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Les Ensablés – “Beautés de la Provence” de Jean-Louis Vaudoyer

C’est le temps des vacances. Paris se vide. Il faut partir aussi, et nous avons choisi de suivre Jean-Louis Vaudoyer (1883-1963), l’auteur des Beautés de la Provence (1926). Voici donc une carte postale un peu paresseuse qui nous rappellera « avec ses plus amicaux souvenirs littéraires, Jean-Louis Vaudoyer ».

Le 29/07/2018 à 09:00 par Les ensablés

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Publié le :

29/07/2018 à 09:00

Les ensablés

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Par Antoine Cardinale

Nous aurions vingt ans, ce serait l’été de 1926, et ce romancier et poète, cet élégant critique d’art de quarante-trois ans, ami de Marcel Proust et de Jean Giraudoux, nous serait le guide que nous n’avons jamais eu, et que pourtant tout jeune homme qui aime l’art et ignore la vie devrait avoir : érudit, voluptueux, instruit de tout, amusé par un rien, avec des habitudes de gaieté, mélancolique mais rarement et avec discrétion, il incarne comme le dit Roger Martin du Gard  «l’honnête homme, le Français classique ».

Ce que je vous invite à visiter au moyen de cette longue carte postale, ce sont moins des monuments, des œuvres d’art ou des paysages que le goût d’une époque –si le goût d’une époque se peut visiter- dont Jean-Louis Vaudoyer fut un des éducateurs les plus éminents : romancier à succès, critique à l’Echo de Paris et de cent revues et gazettes, conservateur du musée Carnavalet et administrateur de la Comédie française.

On prend vers le soir le chemin de la gare de Lyon : la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, me dit-il, lui fait profiter d’un « titre de parcours », je crois que nous en profiterons  aussi. Où est notre voiture ? « Viens avec moi » nous dit-il dans sa préface : suivons-le, les vacances commencent enfin !

On s’est endormi, bercé par le roulis et au matin dans notre couchette, à travers l’intervalle des rideaux de laine brune, le soleil pose une lame chauffée à blanc sur notre visage : nous sommes arrivés ! Le soleil qui claque comme un coup de feu, cette détonation silencieuse de la lumière, c’est Marseille, c’est Saint-Charles ! Certes la Nationale 8 aurait pu nous y conduire, puisque les Citröen et autres Panhard-Levasseur ont porté l’automobile à un point de vitesse qui ne sera pas dépassé mais, nous dit Vaudoyer « si tu peux, arrive à Marseille en bateau ; le mieux serait de revenir de la Chine, des Indes ou d’Alger. Les îles sont devant toi, Ratonneau et Pomègues, tu verrais de loin les monts de l’Estaque, les monts de l’Etoile. Enchante tes yeux de la seule mer bleue ».

Bien sûr ce sont des solutions modernes car aux siècles anciens, « la route reine c’était la route du Rhône, grand chemin d’eau et de soleil » du temps que les routes étaient peu sûres : on arrivait à Aix comme on rejoint un port après un voyage aux Barbaresques ; Marseille n’était plus loin.

Car si, sur de nombreux points, et dans l’esprit même, les chroniques des  Beautés de la Provence  ont beaucoup à voir avec le Journal de Montaigne ou celui du président de Brosses, les choses modernes, l’électricité, la radiophonie, l’automobile et les aéroplanes, s’y mêlent aux choses anciennes : un sarcophage au relief tout arrondi par l’usure, une colonne de brèche africaine ou une tapisserie des Gobelins ; et tout cela sur une mode fantastique et poétique, comme les elfes et les fées de la Nuit d’été qui rentrent dans les maisons et les étables et posent des perles surle front des vaches et glissent des grenouilles dans le lit des jeunes filles .

Assis à l’ombre d’une terrasse, après un riche repas : « des olives à la jeune chair, le tulle d’une omelette légère, le velours du bœuf en daube, des artichauts à la barigoule, des confitures de coing, arrosé d’un agile et chaud petit blanc des Mées et d’un Chateauneuf du Pape couché dans le bourdaloue d’osier »,  parlons un peu avec notre guide de notre plan de voyage.

Comme Napoléon déployait devant son frère Lucien la carte du monde en lui lançant « Choisis parmi les royaumes du monde », peut-être me dira-t-il « Choisis toutes les étapes, je te dirai toutes les particularités, tous les secrets de ce beau pays ». S’il me le demande, alors nous irons aux Lecques souvent, dans une évocation qu’embrume peut-être un peu « un vin blanc de Cassis aux vertus sournoises » puisque de là, il voit de La Ciotat et l’envers, Ceyreste et l’endroit, le Bec de l’Aigle ; il sera peu utile d’aller au-delà de Toulon, puisque cet au-delà appartient davantage à l’héritage italien de la France qu’à l’ancienne Provence.

Il faudra à toute force aller en Avignon, où comme André Hallays, il maudit cette manie des architectes des Monuments historiques de refaire des créneaux et des machicoulis partout où se retrouve un mur ancien ; à Montpellier, Arles et à Nîmes bien sûr. Et il ne faudra pas manquer d’aller aux Saintes-Maries. Je lui demanderai aussi de me mener vers le Lubéron « déchu mais non point mort » et sa litanie de villages, Gordes, Oppèdes, Apt et Ménerbes ; vers toutes les belles fontaines de ce pays sans eaux : celles d’Aix bien sûr, mais aussi celles de Salon, de Toulon, de Signes ou de Méounes –Avignon qui n’en a pas, ayant, fons purissima, le Rhône. Il nous tiendra à l’écart, autant qu’il sera possible de « ceshordes qui s’abattent, flairent et passent ; n’étant pas dignes de rien voir ».

Mais surtout, comment rêver compagnon plus averti, plus sensible ? Visitons avec  lui l’ancien évêché de Carpentras, et observons comment sa science saute toujours sur l’imagination de situations romanesques :

Sous ces beaux plafonds encore très Louis XIII, les frises sont profusément peuplées de déesses et de nymphes aux épaules rondes, aux rondes poitrines : de dieux et de héros qui font glorieusement bomber leurs pectoraux. L’ensemble a la sensualité à demi romanesque, à demi cérémonieuse que les artistes français apprirent des Carrache et du Bernin. De qui sont ces excellentes peintures ? On les donne naturellement à Nicolas Mignard. On lui donne dans le Midi, tout ce qui a été peint au XVIIème siècle (comme on donne à Puget tout ce qui a été sculpté). Personne, à notre connaissance, n’a étudié ces gaies décorations profanes qui dans le Comtat et en Provence, ornent beaucoup d’édifices publics ou privés. Proposons ce sujet à un jeune clerc de l’Ecole du Louvre. Quelle chance pour lui : quitter quelques mois les brouillards de la Seine pour aller vivre sous le plus beau ciel de France !  Il irait à Aix ; il irait à Marignane. Il obtiendrait d’être introduit dans maint hôtel, pavillon et château…

Car jamais Vaudoyer ne se prit pour un prophète, et jamais sa fierté ne le rangea au rang de guide d’excursion. Il ne tient pas à dicter, à nous obliger à voir la Provence comme il la voit. Il a un art particulier, qui met énormément de distance dans sa conversation. Vermeer nous oblige à voir Delft telle qu’il le voit, et c’est Châteaubriand qui aujourd’hui encore nous dicte Rome ; Vaudoyer ne nous imposera pas sa Provence, comme si une tristesse infinie, un voile de mélancolie, doux et trouble comme une brume de chaleur, venait, à son esprit même, en rendre vagues les contours, changeantes et incertaines les couleurs. Devait-il à sa mère, Geneviève Bréton, qui fut la fiancée de Henri Regnault, ce peintre qui portait les plus riches promesses, et dont elle dut reconnaître le cadavre sur le champ de bataille à Buzenval, ce deuil qui par éclipses, vient jeter une nuit tragique sur les paysages provençaux ? Il y a une vérité de la vie spirituelle dans laquelle nous ne rentrerons pas, que nous ne connaitrons pas chez celui qui prit pour devise « Rêver sa vie, vivre ses rêves ».

La Provence et les Comtats, en romancier né, il nous la fait voir, dans une charmante et savante série de cartes postales, à travers les personnages les plus fantastiques qu’on puisse voir : monsieur de Savine, qui fut évêque constitutionnel de Viviers, promenant entre deux orgies une statue de la Vierge coiffée du bonnet phrygien au son de la carmagnole mais terminant sa vie comme un saint, emmuré volontaire quasiment, dans une oraison perpétuelle ;  Joseph Bonaventure Laurens, le félibre sentimental, érudit musical, parmi les premiers à ressusciter Jean-Sébastien Bach, peintre à ses heures et à plein temps coureur de jolies filles  – un pistachié en somme, ce personnage de la crèche provencale, valet de ferme, rusé gourmand, un peu fripon, mais sachant donner à pleines mains ; aux Saintes-Maries de la Mer, Joseph d’Arbaud qui maintint, face à l’oubli, le flambeau du félibrige.

Car Jean-Louis Vaudoyer a, lui aussi,  ses ensablés : Paul Arène, auteur de Jean-des-Figues, grand homme en son pays dont cinquante ans plus tard, à Sisteron, personne ne savait plus indiquer la maison ; à Arles, le déplorable Cyrille, chrétien des premiers jours et dont le zèle transforma la plus belle ville grecque de la Gaule, mamillaria Arleas,  en un champ de ruines , dont on désensablera quatorze siècles plus tard, Vaudoyer nous le raconte, cette Venus que Girardon n’a pas respecté, et que vous pouvez voir au Louvre ; ensablé aussi, Evariste de Valernes, le seul élève de Degas, lequel ému par la misère dans laquelle le Contadin était tombé, lui rendit visite : pour l’aider, le peintre que tout Paris s’arrachait emmena une toile et la voulut vendre : à Carpentras personne n’en voulut ! et Degas en fut quitte pour donner trois mille francs en espèces au pauvre Evariste.

Personnages extravagants, ils sont la face malheureuse de l’Art que Vaudoyer, ce jeune homme trop heureux  -c’est son père qui le dit-  a dépeint avec une prédilection teintée d’un sombre repentir. Ce sont des personnages qui ont poussé jusqu’au bout de leurs forces, pas assez grandes, sur des routes qui étaient trop longues, l’idéal de leur art. Vaudoyer les regarde avec amitié mais ne les rejoint pas, il s’en tient prudemment comme à distance et pour cela trouve dans un sensualisme sans détour un anesthésiant quotidien.

Car ce sceptique, dont la seule religion fut l’Art, est aussi un voluptueux auquel rien n’échappe, ni de jolies épaules, la molle courbe d’un sein, ni la pétulance d’un regard, l’accord miraculeux d’un pied et d’une jambe, ni

                    ….ces bras nus si émouvants / Avec leur duvet d’or et cette veine bleue

Il les aime toutes il me semble, maigres fées ou grosses filles à chignon, Sybilles de carrefour aux grands corps complaisants, cette Anglaise à la peau mate et rose, ou cette noire Bohémienne dans l’église des Saintes-Maries. L’instant d’une imagination chaude qui vous monte à la tête, le temps d’un bal au Jazz Printania, à la sortie des bureaux ou à la table d’un café,  elles deviennent tour à tour les Isolde, Nausicaa ou Myriam, Artemis, Manon ou Carmen du voyageur : « Les trésors les plus sûrs sont ceux qu’on peut toucher » écrit il, sage épicurien, dans un charmant poème à Fragonard : et il est vrai que souvent les pages des Beautés ressemblent à un carnet de croquis de Fragonard ou de Hubert. Le trait est rapide, la couleur vite et bien suggéré, le détail est parfois risqué, mais on n’y voit jamais que de la lumière et à pleine coupe, la Beauté.

Et il y a aussi, plus gravement, dans un moment qui touche au secret d’une blessure, celle qu’il ne vit « que du train, lorsqu’il attendit cinq minutes, un soir de juin », sœur de celle que vit et aima Marcel Proust, remontant le train, en route pour Balbec. L’amour, qui ne se peut voir que de loin, immobile point terrestre que la vie qui passe n’attendra pas, rejoint l’essence de l’Art : on le voit, on l’admire dans les musées ou dans l’architecture, dans l’éblouissement d’une partition : on ne l’atteint jamais, il est une nostalgie absolue ; il ne s’enfuit ni ne se cache ; c’est nous qui passons.

Comme les grands artistes de la Renaissance qui s’intitulaient volontiers architecte, peintre et sculpteur, de même est-il poète, critique et romancier, et il en parle avec une égale puissance les trois langues ; mais je donnerai ma préférence pour le poète. Il fut le poignant biographe de Jenny, l’héroïne poignante de La grenade entr’ouverte de Théodore Aubanel

sa raubo de lano/Coulor de la miougrano/Eme soun front tant lisc et si grands iue tant beu

sa robe de laine, couleur de grenade/avec son front uni et ses grands yeux si beaux :  ce sont les meilleures pages des Beautés. Il fut l’ami aussi de Paul-Jean Toulet, qui nous plonge comme lui dans une matérialité qui flotte dans la magie du souvenir, nous ressaisit et nous abandonne dans une pirouette :

Entre sa nuque et son bonnet / Frise une boucle blonde / Mais elle plonge ; disparaît / Te voici seul au monde

Léger, Jean-Louis Vaudoyer ? qui ne peut méditer et pleurer en lisant les vers qu’il écrivit avec tant de gravité à la mort de son ami Paul Drouot

Ami, je songe aux vers que tu n’écriras pas

Aux livres émouvants, aux magiques mirages

Aux beaux, mystérieux et tendres personnages

Qui sans avoir vécu partagent ton trépas.

Ils sont morts avec toi. Je pensais les voir naître,

Les écouter venir du fonds de ton esprit

Comme l’aube qui sort du sein noir de la nuit.

Car cet esthète a fait la guerre ; engagé volontaire, il accepte le grade, médiocre, la boue, la gale et les bombardements. Il y acceptera surtout l’humanité, qui est au cœur de la beauté puisque l’artiste y habite. Il n’en parle pas, écrivit peu sur le sujet et indirectement. Et qu’il y ait un avant et un après de la guerre, peut-être est-ce une explication de cette personnalité où l’on sent que le passé et le présent ne sont pas cousus ensemble, comme si la main invisible de la douleur en avait déchiré les lais de souvenirs, si bien qu’ils ne se chevauchent ni ne se recoupent plus, flottant au tourbillon du regret.

Dans cet âme d’artiste, était creusé un grand froid de glace qu’il fallait bien qu’il réchauffât souvent au soleil de Provence ; ce feu des cinq cent pages des Beautés, emportons le, serrons-le au fond de notre bagage.Il n’est pas certain que ayons jamais besoin d’autre chose.

Antoine Cardinale

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Christine Belcikowski

02/08/2018 à 08:23

Magnifique !

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

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Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

01/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Le joug" de Marion Gilbert, roman de la maternité martyrisée

Originaire de Montivilliers, en Seine Maritime, la romancière Marion Gilbert (pseudonyme d’Odette Maurel) a fait paraître une bonne vingtaine de titres entre Du sang sur la falaise (1913) et Les Scandalisés (1950), des romans psychologiques qui ont souvent la Haute-Normandie pour décor. Journaliste, elle a mené des enquêtes pour Le Matin, Le Petit Journal, Illustrations et d’autres. Traductrice avec Madeleine Duvivier, pseudonyme que s’était choisie sa sœur, elle a donné à lire en français Charles Dickens, P. G. Wodehouse et Charlotte Brontë. Féministe, elle prononça une conférence, en 1925, qu’on peut consulter en ligne.

17/11/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Journal de travail (1929-1943)" de Jean Prévost

L'éditeur Emmanuel Bluteau a des auteurs qu'il chérit particulièrement: l'un d'eux est Jean Prévost, écrivain et résistant, mort les armes à la main dans le Vercors en 1944 à l'âge de 43 ans. Après avoir publié "L'affaire Berthet" que nous avons chroniqué, La Thébaïde fait paraître aujourd'hui Le journal de travail (1929-1943) de ce même Jean Prévost avec une préface de Jérôme Garcin (à qui l'on doit un "Pour Jean Prévost", biographie parue en 1994).  "J'ai toujours pensé, écrit ce dernier (...) que Jean Prévost s'apprêtait à donner, après la guerre, son grand roman, son oeuvre majeure." Le destin ne l'a pas voulu. Et on lira donc ce journal de travail, cette "arrière-boutique" de l'écrivain, avec un sentiment mêlé d'admiration et de tristesse pour cette promesse qui s'annonçait déjà et ne fut pas tenue.

03/11/2019, 09:00

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Akhenaton publie La faim de leur monde : quinze ans plus tard, ça va mieux ? 

La Fin de leur monde ou La faim de leur monde… d’un titre à l’autre, on retrouve le fil rouge du rappeur Akhenaton : pour le premier, c'était sur l'album solo Soldats de fortune, avant d'être reprise sur Saison 5, en duo avec Shurik'n. Dans le second, il est en solo pour un livre. Dans les deux cas, une prise de position ferme, qui coïncide justement avec L’Iconopop, la collection que dirigent Alexandre Bord et Cécile Coulon. 

08/03/2021, 16:49

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Mort du scénariste Claude Lacroix, coauteur du Cycle de Cyann

On apprend par son éditeur, Delcourt, le décès survenu ce 2 mars du scénariste Claude Lacroix, auteur avec François Bourgeon, notamment du Cycle de Cyann. Journaliste et illustrateur, il aura contribué à alimenter plusieurs médias — depuis Science et vie, jusqu’au Journal de Mickey. Ses premières armes, des dessins humoristiques, furent publiées dans L’Os à moelle, en 1964.

08/03/2021, 16:47

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Elle est le vent furieux : les autrices inventent la vengeance du monde 

Elle est le vent furieux est un recueil de colère et d’espoir porté par six autrices qui prêtent leurs plumes à Mère Nature. Sur une impulsion de Marie Pavlenko, Sophia Adriansen, Marie Alhinho, Coline Pierré, Cindy Van Wilder et Flore Vesco, tour à tour, inventent la vengeance du monde. Six nouvelles, six voix, une même constatation, faut-il en arriver là pour ouvrir les yeux sur nos comportements ? Qu'attendons-nous pour passer à l’action ? 

 

08/03/2021, 12:20

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25 ans après Le poète, McEvoy pris dans une Séquence mortelle

Il y a 25 ans, Michael Connelly signait avec Le Poète un roman devenu culte. Les lecteurs faisaient connaissance avec Jack McEvoy, chroniqueur judicaire hanté par le suicide de son frère, et qui à l’occasion d’une enquête sur une vague de suicides au sein de la police, va découvrir l’ampleur de l’affaire. Devenu la cible du tueur, la course poursuite reste dans toutes les mémoires. Avec Séquence mortelle, Jack McEvoy fait son grand retour.

08/03/2021, 11:45

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Méfie-toi d'une femme qui lit : les terribles dangers de la lecture

AVANT-PREMIÈRE – Même si le titre est provocateur, l’objectif de ce recueil de bandes dessinées et d’illustrations est bien de montrer l’inverse. Écrit et illustré par 42 artistes, celui-ci propose un voyage à travers le temps et l’espace en compagnie de 32 femmes, réelles ou fictives, mais toutes inspirantes, qui ont pu bouger les lignes de leurs époques grâce à leur courage et à l’émancipation apportée par la lecture. Ce recueil de 144 pages se veut un hommage aux femmes, à la culture et à l’imaginaire dans un format original à la convergence des arts (littérature, peinture, cinéma et bandes dessinées).

08/03/2021, 08:54

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Lovecraft au pays des adolescents : Chtulhu y es-tu ?

Une adolescente aux cheveux teints en vert, qui peint, sculpte et dessine des créatures terrifiantes. Une jeune garçon, graffeur, dont l’oncle tient une librairie d’ouvrages anciens. Et un psychopathe décidé à offrir une porte d’entrée sur le monde à la divinité maléfique qu’il sert. Le tout avec des teintes d’un vert radioactif : voici le premier tome du Cercle de Providence. Évidemment, avec quelques tentacules…

08/03/2021, 08:49

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Holocauste : “l’aller-retour“ de Franci

MEMOIRES - J’ai vu Nuit et Brouillard d’Alain Resnais, Shoah de Claude Lanzmann et bien d’autres films. J’ai lu beaucoup de livres et notamment, évidemment dirais-je presque, Le journal d’Anne Frank. Par deux fois, j’ai été voir de mes propres yeux l’impensable, l’inimaginable, à Auschwitz-Birkenau. 

05/03/2021, 11:35

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Académie française : Pascal Ory élu au fauteuil de Weyergans 

Quelques semaines après l’élection de Chantal Thomas un nouvel immortel a été nommé par l’Académie. L’auteur et historien de 72 ans Pascal Ory siégera au fauteuil 32, précédemment occupé par François Weyergans. Avec cette nouvelle nomination, il ne reste aujourd’hui plus que cinq places à pourvoir pour que les 40 soient au complet.

 

04/03/2021, 17:51

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L’irlandaise Edna O’Brien nommée Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres

La prestigieuse distinction est décernée à O’Brien en reconnaissance de « la lutte d’une féministe engagée qui a offert une voix aux femmes du monde entier ». Elle sera remise le 7 mars prochain, veille de la Journée internationale des droits des femmes.

04/03/2021, 12:45

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Spiderman, de père en fils : quand l'enfant est appelé à régner...

COMICS - Il fallait que le Tisseur fît acte de procréation. Il le fallait. Et si Ben n’est pas son premier enfant, Peter Parker, aka Spider-Man comptant plusieurs enfants méconnus (et petits-enfants…), aura tout fait pour le protéger lui de la filiation. Mais parler de fils quand on évoque l’Homme Araignée, cela implique évidemment de trancher quelques nœuds gordiens.

03/03/2021, 18:44

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Gadou fait tout, le panda mignon et super craquant de Mr Tan

AVANT-PREMIÈRE – Avec cette nouvelle mascotte pour les petits, on ne s'ennuie jamais. Chaque moment de sa vie se prête à une multitude de scènes qui expriment ses joies et ses découvertes. Créé par Mr Tan, Gadou est un petit panda malicieux qui déborde d'imagination. Le monde est pour lui un grand terrain d'exploration!

03/03/2021, 18:42

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Le Vallon des lucioles d' Isla Morley : hymne à la tolérance 

ROMAN ETRANGER - 1937, Kentucky. La carrière de photographe de Clay Havens ne décolle pas. Lorsqu'il est envoyé avec un journaliste dans le cadre du New Deal faire un documentaire sur un coin reculé des Appalaches, c'est peut-être sa dernière chance. Et dès leur arrivée, les habitants du village les mettent en garde sur une famille qui vit au cœur de la forêt. 

03/03/2021, 17:26

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L'autobiographie de l'autrice de BD Trina Robbins traduite à l'automne 2021

Les éditions Bliss Comics annoncent la parution de leur première sortie « purement littéraire », l'autobiographie de l'autrice de BD Trina Robbins, Last Girl Standing. En précommande sur Ulule, l'ouvrage retrace la vie et l'œuvre de l'autrice, militante féministe, de sa friperie underground à New York à l'anthologie Wimmen’s comix, publiée entre 1972 et 1991.

03/03/2021, 16:24

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Loin de la folie des hommes, le Vert samba de Charles Aubert

AVANT-PREMIÈRE – France 2 est actuellement en cours de travail sur l’adaptation de Bleu Calypso, livre qui fut finaliste du Prix de l’Embouchure, remis au salon Polars du Sud. Et choisi également pour le Prix Nouvelles voix du polar. Charles Aubert, qui aime la couleur, nous avait déjà gratifiés d’un délicieux Rouge tango, qui sort chez Pocket. Et cela, en même temps que son dernier roman, Vert Samba

03/03/2021, 16:22

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Corps public : Entre poésie et colère, les complexités du désir 

ROMAN GRAPHIQUE - Avec Mathilde Ramadier au scénario et Camille Ulrich au dessin et à la couleur, Corps public suit le parcours de Morgan de ses douze ans et son premier rendez-vous chez le gynécologue à son retour à la scène comme comédienne après son accouchement. Dans une société où le corps des femmes est sans cesse une affaire publique, derrière les petites violences du quotidien, Camille Ulrich et Mathilde Ramadier explorent les complexités du désir et osent nous montrer des images rares sur l'accouchement et le post-partum.

02/03/2021, 12:15

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Nuit bleue de Simone Buchholz : « Partir seule à la campagne, c’est comme bouffer du Scotch. » 

POLAR ETRANGER - Au bar Blaue Nacht, la procureure Chastity Riley écluse les bières et trouve réconfort auprès de Carla, Rocco, Calabretta et Klatsche. Collègue, amis, amant… Elle ne pourrait pas affronter le monde du crime sans eux. Mise sur la touche, pour avoir voulu convaincre de corruption son patron, Chastity est désormais chargée de la « protection des victimes ». 

02/03/2021, 12:08

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Les métamorphoses : Une pandémie, vengeance du règne animal

ROMAN FRANCOPHONE - Dans Les métamorphoses, Camille Brunel réinvente la pandémie mondiale. Ici, pas besoin de masque, rien ne saurait vous protéger des transformations animalières qui gagnent la planète… Une vision loufoque qui vient bousculer les clichés d’une société étouffée par les médias et la technologie. Dans la lignée de La guérilla des animaux, le roman dénonce et défend également la condition animale.

 

02/03/2021, 10:32

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Marc Levy présente Le Crépuscule des fauves, suite de son roman d'espionnage

Avec Le Crépuscule des fauves, Marc Levy va vite : ce tome 2 sort le 2 mars, prolongeant les aventures du Groupe 9 entamées dans C’est arrivé la nuit. Le premier volume de son techno-thriller marquait une certaine rupture avec l’écriture qu’on lui connaît (ou attribue). Avec ce 22e roman, il n’a qu’une observation : « La réalité a amplement dépassé la fiction. »

02/03/2021, 09:28

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Décès de l'archiviste paléographe Benoît Van Reeth, père de la philosophe

L’École nationale des Chartes vient de communiquer l’information : Benoît Van Reeth, archiviste paléographe, de la promotion 1984 est décédé ce 28 février. Né le 17 février 1956 à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), il était conservateur général du patrimoine, ancien directeur des Archives nationales d’outre-mer. Françoise Banat-Berger Cheffe du Service interministériel des Archives de France vient de lui rendre hommage.

01/03/2021, 17:24

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François Cusset, Le Génie du confinement : on ne pense Covid qui s'impose

AVANT-PREMIÈRE – Pendant ce moment où tout s’est arrêté, quelque chose a commencé, qui n’a pas de forme. Pendant ce moment où rien n’avait lieu, quelque chose s’est passé, dont on n’a pas de trace. Ce moment d’involution sur soi a eu quelque chose de révolutionnaire. Un ouvrage qui s'inscrit dans la nouvelle collection Trans, dirigée par Raphaël Liogier et Dominique Quessada.

01/03/2021, 16:11

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L'hommage de Joseph Ponthus à Henri Calet, illustre “maître oublié”

Les Presses universitaires de Lyon publient ce 11 mars un ouvrage d’Henri Calet, Je ne sais écrire que ma vie. Ce texte avait été préfacé par Joseph Ponthus, mettant en lumière l’admiration qu’il portait à l’œuvre de Calet, autant que les liens entrevus entre son propre travail et celui de l’écrivain. La diffusion de cette préface se fait en hommage des PUL à Joseph Ponthus.

01/03/2021, 14:44

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Mon père et ma mère : la beauté cristalline de l'hommage d'Aharon Appelfeld

ROMAN ETRANGER - Le roman est l’expression de cette idée ancestrale que la mère et le père sont l’origine, le terreau biologique, culturel et émotionnel de l’enfant : ils couvent et ils couvrent de leurs ailes l’être en évolution. L’hommage que leur rend, dans Mon père et ma mère, Aharon Appelfeld, est ici d’une beauté cristalline.

01/03/2021, 14:42

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De Rome à Angoulême : une résidence consacrée à la bande dessinée

Un appel à projets a été lancé par l'Académie de France à Rome-Villa Médicis et la Cité Internationale de la bande dessinée et de l'image avec l'ADAGP pour une résidence de bande dessinée. Cette résidence de quatre mois se déroulera sur deux temps, l’un à Rome à la Villa Médicis du 2 novembre 2021 au 2 janvier 2022 et le second à la Maison des auteurs de la Cité, à Angoulême, du 3 janvier au 1er mars 2022.

01/03/2021, 14:40

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Ce genre de petites choses, rendre ce que l'on a reçu

ROMAN ETRANGER - Bill Furlong est né le 1er avril 1947. Ce n'est pas une blague et, dans son malheur, il a eu beaucoup de chance. Sa mère n'avait que seize ans à sa naissance. Et pas de mari. Pas terrible comme entrée dans la vie dans ces années-là, en terres d'Irlande. Toute son enfance, il sera poursuivi par les lazzis des autres enfants du village tant dans la rue qu'à l'école.

01/03/2021, 12:36

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Books by Women : Abby Geni et Louise Mey

Le printemps semble pointer le bout de son nez, on n'a qu’une envie, c’est de lire dans un parc non ? Foutu virus. En attendant, Elsa et Elura vous présentent aujourd’hui 2 romans/thrillers qui, le temps de leur lecture, feront oublier le reste du monde. D'ailleurs, les deux libraires entrent dans la dernière semaine de leur projet de crowdfunding : il reste à peine 2000 € à récolter, et elles ont besoin de soutien plus que jamais ! Le lien vers la cagnotte se trouve en fin d'article.

01/03/2021, 09:29

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Wendy Delorme : “Toutes brisées et pourtant incassables”

AVANT-PREMIÈRE – « Parce que son texte est magnifique, parce qu’elle a le cœur pur et le feu, parce que Wendy Delorme est une grande autrice. » C'est Ovidie qui a ces mots pour Wendy Delorme. Avec Viendra le temps du feu, l'autrice nous démontre que l'on peut lui faire confiance pour surprendre, prendre de court, et bien plus encore.

27/02/2021, 10:00

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Dernier tour lancé d'Antonin Varenne : à n'importe quel prix

Julien Perrault a tout perdu en percutant deux de ses concurrents sur le circuit du Mans. Lui qui avait été le prodige du Grand Prix Moto est devenu le paria, « l’assassin ». Mais un sponsor sulfureux propose au jeune homme de revenir sur le devant de la scène. Courir de nouveau. Pour son retour à la manufacture de livres, Antonin Varenne signe avec Dernier tour lancé un roman plein de fureur. 

26/02/2021, 14:58

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Peintres femmes : exceptions en marche 

BEAUX ARTS - Les carnets d’expo de la collection Découvertes Gallimard sont toujours un réel plaisir ! Ils le sont d’autant plus en ce moment puisque les musées restent fermés aux publics. Le dernier en date, Peintres femmes – 1780 -1830, à paraître ce 25 février et signé de la docteure en histoire et théorie de l’art, Martine Lacas, sort à l’occasion de l’exposition Peintres femmes -1780-1830 – Naissance d’un combat qui doit se tenir au musée du Luxembourg du 3 mars au 4 juillet. S’il semble exclu que nous puissions y aller dès le 3 mars peut-être nous est-il permis d’espérer de nous y rendre d’ici le 4 juillet. 

26/02/2021, 09:00

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Gianrico Carofiglio : L’Été froid, une nouvelle saison en enfer

AVANT-PREMIÈRE – Nous sommes en 1992, entre mai et juillet. À Bari, comme ailleurs, tirs en embuscade et meurtres sont monnaie courante. Quand la nouvelle arrive qu’un enfant, fils d’un chef de clan, a été enlevé, le maréchal Pietro Fenoglio se rend compte que le point de non-retour a été atteint. Maintenant tout peut arriver.

25/02/2021, 14:09

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Mon livre à malaxer Le chemin du lapin, pour stimuler la motricité

Un livre-tissu original pour stimuler la motricité fine des plus petits, avec un lapin à guider à travers le tissu pour rejoindre le potager.  L'enfant doit aider un petit lapin à rejoindre un tas de carottes, en manipulant un galet en bois (représentant l'animal) à travers un labyrinthe en tissu. 

25/02/2021, 14:08

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J'aime mon corps : apprendre aux enfants que leur corps leur appartient

« J’aime mon corps, je le protège. Il est à moi, personne n’a le droit d’y toucher si je ne veux pas », affirme une petite fille. Il n'est jamais trop tôt pour apprendre aux enfants que leur corps leur appartient. Un livre coup de coeur. 

25/02/2021, 14:07

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Wild Child : Neil Connelly embarque la littérature jeunesse sur le ring

Quand Wild Child entre sur le ring, c’est son futur qu’il gagne à coups de poing. Ce roman de Neil Connelly s'inscrit dans la lignée des plus grandes œuvres sur le thème de la boxe, tels que Fight Club et Raging Bull. Une magnifique histoire d’amitié, de vengeance et de repentir : un texte intense qui ne prend pas de détour.

25/02/2021, 14:06

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Ballerines et voyages dans le temps :  Elisa Villebrun, Les voyageurs de la danse

AVANT-PREMIÈRE – Voici une nouvelle série Passion qui mêle danse, aventure et magie, pour un voyage dans le temps à la découverte des grands danseurs de l’histoire ! La danse, une activité pratiquée par 18 % des enfants français et un univers qui les passionne, revisité sous l’angle original du voyage dans le temps : chaque tome nous transporte dans un moment clé de l’histoire de la danse.

25/02/2021, 14:05

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Le petit livre pour parler des enfants migrants : en parler, en bande dessinée

AVANT-PREMIÈRE – Sur Internet, à la télé ou dans la rue, les enfants sont exposés aux problématiques des migrations. Ce sujet fort d'actualité se retrouve dans la collection des Petits livres : les enfants migrants, abordé par le biais de vraies questions d'enfants traitées sous forme de petites BD. Le livre répond ainsi aux questions des enfants, faisant écho à des situations de leur quotidien. 

25/02/2021, 14:04

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Le Numérique pas bête : décrypter le web et ses régles

AVANT-PREMIÈRE – Dans la collection à succès Pas bêtes, des spécialistes répondent à de vraies questions d'enfants pour mieux comprendre le monde numérique dans lequel ils grandissent. Voici un livre qui décrypte le monde du web, son histoire, ses possibilités infinies, et liste les comportements responsables à adopter, et les règles à suivre.

25/02/2021, 14:02

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Le Petit Ogre à l'aventure : un jeu de mémoire coopératif

Le Petit Ogre a soif de découvertes : il veut partir à l’aventure autour du monde et se faire des amis. Le but du jeu : chacun son tour, déplacer Petit Ogre sur le plateau de jeu grâce à des cartes déplacement, afin de retrouver les six tuiles spéciales cachées. La partie est gagnée si les tuiles spéciales sont découvertes avant la fin de la pioche.

24/02/2021, 16:17