman historique publié en 1905 (Paris, Perrin) par le comte Henry Carton de Wiart, le premier d’une série de cinq livres constituant le « cycle de la Destinée nationale ». L’ambition de l’auteur, qui s’apprête à occuper d’importantes fonctions gouvernementales au seuil de la guerre, est de renforcer le sentiment national belge en illustrant littérairement des épisodes de vaillance, de courage et de résistance puisés dans l’Histoire. Par Louis Mores

24/10/2021, 16:00

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Les Ensablés - La grande peur dans la montagne (1925) de Charles-Ferdinand Ramuz

L’œuvre de Ramuz comprend une vingtaine de romans. La grande peur dans la montagne est un texte de 1925 qui fait montre d’une grande maturité d’un auteur qui a entamé une carrière littéraire à Paris en 1900, à l’âge de vingt ans. Cependant, à Paris, là où son éditeur Bernard Grasset lui demandera toute sa vie de « se montrer », Charles Ferdinand Ramuz aura à cœur de toujours se mettre en retrait des mondanités. Par pudeur ainsi que par méfiance de la corruption urbaine, Ramuz est avant tout un homme de la terre. Par Denis Gombert

11/10/2021, 16:51

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Les Ensablés - L’univers sévère et lumineux de Maria Borrély (1890-1963)

Maria Borrély, le nom n’est pas connu. Pourtant, il devrait !...Il est toujours émouvant de découvrir des auteurs du passé. Je ne parle pas d’auteurs renommés qu’on lit pour la première fois, mais de ces auteurs complètement oubliés, que plus personne ne lit depuis longtemps, si tant est qu’ils ont déjà été lus. Par François Ouellet. 

27/09/2021, 09:39

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Les Ensablés - Les quatre éléments (1935) d'André Chamson (1900-1983)

« Mort sont les beaux diseurs/Mais le livre est écrit/Morts sont les bâtisseurs/mais le temple est bâti » (F.Mistral) André Chamson fit un voyage au Japon qu’il relate dans ses souvenirs. Nous avons été naturellement chez les geishas qui ne sont pas ce que l’on peut croire. La fille qui était venue sur le tatami pour allumer ma cigarette m’a dit « Monsieur, j’ai lu votre livre les Quatre éléments ». Les quatre éléments étaient devenus « le soleil, la rivière, la montagne » et je ne sais plus quoi… Par Antoine Cardinale

12/09/2021, 14:02

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Les Ensablés – La Rédemption de Mars de Pierre Nothomb (1887-1966)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, durant laquelle il a travaillé pour le Gouvernement belge en exil au Havre (Sainte-Adresse) et publié des essais défendant et illustrant les positions de son pays, Pierre Nothomb (1887-1966) mène une vie littéraire entre la Belgique et la France et fait notamment paraître à Paris le roman La Rédemption de Mars (Paris, Plon, 1922). Par Louis Morès.

18/07/2021, 10:00

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