#Salons / festivals

Les Ensablés - "Souvenirs d'un ours" de Lucien Descaves (1861-1949)

LES ENSABLES - Pour cette rentrée littéraire, un voyage dans le passé, grâce à l’entremise de l’écrivain Lucien Descaves… Lucien Descaves… Qui s’en souvient ? Son nom apparaît régulièrement dans les ouvrages d’histoire littéraire, dans le journal de Jules Renard, et même dans celui de Gide. Mais on lit son nom sans le retenir.

Le 30/09/2018 à 09:00 par Les ensablés

0 Réactions |

Publié le :

30/09/2018 à 09:00

Les ensablés

linkedin mail print
ActuaLitté

Par Hervé Bel

Ceux qui, comme moi, apprécient Huysmans se rappellent peut-être que Descaves, naturaliste, disciple de Zola, fut un de ses plus fidèles amis. Les Céliniens doivent également le connaître, car Descaves, membre de l’académie Goncourt (il était le dixième couvert, actuellement occupé par Pierre Assouline), essaya, avec Léon Daudet, de faire donner le prix à Louis-Ferdinand Céline en 1932. Il échoua et refusa dès lors de siéger avec ses collègues. Les Proustiens, en revanche, n’oublient pas qu’il s’opposa, en vain d’ailleurs, à l’obtention du prix pour « A l’ombre des jeunes filles en fleurs. » Quant aux inconditionnels de Guitry, ils ne peuvent ignorer que Descaves le détestait.

Mais de l’œuvre de Descaves, qu’a-t-on retenu ? Rien ou pas grand-chose. Il est l’auteur d’un roman intitulé « Sous-offs » (1889), brûlot jugé suffisamment antimilitariste pour faire l’objet d’un procès dont Descaves ressortit blanchi. Ce fut son premier titre de gloire ; son second d’avoir été un des signataires du manifeste dit « des cinq » qui s’élevait contre le naturalisme de Zola, à la suite de la publication de « La Terre ». Mais il n’y eut pas de suite : aucun des cinq écrivains qui l’avaient rédigé n’a eu de postérité véritable. Pour le reste, l’œuvre de Descaves a été complètement oubliée, y compris son roman sur les aveugles intitulé « Les emmurés » que Huysmans estimait comme son meilleur livre. S’il retient encore l’attention, ce n’est pas grâce à ses écrits, mais parce à la chance qu’il a eu de vivre longtemps et de participer activement, en tant que membre de l’Académie Goncourt, à la vie littéraire française. Il a laissé un livre de souvenirs passionnant intitulé « Souvenirs d’un ours » publié peu avant sa mort et dont je recommande vivement la lecture (pour mémoire un « ours », dans le langage d’imprimerie est le nom donné à l’imprimeur, cf. Balzac dans « les Illusions perdues »).

Il y raconte sa vie. Et sa vie, c’est triste à dire, ne vaut que par ses rencontres. Né en 1861 d’un père graveur et artiste, Descaves, enfant, assiste à la Commune et en conserve un vif souvenir qui le pousse, toute sa vie, à aider les vieux communards. En 1878, il entre en apprentissage dans une banque, rue Drouot. Mais ce n’est qu’un gagne-pain, il s’y ennuie (« la stérilité de la vie de bureau est extraordinaire. ») : lorsqu’il ne travaille pas, Descaves complète son instruction : « Jeune homme, je ne fréquentai ni les cafés, ni les brasseries du Quartier latin. ». Ce qu’il aime, c’est « le travail, la lecture, les rêveries d’un promeneur solitaire et le sommeil réparateur des nuits calmes. » Descaves, influencé par Richepin et les naturalistes, écrit un petit recueil de poésie et de nouvelles qu’il soumet à l’éditeur belge Kistemaeckers. Les nouvelles sont acceptées sous le titre « Le calvaire d’Héloïse Pajadou » et paraissent en 1882. Aucun succès, mais, acte fondamental dans son existence, il va aller lui-même présenter son livre à Huysmans et Léon Hennique (tous deux futurs membres de l’académie Goncourt). Cette démarche change le cours de sa vie, et dès lors, il ne cessera plus d’être mêlé à l’Histoire littéraire avec un grand H. « Les souvenirs d’un ours » est avant tout un recueil de portraits des auteurs qu’il a croisés et qui ont, pour la plupart, laissé un nom. Il raconte sa première entrevue avec Huysmans, 10 rue de Sèvres, où l’auteur d’à vau-l’eau habitait. Huysmans lui-même lui ouvre la porte. Il a quarante ans, des cheveux en brosse, « encore drus mais blancs ». « Les yeux pétillaient dans le foyer du visage, réchauffaient la bûche inégale d’un nez important, et les cendres éteintes de la barbe, cachant à demi une bouche crispée, une grille tordue et refroidie (p.51). » Immédiatement, les deux hommes sympathisent, mais la relation n’est pas égale.

Descaves écrit « ce fut à la fois mon ami, mon maître et mon directeur de conscience littéraire (p.51). » Huysmans, homme peu commode, semble avoir été touché par la fidélité de son ami dont il fit son exécuteur testamentaire. Mais il avait la dent dure. Dans son journal en date du 2 juin 1899, l’abbé Mugnier raconte qu’à la sortie d’un dîner chez les Descaves à Petit Montrouge, Huysmans s’exclame à propos de Madame Descaves : « Quand je songe à cette femme avec laquelle Descaves va copuler, le soir, je trouve qu’il est plus agréable d’entendre les complies et d’aller se coucher tout seul. (1) » Plus tard, en 1935, Descaves découvrira la mauvaise opinion que son maître avait de sa femme et en fut très peiné. A son retour du service militaire qui lui inspire « Sous-offs », Descaves fréquente le salon d’Alphonse Daudet, l’auteur des « Contes de mon moulin », que lui avait présenté Paul Bonnetain, auteur d’un roman « Charlot s’amuse » dont le thème, exploité selon la méthode naturaliste, avait fait scandale puisqu’il portait sur la masturbation (thème que Raymond Guérin exploitera plus tard, avec « L’apprenti »). Du salon de Daudet, Descaves écrit : « On entrait ; Daudet, sans se lever, tendait une longue main amaigrie, tournait vers le visiteur, assis au coin du bureau, son visage résigné où seule, semblait-il, la souffrance pouvait encore mettre de la vie (…). Rien ne restait étranger à Alphonse Daudet. Il abordait tous les sujets avec une aisance et une lucidité pareilles. (p.65-66) » Daudet aimait les récits de voyage, se passionnait pour l’expédition Stanley, et surtout avait une culture livresque sans pareil. Souffrant, Daudet ne pouvait plus dormir et lisait donc, la nuit. Comme l’écrit joliment Descaves : « Les jours avaient pour lui deux fois vingt-quatre heures et, comme des rats, amis du silence et des solitudes, tous les volumes de la bibliothèque attendaient qu’il fût couché pour envahir sa chambre, grimper le long de son lit et courir sur les couvertures (p.67).

A l’occasion de ces visites, Descaves rencontre Léon Daudet, futur membre de l’Académie Goncourt, et soutien indéfectible de Proust et de Céline. Grâce à Huysmans, il fréquente le terrible Léon Bloy, et l’étrange Villiers de l’Isle-Adam, l’auteur des “Contes cruels”, aussi pauvre que l’était Bloy. Descaves raconte plusieurs anecdotes savoureuses sur Villiers. Le 14 juillet 1887, en compagnie de Huysmans, il se rend chez Villiers pour lui proposer de dîner avec eux chez son père. “A cinq heures de relevée, il (Villiers) était encore couché et travaillait dans son lit. Il accepta mon invitation et ne demanda que la permission (…) d’emmener Totor, son petit garçon. Une femme de ménage que nous sûmes plus tard être sa mère, habilla rapidement l’enfant (p.70).” A cette occasion, Villiers se met au piano : “Le bouquet du feu d’artifice fut La mort des amants de Baudelaire, mise en musique par (…) Villiers lui-même.” La soirée dure jusqu’à trois heures du matin.

Une autre fois, Huysmans organise un dîner chez lui. Villiers fait de la boxe avec un certain Louis Montchal. Puis à table, il chante, se met en scène “tout cela d’un comique irrésistible, sans pareil ! Il était capable de déclamer le monologue d’Hamlet, mieux, de le jouer à la commande.” Deux ans plus tard, en 1889, Villiers, issu d’une des plus vieilles noblesses françaises, mourait dans la misère, reconnaissant in extremis son fils Totor en épousant sa compagne qui ne savait même pas écrire… …

L’année 1887 fut décidément décisive pour Descaves. Cette année-là, parrainé par Alphonse Daudet et J.K Huysmans, il est admis pour la première fois au Grenier d’Auteuil où Edmond de Goncourt recevait. “Tous les dimanches, Goncourt, vieux maréchal des lettres, à demi-couché sur un large divan, au fond de la pièce, un foulard blanc au cou, accueillait ceux que l’on a représentés comme ses thuriféraires et qui n’étaient que ses admirateurs respectueux.” Là, se rencontraient Zola, Daudet, Bracquemond, Huysmans, Hennique, Bourget, Heredia, Mirbeau, etc.

“Il (Goncourt) ne causait pas de longue haleine et la conversation était ordinairement sans éclat jusqu’à l’arrivée de Daudet. Goncourt parlait peu, écoutait, se contentait de résumer en formules brèves les opinions des uns et des autres sur un livre, une exposition, une pièce de théâtre ou un tableau… (p.81)” S’agissant de son œuvre, “Certes, il avait dans son œuvre une foi absolue, et s’il interrogeait, comme Dumas à ses derniers jours, sur la valeur de son apport et la destinée de sa production, ce n’était pas pour en préjuger la fragilité, au contraire (p.81).” On sait ce qu’il en est advenu. Qui lit encore Manette Salomon ? De Goncourt, on ne retient que le prix, et de Descaves, sa participation à l’Académie fondée en 1903 grâce au testament de Goncourt. Un chapitre entier des “Souvenirs d’un ours” s’intitule “Jules Renard”, auteur du fameux “Poil de Carotte” (cf. article de Laurent Jouannaud consacré à ce roman) et de “L’écornifleur”.

Mais il est peut-être significatif de noter que Descaves ne parle de Renard que pour rappeler qu’il aida sa veuve. Descaves aimait rendre service, par bonté ou, selon René Benjamin dans son livre à charge “La galère des Goncourt”, pour obliger les gens à la gratitude. Mais au fond qui était Descaves ? En parlant de ce qu’il a vu, j’en oublie ce qu’il était. Les témoignages concordent sur un point : Descaves était quelqu’un très sérieux, plutôt bougon, procédurier dès lors qu’il s’agissait de l’Académie. Il avait une marotte : la Commune qu’il n’avait pourtant connue qu’enfant, et sur laquelle il était intarissable comme l’indique Jules Renard dans son Journal (2). Il est peut-être significatif de noter que le Journal de Renard (comme celui de Mugnier d’ailleurs) ne comporte aucune description précise de Descaves, en bien ou en mal, et que les mots d’esprit rapportés sont absents. L’éditeur Stock estimait que “Descaves était un faux brave homme (3).”

Dans son livre cité plus haut, René Benjamin à qui Descaves ne pardonna jamais l’élection de Sacha Guitry à l’Académie, le décrit comme un homme médiocre, un “Pense-petit (4)”. Il ajoute quelques détails : “Il a toujours travaillé debout, sur un pupitre haut, reçu debout, grogné debout ; d’abord, parce qu’étant petit, même debout, il paraît assis ; ensuite, parce que les vrais ouvriers, ceux qui lui plaisent, travaillent debout ; enfin parce qu’il mettait du défi et une leçon dans son attitude (5).” La rancœur est évidente, et sans doute la mauvaise foi. Si Benjamin eut le Goncourt pour son livre “Gaspard”, ce fut grâce à Descaves, et s’il fut membre de l’académie, il le dut encore à lui. Laisser entendre qu’un homme fut bon toute sa vie par intérêt, celui de susciter la reconnaissance, est un peu court, en tout cas invérifiable. Et l’on peut, dans ces conditions, douter de tout et de tous.

Si les actes seuls comptent, alors Descaves mérite plus de considération. Il était fidèle en amitié, eut une vie honnête, et servit la littérature sans y trouver la fortune. Il eut ses petitesses, mais qui n’en eût jamais ? Relevons d’ailleurs dans les dernières pages des “Souvenirs d’un ours”, ces mots à propos de René Benjamin qui lui en avait pourtant fait voir : “Je ne veux pas davantage clore ces pages sans atténuer ma rigueur envers Benjamin qui est aujourd’hui, à mes yeux, plus à plaindre qu’à accabler. Son fils (…) a été tué le 9 février 1945 sur le front d’Alsace (…) La douleur d’un père ne m’a jamais laissé insensible (p.293).”

Pierre Assouline raconte pour l’année 1923 une anecdote dans son livre “Du côté de chez Drouant (6) qui témoigne selon moi du caractère scrupuleux de Descaves : ‘Bizarrement, Lucien Descaves appelle à la dissolution de la société littéraire des Goncourt dans un article publié par Comoedia ; enfin, il le dit sans l’écrire tout à fait mais en le pensant très fort, c’est ainsi que chacun l’entend, et tout cela pourquoi ? Parce qu’il lui apparaît désormais impossible de respecter une clause du testament (Goncourt) stipulant que le prix doit aller au meilleur roman de l’année car nul ne peut en lire quatre-cents.’ Réflexion qui reste d’actualité, à l’heure où les romans sont encore plus nombreux et réservés à certaines maisons d’édition, tandis que d’autres sont automatiquement exclues. Descaves prenait sa tâche au sérieux. Il termine son ouvrage par cette citation du poème de Vigny : ‘Fais énergiquement ta longue et lourde tâche/Dans la voie où le sort a voulu t’appeler,/Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler. ’

Descaves meurt en 1949 et depuis le silence s’est fait sur son nom.

(1)   Journal de l’abbé Mugnier, page 114. Mercure de France. A noter Descaves est cité plus de 40 fois dans ce journal célèbre.

(2)   Journal de Jules Renard, p.1156. Pléiade.

(3)   Journal de l’abbé Mugnier, op.cit. page 172

(4)   La galère des Goncourt, p.18. L’élan, 1948.

(5)   La galère des Goncourt, p.17. L’élan, 1948.

(6)   Du côté de chez Drouant, p ; 43 Gallimard, 2013     

0 Commentaires

 

Aucun commentaire.

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Les Ensablés – La Cité ardente d’Henry Carton de Wiart (1869-1951)  

La ville de Liège doit son célèbre surnom au titre de ce roman historique publié en 1905 (Paris, Perrin) par le comte Henry Carton de Wiart, le premier d’une série de cinq livres constituant le « cycle de la Destinée nationale ». L’ambition de l’auteur, qui s’apprête à occuper d’importantes fonctions gouvernementales au seuil de la guerre, est de renforcer le sentiment national belge en illustrant littérairement des épisodes de vaillance, de courage et de résistance puisés dans l’Histoire. Par Louis Mores

24/10/2021, 16:00

ActuaLitté

Les Ensablés - La grande peur dans la montagne (1925) de Charles-Ferdinand Ramuz

L’œuvre de Ramuz comprend une vingtaine de romans. La grande peur dans la montagne est un texte de 1925 qui fait montre d’une grande maturité d’un auteur qui a entamé une carrière littéraire à Paris en 1900, à l’âge de vingt ans. Cependant, à Paris, là où son éditeur Bernard Grasset lui demandera toute sa vie de « se montrer », Charles Ferdinand Ramuz aura à cœur de toujours se mettre en retrait des mondanités. Par pudeur ainsi que par méfiance de la corruption urbaine, Ramuz est avant tout un homme de la terre. Par Denis Gombert

11/10/2021, 16:51

ActuaLitté

Les Ensablés - L’univers sévère et lumineux de Maria Borrély (1890-1963)

Maria Borrély, le nom n’est pas connu. Pourtant, il devrait !...Il est toujours émouvant de découvrir des auteurs du passé. Je ne parle pas d’auteurs renommés qu’on lit pour la première fois, mais de ces auteurs complètement oubliés, que plus personne ne lit depuis longtemps, si tant est qu’ils ont déjà été lus. Par François Ouellet. 

27/09/2021, 09:39

ActuaLitté

Les Ensablés - Les quatre éléments (1935) d'André Chamson (1900-1983)

« Mort sont les beaux diseurs/Mais le livre est écrit/Morts sont les bâtisseurs/mais le temple est bâti » (F.Mistral) André Chamson fit un voyage au Japon qu’il relate dans ses souvenirs. Nous avons été naturellement chez les geishas qui ne sont pas ce que l’on peut croire. La fille qui était venue sur le tatami pour allumer ma cigarette m’a dit « Monsieur, j’ai lu votre livre les Quatre éléments ». Les quatre éléments étaient devenus « le soleil, la rivière, la montagne » et je ne sais plus quoi… Par Antoine Cardinale

12/09/2021, 14:02

ActuaLitté

Les Ensablés – La Rédemption de Mars de Pierre Nothomb (1887-1966)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, durant laquelle il a travaillé pour le Gouvernement belge en exil au Havre (Sainte-Adresse) et publié des essais défendant et illustrant les positions de son pays, Pierre Nothomb (1887-1966) mène une vie littéraire entre la Belgique et la France et fait notamment paraître à Paris le roman La Rédemption de Mars (Paris, Plon, 1922). Par Louis Morès.

18/07/2021, 10:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Prétextat, de Pierre Bost (1901-1975)

Nos fidèles lecteurs n'ignorent pas que nous aimons Pierre Bost (1), écrivain d'avant-guerre devenu scénariste célèbre après 1945, et que nous aimons aussi les Editions de la Thébaïde qui, il y a deux ans, ont publié un recueil de nos articles sur les écrivains oubliés (Lectures en stock). Il était donc évident et naturel que nous parlions aujourd'hui de la réédition de Prétextat (1925) de Pierre Bost, d'autant plus que la préface a pour auteur François Ouellet, chroniqueur des "Ensablés", et par ailleurs grand spécialiste de l'écrivain. Par Hervé Bel.

27/06/2021, 13:22

ActuaLitté

Les Ensablés – La Maison Camille, (1935) de Henri Duvernois

Les fidèles de notre rubrique se rappelleront que nous avons déjà chroniqué deux romans de cet auteur prolixe (Edgar, L’homme qui s’est retrouvé) mort en 1937, juste avant la guerre ; ce qui lui fut peut-être fatal, car, en 1945, on était passé à un autre monde, pas forcément meilleur. À côté de Camus, Sartre, et tant d’autres, Duvernois ne faisait plus très sérieux, d’autant que l’homme, dans sa vie comme dans ses écrits, avait toujours imité la légèreté. Je dis « imité » à dessein, car l’œuvre de Duvernois, sous des apparences d’ironie et de comique, dissimule une profonde mélancolie, une réflexion désabusée sur l’homme. Par Hervé Bel.

06/06/2021, 19:41

ActuaLitté

Les Ensablés - Voyage d’un livre à travers la Bibliothèque Nationale de  Henri Beraldi

Exhumé de l’oubli, ce petit texte écrit par un bibliophile passionné raconte et s’inquiète de la croissance des arrivées des livres en masse à la Bibliothèque Nationale. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la noble institution enregistre déjà 500.000 références disponibles (14 millions aujourd’hui !). « La vérité, annonce l’auteur, est que, de ces espaces, aujourd’hui, il n’y en a plus. La Bibliothèque est pleine, archipleine, bondée, bourrée jusqu’à refus. » Voyage au cœur de la Bibliothèque, ogre-machine qui tourne à plein régime. 

23/05/2021, 20:41

ActuaLitté

Les Ensablés - Hiver 1814, de Bernard Michel, la Campagne de France

Les Ensablés ont plusieurs fois évoqué Napoléon pour rappeler que dans sa jeunesse, il avait écrit des nouvelles, et qu’à Sainte-Hélène, il avait retrouvé son désir d’écrire et pu assouvir sa passion pour la lecture. Il faut lire Le Mémorial pour mesurer l’étendue de sa culture littéraire. Il profita de son inactivité pour écrire quelques ouvrages, dont une étude sur « La guerre des Gaules », et une espèce de fiction sur son exil à Sainte-Hélène. Par Hervé Bel

 

09/05/2021, 10:22

ActuaLitté

Les Ensablés - Black (1858) d’Alexandre Dumas (1802-1870)

« Pas de mystère, pas de souterrain, pas de ténèbres dans cette œuvre ; partout le rayonnement, partout le plein midi », disait Victor Hugo. L’œuvre d’Alexandre Dumas n’intéresse pas l’Histoire de l’art. En 1840 certes, résidant à Florence, il lui fut commandé, pour la somme considérable de dix mille francs, un ouvrage sur la galerie des Offices. La description des trois cent cinquante portraits de peintres qui sont dans ce fameux musée devait former L’histoire biographique et anecdotique de la peinture depuis huit siècles. Par Antoine Cardinale.

25/04/2021, 10:12

ActuaLitté

Les Ensablés - Le grand coucher, de Guy Dupré (1981)

Guy Dupré (1925-2018) ne fut un écrivain ni prolixe ni facile. Son œuvre littéraire ne comporte que trois ouvrages, si l’on met de côté des chroniques diverses : Les Fiancées sont Froides (paru en 1953 et salué par Gracq et par Breton), Le Grand Coucher (1981) et Les Mamantes (1986). par Henri-Jean Coudy

04/04/2021, 09:08

ActuaLitté

Les Ensablés - L’œil et la connaissance de Jean-François Revel

« Philosopher n’est pas régner sur les connaissances du reste du genre humain comme un lointain propriétaire terrien sur des domaines qu’il administre nonchalamment et ne visite jamais. » (Revel, La connaissance inutile) Visitons ensemble le domaine de Jean-François Revel. Son nom est familier à ceux qu’intéressent les joutes politiques qui eurent lieu entre les années soixante-dix et le début du vingt et unième siècle. C’est un nom aimé ou détesté selon le bord duquel on considère ces choses. Par Antoine Cardinale.

21/03/2021, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Marthe Femme seule, d’Antonine Coullet-Tessier

Pour le moins précoce, Antonine Coullet-Tessier (1892-1983) publie son premier recueil de poésie à l’âge de 11 ans. Intitulé Poésies d’une enfant, il paraît aux éditions Lemerre et est préfacé par le poète François Coppée. Suivront deux autres recueils de poèmes, L’Envolée, en 1911, puis Un Visage à la fenêtre, en 1930, peu de temps après la parution de son premier roman, Marthe Femme seule à la fin de 1929 à La Renaissance du livre. Dorénavant, le roman est le genre qu’elle va privilégier et qui, pendant les années 1930, en fera une des meilleures représentantes du roman populiste. Par François Ouellet

07/03/2021, 08:43

ActuaLitté

Les Ensablés - Vache tachetée et concombre fugitif d'Octave Mirbeau

Octave Mirbeau (1848-1917) n'est pas un ensablé, ne serait-ce que par le film tiré de son roman, Journal d'une femme de chambre, avec Jeanne Moreau et Michel Piccoli, et sa pièce célèbre Les Affaires sont les affaires. Mais c'est peu au regard de la masse d'écrits qu'il a laissée à la postérité. Et notamment, trop oubliés, ses contes publiés dans la presse, et qu'il considérait comme alimentaires... À tort. Je puis l'affirmer après avoir lu la réédition d'une partie d'entre eux par l'Arbre Vengeur dans sa collection "L'exhumérante". Par Hervé Bel.

21/02/2021, 07:31

ActuaLitté

Les Ensablés – Le pain quotidien d'Henri Poulaille

Henri Poulaille, Henry Poulaille en littérature (1896-1980), est souvent considéré comme le créateur du courant de la littérature prolétarienne. Directeur de presse chez Grasset, il fonde également une dizaine de revues libertaires dans lesquelles il promeut la littérature d’expression populaire et les utopies sociales : Nouvel Âge, Prolétariat ou encore À Contre-courant. Il publie ou fait publier de nombreux auteurs français et étrangers, parmi lesquels Henri Barbusse, Lucien Bourgeois, Blaise Cendrars, Eugène Dabit, John Dos Passos, Jean Giono, Panaït Istrati, Charles Ferdinand Ramuz... Le Pain quotidien a obtenu en 1954 le prix des bouquinistes. Par Pascal Malbrunot

31/01/2021, 14:03

ActuaLitté

Les Ensablés – Le crime de l'omnibus, de Fortuné de Boisgobey

Aujourd’hui, un roman de Fortuné de Boisgobey (1821-1891), Le crime de l’omnibus (1881) ; une curiosité assurément, mais dont la lecture reste un plaisir... peut-être parce que, comme le nom de son auteur, elle évoque un temps suranné. Avec ce texte, c’est tout un monde qui ressuscite, une ambiance qui annonce les enquêtes de Gaston Leroux ou de Maurice Leblanc. Plongeons-nous donc, ensemble dans le Paris de la fin du dix-neuvième siècle.

Par Hervé Bel

17/01/2021, 10:55

ActuaLitté

Les Ensablés – Confession de minuit, de Georges Duhamel, un inconnu au pays des anti-héros

L’écrivain et académicien Georges Duhamel (prix Goncourt 1918 pour son roman Civilisation) entamait en 1920 avec Confession de minuit un cycle romanesque Vie et aventures de Salavin tout entier consacré à un personnage de parfait antihéros : Louis Salavin. Les éditions de la Belle Étoile ont la bonne idée de ressusciter en format poche ce texte oublié et pourtant majeur par bien des aspects. Ce titre, la Confession de minuit, a été classé par Le Figaro littéraire comme un des douze meilleurs romans de la première partie du XXe siècle. Inconnu, levez-vous ! 

03/01/2021, 10:07

ActuaLitté

Les Ensablés – Les origines de la Renaissance d'Émile Gebhart (1839-1908)

Elle raisonnait facilement sur la peinture italienne ou flamande, sur le moyen âge ou la renaissance. Le bal de Sceaux est une nouvelle publiée en 1830, dans laquelle Balzac nous donne la peinture admirable d’une époque, nouvelle dont la profonde leçon morale qui frappe Emilie de Fontaine a été méditée par tous ceux qui furent tentés de soumettre l’amour à un calcul social.

20/12/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "La vie d'un simple" d'Emile Guillaumin (1873-1951)

Le prix Renaudot 2020 attribué à Marie-Hélène Lafon pour Histoire du fils nous rappelle que les romans paysans ont souvent recueilli le suffrage des prix littéraires. Récemment, nous évoquions Campagne de Raymonde Vincent récompensée en 1937 par le prix Femina. Cette même année, Jean Rogissart avec son roman Mervale obtenait le Renaudot... Aujourd'hui, nous parlerons de l'admirable Vie d'un simple de Emile Guillaumin qui, par sa facture, fait aussitôt penser à Marie-Claire (Prix Femina 1910) de Marguerite Audoux.

06/12/2020, 00:00

ActuaLitté

Les Ensablés - « L’axel littéraire de Jeanine Garanger » par François Ouellet

Voici un cas inattendu : Jeanine Garanger, née Hagnauer, étudiante en droit et championne de patin artistique qui devait publier deux ou trois choses assez délicates dans les années 1930, avant de disparaître complètement de la scène littéraire.

22/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - À l'ombre de Maurice Genevoix, par Elisabeth Guichard-Roche

Le 6 novembre 2018, le Président de la République était dans la Meuse, aux Eparges, lieu d’une terrible boucherie durant la première guerre mondiale. Recueilli devant la statue de Genevoix, il annonçait son entrée au Panthéon pour le 11 novembre 2020. Il y aura deux panthéonisations : celle du romancier et celle à titre collectif de ceux de quatorze annonçant la Nation combattante.

Depuis 10 années, les Ensablés explorent la littérature du XXème siècle, et il nous est venu l’idée de répertorier les écrivains qui ont connu la Grande Guerre et dont nous avons abordé les œuvres. Cela constitue en quelque sorte notre Monument aux morts, pour ne jamais oublier…

11/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Il nous est arrivé d'être jeunes" de François Bott

Une fois de plus, on en revient à cette collection de poche dirigée par Alice Déon, "La petite Vermillon" qui m'enchante depuis plusieurs années. Indifférente à la mode, La Table Ronde ose rééditer des textes qui ne feront certes pas la une des journaux littéraires de plus en plus conformistes, mais ravissent ceux pour qui la littérature est l'affaire de leur vie.

Aujourd'hui, il me faut parler d'un livre qui m'a ravi "Il nous est arrivé d'être jeune" de François Bott.

01/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Captain Cap" d'Alphonse Allais

« Jetons par-dessus bord paperasses et registres, et avec les ronds de cuir de ces incapables, faisons des bouées de sauvetage. »
Tel est l’un des principaux points de la profession de foi d’Albert Caperon, dit Captain Cap, candidat aux élections législatives de 1893. « Anti bureaucrate » et anti européen » il se présente comme un aventurier qui a passé « les trois quarts de sa vie sur mer et les deux tiers de son existence sur les terres vierges. »

18/10/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) par le comte de Fels

Le temps des vacances s'approche, ou s'éloigne : souvenez-vous, nous avions passé l’été à travers la Provence, en compagnie de Jean-Louis Vaudoyer. Cette fois, nous n’irons pas si loin, à peine pousserons-nous aux limites du département de la Seine-et-Oise ! Car nous sommes en 1927 et Jean-Louis Vaudoyer m’a demandé d’interviewer le comte de Fels, pour sa biographie d’Ange-Jacques Gabriel [1]. Le moyen de refuser ?

04/10/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - L’incertitude amoureuse de René Laporte (1905-1954)

René Laporte est né à Toulouse dans une famille bourgeoise de magistrats et d’universitaires. Il fait des études de droit, mais lance, à dix-neuf ans, une revue bi-mestrielle, Les Cahiers libres, artistiques et littéraires, puis fonde les éditions du même nom qui, entre 1925 et 1934, publieront environ 150 ouvrages.

20/09/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Chroniques du Lac: “Le vélo” de René Fallet

L’actualité récente a mis le vélo sous les feux de la rampe. La grève des transports de Décembre et Janvier derniers incite des milliers de cyclistes à enfourcher leur bécane pour se rendre au travail, au mépris de la pluie et des frimas hivernaux. Les programmes des candidats aux élections municipales font la part belle au vélo dans les grandes métropoles françaises.

06/09/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

Autres articles de la rubrique Livres

ActuaLitté

Il n'en restera qu'une... Three Dark Crowns, ou la société meurtrière

FANTASY – À la fin, il n’en restera qu’une. Des trois sœurs, seule la plus puissante, la plus agile, la mieux formée sera autorisée à monter sur le trône. Kendare Blake publie Three Dark Crowns, premier opus de sa trilogie. Après 600.000 exemplaires vendus et une vingtaine de traduction, le phénomène arrive en France, dans une traduction d’Hermine Hémon…

25/10/2021, 12:52

ActuaLitté

Claude Cahun : portrait de l'artiste en femme

Ce 25 octobre, Google a décidé de nous rappeler l’existence de Claude Cahun – née Lucy Schwob le 25 octobre 1894. L’occasion de célébrer l’anniversaire de cette artiste, plasticienne, photographe, mais également écrivaine. Décédée le 8 décembre 1954, elle est très liée au mouvement des surréalistes, mais également connue pour sa liaison avec Suzanne Malherbe, artiste originaire de Nantes.

25/10/2021, 09:54

ActuaLitté

Mohamed Mbougar Sarr : lettres et le néant

Après De purs hommes, roman qui traite de l’homosexualité en Afrique, Mohamed Mbougar Sarr revient avec un des romans les plus remarqués de la rentré littéraire. La plus secrète mémoire des hommes est paru aux éditions Philippe Rey, avec 8753 exemplaires vendus à ce jour (données : Edistat). Un roman en lice pour la plupart des grands prix littéraires : Goncourt, Fémina, Renaudot et de l’Académie Française. Le sujet : la quête d’un auteur mythique, TC Elimane...

25/10/2021, 09:34

ActuaLitté

Regarde le ciel : corps, désirs et combats, un roman sur les femmes

BONNES FEUILLES – Regarde le ciel est un roman choral à suspense psychologique d’un nouveau genre : un meurtre sans enquête, un suspense construit autour de la psychologie de chaque personnage, le cœur des femmes en filigrane. 

24/10/2021, 11:08

ActuaLitté

Les contraceptés : des spermatozoïdes et des hommes

La contraception masculine est un sujet quasiment tabou : depuis l’apparition de la pilule, le poids de la contraception et de ses effets secondaires repose presque exclusivement sur les épaules des femmes. Elles ont eu beau réclamer un partage des tâches dans ce secteur comme dans bien d’autres, peu d’hommes répondent à l’appel. Et l’industrie pharmaceutique ne suit pas. Deux journalistes, l’un moustachu, l’autre barbu, se plongent à la première personne du pluriel dans ce dossier qui met encore bien des virilités mal à l’aise. Où sont donc les contraceptés ?

22/10/2021, 16:08

ActuaLitté

Les Romantiques, pour un voyage dans l’érotisme des grands classiques  

Soixante grandes références de la littérature, en commençant tout naturellement par L’Odyssée de Homère, avant de s’échouer sur les membres entrelacés de Tristan, Yseult, Héloïse, Abélard, Paul et Virginie, soit une belle troupe d’amants. Et tous se donnent à corps perdus. Les Romantiques, c’est un petit voyage pour redécouvrir l’amour, comme dans les livres mais aussi dans la vraie vie, avec une pointe d’humour et un érotisme charmant — ou devrait-on plutôt dire charmeur ?

22/10/2021, 16:04

ActuaLitté

Attaque des titans, Demon slayer, Rowling : les 200 meilleures ventes (semaine 41)

PALMARÈS – Grosse semaine pour le monde du manga, puisque le tome 34 de L’Attaque des titans d’Hajime Isayama balaye tout sur son passage. Et deux fois plutôt qu’une puisque l’édition limitée et la version classique publiées chez Pika, prennent la tête des ventes (trad. Sylvain Chollet, adaptateur Olivier Marcel). Et plus largement, le manga se paye une belle tranche de réussite, plaçant le tome 19 de Demon slayer dans les 5 meilleures ventes — et bien entendu, le nouveau livre de JK Rowling fait son apparition.

22/10/2021, 11:03

ActuaLitté

Trafalgar - 21 octobre 1805 : Nelson 1 – Napoléon 0

À l’occasion du bicentenaire de la mort de l’Empereur Napoléon, les éditions Passés Composées sortent une nouvelle édition du livre du contre-amiral et historien Rémi Monaque, Trafalgar. Ce tableau extrêmement complet des tenants et aboutissants de la célèbre bataille avait d’ailleurs reçu le Grand Prix de la Fondation Napoléon en 2005. J’entends déjà grincer les dents des « aficionados » de l’Empereur. C’est un peu comme parler d’Alésia à Abraracourcix.

21/10/2021, 11:11

ActuaLitté

Maikan : quand le Canada décidait d'apprendre “à lire et à écrire” aux Autochtones

Montréal, de nos jours. La jeune avocate Audrey Duval, pour répondre aux sollicitations du barreau qui incite ses membres à accepter de plaider, une fois par an, une cause sans honoraires, a décidé de ne pas faire le choix d’une cause trop semblable à ses interventions habituelles en droit des affaires. Non !

20/10/2021, 14:33

ActuaLitté

Totale Résistance : Helge Reumann, un monde en (mal)formation

Massacres de branches de bois partiellement anthropomorphes sadiquement exécutées par des bûcherons burinés, larve miraculée assassinant ses congénères à l’aveugle une fois une kalachnikov en main, affrontements âpres virant à plusieurs exterminations de masse... Voici une partie du programme qui attend le lecteur de ces planches hypnotiques de Helge Reumann. 

20/10/2021, 12:55

ActuaLitté

Festin d’Anne Brugni et McCloud Zicmuse : ma vie de miche

De la naissance d’un champ de blé à une dégustation collective autour d’une table, Festin nous présente différentes étapes de la « vie » d’une miche de pain. Après Bonjour (qui suivait le cycle d’une journée) et Chemin (qui nous entrainait dans une balade bucolique), Anne Brugni et McCloud Zicmuse concluent ici une trilogie originale.

19/10/2021, 10:29

ActuaLitté

Meurtres à Tautavel : un pendu qui aura donné sa langue au chat

Entre Corbières et Pyrénées, c’est dans le Fenouillèdes que se niche le petit village de Tautavel dont la notoriété est aujourd’hui plus associée à la découverte, à la Caune de l’Arago, de morceaux du squelette du plus ancien humain identifié dans toute l’Europe (0,5 million d’années !!!), qu’aux ruines du château médiéval qui dominent les maisons du village !

18/10/2021, 15:24

ActuaLitté

Milwaukee Blues : vision douloureusement réaliste des États-Unis

« Je n’aurais jamais dû composer ce foutu numéro. » Une première phrase, qui ouvre ce roman de Louis-Philippe Dalembert, et happe. Pas question de s’arrêter de lire, lorsque l’écriture, incisive et exacte en tout point, nous invite à dévorer chaque page. S’offre alors au lecteur une histoire fictive, qui sonne pourtant si terriblement vrai. 

15/10/2021, 12:20

ActuaLitté

Avec Mater, Stanislas Moussé poursuit “son improbable tapisserie de Bayeux”

BONNES FEUILLES – Un mal étrange et profond ronge le château familial et s’attaque aux héritiers de la dynastie du roi. Alors que le royaume est en danger, c’est une femme, une mère, une magicienne, qui va entamer un combat avec les forces obscures pour la survie de son enfant et de sa lignée. 

15/10/2021, 11:26

ActuaLitté

Ascension fulgurante de Patrick Modiano : les 200 meilleures ventes de la semaine (40)

Pas de grands mouvements cette semaine, l’hydre Musso/Zemmour continue de monopoliser l’attention des lecteurs. En termes de chiffre d’affaires, le premier représente 3,36 millions € et le second 4,05 millions €. Non négligeable. Mais voici qu’une lueur surgit : Chevreuse de Patrick Modiano. Plus de 11.600 exemplaires en l’espace d’une semaine.

15/10/2021, 10:29

ActuaLitté

Avec Liberty, Simon Liberati inclassable et caractéristique

BONNES FEUILLES – Les Éditions Séguier, connues pour leur catalogue de « curiosités », publieront un récit d’une nature à la fois inclassable et néanmoins caractéristique du style Liberati. Auteur de onze ouvrages, Simon Liberati fut lauréat du Prix de Flore pour L’Hyper Justine ainsi que du Prix Femina pour Jayne Mansfield 1967. Son livre Eva a été unanimement salué par la critique. 

15/10/2021, 10:07

ActuaLitté

Kukum : le lac, les rivières et le couple

Années 18... et quelques, sur les bords du lac Saint Jean, au fond du fjord du Saguenay au Québec. Almanda est une jeune orpheline qui vit avec un couple d’agriculteurs, qu’elle appelle « mon oncle » et « ma tante », qui triment chaque jour pour arracher à leur lopin de terre des bords du lac une maigre subsistance. Du haut de ses quinze ans, Almanda leur donne un coup de main à la petite ferme — elle adore traire les vaches — quand elle n’est pas à l’école où ses résultats sont prometteurs. Mais face à ce lac grandiose, Almanda rêve.

14/10/2021, 11:43

ActuaLitté

Moi, Calife... Iznogoud et c'est comme cela qu'on l'aime

Six années depuis le dernier tome qu’avaient cosigné Laurent Vassilian et Nicolas Tabary — et qui très personnellement, ne m’avait pas emballé. « Moi président », clamait voilà peu encore un heureux candidat à l’Élysée, dont on se gardera bien de dire que les promesses n’engagent que ceux qui les croient (ah, tiens, non…) ! Eh bien, ô Grand Vizir, qu’en est-il de votre débordante ambition : vous, Calife, que gagnerait le bon peuple de Bagdad ?  

13/10/2021, 13:08

ActuaLitté

Mashle : invasion de choux à la crème et de coups de poing à Poudlard

Mash est né sans magie dans un monde où les non-magiciens sont tués à la naissance. Mais son papa d’adoption l’a protégé au fin fond d’une forêt. Mash a donc grandi à l’écart du monde, en ne faisant que… de la musculation. Désormais menacé, notre héros va devoir intégrer l’académie de magie la plus prestigieuse du pays. Ses muscles suffiront-ils à sa survie ? Un manga hilarant qui brise tous ses propres codes. 

13/10/2021, 11:28

ActuaLitté

Mathieu Lindon : seul contre tous

Après Hervelino paru en début d’année, où Mathieu Lindon évoquait son compagnonnage avec l’écrivain Hervé Guibert, l’auteur revient cette même année avec un texte tout d’un bloc. Un bloc de haine, contre les « autres ». Une centaine de pages d’éructations qui prennent sens dans l’intégralité du texte, même si cette haine sans objet autre que ces autres confine à la répétition. 

 

13/10/2021, 10:34

ActuaLitté

Andrée Viollis : Criquet. “Être une femme, c'est être empêchée”

Dans les premières années du XXe siècle, la famille Dayrolles a l’habitude de passer l’été dans une vieille maison sur une île de la côte vendéenne. C’est là que, jeune fille de presque quatorze ans, Camille, que tout le monde surnomme Criquet, retrouve, avec un bonheur à chaque fois renouvelé, ses vêtements élimés de garçonne pour courir, sauter, parcourir les plages, les rochers, la campagne en compagnie de son cousin Michel, chasser avec son arc les poulpes dans les creux d’eau, profiter de ces moments privilégiés de liberté et de vacances.

12/10/2021, 14:38

ActuaLitté

Les vivants et les morts en quatre livres

De la poésie de Bukowski à la folie cyberpunk de Philip K. Dick, du prophétisme d'un génie russe inconnu à la biographie d'un des plus grands représentants du spectacle vivant, une question : où est la vie et où est la mort ? Quatre livres de poche posent la question, chacun à sa manière.

 

 

12/10/2021, 14:06

ActuaLitté

Troisième tome : le dernier Atlas tire en pleine cible

Dire qu’on attendait le troisième et ultime tome du Dernier Atlas est un euphémisme. Les deux premiers volets avaient prouvé à quel point Vehlmann et Bonnneval ont peaufiné leur scénario et leur univers d’anticipation pour aboutir à un des projets les plus solides et novateurs de la décennie. Ce dernier tome, plus sombre, plus fort, démontre que les scénaristes avaient gardé des atouts dans leur manche pour transformer ce récit d’anticipation en fable morale et politique, mais toujours aussi palpitante et bourrée d’action.

11/10/2021, 10:23

ActuaLitté

Blacksad, Cyril Lignac et Star Wars : les 200 meilleures ventes de la semaine (39)

Le duo de la rentrée, Guillaume Musso et Éric Zemmour, continue de truster les deux meilleures places du classement. Si Blacksad — la première partie du tome 6 de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido –, entre à la troisième place, Cyril Lignac occupe la quatrième. Et la science-fiction fait soudainement son apparition… Avec une bande dessinée Star Wars. Eh oui, les goûts et les couleurs, comme chaque semaine…

09/10/2021, 16:07

ActuaLitté

La Princesse rebelle : déconstruire les conceptions traditionnelles du genre

Pour amorcer la rentrée littéraire 2021, les éditions du Rouergue ont dévoilé un nouveau album jeunesse : La Princesse rebelle se dévoile, scénarisé par Guillaume Guéraud et illustré par Henri Meunier. À travers l'incarnation de cette princesse fougueuse, les parents sont invités à amener leurs enfants - filles et garçons, bien entendu - à déconstruire pas à pas les constructions traditionnelles autour du genre. Loin de vouloir se positionner explicitement et uniquement comme un livre politique, les auteurs cherchent avant tout à donner la force à leurs jeunes lecteurs de devenir les maîtres de leur destin. 

07/10/2021, 17:08

ActuaLitté

Se perdre dans Blizzard, pour mieux se retrouver

Alaska. Une tempête effroyable – et un garçon égaré. Il n’a fallu qu’une minute, le temps pour Bess de refaire son lacet, et le voilà disparu au cœur de ce blizzard impétueux. L’espoir de le retrouver est infime. Pourtant, elle n’hésite pas et se lance à sa recherche, désespérée, suivie de près, sans le savoir, par les autres protagonistes de ce roman tissé avec justesse par Marie Vingtras.

07/10/2021, 15:58

ActuaLitté

Jacques Schiffrin, ou l’édition hissée au rang des beaux-arts

Alors que sort ce 7 octobre, L'Espèce humaine et autres écrits des camps dans la plus prestigieuse des collections française, la Pléiade, Amos Reichman publie au Seuil le même jour, une biographie du créateur de la collection, Jacques Schiffrin. Ce juif russe adopté par la France sera lui-même victime de cette époque tragique. Sacrifié par une France défaite et pour beaucoup, antisémite, il restera un éternel apatride et un éditeur qui tenta de hisser son métier au sommet.

 

07/10/2021, 08:10

ActuaLitté

Je connais peu de mots : Elisa Sartori interroge plus que le langage

Une femme exprime les difficultés d’apprentissage d’une langue étrangère. Mais à travers ces confidences d’une gêne de communication, il nous semble qu’Élisa Sartori raconte autre chose, qu’un récit enchâssé se love dans ces images, un drame ineffable, beau, profondément intime et éminemment visuel.

06/10/2021, 15:13

ActuaLitté

Le dessinateur Vincent Mallié s'empare des aventures d'Arsène Lupin

BONNES FEUILLES – Découvrez les aventures d’Arsène Lupin, le plus téméraire des cambrioleurs, dont les seules armes sont l’esprit et l’audace ! Dans ces neuf nouvelles, il réalise d’incroyables tours de passe-passe pour voler les bourgeois. Jamais vraiment le même, toujours différent, Arsène Lupin est insaisissable ! 

05/10/2021, 11:34

ActuaLitté

Banana Fish, les mots qui tuent

Banana Fish. C’est la dernière chose qu’a dite ce soldat américain au Vietnam, après avoir disjoncté et tué trois de ses camarades, et juste avant qu’on perde sa trace. 12 ans plus tard, ces mots refont surface. Le jeune chef de gang Ash Lynx les entend d’un homme qu’on assassine dans une ruelle. Et plus Ash cherchera à comprendre, plus le mystère s’épaissira. Dans le même temps, l’étau de la mafia se resserre sur lui… 

05/10/2021, 10:16

ActuaLitté

Vertèbres : ne pas confondre philanthropie et lycanthropie 

« Vous qui venez ici dans une humble posture », chantait le poète. Oui, n’en déplaise aux commentateurs chafouins, j’aime bien Musset... Le poète chantait, donc, mais n’avait pas conscience ce que sa fulgurance poétique aboutirait, deux cents ans et quelques brindilles plus tard, au roman de Morgane Caussarieu. Et comme l’époque est à l’injonction de « faire ses propres recherches », les miennes m’ont conduit en ces territoires…

05/10/2021, 09:18

ActuaLitté

Les ombres du passé de Gabriel Zallas  

Une heure du matin, un coup de téléphone mystérieux sur le portable de Bernard sonne et le réveille. Un bref échange de phrases avec son interlocutrice, une attitude inhabituelle qui l’intrigue mais, demain, finies les vacances, il est prévu qu’il parte prendre son avion tôt le matin. Sa nuit sera courte… et agitée. 

04/10/2021, 15:48

ActuaLitté

La maison des Kalonoros de Gabriel Zallas 

Dans le nord de Madagascar, dans la région Diana, une petite municipalité en plein développement, où l’on y trouve de l’or, des pierres précieuses et surtout, on y cultive la vanille, cet « or vert ». Ses richesses naturelles attirent bon nombre d’aventuriers, y compris des astrologues, guérisseurs, marabouts, etc., surtout à Sengolaka, à quelques kilomètres avant l’entrée de la ville.

04/10/2021, 15:48

ActuaLitté

Cet Autre Moi de Denise Périgault

Ce moi que j’ai construit depuis ma naissance pourrait-il être autre ? Ou, suis-je destiné(e) à être le MOI que je suis, que je l’estime être bon ou mauvais ?

04/10/2021, 15:20

ActuaLitté

Chaud, de Victoire Loup : une co-édition par Hachette Cuisine et Human Humans 

Hachette Cuisine & Human Humans lancent en commun une collection capsule de livres de recettes de chefs. Chaud, le nouveau titre de Victoire Loup, journaliste gastronomique et consultante culinaire entre autres, inaugurera la collection et réunira 60 recettes de chefs « pour séduire ». Le livre paraîtra le 3 novembre prochain. 

04/10/2021, 12:01

ActuaLitté

Fabien Vinçon raconte le “tabou de l’inceste féminin” dans La Cul-Singe 

BONNES FEUILLES – La Cul-singe, c'est le surnom que lui donnaient ses petits-fils. Gabriel, son préféré, est aspiré depuis toujours dans le huis clos incestueux qu'a construit cette grand-mère hors norme. Deux obsessions la hantent : le sexe et son gendre. Racontée à travers un regard d'enfant, cette autre Folcoche incarne les femmes d'une certaine époque. Épouse au foyer, elle n'a pas le permis de conduire, ni la permission de signer ses chèques.

04/10/2021, 11:10