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Exclu du Renaudot, l'auteur autopublié se tourne vers les tribunaux

EXCLUSIF – En quelques heures, Marco Koskas était devenu l’ennemi public numéro 1 de la librairie française. Son ouvrage, Bande de Français, figurait dans la première sélection du prix Renaudot. Problème : son ouvrage était autopublié chez Amazon...

 

Le 06/10/2018 à 10:30 par Nicolas Gary

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Publié le :

06/10/2018 à 10:30

Nicolas Gary

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ActuaLitté

Marco Koskas (© Jean-Marc Gourdon/Fayard)

C’est presque innocemment qu’en diffusant la liste de la première sélection l’AFP a tout juste remarqué le nom de la maison d’édition qui publiait Bande de Français, Galligrassud. Et rien de plus. Il aura fallu qu’ActuaLitté lève le voile et, remontant le fil, découvre l’origine de l’ouvrage. 

Guerre des tranchées et noms d'oiseaux

Et toute la machine s’est emballée : les libraires ont effectué une levée de boucliers, les éditeurs sont restés doucement muets... Les pro, les anti, tout le monde s’est partagé, confondant les enjeux et les problématiques. Pendant ce temps, alors que l’interprofession était à feu et à sang, les jurés du prix découvraient, avec stupeur – feinte ? — ce que leur choix avait déclenché.

Alors oui, cette année, la presse a parlé du prix Renaudot comme jamais auparavant. 

Des libraires ont menacé de boycotter les ouvrages des membres du jury – et pendant ce temps, Bernard Pivot, du prix Goncourt, soulignait qu’il ne fallait pas avoir d’œillères. Après tout, l’autopublication n’était pas un mal en soi. 

Certes non, a fini par répondre le Syndicat de la Librairie française, mais à condition qu’elle respecte le modèle qui permet aux libraires d’acheter les livres pour les vendre à leurs clients. Car, en effet, une librairie ne peut pas passer commande pour s’approvisionner auprès d’Amazon, dans ce cas de figure. Enfin, si : mais dans ce cas, c’est une vente presque avec aucune marge, le livre sera vendu au prix d’achat.

Moralement, surtout [les libraires] refusent de « se jeter dans la gueule du loup », car Amazon n’est pas un concurrent comme les autres. Il ne veut pas seulement s’imposer comme un acteur important du marché du livre, il veut devenir le marché à lui tout seul en éliminant ses concurrents, en organisant une concurrence déloyale, en échappant à l’impôt, en contournant le prix unique du livre et en remplaçant tout à la fois les éditeurs, les distributeurs et les libraires.

(communiqué du SLF)

L’auteur avait déjà réagi, considérant que les libraires versaient dans «l’hypocrisie de l’argument », en s’en prenant à lui de la sorte. Difficile de trancher : recourir à Amazon, c’est tout de même savoir ce que l’on fait, avec quel type de société on va s’associer, etc. D’autres solutions existent pour l’autopublication – Amazon a simplement la réputation d’être le meilleur vendeur de livres sur internet.

“Le chantage a payé”

Boycotté massivement, le romancier a vu son livre dégagé lorsque la nouvelle liste des sélections Renaudot a été communiquée. Pour lui, cela ne fait aucun doute : la pression que les libraires ont fait monter, « ajoutée au réquisitoire du “portrait” que m’a consacré Libé », ont conduit à ce que les jurés cèdent.

C’est avec « l’envie de répondre à ce petit monde », qu’il a fait parvenir à ActuaLitté sa réponse.

Besson, Le Clézio, Garcin,
“sans nous, trouvez un autre job”

« Après les éditeurs, j’aurai affronté le Syndicat de la Librairie Française. Ce fut beaucoup pour un seul homme. Beaucoup trop. Ils ont eu finalement la peau de mon livre. Les premiers ont refusé massivement de le publier, les seconds ont menacé les jurés du Prix Renaudot de boycott s’ils me maintenaient sur leur deuxième sélection. Au bout du compte, mon livre a disparu de cette liste. Comme par hasard. Comme par enchantement. Le chantage a payé. Les maîtres chanteurs l’ont emporté », déplore l'auteur

Et d'ajouter : « Si je m’inclinais devant cette décision, elle ferait école. N’importe quelle corporation userait du même moyen de pression pour obtenir par la menace une décision en sa faveur. Nous serions alors rentrés dans l’ère du lobbyisme. Fini l’indépendance des jurés qui nous est si chère à tous. Fini la liberté d’esprit qui donne son sel à la vie littéraire. » 

La suite se déroulera donc devant les tribunaux car « une société de lobbyiste est une société maffieuse, et aucun citoyen libre n’en veut. C’est pourquoi j’ai décidé de poursuivre le SLF devant les tribunaux et demander réparation. Nous nous retrouverons devant une cour qui jugera l’affaire en fonction de la Loi, et non en fonction des intérêts de telle ou telle corporation ». 

À cette heure, le SLF n’était pas joignable pour une réaction.

Mise à jour 19 h 40 :

Notons cependant que, selon des sources concordantes sollicitées par ActuaLitté, Marco Koskas a été en relation avec un distributeur-grossiste ainsi qu’un prestataire offrant des services d’impression à la demande. En effet, dans un premier temps – et bien avant le communiqué de presse accusateur du Syndicat porté contre Amazon – le SLF avait tenté de trouver une alternative.

Par ce biais, le livre aurait été commandable pour les libraires, l’auteur ayant à ce titre confirmé qu’il n’y avait pas d’exclusivité Amazon dans l’exploitation de l’ouvrage. Il existait une possibilité pour lui d’en imprimer un stock, via les services d’Amazon, avec une remise, et de commercialiser dans le circuit classique le roman.

En somme aucune difficulté technique ni commerciale – l’auteur l’avait lui-même assuré auprès de l’AFP – n’empêchait de recourir à l’écosystème traditionnel de la chaîne du livre.

Or, aucune des deux solutions qui lui ont été alors proposées n’a convaincu Marco Koskas de basculer vers une autre solution que celle d’Amazon. « C’est un choix personnel qu’il a fait, que de se distinguer en restant chez Amazon », commente-t-on.

45 Commentaires

 

Thomas Galley

06/10/2018 à 10:49

Une seule réponse à la connerie des libraires - acheter le livre incriminé. Ce que je viens de faire. Ce n'est pas sans raison que je suis sur Amazon depuis maintenant vingt ans...

vero

06/10/2018 à 11:46

On peut connaitre votre profession, qu'on puisse la boycotter en passant par un confère lowcost-low-service ?
Amazon est un menteur, il n'a pas 1/3 des livres dans son système, il traite son personnel comme de la merde. Mais allez-y : achetez sans la moindre conscience. Un jour c'est votre emploi qui sera en jeu et personne ne viendra vous essuyer les yeux

Ennoia

06/10/2018 à 12:30

Vous pouvez mettre la connerie des libraires ou je pense Thomas Galley. C'est si insupportable de voir des gens qui se battent pour garder ce beau métier qu'est libraire ? Au vu de ce que vous écrivez, continuez d'aller sur Amazon. Des clients comme vous je n'en veux pas. Si vous comprenez pas l'enjeu du monde de la librairie et des libraires. Alors oui restez chez vous à commander vos livres sur Amazon, sans conseil, sans proposition convenable. Je sais rencontrer des gens ça doit être dur leur parler aussi je suppose. Mais c'est ça être libraire, un partage déjà.

Thomas Galley

06/10/2018 à 17:17

Effectivement, je me la mets où vous pensez, et le si beau métier de libraire avec ! Je me souviens du beau temps avant l'arrivée du géant de Seattle quand il fallait passer par les librairies pour avoir les livres SF en VO. Et il fallait les payer au moins le double du prix affiché. Quant à avoir des conseils là-dessus - ou sur n'importe quel autre domaine, à part effectivement tout ce qui était en haut de l'affiche et largement recommandé par les grands éditeurs - que nada. Désolé, si les libraires avaient fait leur boulot comme ils le réclament, point besoin de passer par Amazon. Et se défouler sur un auteur auto-édité par peur de voir s'effriter les marges, c'est inqualifiable. Des auto-édités, j'en ai lu, et j'en lis, et on y trouve des textes de très haute qualité. Au lieu de vous attaquer aux victimes du système ô si profitable des éditeurs établis qui se partagent le marché, vous auriez mieux fait de vous interroger à propos du pourquoi du comment du succès d'Amazon.

Providence

06/10/2018 à 20:37

Pas que j'ai envie de vous avoir comme client vu l'idiotie abyssale de vos commentaires mais sachez que je suis responsable d'un rayon VO, 7lecteur de SF et que niveau prix sur mes bouquins en anglais je suis au même niveau qu'Amazon. Ça vous en bouche un coin non ?

Thomas Galley

08/10/2018 à 12:42

Cela risque de vous étonner, mais votre réponse ne me laisse aucunement sur le cul. S'il est vrai que la disponibilité des textes en langue étrangère est aujourd'hui bien meilleure et que les prix sont devenus bien plus raisonnables, cela n'empêche que la SF aujourd'hui est très largement passée au domaine de l'auto-édition, éliminant effectivement la diffusion traditionnelle (et donc les libraries comme Point de vente). Aujourd'hui, l'amateur de SF n'a presque plus le choix. Certains le regretteront, d'autres s'en réjouiront. Quant á moi, je pense que ce sont les insuffisances d'un système qui ont conduit á sa disparition.

Quant á la question de choisir sa clientèle, c'est une belle démonstration de ce qui ne va pas bien dans votre métier. Ceci étant dit, je regrette un peu le choix de certains de mes mots, mais le traitement infligé à M. Koskas et la malhonnêteté de certains de ses acteurs (qui essaient de se faire passer pour David face à Amazon tandis qu'ils se comportent en Goliath quand il s#agit d'un Petit auto-édité) m'ont fait réagir avec vigueur. D'autant plus que je m'intéresse depuis longtemps aux auto-édités dont certains valent les grands noms de la littérature,

JMB

06/10/2018 à 19:06

Votre réponse est d'une insondable stupidité. Vous parlez sans connaitre les difficultés qu'affrontent les libraires.

JMB

06/10/2018 à 19:31

Monsieur Galley, je tiens à dénoncer votre attitude pas tout à fait désintéressé puisque votre page Facebook indique que vous êtes auteur à NUMERIKLIVRES ! >:-( Votre égo vous pousse à lutter contre les libraires qui ont déjà énormément de mal à joindre les deux bouts. Mais peut-être que les libraires de France ne vous intéressent pas trop puisque vous habitez à Cologne en Allemagne.

Thomas Galley

08/10/2018 à 12:30

Bonjour,

comme vous avez pu le constater, je joue à visage découvert, et je n'utilise jamais de pseudo quand je parle littérature. Il n'y a donc rien à "dénoncer". Si j'ai opté pour Numériklivres (en 2013) - ce qui n'est pas de l'auto-édition, soyons clairs là-dessus - c'est parce que l'esprit pétillant et la démarche novatrice d'un éditeur hors commun m'a convaincu du bien-fondé de cette décision. Vous qui avez découvert mon profile Facebook avez peut-être eu l'occasion d'y lire le nécrologue de Jean-François Gayrard ?

Quant à mon domicile, s'il est vrai que je n'ai pas le bonheur de vivre dans l'espace hexagonal, c'est bien parce que je suis Allemand et que je vis et travaille dans mon pays de naissance. Ce qui ne m'a jamais empêché de m'intéresser aux activités culturelles de la France. Et même d'y participer parfois. Et je ne vois d'ailleurs pas pourquoi le "sort" des libraires français serait différent de celui de leurs confrères des autres pays européens ?

J

10/10/2018 à 16:50

Classique, encore une fois. On attaque l'auteur personnellement en cherchant ses infos en détail sur les réseaux sociaux. On parle des pauvres libraires qui souffrent en se désintéressant totalement des auteurs. (Ce ne sont que des outils à exploiter pour vendre, bien sûr.)
On applaudit la censure pure et simple... Je veux dire, si les auto-édités vous dégoûtent tant, pourquoi vous ne vous contentez pas de les ignorer au lieu de pleurer comme des crocodiles dès qu'un d'eux volent de ses propres ailes ?
Vous prenez de haut les auto-édités et/ou les petites maisons, refusant même les dépôts-ventes et après vous vous étonnez que ceux-ci s'en vont à côté et parviennent, au fil du temps, à vivre sans vous.
Si vous vous sentez menacés, réfléchissez différemment à votre métier au lieu de vous attaquez à ceux des autres.

Thierry Reboud

06/10/2018 à 23:57

Toutes mes félicitations, M. Thomas Galley ! Votre esprit supérieur vient de tomber dans le panneau de l'entreprise publicitaire à petit budget (et tout de même cousue de fil blanc) qu'est toute cette farce autour du compte d'auteur de Koskas.
Je vous souhaite de ne pas vous sentir obligé d'acheter toutes les oeuvres publiées à compte d'auteur pour d'aussi nobles motifs : il y a fort à parier que votre amour de la poésie n'y survivrait pas.

Thomas Galley

08/10/2018 à 12:20

Bonjour Thierry,

comme vous devez le savoir, le monde des auteurs auto-édités est d'une infinie variété, et on y trouve le meilleur et le pire. Les liens hypertextes les font d'ailleurs se côtoyer encore plus intimement que les éditions de Racine et de Shakespeare dans le rayon des Romatiques. À condition de s'y aventurer, on risque donc effectivement de tomber sur des textes indigestes. Mais on peut aussi y dénicher des perles, ce que des éditeurs "classiques" ont déjà fait par le passé, au point de pouvoir considérer l'auto-édition comme un moyen d'auto-marketing en vue d'une publication "classique".

J'ai l'habitude de me plonger régulièrement dans le vivier de l'auto-édition, et je peux vous assurer que mon goût de la poésie ne s'en porte que mieux. Au lieu de faire confiance aux éditeurs, je consulte les textes - quitte à perdre quelques euros de temps en temps - et je vous assure que j'y ai trouvé du bon voire du très bon.

bajazet

08/10/2018 à 11:14

Cher Thomas

Je suis bien évidemment pour Internet après avoir fait gagner largement du fric aux libraires, aux éditeurs... Et avoir remporté quelques deniers puis de mettre heurter à cette grosse mafia que sont les éditeurs dits classiques, puis les moins classiques avec des noms bien plus petits mais qui touchent un max alors voilà... Le métier d'auteur est un métier à part entière, bafoué par les grands squales et les grands squales concernant les auteurs ne sont pas Amazon, Kobo... Loin de là... Mais bien les éditeurs qui rejettent en masse les auteurs de petits noms... Alors... Etant donné que nous sommes là pour protéger le métier d'auteur et non celui d'éditeurs ou libraires... Que notre métier mérite salaire, reconnaissance... Il me semble grandement temps de remettre à César ce qui appartient à César sans tous les intermédiaires, épuisants qui se réveillent après un succès internet. L'histoire de Koskas en est l'exemple, c'est un beau roman et c'est bien pour cela qu'il a participé au prix Renaudot, et cela devient un conflit éditions, distributions... filières classiques... Combien d'éditeurs frileux et pourtant de grands noms ont rejeté des oeuvres littéraires, des premiers romans et devant les succès vente internet Amazon de ces mêmes auteurs... Sont venus les repêcher... ?

D-RY

06/10/2018 à 11:28

Bonjour. S'il y avait eu avant l'arrivée d'Amazon des possibilités acceptables d'auto-édition, au lieu de toutes les arnaques proposées dans les pages de publicité des magazines, Amazon n'aurait pas eu la partie aussi belle. Et l'édition classique était et est encore trop verrouillée à l'égard de certains types d'ouvrages et d'auteurs. Ni la législation ni les contrats proposés par les éditeurs ne sont favorables aux auteurs émergents, c'est un des aspects du contrôle/barrage existant en France. J'ai édité un ouvrage chez un grand éditeur scientifique classique il y a 20 ans, je ne recommencerai jamais, vu la faiblesse des droits d'auteur, les contraintes injustifiées subies, et un "travail" de cet éditeur n'apportant aucune plus-value, ni pour les chiffres de vente, ni pour la qualité de l'ouvrage. C'était simplement l'exercice d'un quasi-monopole, qui a fini par déboucher sur ce que certains critiquent, mais sans proposer d'alternative acceptable pour les auteurs.

Thierry Reboud

07/10/2018 à 00:02

Le hic, c'est que Koskas n'est plus un auteur émergent. Son principal problème, c'est qu'il ne rapporte plus une thune à aucun éditeur (sans quoi il s'en serait sans aucun doute trouvé un pour le publier). C'est du reste la raison pour laquelle il a fait tout ce battage, et qu'il tente de le prolonger avec l'annonce (seulement l'annonce : je ne parierais pas qu'il soit assez stupide pour aller jusqu'au bout) d'une procédure qui a toutes les chances de finir en classement vertical.
Par ailleurs, il me semble au minimum hasardeux de comparer l'édition scientifique et l'édition littéraire (sans que cela préjuge en rien de la qualité de la science ou de la littérature dans l'un ou l'autre cas).

Henri Mojon

06/10/2018 à 11:54

La démarche de Marco Koskas est malhonnête. Il prétend défendre son livre mais nous lui avons proposé de le publier et qu'il soit ainsi disponible dans toutes les librairies. Pas de suite... Il prétend que les libraires peuvent commander son livre chez Amazon, c'est tout simplement faux. Certes cela doit être difficile de renoncer au soutien de l'entreprise la plus puissante du monde dans l'édition et à un tel (bad) buz. Mais qu'il ne vienne pas nous faire des leçons de morale. Les Editions du Net seront du côté des libraires et démontreront au juge la mauvaise foi de Marco Koskas.

Nathan

07/10/2018 à 09:33

Bonjour,
Quand vous dites on lui a proposé de le publié vous parlez de qui ?

Henri Mojon

07/10/2018 à 17:55

Le 13 septembre :
Merci de transmettre à Marco Koskas que s'il veut vraiment défendre son ouvrage (et non Amazon), il peut le publier en 48 heures aux Éditions du Net. C'est entièrement gratuit il sera immédiatement disponible au format papier pour tous les libraires. Cela éteindra immédiatement la polémique. Merci de lui transmettre l'adresse : www.leseditionsdunet.com.
Publié par bibliobs sous l'article écrit par Marco Koskas: https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20180913.OBS2282/prix-renaudot-marco-koskas-repond-aux-libraires-en-colere.html

Aleph

06/10/2018 à 14:25

Le monde a l'envers...
Le mec est publie par Amazone, et vient t'exoliquer que c'est le monde de l'editions qui fait du lobbyisme XD
Ce type ne comprends decidemment rien de rien XD

JMB

06/10/2018 à 19:08

C'est de l'inversion accusatoire. Inversion des rôles, quoi !

glok

06/10/2018 à 16:56

Le mieux c'est d'aller sur youporn et de branler en groupe, avec ou sans tas de teens au milieu. Détendre le gland en collectivité ça calme tout le monde.

libraireencolère

06/10/2018 à 19:53

Mais qu'est-ce qu'attendent donc les membres du jury du Renaudot pour s'insurger contre le fait que ce monsieur les estime faibles et influençables à ce point là? Pour défendre leurs choix intellectuels et leur insoumission au "lobby" de la librairie (rien que d'écrire cela, c'est tellement grotesque...) ?

koinsky

07/10/2018 à 07:05

Doublez les droits d'auteurs, vous verrez Amazon se réduire comme peau de chagrin.

Jean-Claude Féray

07/10/2018 à 08:44

Par définition, un syndicat défend les biens et les intérêts d’une profession. Le Syndicat de la Librairie Français a donc rempli son rôle en donnant un avis circonstancié et logique sur cette affaire. Dans un tel contexte, parler de lobbying n’a pas de sens et la plainte de l’auteur sera perçue comme une façon de prolonger la campagne de promotion de son livre.

Plume de cheval

07/10/2018 à 09:21

Après cette "nuit de crystal", a-t-on encore le droit moral d'entrer dans une librairie? L'auteur était-il juif (les libraires, en juillet 40, n'avaient pas hésité à retourner les livres d'auteurs mis à l'index par Vichy)?

fletan_perdu

07/10/2018 à 18:59

Le point de Godwin, c'est quand même un truc fascinant.
Le voir atteint avec une telle mise de départ en dit toute la grandeur.
Gloire au nétologue qui en a identifié l'existence!

Natan

07/10/2018 à 09:52

J’ai une question vraiment innocente. Parce que je comprends très bien que les librairies défendent leurs outil de travail, qui ne le ferait pas.
Mais avant qu’amazon N’arrive sur le marché, le métier de libraire n’est il pas déjà en danger avec les grandes surfaces ?
Parce que avant d’habiter Paris où il y a encore pas mal de librairies, j’habitais en banlieue et j’ai vu les librairies fermées les une derrière les autres et Amazon n’etait pas encore créé. Donc est ce vraiment Amazon le problème ?
Je ne vous entends jamais vous plaindre qu’on peut trouver tous les livres qu’on veut dans les grandes surface. Comme les
Journaux d’ailleurs. Donc les journaux qui prétendent que Koskas crache dans la soupe ferait mieux de balayer devant leurs portes.
J’ai longtemps boycotté les grands magasins me disant que c’etait Scandaleux qu’un endroit qui a la base était sensé vendre de la nourriture s’attaque aux librairies en vendant lui même des ouvrages. Mais c’est un fait.
Donc je pense pas qu’amazon Soit celui qui vous a mis en danger en tout cas ce ne fut pas le premier.
Après d’apres ce que j’ai lu l’auteur a tout fait pour être publié par une maison d’édition, personne n’a voulu. Bon j’imagine comme tout à chacun vous faite avec ce qu’on trouve sur la main.
Mais en tout cas vive les librairies effectivement mais je vous trouve quand même très dur avec cette auteur. Et le commentaire du mec qui dit que Koskas ne rapporte pas une thune, faudrait qu’il me dise qui vend des milliers de livres de nos jours. Ils doivent être une dizaine à tout casser.

Thierry Reboud

07/10/2018 à 11:24

Bonjour.
Des auteur.e.s qui ne rapportent pas bézef, il y en a des paquets. La différence, c'est que les maisons d'édition font des paris sur le fait qu'à un moment ou à un autre, pour des raisons littéraires ou autres, ces auteur.e.s peuvent leur rapporter quelque chose. Manifestement, les maisons d'éditions auxquelles s'est adressé Koskas ont cessé de parier sur lui... ce qui peut se concevoir quand on se rappelle qu'il a déclaré quelque part (ça se retrouve sur Actualitté) qu'elles sont peuplées de "pétasses" 'sic) et de "petits marquis" (resic).
Parfois, les maisons d'édition qui ne font pas certains paris se plantent : c'est le cas de Gallimard qui a refusé En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut... pour les plus grands bonheur et profit des éditions Finitude.
D'autre part, rapporter de la thune à une maison d'édition, ça ne signifie pas forcément rapporter des tonnes de thunes : ça peut vouloir dire simplement rentrer dans ses frais. L'équilibre des maisons d'édition, comme celui des librairies d'ailleurs, est très fragile. Les ventes bonnes ou très bonnes équilibrent les comptes des ventes médiocres ou mauvaises, et c'est comme cela que les maisons d'édition peuvent continuer à faire (plutôt très bien) leur travail.
Il me semble que le plus probable, c'est que Koskas a proposé son manuscrit à des maisons où il avait déjà publié, qu'elles n'en ont pas voulu et que (par fierté mal placée, par flemme ou par quoi que ce soit d'autre) il n'a pas voulu se tourner vers des maisons sans doute moins huppées mais qui, allez savoir, aurait peut-être accepté de le publier : avec le nombre de maisons d'édition en France, il serait bien surprenant qu'aucune n'accepte un manuscrit à peu près bien foutu.

bajazet

08/10/2018 à 11:19

Monsieur Koskas n'a pas sa langue dans la poche et campe grandement la vérité, il lève le voile quitte à ce que ça le desserve, il parle au nom de tous les auteurs bafoués, il va en justice pour ce métier et pas que pour sa gueule et c'est ça qui est bon, c'est ce qu'il est important de retenir outre son histoire Bande de Français qui est vraiment un beau roman. Alors, quoi, il faudrait que nous fassions la politique de l'autruche juste pour signer, avoir la chance un jour de signer quand on sait ce qu'il se passe derrière les bureaux ? Sans blague.

Thierry Reboud

08/10/2018 à 14:07

Koskas a surtout très bien compris les ressorts de la publicité bas de gamme : un coup, je la joue victime de l'israélophobie des éditeurs français (ce qu'il ne faut pas lire quand même !), un coup je la joue défense des gentils petits auteurs contre les méchants éditeurs, les encore plus méchants libraires et les carrément abominables prix littéraires.
Pendant ce temps-là, on cause (un peu) de lui et des clients achètent le roman d'un auteur dont à peu près tout le monde (sinon Besson) avec constance désintéressé. Si en plus vous trouvez assez bon pour vous, c'est parfait.
Mais ne vous imaginez pas qu'il s'agisse d'autre chose que de publicité.

Lonel Gagnon

10/10/2018 à 17:27

De toute évidence, Marco Koskas était surtout exaspéré par le milieu de l'édition. Ayant entendu bien des histoires sur le domaine (organisation bâclée, paiements en retard, communication absente, manque de respect pour les auteurs), je ne trouve pas cela déraisonnable de tenter sa chance ailleurs.

Mais ce n'est pas le point que je souhaite critiquer le plus. Je trouve cette affaire déplorable. Il y a, que vous le vouliez ou non, un net mépris dans les propos tenus à l'encontre de l'auto-édition, alors qu'en soi il s'agit bien plus que de simples cas de "je n'ai pas pu faire éditer mon livre". Ça peut être un choix personnel parce que ça a ses avantages, notamment au niveau des droits. Ça peut être aussi gage d'une certaine liberté artistique (un peu comme le cinéma indépendant contre le cinéma commercial).

Souvent, des artistes travaillent indépendamment sur des projets de petite envergure mais qui leur tiennent à cœur et qui finissent par avoir un immense succès. Je pense à "Undertale" par exemple, jeu vidéo de Toby Fox qui a été reconnu comme étant un chef-d’œuvre par la critique et le public, étant une expérience profonde, touchante et mûrement réfléchie malgré ses faibles moyens. Et le succès fut monstre, bien au-delà des espérances de son auteur. Ce jeu a pourtant été fait entièrement par une seule personne, financé uniquement de manière participative sur internet.

En réalité, un créateur qui choisit de travailler ainsi seul ou hors des structures, ça n'a rien à voir avec le talent et peut être dû à de nombreux facteurs.


Or, ici il s'agit d'une remise de prix. Ce n'est pas lieu à débattre des pour et contre des moyens de distribution : c'est une démarche pour récompenser des auteurs jugés talentueux. C'est tout. Si il est jugé que son livre mérite d'être reconnu, alors qu'il en soit ainsi. Exiger son retrait car il est disponible sur Amazon n'a tout simplement pas lieu d'être.

Domi Montesinos

07/10/2018 à 11:07

Bonjour à tous,
j'ai lu avec un grand intérêt l'article et les commentaires joints. Je ne ferais pas un commentaire supplémentaire, mais permettez-moi de témoigner d'un cas que je connais bien puisque c'est le mien.
Je suis auteur de quatre ouvrages et j'en ai un cinquième en préparation. Mes livres sont achetables chez Amazon, mais aussi dans divers autres "boutiques" par le biais de la plateforme Librinova. Ce n'est aucunement un choix délibéré, mais, au contraire, une situation qui me pèse énormément car je souhaite ardemment trouver un jour un éditeur. Et c'est fort difficile et ardu, mais je poursuis inlassablement la démarche jusqu'à ce qu'ele aboutisse. Pourtant, mes ouvrages bénéficient de nombreux commentaires élogieux (mais pas "que", bien sûr), ce qui me laisse à penser qu'ils sont capables de séduire des lecteurs. Alors, je reste avec cet Amazon dont je réprouve certaines méthodes, mais qui est le poids lourd de la distribution et qui vends à mes lecteurs quelques centaines d'ouvrages par an...
Domi Montesinos auteur de "Mamilou et Grand'père en short autour du monde"

Hi!

07/10/2018 à 18:07

Le problème, c'est que pour les éditeurs un livre qui se vend (seulement) à quelques centaines par an ne peut être rentable. Faites-le calcul, vous verrez

GK

07/10/2018 à 12:50

Bonjour. J'écris ici sous pseudo pour éviter les menaces personnelles du genre de celles qui déshonorent leurs auteurs, adressées plus haut à Thomas Galley, voire au boycott de mes bouquins par des épiciers qui font dans marketing du livre comme d'autres dans le marketing du prêt à porter: 1/ je suis vendu en librairie, avec de bons résultats. Chaque année, je reçois en avril une bafouille de mon éditeur ( un grand très bien diffusé) m'annonçant le montant de mes droits. Puis courant juin, le virement est enfin effectué. Rien que d'habituel dans cette façon inadmissible de rémunérer les auteurs mais passons: de toute façon, avec mes droits en ce moment à 12 %, si je devais vivre de ma plume, je crèverais de faim. 2/ Si j'avais publié sur Amazone, j'aurais vendu beaucoup plus, le réglage de la diffusion étant lamentable, effectué qu'il est par les services de mon éditeur avec une incompétence flagrante. Mais surtout, même avec les ventes effectuées depuis la parution du plus rentable de mes ouvrages, j'aurais chez Amazon multiplié mes revenus par 6, au mieux, par 3 au moins et de plus, ô merveille, servis mensuellement... Dans ce cas de figure, je pourrais vivre de mon métier. Mais ça, les libraires s'en contrefoutent et les éditeurs ne risquent pas d'y jamais rien changer qui savent au premier chef à quoi s'en tenir, eux qui s'engraissent depuis toujours sur le dos des auteurs. Donc vos commentaires enragés contre Koskas me désolent par leur inconséquence et leur courte vue. Le prix unique du livre a sauvé la peau des librairies face aux grandes surfaces: bravo. Mais la peau des auteurs continuent de servir à cirer les pompes des éditeurs qui consentent à nous faire la grâce de nous éditer, merde alors. Quant aux auteurs "émergents" (un terme de marchands de chaussure, soit dit en passant) ils n'émergent que de moins en moins, quant ils ne boivent pas carrément le bouillon. Avec le marché de la francophonie (si mal exploité par les éditeurs français qui là encore se gavent éhontément) limité par rapport à l'envergure des marchés espagnols ou anglo-saxons, les jeunes auteurs francophones sont en concurrence ouverte via les traductions (honteusement sous-payées par les éditeurs qui etc.) et intéressent de moins en moins les éditeurs. Mais bon, tout ce qui précède est parfaitement connu. Seulement on fait ici semblant de ne pas le savoir. Vous n'avez de cesse de vomir sur Koskas, qui est un écrivain de talent. Mais quand il met les pieds dans le plat comme il le fait, et peu me chaut qu'il le fasse aussi ou surtout pour défendre son travail et ses revenus, ça ne peut que contribuer à révéler au grand jour et j'espère au grand public l'insupportable corruption des éditeurs - que Koskas, précisément et justement, dénonce dans son bouquin qu'il faut lire, messieurs les libraires, avant d'en juger! Puisque vous en êtes venus à parler d'un livre qu'à l'évidence vous vous refusez à lire, ce qui est tout de même un comble pour des gens qui font métier du livre. Enfin, last but not least, une remarque: à vous y prendre aussi mal, en tombant dans tous les travers d'un corporatisme, de structures, d'habitudes et de routines aussi inadaptés, vous faites exactement ce qu'il faut pour vous réveiller demain matin avec des "librairies" nouvelles manière, aux mains d'Amazon, imprimant les livres à le demande à des tarifs sans concurrence. Mais c'est plus facile de crier haro sur le Koskas...

Thierry Reboud

07/10/2018 à 23:28

Votre calcul ne tient que dans le cas où les ventes que vous feriez (par hypothèse) sur Amazon en ayant recours à vos seuls moyens étaient équivalentes à celles que vous faites en passant par des professionnels de l'édition, de la diffusion, de la distribution et du commerce de détail de livres.
Disons que votre conclusion commerciale est (peut-être) un peu hâtive.

PetiteAutrice

08/10/2018 à 09:22

À GK : merci pour ces justes propos.

Librairequiparle

07/10/2018 à 14:21

Bonjour, j'ai suivi cette affaire de manière un peu effarée tant par les propos de l'auteur, des libraires qui revendiquent parler au nom de tous les libraires, des lecteurs et même du traitement médias. Le problème ici est que l'ouvrage n'était pas accessible à la vente en librairie comme la plupart des ouvrages auto-edités qui ne pose AUCUN problème (déjà est-ce légal comme nous sommes tenus de pouvoir tout commander mais pas de vendre à perte) donc impossible de le boycotter!(ça c'est pour les medias, comment on boycotte un livre qu'on a pas?). Après les problèmes de notre profession concernant la vente à distance (débat qui mérite plus qu'un battle gentilvsmechant à moins de vouloir cracher au visage d'une partie de notre clientèle), l'auteur et sa religion (flippant ce que je lis), et les reproches de clientèle déçues par leur libraire quand ils avaient 5 ans donc il faut qu'il meurt...Reparlons en un autre jour. Le SFL a fait son travail (même si un peu tard, ce qui a laissé la porte à des discussions qui melangeaient malheureusement tout et n'importe quoi). Cela ne reste que mon avis ? Très Bonne journée à tous

Lauriane Stengers

07/10/2018 à 21:41

Au temps jadis, il fallait l'autorisation du Roy pour publier. Ensuite, l'adoubement d'un éditeur. Rimbaud s'en est dispensé pour la publication de Une saison en enfer. La littérature mérite (parfois) mieux que les "parades artificielles" des Tenanciers du livre.

Thierry Reboud

07/10/2018 à 23:31

Certes... mais Rimbaud disposait de lecteurs comme Verlaine, Gautier, Mallarmé, etc. Êtes-vous absolument sûre que tou.te.s les auteur.e.s publié.e.s à compte d'auteur disposent des mêmes relais ?

J

10/10/2018 à 16:37

Sincèrement, Thierry, est-ce que vous pouvez arrêter de confondre compte d'auteur et auto-édition ? Je vous ai vu faire l'erreur sur de nombreux articles et ce même après que certaines personnes vous aient repris.
Il vous suffit pourtant d'un clic sur une page Wikipédia pour voir la différence.
Franchement, cela décrédibilise vos propos : on a l'impression, de ce fait, que vous ne savez absolument pas de quoi vous parlez.
Vous avez beau dénigrer le milieu et applaudir la censure, étudiez un minimum vos sujets, que diable !

Thierry Reboud

10/10/2018 à 21:58

Sincèrement, J, quand un éditeur fournira le travail qu'on est en droit d'attendre d'un éditeur sur les textes que vous dites auto-édités, alors je parlerai de livres publiés à compte d'éditeur.
En attendant, et aussi longtemps que ces "éditeurs" de livres que vous dites auto-édités se borneront à recevoir des textes pour les distribuer, j'appellerai cela une plate-forme logistique performante de livres publiés à compte d'auteur parce que, d'une part, l'auteur est seul juge de la qualité de ce qu'il publie et que, d'autre part, c'est à l'auteur que reviennent les coûts (et les comptes) de conception, de mise en forme, d'illustration éventuelle, de publicité, etc. Du reste, Amazon est précisément cela, une plate-forme logistique.
Vous semblez croire qu'il suffit de mettre son nom sur une couverture pour être éditeur : c'est un peu plus compliqué que ça.
(Par ailleurs, je serais curieux de savoir, précisément si c'est dans vos cordes, à quel moment j'aurais applaudi la censure...)

J

11/10/2018 à 17:32

Où vous a-t-on parlé de "compte d'éditeur" ? On vous a dit que le compte d'auteur et l'auto-édition étaient deux choses différentes. Le compte d'éditeur est une autre méthode encore.

Vous pouvez dire ce que vous voulez, c'est faux. Se justifier en ignorant les faits, c'est être borné. Tout simplement.

Ensuite, la qualité des auto-édités... Il y a de plus en plus de textes auto-édités qui ont du succès. Ils sont simplement repris, des années plus tard, par des maisons d'édition qui jouent la carte de l'opportunisme. C'est bien plus simple pour elles : attendre que ça marche avant de s'engager. Faites des recherches, encore une fois. C'est très simple.

Oui, sinon : les plates-formes ne sont pas des éditeurs. Nous sommes d'accord. Ce sont des plate-formes. L'éditeur est l'auteur.

Pour ce qui est du compte d'auteur, je cite, vu qu'apparemment, c'est compliqué pour vous : "L'édition à compte d'auteur consiste pour un auteur à faire éditer ses propres ouvrages par un éditeur qui assure seulement la partie technique de l'édition et de la diffusion, en dehors du choix éditorial proprement dit. C'est donc l'auteur qui paie les frais d'impression et de publicité de son livre.
Il ne faut pas confondre l'édition à compte d'auteur avec l'auto-édition, dans laquelle l'auteur prend en charge lui-même l'édition, sans intermédiaire."

Donc, encore une fois, vous parlez en l'air. C'est complètement à côté de la plaque ce que vous dites.

Faites un minimum de recherche. C'est facile. Allez sur Google.

Il faut rester informé : je trouve ça assez important quand même. Sinon, on dit n'importe quoi.

Thierry Reboud

12/10/2018 à 02:04

Oh mais vous pouvez bien tortiller du croupion autant que vous voudrez si ça vous amuse pour faire croire que ce que vous appelez "auto-édition" est autre chose qu'une resucée modernisée du bon vieux compte d'auteur... La Pensée universelle (je me demande si ça existe encore, ce truc) fournissait sans doute des prestations très, très différentes de celles que propose Amazon. Ben tiens donc... Le mérite principal d'Amazon dans cette histoire me paraît double : d'une part, il ne fait pas croire qu'il va s'occuper du livre, d'autre il semble qu'il soit plus économique (notamment du fait de la dématérialisation et de la baisse du coût de l'impression à la demande). Si en plus ça satisfait les auteurs qui se publient par ce canal, c'est très bien.
Pour autant, ce ne sera pas la première fois qu'un vieux truc est présenté comme tout beau tout neuf simplement parce qu'il a changé de nom (et ce ne sera pas la dernière non plus) : les partis politiques font ça très bien.
Quant à votre deuxième réponse, pour ceux que j'ai approchés (survolés serait plus exact, et encore : pas en entier, il s'en faut de beaucoup), je dirais que 50 nuances de Grey et La Prophétie des Andes me semblent deux bonnes grosses bouses propres à épastrouiller les âmes simples (qui, je vous l'accorde, sont un marché florissant). Je n'ai pas lu Seul sur Mars. Quant aux autres que vous citez, je n'en ai tout simplement jamais entendu parler.
Ce qui, dans tous les cas, ne signifie ni ne démontre rien, mais alors rien du tout. C'est ballot que vous ne vous en rendiez pas compte tout seul.

J

11/10/2018 à 17:54

Sinon, Thierry, en auto-édition "ratée", que dites-vous de Seul sur Mars ? Cinquante Nuances de Grey ? Les révélations de Riyria ? L’envol du papillon ? La prophétie des Andes ? Un barbier riche ? Les gens heureux lisent et boivent du café ? Les Pierres couchées ? Etc.
Il suffit de fouiller : vous allez voir. C'est tout un monde qui s'offrira à vous.
Bien sûr, vous connaissant, même s'il y a des cents voire même des mille, on sera toujours dans le statut de "l'exception".
On fait ce qu'on veut de la réalité, du moment que ça nous arrange.

Levieuxleon

09/10/2018 à 10:14

Si je ne m'abuse ce n'est pas le seul livre a être sorti entre la première et deuxième liste ? Au lieu de crier au complot l'auteur devrait peut-être se réjouir d'avoir été sur la première et accepter, comme tant d'autres, de ne pas figurer sur la seconde...

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Montréal : une mobilisation de lecteurs pour sauver un libraire de l'expulsion

À Montréal comme dans d'autres grandes villes, la spéculation immobilière fait des dégâts : le quartier de Mile End essuie ainsi une véritable flambée des loyers. Le bouquiniste Stephen Welch risque d'en faire les frais, avec une hausse de son loyer de 150 % : des lecteurs et lectrices se mobilisent, le 13 mars prochain, pour défendre la place de ce commerce culturel.

08/03/2021, 15:38

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Alain Mabanckou : “La littérature ne devrait pas être tributaire d'une certaine couleur”

Dernière intervention en date dans la polémique suscitée par la traduction de l’œuvre d’Amanda Gorman, celle d’Alain Mabanckou. En effet, suite au désistement de Marieke Lucas Rijneveld, après les questions de la journaliste Janice Deul, aux Pays-Bas, la question a fini par germer : faut-il être noir pour traduire la poétesse américaine ? L’enseignant et auteur répond.

08/03/2021, 14:59

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États-Unis : une loi pour les bibliothèques à la Chambre des Représentants

Aux États-Unis, le sénateur démocrate Jack Reed (Rhode Island) ne ménage pas sa peine pour défendre les bibliothèques publiques américaines. Après avoir porté un projet de loi de modernisation des établissements au Sénat, il fait de même au sein de la Chambre des Représentants. 5 milliards $ sont en jeu.

08/03/2021, 13:22

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Bangladesh : libération sous caution du dessinateur Ahmed Kishore

Le 3 mars dernier, le tribunal de grande instance de Dhaka a annoncé la libération sous caution du dessinateur Ahmed Kishore, pour une durée de six mois, emprisonné depuis le mois de mai 2020. Cette décision survient après le décès de l'écrivain Mushtaq Ahmed, emprisonné au même moment, pour les mêmes motifs, qui avait provoqué des manifestations.

08/03/2021, 12:22

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Éditions d'Avallon : un an désormais au service des auteurs

« Construit sur un modèle non lucratif, les éditions d’Avallon ont réussi à publier, à compte d’éditeur, 11 romans en un an. Certains se sont vendus à plus de 1 000 exemplaires en quelques mois », indique Nicolas-Raphaël Fouque, le directeur éditorial. Une année passée pour Avallon, qui célèbre son premier anniversaire sans bouder son plaisir.

08/03/2021, 12:19

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Myanmar : deux poètes parmi les victimes de la répression

Le 1er février dernier, l'armée a pris le pouvoir à Myanmar (ex-Birmanie), procédant à l'arrestation de la cheffe du gouvernement Aung San Suu Kyi et d'autres dirigeants birmans. Depuis, une partie de la population manifeste son opposition au coup de force de l'armée. Le 3 mars dernier, dans plusieurs villes, les militaires ont répliqué en ouvrant le feu sur les manifestants.

08/03/2021, 10:37

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Le piratage de mangas, une menace protéiforme et globale

En juin 2020, le Japon adoptait une législation pour sanctionner les contrevenants au droit d’auteur. Spécifiquement dans le monde du manga et des magazines, qui ne disposait pas encore de mesures de protection – contrairement au cinéma et la musique. Depuis quelques semaines, les alertes et avertissements fleurissent, pour détourner les lecteurs du piratage d’œuvres. Que se passe-t-il donc du côté des ayants droit ?

08/03/2021, 09:28

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Noire donc suspecte : Amanda Gorman revendique d'être “une menace”

Suite à sa prestation lors de la cérémonie d’investiture de Joe Biden, Amanda Gorman est sortie de l’anonymat, pour rayonner mondialement. Et la jeune poétesse américaine profite de son succès pour mener un combat pour l’égalité, et la fin des discriminations. Elle raconte en effet une anecdote, tristement banale, assure-t-elle, dans les relations entre les forces de l’ordre et les populations afro-américaines. Et plus largement d’ailleurs. 

07/03/2021, 10:42

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Centres commerciaux fermés : Furet du Nord et Decitre très concernés

Ce vendredi soir, ce sont près de 130 centres commerciaux supplémentaires qui fermeront — leur superficie excède les 10.000 m2, norme désormais imposée par le gouvernement. Nouvelle mesure sanitaire sévère, qui concernait déjà les espaces de plus de 20.000 m2. Soit désormais plus de 500 centres en France. Pour autant, le groupe Furet Decitre s’inquiète d’une essentialité des librairies, à géométrie variable.

05/03/2021, 16:14

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Traducteurs littéraires : aujourd’hui et demain

En s’appuyant sur La condition socio-économique des traducteurs littéraires, une enquête réalisée auprès des adhérents de l’ATLF en décembre 2019 dans le sillage des États généraux du livre et du rapport Racine, les intervenants parleront des conditions de travail des traducteurs littéraires, avant, pendant et après la crise sanitaire.

05/03/2021, 15:05

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Culture : les inégalités entre les femmes et les hommes persistent

À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le ministère de la Culture publie l'édition 2021 de l'Observatoire de l'égalité entre femmes et hommes dans le domaine de la culture et de la communication. « De l’entrée dans la vie active à la reconnaissance de leur talent, la déperdition reste forte », indique encore ce rapport annuel.

05/03/2021, 12:15

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Les livres du Dr. Seuss jugés racistes resteront disponibles dans des bibliothèques

En annonçant la fin de la vente de 6 ouvrages du Dr. Seuss, pour cause d'imagerie raciste, la société Dr. Seuss Enterprises, qui gère le patrimoine de l'auteur, a relancé le débat autour du poids de la représentation et de la mémoire littéraire. Plusieurs bibliothèques américaines, dont le réseau new-yorkais, ont assuré que les titres seront toujours disponibles au prêt.

05/03/2021, 11:26

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Lire des livres au téléphone : l’initiative d’une libraire pour combattre la solitude

Lire des livres au téléphone : voici comment peut évoluer la profession du libraire et instaurer une nouvelle relation avec les lecteurs. Plus proche, plus chaleureuse, même dans une période où la proximité ne semble pas être à l’ordre du jour… Une initiative mise en place par une libraire italienne de Trieste pendant la deuxième vague de la pandémie a suscité nombre d’adhésions. Et en France, avec L’école des loisirs, un projet similaire dans le secteur jeunesse a vu le jour. 

05/03/2021, 09:46

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Inde : une ancienne prison abrite des manuscrits sur feuilles de palmier

Une des plus anciennes prisons de l'État indien du Kerala, au Sud-Ouest du pays, accueillera bientôt les Archives centrales, et une collection inestimable de manuscrits sur ôles, les feuilles de palmier. Ces documents retracent l'histoire Travancore, ancien État princier des Indes britanniques.

05/03/2021, 09:11

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La complainte de Superman, un poème inédit de Nabokov

Quelques années avant la publication de son Lolita, Vladimir Nabokov s’était aventuré dans le monde de la poésie. Et pas n’importe comment : un texte, composé en juin 1942, vient d’être retrouvé. The Man of To-morrow’s Lament se présente comme un monologue, dont le personnage n’est autre que Superman. Une figure éminemment américaine, pour cet émigré arrivé le 28 mai 1940 à New York.  

04/03/2021, 16:13

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Accusé d'agression sexuelle, PPDA se défend : “Il ne s'est rien passé”

Invité sur TMC, chaîne du groupe TF1, qui l’avait dégagé, Patrick Poivre d’Arvor a officiellement pris la parole pour répondre aux accusations qui pèsent. Lancées par Florence Porcel, dans une plainte pour viol, elles mettent lourdement en cause l’ancien présentateur, dépeint comme un homme ayant eu une emprise sur elle. Le tout doublé par la parution en janvier dernier d’un ouvrage à clefs, Pandorini.

04/03/2021, 15:00

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L'année 2020 s'achève moins mal que redouté chez Editis

Les tractations entre les groupes Lagardère et Vivendi n’ont pas fait parler d’eux depuis près d’un mois. Pour autant, les entités affichent des résultats assez nuancés. Ceux de Vivendi, incluant la maison Editis, sont ensoleillés, avec 1,2 % de croissance, à 16,09 milliards €, et un résultat opérationnel de 1,468 milliard €, à 6,3 % de hausse. En somme, tout va plutôt bien, dans l’ensemble.

04/03/2021, 14:58

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200.000 € en trois jours pour le documentaire consacré à Mike Mignola, créateur d’Hellboy

Le documentaire Mike Mignola : Drawing Monsters reviendra sur la carrière de l’auteur et sur l’influence de son diable alcoolique au sein de la pop culture. Lancé le 2 mars dernier, le kick-starter finançant le projet a atteint son objectif de 50.000 $ en moins de 24 h, et continue depuis de grimper. Il faut dire que le film à venir a de quoi intéresser les fans : on y apprendrait notamment le rôle de Neil Gaiman sur le scénario du film HellBoy 2 de Guillermo Del Toro. 

04/03/2021, 13:08

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Bibliothèque Sainte-Barbe : “semi-victoire” pour les étudiants, mais la grève se poursuit

Mobilisés depuis la fin de l'année 2020 pour défendre leurs droits, les moniteurs-étudiants de la bibliothèque Sainte-Barbe se réjouissent de nouvelles garanties d'activité en cas de confinement et de fermeture de l'établissement. Pour autant, la mobilisation du personnel de la bibliothèque ne s'interrompt pas, après l'annonce de la suppression de deux postes de contractuels.

04/03/2021, 12:38

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Allemagne : les librairies du pays ouvertes à partir du 8 mars

La chancelière Angela Merkel a annoncé ce mercredi 3 mars un plan de sortie de confinement et d'allégement des contraintes sanitaires dans le pays. Celui-ci inclut une réouverture des librairies allemandes à partir du 8 mars. Les commerces du livre étaient fermés depuis le 16 décembre dernier, avec quelques exceptions au sein des Länder.

04/03/2021, 10:25

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Géorgie : la crise politique avive les craintes pour la liberté d'expression

Une crise politique de forte ampleur s'est déclarée en Géorgie, après l'arrestation, le 23 février, de l'opposant au pouvoir Nika Melia, député et président du Mouvement national uni. Des manifestations ont eu lieu dans la capitale Tbilissi, avant un fragile retour au calme provoqué par une rencontre entre la présidente, Salomé Zourabichvili, et le président du Conseil européen, Charles Michel.

04/03/2021, 09:55

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Niala, une BD érotique chez Glénat taxée de racisme 

Encore un coup de la Cinquième colonne ? Les éditions Glénat ont dû affronter une tornade, doublée — ô misère ! — d’une pétition, alors que s’avançait la publication de Niala. Cette bande dessinée érotique devait sortir le 10 mars. Mais, revirement, l’éditeur s'est retrouvé au milieu d'une vilaine polémique. Selon ses détracteurs, elle reprendrait « les principes des bandes dessinées racistes des années 50 ».

03/03/2021, 18:02

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MeFu : première association d'auteurs de BD professionnels en Italie

Né comme groupe de recherche au printemps dernier, MeFu – Mestieri del Fumetto – est aujourd’hui la première association de professionnels (scénaristes, illustrateurs, coloristes…) de la bande dessinée en Italie, dans une période où ce genre semble être de plus en plus apprécié par les lecteurs. 

03/03/2021, 16:21

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L'UNESCO recherche sa Capitale mondiale du livre pour 2023

L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a lancé un appel à candidatures pour désigner la Capitale mondiale du livre pour l'année 2023, qui succédera à Guadalajara (Mexique). Pour rappel, les villes candidates devront présenter un projet global pour la promotion du livre et de la lecture, avec des effets à long terme.

03/03/2021, 12:07

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Recherche : Google et Sci-Hub, plus pratiques que les accès des bibliothèques ?

Le consortium Couperin publie une étude consacrée aux pratiques de recherche documentaire des chercheurs français en 2020, réalisée auprès de 5600 répondants environ sur une période de plusieurs mois. L'objectif était de cerner au mieux les pratiques et les besoins des chercheurs en matière de documentation, dans la perspective du renouvellement des marchés d’outils bibliographiques et bibliométriques. Il semble en tout cas que les accès à la documentation via les bibliothèques restent problématiques...

03/03/2021, 10:55

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Joel Dicker quitte son éditeur et Hachette pour créer sa maison

Le plus grand vendeur de romans de l’année 2020, Joël Dicker, annonce un nouveau départ. Une nouvelle carrière, qui le pousse à quitter sa maison originelle, les éditions De Fallois, où il a publié ses précédents romans. L’aventure sera plus personnelle encore, puisqu’il envisage de monter sa propre structure, dont il confie la responsabilité au groupe Editis.

03/03/2021, 08:29

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Jacques Henri Lartigue : 100 photos pour la liberté de la presse

Depuis bientôt trente ans, Reporters sans frontières met à l’honneur les photographes les plus marquants du XXe siècle. C’est tout naturellement que Jacques Henri Lartigue et ses images iconiques et joyeuses trouvent aujourd’hui leur place aux côtés de celles de Cartier-Bresson, Doisneau et tous les autres. Une ode à la joie de vivre ! 

03/03/2021, 00:07

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La médiathèque de Verdun, L'Æncre, sort de terre... sur Minecraft

Ils partirent, ils étaient une vingtaine. Et par un prompt renfort, ils se virent des centaines quand la médiathèque surgit des entrailles de Minecraft. Pour concevoir la nouvelle médiathèque de Verdun, la ville a en effet sollicité l’aide de citoyens. Avec le concours de Michaël George, chef de projet, ils ont dessiné et modélisé L’Æncre, le futur bâtiment.

02/03/2021, 16:44

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Valèria Gaillard Francesch et Željka Somun accueillies au Chalet Mauriac

Ce lundi 1er mars a marqué l'ouverture d'une nouvelle saison au Chalet Mauriac, à Saint-Symphorien, en Gironde. Deux traductrices, l'une venant d'Espagne et l'autre de Croatie, sont accueillies, pour ouvrir l'année. Pour la première fois, les résidences cinéma du Chalet Mauriac seront dotées de bourses de création.

02/03/2021, 16:06

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“Pluralisme”, “neutralité du service public” : une loi pour les bibliothèques

Particulièrement attendue par la profession depuis son dépôt au Sénat le 3 février dernier, la proposition de loi de la sénatrice d'Ille-et-Vilaine Sylvie Robert, relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique, est désormais publique. Elle insiste notamment sur les notions de « pluralisme » et de « neutralité du service public » pour définir les principes fondamentaux des bibliothèques.

02/03/2021, 15:44

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Pour cause d'imagerie raciste, 6 titres du Dr. Seuss retirés des librairies

Aux États-Unis, le Dr. Seuss, Theodor Seuss Geisel (1904-1991) de son vrai nom, est une véritable institution de la littérature pour la jeunesse. Mais même les institutions évoluent : la société Dr. Seuss Enterprises, qui gère le patrimoine de l'écrivain décédé, annonce ainsi la fin des ventes de 6 ouvrages, dont And to Think That I Saw It on Mulberry Street (1937) et If I Ran the Zoo (1950), qui véhiculent une imagerie raciste.

02/03/2021, 13:22

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Malgré la pandémie, 426 livres traduits du français publiés aux États-Unis en 2021

Pour l'instant, les effets de la pandémie ne se font pas encore ressentir sur l'appétence des éditeurs américains pour des ouvrages français : 426 titres seront en effet traduits et publiés en 2021, aux États-Unis, selon le relevé des services culturels de l'ambassade française.

02/03/2021, 12:24

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Mort du poète jordanien Tayseer Al-Najjar, emprisonné aux Émirats arabes unis

Le poète et journaliste jordanien Tayseer Al-Najjar est décédé le jeudi 18 février dernier à l'âge de 46 ans d'une défaillance cardiaque. Selon sa famille et ses proches, la peine de prison qu'il avait effectuée entre 2016 et 2019 à Alwathba, non loin de la capitale des Émirats arabes unis, Abou Dabi, serait à l'origine des dégradations de ses conditions de santé.

02/03/2021, 11:25

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Au Bangladesh, la mort de l'écrivain Mushtaq Ahmed en prison enflamme la population

Emprisonné depuis le mois de mai 2020, reconnu coupable de « diffusion de fausses informations » sur les réseaux sociaux, l'écrivain bangladais Mushtaq Ahmed est décédé le jeudi 25 février dernier dans sa cellule, à l'âge de 53 ans. Depuis l'annonce de sa mort, une partie de la population est descendue dans la rue, pour critiquer la loi à l'origine de son emprisonnement, qui restreint considérablement les libertés sur internet.

02/03/2021, 10:50

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La poésie d'Amanda Gorman doit-elle être seulement traduite par une personne noire ?

Depuis ses interventions à l'investiture de Joe Biden, puis au Super Bowl, la poétesse afro-américaine Amanda Gorman jouit d'une popularité exceptionnelle, entraînant un intérêt de l'édition mondiale pour ses textes. Aux Pays-Bas, la traduction d'un recueil de ses poèmes a toutefois créé une polémique : l'éditeur a choisi de confier la traduction à une personne blanche, l'auteur·e Marieke Lucas Rijneveld, une décision critiquée.

02/03/2021, 10:00