#Economie

Will Self : “La prose est une façon très insuffisante de refléter les vérités absolues”

ENTRETIEN – Ce Britannique improbable semble être romancier depuis toujours, et journaliste avec la même assiduité. Quand il raconte qu’à 10 ans, il avait dévoré Dune de Frank Herbert, Ballard ou encore les livres de Philip K. Dick, on ne peut imaginer que le garçon tourne mal. Son personnage, lez psychiatre londonien Zack Busner, est de retour, dans les années 70. Avec Requin, publié à L’Olivier, on jubile. Et plus encore en rencontrant le bonhomme...

Le 26/12/2017 à 12:47 par Auteur invité

0 Réactions |

Publié le :

26/12/2017 à 12:47

Auteur invité

Partager cet article sur Linkedin Partager cet article par mail Imprimer cet article
ActuaLitté
propos recueillis par Fabrice Colin

ActuaLitté : Pour les lecteurs les plus, disons, « conventionnels », pour ceux, aussi, auxquels votre œuvre ne serait pas familière, la trilogie entamée avec Parapluie – et dont Requin est le deuxième tome –, peut paraître quelque peu intimidante. 

Certains spécialistes prétendent que le Finnegan’s Wake de Joyce est plus simple à appréhender lorsqu’on le lit à haute voix. De même, pensez-vous qu’il existe une bonne façon de lire Parapluie ou Requin ? Une sorte de méthode ? 

Will Self : Il me semble que n’importe quel lecteur abordant cette trilogie avec un cœur brave et un esprit aiguisé retirera beaucoup de sa lecture. Voici ce que disait le Daily Mail de Requin : « La lecture peut en sembler austère, mais, après quelques pages, c’est comme se laisser glisser dans un bain chaud et parfumé. » Vous mentionnez Finnegan’s Wake, mais, en vérité, ma trilogie est loin d’être aussi impénétrable que ce roman. Elle est même beaucoup moins compliquée à lire qu’Ulysse. (La raison pour laquelle les critiques contemporains qualifient mon œuvre de « difficile » réside, me semble-t-il, dans le fait que, le roman ayant perdu sa place prépondérante au sein de notre culture, les gens ne s’attendent plus à ce qu’un texte présente la moindre difficulté : ils cherchent à ce qu’on les distraie, pas à ce qu’on les éveille.) 

En aucun cas je ne me livre aux jeux de mots alambiqués chers à Joyce, et les allusions culturelles que je me permets – même quand elles sont obscures – se réfèrent à notre monde contemporain, non à un Dublin vieux de plus d’un siècle. D’une certaine façon, la forme que revêtent les trois romans de ma trilogie reflète la façon dont notre lecture d’un texte est désormais impactée, à l’âge des médias digitaux, s’entend. Le roman, en tant que forme, était jadis tributaire du codex – de l’objet-livre – et, à l’instar du codex, il se devait d’être entièrement explicite, autoréférentiel. 

À présent que le texte peut être lu sur des supports digitaux, le roman n’est plus soumis aux confinements du codex – il serait possible d’établir une édition de Requin et du reste de la trilogie dans laquelle les lecteurs auraient juste à effleurer les passages qu’ils ne comprennent pas et les allusions qui leur échappent, afin qu’une exégèse détaillée leur soit fournie. Le côté monolithique des romans – Parapluie ne contient pas de chapitres, les deux autres ne sont même pas séparés en paragraphe, et les passages d’un personnage à l’autre ne sont pas annoncés – rappelle également les flux RSS ou les lignes de cotations boursières défilant en continu – un monde saturé de sens et de signification. À cet égard, je marche dans les pas de mes prédécesseurs modernistes, qui n’hésitaient pas à intégrer les techniques émergentes du montage cinématographique au sein de leurs propres textes.

Les lecteurs à qui j’ai pu parler évoquent, à propos de leur lecture, une expérience hypnotique et onirique, et j’en suis heureux (un point commun avec Joyce, j’imagine), car qu’est-ce que la vie, sinon « un rêve qui nous empêche de dormir » ? Il existe d’excellentes versions audio des romans en anglais et, sans doute, lire des passages à voix haute peut aider à s’approprier la cadence de la prose, voire à en mettre le sens en évidence. Mais la vérité, c’est que ce commentaire ne s’applique qu’à la version anglaise des textes, non aux traductions de Bernard Hoepffner dont je ne puis juger la musicalité.  

À propos de Bernard Hoepffner, justement : a-t-il travaillé seul, ou vous a-t-il posé des questions à un moment donné ? Je suppose qu’il est très important, avec un texte d’une telle ampleur, d’être certain – autant que possible, en tout cas – que le traducteur adopte le ton juste, qu’il a bien compris votre travail, n’est-ce pas ?

Will Self : Que ce soit pour Parapluie ou pour Requin, j’ai eu de longues discussions avec Bernard Hoepffner. Pour être franc, à présent qu’il est mort, je ne sais pas du tout si nous serons en mesure de retrouver un traducteur d’un tel niveau, quelqu’un capable de s’attaquer au troisième volet de la trilogie. Bernard a longtemps vécu en Angleterre, et il possède une connaissance approfondie des mœurs anglaises et de l’argot associé. Reste que les textes lui ont parfois donné des sueurs froides – notamment parce que les références culturelles et les allusions afférentes sont souvent tordues, pour ne pas dire distordues. 

Je parle un peu français et, quand lui et moi nous sommes penchés sur la manière dont il devait retranscrire certaines de ces références particulières et parfois obscures, j’ai commencé à souffrir en songeant à la façon dont mon texte le faisait souffrir, si vous voyez ce que je veux dire. J’ai eu le sentiment qu’il « maîtrisait » ce qu’il faisait, et je lui reste immensément reconnaissant du travail fourni, mais je ne suis pas en mesure de juger de la qualité de ses traductions et je suis forcé, en la matière, de m’en remettre à l’avis de collègues ou d’amis français.

Saviez-vous, quand vous vous êtes lancé dans Parapluie, que ce roman allait devenir le premier tome d’une trilogie ? Aviez-vous une idée générale de ce que vous alliez raconter ? Est-ce que l’écriture, le genre d’écriture que vous utilisez dans ces livres, vous est venue naturellement ?

Will Self : Le style s’est déployé de façon très naturelle – ou, plutôt, il me semblait très naturel de prendre ce virage moderniste. Voici ce que j’entends par là : focalisation sur une seule conscience à la fois ; abandon de la distinction entre représentations diégétique et mimétique ; déroulement de l’action dans un présent continu. Pour quelle raison cela m’apparaît-il comme naturel ? Parce que c’est à cela que la vie ressemble en vrai. La plupart du temps, on ne nous pas les choses : on nous les montre. Tout nous arrive directement, sans filtre, sans l’intercession de quelque narrateur omniscient qui s’exprimerait à la 3e personne ; et tout nous arrive maintenant, pas au cœur de quelque passé illusoire. 

Je ne vais pas le nier : au moment où j’écrivais Parapluie, j’éprouvais quelques craintes quant à la façon dont le livre serait accueilli. Mais paradoxalement, écrire de cette façon était plus simple pour moi que de recourir à une prose dite « conventionnelle ». 

Et, non : quand j’ai commencé ce livre, je ne savais pas du tout qu’il s’agirait de la première partie d’une trilogie – j’en aurais été, je crois, formidablement intimidé. C’est seulement quand je l’ai terminé, et que j’ai commencé à songer à ce que j’allais faire ensuite que l’idée des deux romans suivants est née en moi. Parapluie constituait le lien entre la psychopathologie de masse et la technologie émergente, dans le contexte des charniers de la Première Guerre mondiale. Mon idée était de considérer les itérations de cette relation contrariée dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre d’Irak. Je ne dis pas que Requin et Téléphone (le troisième roman de la trilogie, qui vient de sortir en Angleterre) me sont venus d’un coup – mais une bonne partie quand même. 

Quel était le point de départ de Requin ? Une image ? Une pensée ?

Will Self : L’étincelle initiale est une image de Parapluie. Ne croyant pas aux médicaments miracles, Zack Busner, mon psychiatre de protagoniste, réfléchit à la façon dont il a administré du LSD à une patiente dans le cadre d’une psychothérapie. Les remèdes miracles n’existent pas, se dit-il. « Cette conclusion, [il] y était arrivé trois ans plus tôt quand, fixant des yeux avec horreur le morceau de miroir au-dessus du lavabo dans les toilettes exiguës au sous-sol de la Willesden Concept House, il avait vu son nez se détacher d’au-dessus de sa lèvre et commencer un circuit hésitant – mais néanmoins indéniablement réel – de son visage. » Raison pour laquelle l’action de Requin est située avant celle du premier roman, au sein de la « Concept House » en question. 

L’image du nez de Busner évoquant la nageoire dorsale d’un requin m’a mené à la tragédie du USS Indianapolis, par l’intermédiaire du fameux monologue de Quint dans Lesdents de la mer de Spielberg, quand le chasseur de requins (joué par Robert Shaw) révèle à ses compagnons qu’il était l’un des 900 soldats contraints d’abandonner son navire après que ce dernier a été torpillé par un sous-marin japonais – soldats qui, de fait, ont dû subir la pire attaque de requins connue de l’histoire. Le fait que l’Indianapolis était le navire qui transportait la charge nucléaire de Little Boy, la bombe d’Hiroshima, pourrait être considéré comme… providentiel. Quoi qu’il en soit, c’était cohérent avec mon schéma liant psychopathologie, guerre et technologie.  

Vous semblez priser la forme courte, les nouvelles... et mépriser le naturalisme en tant que moyen de refléter la réalité. Votre trilogie entend-elle relier entre elles une myriade de petites histoires, les agréger en une plus vaste pour donner naissance, disons, à une certaine vérité diffractée — une vérité qui ne pourrait être exprimée sous la forme d’un roman « classique » ?

Will Self :Requin est peut-être le plus sauvage de mes trois romans ; il n’en est pas moins doté d’une intrigue resserrée et d’un arc narratif bien défini. J’ai tendance à considérer cet état de fait comme un échec personnel – une porte dérobée ouverte sur les consolations plus classiques de la fiction. Loin de mépriser le naturalisme, je crois simplement que les formes conventionnelles de fiction en prose font montre d’un pseudo-naturalisme dénaturé. Mon autre problème, avec les romans conventionnels, est qu’ils adhèrent à la maxime de Stendhal selon laquelle « l’art est le miroir de la vie », une assertion ridicule, de mon point de vue : Dieu est mort, et la vie d’une personne ne saurait constituer un récit per se. La prose est une façon très insuffisante de refléter les vérités absolues : un mot n’est pas une petite image d’un objet réel – sa signification est définie par son usage, et il en va de même pour la fiction.

Il me semble beaucoup plus plausible que les gens se comportent comme les personnages des romans parce qu’ils lisent trop de romans : une circularité étouffante est à l’œuvre dans nombre de soi-disant « fictions littéraires ». Mon premier recueil d’histoires, Théorie quantitative de la démence, présentait la vérité fictive comme étant la cohérence de certains récits les uns avec les autres, plutôt que leur correspondance avec un monde extérieur statique.

Depuis lors, mon œuvre suit le même programme : les récits s’interconnectent, des personnages réapparaissent – parfois mis en scène de différentes manières ; l’ensemble, je l’espère, crée un sentiment d’absurdité aussi crédible que possible. Il en va de même pour la vraie vie : car le monde dans lequel nous vivons est à peine crédible.

Beaucoup d’auteurs ont essayé d’exprimer la réalité de ce que l’on ressent sous l’influence de la drogue : vivre, penser, parler tout en consommant des produits stupéfiants est-ce que votre écriture, dans ce livre, procède aussi d’une tentative de le faire d’une nouvelle manière ?

Will Self : L’idée d’un roman entier « contenu » dans des confins perpétuellement distordus et en mutation ontologique permanente ne peut que me séduire. Dès le début, Zack Busner est fourni en acide par Roger Gourevitch – et il ne retrouve pas une once de sobriété avant la fin du roman. J’ai assimilé le délire de la drogue au délire de l’approche de la causalité mis en œuvre dans ce roman : dans la logique de ma trilogie, les humains sont privés de la « puissante autonomie » qui leur donne l’illusion qu’ils créent et contrôlent le « progrès » technologique. Cette croyance est assimilée à une psychose, du même ordre que celle déclenchée par le LSD ou, en l’occurrence, les troubles de stress post-traumatiques. Dans cette perspective, le requin du titre symbolisait le retour du refoulé de Freud. 

Pour ce qui est d’écrire sur les drogues, de la transmettre cette expérience d’une « nouvelle manière » – non, pas particulièrement. Je ne voudrais pas paraître présomptueux (ce qui serait étrange, étant donné le sujet), mais ma propre vie a été littéralement saturée de substances intoxicantes, et cela fait maintenant trente ans que j’écris sur elles et à travers elles : je pense que j’ai réussi à faire toutes les choses auxquelles vous faites allusion dans votre question et, à cet égard, je n’ai absolument rien à prouver.

Mary Sweeney, l’une des ex-femmes de David Lynch, prétendait qu’elle était heureuse de le savoir cinéaste — que c’était un bon moyen pour lui d’éviter la thérapie. L’écriture d’un roman est-elle un moyen de questionner les névroses du monde... ou les vôtres ?

Will Self : Je me rends chez un thérapeute pour suivre une thérapie, j’écris pour m’exprimer. La mauvaise psychothérapie – en grande partie issue de l’école freudienne – a eu un effet délétère sur le roman, encourageant les écrivains à équiper leurs personnages d’une « psychologie profonde » pour le moins spécieuse. Si les gens voient l’écriture comme une catharsis, ils échoueront – il n’en reste pas moins que l’écriture de fiction (qui, si elle est correctement abordée, s’apparente toujours à une forme d’auto-analyse), peut se révéler hautement cathartique.

Les écrivains semblaient jadis travailler pour la postérité ; il semble que ce ne soit plus le cas aujourd’hui. Un livre remplace l’autre, et la plupart des gens n’ont pas le temps de lire de gros romans sérieux, de ceux qui mériteraient d’être analysés en profondeur. Qu’est-ce qui vous motive encore, dans ce contexte ? 

Will Self : Je partage votre point de vue. Même si, bien sûr, les romans complexes (voire impénétrables) du passé n’avaient pas beaucoup de lecteurs non plus, du moins pas jusqu’à ce qu’ils soient reconnus par les institutions. Mais il demeurait, chez la plupart des lecteurs, une aspiration à se mesurer aux cimes les plus élevées de l’art littéraire. À présent que le roman a perdu sa centralité culturelle, cette « culture d’aspiration » est perdue. 

Votre question suggère qu’en tant qu’artiste, je pourrais répondre d’une manière ou d’une autre aux conditions du marché ou aux attentes des lecteurs – et, bien sûr, rien n’est plus loin de la vérité. J’ai étudié l’écriture de roman pendant trois décennies, je crois que l’évolution de mon style représente une nouvelle maîtrise de la forme, et je ne serais guère capable de « revenir en arrière ». Mais ce qui m’ennuie le plus, à propos de cette perte d’envie, de la part des lecteurs, de se diriger vers une conception plus imaginative et stimulante de la littérature, c’est que, loin d’être complexe, ma trilogie est en réalité parfaitement lisible.

Pour autant, vous attendez-vous à ce que les lecteurs, même les plus érudits, détectent tous les schémas de niveau profond existant dans vos livres et, dans le cas contraire, pourquoi les y avez-vous intégrés ? En d’autres termes, ces allusions souterraines (à la fission nucléaire, à Joyce, etc.) étaient-elles strictement nécessaires à la construction de votre roman ? 

Will Self : L’écriture de ces romans s’apparente plus à la composition musicale qu’à l’écriture conventionnelle : la création de motifs modaux, les imbrications de scènes dans la scène, les intuitions dans l’ignorance, les métaphores dans les descriptions sont plus musicales que les tropes littéraires. Je pense que les schémas que Joyce a fournis à Gilbert et Linati relevaient — au moins partiellement – de la taquinerie. 

J’ai produit des schémas similaires pour la trilogie, mais ils ne sont en aucun cas artificiels. Les trois romans représentent réellement différentes itérations des mêmes phénomènes interdépendants – psychopathologie humaine, guerre et technologie – les allusions enfouies, et les thèmes persistants et récurrents sont vraiment l’expression de ces phénomènes non causaux, mais coïncidant.

Je crois que le lecteur saisit la structure de ces schémas profonds dans le texte – tout comme il sait si un endroit décrit dans un texte a vraiment été visité par l’auteur, même si lui-même n’y est jamais allé. Les schémas de niveau profond rassurent le lecteur sur le fait que l’écrivain est « en contrôle » – un paramètre dont, j’en suis certain, vous reconnaîtrez le bien-fondé, si toutefois ledit lecteur entend naviguer en pleine confiance à travers les eaux psychiques turbulentes de mon Requin.

Dans une interview accordée à Hazlitt il y a trois ans, vous disiez : « Je pense que la double contrainte, après Hiroshima, devient un phénomène mondial, et que ces pathologies flamboyantes que sont le stress post-traumatique, la psychose et la dépendance procèdent toutes de cette tragédie. » Pensez-vous que notre société sous-estime la manière dont les événements globaux qui nous entourent affectent notre santé mentale ?

Will Self : Elle ne la sous-estime pas : elle la nie complètement. La quasi-totalité de la psychiatrie est épithétique – secrètement, elle rend le patient responsable de sa maladie, invoquant une « mauvaise personnalité ». De même, la conscience est considérée comme un phénomène unitaire ; et l’autonomie et la personnalité sont littéralement exaltées, de sorte que la psychopathologie semble « enfermée » dans le crâne du patient, quand en vérité elle suinte partout autour de lui. La maladie, écrivait Nietzsche, c’est le début de la psychologie. 

Signifiant par là qu’il est intrinsèquement décadent de considérer vos motivations comme n’étant pas consciemment voulues, à ceci près qu’il s’agissait pour lui d’une décadence d’ordre social, une « moralité d’esclave ». Pour moi, la conscience est un phénomène collectif, et c’est au niveau collectif que nous expérimentons la double contrainte post-Hiroshima : nos gouvernements en sont encore à promulguer une propagande post-Siècle des Lumières bienveillante et rationnelle, tout en stockant consciencieusement les outils de notre destruction.

C’est exactement la même chose quand votre mère vous dit qu’elle vous aime à travers ses dents serrées, au moment même où vous êtes un enfant, l’être le plus vulnérable qui soit. Au vingtième siècle, les termes réels de l’existence humaine ont fondamentalement changé : nous évoluons au sein d’environnements entièrement créés par l’homme ; nos destins sont soumis à des forces impersonnalisées ; nous sommes passés d’une société personnalisée à une société anonymisée – et nous sommes censés aller de l’avant comme si de rien n’était.

Will Self, trad. Bernard Hoepffner – Requin – Editions de l’Olivier – 9782823610413 – 24 € / ebook 16,99 €
Les illustrations proviennent de la page Facebook de l'auteur

Commenter cet article

 

Requin

Will Self trad. Bernard Hoepffner

Paru le 19/10/2017

422 pages

Editions de l'Olivier

24,00 €

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Chris Vuklisevic : "J'ai cherché à confronter les lecteurs avec leur mortalité"

MementoMori – Chris Vuklisevic a commencé par être le Coup de coeur des Imaginales 2024 dès février, avant de remporter le prestigieux Grand Prix de l'Imaginaire, et enfin Le Prix des Imaginales, à chaque fois pour son roman, Du thé pour les fantômes, paru dans la collection Lunes d'encre de Denoël en mai dernier. Un an après, la jeune autrice confirme sa place de pépite du genre.

25/05/2024, 15:42

ActuaLitté

John Gwynne : la mythologie nordique à hauteur d'homme et de femme

MementoMori – L'auteur de fantasy britannique John Gwynne a été présenté au public français grâce aux éditions Leha, dix ans après la sortie de son premier roman en 2012. Depuis, quatre de ses ouvrages sont parus en France, de deux de ses séries. Le second tome de sa Confrérie du sang, La Faim des dieux (trad. Thomas Bauduret), paraîtra le 13 juin prochain. À l'occasion de sa première venue aux Imaginales, ActuaLitté s'est entretenu avec l'écrivain de Fantasy, et son éditeur.

25/05/2024, 09:50

ActuaLitté

Sue Rainsford : “J'ai une grande tolérance pour les scènes gores”

MementoMori – L'Irlandaise Sue Rainsford n'avait pas pu célébrer son Prix du Roman étranger aux Imaginales l'année dernière, mais avait eu une bonne excuse : « J'étais enceinte jusqu'au cou. » Elle se rattrape cette année, et c'est peu de le dire, avec une rencontre et la participation à trois tables rondes, le tout pour une première participation au festival de l'imaginaire. Faut dire que le thème de cette année sied parfaitement à celle qui, en seulement deux romans, s'est imposée comme une plume importante du body-horror.

24/05/2024, 09:55

ActuaLitté

“Les Rendez-vous de la BD d'Amiens sont vitaux”

RDVBDAmiens2024 – « Cette manifestation est un instant majeur pour la bande dessinée en France. » Le directeur de l’Agence régionale du livre et de la lecture des Hauts de France, François Annycke, n’y va pas par quatre chemins. Quand il s’agit des Rendez-vous de la BD d’Amiens, porté par l’association On a marché sur la Bulle, tout le territoire est concerné.

23/05/2024, 10:21

ActuaLitté

“Notre cahier des charges, c’est un festival de qualité et populaire”

Comediedulivre2024 – 2025, dans l’événementiel, c’est loin… et c’est demain. Mais pour l’instant, les équipes savourent la fin du salon : en renouant avec les médiathèques, les 17 et 18 mai, les rencontres hors les murs ont déployé la manifestation par-delà le département. D’autant que pour la seconde (ou deuxième ?) année, la Comédie quittait la traditionnelle esplanade Charles-de-Gaulle, en travaux. 

22/05/2024, 10:34

ActuaLitté

La collection Angle Mort remet de la science dans la SF

L'éditeur indépendant L'Œil d'or inaugure avec le recueil de nouvelles Multiversalités une collection inédite, « Angle Mort ». Dérivée de la revue homonyme qui circule en ligne depuis 2010, elle en partage l'ambition : penser autrement la science-fiction et le monde avec. Directeur de cette publication depuis 2014, le sociologue Julien Wacquez nous présente cette nouvelle initiative.

21/05/2024, 16:16

ActuaLitté

Manuel Vilas : “L’imagination, c’est gratuit : on ne paye ni impôt ni taxe”

Comediedulivre2024 – Manuel Vilas, l'auteur espagnol, a captivé le public français avec ses œuvres telles qu'Ordesa, Alegria et Les Baisers (Éditions du sous-sol, trad. Isabelle Gugnon). Son style unique et sa plume d'une grande beauté offrent un regard inédit sur la vie humaine et notre époque contemporaine. Avec Irene (trad. Isabelle Gugnon) il présente à Montpellier un nouveau chef-d'œuvre. 

18/05/2024, 14:15

ActuaLitté

Les Ensablés : 15 années à exhumer des écrivains

Cela fait déjà 15 ans qu’ActuaLitté se met au service des Ensablés, cet ensemble d’œuvres oubliées exhumées par l'équipe. Alors, pour fêter cet anniversaire si particulier, les chroniqueurs anonymes sont passés de l’autre côté des lignes. Interview.

16/05/2024, 17:35

ActuaLitté

"Quand on parle d'exil on a envie de rétablir une certaine vérité"

PrixPorteDoree2024 – Les Prix de la Porte Dorée étaient remis ce mardi 14 mai au Palais du même nom. Dans la catégorie bande dessinée, Charles Berberian a été primé pour Une enfance orientale. La présidente du jury et scénariste de la BD Aya de Yopougon, Marguerite Abouet, salue une oeuvre « intime et universelle ». ActuaLitté s'est entretenu avec elle.

16/05/2024, 17:10

ActuaLitté

Sabyl Ghoussoub, “président” des écrivains de l'exil

PrixPorteDoree2024 — Sabyl Ghoussoub, auteur et journaliste français d'origine libanaise, présidait cette année le jury du Prix littéraire de la Porte Dorée. Dans l'enceinte du Musée de l'immigration, lui et son équipe de jurés ont décidé de désigner deux lauréates ex-aequo, Seynabou Sonko et Élise Goldberg. À l'occasion de la soirée de remise des prix, ActuaLitté a eu la chance de discuter avec lui.

16/05/2024, 11:32

ActuaLitté

Seynabou Sonko, Elise Goldberg : un bonheur partagé

PrixPorteDoree2024 – Seynabou Sonko et Elise Goldberg viennent d'être élues lauréates ex-aequo du Prix de la Porte Dorée. La première pour Djinns (Grasset), la seconde pour Tout le monde n’a pas la chance d’aimer la carpe farcie (Verdier). Ces deux primo-romancières ne sont pas liées que par ce prix, elles sont aussi amies dans la vie. ActuaLitté s'est entretenue avec elles lors de la soirée de remise des prix qui avait lieu le 14 mai au Palais de la Porte Dorée, qui accueille le Musée de l'immigration.

15/05/2024, 18:15

ActuaLitté

Charles Berberian : accompagner le chaos d'Une éducation orientale

PrixPorteDoree2024 – Ce mardi 14 mai, l'ambiance était littéraire au Palais de la Porte Dorée. Dans ce lieu d'exception, qui accueille entre autres le Musée de l'immigration, étaient remis les Prix de la Porte Dorée, récompensant une oeuvre qui traite de l’exil, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires. Pour le Prix BD, c'est Charles Berberian qui a été désigné lauréat, avec Une éducation orientale (Casterman). ActuaLitté a eu l'occasion de s'entretenir avec lui.

15/05/2024, 15:15

ActuaLitté

La dessinatrice Elizabeth Pich a une suggestion : restons idiots

LeLivreaMetz24 – Le questionnaire de Proust est un excellent outil pour en découvrir davantage sur son écrivain préféré en un temps limité. Elizabeth Pich, autrice et illustratrice germano-américaine, a accepté de se prêter au jeu, invitée cette année du festival Le Livre à Metz.

21/04/2024, 14:52

ActuaLitté

Le directeur de RFI, Jean-Marc Four, face à la désinformation

LeLivreaMetz24 – Comment décrypter l’information dans un monde globalisé, nourri de milliards de données chaque jour ? C'est une des questions que se posent l'auteur de La guerre de l'Information (Tallandier), David Colon, le journaliste et grand reporter Olivier Weber, et le jeune directeur de Radio France internationale (RFI), Jean-Marc Four. Ce dernier a accepté d'évoquer ce complexe et épineux sujet auprès d'ActuaLitté, à l'occasion du festival qui allie littérature et journalisme, Le Livre à Metz.

20/04/2024, 18:20

ActuaLitté

Sylvain Prudhomme dépasse les bornes familiales

PrixFrontieres2024 – Le 6 mars dernier, Sylvain Prudhomme a été désigné lauréat 2024 du 4e Prix Frontières, pour son roman L'enfant dans le taxi, paru aux Editions de Minuit. À l'occasion de la remise de la récompense littéraire durant le Festival Le Livre à Metz, ActuaLitté a pu s'entretenir avec le Prix Fémina 2019.

20/04/2024, 14:48

ActuaLitté

Rosella Postorino : “J’écris parce que la mort existe”

VoixItaliennes – Dans cette série d'entretiens nous donnons la parole à des écrivaines et journalistes italiennes qui s’expriment à propos de leur activité d'écriture mais aussi de leur engagement social ou politique. A travers des voix parmi les plus intéressantes de la littérature italienne contemporaine nous aurons un portrait des défis et des questions qui animent le débat culturel dans le Bel Paese.

20/04/2024, 12:56

ActuaLitté

"Dans la littérature comme le journalisme, aller au-delà des apparences"

LeLivreaMetz24 – « Gare aux apparences » est le grand thème de l'édition 2024 du festival qui allie journalisme et littérature, Le Livre à Metz. Une expression qui devrait être, - car elle ne l'est pas toujours -, un des principaux mantras du monde de la presse. C'est en tout cas l'avis de David Le Bailly, journaliste et auteur de l'Hôtel de la Folie, paru au Seuil la rentrée littéraire dernière, qui avec cet ouvrage remporte Le Prix Le Livre à Metz.

19/04/2024, 11:00

ActuaLitté

“Un prix d'autant plus précieux qu'il est décerné par des enfants”  

LeLivreaMetz24 – Le prix jeunesse Graoully 2024 - à ne pas confondre avec l’ancien Graoully d'or, tourné SF - a été décerné à Marie Caudry pour son album, Ah ! Les voyages, publié chez Thierry Magnier. L’autrice recevra sa gratification littéraire à l’occasion du festival Le Livre à Metz, qui cette année alerte, « gare aux apparences »... Une expression qui va à ravir à l'œuvre ici récompensée… 

19/04/2024, 09:00

ActuaLitté

Grégoire Delacourt : “Croire en la générosité, dans une époque où l’égoïsme tue”

Dans l'univers littéraire, peu d'auteurs parviennent à tisser une connexion aussi profonde et réfléchie avec leur œuvre et leur lectorat que Grégoire Delacourt. Ce 17 avril, il publiera La liste 2 mes envies, suite des aventures de la mercière d’Arras, Jocelyne, qui avait conquis 1,5 million de lecteurs. En avant-première, le romancier évoque son parcours, son écriture et bien d’autres choses.

08/04/2024, 11:45

ActuaLitté

Bibliocollector vise le record de cartes de bibliothèque

Adolescent lyonnais de 16 ans, Adam s'est lancé dans un projet fou : battre un record du monde en collectant le plus grand nombre de cartes de bibliothèques du monde entier. Pour que sa collection soit officiellement reconnue, plusieurs critères s'imposent, mais qu'importe, le Bibliocollector est lancé dans son projet. Entretien.

 

 

01/04/2024, 11:06

ActuaLitté

Géopolitique, conspirations : “XIII est un survivant” (Yves Sente)

AnniversaireXIII – Le plus amnésique des héros apparut en 1984, sous l’impulsion du scénariste Jean Van Hamme et du dessinateur William Vance : à la recherche d’un passé fuyant, accusé d’assassinat d’un président des États-Unis et toujours pris dans une conspiration politique sans fin, XIII fête ses quarante années d’aventures, de manipulation et de faux-semblants. Retour avec Yves Sente, le scénariste qui prolonge depuis 13 ans déjà cette épopée américaine avec le dessinateur Iouri Jigounov.

14/03/2024, 15:43

ActuaLitté

Nancy Huston : “Tout romancier qui se respecte est trans”

L'autrice française d'origine canadienne, Nancy Huston et l'écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste, Cyril Dion, se connaissent, ils sont amis. Ils éprouvent l’un pour l’autre de l’affection et de l’estime. Les éditions Actes Sud ont proposé une rencontre pour parler de Francia, le dernier texte de Nancy Huston, publié par la maison le 6 mars dernier. Propos recueillis par Estelle Lemaître.

14/03/2024, 15:24

ActuaLitté

À Madagascar, Karné offre une évasion aux jeunes insulaires

Tout sourire et pleine d’entrain, Ravaka a l’air de fonctionner à mille à l’heure. Dès qu’elle s’exprime, on sent un grand enthousiasme et une vraie curiosité. Une envie de comprendre et d’agir se dégage d’emblée de sa personnalité positive. Elle a créé Karné, un concept unique : un magazine bilingue (malgache-français), coloré, vivant, instructif, ludique qui sait prendre sa place sur ce marché. Propos recueillis par Agnès Debiage, fondatrice d’ADCF Africa.

14/03/2024, 13:17

ActuaLitté

Frédéric Taddeï : "L’âge est un sujet qui n’existe pas"

« Quand on vous dit que François Ier a gagné la bataille de Marignan en 1515 on ne vous dit pas quel âge il avait, il avait 20 ans ». Le présentateur Frédéric Taddeï a une obsession qu’on ne lui connaissait pas encore : l’âge. Nous l’avons rencontré pour la sortie des Birthday books le 6 mars 2024, l’occasion de discourir sur ces « quartiers de la vie que l’on habite tous ensemble ».

29/02/2024, 15:46

ActuaLitté

“Nos points communs sont simples : le territoire et le livre.”

#Noshorizonsdesirables – Durant cinq années de librairie au Québec chez Pantoute, Benoît Vanbeselaere est passé de la communication et de l’événementiel à la direction générale d’une des deux succursales. Depuis avril 2023, il a pris ses fonctions comme coordinateur de l’Association des éditeurs des Hauts-de-France. En marge des Rencontres régionales du Livre et de la Lecture 2024, à Boulogne-sur-Mer, il revient avec nous sur les actions menées et à mener.

26/02/2024, 15:13

ActuaLitté

Partage de la valeur : cette étude “apporte des éléments de compréhension” (SNE)

L'étude du Syndicat national de l'édition (SNE) consacrée au partage de la valeur entre auteurs et éditeurs, présentée au début de ce mois de février, a été accueillie froidement par les organisations d'auteurs. Ces dernières reprochaient une approche « biaisée » et des résultats qui masquaient la situation économique des écrivains. Renaud Lefebvre, directeur général du SNE, répond aux critiques.

22/02/2024, 11:49

ActuaLitté

Barbara Kingsolver, Prix Pulitzer 2023 : “Je ne crois pas au talent”

Le Prix Pulitzer de la fiction, qui récompense un roman qui raconte cette démente Amérique, a été décerné à deux auteurs ex-aequo en 2023 : Hernan Diaz pour son texte sur les coulisses de la Grande Dépression des années 30, Trust, et Barbara Kingsolver. D’un côté, le gros argent, de l'autre, les prolos d'une campagne des Appalaches, à travers les aventures de Demon Copperhead. Un David Copperfield contemporain dans les terres contrariées de l'OxyconTin et des champs de tabac…

21/02/2024, 16:00

ActuaLitté

Pour le livre de Turin, "un salon qui aide au dialogue"

SalondulivredeTurin2024 – Du 9 du 13 mai, le Salon international du livre de Turin incarne un événement majeur autour du livre sur le territoire italien. Entre défis antérieurs et direction nouvelle, Annalena Benini, directrice du Salon pour cette édition, fait part à Actualitté des conditions à réunir, pour mener à bien les ambitions prochaines, notamment quant à la jeunesse. 

19/02/2024, 12:07

ActuaLitté

“Le livre et la lecture comme biens communs”

Noshorizonsdesirables – Dans le paysage littéraire des Hauts-de-France, une révolution jusqu’alors silencieuse entend faire grand bruit. François Annycke, directeur de l’Agence Régionale du Livre Hauts-de-France (AR2L), inaugurera les 21 et 22 février deux journées professionnelles. Objectif : collaborer, en redéfinissant le rôle de l’Agence et de ses partenaires, pour plus d’efficacité.

16/02/2024, 12:00

ActuaLitté

“Le lecteur français veut comprendre l'Italie à travers sa littérature”

Dans une interview menée par Federica Malinverno, Florence Raut revient sur la création de La libreria, librairie-café parisienne cofondée aux côtés d'Andrea De Ritis en 2006, se définissant comme un « espace petit mais riche dédié à l’Italie, situé dans le cœur du IXe arrondissement de Paris ».

13/02/2024, 11:38

ActuaLitté

“Pour être un libraire, il faut porter la casquette d’agent culturel”

Pleine d’énergie et toute souriante, Prudientienne Gbaguidi est une figure de la librairie francophone en Afrique de l’Ouest. Très engagée pour faire rayonner son métier, elle suit tout ce qui se publie dans la sous-région. A la tête de la librairie Savoir d’Afrique (Bénin), elle est aussi présidente de l’Association des Libraires professionnels du Bénin (ALPB) et vice-présidente de l’Association internationale des Libraires francophones (AILF). Propos recueillis par Agnès Debiage, fondatrice d’ADCF Africa.

06/02/2024, 13:07

ActuaLitté

Statut européen des artistes-auteurs : “C'est un nouvel espoir”

Depuis plusieurs semaines, des organisations françaises d'auteurs de l'écrit se sont lancées dans une campagne de soutien à une initiative législative du Parlement européen. L'objectif ? Inciter la Commission européenne à agir pour améliorer les conditions de vie des artistes-auteurs, notamment par la création d'un statut. 

18/01/2024, 15:15

ActuaLitté

Résolument ancré dans la Fantasy, Leha crée Majik sa collection poche

ENTRETIEN – Apparu en 2017 dans le paysage des Littératures de l’Imaginaire, Leha Editions amorce 2024 avec un gros dossier : la création d’une collection de poche, Majik. Un pari audacieux, autant qu’une nouvelle corde à l’arc de cet éditeur, installé à Marseille depuis quelques années. 

17/01/2024, 10:08

ActuaLitté

Louise Boudonnat : traduire, “c’est aussi une rencontre avec soi-même”

Dans une interview menée par Federica Malinverno, Louise Boudonnat revient sur son travail de traduction (de l'italien) de l'ouvrage Absolutely Nothing. Histoires et disparitions dans les déserts américains, de Giorgio Vasta et Ramak Fazel, paru aux éditions Verdier en 2023.

02/01/2024, 14:52

ActuaLitté

Line Papin et les Lettres Zola : "Cette démarche me garde constamment en éveil"

LaLettreZola — La première Lettre Zola est toujours disponible à la prévente sur la plateforme KissKissBankBank. La première romancière à offrir aux futurs lecteurs un texte inédit, entre réel et fiction, est Blandine Rinkel. Mais chaque mois est l'occasion de découvrir une nouvelle plume, et pour ce faire, Louis Vendel, créateur de ce singulier et enthousiasmant concept, a dû façonner une véritable équipe autour de lui. Une trentaine de trentenaires, parmi lesquels Line Papin, qui triche un peu, puisqu'elle a 27 ans, mais déjà six ouvrages derrière elle.

26/12/2023, 17:06

ActuaLitté

David Duchovny : “Les écrivains ont le devoir d'écrire tout ce qu'ils veulent”  

David Duchovny, pour les plus anciens, c’est l’agent Fox Mulder, pour les plus au fait, le romancier Hank Moody de Californication. L’enfant de New York est aussi un écrivain : son premier texte fut un conte animalier, Oh la vache ! (trad. Claro, Grasset) « entre Georges Orwell et Tex Avery », rien que ça. Le second publié en France, La Reine du Pays-sous-la-Terre, est un texte étonnant, riche, non sans humour et d'un beau romantisme suranné.

20/12/2023, 18:08

Autres articles de la rubrique À la loupe

ActuaLitté

Droit de réponse de Mourad Prod - Editions Oxymore

Suite à l'article intitulé “Une nouvelle démarche déloyale des éditions Oxymore” contre Delcourt et paru ce 25 avril, la société MOURAD PROD – EDITIONS OXYMORE a fait parvenir à ActuaLitté un droit de réponse, signé par le président Mourad Boudjellal. Nous le reproduisons ici dans son intégralité. 

24/05/2024, 11:52

ActuaLitté

Un premier “coup de pouce vert” pour construire les bases de demain

RDVBDAmiens2024 — « Les Rendez-Vous de la Bande Dessinée d’Amiens s’inscriront cette année dans une démarche de transition éco-responsable ». Sophie Mille, directrice du festival, affirme sa volonté de faire de cette 28e édition une année de changement. Édito.

24/05/2024, 10:00

ActuaLitté

Régression des libertés en Tunisie : arrestations et censure

Il y a quelques années, la Tunisie suscitait l’admiration du monde en faisant une révolution qui devait instaurer la démocratie. La liberté d’expression en fut l’un des acquis les plus importants. Force est de constater que cette époque a été de courte durée. Le gouvernement du président en place ne tolère pas la critique et s’attaque à celles et ceux qui s’opposent à lui.

23/05/2024, 20:05

ActuaLitté

“Deux principes fondamentaux guident Les Rendez-Vous de la BD”

RDVBDAmiens2024 – À l'occasion de la 28e édition des Rendez-Vous de la Bande Dessinée, Pascal Mériaux, directeur du Pôle BD Amiens / Hauts-de-France, revient sur les origines et les ambitions du projet.

23/05/2024, 12:00

ActuaLitté

L’histoire oubliée et tragique du Camp des Milles

Aurélie Tramier s’est hissée jusqu’en finale de la dernière édition du Prix Maison de la Presse. Une récompense tournée vers la littérature populaire et résolument romanesque, parfaitement en phase avec son dernier roman, Bien-Aimée, publié à La Belle Étoile. Il raconte un camp français peu connu de la Seconde Guerre mondiale, à l’histoire extraordinaire : d’abord destiné à l'internement d'Allemands comme Max Ernst, l'ancienne tuilerie devint à la défaite française, une étape avant Auschwitz…

21/05/2024, 15:45

ActuaLitté

Lettre à Xi Jinping : “Il s’agit de graves violations du droit international”

Nguyên Hoàng Bảo Việt, ancien président et membre du Centre PEN Suisse Romand, délégué et membre cofondateur de la Ligue vietnamienne des Droits de l’Homme en Suisse, adresse une lettre ouverte à Xi Jinping, Président de la République Populaire de Chine. Il s'y engage contre la « condamnation injuste et inhumaine » de Rahile Dawut, intellectuelle et ethnologue ouïghoure.

21/05/2024, 12:55

ActuaLitté

Damasio : “L’époque a furieusement besoin d'entendre la voix des voltes”

Comediedulivre2024 – Une carte blanche, donnée par la Comédie du livre, offre chaque année à un écrivain. Cette année, Alain Damasio en profite, alors que les éditions de La Volte qui le publient, fête leurs 20 ans. Ses invitées et invités seront Vinciane Despret, luvan, Palo Alto, Karim Kattan, Floriane Pochon, Jacques Barbéri, Fabrice Capizzano, Léo Henry.

18/05/2024, 09:47

ActuaLitté

Nouveau record pour le Salon du Livre de Turin 2024

SalondulivredeTurin2024 – Nouveau record de visites pour le Salon du Livre de Turin. 222.000 personnes se sont rendues au Lingotto cette année. Zoom sur ce cru exceptionnel.

16/05/2024, 10:27

ActuaLitté

La librairie Au café des livres à Léguevin peut-elle disparaître ?

Ouverte en 2015, la librairie Au café des livres traverse aujourd'hui une mauvaise passe, qui met en sursis sa survie. L'accumulation des crises s'ajoute aux difficultés économiques actuelles, pesant sur la trésorerie de l'enseigne. ActuaLitté lui ouvre ses colonnes, pour relayer un appel aux lecteurs et aux lectrices.

15/05/2024, 13:53

ActuaLitté

Un nouveau souffle pour le livre-disque Libertad, hommage à Astor Piazzolla ?

Auteurs et fondateurs du groupe Duo Intermezzo, Marielle Gars et Sébastien Authemayou ont adressé à ActuaLitté une communication portant sur le livre-disque hors norme, Libertad. Ouvrage autour d’Astor Piazzola, préfacé par Frédéric Lodéon (animateur radio de légende) et publié aux éditions Parole, il connaît un arrêt de commercialisation définitif, que les auteurs évoquent dans ce texte, reproduit dans son intégralité.

14/05/2024, 12:48

ActuaLitté

Les éditions Edicola érigent un pont entre l’Italie et le Chili

SalondulivredeTurin2024 – Edicola a gagné cette année le Prix National de la Traduction en Italie. Une aubaine pour cette maison d’édition italienne qui détient un second siège… au Chili. ActuaLitté a rencontré son fondateur, Paolo Primavera, au Salon du Livre de Turin.

14/05/2024, 12:17

ActuaLitté

"Nous luttons chaque année, c’est un marché précaire"

SalondulivredeTurin2024 – Minimum Fax est une maison d’édition romaine, née d’une revue littéraire initialement distribuée par fax. Cette dernière s’est distinguée grâce à la découverte de grands noms de la littérature italienne contemporaine, mais également pour avoir démocratisé la littérature américaine en Italie.

13/05/2024, 18:02

ActuaLitté

Obligations de l’éditeur et résiliation d’un contrat : cas pratique

Le manquement par l’auteur ou par l’éditeur à l’une de ses obligations légales ou contractuelles est susceptible d’entraîner la résiliation du contrat d’édition, à savoir de mettre un terme de la relation contractuelle entre les parties. Le 18 avril 2024, le Tribunal judiciaire de Marseille a fait une application classique du cheminement conduisant à la résiliation du contrat, permettant également de rappeler les obligations à la charge de l’éditeur. Me Adélie Denambride, avocate exerçant en droit d'auteur, de l'édition et du marché de l'art revient sur ce sujet.

13/05/2024, 11:23

ActuaLitté

“Désarroi et colère” : France Inter supprime La Librairie francophone

Une tribune signée par plus de 560 autrices, auteurs et acteurs du monde du livre dénonce l'arrêt de La Librairie francophone, émission présentée par Emmanuel Kherad, sur décision de France Inter. L'émission était coproduite et diffusée sur différents territoires francophones par Radio-Canada, RTBF (Belgique), Radio Télévision Suisse et France Inter. Elle avait même déployé en février 2019 une version télévisée.

13/05/2024, 00:01

ActuaLitté

“En écrivant, je me jette dans le vide comme les oiseaux”, Amélie Nothomb

SalondulivredeTurin2024 – Oiseaux et chevaux, ou les soeurs Nothomb à Turin : Juliette et Amélie étaient attendues dans une salle archi-comble de lecteurs et lectrices, au salon du livre. Elles ont abordé de leur rapport à langue, à l’écriture et de leur passion pour des animaux, l’oiseau et le cheval, présents dans leurs derniers ouvrages, Psychopompe et Éloge du cheval (2022 et 2023 chez Albin Michel).

11/05/2024, 13:03

ActuaLitté

Antoine Gallimard : “Notre métier est d’abord de croire en la littérature”

SalondulivredeTurin2024 – Dans le cadre des rencontres de la section « Edition » du Salon du Livre de Turin où il a été invité, Antoine Gallimard est revenu sur son rôle d’éditeur pendant un dialogue avec Teresa Cremisi, directrice de la section édition et ancienne présidente, jusqu’en 2015, du groupe Flammarion.

11/05/2024, 11:01

ActuaLitté

Italie : la lecture s’étend à tous grâce à "la communication augmentative"

SalondulivredeTurin2024 – Officina Babuk et Uovonero, deux maisons d’édition italiennes, sont les pionnières italiennes de la communication augmentative. L’objectif est clair : permettre aux enfants en difficulté dans la pratique de la lecture d’accéder au même patrimoine culturel que les autres.

10/05/2024, 17:35

ActuaLitté

"Des livres qui n’ont pas de pères" : zoom sur NN Editore

SalondulivredeTurin2024 - NN Editore a été fondée en 2015 à Milan, précisément le 19 mars, pour la fête des Pères. Et cette date n’a pas été choisie au hasard : NN Editore propose « une recherche éditoriale basée sur l’absence de pères », détaille le responsable de la communication Luca Pantarotto, sur son stand au Salon du livre de Turin.

10/05/2024, 15:43

ActuaLitté

En librairie : “Ne plus rien prendre pour faire vivoter les livres déjà là”

Avec le mois de mai s'impose un mot d'ordre : toutes et tous sur les ponts ! Mais ce sont surtout des nouvelles de la lettre Books By Women après les traditionnels brins de muguet. Et comme toujours, la voici proposée en intégralité, rien que pour vos yeux, comme dirait l'autre... Une mouvement d'allégresse et d'humeur par la librairie Un livre à soi (Longjumeau).

10/05/2024, 08:43

ActuaLitté

Comédie du livre : “La littérature est encore aujourd’hui vivante”

Comediedulivre2024 – L'ouverture ce 10 mai de l'événement littéraire montpelliérain marque le début de 10 journées consacrées aux auteurs, à la lecture. À travers des rencontres, ateliers, le salon prend ses quartiers à la Promenade du Peyrou, et dans une multitudes d'autres lieux. Régis Penalva, directeur littéraire, présente cette 39e édition.

10/05/2024, 08:06

ActuaLitté

Vietnam : une liberté d'expression violemment bâillonnée 

Membre de l’Organisation internationale de la Francophonie, la République Socialiste du Viêt Nam (RSV) est un État communiste autoritaire dirigé par un parti unique. La peine de mort reste intouchable au Viêt Nam. Selon Amnesty International, le régime de Hà Nôi se classe au troisième rang mondial (85 exécutions) en 2018. Les données sur la peine de mort sont classées « secret d'État ». Une menace très sérieuse pour la liberté d'expression, un terrible facteur d'intimidation, une forme ultime et barbare de censure au Viêt Nam. Un texte de Nguyên Hoàng Bảo Việt.

09/05/2024, 09:19

ActuaLitté

Bernard Pivot : “On ne peut pas apprivoiser la mort. Ni la snober”

En débarquant sur Twitter ce mois de janvier 2012, Bernard Pivot provoqua un ras de marée chez les gazouilleurs : près d’un million d’abonnés depuis ont suivi ses facéties verbales et autres joutes linguistiques. Fédérateur, le père Pivot, assurément : un monument national qui aura traversé les siècles — si fait. Et fait lire au point d’en devenir une icône.

07/05/2024, 16:20

ActuaLitté

Blocages : les Alumni de Sciences Po saluent "la fermeté de l'administration"

La mobilisation étudiante pro-palestinienne, débutée à Sciences Po Paris par une occupation, continue. Récemment, des étudiants de Sciences Po Reims décidaient encore d'occuper leur bibliothèque. Des actions qui répondent à la situation à Gaza et visent à inciter Sciences Po à revoir ses partenariats avec des universités israéliennes.

06/05/2024, 18:09

ActuaLitté

Lettre à Paul Auster : “Tu étais l’Amérique”

L'écrivain Paul Auster, réputé pour son approche existentialiste et sombre dans ses œuvres littéraires, est décédé à 77 ans des suites d'un cancer du poumon à Brooklyn. Né à Newark de parents immigrants juifs polonais, Auster était un pilier de la scène littéraire new-yorkaise et américaine et apprécié particulièrement en France. Son éditrice, Marie-Catherine Vacher, partage ici une lettre adressé à l'auteur.

02/05/2024, 06:30

ActuaLitté

Valentine Tedo : “J'avais peur de la fin”

Avec Petite fille, Valentine Tedo signe son premier roman. Elle en raconte la genèse pour ActuaLitté.

30/04/2024, 08:56

ActuaLitté

Publicité et télévision : “Cachez ce livre que je ne saurais vendre”

Renny Aupetit est propriétaire de deux librairies sur Paris, Le Comptoir des lettres (75005) et Le Comptoir des mots (75020). Le libraire considère avec défiance les arguments rejetant l’ouverture de la publicité à la télé, pour l’édition. En trois points, il propose une autre manière d’envisager cette perspective.

29/04/2024, 14:03

ActuaLitté

Audrée Wilhelmy : une virée onirique en Allemagne

Carnetdebord – Plongez avec nous dans l'univers féerique d'Audrée Wilhelmy, dont le prochain livre, Peau-de-Sang, sera publié aux éditions du Tripode. Nous vous présentons ici le chapitre 3 de son Carnet de Bord, qui sert à la fois de prélude à ce roman très attendu et de narration documentant la vie de l'autrice.

29/04/2024, 10:51

ActuaLitté

“La littérature noire doit déranger la littérature officielle”

Les éditions du Chemin de fer inaugureront leur collection Train de nuit, consacrée à des romans noirs à haute vélocité, parfois, mais surtout forte teneur en valeur littéraire. Pour ouvrir ce projet, les cofondateurs François Grosso et Renaud Buénerd ont choisi de publier Les jours de la peur, premier roman de l’Italien Loriano Macchiavelli (trad. Laurent Lombard). Une décision qu’ils assument, plus que pleinement…

28/04/2024, 16:08

ActuaLitté

La Newstalgie en littérature : quand passé et présent renouent

Voici un mot valise que le poète Jules Laforgue n’aurait pas répudié : le newstalgie. De l’anglais new, nouveau, et du français nostalgie, son acception diverge, mais l’esprit demeure : un renouvellement, qui puise dans l’ancien ses racines. Des appréciations mélancoliques qui drainent un romantisme suranné aux saveurs d’un avant, option madeleine et thé au citron, la newstalgie désignerait-elle autre chose ?

25/04/2024, 17:25

ActuaLitté

“Encore trop d’inégalités” dans l'accès à la lecture pour tous

Créée en 1917 et reconnue d’utilité publique le 27 août 1921, la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France rassemble des militants, usagers, professionnels et bénévoles engagés pour une plus grande inclusion sociale et économique des personnes déficientes visuelles. Comme d'autres structures privées, elle s'efforce de rendre les livres plus accessibles et demande, dans une tribune, plus d'investissement des pouvoirs publics.

23/04/2024, 11:33

ActuaLitté

Yann Le Gal : “La librairie, c'est la passion communicative”

Agnès Martin-Lugand préside cette année le jury du Prix Maison de la Presse 2024. Depuis le 9 avril, six auteurs et leur ouvrage sont encore en lice. Le gagnant de cette 55e édition sera dévoilé le 14 mai. Yann le Gal, parmi les finalistes, profite de cette occasion pour saluer le travail des prescripteurs et ce métier de libraire.

23/04/2024, 10:45

ActuaLitté

Droit de réponse de la Maison des écrivains et de la littérature : des “accusations infondées”

Suite à un article publié le 8 février 2024 au sujet de la situation de la Maison des écrivains et de la littérature, l'association a fait parvenir un droit de réponse à la rédaction d'ActuaLitté, par l'intermédiaire du président de la structure, Julien Cendres. Nous le reproduisons ci-dessous, dans son intégralité.

22/04/2024, 11:51

ActuaLitté

Edwige Coupez : “C'est mon premier prix !”

J'avais oublié la légèreté d'Edwige Coupez, paru éditions du Rocher a reçu le Prix 2024 des lycéens d’Arcachon. La récompense était remise dans le cadre de la manifestation La plage aux écrivains, pour sa première édition. Les jurés venaient des lycées Grand-Air,  Saint-Elme et Condorcet. L’autrice nous propose un texte inédit, sur la réception de ce prix.

21/04/2024, 12:45

ActuaLitté

Gallimard et Olivennes contre la pub pour les livres à la télé

Voilà plus de 30 ans que le sujet était plié : interdiction de faire de vendre de la publicité à la télévision pour les livres. Tout le monde s’était entendu sur le sujet, ou presque, mais l’arrivée d’un décret ouvrant la porte à une expérimentation de deux ans fait grincer des dents. Ou comment la ministre de la Culture, Rachida Dati, se met à dos les grands faiseurs de l’édition.

13/04/2024, 15:47

ActuaLitté

Des chevaux, des yourtes et nous : premiers pas en Mongolie

#AVeloEntreLesLignes – Partir à la découverte du plus grand nombre de librairies possible, entre Paris et Oulan-Bator, le défi est de taille. À vélo, c'est confirmé : c'est de la folie douce. C’est pourtant l’aventure que Zoé David-Rigot et Jaroslav Kocourek ont démarrée en août 2022. ActuaLitté les accompagne, en publiant leur récit de ce périple, À vélo, entre les lignes.

13/04/2024, 12:17

ActuaLitté

“Au Québec, la censure ne meurt jamais”, par Jean-Yves Mollier

Alors que la France s’apprête à accueillir le Québec au Festival du livre de Paris en avril prochain, et que paraît au même moment une édition revue d'Interdiction de publier. La censure d’hier à aujourd’hui (éditions Double ponctuation, 2024, Prix Charles-Aubert d’Histoire), l’historien spécialiste du livre et de l’édition Jean-Yves Mollier revient sur les différentes formes de censure du livre au Québec. 

08/04/2024, 11:45