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Les Ensablés – “Beautés de la Provence” de Jean-Louis Vaudoyer

C’est le temps des vacances. Paris se vide. Il faut partir aussi, et nous avons choisi de suivre Jean-Louis Vaudoyer (1883-1963), l’auteur des Beautés de la Provence (1926). Voici donc une carte postale un peu paresseuse qui nous rappellera « avec ses plus amicaux souvenirs littéraires, Jean-Louis Vaudoyer ».

Le 29/07/2018 à 09:00 par Les ensablés

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29/07/2018 à 09:00

Les ensablés

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Par Antoine Cardinale

Nous aurions vingt ans, ce serait l’été de 1926, et ce romancier et poète, cet élégant critique d’art de quarante-trois ans, ami de Marcel Proust et de Jean Giraudoux, nous serait le guide que nous n’avons jamais eu, et que pourtant tout jeune homme qui aime l’art et ignore la vie devrait avoir : érudit, voluptueux, instruit de tout, amusé par un rien, avec des habitudes de gaieté, mélancolique mais rarement et avec discrétion, il incarne comme le dit Roger Martin du Gard  «l’honnête homme, le Français classique ».

Ce que je vous invite à visiter au moyen de cette longue carte postale, ce sont moins des monuments, des œuvres d’art ou des paysages que le goût d’une époque –si le goût d’une époque se peut visiter- dont Jean-Louis Vaudoyer fut un des éducateurs les plus éminents : romancier à succès, critique à l’Echo de Paris et de cent revues et gazettes, conservateur du musée Carnavalet et administrateur de la Comédie française.

On prend vers le soir le chemin de la gare de Lyon : la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, me dit-il, lui fait profiter d’un « titre de parcours », je crois que nous en profiterons  aussi. Où est notre voiture ? « Viens avec moi » nous dit-il dans sa préface : suivons-le, les vacances commencent enfin !

On s’est endormi, bercé par le roulis et au matin dans notre couchette, à travers l’intervalle des rideaux de laine brune, le soleil pose une lame chauffée à blanc sur notre visage : nous sommes arrivés ! Le soleil qui claque comme un coup de feu, cette détonation silencieuse de la lumière, c’est Marseille, c’est Saint-Charles ! Certes la Nationale 8 aurait pu nous y conduire, puisque les Citröen et autres Panhard-Levasseur ont porté l’automobile à un point de vitesse qui ne sera pas dépassé mais, nous dit Vaudoyer « si tu peux, arrive à Marseille en bateau ; le mieux serait de revenir de la Chine, des Indes ou d’Alger. Les îles sont devant toi, Ratonneau et Pomègues, tu verrais de loin les monts de l’Estaque, les monts de l’Etoile. Enchante tes yeux de la seule mer bleue ».

Bien sûr ce sont des solutions modernes car aux siècles anciens, « la route reine c’était la route du Rhône, grand chemin d’eau et de soleil » du temps que les routes étaient peu sûres : on arrivait à Aix comme on rejoint un port après un voyage aux Barbaresques ; Marseille n’était plus loin.

Car si, sur de nombreux points, et dans l’esprit même, les chroniques des  Beautés de la Provence  ont beaucoup à voir avec le Journal de Montaigne ou celui du président de Brosses, les choses modernes, l’électricité, la radiophonie, l’automobile et les aéroplanes, s’y mêlent aux choses anciennes : un sarcophage au relief tout arrondi par l’usure, une colonne de brèche africaine ou une tapisserie des Gobelins ; et tout cela sur une mode fantastique et poétique, comme les elfes et les fées de la Nuit d’été qui rentrent dans les maisons et les étables et posent des perles surle front des vaches et glissent des grenouilles dans le lit des jeunes filles .

Assis à l’ombre d’une terrasse, après un riche repas : « des olives à la jeune chair, le tulle d’une omelette légère, le velours du bœuf en daube, des artichauts à la barigoule, des confitures de coing, arrosé d’un agile et chaud petit blanc des Mées et d’un Chateauneuf du Pape couché dans le bourdaloue d’osier »,  parlons un peu avec notre guide de notre plan de voyage.

Comme Napoléon déployait devant son frère Lucien la carte du monde en lui lançant « Choisis parmi les royaumes du monde », peut-être me dira-t-il « Choisis toutes les étapes, je te dirai toutes les particularités, tous les secrets de ce beau pays ». S’il me le demande, alors nous irons aux Lecques souvent, dans une évocation qu’embrume peut-être un peu « un vin blanc de Cassis aux vertus sournoises » puisque de là, il voit de La Ciotat et l’envers, Ceyreste et l’endroit, le Bec de l’Aigle ; il sera peu utile d’aller au-delà de Toulon, puisque cet au-delà appartient davantage à l’héritage italien de la France qu’à l’ancienne Provence.

Il faudra à toute force aller en Avignon, où comme André Hallays, il maudit cette manie des architectes des Monuments historiques de refaire des créneaux et des machicoulis partout où se retrouve un mur ancien ; à Montpellier, Arles et à Nîmes bien sûr. Et il ne faudra pas manquer d’aller aux Saintes-Maries. Je lui demanderai aussi de me mener vers le Lubéron « déchu mais non point mort » et sa litanie de villages, Gordes, Oppèdes, Apt et Ménerbes ; vers toutes les belles fontaines de ce pays sans eaux : celles d’Aix bien sûr, mais aussi celles de Salon, de Toulon, de Signes ou de Méounes –Avignon qui n’en a pas, ayant, fons purissima, le Rhône. Il nous tiendra à l’écart, autant qu’il sera possible de « ceshordes qui s’abattent, flairent et passent ; n’étant pas dignes de rien voir ».

Mais surtout, comment rêver compagnon plus averti, plus sensible ? Visitons avec  lui l’ancien évêché de Carpentras, et observons comment sa science saute toujours sur l’imagination de situations romanesques :

Sous ces beaux plafonds encore très Louis XIII, les frises sont profusément peuplées de déesses et de nymphes aux épaules rondes, aux rondes poitrines : de dieux et de héros qui font glorieusement bomber leurs pectoraux. L’ensemble a la sensualité à demi romanesque, à demi cérémonieuse que les artistes français apprirent des Carrache et du Bernin. De qui sont ces excellentes peintures ? On les donne naturellement à Nicolas Mignard. On lui donne dans le Midi, tout ce qui a été peint au XVIIème siècle (comme on donne à Puget tout ce qui a été sculpté). Personne, à notre connaissance, n’a étudié ces gaies décorations profanes qui dans le Comtat et en Provence, ornent beaucoup d’édifices publics ou privés. Proposons ce sujet à un jeune clerc de l’Ecole du Louvre. Quelle chance pour lui : quitter quelques mois les brouillards de la Seine pour aller vivre sous le plus beau ciel de France !  Il irait à Aix ; il irait à Marignane. Il obtiendrait d’être introduit dans maint hôtel, pavillon et château…

Car jamais Vaudoyer ne se prit pour un prophète, et jamais sa fierté ne le rangea au rang de guide d’excursion. Il ne tient pas à dicter, à nous obliger à voir la Provence comme il la voit. Il a un art particulier, qui met énormément de distance dans sa conversation. Vermeer nous oblige à voir Delft telle qu’il le voit, et c’est Châteaubriand qui aujourd’hui encore nous dicte Rome ; Vaudoyer ne nous imposera pas sa Provence, comme si une tristesse infinie, un voile de mélancolie, doux et trouble comme une brume de chaleur, venait, à son esprit même, en rendre vagues les contours, changeantes et incertaines les couleurs. Devait-il à sa mère, Geneviève Bréton, qui fut la fiancée de Henri Regnault, ce peintre qui portait les plus riches promesses, et dont elle dut reconnaître le cadavre sur le champ de bataille à Buzenval, ce deuil qui par éclipses, vient jeter une nuit tragique sur les paysages provençaux ? Il y a une vérité de la vie spirituelle dans laquelle nous ne rentrerons pas, que nous ne connaitrons pas chez celui qui prit pour devise « Rêver sa vie, vivre ses rêves ».

La Provence et les Comtats, en romancier né, il nous la fait voir, dans une charmante et savante série de cartes postales, à travers les personnages les plus fantastiques qu’on puisse voir : monsieur de Savine, qui fut évêque constitutionnel de Viviers, promenant entre deux orgies une statue de la Vierge coiffée du bonnet phrygien au son de la carmagnole mais terminant sa vie comme un saint, emmuré volontaire quasiment, dans une oraison perpétuelle ;  Joseph Bonaventure Laurens, le félibre sentimental, érudit musical, parmi les premiers à ressusciter Jean-Sébastien Bach, peintre à ses heures et à plein temps coureur de jolies filles  – un pistachié en somme, ce personnage de la crèche provencale, valet de ferme, rusé gourmand, un peu fripon, mais sachant donner à pleines mains ; aux Saintes-Maries de la Mer, Joseph d’Arbaud qui maintint, face à l’oubli, le flambeau du félibrige.

Car Jean-Louis Vaudoyer a, lui aussi,  ses ensablés : Paul Arène, auteur de Jean-des-Figues, grand homme en son pays dont cinquante ans plus tard, à Sisteron, personne ne savait plus indiquer la maison ; à Arles, le déplorable Cyrille, chrétien des premiers jours et dont le zèle transforma la plus belle ville grecque de la Gaule, mamillaria Arleas,  en un champ de ruines , dont on désensablera quatorze siècles plus tard, Vaudoyer nous le raconte, cette Venus que Girardon n’a pas respecté, et que vous pouvez voir au Louvre ; ensablé aussi, Evariste de Valernes, le seul élève de Degas, lequel ému par la misère dans laquelle le Contadin était tombé, lui rendit visite : pour l’aider, le peintre que tout Paris s’arrachait emmena une toile et la voulut vendre : à Carpentras personne n’en voulut ! et Degas en fut quitte pour donner trois mille francs en espèces au pauvre Evariste.

Personnages extravagants, ils sont la face malheureuse de l’Art que Vaudoyer, ce jeune homme trop heureux  -c’est son père qui le dit-  a dépeint avec une prédilection teintée d’un sombre repentir. Ce sont des personnages qui ont poussé jusqu’au bout de leurs forces, pas assez grandes, sur des routes qui étaient trop longues, l’idéal de leur art. Vaudoyer les regarde avec amitié mais ne les rejoint pas, il s’en tient prudemment comme à distance et pour cela trouve dans un sensualisme sans détour un anesthésiant quotidien.

Car ce sceptique, dont la seule religion fut l’Art, est aussi un voluptueux auquel rien n’échappe, ni de jolies épaules, la molle courbe d’un sein, ni la pétulance d’un regard, l’accord miraculeux d’un pied et d’une jambe, ni

                    ….ces bras nus si émouvants / Avec leur duvet d’or et cette veine bleue

Il les aime toutes il me semble, maigres fées ou grosses filles à chignon, Sybilles de carrefour aux grands corps complaisants, cette Anglaise à la peau mate et rose, ou cette noire Bohémienne dans l’église des Saintes-Maries. L’instant d’une imagination chaude qui vous monte à la tête, le temps d’un bal au Jazz Printania, à la sortie des bureaux ou à la table d’un café,  elles deviennent tour à tour les Isolde, Nausicaa ou Myriam, Artemis, Manon ou Carmen du voyageur : « Les trésors les plus sûrs sont ceux qu’on peut toucher » écrit il, sage épicurien, dans un charmant poème à Fragonard : et il est vrai que souvent les pages des Beautés ressemblent à un carnet de croquis de Fragonard ou de Hubert. Le trait est rapide, la couleur vite et bien suggéré, le détail est parfois risqué, mais on n’y voit jamais que de la lumière et à pleine coupe, la Beauté.

Et il y a aussi, plus gravement, dans un moment qui touche au secret d’une blessure, celle qu’il ne vit « que du train, lorsqu’il attendit cinq minutes, un soir de juin », sœur de celle que vit et aima Marcel Proust, remontant le train, en route pour Balbec. L’amour, qui ne se peut voir que de loin, immobile point terrestre que la vie qui passe n’attendra pas, rejoint l’essence de l’Art : on le voit, on l’admire dans les musées ou dans l’architecture, dans l’éblouissement d’une partition : on ne l’atteint jamais, il est une nostalgie absolue ; il ne s’enfuit ni ne se cache ; c’est nous qui passons.

Comme les grands artistes de la Renaissance qui s’intitulaient volontiers architecte, peintre et sculpteur, de même est-il poète, critique et romancier, et il en parle avec une égale puissance les trois langues ; mais je donnerai ma préférence pour le poète. Il fut le poignant biographe de Jenny, l’héroïne poignante de La grenade entr’ouverte de Théodore Aubanel

sa raubo de lano/Coulor de la miougrano/Eme soun front tant lisc et si grands iue tant beu

sa robe de laine, couleur de grenade/avec son front uni et ses grands yeux si beaux :  ce sont les meilleures pages des Beautés. Il fut l’ami aussi de Paul-Jean Toulet, qui nous plonge comme lui dans une matérialité qui flotte dans la magie du souvenir, nous ressaisit et nous abandonne dans une pirouette :

Entre sa nuque et son bonnet / Frise une boucle blonde / Mais elle plonge ; disparaît / Te voici seul au monde

Léger, Jean-Louis Vaudoyer ? qui ne peut méditer et pleurer en lisant les vers qu’il écrivit avec tant de gravité à la mort de son ami Paul Drouot

Ami, je songe aux vers que tu n’écriras pas

Aux livres émouvants, aux magiques mirages

Aux beaux, mystérieux et tendres personnages

Qui sans avoir vécu partagent ton trépas.

Ils sont morts avec toi. Je pensais les voir naître,

Les écouter venir du fonds de ton esprit

Comme l’aube qui sort du sein noir de la nuit.

Car cet esthète a fait la guerre ; engagé volontaire, il accepte le grade, médiocre, la boue, la gale et les bombardements. Il y acceptera surtout l’humanité, qui est au cœur de la beauté puisque l’artiste y habite. Il n’en parle pas, écrivit peu sur le sujet et indirectement. Et qu’il y ait un avant et un après de la guerre, peut-être est-ce une explication de cette personnalité où l’on sent que le passé et le présent ne sont pas cousus ensemble, comme si la main invisible de la douleur en avait déchiré les lais de souvenirs, si bien qu’ils ne se chevauchent ni ne se recoupent plus, flottant au tourbillon du regret.

Dans cet âme d’artiste, était creusé un grand froid de glace qu’il fallait bien qu’il réchauffât souvent au soleil de Provence ; ce feu des cinq cent pages des Beautés, emportons le, serrons-le au fond de notre bagage.Il n’est pas certain que ayons jamais besoin d’autre chose.

Antoine Cardinale

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Christine Belcikowski

02/08/2018 à 08:23

Magnifique !

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Les Ensablés - Cinis in cinerem, de Régis Messac (1893-1945)

Les Éditions de La Grange Batelière achève par Cinis in cinerem (allusion à la Genèse « tu es poussière et tu retourneras à la poussière), la publication des quatre romans policiers de Régis Messac, auteur que nos amis des Ensablés commencent à connaître (Quinzinzinzilli, Le mystère de Monsieur Ernest). A mon goût, c’est le roman plus étonnant, le plus attachant aussi, car il s’y mêle le gothique, le fantastique, la psychanalyse et le scientisme du XIXème siècle, dans une ambiance mystérieuse : plaisir assuré pour tous ceux qui ont aimé Gaston Leroux, Maurice Leblanc, Stevenson, Edgar Poe, et j’en passe. Par Hervé Bel

11/06/2023, 09:00

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Les Ensablés - Le tramway des officiers (1973) de Georges Thinès

Georges Thinès  (1923-2016) est un écrivain belge de langue française né en 1923 à Liège et décédé en 2016 à Court-Saint-Étienne. D’abord attiré par les lettres classiques, il fut étudiant en philosophie et lettres à la Faculté universitaire Saint-Louis de Bruxelles. Après son engagement à la Royal Navy durant la guerre, Georges Thinès renonce à la philologie et s’oriente vers la psychologie. Professeur à l’université de Louvain, il fut un spécialiste de renommée mondiale dans le domaine de l’éthologie animale. Excellent musicien, fondateur de l’orchestre symphonique de Louvain, il fut encore poète, nouvelliste, romancier, dramaturge, essayiste. Par Armel Job

28/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Les aiguilles à tricoter de Denis Belloc, le bas bruit de la violence

Décédé en 2013 à l’âge de 64 ans, Denis Belloc ( (1949-2013) a marqué d’une empreinte noire la littérature française. Son œuvre, une dizaine de romans parus, s’abreuve au sirop de la rue. Mais ce liquide est violent et amer. C’est l’univers de la toxicomanie dans Képas (Lieu commun, 1989) ou de la prostitution dans Suzanne (Lieu commun 1988) qui forme le décor des romans de Belloc dont l’entière matière est autobiographique. Par Denis Gombert.

14/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Heureux les pacifiques de Raymond Abellio (1907-1986)

En janvier 1947, les éditions du Portulan publièrent un épais volume au titre biblique, « Heureux les pacifiques », que la critique accueillit avec force éloges, n’hésitant pas à parler de «roman fracassant et excitant » (Pierre de Boisdeffre), de « roman d’une génération » (Maurice Nadeau), tous se montrant impressionnés par  la justesse d’un tableau riche et complexe d’une époque charnière (1934-1945): ainsi Pierre Descaves, selon lequel ce roman est « sans aucun doute, le document le plus important, le plus impressionnant qui nous ait été donné depuis quinze ans, sur l’état d’une jeunesse que guettait le conflit de 1939-1940 et les années, noires et rouges, des refus ou des abandons ». Par Marie Coat

30/04/2023, 16:45

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Les Ensablés - Le renard à l'anneau d'or, de Nelly Kristink    

Mariève a vingt-trois ans lorsqu’elle épouse Gilles, de dix ans son aîné. Ce mariage la conduit à s’installer chez lui, dans un domaine forestier des Hautes Fagnes, à l’est de la Belgique. Le manoir du Rondbuisson, situé à l’orée du bois, est la résidence de quelques personnages rustiques et gentiment intrigants. Tout semble en place pour assurer le confort de Mariève, dans un cocon où l’on ressent plus qu’ailleurs le rythme envoûtant des saisons. Mais pourquoi n’y semble-t-elle pas heureuse ? C’est l’histoire de la lente dégradation d’un amour s’abîmant au grattage de l’écorce. Par Louis Morès. 

10/04/2023, 09:47

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Les Ensablés - Jeunes femmes en uniforme, de Terreska Torrès

« Elles sont les premières. Cinq filles. Jeunes, timides, heureuses, excités, cœurs battants et prêtes à mourir pour la France. » Nous sommes en 1940. La France vient de perdre la guerre. À Londres, la France libre sous l’impulsion du général de Gaulle fait ses premiers pas. Pour la première fois, les femmes prennent part au conflit sous l’uniforme français. Un Corps féminin de Volontaires de la France libre est créé, dans lequel s’enrôlent les héroïnes de ce roman, ainsi que son autrice, Tereska Torrès. Par Carl Aderhold.

26/03/2023, 17:17

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Les Ensablés - Kikou Yamata (1897-1975), la Japolyonnaise

Qui se souvient aujourd’hui de Kikou Yamata, une écrivaine née à Lyon en 1897 d’un père japonais et d’une mère française et décédée en 1975 à Genève ? Étonnante et attachante figure, auteure d’une œuvre importante. Par François Ouellet

12/03/2023, 10:00

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Les Ensablés - Génération hussards, de Marc Dambre

En septembre 2022, Marc Dambre, spécialiste de Roger Nimier, a publié chez Perrin une somme passionnante (je pèse mes mots) intitulée Génération hussards, en référence à une mouvance littéraire des années 50. L’occasion d’aborder avec lui non seulement la vie et la production littéraire des « hussards » les plus connus, mais aussi d’en (re)découvrir d’autres, dont Stephen Hecquet, objet d’un récent article des Ensablés, et de revisiter trente années de vie culturelle française. Par Hervé Bel

20/02/2023, 09:56

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Les Ensablés - Henry Thoreau sauvage, de Léon Bazalgette

Emmanuel Bluteau m’a envoyé ce livre, Henri Thoreau sauvage, qu’il vient de rééditer dans sa maison d’édition, la Thébaïde, avec ce petit mot : « Voilà un vrai ensablé ! ». Par Hervé Bel.

05/02/2023, 09:00

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Les Ensablés - Deutschland de René Trintzius (1898-1953)

Quiconque vous demanderait ce qu’évoque pour vous le nom de Trinztius, vous resteriez coi ou chercheriez en vain du côté des érudits anversois de la Renaissance. Bien oublié aujourd’hui, René Trintzius fut très connu dans le monde des lettres de la première moitié du siècle dernier. Né en 1898 dans une famille bourgeoise de Rouen -son père était un architecte renommé- il abandonna très en amont une carrière de magistrat pour se consacrer dans un premier temps au journalisme, puis rapidement à l’écriture de pièces de théâtre et de romans. Par Marie Coat

22/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - Malpertuis (1943) de Jean Ray (1887-1964)

Au carrefour de ruelles obscures se dresse Malpertuis. Quentin Moretus Cassave, le maître de cette grande maison, s’éteint sur son lit de mort et fait lire à sa famille réunie les articles de son testament. Pour recevoir l’héritage, les héritiers doivent s’engager à venir vivre au sein de ce lieu rempli de mystères et seul le dernier d’entre eux recevra la fortune. Le dernier ? Dans cette demeure hantée peuplée d’une faune étrange et où le temps s’étire à la croisée des mondes, les périls sont immenses. Jean-Jacques Grandsire, un jeune neveu de Cassave, nous confie avec effroi les heurts et malheurs de Malpertuis. Un chef-d’œuvre du fantastique belge à redécouvrir. Par Louis Morès. 

08/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - une biographie de Marie Borrély (1890-1963)

J’ai parlé, il y a quelques mois dans cette chronique, de Maria Borrély (1890-1963), une romancière d’exception de la Haute-Provence. Voici qu’une belle biographie vient de lui être consacrée par Danièle Henky aux éditions Le Papillon rouge, Maria Borrély. La Vie d’une femme éblouie. La biographe, qui a commencé à s’intéresser à Maria Borrély au début des années 2000, a pu avoir accès aux archives de l’écrivaine, se nourrir des souvenirs de Pierre Borrély, le cadet des deux fils de l’écrivaine, qu’elle a maintes fois rencontré, travailler aux premières rééditions avec Paulette Borrély, la femme de Pierre. Par François Ouellet

25/12/2022, 09:00

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Les Ensablés - La baie des Wallons (1991) de Viviane Dumont

Dernier tome d’une trilogie de romans historiques suivant sur trois générations l’histoire d’une famille aux XVIe et XVIIe siècles dans les Provinces-Unies et les Pays-Bas espagnols, La Baie des Wallons relate les aventures du jeune Tristan de Noirfontaine, un orphelin seul héritier de sa lignée ne rêvant que d’exploration au point de s’embarquer dans un navire à la conquête du Nouveau Monde. C’est avec enthousiasme qu’il participera àl’émergence d’une nouvelle ville et d’une société lui offrant une vie pleine de promesses, à condition de faire preuve de prudence et de ne pas oublier ses racines.

Par Louis Morès.

11/12/2022, 09:00

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Les Ensablés - Adieu mes quinze ans de Claude Campagne

Un chef-d’œuvre de la littérature jeunesse : Adieu mes quinze ans fut en 1960 un véritable phénomène éditorial : plus de 650.000 exemplaires écoulés. Le livre fut traduit en 11 langues et adapté en un feuilleton de 10 épisodes qui fit les beaux jours de l’ORTF au tout début des années 70. Il faut croire que ce roman sur l’adolescence possédait quelque chose de particulier qui avait pu toucher toute une génération. Elle se retrouvait dans le portrait de Fanny, l’héroïne du roman qui voyait du jour au lendemain sa vie bousculée avec l’apparition de deux êtres et d’un secret. Mais quoi ? Par Denis Gombert

27/11/2022, 11:34

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Les Ensablés – Stephen Hecquet, vie et trépas d’un maudit de Frédéric Casotti

Stephen Hecquet, avocat, écrivain… Pour beaucoup, ce nom ne dit plus rien. Auteur d’une dizaine de romans publiés dans les années cinquante, il est pourtant considéré comme l’un des membres de ce groupe que Bernard Frank appela les « hussards ». Ses romans n’ont jamais été réédités (sauf en 1993 pour « Les collégiens »). Début 2022, est parue chez Séguier une courte et bienvenue biographie de Stephen Hecquet par Frédéric Casotti intitulée Stephen Hecquet, vie et trépas d’un maudit, dont les Ensablés se devaient de rendre compte, d’autant qu’en 2013 notre ami Henri-Jean Coudy (dont les parents connaissaient bien Hecquet) avait déjà fait un article à propos d’Anne ou le garçon de verre.

13/11/2022, 09:00

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Les Ensablés - Régis Messac et le polar lettré, par François Ouellet

Romancier, essayiste, pamphlétaire, journaliste, professeur, historien de la littérature populaire, du roman policier et de la science-fiction, rédacteur en chef des Primaires, revue de gauche anticléricale, syndicale et pacifiste, etc., Régis Messac (1893-1945) a été de bien des engagements littéraires et politiques. Par François Ouellet.

30/10/2022, 09:22

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Termush, côte Atlantique

15/04/2024, 17:05

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L’avenir est-il à Termush ?

Une apocalypse nucléaire : tout commence par là. Ou plutôt, juste après cette catastrophe qui a décimé des villes entières. Parmi les lieux épargnés, la station balnéaire de luxe de Termush. C’est ici qu’une poignée de personnes fortunées ont décidé de s’installer, pour vivre dans ce monde d’après. Avec des abris anti-radiation au sous-sol et un fonctionnement millimétré pour empêcher un quelconque souci, voilà un lieu rêvé… Quoique. 

15/04/2024, 16:17

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Dans le silence d'une mère de famille indienne

BONNES FEUILLES : La discrète Maï est entièrement dévouée à son mari infidèle, à ses beaux-parents au caractère difficile et à ses enfants. Mais qui se cache derrière ce voile qui révolte tant sa fille Sounaina ? Cette dernière, empreinte de modernité et partie faire des études à l'étranger, ne cesse de se questionner sur la véritable identité de sa mère, qui semble exister uniquement pour les autres.

15/04/2024, 12:10

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Pourquoi le Heavy Metal est-il plus qu'une simple musique ?

BONNES FEUILLES — Hartmut Rosa aborde un sujet surprenant avec ce livre. Grand amateur de métal et musicien lui-même, il applique ses concepts de « résonance » et d'« énergie sociale » à un sous-genre musical dont la complexité et l'ambition sont souvent sous-estimées. Rosa explore comment le métal pourrait nous aider à renouer avec le monde, retrouver des vibrations existentielles que nos vies modernes tendent à ignorer.

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Cankor : trash, chaotique, dérangeant... mais incontournable

Dans le paysage du comics, Matthew Allison se distingue par une approche bien singulière, avec Cankor, publié initialement en 2016 et désormais disponible dans une traduction de Virgile Iscan, chez Komics Initiative. Un crowdfunding amplement réussi en janvier dernier et voici que ce périple, qui oscille entre métaphysique, techno-thriller et détournement des codes, débarque dans un fracas tant visuel que narratif.

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En attendant les JO 2024, les Jeux olympiques antiques

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BONNES FEUILLES - En juillet 1853, l'arrivée de la flotte américaine dans la baie d'Edo marque la fin de l'isolationnisme du Japon et le début de son ouverture internationale. C'est aussi le signal de la fin de l'ère des samouraïs. 

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Que faire quand on a ni talent exceptionnel ni passion ardente ?

BONNES FEUILLES - Shawn se sent perdu au sein de sa famille extraordinaire : une mère qui était choriste pour Madonna, un père homme d'affaires prospère, et une sœur aînée styliste de mode. Il rêve de célébrité, mais il ne possède ni talent exceptionnel ni passion ardente. 

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BONNES FEUILLES - Le livre explore la vie exceptionnelle d'Angelica Balabanoff, une figure méconnue mais centrale dans les luttes intellectuelles du XXe siècle. Née à Kiev en 1877 dans une famille juive russophone, elle a été active dans les principaux mouvements politiques de son temps, notamment le communisme, le féminisme et le pacifisme. 

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En chaque lieu se cachent des aventures, même à Nantes

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BONNES FEUILLES - En 1953, Alexander Calder, un visionnaire poète-ingénieur-artiste-mécanicien originaire de Philadelphie, a acquis la maison François 1er à Saché, en Touraine. Son installation a marqué cette région, notamment la vallée du Lys immortalisée par Balzac, une colline et les berges de l’Indre, leur conférant une aura de gaieté et d'originalité grâce à ses créations futuristes et primales.

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Cadeaux d’affaires : envoyer des livres cultive une certaine originalité

Quand on pense cadeaux d’affaires, on a souvent à l’esprit le vin, les champagnes ou encore les spiritueux. Plus souvent, cela prend la forme d’une stylo, d’un beau bouquet, ou bien d'une petite sacoche à l'effigie de l'entreprise. Mais, en la matière, c’est souvent l’originalité qui paie, et, alors, pourquoi ne pas choisir un beau livre ?

12/04/2024, 10:51

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Le printemps est arrivé en librairies

Aux poissons succèdent les congés, avec leur grand nettoyage de printemps : aux escoubilles les publications hivernales, place aux nouveautés vernales. Avec pas moins de 63 livres qui rentrent dans le classement des 200 meilleures ventes, ça sent le grand chambardement ! Ah cette semaine 14 (1er/7 avril), que de jolies choses réserve-t-elle !

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Le grand livre de la génération Hip-Hop et ses combats

BONNES FEUILLES - "L'idée de Génération Hip-Hop fait fusionner les époques et les races, les localisations géographiques et le pluriculturalisme, les beats qui tuent et le métissage. Elle est là pour décrire le passage de la politique à la culture, le processus d'entropie et de reconstruction. Elle est là pour rendre compte des espoirs et des cauchemars collectifs, des ambitions et des échecs de ceux qui resteraient sinon définis comme 'post-ceci' ou ‘post-cela'.

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50 images historiques qui racontent le Débarquement

BONNES FEUILLES - À l'approche du 80e anniversaire du Débarquement, Emmanuel Thiébot, historien spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et directeur du Mémorial des Civils dans la Guerre à Falaise, présente un ouvrage commémoratif qui retrace les événements clés de la fin du conflit, de la préparation du Débarquement jusqu'à la Libération en Europe le 8 mai 1945 et au Japon le 2 septembre de la même année. 

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Sexophobie : plaidoyer pour une sexualité libérée

BONNES FEUILLES - Dans son ouvrage, Giampaolo Furgiuele explore la sexophobie, définie comme la peur et le rejet de la sexualité, qui se répand subtilement dans nos sociétés contemporaines.

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Le géant Igor Stravinsky se raconte

BONNES FEUILLES - “Je manque de mots et ne suis guère doué pour ce genre d’explications en général, mais peut-être cela aidera-t-il si je vous dis que lorsque je compose un intervalle, je le conçois comme un objet (enfin, les fois où j’essaie de me le représenter d’une manière ou d’une autre), comme une chose qui m’est extérieure, c’est-à-dire le contraire d’une impression.

11/04/2024, 18:22

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Vous étiez un monde, de Christine Guinard

Sous ce beau titre, Christine Guinard révèle l’intention première de ce recueil : une lutte mot à mot contre la désagrégation, celle de la réalité, et surtout l’autre, beaucoup plus douloureuse, celle de la conscience. Renouer avec un Tout condamné à disparaître, trouver une voie propice à la renaissance et à l’amour à travers un dépouillement essentiel, voilà qui nous renvoie à l’une des ambitions premières de la littérature.

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Le crime, plus dark dans les bas-fonds d'internet

Novembre 2018. Devant la caméra de DreamNet, Hanna/KandyKroosh a commencé sa soirée. Comme ses collègues dans les studios adjacents, elle engage un chat avec des utilisateurs, habitués ou pas, qui paient en « jetons » pour obtenir d’elle des images de plus en plus croustillantes : rapidement l’objectif des 1000 jetons pour du topless est atteint aussi propose-t-elle une « surprise à venir » pour que continuent les enchères ! Faut bien gagner sa vie ! 

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Guerrières : ces femmes qui ont pris les armes

Autant le dire, il y a des livres d’histoire qui vous tombent des mains, et d’autres, comme celui que vient de faire paraître l’historien et romancier Carl Aderhold, qui vous passionnent, parce qu’ils sont un savant dosage entre analyse, explications et anecdotes illustratives qui satisfont notre penchant pour les aventures. Le sujet de son ouvrage est étrangement neuf, car si beaucoup de chercheurs se sont penchés sur la situation des femmes à l’arrière pendant les guerres, peu ont osé aborder le destin des femmes-soldates. Chronique par Hervé Bel.

11/04/2024, 10:34

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Dans les Ténèbres, il existe des livres qui vous veulent littéralement du mal...

Magie, créatures malfaisantes, humains servant de garde-manger... Book of Shadows réunit plusieurs figures de l'univers Valiant pour lutter contre un ennemi sacrément maléfique. Heureusement que nous, pauvres mortels, sommes sous bonne garde...

11/04/2024, 09:28

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Un chef-d'oeuvre au centre des flammes

BONNES FEUILLES — Le 5 août 1949, aux abords des Rocheuses, l'incendie de Mann Gulch a pris une tournure tragique : dix pompiers parachutistes ont péri dans les flammes. (trad. Jean Guiloineau et Laure Jouanneau-Lopez)

11/04/2024, 07:30

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La bêtise, et comment en sortir

BONNES FEUILLES - Dans un monde où les jeunes sont de plus en plus exposés aux fausses informations et à la cruauté en ligne, le livre La bêtise, c'est quoi ? par Jean-François Marmion, vise à éclairer les 8-11 ans sur les subtilités de l'intelligence, la bêtise, et la manière dont nos propres erreurs peuvent nous enseigner à être de meilleures personnes. 

11/04/2024, 06:30

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Finance mondialisée : des ouvrages décryptent un univers opaque

Le volume des transactions ne cesse d’augmenter de par le monde, et il est de plus en plus difficile de s’y retrouver, et d’y voir tout simplement clair. Qui fait quoi avec l’argent de qui ? Dans ce dédale, qui peut laisser un brin perplexe, il peut être pertinent de s’aider du regard posé de quelques experts.

10/04/2024, 13:21

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Il y a longtemps que je t'aime : l'amour est une île déserte

C'est l'histoire d'un naufrage, celui de la passagère d'une croisière qui s'échoue sur une île luxuriante. Seule parmi les plantes exotiques et les espèces sauvages, elle doit s'inventer une routine pour survivre. Seule ? Peut-être pas autant qu'elle le croit, car sur cet îlot perdu au milieu de l'immensité marine vit aussi un jeune sauvageon, moins farouche qu'il n'y paraît à première vue.

10/04/2024, 10:26

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Pauline ou l'enfance, voyage dans les souvenirs

Pauline ou l’enfance... voici un voyage qui mêle l'intime à la nostalgie, entre Saône-et-Loire et Normandie. Les paysages de l’enfance succèdent aux souvenirs qui façonnent une vie et reviennent en mémoire. Dans ce second roman, Philippe Bonilo imagine une ode où la simplicité des petites choses, gravées dans la mémoire, se changent en instants suspendus...

10/04/2024, 10:12

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Cinquième enquête de l'inspecteur Harry McCoy

BONNES FEUILLES - Dans le cinquième épisode de ses enquêtes, l'inspecteur Harry McCoy est lancé dans une course désespérée pour retrouver des jeunes délinquants enlevés dans un contexte particulièrement sombre à Glasgow. En 1974, la ville est secouée par le drame d'un incendie volontaire dans un salon de coiffure, causant la mort de cinq personnes. 

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Jul manipulatrice, complice ou femme trophée ?

BONNES FEUILLES - Ce thriller politique s'ouvre sur Pavel, l'ambassadeur américain en Inde, qui se retrouve plongé dans l'ennui de Delhi jusqu'à ce qu'une demande d'entretien hors du commun capte son attention. 

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Un conte gothique dans les forêts enneigées de Waldenstein

BONNES FEUILLES - Wald, emporté par les fragments épars de son enfance, se retrouve de retour à Waldenstein, une contrée éloignée qu’il avait autrefois délaissée sans regarder en arrière. Il y découvre l’hôtel familial, désormais figé dans le temps. 

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La Sagesse du Yi King

09/04/2024, 18:38

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Du Marquis de Sade au nazisme, à quoi ressemble le mal ?

BONNES FEUILLES — En 1926 à Berlin, Walter, un jeune homme de vingt ans, devient l'héritier de la collection de son grand-père éditeur et relieur, comprenant une bibliothèque prestigieuse avec des livres reliés en peau d'animaux spécifiques, choisis en fonction de leur contenu. Un livre en particulier attire l'attention de Walter : une première édition du Marquis de Sade, recouverte de la peau d'une aristocrate guillotinée, un chef-d'œuvre de bibliopégie anthropodermique.

09/04/2024, 17:08

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Jean Genet : merde, complot et sainteté  

Rédigé il y a plus de 80 ans dans la prison de Fresnes, Héliogabale marque l’entrée de Jean Genet dans l’écriture dramatique. L’écrivain-taulard se sert de la figure de l’empereur romain pour développer les thèmes qui lui sont chers : la déchéance, l’abject, la lâcheté, la saleté, la merde.

09/04/2024, 15:55

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Yokohama Station Fable : et tout le Japon fut recouvert par une gare  

Et si une gare monstrueuse recouvrait la totalité du Japon ? Ce manga de SF confinant à l’absurde nous plonge dans une surprenante dystopie remplie d’escalators et de contrôleurs de quais. Une ambiance pour le moins unique, oppressante et pleine de mystères.

09/04/2024, 10:40