#Usages

Samantha Bailly, sorcière

S’agissant de l’accusation pour sorcellerie de Samantha Bailly, la parole est à la défense. Par Sophie Lombard, lectrice. Simple lectrice. Mais c'est déjà beaucoup.

Le 15/10/2018 à 12:51 par Auteur invité

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15/10/2018 à 12:51

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Lorie Shaull, CC BY SA 2.0

Imaginez qu’un jour, devant le besoin impérieux de manger, Francis Huster décide, pour un projet qui lui tient à cœur, de créer son œuvre seul. Dans son coin, il crée, il diffuse et travaille comme des dizaines d’entrepreneurs, pour remplir son assiette. Il use de toute sa créativité et de toute son intelligence pour diffuser sa création par ses propres moyens, avant d’en céder les droits à un tiers. Imaginez maintenant que l’ensemble de son œuvre issue des circuits traditionnels, la centaine de films, de pièces, de séries télévisées disparaisse des rayons, des cinémas, des plateformes de replay, simplement parce qu’à titre exceptionnel, il a souhaité se passer d’une société de production dans un premier temps.

Ridicule, n’est-ce pas ? Pourquoi priver ses fans de son talent alors qu’il a souhaité vivre de son art, par l’introduction d'une seule goutte de miel dans un océan de vinaigre ? Et pourtant, cela arrive en ce moment même. Que les fans de Francis Huster se rassurent, on ne fustige sur la place publique qu’une femme. Rien d’inhabituel, donc.

Reprenons les chefs d’accusation.

Sorcellerie. Sorcière. Savez-vous ce qu’est véritablement une sorcière ? Une femme… avec des pouvoirs. Une femme avec du pouvoir. Et culturellement, elle est crainte. Pourquoi brûlait-on les sorcières déjà ? Ah oui. Trop intelligente, trop simple, trop belle, trop laide, trop grande, trop petite, trop charismatique, trop timide, trop… la liste est trop longue. Résumons-la donc simplement : est sorcière toute femme remarquable. Et Samantha Bailly est très remarquée actuellement.

Dans une chaumière au fond des bois vivait une sorcière…

Samantha Bailly est une militante. Une femme qu’on entend. Une femme qu’on remarque donc.

Dépeignez-vous l’autrice comme l’enfant atypique, chérie de l’édition. Nous sommes nombreux à la suivre depuis ses débuts. Au bourgeonnement de son art. Aux exercices de sa plume. Elle avait 14 ans lorsqu’elle a ouvert un site où elle mettait gratuitement en ligne ses écrits. Gratuitement. Que les mauvaises habitudes se prennent vite ! Créer du contenu divertissant est devenu son quotidien, et pour que ses lecteurs.rices en bénéficient encore, et, au risque d’enfoncer une porte ouverte, il paraît indispensable à la majorité d’entre nous, ayant déjà bénéficié d’un cours de biologie de base, qu’elle vive et donc qu’elle mange pour continuer à produire. (Pour tous les autres qui ne verraient pas encore la corrélation entre manger pour avoir de l’énergie et pouvoir travailler, rapprochez-vous de l’école élémentaire.)

Avant même l’ère des réseaux sociaux, elle avait agrégé une communauté hyperactive de lecteurs.rices. À 17 ans à peine, repérée par un micro-éditeur, elle signait son premier contrat pour La langue du Silence. Ce petit éditeur ne publiait pas assez pour avoir accès aux grands canaux de diffusion, aussi se fit-elle connaître essentiellement à travers les salons. Tous les week-ends, ce petit éditeur et elle partaient en tournée. Pour reprendre ses mots en interview : grâce à cette expérience, elle a vendu plus de 2000 exemplaires de son premier roman. Un très bon score pour un premier roman publié, aujourd’hui, à grande échelle, tant la situation semble s’être crispée dans la chaîne du livre.

Forte de ce succès, Samantha Bailly s’est fait repérer par de plus grands éditeurs. Elle a donc commencé à publier dans des maisons d’édition de tailles bien plus importantes.

En 2012, après des années à travailler dans l’univers du jeu vidéo tout en continuant à publier, elle s’est lancée dans l’écriture à plein temps.

Les lecteurs.rices sont depuis nombreux à suivre son aventure, ses ouvrages, et sont plus qu’enthousiastes le jour où elle crée sa chaîne Youtube, il y a 3 ans. Aux prémices de ce nouveau projet, un constat : les auteurs qui souhaitent se professionnaliser manquent d’informations. Avec 16 000 abonnés, sa chaîne, qui traitait d’un sujet finalement très confidentiel, est devenue une référence pour tous ceux qui s’intéressent à l’envers du décor.

Son point de vue d’autrice, point de vue bien trop rare, à l’exception de Actualitté [Ndlr : merci...] qui traite des sujets de fond en donnant la parole à des auteurs, rassemble. Il fédère. Cristallise. En un mot, il se remarque. Vous devinez la suite ?

Chaque sortie remarquable lui donne davantage de pouvoir. Dans le chaudron de sa chaîne jusque dans les sortilèges de ses articles de fond, elle évoque sans détour le sujet sensible des agents littéraires. Dans sa tribune dans Actualitté il y a 2 ans, elle révèle la précarité dans laquelle elle vit.

En posant des mots sur les maux, elle met en lumière la réalité. Lumos ! Grâce à elle, de nombreux auteurs.rices vont alors passer le cap d’une tentative ignorée jusqu’alors. Une solution intermédiaire qui permet de négocier les contrats et conseiller la carrière. Cette petite révolution de l’agent littéraire a révélé des frictions complètement archaïques.

Aujourd’hui sur le bûcher, je compte bien la défendre.

Maître Lombard, avocate au barreau imaginaire de la Littérature

Je vous épargnerai les effets de manche et me contenterai du secret des prétoires de votre conscience. Quelle légitimité ai-je donc à défendre une sorcière ? Celle que vous m’octroierez. En d’autres termes, celles et ceux qui sont vent debout contre elle le resteront. Celles et ceux très nombreux qui saluaient sa démarche, la salueront encore. Mais je m’adresse à l’entre-deux. Celles et ceux d’entre vous qui ignorent encore où se positionner.

Je suis lectrice. J’observe l’univers du livre à travers la lucarne des auteurs, des éditeurs et des libraires, avec toute mon attention. Quand Samantha Bailly a annoncé sur son site sa volonté de faire une expérience avec son roman, La Marelle, j’ai suivi ses réflexions avec grand intérêt. Rappelons qu’il s’agit d’un seul roman sur la trentaine d’ouvrages déjà publiés et en parallèle de tous ces autres livres qu’elle publie et continue de publier. Par ailleurs, ce test de l’auto-édition a toujours été un test fait avant de céder éventuellement ses droits à un tiers et donc de retourner dans le circuit traditionnel. Une goutte d’eau dans l’océan de la surproduction littéraire.

J’étais présente à la remise du prix des Plumes Francophones de KDP. Joli clin d’œil devenu déplorable ironie du sort, elle avait lieu à l’hôtel de Massa, géré par la Société des Gens de Lettres, et où se trouvent les bureaux du Syndicat de la Librairie Française. Durant cette cérémonie, de nombreux auteurs autoédités ou issus de l’édition traditionnelle, voire des deux, ainsi que des éditeurs échangeaient sur la production littéraire de demain. Ce monde hétérogène sans être réactif n’avait rien, RIEN, de la confrontation. Ses composants s’observaient mutuellement, curieux et avide de coconstruction.

Bernard Werber parrainait cette remise des prix de l’auto-édition et j’ai eu beau scruter internet : rien contre lui, tout contre Samantha Bailly.

Alors je m’interroge…

Peut-on encore aujourd’hui rendre coupable la victime remarquable ?

« Victime ?! Allons Maître, reprenez vos esprits ! C’est elle qui a prononcé, parmi d’autres mots, les termes d’auto-édition, de numérique, de Kobo, de plateformes, d’Amazon... »

Oui. Mais a-t-elle choisi les réactions de qui croyait bon de commenter sa liberté ? Non.

« Mais enfin, c’est le jeu ! On ne peut pas plaire à tout le monde, c’est évident ! »

Et quand ce « jeu » relève du droit pénal ou du droit civil, est-il toujours aussi bon enfant ?

Silence dans le prétoire.

Sur les réseaux sociaux, Samantha Bailly rapportait, screenshot à l’appui, ses menaces.

« Vous êtes la femme à abattre. » « Vous êtes l’ennemie du livre. » « La première chose que je fais en arrivant dans ma boutique, c’est de renvoyer tous vos livres. »

Alors j’entends déjà les réactions « Non, mais on ne va pas la tuer pour de vrai ! » ah parce que « pour de faux » c’est mieux donc c’est rien ? Juridiquement, c’est constitutif d’une menace. La menace relève de l’atteinte à la personne, qui sont divisées en deux catégories :

  • L’atteinte au corps d’autrui, dont le harcèlement moral fait partie (j’y reviendrai)
  • L’atteinte à la dignité et à l’honneur d’autrui, comme la diffamation et autres atteintes à la vie privée, discrimination, abus de faiblesse... peuvent l’être.

Le silence s’épaissit.

Soyons méthodiques.

Toujours screenshots à l’appui, des libraires, absolument pas constitutifs du corps de métier en général, mais tout de même les plus audibles, menacent de renvoyer au pilon l’ensemble de ses autres ouvrages. Sous prétexte qu’un livre démarre hors de l’édition traditionnelle et passe entre autres par Amazon, par ailleurs utilisé notoirement par toutes les maisons d’édition qui abreuvent ces librairies indépendantes, on la menace de faire disparaître des rayonnages l’ensemble de sa production.

« Le fait de harceler autrui par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende. » Art. 222-33-2 du Code Pénal.

Cet appel au boycott relève du harcèlement en bande organisée.

On met par ailleurs en cause son militantisme. On la taxe de faire trop de bruit ou de la mauvaise publicité aux causes qu’elle défend. Plus que jamais, elle incarne les causes qu’elle défend ! Elle gagne chaque jour en légitimité ! Cette légitimité qu’on lui discute par sa seule condition de femme remarquable. De sorcière.

Si Bernard Werber l’avait fait, aurait-on questionné sa légitimité ? Son droit d’être comme ceci ou comme cela ? Non. Parce que Samantha Bailly est une jeune femme, culturellement, on use et abuse de l’intimidation pour la faire rentrer dans le rang. Ce rang des femmes parfaites et homogènes où rien ne dépasse. Rien ne se remarque. On attend d’elle de se conformer exactement à ce que l’on voudrait qu’elle soit.

Parce qu’il est infiniment plus facile de s’en prendre à sa personne plutôt qu’à un système, on la fustige. On lui donne rendez-vous sur le bûcher. On discrédite ses actions militantes.

Alors, résumons.

Depuis l’article de Livre Hebdo qui a mis en exergue l’expérience d’auto-édition numérique menée par Samantha Bailly – sur l’un et l’un seulement ! de ses titres –, la jeune autrice a suscité une vague de réactions comme on en a rarement vu dans ce milieu.

L’article cite Amazon, puisqu’elle va utiliser ce canal de diffusion tout comme elle en utilisera d’autres, tels que Kobo ou des plateformes de librairies indépendantes. L’objet de sa démarche est très bien expliqué sur son blog : elle souhaite dans un premier temps conserver ses droits. Elle s’accorde le temps de réfléchir, pour ensuite céder ses droits à des tiers, après les avoir exploités elle-même en numérique. C’est limpide. Des libraires indépendants sont même en train de l’aider à entrer dans la danse, et voir son livre référencé et promu chez eux. Et pourtant, elle fait face à une déferlante de haine sur les réseaux sociaux, que je m’explique de plusieurs façons :

— Utiliser le mot « Amazon » semble proscrit dans ce milieu. Une hypocrisie sans égale lorsqu’on sait que le géant du numérique s'invite à la Société des Gens de Lettres, prend un stand à Livre Paris, et que tous les éditeurs y mettent leurs livres en vente. De nombreux auteurs.rices de best-sellers actuels ont démarré par une exploitation uniquement numérique, via KDP par exemple, et signent des records de ventes impressionnants en librairie.

— L’auto-édition est absolument méconnue. Le droit d’auteur aussi. Pétri du cliché « Les mauvais livres sont autoédités. », on en oublie trop facilement que « Tout ce qui est auto-édité n’est pas mauvais et tout ce qui est édité par des maisons d’édition n’est pas bon. ». Les individus confondent le fait de publier soi-même son livre en numérique avec une prétendue exclusivité d’édition desdites plateformes. Peut-être que c’est leur but à long terme, mais pour l’instant, c’est l’exact inverse ! Les auteurs restent propriétaires de leurs droits et peuvent être leur propres éditeurs.

— Samantha Bailly est militante, présidente de la Charte des Auteurs et Illustrateurs et de la Ligue des Auteurs Professionnels. Avec #Payetonauteur, elle est devenue malgré elle un symbole, et l’une des rares personnalités à bousculer les lignes pour la défense des auteurs – on en compte plein d’autres auteurs.

— Surtout, et je tiens à aborder ce point, Samantha Bailly est une jeune femme qui subit de plein fouet le sexisme de l’édition, et ce depuis le début de ses mandats. C’est à ce point flagrant de l’extérieur qu’on se demande vraiment pourquoi personne n’en parle.

Concluons.

Mona Chollet vient de sortir son ouvrage Sorcières : la puissance des femmes invaincues. Dans ce livre, elle revient sur les femmes qui, dans l’Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie, donc censurées, éliminées, réprimées, parce qu’elles étaient indépendantes. Le parallèle est presque trop facile ! En tentant l’expérience de l’auto-édition, Samantha Bailly est définitivement, factuellement et juridiquement devenue indépendante. A fortiori dans un univers sexiste.

Alors qu’il n’a jamais été question de tourner le dos à l’édition traditionnelle dans sa démarche, mais seulement d’explorer des compléments de revenus, c’est un fragment de l’édition traditionnelle qui lui tourne le dos. Un petit fragment, un fragment bruyant peu représentatif, sans aucun doute, mais un fragment qui s’est fait entendre. Ces libraires qui boycottent se tirent une balle dans le pied.

L’étude du CNL sur les jeunes et la lecture montrait la nécessité de faire des librairies indépendantes un lieu plus ouvert aux jeunes générations, dont les habitudes ont muté vers le web. Soutenir une autrice dont le cœur de lectorat est les 15-30 ans, c’est justement s’acquérir ce public-ci.

Les temps changent et aujourd’hui je prête à la conscience la possibilité, non plus folle, mais pleinement raisonnable, d’inverser la charge de la preuve. De ne pas accuser une sorcière, mais ses bourreaux. Au XXIe siècle, j’exhorte notre conscience collective à s’indigner, face à ceux et celles qui veulent brûler les sorcières d’aujourd’hui. J’appelle de mes vœux ce contre-pouvoir.

Si Samantha Bailly ravive éditorialement les plaies de Salem, alors elle prouve son militantisme sans commune mesure. Si on la craint parce qu’elle bouge le petit doigt, ou devrait-on dire le bout de son nez, c’est peut-être parce qu’elle est devenue la figure d’une femme puissante, qui n’a pas chancelé une seconde. Une femme avec des pouvoirs. Une femme avec du pouvoir.

Parce qu’il est inadmissible de recourir à l’intimidation et au harcèlement pour empêcher quelqu’un de vivre de son métier, clôturons ce procès inégal et tournons-nous ensemble vers ses détracteurs.

Samantha est la sorcière bien aimée de beaucoup, beaucoup de monde. Des lecteurs, des éditeurs, des libraires, des bibliothécaires, des organisateurs de festivals. Nous la soutiendrons, avec toute la branche vertueuse de la chaîne du livre, pour que soient proposés des changements profonds, afin que la chaîne du livre soit un endroit plus sain pour tous les précaires, y compris les libraires, et que soit reconnu non plus la qualité d’auteur, mais son métier.

Avec un peu de magie, toute cette polémique et toute cette haine peuvent être métamorphosées en une remise en question intéressante. Amorçons dès maintenant les changements nécessaires, si l’on souhaite garder nos auteurs.rices en France, dans le système de l’édition.

19 Commentaires

 

Jiji

15/10/2018 à 14:36

La démarche est honorable, et je défends Samantha Bailly dans sa démarche d'expérimenter un nouveau canal de diffusion pour permettre un meilleur avenir aux auteurs.

MAIS cet article est clairement celui d'une lectrice, j'entends par là d'une passionnée qui mélange tout, et s'éparpille sur le parcours de Samantha. Je viens remettre les choses à leur place, et apporter quelques éclaircissement à cet article ô combien vanteur et exagéré.

SB n'a pas été repérée suite aux ventes (plutôt bonnes) de sa première saga, mais suites à d'autres publication et surtout du fait qu'elle ait remporté le Prix Imaginale des lycéens en 2011.

"En 2012, après des années à travailler dans l’univers du jeu vidéo" : SB n'a pas travaillé des années dans le jeux vidéo, là encore c'est très exagéré. Elle est restée à peine 2 ans dont 1 an en tant que stagiaire.

"Dans sa tribune dans Actualitté il y a 2 ans, elle révèle la précarité dans laquelle elle vit." SB a vécu dans un environnement très précaire lors de son démarrage, et elle défend avant tout le fait qu'il n'est pas normal d'avoir des revenus aussi faibles en tant qu'auteur. Elle souligne également qu'il faille multiplier les activités pour vivre convenablement, ce qu'elle fait depuis des années pour s'assurer un mode de vie très confortable et mérité.

"Sur les réseaux sociaux, Samantha Bailly rapportait, screenshot à l’appui, ses menaces." Où sont-ils ? Pas de liens, rien ? Je suis l'affaire depuis son démarrage, et je n'ai pas souvenir de post de SB mettant en avant les menaces reçues...


"Toujours screenshots à l’appui, des libraires, absolument pas constitutifs du corps de métier en général, mais tout de même les plus audibles, menacent de renvoyer au pilon l’ensemble de ses autres ouvrages." : renvoyez-nous sur les liens, car encore une fois ce serait plus impactant de mettre les fameux screenshots en évidence, et comme vous le soulignez plus haut : "Soyons méthodiques." Montrez des faits, arrêtez de tergiverser autour de mots qui apparemment ont été rendus publics mais qu'on ne trouve pas à travers les publications Facebook, Twitter ou Instagram de SB.

"Cet appel au boycott relève du harcèlement en bande organisée." Mouais... il n'y a pas vraiment eu d'appel au boycott, juste la colère infondée de quelques libraires trainant sur le net. Encore une fois des paroles exagérées, sans screenshots, sans rien pour illustrer les propos.

"Si Bernard Werber l’avait fait, aurait-on questionné sa légitimité ? Son droit d’être comme ceci ou comme cela ? Non." Oh je pense fortement que si Werber s'était risqué sur ce genre de tentative, il aurait été insulté lui aussi sur la place des libraires. Je pense que l'autrice de cet article mélange guerre des genres et guerre du livre, car à aucun moment je n'ai vu de commentaires ou insultes envers SB concernant le fait qu'elle soit femme et autrice. Si Werber n'a pas été remis en question, c'est tout simplement car il ne s'est pas lancé dans l'aventure de l'auto-édition.

"Avec #Payetonauteur, elle est devenue malgré elle un symbole" c'est un peu exagéré tout de même... SB a fait prendre conscience de nombreuses choses, car son discours sur Youtube était mieux adapté aux médias modernes, mais d'autres auteurs avant elles ont tenu ce genre de discours, et surtout ont trouvé un bon arrangement pour vivre de l'auto-édition. Encore une fois, on a affaire au discours d'une fan.

"Surtout, et je tiens à aborder ce point, Samantha Bailly est une jeune femme qui subit de plein fouet le sexisme de l’édition, et ce depuis le début de ses mandats" Ah bon ? C'est à dire ? Pas d'approfondissement, juste des accusations jetées à la và-vite pour justifier le discours sans fondement de son autrice. SB a toujours été respectée, et ce même avant qu'elle ait pris sa place de Présidente de la Charte. On peut savoir d'où sortent ces accusations ?

"c’est un fragment de l’édition traditionnelle qui lui tourne le dos." à voir par la suite, il ne faut pas s'arrêter aux avis de quelques libraires mécontents et ignorants, en sachant surtout que des éditeurs sont intéressés par l'ouvrage de SB.

"Si Samantha Bailly ravive éditorialement les plaies de Salem, alors elle prouve son militantisme sans commune mesure." pourquoi mêler sexisme et auto-publication dans cette histoire ? Vraiment, je ne comprends pas la métaphore exagérée de l'autrice qui s'embourbe dans des figures alambiquées en oubliant qu'il n'est question que de la colère des libraire face à l'auto-édition dans a posture de SB, et non à son sexe.

"Parce qu’il est inadmissible de recourir à l’intimidation et au harcèlement pour empêcher quelqu’un de vivre de son métier" c'est mignon, mais bon, à voir par la suite encore une fois comment va évoluer la situation. ça sent surtout la colère d'un post et d'un titre de presse maladroit, mais de là à dire que toute la carrière de SB va s'écrouler à cause de quelques libraires mécontents, il n'y a qu'un pas.

Bref, en conclusions, ça s'emmêle les pinceaux, ça essaie d'écrire en se disant que SB va lire l'article, être touchée, et apprécier cette plume ô combien métaphoriques, mais ça mélange sexisme et édition, qui sont deux débats qui ont lieu d'être, mais pas ensemble dans ce "scandale" reposant avant tout à mon avis sur l'utilisation d'Amazon et non une autre plateforme d'auto-édition. Quoi qu'il en soit, soutenez SB dans sa démarcher, et attendons de voir ce qu'elle va tirer de cette expérience de hurler à la fin de sa carrière et réputation :)

Ana

15/10/2018 à 16:35

Totalement d'accord avec vous,
Si l'article est bien écrit, je ne vois pas bien le rapport sexisme/auto-édition qui n'a rien à voir avec le soucis que relève la volonté de SB.

Werber ou un autre, ç'aurait été pareil. Encore une fois ce n'est pas le sexe le fond du problème, mais la volonté de sortir de l'édition "traditionnelle".

Je ne comprends pas la décision de Actualitté de publier cette tribune sur le site, j'y vois plus un courrier de fan qui se mélange les pinceaux, qu'une réelle défense et explication du "geste" de son auteure fétiche.

Sidonie

15/10/2018 à 16:48

Franchement Jiji, vous vous êtes relu ? Quelle condescendance, quel mépris ! Avec votre fielleux ''ça s'emmêle les pinceaux, ça essaie d'écrire… '' On vous entend ricaner entre les lignes. Ça décrédibilise une grande partie de votre argumentaire.

Betty

15/10/2018 à 16:16

Heureusement que "Jiji" est là pour rétablir la vérité. Enfin, plutôt pour réinterpréter à sa sauce les arguments et prétendre qu'ils sont faux.

Si on mêle le sexisme dans cette histoire, c'est justement parce que toute femme de (avec du) pouvoir subira systématiquement des menaces sur sa carrière, sera jugée, moquée, ne pourra jamais se tromper sans être mise à l'écart.

Le système patriarcal s'auto alimente et se défend très bien de l'intérieur pour survivre, tout le temps, tous les jours, depuis des siècles.

Prétendre le contraire c'est soit être d'une immense naïveté, soit vouloir tirer profit de ce système en tant que dominant ou dominée complice.

Est-ce que je me trompe en affirmant "Jiji" que vous êtes un homme qui vient de nous montrer un bel exemple de mansplaining ?

Jiji

15/10/2018 à 17:08

Hello "Betty" (j'aime aussi les guillemets, que veux-tu !)

Je suis une femme, qui suis la carrière de Samantha depuis de nombreuses années. Je ne vois pas ce qu'il y a de choquant dans ce que j'ai pu souligner, avec arguments. Je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas de sexisme, ou que SB n'en avait jamais subit durant sa carrière (chose dont elle n'a relativement que très peu abordé). Les libraires mécontents se sont manifestés non pas parce que SB est une femme, mais bien à cause de son choix d'auto-édition. Je ne me souviens pas que l'un d'eux se soit acharné sur son identité d'autrice ou son sexe, ou qu'elle l'ait même souligné de cette manière. On lui a manqué de respect pour son choix éditorial, et non car elle est une femme.Bien entendu, plus une femme a de pouvoir et d'ambition, plus elle est remise en question, moquée, et rabaissée. Là, ce n'est pas une question de sexe, mais bien d'auto-édition. Ou alors, il n'y a que les libraires qui sont sexistes, à voir.

Je reste persuadée que le "scandale" aurait même été plus important si un auteur avec la réputation de Werber avait fait ce genre de choix. Malheureusement, pour le moment on ne devra observer que les avancées de Samantha, et les conclusions qu'elle tire de son expérience, en espérant qu'elle puisse inspirer d'autres auteurs à prendre plus de risque pour faire progresser leur statut de créateur.

Jiji

15/10/2018 à 17:31

@Sidonie je n'avais pas vu ton message !

Donc dire que l'autrice de cet article s'emmêle les pinceaux (ce qui est vrai) est méprisant ? Cela ne m'amuse pas non plus des masses de lire un article empli de bonnes intentions certes, mais qui passe d'un problème à un autre qui n'a (pour le moment tout du moins) pas besoin d'être évoqué. Pourquoi ne pas parler plutôt du choix de l'auto-édition au lieu de hurler au sexisme sans vraiment d'argument ? Pourquoi adopter un ton si affirmé et sûr de soi quand à chaque ligne on saute d'un problème à l'autre sans réel argument ? Cet article n'est pas mauvais, juste maladroit et un peu à côté de la plaque dans le contexte du choix de l'auto-édition de Samantha selon moi.

Léonore

15/10/2018 à 17:43

Je ne comprends pas non plus ce que le sexisme vient faire dans cette histoire, Samantha n’a rien dit à ce sujet ? A moins que j’ai raté un épisode ^^’

Je trouve Jiji un peu dure dans ses propos, mais je suis plutôt d’accord sur le fond, je suis aussi dérangée par les facts jetés un peu comme ça sans lien... il n’y aurait pas moyen de remédier à ça ?

Htul

15/10/2018 à 21:47

Que cet article soit un courrier de fan ou une tribune, qu'elle importance ? je ne vois ici qu'une tentative saine de vouloir montrer ce qui ne va pas et dont tous le monde préfère se bander les yeux.

Oui ok on est d'accords que le problème central c'est la manière dont l'auto-édition est vu, mais c'est un fait aussi que le sexisme est partout, dans le moindre recoin et je ne vois pas le mal à ce qu'une lectrice ne puisse pas ouvrir sa plume pour dire quelque chose à ce sujet.

Internet est bien assez grand pour tous le monde et pour que chacun et chacune puisse y exprimer ses opinion. Nous savons également que très souvent cela ressemble à un gloubiboulgua de choses incohérentes et sans sources avec par moment de vraies perles de bon sens et de vérités.

Là, nous avons un article bien écrit, qui présente des faits. plutôt que de les relever de manière condescendante (car désolé Jiji, mais même si vous n'avez pas entièrement tort, ni entièrement raison, votre manière d'écrire fait penser à de la condescendance, même si (et je peux vous croire) ce n'était pas votre intention.) pourquoi ne pas le compléter ? Vous avez google, vous pouvez trouver les liens, ou prouver qu'il n'y en a pas et aider à étoffer cet article sans pour autant rabaisser (encore une fois je rappel que c'est l'allure de votre commentaire que je juge et pas vos intentions qui quoi qu'il arrive resterons dans le domaine du bénéfice du doute (merci internet).).

Car si il y a bien une chose que cet article montre, et surtout ses commentaires, c'est ce côté à de suite tirer vers le bas en montrant ce qui ne va pas en oubliant de montrer également ce qui va. Comme je le disais, j'ai lu votre commentaire dans son entièreté et je suis d'accords avec certains points et pas d'accords avec d'autres, mais ce qui est sur c'est que tout ce que j'ai ressenti devant votre prise de parole, c'est une sentiment de vouloir plus juger et tirer vers le bas l'article, ce que je trouve dommage.

Arrêtons de nous bander les yeux, c'est un réflexe bien trop fréquent que de faire ça à quelqu'un qui s'exprime en bien comme en mal. Et surtout arrêtons de toujours nous reposer sur ce qui nous tombe tout cuit dans la bouche, nous avons un outil puissant, internet et à tout moment nous pouvons vérifier et compléter l'article que l'on lit. Alors pourquoi ne pas prendre le temps de faire ça plutôt que de tout de suite toucher là ou ça ne nous va pas ?

En tout cas je remercie Sophie Lombard pour cet article intéressant que je compléterai évidemment via la chaîne Youtube de Samantha Bailly et autres sites et réseaux sociaux.

Leia

15/10/2018 à 23:25

Je suis entièrement d'accord avec ce que Jiji peut dénoncer, moins avec son tact (qu'elle semble remettre en question après ?)

Mais c'est dommage de mettre en avant ce genre d'article que je trouve hors sujet par rapport à la problématique de base, qui est l'auto-édition. Cet article a sa place dans le débat sur le sexisme dans l'édition, mais pas dans le cas de Samantha qui ne parle même pas de cette problématique dans les réactions face à ses choix d'auto-éditions...

C'est HS par rapport à ce que Samantha affronte, et je ne comprends pas la réflexion de l'auteur qui évite très largement ce sujet

Jiji

16/10/2018 à 09:40

@Htul

Je peux comprendre que le ton que j'ai employé est sec, mais je suis agacée de constater que pour débattre des choix de l'auto-édition dans le cas de Samantha Bailly, on donne la parole à une lectrice, une fan qui ne semble pas vraiment comprendre le noeud du problème dans ce cas, et qui choisit d'évoquer une thématique vraie certes, mais hors sujet avec ce que met en avant Samantha depuis ses accrochages avec les libraires.

Bien entendu que cet article est plein de bonnes attentions, mais c'est énervant de lire un article qui se veut moralisateur sur sa forme sur fond de disserte, et qui n'aborde que trop peu la véritable problématique de cette polémique. J'ai finalement l'impression de lire l'éloge d'une fan qui ne voulait rien de plus que s'étaler un peu sur un sujet qui lui tenait à coeur, sans vraiment creuser plus que ça. C'est facile de pointer du doigt ce qui ne va pas, on sait pertinemment ce qui ne va pas dans le monde de l'édition sur bien des niveaux, et le sexisme reste l'une des problématiques les plus fortes, mais il est encore plus décrédibilisant d'écrire un courrier pour prôner "le sexisme c'est pas bien" alors que dans ces conditions, le problème se situe à un autre niveau. Je ne me souviens même pas que Samantha aborde cette problématique dans les retours hargneux qu'elle a reçus, qui encore une fois auraient sans doute été les mêmes si un auteur influent avait fait ce choix.

Pauli

16/10/2018 à 09:54

Sur le fond Samantha Bailly (SB) est évidemment libre de publier en autoéditant, et les libraires qui la critiquent de façon virulente sont indéfendables.

Pour le reste je ne suis pas du tout d'accord avec cette tribune :
Aucun élément dans cette polémique ne démontre un quelconque sexisme. Si Bernard Werber avait autoédité ? pure conjecture, il ne l'a pas fait... En revanche Marco Koskas l'a fait il y a peu, et il a récolté exactement les mêmes critiques des mêmes libraires. Et sauf erreur de ma part c'est un homme. Ce simple exemple récent suffit à démonter l'argumentation sexiste.
NB : C'est fatiguant cette guéguerre des "communautés" au détriment de la véritable argumentation. Si elle avait été gay on aurait sans doute dit que c'était de l'homophobie, etc.

Je partage donc les commentaires ci-dessus, cela ressemble à un texte partiellement hors sujet d'une fan qui tape des pieds parce qu'on critique son idole, sans rien démontrer.

Les raisons réelles de la colère des libraires sont plutôt à mon avis :
- SB est une porte parole des auteurs, à ce titre elle joue un rôle symbolique et ses faits et gestes sont analysés d'autant plus près.
- L'exemple récent de Marco Koskas fait que certains esprits sont échauffés. (Ca ne justifie pas pour autant ces critiques, on est d'accord.)
- SB a lancé son livre sans proposer de format imprimé (il est facile à distribuer aux libraires via des plateformes comme lightning source ou bookelis ou autres ; qui à l'opposé du modèle fermé d'amazon permettent à tous les librairs de commander). Jean Michel Apathie avait pris soin de rapidement distribuer en papier son dernier livre autoédité et aucune critique de libraires n'a été entendue, je pense donc que ça a joué.

Betty

16/10/2018 à 11:34

Visiblement la plupart d'entre vous ont oublié dans leur recherche sans faille de la vérité qu'il ne s'agit pas d'un article objectif mais d'une TRIBUNE.

C'est à dire l'avis personnel et argumenté d'une personne qui a fait ses recherches et bien, dans ce cas précis.

Essayer de la discréditer à coup de "elle n'a pas travaillé PLUSIEURS années dans le jeux-vidéo, mais seulement 2 ans" c'est assez risible.

Jiji

16/10/2018 à 14:28

Rebonjour @Betty !

C'est une tribune, mais ce n'est pas pour autant qu'elle est dans le vrai. Toi qui défend le féminisme et qui ose hurler sur mon identité au mansplaining, tu te souviens de la tribune de Catherine Deneuve sur la liberté d'importuner ? Ce n'est qu'une tribune certes, mais elle était à côté de la plaque. C'est aussi le cas de celle-ci dans un contexte d'un débat qui touche non pas la guerre des sexes, mais la question de l'auto-édition et des choix éditoriaux de Samantha Bailly. C'est déplacer le problème à un autre, et ainsi ne pas traiter véritablement le fond du problème, qui n'a rien à voir avec Samantha en tant qu'autrice.

En ce qui concerne les recherches, et bien non désolé mais ce n'est vraiment pas correctement fait. Oui, j'ai été tatillonne, mais lorsqu'on lit ce qui ressemble plutôt à une éloge où TOUT est exagéré, et bien ça me pique d'aller faire un tour sur le net pour trouver les informations. De plus, nombre d'affirmations sont balancées comme ça, sans preuves, sans références, sans renvoi à quelques preuves que ce soit. Surtout concernant les screenshots évoqués au moins trois fois dans l'article, j'ai beau faire le tour des réseaux sociaux de Samantha, je n'ai rien vu de tel.

Enfin, ce n'est pas amusant de discréditer quelqu'un, ce n'est pas mon objectif. J'aurais été plus souple si la personne, même en tant que lectrice/fan, traitait de l'auto-édition avec des arguments valables de son point de vue de lectrice, au lieu de partir dans tous les sens avec des accusations qui n'ont pas lieu d'être dans cette polémique.

Betty

16/10/2018 à 15:29

En fait ce n'est pas parce que tu n'es pas d'accord, toi, avec l'angle d'attaque d'une réflexion, que celle-ci est forcément fausse. Et c'est encore moins l'occasion d'arriver avec un ton condescendant pour essayer de la discréditer sur des arguments hyper discutables. Je pense, je suis même certaine que Samantha Bailly a lu cette tribune et que si il y avait tant d'horribles approximations comme tu le prétends, elle aurait réagi.

Reste que celles que tu prétends souligner ne changent rien au fond. Est-ce qu'on en a vraiment quelque chose à faire que Samantha ait travaillé seulement 2 ans dans le domaine du jeu vidéo ? Est-ce que VRAIMENT ça change quoi que ce soit au problème, est-ce que ça discrédite quoi que ce soit au propos que toi tu estimes que "plusieurs années" ce ne soit pas juste 2 ans mais au moins 3 ?

J'avoue qu'à part venir faire la leçon en essayant de rabaisser l'autrice de cette tribune, ce qui m'a fait penser au mansplaining en premier lieu, je n'ai pas vraiment compris l'intérêt de tes nombreuses interventions.

Si tu estimes que nous ne vivons pas dans une société patriarcale où dès qu'une femme a du pouvoir, on trouvera toujours un moyen de la remettre à sa place et de lui rappeler qu'elle n'a pas le droit à l'erreur, tant mieux pour toi. Tu peux rester dans ta bulle naïve si cela te réconforte.

Mais posons nous les bonnes questions : les grandes actrices ont elles le droit à l'erreur comme les hommes ? Ont-elles le droit à une certaine ambition comme les hommes ? Et les réalisatrices trouvent-elles facilement du boulot ? Et si un de leur film est un échec, est-ce que, comme les hommes, on va les réengager derrière facilement ? Et les youtubeuses sont elles nombreuses hors du cadre des youtubeuses beautés ? Celles qui parlent de sciences, d'histoire, de cinéma le font elles aussi facilement et ont elles autant d'abonnés que les hommes ? Les patronnes de grandes entreprises sont elles légion ? Ont elles plus à prouver que les hommes pour accéder aux mêmes postes ?

La réponse à toutes ces questions est non. Maintenant tu as le droit de continuer de penser ce que tu veux, qu'il n'y a pas ici de sexisme intériorisé qui pousse à une réaction plus épidermique et violente quand c'est une femme qui entreprend et commet une maladresse. Mais c'est ton avis, et pas une vérité universelle comme tu sembles le croire dans tes nombreux commentaires.

Cette tribune avait pour objectif d'éclairer un autre angle qui n'a pas de rapport direct avec l'auto-édition, le choix de Samantha Bailly et les arguments pour justifier ce choix. Ce débat dure depuis des jours et de nombreuses choses ont été écrites sur le sujet. Le choix de cet angle se rapporte à la sociologie, une science qu'il faut un peu maîtriser pour pouvoir venir en parler, mais ce n'est que mon avis.

Cette tribune a été très partagée sur les réseaux sociaux. Si elle était tellement à côté de la plaque, nous ne serions pas aussi nombreux à nous reconnaître dedans.

Plutôt que de venir répéter en boucle ici que ce n'est pas le bon angle, ou plutôt pas l'angle que tu aurais choisi, pourquoi ne pas écrire ta propre tribune avec toutes les explications sur ta vision de l'auto-édition et du marché du livre ? Je suis certaine que ce sera hyper bien documenté, précis et sans interprétation possible.

Jiji

16/10/2018 à 16:23

@Betty c'est limite si tu ne deviens pas insultante toi-même ;)

Je comprends tes propos et je ne peux qu'encourager ton envie de défendre le combat féminisme dans l'édition. On va parler un peu sociologie, même si apparemment je n'atteindrai jamais ton niveau si avancé. Tu as justement vu les réactions sur les réseaux sociaux à cet article ? Pas mal de monde commence à croire que le boycott de Samantha est lié à son sexe, en partie à cause d'affirmations comme celles-ci :

"Si Bernard Werber l’avait fait, aurait-on questionné sa légitimité ? Son droit d’être comme ceci ou comme cela ? Non. Parce que Samantha Bailly est une jeune femme, culturellement, on use et abuse de l’intimidation pour la faire rentrer dans le rang. Ce rang des femmes parfaites et homogènes où rien ne dépasse. Rien ne se remarque. On attend d’elle de se conformer exactement à ce que l’on voudrait qu’elle soit."

Ce n'est absolument pas vrai, et les gens commencent à croire qu'il y a harcèlement car Samantha est une femme qui a une certaine influence dans le monde de la littérature jeunesse francophone. Ce genre d'article créée une réaction en chaîne, déforme les faits, détourne le véritable fond du problème et créée de fakes news, car il affirme ce qui n'a pas lieu d'être dans ce débat, à tort. Oui, aborder cette affaire sous le prisme du féminisme peut être intéressant, mais autant le faire correctement, sans affirmer n'importe quoi. Encore une fois, si Werber avait décidé d'auto-publier, il y aurait eu scandale de la part des libraires. Je ne peux que te renvoyer au commentaire de Pauli qui résume très bien ce qui ne va pas dans cet article, avec plus de tact que moi je le confère.

Et ne pas être d'accord avec l'autrice n'est pas rabaisser. Ce n'est pas non plus parce que des personnes sont d'accord avec son propos qu'il est forcément dans le vrai. Je conclus donc, quitte à répéter en boucle dans ma bulle naïve de femme qui ne comprend rien à la (ta ?) "sociologie" : affirmer (car l'autrice affirme hein, on est d'accord là dessus) que Samantha subit un harcèlement car c'est une femme de pouvoir et qu'on veut la faire taire est faux. ça ne veut pas dire qu'elle n'a pas vécu ce genre de situation, ni qu'il faut se voiler la face, mais les personnes qui n'ont pas toutes les informations sur cette histoire et se contenteront de lire cette tribune, comprendront les choses de travers.

Moon

18/10/2018 à 00:05

Quel plaisir de lire un article comme ça, qui expose sans détour les problèmes que soulève cette affaire. Une affaire pourrait d'ailleurs passer totalement inaperçue si des professionnels sans scrupule ne s'étaient pas d'un coup autoproclamés inquisiteurs de l'Eglise du Livre Autorisé.
Merci, Mme Lombard d'avoir passé du temps à rédiger cet avis que je partage.
C'est triste de constater qu'il faille quelqu'un "d'extérieur" pour pouvoir dire tout haut que l'Empereur est nu, parce que personne "à l'intérieur" n'ose nommer l'évidence.

Kat

20/10/2018 à 18:33

Avant toute chose je tiens à préciser que jusqu'à présent, je ne connaissais pas du tout Samantha Bailly, et si j'ai lu un de ses livres, cela remonte à loin. Bref, je suis donc tombée sur cette tribune sans le moindre préjugé, juste par curiosité.
Que dire ? Quand je vois tous ces commentaires virulents, j'ai presque l'impression qu'une chasse aux sorcières se joue.

J'aimerais savoir ce qui vous dérange vraiment, au fond. Est- ce le fait que Mme Lombard ose écrire ce que des dizaines, des centaines voire des milliers et pourquoi pas des millions d'auteurs pensent tout bas ?
Est-ce le fait qu'elle parle de sexisme ?
Enfin, est-ce le fait qu'elle défende cette autrice et, du même coup,cette nouvelle manière d'appréhender l'édition ?
Une autre question : pensez-vous vraiment que si un écrivain avait agi ainsi aurait été traité de la même manière ? Assurément non, et vous le savez tous aussi bien que moi.

Ecrire, c'est imaginer, écrire, c'est être en renouvellement constant. Je trouve donc normal que l'on renouvelle de ce fait l'édition, d'autant plus que, il faut bien le reconnaitre, les éditeurs et les libraires sont bien plus attirés par ce qui fera vendre que par la beauté principal du livre. Qu'on ne me dise pas le contraire, j'ai fréquenté ce domaine.

Quant à vous, Jiji, ne prenez-vous pas les autres lecteurs - et de ce fait, moi-même - pour des idiots,incapables de comprendre quoi que ce soit quand vous dites que, je cite " les personnes qui n'ont pas toutes les informations sur cette histoire et se contenteront de lire cette tribune, comprendront les choses de travers." ? N'oubliez jamais qu'un lecteur est bien plus intelligent qu'on ne le pense.

Certes, je reconnais tout à fait le droit de ne pas être d'accord avec tous les propos de cette tribune, néanmoins, il y a la manière de le dire. Ce que j'ai pu lire dans votre commentaire laisse transparaitre un manque de respect certain envers Mme Lombard. Si elle dit s'appuyer sur des preuves, il est évident qu'elle les a eues à disposition, quel intérêt aurait-elle eu de mentir à ce sujet, dites-moi ?

Bref, pour en revenir à cette tribune,je la trouve très bien, elle s'en tient aux faits, donne son avis qui,à vos yeux, est peut-être trop subjectif, mais une tribune sert également à cela. Elle nous permet de jeter un oeil sur ce qu'on ne voit pas dans ce monde fermé qu'est l'édition.

Clémentine Ferry

22/10/2018 à 18:47

Je rejoins Kat dans son commentaire. Il ne s'agit pas d'un article, mais d'une tribune d'une lectrice qui est donc forcément subjective. De plus, au lieu de s'intéresser au fond du problème, vous ne faites que commenter phrase par phrase comme s'il fallait disserter sur son point de vue.

Je trouve la tribune de Madame Lombard d'autant plus forte qu'elle utilise une belle métaphore quand on connaît le travail de Samantha Bailly dans l'imaginaire! Et je la salue d'avoir mis en avant l'hypocrisie actuelle autour d'Amazon qui ne fait qu'empirer la situation.

Je trouve ça dommage au final, que dans un pays comme le notre où l'on célèbre (à tort apparemment?) la liberté d'expression et le droit à la parole, d'être aussi virulent face à une lectrice. Même si peut-être elle déplace le problème de base ou n'a pas les bonnes infos, ce n'est pas la question. Il ne s'agit pas d'un papier informatif, mais d'un soutien à une personnalité publique.

Tybalt

04/08/2020 à 14:38

A quoi bon demander à une tribune faite par une personne qui se présente comme une simple lectrice de présenter toutes les qualités de précision et de rhétorique qu'une biographe professionnelle ?

Malgré ses limites, cette tribune aligne de nombreux arguments pertinents ou, à tout le moins, troublants. Et elle pointe avec justesse l'hypocrisie qui consistait à s'attaquer à Samantha Bailly à propos d'autoédition et d'Amazon, alors que des poissons bien plus gros se gorgent grâce à ces mêmes plate-forme et ne mourraient pas de faim s'ils arrêtaient de le faire, contrairement à l'écrivaine dont on parle ici.

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Rapport Racine : “Un an plus tard, nous n’oublions pas”

« Un an après la remise du rapport Bruno Racine, rien ne bouge plus. Notre situation économique et sociale n’a jamais même été aussi catastrophique ! Vous êtes donc nombreux et nombreuses à vouloir agir. Des actions sont nées spontanément de toutes parts (BD, audiovisuel, etc.), et ont été plus ou moins bien médiatisées. Mais, malgré des problèmes communs, rien n’avait encore été rédigé pour l’ensemble des créateurs et créatrices, qui sont pourtant unis par un même statut social et fiscal », indique la Ligue des Auteurs Professionnels.

02/03/2021, 15:43

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Les bibliothèques, “des biens communs au service de tous” (ABF)

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et d'autres organisations rappellent, dans un communiqué, la politique documentaire qui constitue le cadre du travail des bibliothécaires, garants des « équilibres de toutes sortes, à l’indispensable pluralisme des goûts, genres et orientations, sans jamais faire prévaloir leurs propres opinions ». Cette piqûre fait suite à deux événements récents qui illustrent une possible ingérence d'une hiérarchie administrative dans ce cadre et ces missions... Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité du texte communiqué.

02/03/2021, 14:45

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Édition : M. le ministre, “les procédures bâillons menacent l’information”

La liberté d'information, mais aussi la liberté de publier, sont toutes deux menacées par un processus judiciaire vieux de cent quarante ans, dénonce l'éditeur Florent Massot dans un courrier envoyé au Garde des Sceaux, ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. D'après Florent Massot, le coût pour l'accusé de la citation directe, dans le cadre d'une plainte en diffamation, est dangereux pour la liberté d'informer. Nous reproduisons ci-dessous le courrier envoyé par l'éditeur au ministre de la Justice, en intégralité.

26/02/2021, 15:11

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La “censure politique et idéologique” menace en Pologne

Le PEN Club polonais vient de communiquer à ActuaLitté une déclaration officielle sur la situation juridique du pays. Au cœur de cette intervention, un exercice de censure « politique et idéologique ». Une situation d’autant plus délicate qu’elle découle d’une destruction méthodique du travail universitaire, autant que d’une réécriture de l’Histoire. Le texte est ici présenté dans son intégralité.

26/02/2021, 14:16

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“La responsabilité sociale et environnementale est au cœur de notre projet”, Éditions Leduc

Les éditions Leduc viennent de communiquer un détail, non exhaustif, de leurs engagements écoresponsables, « mis en pratique depuis des années maintenant ». Et d’ajouter : « Comme toujours, ce sont tous nos services et chacun de nos salariés qui portent individuellement et collectivement ces engagements. » Le texte est proposé dans son intégralité.

25/02/2021, 09:54

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Recherche universitaire : une “police de la pensée” bientôt à l'oeuvre ?

Quand les situations économiques et sociales des étudiants et des universités frisent la catastrophe, les responsables politiques évoquent l'« islamo-gauchisme » qui orienterait de nos jours la recherche universitaire. Un concept aux contours flous, adopté par Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin et désormais Frédérique Vidal, dont la Ligue des Droits de l'Homme pointe la dangerosité. Nous reproduisons ci-dessous le texte que nous a fait parvenir l'organisation.

23/02/2021, 15:01

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Histoire de l'ebook #4 - Du PDA au smartphone

En 2001, la liseuse n’a pas encore gagné son pari. On compte 17 millions de PDA (Personal Digital Assistants) dans le monde pour seulement 100.000 liseuses, d'après un Seybold Report publié en avril 2001. 13,2 millions de PDA sont vendus en 2001, dont le Palm Pilot (lancé en mars 1996) et le Pocket PC de Microsoft (lancé en mars 2000). En 2005, le PDA laisse progressivement la place au smartphone. L’iPhone d’Apple (lancé en juin 2007) devient le produit phare de toute une génération.

17/06/2021, 09:43

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Histoire de l’ebook #3 - Les débuts de Gallica, bibliothèque numérique de la BnF

Gallica est inauguré en octobre 1997 avec des textes et des images du XIXe siècle francophone, « siècle de l’édition et de la presse moderne, siècle du roman mais aussi des grandes synthèses historiques et philosophiques, siècle scientifique et technique ». Gallica élargit ensuite son champ d’action et devient rapidement l’une des grandes bibliothèques numériques mondiales.

16/06/2021, 13:19

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Histoire de l’ebook #2 - Gabriel, portail des bibliothèques nationales européennes

Mis en ligne en janvier 1997, Gabriel est un portail trilingue (anglais, allemand, français) offrant un point d’accès unique aux services internet des bibliothèques nationales européennes. Sans les patients efforts de Gabriel (et de l’European Library), la bibliothèque numérique européenne Europeana n’aurait peut-être jamais vu le jour dix ans plus tard.

15/06/2021, 09:29

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Librairie Les mots à la bouche : transmettre culture et héritage LGBT+, inlassablement

Nouvellement installée dans le XIe arrondissement de Paris, la librairie LGBT+ Les mots à la bouche lançait ce 31 mai un crowdfunding pour changer son modèle économique et devenir une société coopérative. Avec 40.000 euros réunis en à peine trois jours, les membres de la SCOP sont aujourd’hui assurés de pouvoir reprendre l'entreprise. Une façon pour le lieu de continuer à vivre aux mains d’une nouvelle génération de libraires engagés, ayant à cœur de prolonger l’héritage LBGT. Mais aussi de proposer une littérature qui raconte ses luttes et son histoire.

14/06/2021, 18:01

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Histoire de l’ebook #1 - Le PDF, format pionnier lancé par Adobe

L’ebook aura bientôt 50 ans. Non, il ne fait pas son âge. Mais pour mieux contextualiser son existence, ActuaLitté vous propose de retrouver une série d’articles, rédigés par Marie Lebert, pour bien mener les célébrations. Peu après les débuts du web en 1990, la société Adobe lance en juin 1993 le format PDF (Portable Document Format), tout comme l’Acrobat Reader (gratuit, pour lire les PDF) et l’Adobe Acrobat (payant, pour créer les PDF).

14/06/2021, 09:51

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La justice pardonne-t-elle les critiques élogieuses de livres dangereux pour la santé ?

La justice nous porte souvent vers les confins du sublime, dans une langue magique. La Cour de Justice de l’Union européenne, régulièrement évoquée dans nos colonnes, donne l’occasion d’un petit sourire, voire d’un clin d’œil, facétieux. En effet, l’arrêt dans l’affaire C-65/20 autoriserait, selon un de nos lecteurs, que les mauvais livres — indigestes pour l’esprit — puissent malgré tout être encensés. Attention, mauvaise foi et bonne humeur exigées…

10/06/2021, 12:52

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D'Amélie à Mademoiselle Nothomb : “Tu es encore là toi ?!’

Amélie Nothomb rencontrera pour la première fois depuis très longtemps son public ce samedi 12 juin, dans le cadre du Festival Les mots libres à Courbevoie. On sait combien elle entretient un rapport très particulier, dans tous les sens du terme, avec ses lecteurs, et son impatience à l’idée de les revoir n’était pas feinte. En attendant la rentrée littéraire et son prochain titre, Premier Sang, discussion autour de son dernier roman paru, Les aérostats, des monstres et de l’écriture, et de ses lecteurs.

04/06/2021, 11:47

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Voutch : “Un dessin d’humour, c’est un rébus, entre le texte et le visuel”

Avec une exposition en trois parties, Voutch régalera le public des Mots libres, festival qui s’ouvre ce 1er juin à Courbevoie. Une composition réunissant ses dessins réalisés pour un livre sur les Fables de La Fontaine en 2018, ainsi que des dessins de son dernier album De surprise en surprise. Et puis, des strips, ces petites BD commencées en 2016 sur un blog du Monde, avant de devenir deux livres au Cherche midi.

31/05/2021, 09:13

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Pass Culture : unique réussite d'un Emmanuel Macron tout schuss ?

L’éducation et la culture étaient les pans prioritaires du programme d’Emmanuel Macron candidat à la présidence. Et sur le second point, la mesure probablement la plus novatrice consistait à copier le Bonus Cultura mis en place par Matteo Renzi, Premier ministre italien, en octobre 2016. Baptisé par les équipes Macron Pass Culture, il promettait un bifton numérique de 500 € aux jeunes atteint de majorité, pour des dépenses folles en biens culturels…

21/05/2021, 17:05

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Des dessins inédits de Milan Kundera exposés à Paris

« Par mes expériences et mes goûts je suis centre-européen […], mais au milieu de ma vie, ma femme et moi avons émigré en France. Cet événement est le plus décisif de toute mon existence : il est la clef de ma vie et de mon travail », écrivait Milan Kundera. Français, Tchèque, et Centre-européen, l’écrivain est au cœur d’une exposition organisée par le Centre tchèque de Paris, offrant un regard inédit sur les dessins de l’auteur.

21/05/2021, 10:25

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Marcel Proust devenu auteur de science-fiction

Chercher, Pierre-Carl Langlais adore : il s’est lancé dans des études en histoire de la presse, mobilisant les ressources de l’Intelligence Artificielle pour analyser des corpus entiers. Et au fil des morceaux de code, s’est intéressé à l’outil GPT-2 – logiciel de traitement automatique du langage, produit par OpenAI (société de Elon Musk). « À partir d’un corpus, on propose à la machine un début de phrase, et elle génère le texte qui suit. On peut ainsi croiser deux types de textes, pour emprunter un style à l’un et un univers à l’autre », nous explique le post-doctorant.

13/05/2021, 16:24

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HoomBand : lectures et ambiances pour les angoissés du sommeil

TEST – Le soleil revient, repart, les terrasses restent vides, les pro et anti-vaccins s’empoignent… tout cela donne envie de faire une belle sieste. Mais difficile de s’endormir avec un tel vacarme en bruit de fond ? Taratata, ActuaLitté vous a dégoté un petit gadget presque sexy, qui aide à l’endormissement. Une sorte d’assistant-conteur, capable de vous plonger dans une ambiance sonore, ou une œuvre, afin de favoriser le sommeil. En avant.

10/05/2021, 16:40

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Karl Zéro : l'absence de pub “donne une indépendance éditoriale”

À 59 ans, le journaliste Karl Zéro se lance dans une nouvelle aventure : il vient de lancer avec les éditions Télémaque L’Envers des affaires, un trimestriel décidé à prendre son temps. Une revue consacrée aux grandes enquêtes de notre époque, entre décryptages, analyses et théories. Et qu’il nous présente, avec élégance et sourires.

10/05/2021, 09:10

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Rembourser l'avance perçue : quand l'éditeur devient banquier des auteurs

Il plane dans l’atmosphère comme une odeur de faillites rances, dans certaines maisons d’édition. Au point que leurs dirigeants imaginent toutes les manœuvres à leur portée pour récupérer un peu d’argent — une fois la liquidation prononcée. Plusieurs témoignages concordants font état de demandes, parfois adressées par l’intermédiaire d’avocats, réclamant la restitution d’avances sur droits. Au moins deux structures y ont récemment eu recours, provoquant l’inquiétude des auteurs concernés. 

07/05/2021, 11:23

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En ce 1er mai, “Hommage à tous mes collègues précaires”

Marie Lebert est traductrice et auteure. Depuis des années, elle propose dans nos colonnes des réflexions sur les métiers du livre, l'évolution numérique de l'objet et bien d'autres. Son dernier dossier, Portraits de traductrices et traducteurs du passé portait l'accent sur l'un des rôles invisibles et cruciaux de l'édition. Aujourd'hui, elle souhaite rendre un hommage « à tous mes collègues précaires ». 

01/05/2021, 11:12

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Écouter des bandes dessinées, l'audacieux pari de Blynd

La jeune société de production audiovisuelle Blynd, installée à Lyon, s'est lancée dans un projet relevé : adapter des bandes dessinées au format audio, en s'affranchissant du support graphique. Tim Borne, cofondateur, revient avec nous sur les enjeux et les défis de ces adaptations sonores.

27/04/2021, 14:58

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La Grange Batelière : éditer “de la littérature populaire dans des livres précieux”

Antoine Cardinale collabore aux Ensablés depuis plusieurs année : cette interview qu'il nous propose a été réalisée suite à la publication d'un livre "oublié" d'Alexandre Dumas, Black, par une maison d'édition courageuse, qui soigne en outre la présentation de ses livres.. Par ailleurs, les Ensablés cherchent également à promouvoir les maisons d'édition pas forcément très connues, mais qui ont le courage de publier des livres... perdus dans les sables.

25/04/2021, 10:23

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“Le livre résiste partout, en France et en Italie” (Vincent Raynaud)

ENTRETIEN – « Je suis devenu traducteur d’italien parce que c’est l’une des langues que je lisais et quand j’ai commencé, il y a 20 ans, fin 2001, bizarrement il n’y avait pas beaucoup de traducteurs de l’italien. Il y avait d’excellents traducteurs, mais ils n’étaient pas très nombreux », nous explique Vincent Raynaud, qui officie également en espagnol et en anglais. Un entretien croisé entre France et Italie, autour de la littérature et de ses auteurs.

23/04/2021, 14:10

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Voyage dans la Rome de Gianfranco Calligarich, avec sa traductrice

Voici l’un des textes « intemporels » de la littérature italienne : Le dernier été en ville de Gianfranco Calligarich. Depuis 1973, date de sa parution, l’ouvrage du cinéaste et dramaturge, L'ultima estate in città, était resté inédit en France. Ancré à Rome, dans les années 60, il suit les déboires du jeune milanais Leo Gazzarra, perdu dans une vie privée de sens. Entretien avec la traductrice Laura Brignon.

13/04/2021, 09:51

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Covid : fatigue et inquiétude gagnent des bibliothèques

Depuis le 28 novembre, les bibliothèques, aux côtés des services d'archives et centres de documentation, font partie des seuls lieux culturels de proximité à être ouverts au public, malgré le contexte sanitaire. Ce sort réservé aux établissements de lecture publique, qui reconnaît leur caractère essentiel, en vient toutefois à peser sur certains professionnels des bibliothèques, qui craignent pour leur santé et soulignent une fatigue générale. À ce contexte viennent souvent s'ajouter des revendications plus larges, sur les conditions de travail.

09/04/2021, 16:32

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“L'émotion suscitée par les événements les plus minuscules” : hommage à Gil Jouanard

Gil Jouanard est mort le 25 mars dernier à l'âge de 83 ans. Directeur de la Maison du Livre et des Écrivains pendant deux décennies, à l'origine de nombreux événements littéraires, le poète s'investissait considérablement dans la vie de l'écrit. L'écrivain Antoine Spire, président du PEN Club français, lui rend hommage dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

07/04/2021, 14:37

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Avec ou sans pandémie, le difficile accès aux livres des détenus français

La pandémie de Covid-19 aura fait vivre à l'ensemble de la population l'expérience du confinement, de la privation de liberté et des difficultés qui les accompagnent. Parmi ces dernières, l'accès aux livres et à la lecture. Pour les détenus des prisons françaises, ce droit reste très difficile à faire appliquer, les progrès sont timides et le statu quo souvent de mise. La crise sanitaire, évidemment, n'améliore pas les conditions.

02/04/2021, 11:53

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Bientôt morts, vivants en sursis : Pré-Mortem, à découvrir en 6 séries et films

Patrick McSpare vient de faire paraître aux éditions Leha son dernier roman, Pré-Mortem. Ce passionné de mythologie celtique fait toujours naviguer ses univers entre un monde réel et des créatures fantastiques, pas toujours commodes. Dans ce livre, l’humanité tout entière apprend le jour précis de sa mort, lors de l’apparition de Banshees, le 31 octobre. Joyeux Hallloween…

02/04/2021, 09:43

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Antonio Tabucchi, “le plus italien des écrivains portugais”

Écrivain, certes, mais aussi traducteur de Fernando Pessoa en italien, Antonio Tabucchi a lié avec le Portugal une relation particulière. Enseignant tout à la fois la langue et la littérature lusophone, à Sienne, il est décédé à Lisbonne en mars 2012. Comme si quelque chose devait s’écrire ainsi. Clelia Bettini, de l’université de Coimbra, faculté de Lettres, nous en offre un portrait inédit.

01/04/2021, 16:33

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Juan Branco : “Il y a encore la possibilité d’une guerre civile dans ce pays”

ENTRETIEN — En 2018, Juan Branco publiait Crépuscule, un ouvrage qui mettait en lumière les puissances à l’œuvre derrière l’ascension d’Emmanuel Macron. Devenu un best-seller, le pamphlet avait accompagné l’élan révolutionnaire des Gilets jaunes. Aujourd’hui, l’avocat dissident publie un nouveau manifeste aux éditions Michel Lafon : Abattre l’Ennemi. Au sein de cette œuvre dont le titre annonce déjà la couleur, c’est une refonte totale de la politique française qui est proposée au lecteur « Ce livre est là pour aider ceux qui le souhaitent à rompre avec le système existant dans les mois et années à venir. »

 

31/03/2021, 15:27

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La lutte pour l’organisation d’élections professionnelles n’est pas un détail

L'écrivain Frédéric Maupomé vient de signer une tribune évoquant la question des élections professionnelles pour les artistes auteurs. Il nous propose ici un texte mettant à plat toutes les problématiques de ce sujet. Son plaidoyer est proposé en intégralité.

22/03/2021, 07:57

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Trigger warning en littérature : du danger d'avertir du danger

La censure de six ouvrages du Dr Seuss nous avait donné l’opportunité d’interviewer le traducteur français de certains titres. Stephen Carrière est avant tout éditeur, et posait les bases de réflexions plus profondes sur ce qu’il identifiait comme des menaces pour l’industrie du livre. Devant l'enthousiasme suscité par ce premier entretien, nous lui avons demandé de développer plus largement ses intuitions et de revenir sur la question du trigger warning. Un principe d’avertissement pas forcément charitable.

15/03/2021, 07:05

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“Chaque traduction est une nouvelle traduction“, Nathalie Bauer

Assise à un ancien bureau en bois, une série de gravures raffinées derrière elle, une femme élégante répond avec affabilité et calme à nos questions. Il s'agit de Nathalie Bauer, l'une des plus célèbres traductrices de l'italien vers le français, avec plus de cent cinquante ouvrages à son actif. Sa passion pour la langue italienne est née à l'âge de quinze ans et s’est développée en autodidacte à l’aide d’un livre, L’italien en 90 leçons. Son travail a commencé par hasard, à une époque plus facile, où l’on pouvait encore faire de la traduction littéraire son seul métier.  Par Thea Rimini.

09/03/2021, 08:57

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Développement rural et de sécurité alimentaire : La dernière mission

Auteur de l’essai La Faim du monde (Balland 2019), Nasser Brahimi travaille auprès d’agences internationales et pour des programmes liés aux Nations Unies. Le consultant, fils de parents algériens, a vécu à Paris, avant de retourner à Alger et de s’installer finalement à Rome. Expert en communication, il travaille au développement de deux agences, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture et le Fonds international de développement agricole. Son texte raconte un moment de ces expériences.

07/03/2021, 17:31

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Seuss, le vivre-ensemble et la cancel culture

Cesser la commercialisation de livres du Dr Seuss, accusés de véhiculer un « racisme infect » par certains commentateurs, voilà qui donne à réfléchir. Les ouvrages jeunesse de l’Américain n’ont pas connu en France le succès d’outre-Atlantique. Pourtant, leur traducteur français s’inquiète, à plus d’un titre, de ces comportements. D’autant que Stephen Carrière, qui a traduit une dizaine d’oeuvres de Seuss, est également éditeur, directeur des éditions Anne Carrière. Il nous répond.

05/03/2021, 14:37

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#AdopteUnLibraire : “Il n’y a pas d’écrivain sans librairie”

Les librairies ont été hissées au rang de commerces essentiels dans le décret n° 2021-217. Ou plus précisément « les commerces de détail de livres ». Contraint et forcé, comme tant d'autres, non plus d'imaginer, mais de vivre dans un pays aux librairies fermées, le romancier Gilles Marchand, auteur entre autres d’un Funambule sur le sable, adresse à ActuaLitté un texte passionné. 

03/03/2021, 11:10

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France : Amazon assigné en justice pour concurrence déloyale

EXCLUSIF – Le confinement a révélé, à son insu, quelques secrets de fabrication et autres télescopages douteux chez Amazon France. Un différend juridique entre une éditrice et son prestataire a mis en lumière de manière flagrante les arrangements de la firme, aboutissant à une distorsion de concurrence. Tout à la fois revendeur et fournisseur de services, elle aura rendez-vous avec la justice française pour en répondre.

02/03/2021, 15:10

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Québec : dix ans après, revient l'idée d'un prix unique du livre

La sortie de la députée Ruba Ghazal (Québec solidaire) a pris de court bien des observateurs et acteurs de l’industrie québécoise du livre. Pour autant, sa demande, « est pleinement pertinente », assure Katherine Fafard, directrice générale de l’Association des Libraires du Québec. Et pour cause, un prix réglementé sur la vente de livres intéresse. Et le Québec, de par sa position au sein du Canada, aurait toutes les armes pour se lancer dans la procédure législative.

02/03/2021, 09:12

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Lise Caillat, traductrice : “Aujourd’hui, quand je ne traduis pas, je lis”

Après une Maîtrise de Langue, Littérature et Civilisation italiennes (Université Stendhal-Grenoble III) et un DESS Édition (Université Paris XIII), Lise Caillat a travaillé pendant dix ans dans l’édition puis en librairie, tout en développant son activité de traduction littéraire. Depuis 2017, elle se consacre totalement à cette dernière ainsi qu’à la recherche d’auteurs et d’ouvrages italiens à faire découvrir au public français. Elle anime également des ateliers de traduction qui visent à sensibiliser les lecteurs et les amoureux des mots aux joies et aux défis du métier. Par Paolo Grossi.

01/03/2021, 09:10

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Vivants à l'unisson : à la défense du spectacle et des artistes

Ne pas laisser mourir les artistes et le spectacle : voici en quelques mots le sens du texte écrit et diffusé par le chanteur Cali, la thérapeute Anne-Laure Buffet et le poète Éric Poindron. Plus qu’un mouvement d’humeur, un appel à l’aide, parti à la défense (et illustration ?) du spectacle vivant. Un manifeste que ActuaLitté diffuse dans son intégralité.

28/02/2021, 10:35

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Le Pass Culture et la lecture : et si ça fonctionnait ?

Toujours en phase d'expérimentation, le Pass Culture doit prochainement révéler les conditions de sa généralisation à tous les jeunes Français et Françaises de 18 ans, doté de 300 € et non 500 € comme prévu. Dans les librairies, les niveaux des réservations sont généralement très bons, malgré certaines réserves sur les effets concrets du Pass dans la promotion de la lecture.

26/02/2021, 13:00