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Romance érotique : “Nous sommes dans une littérature photoshopée”

Journaliste et auteure spécialisée dans les questions de sexualité, Camille Emmanuelle s'est retrouvée à écrire des romances érotiques, celles qui fleurissent sur les tables des libraires et dans les tops Amazon. Elle a découvert un monde de clichés et d'images éculées, qui ont peu à voir avec la littérature du cul : Camille Emmanuelle publie un pamphlet pour dénoncer un genre simpliste, qui doit évoluer pour ne pas devenir encore plus stupide... ou dangereux.

Le 15/03/2017 à 14:13 par Antoine Oury

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Publié le :

15/03/2017 à 14:13

Antoine Oury

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(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

ActuaLitté : Comment s'est déroulée votre entrée dans l'univers de la romance érotique ?

Camille Emmanuelle : Je suis pigiste, journaliste, un peu auteure, mes revenus ne sont pas vraiment réguliers et j'essaye d'y remédier. J'avais écrit des nouvelles pornographiques pour La Musardine, et j'avais adoré le faire. Une copine m'avait aiguillé sur une maison d'édition de livres type Harlequin qui cherchait de nouveaux auteurs. Après un test, pour lequel je devais écrire une scène de rencontre et une scène de sexe, je me retrouve avec de nombreuses corrections : je décrivais une femme qui se masturbait devant un homme. D'emblée, on m'a dit : « Cela ne se fait pas. » En 2014, on me dit ça. À l'inverse, La Musardine avait un credo de liberté absolue, avec pour seule règle : « Il faut que ça fasse bander, il faut que ça fasse mouiller. »

Ils m'ont embauché, à la condition d'écrire sous un pseudo qui pouvait être repris par la maison en cas de fin de la collaboration : on m'a écrit une biographie d'auteure américaine, je devais produire deux sagas de 6 tomes au rythme d'un court roman [environ 80 pages] par mois, voire deux par mois l'été, car la consommation des lectrices est plus soutenue au cours de cette période.

Au départ, j'étais plutôt contente : on me paye pour écrire. Qui plus est, je touchais un à-valoir de 1500 € par livre, soit 1500 € par mois. D'ailleurs, en mai 2016, les à-valoir ont été amortis, et j'ai touché 5000 € de droits d'auteur, ce qui signifie que les livres se sont très bien vendus puisque les 1500 € X 12 ont déjà été récupérés par l'éditeur. Pour des livres vendus 4 € et des poussières, cela s'est très bien vendu. Et les contrats étaient très bien faits, je ne me suis pas fait avoir par cette petite maison d'édition qui se fait tout de même beaucoup d'argent. Mais ces sommes m'ont motivée pour publier ce pamphlet, même si, quelque part, on pourra dire que je mords la main qui m'a nourrie.

Dans votre livre, vous évoquez un véritable système stalinien d'édition...

Camille Emmanuelle : En effet, c'est un système dans lequel l'éditeur maîtrise aussi bien le fond que la forme.

J'étais d'accord pour écrire de la littérature de genre et je savais qu'il s'agissait de romances érotiques, j'avais lu 50 Nuances, Beautiful Bastards et quelques autres titres pour me renseigner sur le genre. Mais j'ai réalisé, au fil de l'écriture des livres, que nous n'étions pas dans quelque chose de si innocent que ça. On me demandait vraiment de prendre des lectrices pour des imbéciles, des gamines, des clientes, et pas des lectrices.

En tant que féministe, par ailleurs, il devenait extrêmement compliqué pour moi de répéter que l'homme doit être dominant, blanc, ultra-riche, un peu sombre et inquiétant mais en même temps hyper romantique... La fille, elle, se sent jolie mais c'est grâce à l'homme qu'elle réalise qu'elle est belle, elle prend du plaisir pour la première fois avec ce milliardaire, ils ne baisent que dans des draps en soie, des jets privés et des hôtels 5 étoiles. Répéter ces schémas sur 12 romans, c'est insupportable.

Évidemment, les lectrices ne sont pas dupes : elles savent qu'elles téléchargent des histoires de milliardaires, mais je ne sais pas si elles se rendent compte à quel point c'est formaté par des gens qui se font de l'argent en servant une littérature prémâchée voire prédigérée.

Camille Emmanuelle (© Guillaume Landry)

En tant qu'auteure, la situation était-elle difficile à vivre ?

Camille Emmanuelle : Il n'y avait rien de préjudiciable dans mon contrat, au niveau juridique, car j'étais une prestataire, à part le fait qu'ils m'envoient 12.000 mails de corrections pour caractériser les faits et gestes des personnages (« dit-elle en rougissant », « la regarda d'un air étonné ») ou encore me rappeler de vérifier chaque faits et gestes, de la distance entre deux villes aux prix des hôtels à Miami.

Je ne me suis pas sentie exploitée, même si j'avais cette impression d'être une prolétaire de la littérature érotique. J'ai discuté avec d'autres auteurs qui vivaient exactement la même chose : elles sont des femmes de 45 ans qui vivent à la campagne, et on les présente dans leur biographie comme de jeunes filles de 25 ans qui vivent à Los Angeles ! J'ai eu quelques réunions avec les éditeurs, énormément de mails, mais jamais de téléphone. Écrire deux livres par mois, l'été, relevait par contre d'une cadence effrénée. À la fin, j'écrivais 5 chapitres en 5 jours, mais je ne me relisais même plus, car je savais que je serais énormément relue et corrigée.

Le travail éditorial est au niveau zéro, car il est automatique, mais en même temps, il est fait avec un grand soin...

Camille Emmanuelle : Oui, parce qu'il faut que le texte soit lisse, packagé, le travail d'édition n'est pas fait pour rendre le texte meilleur. On critique beaucoup, depuis quelques années, l'utilisation de Photoshop dans les magazines, ces corps lissés, mais là nous sommes face à une littérature Photoshoppée, dans laquelle on relit tout pour que pas un seul poil ne dépasse du string de la jeune étudiante ingénue.

L'éditrice recadre sans arrêt votre imaginaire, votre écriture, mais d'où lui viennent ces modèles, ces schémas qu'elle impose ?

Camille Emmanuelle : Du marketing, directement : ils ont simplement appliqué les outils du marketing à la romance érotique. J'ai travaillé à un moment donné dans la communication, et je connais ces outils : on profile le consommateur, on estime qu'il ne comprendra pas tel ou tel élément dans une campagne de pub, qu'il faut rester terre-à-terre et simpliste... Il suffit de regarder la production publicitaire pour les comparer : on fait la promotion de la femme jeune, blanche, mince, musclée, élégante, discrète... La presse féminine, aussi, n'est faite que de ce personnage.

Mon coup de gueule, c'est que lorsque c'est dans Vogue ou Elle, nous sommes habitué.e.s, à la limite, à ce personnage. Cette fois, il s'agit de littérature érotique, quand même ! Ils sont en train, dans les rayons des librairies et sur Internet, de prendre toute la place de la littérature érotique. Aujourd'hui, on tape « littérature érotique » sur Google, on tombe sur Anna Todd. Et pas sur Françoise Rey, ou Anaïs Nin ou même des auteures contemporaines comme Octavie Delvaux. Plein de gens pensent que la littérature érotique, c'est EL James et Anna Todd.

Comme vous l'expliquez, 50 Shades, a posteriori, semble presque hyper subversif en raison de son côté « SM » ?

Camille Emmanuelle : Bien sûr, car j'ai écrit des petits frères et des petites soeurs de Fifty Shades : on ne mettait pas de SM, déjà, pour que ça ne ressemble pas trop à Fifty Shades, mais même dans les positions sexuelles, la description de leur rencontre, des jeux de pouvoirs entre l'homme et la femme dans les romances que j'ai écrites, j'étais encore plus soft que Fifty Shades.

Est-il possible de mettre quelque chose de soi, comme un écrivain, dans ce type de romans ?

Camille Emmanuelle : Comme je l'ai expliqué, il y a eu une sorte d'entretien, assez long, fait de tests, comme dans une grande société, avant de travailler vraiment sur les romans. Le début de l'écriture du premier roman a aussi été celui d'une histoire d'amour avec l'homme qui est aujourd'hui mon mari. Nous nous sommes mariés après 6 mois de relation, à Las Vegas... Pour le coup, c'est une histoire d'amour très rapide, je ne m'y attendais pas. Tout ce qui est le côté sentimental, romantique, même si c'est un peu conte de fées dans ce type de romance, les clichés du coeur qui bat plus vite, de la personne que l'on rencontre sans s'y attendre, ces clichés que l'on peut vivre quand même, après tout, j'y mettais du mien en les écrivant.

Le côté histoire d'amour ne me dérange pas : j'en ai lu énormément, y compris du XIXe et du XXe siècle, j'aime beaucoup la littérature féminine amoureuse, je suis aussi une sentimentale.

Là, ce que je dénonce, c'est le cadre dans lequel se passent systématiquement ces histoires d'amour, celui de l'ultra-luxe et de la thune : il n'y a pas une histoire sans Louboutin, sac Chanel et hôtel en Tanzanie. Pour moi c'est compliqué de mettre en permanence ce décor derrière l'amour. D'autant plus que ce décor est considéré comme glamour selon les canons de la presse féminine et du marketing et que le sexe est toujours propre. Nous avons là le genre d'héroïne qui, lorsqu'elle picole, est pompette, jamais bourrée.On véhicule, avec de type d'ouvrages, ceux qui les écrivent, les éditent et les lisent, des stéréotypes de genres, entre les hommes et les femmes, une image de la femme, élégante, douce, romantique, sentimentale, et exclusivement cela. Elles ne jurent pas, ne se cassent pas la gueule...

Pourquoi pas, sauf que selon moi, la littérature en général et la littérature érotique, c'est un espace où l'on peut sortir de ces stéréotypes qu'on nous balance déjà dans la société. La littérature érotique, ce sont des personnages qui sont peu familiers, comme dans Baise-moi de Despentes, même si ce n'est pas un livre érotique, Putain de Nelly Arcand ou Histoire d'O : des filles parfois naïves, parfois dominatrices, mais surtout une écriture avec beaucoup de tensions et de violences... Si l'on regarde les sagas que j'ai signéessu au début et à la fin, la jeune fille a simplement appris quelle était sa valeur grâce à un milliardaire.

Le plaisir que je prends à lire de la littérature érotique et pornographique, c'est notamment d'avoir des personnages féminins - pas forcément trash, punk ou rock'n'roll - mais des personnages qui ont différents moi et qui m'apportent une autre vision de la féminité, et de ce que c'est que d'être une femme qui jouit. Et là, la femme qui jouit elle me fait chier, mes héroïnes elles jouissent comme des gamines... Quand des 18-25 ans lisent ce type de romans, elles lisent qu'on jouit par pénétration au bout de 4 minutes, ça ne se passe pas que comme cela un orgasme.

Cette écriture dénuée de tout élément subversif a-t-elle fini par contaminer votre propre écriture ?

Camille Emmanuelle : Je n'ai pas écrit de fiction depuis. Au milieu de l'année, après avoir écrit toute une saga, j'ai eu un peu peur : j'écrivais des articles pour Brain ou L'Obs, mais je me suis dit que j'allais avoir du mal à écrire autrement. Je ne pourrais plus écrire « bander », mais « sentir une excitation sous son pantalon - Hugo Boss, évidemment ».

J'ai fait un petit test à ce moment-là, j'ai réécrit une nouvelle porno pour La Musardine, dans Osez 20 histoires de coup de foudre sexuel, et j'ai pris énormément de plaisir à écrire cette nouvelle. C'est l'histoire d'un escort qui rencontre une escorte dans un hôtel, mais tous deux ignorent leur activité. Et leur relation sexuelle se fait hors du cadre habituel, dans une grande liberté. Pour cette nouvelle, j'ai pu écrire « sperme », décrire comment la fille mouillait... Ce n'est pas tant pour l'explicite des mots - même si cela compte - que pour l'attitude des personnages. Dans les romances érotiques, l'homme bande tout le temps, il n'est jamais faible, or, je trouve que le passage de la puissance à la fragilité est aussi excitant dans l'acte sexuel, le fait que l'on enlève son masque social. Quand j'écrivais les passages érotiques dans ces romances, le fait que la personnalité et l'attitude sexuelles de ces personnages ne bougent pas, c'est difficile à écrire.

Ces livres érotiques ne seraient-ils pas le pendant féminin du porno pour les hommes, qui pourrait focaliser sur des schémas de sexualité biaisés, restreints ?

Camille Emmanuelle : Je pense qu'il y a effectivement une influence. Le porno en soi n'est pas critiquable, je trouve, surtout qu'il y a des pornographies, et pas un porno : depuis 10 ans, il y a pas mal de pornos alternatifs ou amateurs ou féministes qui se font. On peut voir du porno différent aujourd'hui.

On critique, et je pense à juste titre, l'accès gratuit, quotidien et sans limites, à ces vidéo pornos sur les Tubes et leur influence sur la fantasmatique, sur les jeunes et leur sexualité. Il n'y a jamais eu d'études précises là-dessus, et c'est bien dommage.

Ces propos sont souvent tenus à des fins militantes, pour réclamer l'interdiction du porno, mais je pense en effet qu'il y a un impact, mais nous ne l'avons pas encore mesuré. Pour être tout à fait honnête, il y a certaines périodes dans ma vie où j'ai regardé beaucoup de porno, et cela a eu un impact, c'est sûr, sur mes fantasmes. D'ailleurs, au moment où j'ai arrêté d'en regarder, mes fantasmes étaient différents.Par rapport à cette littérature, il serait étrange de penser qu'une lectrice de 25 ou 40 ans qui lit une ou deux romances par mois - et qui ne lit souvent que ça, car il s'agit la plupart du temps d'une littérature que l'on consomme exclusivement - ne sera pas influencée par ces lectures.

Mon livre porte essentiellement sur la production, pas sur la réception, mais cette question vaut la peine d'être posée. D'ailleurs, une étude récente a été faite, psycho-sociale, selon laquelle les lectrices de 50 Nuances avaient intégré des codes de sexisme.

Ce que véhiculent finalement ces romances érotiques, c'est une image de la femme soumise à l'homme ?

Camille Emmanuelle : C'est assez malin pour ça, car il y a un vernis contemporain sur ces récits au message très archaïque. On n'est pas non plus dans le bouquin américain des années 40 et 50 avec la femme au foyer : dans son attitude, l'héroïne ne se laisse pas trop faire, son rêve n'est quand même pas de rencontrer un médecin veuf comme dans les livres Harlequin, il y a quelques années. On est sur une jeune fille qui veut avoir une vie professionnelle, par exemple. Ils sont quand même un peu adaptés aux codes post-révolution sexuelle et post-féminisme. Mais cette image reste malgré tout hyper réac.

Que faut-il, dans ce cas, pour faire un bon récit érotique ?

Camille Emmanuelle : Il faut poser la question à Stéphane Rose, directeur de collection de la série Osez... à La Musardine, mais pour avoir pas mal discuté avec lui, je peux dire qu'il faut que ce soit excitant, qu'on évite les clichés, les métaphores... Mais il faut qu'il y ait une histoire, pas qu'il s'agisse d'une simple description crue de l'acte sexuel. Il faut des personnages que l'on n'ait pas trop lu auparavant, une originalité... Ce qui, en soi, fait partie des critères de chaque maison d'édition ! Et là, c'était l'inverse dans les romans érotiques que j'écrivais : c'est une littérature de reconnaissance, dans laquelle il ne faut pas de surprises.

Si l'érotique a été phagocyté par cette littérature lisse, cela signifie-t-il qu'il faut chercher dans le hardcore pour trouver de bons textes ?

Camille Emmanuelle : Effectivement, la romance érotique a bouffé le rayon littérature érotique. Mais la différence entre littérature érotique et littérature pornographique est assez floue : ce qui est pornographique pour l'un est érotique pour l'autre... Si les 3/4 des scènes sont des scènes de sexe, pour moi c'est de la littérature pornographique. S'il y a une histoire et que, au sein de ces histoires, il y a des scènes de sexe, pour moi c'est de l'érotique, c'est comme cela que je les distingue.

Mais, aujourd'hui, lire un poème d'Apollinaire, c'était pornographique à l'époque, mais aujourd'hui, c'est érotique, même si c'est cru. Sade, cela reste pornographique. Anaïs Nin, à l'époque c'était considéré comme pornographique, aujourd'hui, je considère cela comme de l'érotique. Esparbec, par exemple, c'est clairement pornographique. Le temps modifie aussi les perceptions de ces textes.

Avez-vous l'impression qu'il y a aujourd'hui plus de limites dans ce que les éditeurs se permettent de publier ?

Camille Emmanuelle : Au début, l'arrivée du mommy porn, de la romance érotique, de la new romance, j'ai pris ça pour une bonne nouvelle, même si je trouvais que c'était écrit avec les pieds.

Je trouve qu'en fait, ce n'est pas une bonne nouvelle, cela a pris la place dans les rayons de la littérature érotique, et la seule bonne nouvelle, c'est que, comme me l'a expliqué le libraire de La Musardine, librairie spécialisée dans l'érotique, il y a quand même des lectrices qui ont débarqué en demandant : « J'ai lu 50 Nuances, qu'est-ce que je peux avoir d'autre ? » Et là, le libraire retrouve son rôle de prescripteur, il va sortir autre chose que Beautiful Bastards. Cela n'arrive pas souvent, mais ça arrive.

La Musardine, soirée bande dessinée à la librairie

La librairie La Musardine, à Paris (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Pour revenir sur la question du recul dans la liberté des éditeurs, il faut savoir que Françoise Rey écrivait sans pseudonyme alors qu'elle était prof au collège, dans les années 1970-80, et elle est même passée chez Pivot, il me semble. Aujourd'hui, ce ne serait plus possible : une prof de collège qui écrit des textes de cul se fait virer, et sans aucun doute harceler sur les réseaux sociaux. Qui plus est, vu les sujets des textes de Françoise Rey, elle serait sûrement soupçonnée de pédophilie.

La romance érotique autopubliée serait-elle, à l'inverse, un nouveau moyen de libération sexuelle ?

Camille Emmanuelle : Effectivement, une auteure qui a envie de s'aventurer là-dedans aura peut-être moins de barrières qu'auparavant. J'ai entendu parler de ce site, Wattpad, sur lequel des jeunes filles de 14-15 ans écrivent des textes qu'une communauté peut noter et mettre en avant, comme une sorte d'Instagram de l'écriture. Il y a beaucoup de romances érotiques sur ce site, signées par des lectrices de ce style de romans, qui imitent ce style. Ce qui n'empêche pas d'être formaté, cela dit.

Mais ce pamphlet est aussi l'occasion de demander si ce genre va évoluer, et je pense qu'il peut évoluer à mon avis. Pour moi, la série télévisée de meufs a largement évolué ces 10 dernières années : de Sex and the City, qui était déjà une évolution par rapport aux séries à l'eau de rose, à Girls, c'est une véritable révolution. Et pourtant, on est sur des codes de séries de meufs, avec une bande de copines... Mais tout d'un coup, dans Girls, il y a une fille qui a des poils et un petit ventre, il y a une fille qui est tellement excitée par son rendez-vous qu'elle va se masturber dans les toilettes du restau... Pour la représentation de la sexualité féminine, c'est une révolution. Il y a aussi Transparent, avec des personnages lesbiens et trans qui ne sont pas caricaturaux. La série a fait cette révolution post-féministe, en respectant des codes précis mais en les tordant. J'espère que dans la littérature érotique il va y avoir aussi ce twist. Le souci, c'est qu'il y a aussi du faux girl power, ce qui est déjà mieux, cela dit, que pas du tout de girl power.

Je n'attends pas de la littérature érotique qu'elle soit féministe, pas du tout. Un auteur comme Esparbec, beaucoup de féministes ont hurlé contre lui, parce que les femmes sont maltraitées, sexuellement, les mecs les utilisent avant de les jeter. Mais, l'homme qui a l'air dominant, se retrouve à la fin comme un benêt. Les femmes ont l'air faibles, mais elles utilisent en réalité la libido masculine à leur avantage. Je n'attends pas que la littérature érotique respecte des codes ou un certain quota de minorités ou d'handicapés, je veux de la liberté et des personnages très différents !

Votre livre risque de provoquer de vives réactions au de la communauté romance, non ?

Camille Emmanuelle : C'est déjà le cas, puisqu'après un article de Elle, il y a eu une réaction des lectrices, de la communauté, très violente et très sexiste. Elles se sont senties agressées, ont assuré que ce que j'écrivais était faux et le débat a très vite dérivé sur le terrain de la liberté d'expression, en mode « laissez-nous lire de la romance érotique ».

Et cela a très vite dérivé : on en était au point de poster des photos d'hommes bodybuildés avec en commentaire « Comme ça je n'ai pas le droit de le trouver canon ? » Je n'ai jamais interdit personne de fantasmer sur un milliardaire ou sur un mec musclé, je ne critique pas des fantasmes, mon ouvrage décrypte les coulisses de cette écriture. J'alerte avant tout sur cette production massive, culturelle et populaire, que des milliers de jeunes femmes lisent en ce moment : ce serait peut-être utile de savoir ce que c'est informer, décrypter, analyser de l'intérieur, je pense que c'est bien.

J'ai souvent entendu, aussi, dans ces débats : « Puisque c'est populaire et que cela a du succès, il ne faut pas le critiquer, sinon on est snob. » Sauf que je trouve que cette posture est condescendante. S'interdire d'analyser un phénomène parce qu'il est populaire et plutôt consommé par des gens de classe moyenne. Je trouve cela bien plus condescendant que de mettre les mains dans le cambouis pour analyser cette littérature. C'est comme pour le porno : essayons de voir pourquoi Jacquie et Michel fonctionne, alors que c'est de la merde. Essayons de voir pourquoi Cyril Hanouna ça cartonne, pourquoi les gens continuent d'aller à McDo alors que les méfaits de la malbouffe sont connus.Lorsque l'on est féministe au XXIe siècle, on est malheureusement assez habituée à ce genre de réactions, mais le fait qu'elles proviennent de femmes est assez contrariant.

Pour terminer, quelques conseils pour du bon porno écrit et filmé ?

Camille Emmanuelle : J'ai mon Enfer, dans lequel je garde mes ouvrages de cul : un que j'adore, publié aussi à La Musardine, s'appelle Histoires pornographiques, des nouvelles signées par Valentine Abé, un pseudo. C'est fabuleux, très bien écrit et très excitant, une écriture féminine du XXIe siècle, pornographique. J'étais un peu triste, car c'est un one shot pour elle, elle ne continuera pas sa carrière d'auteure porno. Pour ne pas citer que La Musardine, les éditions Blanche publient également des textes de qualité.

Pour les films pornographiques, on peut se tourner vers Erika Lust, notamment XConfessions. Ce sont des vidéos assez courtes, filmées d'après les fantasmes que les internautes publient et que la cinéaste sélectionne : il y a des trucs bi, des trucs SM, des trucs hétéros...

Ça se trouve sur YouPorn ?

Camille Emmanuelle : Non, la qualité, ça se paye : 3 € pour une bonne branlette, ce n'est pas cher, quand on y pense.

Camille Emmanuelle, Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite, Les Échappés.

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Sept éditeurs indépendants au Liban témoignent, dans une série d’interviews réalisées en partenariat avec l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, qui en assure également la traduction. Ces regards croisés permettent de mieux mesurer la situation où chacun se trouve. ActuaLitté propose ce document inédit en exclusivité.

29/09/2020, 14:42

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Stéphane Bern : “Je me ferai toujours le défenseur des bibliothèques ”

Il n’est pas homme à polémiques, pas plus que politicien. Mais attaqué sur « une regrettable maladresse », Stéphane Bern sort de sa réserve. « Je me ferai toujours le défenseur des bibliothèques », indique-t-il à ActuaLitté. Qu’on se le tienne pour dit.

21/09/2020, 07:15

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Et si la librairie de demain était coopérative, mutualiste, écocitoyenne ?

Deux années pour que le projet voie finalement le jour en 2021. La librairie Gibert Joseph du IIe arrondissement de Paris changera bientôt de mains, autant que de perspective. Un projet de Scop se met en place avec pour nom la coopérative des idées, porté par Renny Aupetit.

16/09/2020, 18:30

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Prévenir les catastrophes patrimoniales : “Le temps et l'argent se font rares”

Plusieurs catastrophes patrimoniales de grande envergure, notamment l'incendie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, ont dernièrement attiré l'attention médiatique et suscité l'émotion populaire. Mais ces événements sont malheureusement assez fréquents : le Groupe d'Aide en cas de Sinistre Patrimonial (GASP), en Normandie, apporte ressources et aides pour prévenir ou limiter ces catastrophes. Anthony Zurawski, chargé de mission au sein de La Fabrique de patrimoines, revient sur les activités du GASP.

03/09/2020, 11:57

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De la plantation à la fabrication de papier : ouverture d’une ferme papetière

Papetiers d’art depuis plus de cinq ans, Laurence et Bruno Pasdeloup se sont lancés dans une nouvelle aventure : ouvrir leur papeterie paysanne. Située dans le hameau de Puyberaud (Creuse), la propriété de près d’un hectare leur permettra de cultiver leurs propres matières premières et d’accueillir collaborateurs et curieux, souhaitant mettre « la main à la pâte ». 

26/08/2020, 14:18

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Île Maurice : la crise Covid a multiplié les “entraves à la liberté d’expression”

Éditrice et fondatrice de la maison Atelier des nomades, à l’ile Maurice, Corinne Fleury raconte l’incidence de la crise sanitaire sur son métier. Après 10 années de parutions, avec son conjoint Anthony Vallet, la réalité devient complexe. Et comme on le constate, l’un des enjeux actuels est celui des atteintes aux libertés d’éditer... qui sont malmenées. 

19/08/2020, 11:19

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La Gazette du Sorcier, deux décennies avec Harry Potter

Animer un site web consacré à une seule œuvre témoigne d'une certaine constance, et le faire pendant vingt ans, d'une passion dévorante. La Gazette du Sorcier, un des principaux sites francophones consacrés à Harry Potter, célèbre en 2020 deux décennies d'informations et de créations autour de l'univers créé par J.K. Rowling. 

17/08/2020, 10:33

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“La valeur des bibliothèques ne se mesure pas uniquement sur du quantitatif”

Baisse de la fréquentation et, surtout des inscriptions : la dernière édition de l'enquête « Pratiques culturelles des Français », assurée par le ministère de la Culture, apportait des chiffres assez peu réjouissants pour les bibliothécaires. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) appelle toutefois à relativiser ces données, par la voix de sa présidente Alice Bernard.

03/08/2020, 12:15

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Leha rachète Lynks : “L’imaginaire et la jeunesse vont très bien ensemble”

EXCLUSIF – Le monde de la jeunesse et de l’imaginaire se croisent souvent, et s’apprécient désormais un peu plus. Quelques semaines avant la rentrée littéraire, les Editions Leha – qui publient Pierre Bordage, Steven Erikson ou encore Philippe Tessier – vont reprendre les Editions Lynks. Une nouvelle corde pour l’arc de la jeune Leha.

31/07/2020, 19:00

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Mélanie Leblanc inscrit sa poésie dans les pages, sur les murs et les corps

Mélanie Leblanc aime à disséminer. En dehors des luminaires, des vitrines et des potirons ou, récemment, lors de l’exposition Relier au musée Mallarmé, sur le corps des visiteurs, elle écrit sur papier et publie. Disons qu’elle est une variété de liseron qui fait feu de tous supports. Dès qu’ils sont à sa portée, ses tiges volubiles s’y enroulent. Sa poésie est le liseron bleu, variété cultivée qui ne renie pas ses origines sauvages, le volubilis. Une forme certaine de liberté ne renonçant à explorer aucune direction.

30/07/2020, 11:36

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“Internet ne change pas la poésie, mais en modifie l’accès et la diffusion”

Président du Pen Club français entre 2005 et 2012, et désormais président d’honneur, Sylvestre Clancier aime les mots comme tout poète. Impliqué dans la vie poétique sur le territoire, mais également dans la philosophie — qu’il a enseignée au Québec — il répond à ActuaLitté. Littérature, poésie et bien d’autres au menu.

27/07/2020, 11:46

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La Compagnie Pyramid fait danser les livres au son du hip-hop

Depuis 2015, la compagnie de danse Pyramid sillonne les routes de France et d’Europe pour présenter son spectacle « Index ». Sur scène, les danseurs s’emparent d’ouvrages, devenant alors partie intégrante de la scénographie en tant qu’éléments plastiques et sonores. Outre une recherche d’interaction entre corps et décors, il s’agit également de rendre hommage au livre et d’interroger notre rapport à cet objet. 

24/07/2020, 16:57

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La Bourse aux Livres, nouvel acteur dans la vente de livres d’occasion

Jeune start-up française, La Bourse aux Livres se présente comme une alternative écologique et économique à l’achat de livres neufs. D’abord, à travers une application qui permet à tout un chacun de vendre ses livres d’occasion sous le modèle du dépôt-vente. Puis prochainement, avec sa boutique en ligne. Annoncée pour le 1er juillet 2020, cette initiative marque l'entrée de la société dans le secteur de la vente de livres. L’objectif : revaloriser le plus grand nombre possible d’ouvrages d’occasion en proposant un service simple et transparent.

24/06/2020, 11:37

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Aurélie Filippetti : “La politique culturelle est encore entravée par le fait du Prince”

ENTRETIEN – Députée de la Moselle et ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti évoque les deux mois de confinement et la situation de l’industrie du livre. Libraires, éditeurs, auteurs, mais également plateforme américaine : panorama d’une crise sociale et économique de la filière livre.

18/05/2020, 11:41

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Laurent Beccaria : “Le pilon est un indicateur d’un marché qui dysfonctionne.”

Dans une double tribune, libraires et éditeurs posaient plusieurs constats, au sortir du confinement. La filière livre sort à peine d’une période douloureuse, occasionnant de multiples réflexions sur l’avenir. Laurent Beccaria, directeur des éditions Les Arènes, revient avec nous sur les futurs du livre.

15/05/2020, 12:22

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“Être très créatifs pour protéger la culture, faire vivre, livres et librairies”

Gaëlle Nohant a passé le confinement à Lyon. Et justement, on assimile facilement et hâtivement cette réclusion au travail même de l’auteur. Invitée de notre podcast Les mots en boîte, la romancière répond à nos questions.

12/05/2020, 16:31

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Maxence Fermine : " Dès qu’une menace disparaît, tout le monde oublie l’essentiel. "

« Le bonheur est parfois une petite porte ouverte sur l’intranquillité », et qui détermine consciemment ou inconsciemment la nature d’une quête ou tout bonnement d’un cheminement. Alors que s’il existe une science du doute, celle-ci ne s’abreuve qu’aux confins d’un questionnement initialement irrésolu en arguant sur différents principes souvent contradictoires ; entre soudaine apparition et fulgurante disparition. Ainsi le bonheur devient-il presque logiquement et, inévitablement ombrageux quand bien même, il aspirerait en retour à quelques naïfs espoirs. « L’âme reste un poids pour l’homme ».

28/04/2020, 16:43

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Se baser sur ses émotions pour choisir sa prochaine lecture : Love for Livres

Le développement des technologies liées aux intelligences artificielles, couplé aux possibilités de traitement de masse des données, a ouvert un nouveau champ dans l'étude des émotions liées à l'expérience culturelle. Avec de premières applications intéressantes dans le domaine de la recommandation : le site Love for Livres propose ainsi de découvrir sa prochaine lecture en fonction des émotions que l'on recherche, ou que l'on ressent sur le moment. Entretien avec Céline Mas, sa cofondatrice.

15/04/2020, 12:00

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1 million € d'aide aux auteurs : la SGDL veut “permettre à tous d'en bénéficier”

Situation insolite : début mars, le président de la Société des Gens de Lettres était remplacé, après neuf mois d’activité – en cause, un individualisme peu à l’écoute. Le Comité choisissait alors de le remplacer, sans apporter plus de précisions. Dans un entretien à ActuaLitté, les membres expliquent finalement ce choix, et détaillent le positionnement de l’association. 

04/04/2020, 12:21

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Activité partielle : “Un dossier sur dix seulement passe sans problème”

ENTRETIEN – À situation exceptionnelle, mesures d’exception, comme celle aboutissant à la fermeture des librairies. Le président de la République l’a martelé : « L’État paiera. » Et des mesures pour accompagner les entreprises ont été progressivement mises en place — avec des aides sectorielles spécifiques.

30/03/2020, 10:43

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Véronique Aubouy : “Je n'explique pas Proust, je le vis de l'intérieur”

Rencontre — Après un premier volet pour parler avec Véronique Aubouy de Proust Lu, son projet matrice autour de À la recherche du temps perdu, nous avons poursuivi la rencontre autour de sa performance dans laquelle elle tente de résumer l’ouvrage en une heure. Un échange plus intime, où l’artiste cinéaste se confie sur l’impossibilité de réussir une telle tentative. Et parle de la nécessité de la lecture et de l’importance de s’identifier à d’autres « je » afin d’approcher une multitude de vies possibles. 

26/03/2020, 09:14

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Faire lire La Recherche de Proust, le projet de toute une vie pour Véronique Aubouy

PORTRAIT – Cinéaste de profession, Véronique Aubouy est aussi une grande admiratrice de Marcel Proust. Depuis plus de 27 ans, elle filme des gens de tous horizons et de toutes générations lire quelques pages d'À la recherche du temps perdu. Elle propose également une performance où elle tente de résumer l'ouvrage en une heure. Cette artiste nous avait reçus à son domicile, aux portes de Paris — bien avant les mesures de confinement. L'occasion de revenir sur ces différents projets autour de La Recherche, de son lien avec Proust ainsi que son travail de réalisatrice. 

23/03/2020, 09:52

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Objet : atteinte aux droits sociaux des artistes-auteurs et autrices

Il n’y aura pas de confinement du week-end, ainsi l’a voulu Emmanuel Macron. Voilà qui laissera plus de temps encore aux ministres interpellés par une vingtaine d’organisations professionnelles, sur la question des cotisations sociales. Un courrier enlevé et senti, qui remet l’église au centre du village. Leur texte est ici relayé dans son intégralité.

04/03/2021, 14:31

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#AdopteUnLibraire : “Il n’y a pas d’écrivain sans librairie”

Les librairies ont été hissées au rang de commerces essentiels dans le décret n° 2021-217. Ou plus précisément « les commerces de détail de livres ». Contraint et forcé, comme tant d'autres, non plus d'imaginer, mais de vivre dans un pays aux librairies fermées, le romancier Gilles Marchand, auteur entre autres d’un Funambule sur le sable, adresse à ActuaLitté un texte passionné. 

03/03/2021, 11:10

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La Commission européenne en conflit avec les éditeurs et auteurs belges 

Depuis 2019, La Commission européenne refuse de verser une rémunération aux éditeurs belges pour la photocopie de leurs œuvres par des entreprises et des institutions publiques. L'organisme de gestion collective des ayants droit belges Reprobel publie aujourd'hui un communiqué pour protester contre cette décision. Selon eux, la Commission prétendrait à tort que cette rémunération constituerait une "taxe" dont elle-même et les institutions européennes qu'elle représente en sont exonérées. Nous publions ici leur texte dans son intégralité. 

 

 

03/03/2021, 11:09

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Rapport Racine : “Un an plus tard, nous n’oublions pas”

« Un an après la remise du rapport Bruno Racine, rien ne bouge plus. Notre situation économique et sociale n’a jamais même été aussi catastrophique ! Vous êtes donc nombreux et nombreuses à vouloir agir. Des actions sont nées spontanément de toutes parts (BD, audiovisuel, etc.), et ont été plus ou moins bien médiatisées. Mais, malgré des problèmes communs, rien n’avait encore été rédigé pour l’ensemble des créateurs et créatrices, qui sont pourtant unis par un même statut social et fiscal », indique la Ligue des Auteurs Professionnels.

02/03/2021, 15:43

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France : Amazon assigné en justice pour concurrence déloyale

EXCLUSIF – Le confinement a révélé, à son insu, quelques secrets de fabrication et autres télescopages douteux chez Amazon France. Un différend juridique entre une éditrice et son prestataire a mis en lumière de manière flagrante les arrangements de la firme, aboutissant à une distorsion de concurrence. Tout à la fois revendeur et fournisseur de services, elle aura rendez-vous avec la justice française pour en répondre.

02/03/2021, 15:10

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Les bibliothèques, “des biens communs au service de tous” (ABF)

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et d'autres organisations rappellent, dans un communiqué, la politique documentaire qui constitue le cadre du travail des bibliothécaires, garants des « équilibres de toutes sortes, à l’indispensable pluralisme des goûts, genres et orientations, sans jamais faire prévaloir leurs propres opinions ». Cette piqûre fait suite à deux événements récents qui illustrent une possible ingérence d'une hiérarchie administrative dans ce cadre et ces missions... Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité du texte communiqué.

02/03/2021, 14:45

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Québec : dix ans après, revient l'idée d'un prix unique du livre

La sortie de la députée Ruba Ghazal (Québec solidaire) a pris de court bien des observateurs et acteurs de l’industrie québécoise du livre. Pour autant, sa demande, « est pleinement pertinente », assure Katherine Fafard, directrice générale de l’Association des Libraires du Québec. Et pour cause, un prix réglementé sur la vente de livres intéresse. Et le Québec, de par sa position au sein du Canada, aurait toutes les armes pour se lancer dans la procédure législative.

02/03/2021, 09:12

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Vivants à l'unisson : à la défense du spectacle et des artistes

Ne pas laisser mourir les artistes et le spectacle : voici en quelques mots le sens du texte écrit et diffusé par le chanteur Cali, la thérapeute Anne-Laure Buffet et le poète Éric Poindron. Plus qu’un mouvement d’humeur, un appel à l’aide, parti à la défense (et illustration ?) du spectacle vivant. Un manifeste que ActuaLitté diffuse dans son intégralité.

28/02/2021, 10:35

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Édition : M. le ministre, “les procédures bâillons menacent l’information”

La liberté d'information, mais aussi la liberté de publier, sont toutes deux menacées par un processus judiciaire vieux de cent quarante ans, dénonce l'éditeur Florent Massot dans un courrier envoyé au Garde des Sceaux, ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. D'après Florent Massot, le coût pour l'accusé de la citation directe, dans le cadre d'une plainte en diffamation, est dangereux pour la liberté d'informer. Nous reproduisons ci-dessous le courrier envoyé par l'éditeur au ministre de la Justice, en intégralité.

26/02/2021, 15:11

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La “censure politique et idéologique” menace en Pologne

Le PEN Club polonais vient de communiquer à ActuaLitté une déclaration officielle sur la situation juridique du pays. Au cœur de cette intervention, un exercice de censure « politique et idéologique ». Une situation d’autant plus délicate qu’elle découle d’une destruction méthodique du travail universitaire, autant que d’une réécriture de l’Histoire. Le texte est ici présenté dans son intégralité.

26/02/2021, 14:16

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Le Pass Culture et la lecture : et si ça fonctionnait ?

Toujours en phase d'expérimentation, le Pass Culture doit prochainement révéler les conditions de sa généralisation à tous les jeunes Français et Françaises de 18 ans, doté de 300 € et non 500 € comme prévu. Dans les librairies, les niveaux des réservations sont généralement très bons, malgré certaines réserves sur les effets concrets du Pass dans la promotion de la lecture.

26/02/2021, 13:00

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“La responsabilité sociale et environnementale est au cœur de notre projet”, Éditions Leduc

Les éditions Leduc viennent de communiquer un détail, non exhaustif, de leurs engagements écoresponsables, « mis en pratique depuis des années maintenant ». Et d’ajouter : « Comme toujours, ce sont tous nos services et chacun de nos salariés qui portent individuellement et collectivement ces engagements. » Le texte est proposé dans son intégralité.

25/02/2021, 09:54

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Recherche universitaire : une “police de la pensée” bientôt à l'oeuvre ?

Quand les situations économiques et sociales des étudiants et des universités frisent la catastrophe, les responsables politiques évoquent l'« islamo-gauchisme » qui orienterait de nos jours la recherche universitaire. Un concept aux contours flous, adopté par Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin et désormais Frédérique Vidal, dont la Ligue des Droits de l'Homme pointe la dangerosité. Nous reproduisons ci-dessous le texte que nous a fait parvenir l'organisation.

23/02/2021, 15:01

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Étudier la Shoah en Pologne et risquer un procès en diffamation...

Pour défendre la liberté d’expression et exprimer sa solidarité avec les professeurs et historiens Barbara Engelking et Jan Grabowski, le Centre PEN suisse romand interpelle le président de la République de Pologne. L’organisation fait part d’une grave inquiétude au sujet du procès en diffamation contre ces deux chercheurs de renommée internationale et co-auteurs d’une publication intitulée Night without End (Plus loin, c’est encore la Nuit) et publiée en 2018.

23/02/2021, 10:04

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Le PEN Club français condamne les violations évidentes des droits humains par le Maroc

Le jeudi 28 janvier dernier, l'historien et intellectuel Maâti Monjib a été condamné à un an d'emprisonnement, jugé coupable de « fraude » et d'« atteinte à la sécurité de l'État ». Un verdict qui survient plusieurs années après le début du procès en question, ouvert en 2015, et qui évoque une « mesure arbitraire » au PEN Club français. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, le texte diffusé par l'organisation.

22/02/2021, 16:44

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Portrait des bibliothèques en ”sociétés d'émulation“, ou laboratoires d'idées

Les bibliothèques auraient l'environnement nécessaire pour devenir des think tank modernes – quoique le terme soit désormais connoté. L'auteur Jean Behue le suggère : il présente une invitation à réinventer les bibliothèques en sociétés d'émulation, ces cercles d'amateurs et de passionnés qui ont fleuri dès le XVIIIe siècle, et se sont prolongés par la suite dans un bel élan de libération individuelle et collective. Un billet à savourer.

22/02/2021, 09:36

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Biélorussie : créateurs, artistes, auteurs “particulièrement visés par la répression“

Depuis plusieurs mois, la Biélorussie traverse une forte période d'instabilité politique : si le président Alexandre Loukachenko a été réélu en août 2020, une partie de la population conteste les résultats de cette élection. Et, plus largement, dénonce le climat liberticide dans le pays. Le PEN Club français témoigne de sa solidarité avec les manifestants, et en particulier les créateurs et artistes, dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

19/02/2021, 11:19

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Éditeur indépendant : passion ou profession ?

« En avril 2021, cela fera 10 ans que je fais officiellement des livres, au sein de ma petite maison d’édition indépendante de livres d’art : les Éditions Hartpon. Si cette date anniversaire est une bonne occasion de constater que la “passion“ reste intacte, je me dis qu’elle pourrait l’être également pour faire un premier bilan de ma manière de considérer cette “profession“, aujourd’hui. » Par Caroline Perreau, fondatrice des Éditions Hartpon.

18/02/2021, 12:56

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L'infernale circulaire 2016, ou la retraite à prix d'or pour les auteurs

Ah, la retraite : paisible repos après une dure vie de labeur, accompagnée d’un pécule qui permettra d’offrir les étrennes de fin d’année ou la petite enveloppe d’anniversaire. Ou dans certains cas, plus rares, de faire creuser la piscine rêvée. Pour les artistes-auteurs, l’Agessa se vit confier le soin de collecter les sommes, avec l’incurie que l’on a fini par découvrir… Et qui n’en finit pas. 

17/02/2021, 15:58

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Tribune : lettre ouverte à “Mon Amie L'Urssaf“

« Tu dois fredonner Dalida chaque matin au petit déj, mon Amie (cf : Paroles paroles) À l'autre bout du téléphone, l'AA (cf : Artiste Auteur) songe à se reconvertir. Moine Bouddiste ou Sado Maso ? Macramé ou bilboquet ? On hésite. » Virginie Jouannet est écrivaine et dépend du statut Artiste Auteur. Dans son texte que nous reproduisons ici en intégralité, elle évoque un quotidien fait d'infinies mésaventures administratives. 

17/02/2021, 12:06

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Poésie et livre numérique : la délicate transition du mot à l'écran

Si vous avez déjà acheté de la poésie au format numérique, et à plus forte raison de la poésie en vers, vous vous êtes sans doute rendu compte que les contraintes formelles propres à ce genre littéraire se heurtent aux contraintes techniques de l’ebook. Face à ce constat, les éditeurs de poésie adoptent différentes stratégies, allant de la non-publication de leurs titres en numérique à une réflexion sur la manière dont le numérique peut servir la poésie.

16/02/2021, 14:46

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Territoires, collectivités et culture : “On ne peut plus attendre”

L’urgence se dessine. La Fédération nationale des collectivités pour la culture (FNCC) alerte le gouvernement, alors que l'été se profile.... et que, déjà, des festivals annoncent l’annulation de leur édition 2021. Le désarroi s’ancre dans le monde des arts et de la culture. Une colère légitime grandit. Dans un tribune, la FNCC demande instamment à Roselyne Bachelot d'être reçue, et entendue. Leur texte est ici diffusé dans son intégralité.

16/02/2021, 11:37

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Les avanies des auteurs face à l'URSSAF : “C'est de mal en pis”

« L'impéritie informatique et téléphonique de l'Urssaf vis-à-vis des auteurs se perpétue. Matinées perdues à tenter de parler à un humain, site informatique nase, lettre comminatoire vous enjoignant de faire une déclaration en ligne sous peine de lourdes amendes, journées en vain perdues à tenter de le faire... » Dominique Sels est autrice, et comme d’autres, en proie aux affres de l’URSSAF. Dans un billet, elle évoque les difficultés rencontrées « avec ces bandits de grand chemin ».

16/02/2021, 09:22

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Rustica et Système D interpellent leur PDG, Vincent Montagne

Le groupe Lagardère n’est pas seul à s’interroger sur le devenir de ses médias. Au sein de Média Participations, groupe éditorial comptant plusieurs magazines et présidé par Vincent Montagne, certaines structures tirent la sonnette d’alarme. En effet, la direction du magazine de jardinage Rustica et du magazine de bricolage Système D a décidé de contraindre ses journalistes à accepter des tâches publicitaires ou de « placements de produits ».

12/02/2021, 12:27

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Droit de réponse d'Emmanuel Pierrat : des accusations “diffamatoires” et “grotesques”

Suite à un article publié le 8 février dernier, qui évoquait le dépôt d'une plainte pénale par le PEN Club français contre son ancien président, Emmanuel Pierrat, ce dernier a fait parvenir un droit de réponse à la rédaction d'ActuaLitté. Nous le reproduisons ci-dessous, dans son intégralité. Emmanuel Pierrat avait pourtant été contacté, préalablement à la publication de l'article en question, mais n'avait pas donné suite.

09/02/2021, 16:35

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Ankama, c’est aussi de la bande dessinée

RENCONTRE – Ankama Éditions fête ses quinze ans cette année. Occasion de revenir sur une initiative éditoriale née un peu par hasard. Ankama, c’est avant tout des jeux vidéo en ligne, mais aussi des livres. Si la société roubaisienne est toujours associée à Dofus, elle s’est aussi fait une place dans le monde de l’édition, et plus particulièrement de la bande dessinée, en une quinzaine d’années. 

09/02/2021, 13:06

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Pour avoir préféré la croyance à la pensée, et pour le reste : “Ni oubli ni pardon”

Depuis des mois maintenant, le monde de la culture et de la création ne cesse de hurler  à la mort. La sienne. Mille fois, du plus humble au plus célèbre, les créateurs, auteurs ou interprètes, dans une unanimité inédite, ont répété partout que fermer durablement les lieux de spectacles, de monstration, de vente, était un désastre. Désastre culturel, désastre économique, désastre personnel, désastre social, désastre psychologique, désastre à tous les étages. Par Yves Frémion, écrivain animateur de PEPS-Culture.

09/02/2021, 11:10

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Moniteurs étudiants : entre la “procédure” et la “bienveillance", Paris 3 balance

Ce mardi 2 février, les moniteurs étudiants de la bibliothèque Sainte-Barbe, rattachée à l'université Sorbonne Nouvelle — Paris 3, débrayaient une nouvelle fois, accompagnés par des bibliothécaires permanents et des professeurs de l'université. Alors que la crise sanitaire frappe de plein fouet les étudiants, ils réclament le maintien de leur rémunération en cas de confinement et de fermeture de l'établissement. Une partie du personnel de la bibliothèque les soutient et réclame plus de moyens.

05/02/2021, 17:41

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Gabriel Matzneff publie Vanessavirus, son ultime livre

EXCLUSIF – Ce mois de janvier ne manque définitivement pas de rebondissements : alors que le titre de Camille Kouchner, La familia grande, vient de sortir en grand format, sa parution fait écho à la sortie en poche du Consentement, l’ouvrage de Vanessa Springora. L’éditrice avait dénoncé avec force les actes de Gabriel Matzneff, et toute la complaisance autour du personnage. Quelque peu oublié des médias, l’auteur n’a pour autant pas quitté la plume. Et s'apprête même à publier son prochain titre, Vanessavirus.

02/02/2021, 09:30

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Édition : “Le livre et la revue de théâtre souffrent actuellement”

Plusieurs marchés du livre dans le monde, notamment anglophones ou européens (en partie), font petit à petit état d'une année 2020 pas si catastrophique, économiquement parlant. On ne le répétera toutefois jamais assez : un chiffre d'affaires global masque de fortes disparités, notamment selon les tailles des maisons d'édition. Ou les secteurs : 12 maisons d'édition de théâtre alertent ainsi sur leur situation, et celle du livre et de la revue de théâtre. Leur texte est reproduit ci-dessous, en intégralité.

29/01/2021, 10:00

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Financement, structure, Livre Paris : les Grandes espérances 2021 du SNE

Livre Paris 2020 compte parmi les premiers salons victime de la crise sanitaire. Pas de manifestation pour la capitale française, et pas de revenus pour le Syndicat national de l’édition, coorganisateur avec Reed Expositions France. Au cours des dernières semaines, les messages promotionnels n’ont pourtant pas manqué, rassurants ou tentant de l'être. Ainsi, la programmation se dévoile pour partie : l’Inde reste le pays à l’honneur, quand le monde d’après servira de fil rouge à l'ensemble. 

27/01/2021, 16:20

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Auteurs : des “pratiques injustes et inéquitables”

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec procède actuellement à une consultation en ligne sur la révision des deux lois sur le statut de l’artiste. Dans son mémoire déposé aujourd’hui au ministère, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) affirme que la loi qui régit le statut des écrivain·e·s est injuste, inéquitable et inapplicable, et revendique un nouvel encadrement législatif. L'association accompagne son intervention d'un texte reproduit ici dans son intégralité.

26/01/2021, 13:06

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FIBD d'Angoulême : “[N]ous avons plutôt le sentiment d’être exemplaires”

Un an après le dévoilement du Rapport Racine, destiné à améliorer la condition des artistes-auteurs, le collectif Artistes Auteurs en Action (AAA) levait le poing et appelait à un boycott du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD). L'organisation pointait le manque d'engagement politique et d'effets, après ce rapport, mais critiquait aussi la posture du FIBD. Franck Bondoux, délégué général de la manifestation, leur répond dans un texte, reproduit ici dans son intégralité.

26/01/2021, 09:28

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Et si se remettre à lire était aussi génial qu'arrêter de fumer ?

Personne n’a raté l’intervention du ministre de la Santé : avec l’arrivée du variant britannique – qui n’a rien d’un patient anglais – se profile un reconfinement. Ces mesures durcies, en regard d’un couvre-feu déjà plombant, résonnent avec les propos de décembre dernier : nous étions avertis. Alors, comment préparer cette prochaine période de disette, quand on a abandonné la lecture ? Aujourd’hui, petit traité d’optimisme.

22/01/2021, 17:26

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Secret défense : une classification d'archives sans limite de temps ?

Depuis un an, l’association des archivistes français se bat pour faire la lumière sur les archives classées Secret défense. En cause, l’avenir des documents, pour lesquels l’AAF demande une déclassification. L’association vient d’entamer une nouvelle procédure, en déposant un recours au Conseil d’État « contre la nouvelle version de l’IGI 1300 et pour l’accès aux archives selon les termes de la loi ». Leur tribune est diffusée en intégralité ci-dessous.

20/01/2021, 11:51

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Droit de réponse d'Emmanuel Pierrat : “J'ai choisi de ne pas briguer un second mandat" au PEN

Suite à la publication d'un article, le 14 janvier dernier, consacré aux accusations du PEN Club français portées à l'encontre de Me Emmanuel Pierrat, ancien président de l'organisation de défense de la liberté d'expression des auteurs, ce dernier a fait parvenir à ActuaLitté un droit de réponse. Il est publié ci-dessous en intégralité.

19/01/2021, 09:37