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L'édition et l'environnement : “70 % des romans sont imprimés en France”

En septembre, le Bureau d'Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne (BASIC), un think tank qui évalue les impacts sociaux, sanitaires et environnementaux des secteurs économiques, publiait une étude très critique sur l'édition et son usage des ressources. Pascal Lenoir, président de la commission Environnement et Fabrication du Syndicat national de l'édition, chargé de la fabrication chez Gallimard, revient sur les conclusions de cette étude et, plus généralement, sur la problématique « compliquée » de la fabrication au sein de l'édition française.

Le 18/12/2017 à 11:00 par Antoine Oury

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18/12/2017 à 11:00

Antoine Oury

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(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

ActuaLitté : Qu'avez-vous pensé de l'étude présentée par le BASIC en septembre dernier, qui établissait le coût pour la société de l'édition française ?

Pascal Lenoir : Le problème majeur de l'étude est d’ordre méthodologique. Elle a notamment été réalisée sans consultation de la filière et de la profession. Une étude sérieuse suppose de consulter, d'interroger, de recueillir des informations et de les confronter pour parvenir à une conclusion objective. Ce qui n’est pas le cas. Et les conclusions présentées sont fausses. Ces dernières ont été, hélas, reprises par les médias [y compris ActuaLitté, NdR] sans vérification ni échange ou concertation avec les acteurs de la profession.

Cette étude est pourtant sourcée, et des éditeurs ont été consultés, selon le BASIC. Que vous inspirent ces sources ?

Pascal Lenoir : Si les sources ne sont pas cohérentes, comment en tirer une analyse sérieuse ? Mélanger des chiffres des années 1960, des années 1980 et des années 2000 ne rime à rien. Sur la problématique du papier, par exemple, évoquer une échelle mondiale et l'appliquer uniquement au livre, qui utilise principalement des papiers spécifiques, par exemple les papiers que nous appelons bouffant au sein de la profession, ne peut pas être exact. 

Dans cette étude, on explique que 48 % du papier est fabriqué en France pour l'édition de livres, romans et poches. Je pourrais ne pas relever cette inexactitude. Pourtant, quitte à tendre une perche à nos détracteurs, et par souci de vérité, la réalité est que 5 % à peine du papier utilisé pour les romans et poche par les éditeurs français, est fabriqué en France. En revanche 90 % de la pâte utilisée provient d’Europe.

En bref, ce rapport est fait d’éléments compilés, qui mis bout à bout, aboutissent à des conclusions erronées.

Seuls 5 % du papier bouffant utilisé par l'édition française est donc fabriqué en France ?

Pascal Lenoir : En effet, on peut le regretter, mais c’est une réalité. Comme je vous l’expliquais, le roman et le poche nécessitent une impression sur du papier, dit bouffant. Or, qui aujourd'hui en France est en capacité de produire du papier bouffant ? À ma connaissance, seuls deux ou trois papetiers en France. Ce sont de petites usines, qui n’en produisent que de faibles quantités. C’est une réalité industrielle. 

L'examen de l'édition, de ses pratiques et de son empreinte écologique par le BASIC vous paraît-elle justifié ?

Pascal Lenoir : Le BASIC évoque des pratiques mondiales. Or, il me semble important de rappeler que le poids de l'édition française dans la consommation totale de papier en France n’est que de 5 à 7 % maximum, selon l’étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Et si l’on reprend l’analyse du BASIC qui porte sur le roman et le poche, ce poids est encore plus minime. Pourquoi le BASIC stigmatise-t-il la production éditoriale ? Quels intérêts sert-il ? Pourquoi ne pas étudier les 95 % qui pèsent tellement plus en termes d’empreinte écologique ?

L'étude du BASIC et certains observateurs du monde de l'édition affirment qu'une certaine logique productiviste est à l'œuvre dans l'édition, avec un important volume de livres mis au pilon. Cette analyse est-elle pertinente ?

Pascal Lenoir : Les chiffres avancés par le BASIC sont aberrants. Pensez-vous vraiment que les éditeurs décideraient de produire 100 pour jeter 80 ? Même en termes de pure rentabilité économique, c’est un non-sens. 

Pensez-vous vraiment, pour un éditeur, que vendre 20 pour jeter 80 serait plus rentable que de produire moins ? Par ailleurs, comment, en imprimant 100 pour vendre 20, cela pourrait-il être viable pour l'ensemble des acteurs de la chaîne du livre ?

Que deviennent ces ouvrages invendus ?

Pascal Lenoir : Sur l'édition en général, il y a 25 % de taux de retour, au global. Ce que deviennent ces ouvrages varie en fonction du diagnostic effectué par les chaînes de tri pour réintégration ou pilon. Les livres non abimés sont réintégrés dans nos stocks et remis sur le marché en fonction des commandes libraires. Ce qui permet aux éditeurs d'éviter des réimpressions. Cela concerne tous les types d’ouvrage : les livres de littérature, les beaux-livres, les livres pour enfants, etc.

Il y a ensuite les livres qui sont abimés, notamment du fait des manipulations en librairie. Ceux-là vont au pilon. Les livres au faible coût facial, qu'il coûterait trop cher de réintégrer dans le stock, partent aussi au pilon, ainsi que les livres millésimés qui par nature ont une durée de vie très courte.

Techniquement, les ouvrages pilonnés sont broyés pour faire des balles, qui sont envoyées ensuite au recycleur.
Il faut comprendre que sur un plan purement économique, pour des ouvrages chers à produire si l’on compare le coût du tri et de la réintégration à celui de la réimpression, il est plus intéressant pour un éditeur de réintégrer un ouvrage dans le circuit de diffusion que de l’envoyer au pilon. 

Que deviennent les livres pilonnés ?

Pascal Lenoir : 100 % des pilons vont au recyclage. Pour information, une fibre vierge peut être recyclée 5 à 7 fois. 

Ensuite, quelle nouvelle vie pour ce papier recyclé ? Beaucoup d’usages sont possibles : papier recyclé, carton, journaux...

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Pourquoi est-il impossible d'utiliser autre chose que la fibre vierge ?

Pascal Lenoir : Il n’est pas impossible d’utiliser du papier recyclé. L’édition en utilise lorsque c’est possible. Mais pour deux raisons principales, il est peu utilisé : d’une part les qualités de papier recyclé ne correspondent pas aux papiers utilisés (exemple il n’existe pas de bouffant en recyclé) ou le papier n’est pas de qualité suffisante (exemple pour les manuels scolaires). Il faut comprendre que la fibre, une fois traitée mécaniquement et chimiquement pour le désencrage, donne un papier de qualité moindre. D’autre part, il n'y a pas assez de ressource. 

En France, le recyclage pose-t-il problème ?

Pascal Lenoir : Pour les éditeurs, le problème principal est celui de la disponibilité de la ressource. Pourquoi ne produit-on pas en France davantage de papier recyclé ? Le problème n’est pas industriel. Il est politique, à l’échelle locale et nationale. Il faut lire sur ce sujet le rapport Bardy : nous n'avons pas de politique claire sur le recyclage des vieux papiers. 

Quelles sont les informations fournies à l'éditeur au moment de l'achat du papier ?

Pascal Lenoir : Les éditeurs, très majoritairement, achètent du papier certifié ou recyclé 90 % selon notre dernière enquête. Cette certification, à laquelle les éditeurs sont très attachés, oblige les forestiers à replanter plus d'arbres qu'ils n'en coupent et à entretenir de façon durable la forêt.

Le papier est fabriqué principalement à partir de coupes d'éclaircies, c'est-à-dire les petits arbres, les branches, voire les copeaux de bois. Indirectement, la production de papier participe au nettoyage de la forêt. C'est en partie grâce à des pratiques de certification que le taux de croissance de la forêt européenne est positif.

Par ailleurs, nous avons une chance énorme pour le livre : le bois dont est issu le papier est une ressource naturelle, locale, qui peut être renouvelée rapidement et recyclée. Contrairement aux composants d’autres industries comme la téléphonie ou l’informatique, qui font appel à des ressources non renouvelables.

Concrètement, pour les romans Gallimard, il est impossible de savoir d'où vient la pâte à papier ?

Pascal Lenoir : Difficile de répondre globalement à votre question. Si vous me posez la question aujourd’hui ou si vous me la posez demain, ma réponse sera différente, car les approvisionnements de pâte des papetiers diffèrent selon la période de commande. Pour ce qui est du bouffant par exemple la pâte provient à 90 % d’Europe et 70 % des forêts scandinaves.

Les certifications et labels sont-ils une garantie suffisante ?

Pascal Lenoir : Apportons d'abord une précision : un label repose sur du déclaratif. Une certification suppose un contrôle par des bureaux certifiés et agréés. Je voudrais rappeler que les éditeurs achètent majoritairement du papier certifié (90 %). Ils travaillent avec les papetiers, les forestiers, des ONG telles que WWF, des organismes de certification tels que FSC ou PEFC.

Rappelons également que les éditeurs utilisent Imprim'Vert, grâce à l'Uniic, l'Union nationale des industries de l'impression et de la communication, qui est à l’initiative de la création de cette certification française, dont le BASIC ne parle pas dans son étude. Imprim’Vert interdit l’utilisation de produits toxiques et organise le stockage des produits dangereux : ce label réunit aujourd’hui plus de 2200 imprimeurs en France et en Europe. Ce fut un travail de longue haleine qui s’est construit dans la durée depuis 1998.

D'autres labels et certifications sont laissés de côté par le Basic, comme ISO 1401 ou Éco Label...

L'application des certifications a-t-elle évolué ?

Pascal Lenoir : Editis, en tant qu’entreprise, est certifiée FSC, ce qui n'est pas plus mentionné dans l'étude. Pour une petite maison d'édition, il est beaucoup plus difficile d’obtenir cette certification : c’est toute une organisation administrative à mettre en place pour répondre aux audits et autres formalités exigées. De plus, FSC réclamait au départ une cotisation basée sur le chiffre d'affaires de la maison d'édition, et non sur sa consommation de papier FSC.

C’est pourquoi le SNE a travaillé avec FSC pour rendre cette norme plus facilement applicable dans l'édition, de livres comme de magazines. Aujourd'hui, si le papier est FSC et que la chaîne de certification est complète jusqu'à l'imprimeur, alors le livre peut être certifié FSC. Au même titre que PEFC.

Pour mémoire, un papier certifié provient de forêts durablement gérées. Ce qui veut dire du reboisement, des coupes définies préalablement, et une traçabilité.

La norme PEFC est toutefois assez contestée par les ONG...

Pascal Lenoir : Oui, PEFC est contestée par WWF et Greenpeace qui soutiennent FSC et en sont à l’origine. Le SNE ne rentre pas dans ces débats et recommande à ses adhérents d’utiliser du papier certifié PEFC ou FSC. Pour les livres imprimés en Europe, le SNE recommande plutôt l’usage de papiers issus de bois européens —  qui nécessitent moins de transport — certifiés PEFC ou FSC. Les papiers FSC sont susceptibles d’être plus porteurs de carbone que PEFC, car cette dernière certification est plutôt utilisée pour les bois non européens. Ces papiers sont donc susceptibles d’avoir effectué un plus long trajet que les papiers PEFC.

Pour les livres imprimés en dehors de l’Union européenne, la certification FSC est conseillée. Mais je rappelle que l’édition française ne pèse que 5 % de la consommation totale du papier en France.

Certes, l'édition ne pèse que 5 % de la consommation de papier, mais Greenpeace a tout de même fait appel à des éditeurs pour faire plier Résolu dans le conflit qui les opposait.

Pascal Lenoir : En France, nous n'achetons pas de papier à Résolu. C'est un problème qui concerne le territoire américain et canadien. Et des procédures judiciaires sont en cours [celle aux États-Unis s'est terminée par le rejet des demandes de Résolu, NdR]

Un éditeur dispose-t-il d'information sur l'origine du bois utilisé pour son papier ?

Pascal Lenoir : L’éditeur n’a pas vocation à être en lien direct avec les forestiers. Il est en relation avec le papetier qui met à sa disposition le paper profile, la carte d'identité de l'usine ou du papier. Cette carte d’identité est mise à jour tous les ans par les papetiers.

Le traçage de l'origine du papier est un sujet complexe. Pourquoi ? Parce que la production, à un instant T, est liée à des approvisionnements distincts et donc des mélanges (fibres longues, fibres courtes…) de lots de bois de différentes origines. C'est un peu comme si l’on voulait vérifier d'où provient le coton d’un jean en termes de nature de coton et provenance. 

À chaque papier correspond un usage spécifique. Selon les cas, le besoin de résistance du papier suppose l’utilisation de telle fibre plutôt qu'une autre. Un exemple, l'eucalyptus, est très peu utilisé dans les papiers bouffants bois et sans bois. Car c'est une fibre courte. 

D'où viennent les fibres longues ?

Pascal Lenoir : Les fibres longues proviennent principalement du cèdre et des épicéas européens. Elles sont privilégiées pour la production les papiers bouffants qu’utilisent les éditeurs pour leurs ouvrages de littérature générale et de poche.

(stanze, CC BY SA 2.0)

Qu'en est-il du reboisement ? Comment s'organise-t-il ?

Pascal Lenoir : Cela va dépendre des forêts : en Finlande, cela va plutôt être du bouleau ou du sapin, la forêt des Landes plutôt du sapin, au Portugal, plutôt de l'eucalyptus sur certains parcelles...Pour en savoir plus, il est possible de regarder sur le site UPM Forest, qui explique la gestion forestière. 

Quel est le volume de livres imprimés en France ?

Pascal Lenoir : 70 % des livres sont imprimés en France, pour les romans, d'après l'étude de la DGE et de l'UNIIC

Pour ce qui concerne les romans et le poche, les éditeurs de littérature générale, et Gallimard en fait partie, impriment leurs livres en France, dès que cela est possible. Lorsqu’une maison d’édition imprime un Goncourt par exemple, il faut être en capacité de fournir un grand nombre d’exemplaires très vite : On privilégie alors la proximité.

En revanche, pour les ouvrages qui nécessitent de l'électronique ou des pop-up, notamment les livres pour enfants, on ne trouve ni en France ni en Europe la main-d'œuvre suffisante pour assurer les volumes. Par conséquent, nous faisons fabriquer les ouvrages en Asie, en Chine notamment, où se trouvent à la fois le papier, les composants électroniques, les compétences humaines, à des prix compétitifs. La consommation de papier fabriqué en Asie représente 0,5 % de la consommation globale du papier en France.  

Estimez-vous que l'industrie française de l'impression n’a pas été soutenue ?

Pascal Lenoir : Si aujourd’hui nous pouvons imprimer 70 % de nos romans et poches en France, c’est grâce aux imprimeurs dont l'outil, le service, et le prix s'adaptent à nos besoins. 

Pour des livres reliés, nous imprimons souvent à l'étranger, mais surtout pour des raisons de disponibilité de main-d'œuvre, d'outils et de chaîne industrielle. La France n'a pas porté son industrie pendant des années, car cette dernière n’était pas considérée comme une priorité.

Ce sont des problématiques industrielles dont les pouvoirs publics doivent s’emparer.  

À notre petite échelle, nous travaillons avec nos confrères imprimeurs sur des projets communs pour faire progresser la filière. Avec l'Uniic, la DGE, les imprimeurs, mais aussi les papetiers, les photocompositeurs, les photograveurs… le SNE a créé Clic.Edit, par exemple, pour faciliter les échanges de données informatisées entre tous les acteurs de la fabrication du livre.

Quelles solutions se présentent pour pallier ces carences de l'industrie ?

Pascal Lenoir : Les éditeurs travaillent en permanence avec les imprimeurs pour améliorer les outils, les process, la formation des salariés, pour que les bons investissements soient faits. Mais ce n'est pas l'édition qui va pouvoir pallier les carences de l’industrie française. 

Quel est votre avis sur l'impression numérique ?

Pascal Lenoir : L’impression numérique est très utile pour des petits tirages. Mais il est aussi utile de savoir que l'impression numérique à jet d'encre ne permet pas de désencrer correctement le papier, ce qui nuit à la qualité de la pâte ensuite.

L'étude du BASIC fait la promotion des encres végétales. Mais celles-ci ne peuvent être utilisées que sur certaines machines et pas sur toutes les technologies. C’est un problème de chimie.

Les usages des livres ont-ils une incidence sur leur fabrication ? 

Pascal Lenoir : Les éditeurs ont une démarche d’écoconception, car ils font des choix techniques induits par la durée de vie estimée de l’ouvrage. Prenons un livre scolaire : avec un façonnage qui n'est pas le bon, il devra être renouvelé tous les ans. Avec du pelliculage, du carton, ce genre d'ouvrage peut sembler coûteux sur le plan environnemental. En réalité sur le long terme, il ne l'est moins, car sa durée de vie est plus longue. 

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

La problématique livre est compliquée, on ne peut pas appliquer un process unique sur l'ensemble de la production éditoriale. Publier un ouvrage de bande dessinée et un livre pour enfants, un grand format ou un dictionnaire, ne fait pas appel aux mêmes contraintes techniques. 

Votre question me permet d’introduire une autre idée, fondamentale dans le domaine de l’édition : la notion de temps long. Le livre a une durée de vie longue : le livre s'achète, se transmet, on le revend d'occasion. Il ne se jette pas. Et si d’aventure, il est trop usé pour être encore lu et qu’il doit être jeté, il y a la poubelle pour cela. Pourquoi certains voudraient-ils considérer le livre comme un déchet ménager alors que les gens ne le jettent pas ? 

C'est un vieux débat : ÉcoFolio considérait au contraire que le livre devait être considéré comme un déchet ménager, et donc que l'édition devait assumer ses responsabilités vis-à-vis de la prise en charge du recyclage.

Pascal Lenoir : L'édition est soumise à la responsabilité élargie du producteur (REP), et elle paie à ÉcoFolio donc l’écocontribution pour ses documents commerciaux et publicitaires, mais pas pour le livre. Le livre n’est pas considéré comme un déchet par la loi. Nous sommes assujettis aux normes jouets pour certains livres pour enfants : nous faisons les tests nécessaires. Et là encore nous nous conformons à la législation. Pour le livre scolaire, la loi demande qu'ils soient certifiés ou recyclés : ils le sont tous. Mais à partir du moment où la loi et l'usage indiquent que le livre n'est pas un déchet et que c’est l’usage, je ne vois pas pourquoi nous irions au-delà.

Que pensez-vous des solutions proposées par le BASIC à la fin de son étude ?

Pascal Lenoir : Nous appliquons déjà ces solutions depuis longtemps. Le groupe Hachette va même jusqu'à publier le bilan carbone de chacun de ses livres. Peu, y compris parmi les médias, peuvent se prévaloir d’en faire autant.

Par Antoine Oury
Contact : ao@actualitte.com

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C’est un petit séisme auquel a assisté l’édition voilà une semaine : après la publication d’une quinzaine d’ouvrages et près d’un million de livres vendus, Patricia Darré décidait de collaborer avec Mickaël Palvin fondateur de l’agence littéraire Héraklès. Pourquoi ce choix, quand la notoriété et la réussite sont avérées ? Et que dit cette relation nouvelle de l’époque ?

13/02/2026, 17:01

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Les Passantes : des vies effacées qui éclairent l’Histoire

Comme les éditions Anacharsis misent sur les vies effacées, l’historien Philippe Braunstein ouvre le bal de cette collection si brassensienne. Et l’intéressé (Philippe, pas Georges) d’attaquer d’emblée un détail éditorial : « Donc je peux dire tout de suite que je suis furieux de la couverture qui a été faite, parce que ça n’a aucun rapport avec Venise, ni avec un noble vénitien, ni avec un ambassadeur, et ils ont inventé un portrait qui n’existe pas. »

09/02/2026, 17:19

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Bernard Werber : “L'imagination est un artisanat qui réclame une certaine rigueur”

Depuis quelques semaines, Bernard Werber s’installe comme un horloger mystique prêt à disséquer l’imaginaire humain et la littérature, à travers un podcast qu'il a monté. Ici, pas de nostalgie confortable : place au moteur brut, à l’idée nue, au monde qui naît sous le scalpel narratif. Entre méthode d’atelier et pulsion de création, il démonte la fiction pièce par pièce, puis la relance comme une machine vivante prête à happer l’auditeur.

06/02/2026, 14:11

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Beyrouth Paradise de David Hury : “Tout le monde a quelque chose à cacher à Beyrouth“

Beyrouth s’accroche aux branches du cèdre du Liban comme par miracle, ce pays reste un mystère pour Marwan Khalil, désormais à la retraite. Sa pension de flic n’étant pas suffisante, il a ouvert dans son quartier, un cabinet de détective privé. Pas de quoi vivre dans le luxe, mais bien assez pour s’acheter de quoi fumer et mettre de l’essence dans sa bonne vieille Alfa dans laquelle, dans ce nouvel opus, il écoute les cassettes de Chris de Burgh en boucle. 

02/02/2026, 10:53

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“Proposer des livres à petit prix, c’est une belle mission”

Un livre à petit prix posé entre des chargeurs de téléphone, des timbres et des chariots de supermarché : la scène a quelque chose de trivial et de politique à la fois. Avec le rachat d’Expodif et de Temps Livre, Maxilivres revendique une vision industrielle de la lecture : faire circuler des millions d’ouvrages hors des circuits consacrés, capter l’achat d’impulsion, épouser les contraintes budgétaires et transformer l’économie circulaire en moteur culturel.

29/01/2026, 10:00

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Radiographie du Brésil : “On vit encore aujourd’hui les résultats de chaque mauvais choix”

Plonger dans Eldorado, c’est embarquer à l’arrière d’un camion brinquebalant, quelque part entre une saga familiale, une radiographie politique et un western tropical sans héros. Marcello Quintanilha raconte le Brésil comme on raconte une cicatrice : sans pathos, avec précision, en laissant affleurer la colère, la tendresse et les regrets. Un roman graphique comme une confession à ciel ouvert, où l’histoire intime devient un procès-verbal du siècle.

23/01/2026, 16:00

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Lire les images : le pari du livre de photographie en bibliothèque

Bibliothécaire à la médiathèque L’Odyssée de Lomme, Mario Alonso retrace, dans cet entretien, la création d’un rayon consacré au livre de photographie, les choix de médiation qui l’accompagnent et l’évolution du regard du public sur ce type d’ouvrages. Il revient sur sa manière d’aborder la photographie comme un langage narratif, sur l’importance de l’éducation à l’image et les raisons qui le conduisent à intervenir lors de la prochaine journée professionnelle dédiée au livre photo, organisée à Amiens.

22/01/2026, 10:14

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Toujours vient la nuit : l'art poétique de Robert E. Howard, créateur de Conan le Barbare

Ce 22 janvier parait la première édition intégrale bilingue des poèmes de Robert E. Howard (1906-1936), intitulée Toujours vient la nuit/Always Comes Evening. Imaginée par Mecanic Books, cette publication jette une nouvelle lumière — assez noire — sur l'œuvre du créateur de Conan le Barbare et de Solomon Kane, en présentant ses poèmes traduits par François Truchaud et Patrice Louinet. Les éditeurs reviennent sur cet ouvrage insolite, au façonnage audacieux, sublimé par les illustrations d'Antoine Leisure.

22/01/2026, 09:57

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Format, papier, rythme : le travail invisible derrière les livres photo

Dans l’édition photographique, le livre n’est jamais un simple contenant. Format, papier, rythme des pages, respiration des images : tout concourt à transformer une série de photographies en un objet lisible, manipulable, partageable. Ce travail de mise en forme, souvent invisible pour le lecteur, est pourtant au cœur de la création éditoriale. Designer graphique spécialisée en identité visuelle et typographie, autrice et enseignante, Lucie Baratte en a fait son terrain de pratique et de réflexion, notamment à travers sa collaboration de longue date avec les éditions Light Motiv.

22/01/2026, 07:16

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Congo-Brazzaville : “Nos histoires méritent d’être imprimées, lues et transmises”

Au Congo, Jevic Josué Otiléon, fondateur de Centrale Comics, est le lauréat du Prix Lili 2025, mais c’est aussi un auteur, dessinateur, entrepreneur, acteur engagé, rêveur, passeur et bâtisseur. Une belle personnalité, calme et attentive aux autres, qui construit un catalogue ambitieux en accompagnant patiemment ses auteurs de BD. Propos recueillis par Agnès Debiage (ADCF Africa).

19/01/2026, 12:34

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Feryane, 34 ans de grands caractères : “Une belle aventure“ qui s’achève

Créée en 1991 et basée à Viroflay dans les Yvelines, la maison d’édition Feryane, spécialiste des rééditions en grands caractères, a annoncé sur son site sa cessation d’activité au 31 décembre 2025. L’entreprise familiale laisse derrière elle plusieurs centaines de titres, et une histoire de lecture partagée, portée dès l’origine par une femme convaincue qu’un lecteur malvoyant devait pouvoir lire « la même chose que sa cousine ».

15/01/2026, 17:10

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Ô Mères d’Iran de Massoumeh Raouf : le cri d’une mère courage

« L’Histoire ne se répète pas, elle bégaie » avait déclaré Mendès-France à la tribune de l’Assemblée Nationale. L’Iran, pour son grand malheur, se prête parfaitement à cette maxime. Massoumeh Raouf, journaliste iranienne, a fui son pays à la suite de sa condamnation à 20 ans de réclusion. Elle réussit à s’évader de prison et a raconté sa détention ainsi que son évasion en 2022 aux éditions Balland dans Évasion de la prison d’Iran

15/01/2026, 16:46

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Et si le webtoon sauvait la BD sur smartphone ? L’expérience inattendue de Bang !!

À l’origine de Bang!, il n’y a ni pitch de start-up calibré ni fascination naïve pour la technologie. Il y a d’abord un constat, presque évident que pose Clément Cousin : l'offre de BD numérique actuelle, ne fonctionne pas. Ou plutôt, « la façon de consommer de la BD en digital est cassée », résume-t-il sans détour. Trop souvent, l’adaptation numérique se contente de transposer la page papier sur un écran qui n’a jamais été pensé pour elle (ni peut-être à elle). Résultat : une expérience inconfortable, peu fluide, parfois décourageante.

15/01/2026, 16:09

Autres articles de la rubrique À la loupe

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TikTok, enfance et attention : qui raconte encore l’adolescence ?

Le signalement de TikTok au parquet de Paris par le ministère de l’Éducation, dans un contexte mondial de restrictions d’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs, pose une question plus ancienne que l’algorithme : qui raconte encore l’adolescence ? Face à l’écran infini, les romans réinstallent la chambre, l’ennui, la honte, le désir, le regard des autres et le temps long, fragile, de la formation de soi, loin des réponses administratives. 

07/05/2026, 14:38

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“Pas de liberté de création sans indépendance éditoriale”

La fronde des auteurs et autrices des éditions Grasset choqués par le limogeage du PDG Olivier Nora, ordonné par l'actionnaire Vincent Bolloré, a ouvert tout un champ de réflexion et d'interrogations quant au manque de protections des écrivains face aux maisons d'édition et leurs propriétaires. Les membres de la Scam et les lauréats et lauréates du Prix Albert Londres affirment leur solidarité, dans un texte reproduit ci-dessous.

07/05/2026, 13:13

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Affaire Grasset : pourquoi 617 artistes-auteurs réclament une “nouvelle loi Jean Zay” ?

ENQUÊTE — La crise qui secoue Grasset a déclenché un mouvement inédit d’auteurs. Mais elle révèle surtout une histoire plus longue : celle d’un rendez-vous manqué pour les auteurs, depuis 1936, avec des droits sociaux et professionnels que les éditeurs ont contribué à empêcher.

07/05/2026, 11:41

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Écrire un roman ? Je n'attendais que ça

9 Octobre 2018 : Un brin soûl de quelques mignonnettes de whisky enchaînées dans l’avion — bien loin tout de même des outrances d’Ange Delagrive, je rissole sur le tarmac de l’aéroport international de Fa’a'ā en attendant mes bagages. Par Arnaud Garnier.

06/05/2026, 11:07

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Éditeur “référent”, cession de 10 ans maximum... Comment éviter une nouvelle affaire Grasset

Le limogeage d'Olivier Nora, ex-PDG de Grasset, par Vincent Bolloré a mis en lumière la puissance de l'actionnaire, mais aussi la faiblesse de l'auteur dans la relation contractuelle avec une maison ou un groupe d'édition. Dans un texte reproduit ci-dessous, le Conseil Permanent des Écrivains (CPE) appelle les pouvoirs publics à agir pour renforcer le droit d'auteur, via plusieurs mesures.

05/05/2026, 12:14

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IA : “Un secteur économique se construit sur le pillage généralisé” des oeuvres

Après l’adoption unanime, le 8 avril, d’une proposition de loi instaurant une présomption d’utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d’IA, 81 organisations de la culture, de la presse et de la création interpellent les députés. Elles défendent un marché de licences volontaires, fondé sur l’autorisation, la transparence et la rémunération, face à ce qu’elles décrivent comme un pillage généralisé des œuvres protégées.

05/05/2026, 10:38

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Du sanglier au surimi : Astérix passe à table chez Fleury Michon

Contrairement à une idée reçue, Hachette ne fait pas bouillir la marmite en vendant l’image d’Asterix à l’industrie agroalimentaire : elle était déjà sur le feu. En héritant d’un personnage compatible avec la consommation de masse, le groupe l’a simplement inscrit dans une exploitation plus systématique. Le banquet est devenu une stratégie de licensing qui cette année sert les intérêts d'une société spécialisée en préparations charcutières...

04/05/2026, 16:53

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Pourquoi le Tarot de Wirth fascine-t-il encore ?

Réduit à la divination, le tarot de Wirth perd sa singularité. Redessiné il y a un siècle par l’occultiste Oswald Wirth, ce jeu puise dans l’Égypte ancienne, la kabbale, le pythagorisme et l’alchimie. Autrice du livre Lire le tarot avec l'Oswald Wirth (éditions Trajectoire) Régine Brzesc-Colonges en éclaire chaque arcane, entre traditions initiatiques, mythes et symboles, pour rappeler la portée spirituelle d’un tarot pensé comme science de l’âme.

04/05/2026, 16:34

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Les algorithmes et l'IA réduisent les horizons de nos bibliothèques

La Commission européenne s'est intéressée à la découvrabilité des œuvres au sein de l'environnement numérique, concept qu'elle explore dans un épais rapport de 300 pages. Une partie dédiée au livre pointe le risque que font courir réseaux sociaux, plateformes de vente et autres algorithmes pour la diversité linguistique et la variété des œuvres et artistes mis en avant.

04/05/2026, 16:01

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Quand les milliardaires commercialisent leur futur, la SF en dévoile les pièges

Elon Musk, Sam Altman, Mark Zuckerberg et Jeff Bezos ne vendent plus seulement des technologies. Ils imposent des infrastructures qui redessinent l’espace, l’attention, les corps et la mémoire. Face à cette privatisation du futur, la science-fiction et l’anticipation offrent une contre-enquête : leurs romans montrent ce que l’innovation masque lorsqu’elle devient pouvoir, marché et langage commun, jusque dans l’industrie du livre.

04/05/2026, 15:36

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Comment l’édition jeunesse endure les campagnes de censure de livres

Aux États-Unis, les interdictions de livres ne relèvent plus d’incidents locaux isolés. Voilà des années que l’American Library Association et de PEN America décrivent une censure structurée, portée par des groupes de pression, des élus et des décisions administratives. Ses effets touchent les bibliothèques, les écoles, les auteurs et l’édition jeunesse, désormais confrontée à un risque économique direct.

02/05/2026, 14:51

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Ce que les guerres de Poutine, Trump et Netanyahu laissent aux vivants

Trump, Poutine, Netanyahu, Macron, Merz, Kagame, von der Leyen. Vous qui faites la guerre, la prolongez, la financez, ou en préparez de nouvelles. Vous qui lisez des projections de pertes acceptables. Certains d'entre vous, du moins. Il existe des hommes et des femmes qui ont regardé en face ce que vous produisez. Pas depuis un bureau. Ce sont des romanciers.

02/05/2026, 09:52

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La maison de Kenneth White déchire ses héritiers à Trébeurden

À Trébeurden, l’avenir de la maison de Kenneth White oppose deux visions de son héritage. D’un côté, le légataire, la mairie et Stéphane Bigeard défendent un projet culturel à redéfinir, porté par une nouvelle structure. De l’autre, l’Institut international de géopoétique, par la voix de Régis Poulet, exige le respect strict des volontés de l’écrivain et la création d’une maison d’artistes à Gwenved. Entre enjeux patrimoniaux, querelles associatives et incertitudes juridiques, le dossier reste loin d’être tranché.

30/04/2026, 16:02

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IA : la présomption d’utilisation des oeuvres attendue à l’Assemblée nationale

Une proposition de loi visant à instaurer une présomption d’utilisation des œuvres par les systèmes d’intelligence artificielle, dans un contexte de débats sur l’entraînement des IA à partir de contenus culturels protégés, doit encore être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Le Syndicat national de l’édition (SNE) souscrit à une tribune collective appelant les députés à examiner sans délai ce texte, déjà adopté par le Sénat. 

28/04/2026, 10:27

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Témoignage : le démantèlement d'une librairie, vu de l'intérieur

Au cœur d'une époque particulièrement anxiogène, la fermeture d'une librairie pourrait passer inaperçue. L'événement n'est toutefois pas anodin, parce que la librairie n'est pas un commerce comme les autres. À l'heure où les difficultés s'accumulent pour le secteur, le témoignage publié ci-dessous vient rappeler ce que ces commerces ont de si spécial, et ce que l'on perd, collectivement, avec l'abaissement définitif du rideau.

28/04/2026, 09:39

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La coopérative éditoriale, réponse à la déferlante Bolloré

La crise ouverte chez Éditions Grasset, après l’éviction d’Olivier Nora dans un contexte de reprise par Vincent Bolloré, suscite une riposte politique et intellectuelle. Trois acteurs liés aux Éditions Syllepse et au Réseau Bastille avancent une hypothèse radicale : transformer l’éditeur en coopérative pour préserver le pluralisme.

27/04/2026, 16:41

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Le manque d'envie, principal obstacle à la lecture ?

La question taraude de plus en plus de professionnels du livre, dans le monde entier : comment expliquer la baisse de l'intérêt pour lecture, souvent observée à travers l'ensemble de la population ? Une enquête de l'Ifop, consacrée aux pratiques culturelles des Français, suggère une absence d'envie pour la lecture, plus qu'un manque de temps ou d'argent.

27/04/2026, 16:05

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La crise chez Grasset “révèle des déséquilibres structurels anciens”

Le licenciement d'Olivier Nora par Vincent Bolloré et le mouvement de départ de plusieurs centaines d'auteurs de la maison d'édition Grasset, en guise de protestation, a jeté la lumière sur la fragilité de l'indépendance éditoriale. La Ligue des auteurs professionnels et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse rappellent, dans un texte publié ci-dessous, que les créateurs restent bien peu protégés face à la puissance des groupes éditoriaux.

27/04/2026, 16:02

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10 idées reçues sur l’édition qui sabordent votre projet de livre

Publier un livre reste entouré d’illusions tenaces, entre promesses de succès fulgurant et doutes paralysants. À rebours de ces représentations, Nathalie Philippe démonte, avec précision et sans complaisance, les principaux mythes qui freinent ou déforment le passage à l’écriture. De la légitimité à l’autoédition, l'éditrice et fondatrice de La Sirène aux Yeux Verts éditions remet l'église au centre du village. 

26/04/2026, 19:03

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“Défendre le livre c’est défendre la liberté de penser et de créer”

L'industrie du livre deviendra-t-elle enfin un échosystème ? Un espace collectif, commun, en mesure de faire corps pour assurer sa pérennité. Jérôme Sion, président de L'Agence Unique, Occitanie Culture adresse à ActuaLitté une tribune exhortant les professionnels à « garantir leur liberté collective ». Une adresse autant qu'un espoir.

24/04/2026, 20:32

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Le 23 avril, journée mondiale du livre : il faut célébrer “le droit d’y accéder”

Ce 23 avril marque la journée mondiale du livre, l'occasion d'en ouvrir un et de profiter des bienfaits de la lecture. Mais cette activité reste très limitée pour les personnes atteintes d'une déficience visuelle, qui ne peuvent pas lire des ouvrages imprimés d'une manière standardisée. La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France rappelle, dans un texte reproduit ci-dessous, les obstacles auxquels ils font face, ainsi que le manque de volonté politique pour lever ces barrières.

23/04/2026, 15:56

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Après Grasset, où aller ? 4000 éditeurs indépendants prêts à accueillir les auteurs

Partir, oui, mais où ? La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) annonce son soutien aux nombreux auteurs et autrices souhaitant quitter leur maison pour rejoindre les « 4000 maisons d’édition indépendantes » et faire vivre autrement le livre et la création. Quitter les grandes maisons pour une édition plus indépendante : tel est le pari de la Fill.

22/04/2026, 12:08

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Artistes-auteurs : le ministère de la Culture “dénature le sens” du vote de l’Assemblée nationale

En janvier, l’intersyndicale réunissant une trentaine d’organisations réagissait déjà à un courrier de l’URSSAF : « Artistes-auteurs : ce qui change pour votre protection sociale en 2026 ! ». Quelques mois plus tard, le ministère de la Culture présente un projet de décret d’application de la réforme, vivement contesté par les organisations, qui y voient un détournement du vote des députés. Le texte de l'organisation est reproduit en intégralité ci-dessous.

22/04/2026, 11:06

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Esthétique du dévoilement : faire politiquement de la littérature

Le travail de Michael Roch s’inscrit dans celui d'une génération d’auteurs cherchant à renouveler les formes narratives pour mieux rendre compte des réalités politiques et culturelles du monde contemporain. Dans ce texte, il défend une « esthétique du dévoilement » qui rompt avec les formes héritées et revendique une littérature qui nomme, explicite et engage le lecteur face aux mécanismes de domination.

21/04/2026, 16:22

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Contrats d’auteur : les écrivains réclament une réforme face à la concentration

Le Conseil permanent des écrivains (CPE) alerte sur les effets de la concentration croissante dans l’édition, relancée par l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset. Dans une tribune reproduite ci-dessous, l’organisation appelle à adapter le cadre légal et à rouvrir les discussions avec les éditeurs, notamment sur les contrats d’auteur, la durée des cessions de droits et le respect du droit moral.

21/04/2026, 16:03

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“L’enfance est précieuse et fragile, la littérature essentielle” : les auteurs Grasset Jeunesse inquiets

Un collectif d'auteurs des éditions Grasset Jeunesses se mobilise à travers une tribune pour soutenir « la liberté de création [qui] est indispensable aux bons livres ». Alors que la maison fait l'objet d'une attention médiatique à la hauteur de ce qu'elle traverse, ActuaLitté publie leur texte en intégralité.

21/04/2026, 15:31

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Clause de conscience : “Il s’avère impératif que le gouvernement s'engage”

Exclusif – Vice-présidente du Sénat, membre de la commission culture, éducation et communication, la sénatrice Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine, groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) appelle aussi de ses vœux, après les événements au sein du groupe Hachette, à la création d'une clause de conscience pour les auteurs. Mais cet ajout au contrat d'édition ne pourra se faire rapidement qu'avec le soutien du gouvernement, qu'elle interpelle par un courrier à Catherine Pégard, ministre de la Culture. Il est reproduit ci-dessous, en intégralité.

21/04/2026, 08:35

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Les festivals littéraires montent au créneau après le départ d’Olivier Nora

Les responsables de festivals et manifestations littéraires réunis au sein du réseau RELIEF prennent la parole après l’éviction d’Olivier Nora. Dans un texte collectif, ils expriment leur attachement au rôle des éditeurs dans la chaîne du livre et leur inquiétude face aux conséquences pour les équipes. Ils rappellent l’importance du lien construit avec les auteurs et le public, dans un contexte de fragilisation de la lecture. Une prise de position qui souligne aussi les équilibres du monde éditorial contemporain.

20/04/2026, 16:12

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Grasset : face à “la mise au pas”, la CFDT réclame des “garanties d'indépendance éditoriale”

L'interventionnisme de Vincent Bolloré dans les entreprises dont il est le propriétaire n'est pas une nouveauté. Mais, en limogeant le PDG des éditions Grasset, le milliardaire réactionnaire a rendu plus visibles les risques que fait courir la financiarisation de l'édition sur l'organisation des maisons et leur production. Dans un texte reproduit ci-dessous, la CFDT Livre-Édition appelle le Syndicat national de l'Édition et les pouvoirs publics à agir, sans tarder.

20/04/2026, 11:52

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“Entendre le peuple ? Mais à quoi bon : nous savions très bien ce qu’il lui fallait”

Sous couvert de réforme administrative, la transformation annoncée de la Sécurité sociale des artistes-auteurs ravive un vieux soupçon : celui d’un pouvoir qui consulte sans jamais infléchir ses décisions. Entre continuité assumée des pratiques, marginalisation des représentants élus et contournement du cadre législatif, le récit d’une modernisation tourne à la critique d’un système fermé sur lui-même. Lady En Passant quelque chose à nous en dire.

19/04/2026, 14:34

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Grasset à l'ère Bolloré : “Ce n’est pas une coïncidence, c’est une méthode”

ANALYSE – La séquence ouverte par la reprise en main de Grasset, au sein d’un groupe lui-même intégré à l’écosystème constitué par Vincent Bolloré, s’inscrit dans une logique désormais identifiée au-delà du seul cas français. Le rapport Right to Write de la Fédération des scénaristes d’Europe décrit précisément ces configurations, où concentration des médias, recomposition des directions culturelles et transformation des conditions éditoriales convergent vers un même objectif : encadrer les récits en circulation dans l’espace public.

19/04/2026, 12:26

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“Le livre ne produit plus de la pensée, il produit un message”

Concentration capitalistique, soupçons d’alignement idéologique et rupture avec une tradition éditoriale pluraliste : la mise à l’écart d’Olivier Nora après vingt-six ans à la tête de Grasset agit comme un révélateur. Thibault Leonard, fondateur de Primento, analyse cette recomposition du paysage du livre interrogeant l’indépendance des catalogues et, au-delà, le rôle démocratique de l’édition. 

19/04/2026, 12:02

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“Ce que l’affaire Olivier Nora m’inspire en tant qu’éditrice indépendante”

« Après Grasset, à qui le tour ? » La question que pose Sophie Caillat, présidente des éditions du Faubourg, maison indépendante, a quelque chose de piquant. Mais elle donne surtout l’occasion de partager quelques remarques, formulées dans un post et que nous reproduisons ici avec son autorisation. 

18/04/2026, 10:51

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Grasset, ou la “prédation” des actionnaires

Après l’éviction d’Olivier Nora de la tête de Grasset, la Société des Gens de Lettres dénonce une emprise croissante des actionnaires sur les orientations éditoriales. Dans un communiqué offensif, l’organisation alerte sur un risque systémique pour la liberté de création et appelle à des mesures d’urgence, de la clause de conscience à une régulation accrue du secteur.

18/04/2026, 10:26

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Roland Topor : derrière l’humour noir, l’exil

Avec la réédition de La Plus Belle Paire de seins du monde, publiée par L’Arbre vengeur, l’occasion est donnée de redécouvrir, derrière le farceur génial, un écrivain de l’exil, du masque et de l’inquiétude. Par Charles Garatynski.

17/04/2026, 18:04

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Fayard, Grasset : les libraires dénoncent la “mise au pas” d'Hachette par Vincent Bolloré

Après Fayard, Grasset : le limogeage d’Olivier Nora cristallise les inquiétudes d’une profession confrontée à une transformation brutale du groupe Hachette. Dans cette tribune, le syndicat des libraires dénoncent une reprise en main idéologique et ses effets sur l’équilibre du secteur. Au-delà d’un départ, c’est toute la chaîne du livre qui se dit fragilisée.

16/04/2026, 18:13