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Les Ensablés – “La jeunesse de Titien” (1919) de Louis Hourticq

Quel mystère enferme la peinture "Le concert champêtre" ? Au début du siècle, Louis Hourticq se lance dans une enquête sur ce tableau dont l’attribution reste encore très controversée. En 1919, dans un texte d’une trentaine de pages qu’il présente en tête d’une série de textes critiques et qu’il intitule La jeunesse du Titien (1). 

Le 21/10/2018 à 09:00 par Les ensablés

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21/10/2018 à 09:00

Les ensablés

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Il va alors lever toute incertitude et clore pour jamais le débat sur l’attribution d’un tableau qui est probablement le plus prestigieux des tableaux du Louvre, après la Joconde, et comme cette dernière d’une illustre provenance, celle de la collection des rois de France.

Par Antoine Cardinale

Avant d’en arriver au cœur du sujet, observons que Germain Bazin dans son Histoire de l’histoire de l’art ne fait même pas mention de Louis Hourticq ; déplorons de même que Erwin Panofsky dans ses Essais d’iconologie sur Titien, qui emprunte pourtant à la forme très libre de La Jeunesse, en évite la référence, pour faire oublier peut-être que son texte sur l’âge de Titien n’ajoute rien, sinon une forme de cuistrerie, aux recherches de Hourticq sur le même sujet (2). Il faudra attendre l’exposition Le siècle de Titien en 1993 qui parvint à réunir à Paris tant de chefs d’œuvres, pour qu’enfin le milieu scientifique lui restitue à cet auteur le crédit qu’il méritait(3) ; rajoutons à ce crédit son talent d’écrivain, que nous nous proposons d’examiner maintenant.

Le Concert champêtre

C’est au Louvre que nous découvrons le sujet, dans cette salle qu’au début du siècle on appelle encore le Salon Carré (4) et dans laquelle juste à son entrée on pouvait découvrir le Concert champêtre. Le sujet en est sans précédent dans l’histoire de la peinture et c’est pourquoi sa nouveauté ne doit pas être perdue pour nous.

C’est un paysage qui s’enténèbre : l’or et le rubis, au bout du pinceau du peintre, ont fusé dans le bleu profond du ciel d’un crépuscule alpin.

Dans cette pénombre qui tombe, deux hommes et une femme dévêtue, assis dans l’herbe, jouent de la musique tandis qu’une autre, un peu à l’écart, est à la fontaine ; dans le calme de cette scène pastorale, on sent la tension douce d’une jeunesse qui compte les minutes d’un instant parfait et n’en veut perdre aucune, et dont les cœurs, certainement, marquent la même heure. Sont-ils des comédiens loués pour l’occasion d’une fête, ou bien au contraire de nobles Vénitiens déguisés en musiciens ?

On voudrait connaître leurs noms, et ce pourrait être ceux des personnages des  tendres comédies du siècle qui commence : Léandre ou Dorine, Lysandre, Hermia (5); on voudrait qu’une vérité d’état civil, un fonds biographique, un désir qu’un dizain de Sannazar ou que les vers d’une églogue de Virgile savent énoncer dans quelques prénoms, Formosum pastor Corydon…, nous en procure le roman.

Le jeune homme à la viole, dans un riche costume de panne de velours rouge aux larges manches bouffantes, voudrait reprendre da capo la sensuelle partition, dont la jeune femme à la flûte lui donne le ton et dont son jeune ami, travesti en pâtre, lui en murmure les paroles. Avec la fraîcheur du soir montent le parfum du thym sauvage et de la violette pensive et celui, musqué, d’invisibles roses sauvages ; on devine le bruit de l’eau qui tombe à gros bouillons dans la vasque de marbre, et qui fait la basse continue des bêlements du troupeau que son berger presse, pour le protéger de l’orage qui vient.

Les frondaisons, parfois massives, parfois grêles, versent une riche lumière dans cette vallée profonde où s’enfuit le troupeau. Au-delà, sur un plan lointain, se découpe le profil net d’un groupe de maisons perchées sur une éminence, et dans laquelle on reconnait un modèle fréquent dans le répertoire des peintres vénitiens.

Et avant tout, circonvenues par cette lumière dans laquelle il semble qu’ont infusé des gouttes d’or liquide, ces deux femmes nous invitent. La première, dans une nudité que le peintre a voilé à peine, est bien proche des deux hommes et sans en voir le visage, au tournant de sa nuque, on devine un regard plein d’aveux, un sourire qui veut être reçu et une conversation de choses qu’on dit pour être aimable, et non pour être cru. Pour cette soubrette, pour cette Zerbine, le moment du Vorrei, non vorrei est passé : Corydon n’en a pas rebuté les grâces et ses plaintes à lui auront trouvé sans doute un tendre écho.

L’autre figure de femme, à la forme plus altière, moins familière aux jouvenceaux qui fleurettent, elle nous attire aussi, mais d’une autre manière : pour quel repas dont nulle part nous ne voyons les apprêts, remplit-elle cette riche aiguière de cristal ? Elle qui se penche sur la source, qui semble tendre l’oreille dans le soir bleu, comme la Samaritaine au puits de Sykar écoute à la parole divine : « l’heure vient, et c’est maintenant », elle qui nous renseigne en nous désignant de son regard doux la Nature souveraine, quel nom lui donnera-t-on, elle qui est la sœur de Rachel que Jacob rencontra au puits, elle qui s’ajoute aux sept filles du prêtre de Madiane ? Elle nous signale que ce crépuscule était marqué de toute éternité et que ce moment qui scelle l’alliance mystérieuse de la jeunesse et d’un immémorial mystère jamais caduc, ce moment se déverse dans le temps comme l’eau de l’aiguière dans la fontaine.

Si la femme assise est la traduction humaine de ce moment, la femme debout nous en dévoile le contenu sacré ; à l’une les égarements simples des sentiments, à l’autre le secret du divin. A l’une le sentiment poignant d’une heure merveilleuse qui ne reviendra pas, à l’autre la sérénité de l’éternel retour. A travers la première, le peintre n’a pas voulu dénoncer trop sévèrement les jeux étourdis de la jeunesse ; à travers l’autre, il n’a pas jugé que l’Esprit pût dédaigner de s’unir à ce moment.

C’est ainsi, ce soir d’il y a quatre siècles, qu’une simple chanson à quatre voix s’est unie à la musique des sphères.

Le tableau inexplicable

Le Concertchampêtre paraît appartenir à cette catégorie des tableaux « à mystère » qui sollicite l’interprétation, qui égare le positivisme du savant et amène à une rêverie sans fin et sans utilité ; « L’âme vénitienne, au commencement du XVIème siècle, hanta cette Arcadie et ses peintres en donnèrent une image pittoresque. Il est ainsi un univers de fiction où, d’âge en âge, les rêveurs viennent se rejoindre et qui prend comme une sorte de réalité à force d’être décrit par les poètes des générations successives. Les peintres y suivent les poètes. ».

Il y a des tableaux comme celui-là : on voudrait en trouver la clé, triomphalement apporter la signification « de ce mol abandon à la volupté émanée de la nature et de l’heure », comprendre à cette chanson rustique sur lequel on ne sait mettre des paroles. Les mots en effet manquent à cette charade. C’est pourquoi il faut écouter Hourticq et comprendre son cheminement et sa méthode, à une époque où l’attributionnisme fait encore rage. On est bien loin alors de la désinvolture d’un Ruskin qui nous confessait se croire parfaitement incapable d’attribuer une œuvre, mais parfaitement supérieur quand il s’agit d’en sentir l’importance (6).

Et justement ce tableau, qu’il n’est pas difficile de situer à Venise un peu après 1500 et auquel « rien ne manque, ni la beauté, ni le mystère », comment ne pas en sentir l’importance ? Un tableau dont, nous avertit Hourticq, « en cherchant l’auteur vraisemblable, on est sûr de ne pouvoir rencontrer qu’un maître ». Mais dans ce temps-là, de maîtres, la République Sérénissime en est comblé ; Domenico Campagnola, Palma le Vieux, Sebastiano del Piombo par exemple, et il n’a pas manqué de grands critiques, de Wickhoff à A.Venturi, pour leur attribuer le Concert.

Mais ce n’est rien ôter à ces maîtres que de leur refuser le Concert. Prenons Palma Vecchio : chez lui comme dans toutes les botteghe de Venise, le paysage a un caractère essentiellement décoratif : il est un plaisir prisé des amateurs mais il n’est que l’accommodement des personnages et de l’action qu’ils représentent ; regardons son Jacob et Rachel qui est à Dresde. Pour mettre en scène le chaste ravissement d’un baiser que Dieu a commandé, le peintre l’a posé sur une pastorale étourdissante de bergers à leurs troupeaux, de semailles, de fenaisons et de battues, de charbonniers allant et sortant des bois ; autant de vignettes charmantes de la vie rurale, de cette vie de terre ferme qui enchantait l’imagination vénitienne, comme si le peintre avait déchiré les enluminures d’un livre d’Heures et en avait tapissé le fond de son tableau.

Mais que le Concert est différent ! Cette décisive originalité, nous nous sentons obligés de lui donner un grand nom; et justement, au-dessus de ces grandes figures de la peinture vénitienne que nous avons citées, plane, au tournant du siècle, un nom formidable : Giorgio di Castelfranco, dit Giorgione. « Son allure de révolutionnaire indolent, brillant cavalier, musicien, poète, page amoureux et bien sûr un peintre immense …la littérature et la légende se sont emparées de ce jeune demi-dieu  et il devient naturel et presque obligatoire de lui faire les attributions les plus généreuses ». Lui donner le Concert  est en effet « à première vue, fort raisonnable » et c’est d’ailleurs sous son nom que les conservateurs de la collection royale rangèrent ce tableau.

Félibien s’écrie en 1666 que « le Giorgon s’est surpassé lui-même », et ce grand connaisseur se range naturellement à l’avis général; comment d’ailleurs ne pas retrouver ce que nous croyons savoir de Giorgione, nous dit Hourticq, « danscette vision dans laquelle rien ne vient inquiéter la pensée, où les hommes et les choses composent un spectacle si harmonieux que nous oublions de remarquer ce qu’il peut avoir d’inexplicable ». Et pourtant, Hourticq nous en prévient d’emblée, ce n’est pas vers Giorgione mais vers Titien qu’il faut se tourner et c’est à lui qu’il faut donner le Concert champêtre.

C’est donc contre une sorte de dogme séculaire que Hourticq va devoir démontrer. Et pour cela, à la manière d’un Rouletabille dont il est le contemporain, il va poser que « l’erreur est de partir de l’inconnu » . Il insiste encore en choisissant de nommer ce tableau « d’auteur inconnu » et de s’efforcer de » tracer un cercle dans lequel il aura enfermé le problème «  (7). Celui que Hourticq appelle « l’adolescent brun », celui qu’il appelle « le jeune homme blond », celle enfin qu’il nomme « la femme assise » vont alors devenir sous nos yeux les sujets d’une enquête aussi passionnante que celle qui mêle le professeur Stangerson, Mlle Stangerson et le ténébreux Frédéric Larsan. Les premiers critiques du livre ont pu être un peu déconcertés par la forme, ils ont néanmoins immédiatement saisi l’importance de l’ouvrage qui va « devenir fondamental grâce au courage de partir d’une table rase et, de déductions en déductions, de bouleverser les traditions les mieux établies »(8).

Car plutôt que de tenter, à la manière moderne, de surprendre les secrets de la psyché du peintre ou de recueillir les demi-confidences de l’atelier, Hourticq va  patiemment chercher les faits.

Le tableau expliqué

Et pour commencer, d’où vient ce tableau ? Car aussi étonnant qu’il y paraisse, c’est un cheminement plein d’inconnus qui mène ce tableau de l’atelier du Titien jusqu’à la collection royale de Louis XIV. Il entre dans la collection du duc de Mantoue, puis passe par celle de Charles Ier d’Angleterre, et enfin dans les mains du banquier Jalbach. Hourticq identifie le Concert  aux Femmes nues que l’agent du duc de Mantoue signale à son maître en 1530 ; il est sans nul doute la Pastorale que Le Brun inventorie en 1683 ; passé au musée du Louvre  il n’est pas encore le Concert champêtre mais seulement la Fête champêtre que Walter Pater (9) admire en 1877.

Hourticq va aller droit au but et il choisit pour cela cinq éléments déterminants pour l’attribution du tableau :

« 1° la femme assise ; 2° le jeune blond ébouriffé ; 3° le jeune homme brun  à toque rouge ; 4° la femme debout ; 6° le paysage(10)»

La femme assise est celle d’un dessin connu, le dessin dit Malcolm, et attribué à Giorgione : elle en est la copie parfaite sauf le voile qui lui ceint les reins. Un pâtre debout joue d’une viole de gambe à notre femme assise. A ses pieds, dans l’ombre, s’abritent des moutons et l’un d’entre eux est le décalque parfait de l’agneau d’un tableau qu’on attribue avec certitude au Titien et qui est le Saint Jean Baptiste de l’Académie de Venise. Comme le dit Hourticq, « si Titien a repris ce mouton, c’est parce que il était à lui ». Si le dessin du British Museum doit lui être rendu, par voie de conséquence il faut lui rendre aussi la figure de la femme assise du Concert et donc la paternité du tableau.

Pour reconnaitre le jeune homme blond, Hourticq nous emmène à la Scuola del Santo à Padoue. Vous souvenez-vous de cette maison à l’angle de la place où il fallut appeler un gardien bougon pour voir les  fresques de l’étage, qui furent un des premier travaux attestés du jeune Titien?

Montons ensemble : le reconnaissez-vous, là, dans le Miracle de Saint-Antoine, « ce visage à contre jour, incliné vers son épaule droite, voilé par l’ombre de sa chevelure, ces paupières baissées, ce nez droit à l’arête lumineuse « : c’est lui ! et là, un peu plus loin, cet adolescent avec sa toque et son grand manteau bouffant, mais oui ! c’est l’élégant jeune seigneur du Concert, c’est le jeune homme brun !

Le paysage enfin, et laissons plutôt la parole à Louis Hourticq dans ce qui est le modèle d’une prose où se retrouve le dessinateur, le savant et le poète : « …ce paysage est du même artiste qui dans la Résurrection du Jeune homme, a détaillé d’un pinceau si net le groupe pittoresque des maisons. Il n’est pas besoin d’un examen prolongé pour le retrouver dans la manière de tailler, par fines hachures, les maisons de bois empruntées au pays de Cadore, avec leurs toitures débordantes. On reconnaît encore le bouquet de verdure compacte et le gros arbre sombre qui détache ses branches et ses feuilles plates sur un ciel traversé de lumières subites, lamé de schistes d’or ; on y retrouve enfin cette manière hardie de marquer la fuite du terrain par plans alternés qui opposent franchement l’ombre et la lumière comme des portants de théâtre…la peinture à l’huile a fondu, sous son enduit onctueux, les vivacités du trait ; la pointe du pinceau ne garde son acuité que pour jeter, dans l’air lumineux, le feuillage menu de jeunes arbres et tailler sur le ciel les arêtes aiguës des toitures en bois ».

La femme debout enfin :maisTitien toute sa vie en a signé le dessin ! le mouvement du bras, celui, plus appuyé, de la main se retrouve dans la gracieuse nudité de l’Amour sacré ; « ce torse légèrement ployé sur une hanche, le bras lancé tandis que l’autre bras retombe », c’est celui de l’Eve que le vieux maître peignit pour Philippe II d’Espagne ; et c’est le même pinceau que celui du jeune maître des fresques de Padoue « qui a sculpté le nez droit, creusé d’ombre le triangle de l’orbite, et caressé la joue pleine ».

Nous voilà arrivé au terme d’une démonstration qui en trente pages clôt une controverse séculaire. L’attribution du Concert Champêtre à l’enfant de Pievi di Cadore est maintenant certaine.

La semaine prochaine, nous verrons comme Louis Hourticq a élucidé les circonstances de l’entrée du Concert dans les collections du duc de Mantoue.


(1) La jeunesse de Titien, Hachette, 1919. Hourticq le dédie « A MONSIEUR EMILE MALE » ; Le texte sur le Concert est d’abord paru dans la Revue de l’Art ancien et moderne en 1914 sous le titre Promenade au Louvre. Le Concert champêtre.

(2) Notons également que Edwin Panofsky, qui développe longuement dans le livre cité l’interprétation de L’Amour sacré et l’amour profane de Titien se garde bien de mentionner l’apport décisif de Hourticq, qu’il ne pouvait ignorer, dans l’identification de la scène du sarcophage au passage pertinent du Songe de Poliphile.

(3) Signée par Allessandro Ballarin, la notice du Concertchampêtre dans le catalogue de l’exposition de 1993 est sans appel : elle souligne que Hourticq inaugure un nouveau chapitre de l’histoire du tableau et que, grâce à ses recherches, la paternité de Titien est affirmée de façon décisive . Enfin, l’Institut National de l’Histoire de l’Art lui consacre sous le plume de M.Pierre Vaisse une notice fort complète qu’on peut utilement consulter.

(4) Le Concert Champêtre est maintenant dans la salle qu’un sens averti du marketing a renommé la salle de la Joconde, afin que nul n’en ignore !

(5) On pense bien entendu au Robin du Songe d’une nuit d’été : “ Yet but three ? come one more ! / Two of both kinds makes up four/ Here she comes curst and sad / Cupid is a knavish lad / Thus to make poor females mad”

(6)  Et l’abbé Dubos, un siècle auparavant, avertissait « qu’il n’est pas d’art plus fautif que celui mettre un nom sur une peinture, sinon celui de la médicine ».

(7) Le mystère de la chambre jaune, Gaston Leroux, 1907

(8) Jean Alazar, Revue historique, Sept-dec. 1920, Felix Alcan

(9) Walter Pater, auteur de cet essai  -The School of Giorgione- qui vaut comme l’excellent témoignage d’un Zeitgeist, cite le tableau comme étant de la main -non même de Sebastiano- mais d’un imitateur de ce dernier ; Walter Pater a néanmoins cette intuition remarquable de la place centrale de la symbolique de la musique dans le tableau : « All art constantly aspires towards the condition ofmusic » qui résonne comme une conclusion du Comm. in convivium Platonis de Marsile Ficin : « Il existe trois sortes de beautés : celle des âmes, celle des corps et celle des sons ».

(10) Peut-on renvoyer encore une fois à Gaston Leroux ?

« Quelles preuves demanda le Président ?

Rouletabille :

1°J’avais vu l’inconnu …

2°L’échelle…

3°J’avais placé Fréderic Larsan… »

Par Les ensablés
Contact : contact@actualitte.com

2 Commentaires

 

Christine Belcikowski

25/10/2018 à 07:04

Magnifique !

Christine Belcikowski

25/10/2018 à 07:08

On peut télécharger La jeunesse de Titien ici :
https://archive.org/details/lajeunessedetiti00hour

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07/12/2025, 17:00

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Les Ensablés - Les Réveillés de la vie et Les Irréductibles de Zoé Oldenbourg

Avec Les réveillés de la vie (1956) et Les Irréductibles (1958), Zoé Oldenbourg (1916-2002) retrace l’histoire d’un amour impossible. De la fin des années 1930 à l’aube des années 1950, Elie et Stéphanie se cherchent et se fuient dans une valse-hésitation cruellement heurtée par la guerre. Semblable à son premier diptyque médiéval qu’il l’avait révélée, la romancière-historienne projette ici ses personnages dans la lumière contemporaine du XXe siècle où s’étirent encore les ombres portées du Moyen Age et ses dilemmes spirituels.

Par Nicolas Acker.

23/11/2025, 10:00

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Les Ensablés - Huysmans vivant d'Agnès Michaux

Bravo à Agnès Michaux d’avoir osé s’attaquer à Huysmans dans son épais volume publié au Cherche Midi il y a peu ! Il fallait le faire ! « Huysmans vivant » est la première biographie depuis celle de Robert Baldick publiée en 1958 (chez Denoël). Vieil admirateur du romancier, je me la suis procurée aussitôt, curieux de voir comment cette romancière (La fabrication des chiens) et spécialiste de la fin du XIXème siècle a pu traiter ce sujet vaste et ardu. En effet, aborder la vie de Huysmans, c'est aussi évoquer tout un pan de la littérature du XIXeme siècle.
Par Hervé Bel

09/11/2025, 09:00

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Les Ensablés - La Maternelle de Léon Frapié

Que reste-t-il de nos Goncourts ? Nombre d’heureux lauréats de ce prix littéraire tant convoité ne sont pas passés à la postérité et leurs romans sont aujourd’hui bien ignorés... Entre les oubliettes où ils churent et le Panthéon des auteurs consacrés, se maintiennent bon an mal an quelques romanciers dont la notoriété subit certes des éclipses, mais dont on redécouvre périodiquement l’intérêt. Par Marie Coat

 

26/10/2025, 09:00

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Les Ensablés - Le tout sur le tout, de Henri Calet (1904-1956)

Henri Calet (de son vrai nom Raymond Barthelmess) n'est pas un inconnu pour Les Ensablés qui l'ont abondamment célébré, notamment au travers de son roman majeur Monsieur Paul (publié en 1950). C'est que l'homme qui se devine au travers d'une œuvre largement autobiographique, est éminemment énigmatique et attachant, se caractérisant, selon les termes de son biographe Michel P. Schmitt par « un fin humour allié à la peine de vie la plus noire » . Dans l'un des articles que Les Ensablés lui ont consacrés, il est dit que « La vie de Calet fut riche en aventures dans sa première moitié, beaucoup moins dans la seconde ».

Par Isabelle Luciat.

12/10/2025, 09:00

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Les Ensables - Les modérés, d'Abel Bonnard

Le parcours d’Abel Bonnard  (1883-1968) est l’un des plus surprenants parmi les écrivains du XXe siècle. Son destin intellectuel et politique est un précipité d’ambiguïtés, de compromissions et de fulgurances. Par Nicolas Kinosky 

28/09/2025, 10:42

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Les Ensablés - La Reine battue, d'Henri Duvernois

Le propre du « petit maître » est d’être discret. Un temps, il s’impose, il plaît... Puis disparaît, écrasé sous les poids des « grands ». C’est que l’on ne peut pas retenir tout le monde. J’ai mes « petits maîtres » favoris, et l’un d’eux, vous le savez peut-être, car j’en ai déjà parlé, s’appelle Henri Duvernois. Récemment, dans un vide-grenier, perdu dans un amas de livres vendus un euro chacun, je suis tombé sur son roman « La Reine battue » publié sur papier alfa bouffant dans la belle collection de luxe Le livre de demain, où le texte s’orne de gravures. Je l’ai acheté évidemment, sachant à l’avance que je ne serais pas déçu. Par Hervé Bel.

14/09/2025, 10:00

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Les Ensablés - La Pierre angulaire, de Zoé Oldenbourg

Zoé Oldenbourg (1916-2002) fut longtemps associée aux succès d’édition de grandes fresques médiévales. Son premier livre, Argile et Cendres (1946) qui suit les péripéties d’un petit seigneur partant pour les croisades, impressionna tellement par sa précision et son ampleur qu’on y vit un potentiel Goncourt. Le couronnement arrivera finalement en 1953 avec son second roman La Pierre angulaire qui remporte le Prix Femina. Zoé Oldenbourg y expose les tableaux contrastés d’un Moyen-Âge où même les âmes les plus abjectes vivent dans l’espérance du salut éternel. Par Nicolas Acker.

31/08/2025, 09:00

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Les Ensablés - La vierge et le taureau, de Jean Meckert

Les éditions Joëlle Losfeld poursuivent avec bonheur la réédition des romans de Jean Meckert  (1910-1995). Le dernier en date, La vierge et le taureau, occupe une place à part dans l’œuvre de Meckert. D’abord parce qu’il s’agit du dernier publié sous son propre nom. S’il continue à publier par la suite, ce sera désormais sous le pseudonyme de Jean Amila, bien connu des amateurs de romans policiers. Dernier roman de Meckert donc, La vierge et le taureau est aussi entouré d’une légende noire qui fait de ce livre, une sorte d’ouvrage maudit qui a donné libre cours à de nombreuses spéculations. Par Carl Aderhold

17/08/2025, 09:00

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Les Ensablés - Le wagon à vaches (1953), de Georges Hyvernaud

Sa prose noire et acérée rappelle Raymond Guérin. Son ironie pessimiste penche du côté d’Emmanuel Bove. Le phrasé rageur est célinien. Nous sommes en 1953 lorsque Georges Hyvernaud publie son deuxième récit le Wagon à vaches. On y retrouve la veine existentialiste, sans le torse bombé de l’intellectuel engagé. Par Nicolas Acker.

27/07/2025, 09:00

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Les Ensablés - La fin de la IIIe République, de Emmanuel Berl

Paru en 1968 dans la célèbre collection de Gallimard, « Les trente journées qui ont fait la France », La fin de la IIIerépublique est republiée quelques années plus tard dans une autre collection intitulée «Témoins». Ce passage révèle bien à la fois la nature de cet ouvrage mais aussi celle de son auteur, Emmanuel Berl (1892-1976). S’il est aujourd’hui tombé dans l’oubli (tout juste certains se souviennent qu’il fut le mari de la chanteuse Mireille), il a pourtant marqué la vie intellectuelle des années 1930 par ses positions que ses biographes qualifient volontiers d’inclassables. Par Carl Aderhold

06/07/2025, 10:45

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Les Ensablés - Le roi dort, de Charles Braibant

« Nos pays ne sont pas beaux...mais il y a en eux une espèce de grandeur calme et comme un peu dédaigneuse qui est beaucoup plus captivante que la beauté ». Ainsi Charles Braibant (1889-1976), Champenois de lignée et de coeur, décrit-il sa région d’élection dans son roman Le roi dort qui, s’il rata de peu le prix Goncourt, fut couronné du Renaudot en 1933. Par Marie Coat

 

22/06/2025, 09:00

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Les Ensablés - La peau et les os de Georges Hyvernaud

Dans la fosse commune de l’oubli, Georges Hyvernaud n’a non seulement rien fait pour l’éviter - en ne publiant que deux livres de son vivant - mais y a sauté à pieds joints. La Peau et les os (1949), court mais édifiant récit de sa captivité pendant la seconde guerre mondiale, puis Le Wagon à Vaches (1953), roman implacable de l’impossible réadaptation à une vie dite normale, prouvent que l’écrivain avait pris le parti non négociable d’une vérité humaine très difficile à vendre. Par Nicolas ACKER.

08/06/2025, 19:15

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Les Ensablés - Planète sans visa, de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais  (1908-1998) - quitta la Pologne à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier, puis parvint à s'évader. Juif et apatride, il partagea alors l'existence précaire de nombre de personnes réfugiées à Marseille dans l'espoir d'obtenir un visa. Grâce à l'aide de son ami Gide, il obtint ce précieux sésame et gagna les Etats-Unis où il vécut plusieurs années, enseignant la littérature. Malaquais n'a publié que trois romans : « Les Javanais » (prix Renaudot 1939),  « Le Gaffeur » (publié en 1953), tous deux objets de précédents articles et  « Planète sans visa », grand roman de la France sous l'occupation, publié en 1947 et qu'il remania jusqu'à ses derniers jours. Ce roman de plus de 500 pages a été réédité en 1999 après sa mort.

25/05/2025, 09:41

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Les Ensablés - La Saint-Michel et le Pont Euxin d'Anne Lacroix, par François Ouellet

Anne Lacroix (1897-1982) n’aurait publié qu’un seul roman, La Saint-Michel et le Pont-Euxin chez Grasset en janvier 1933. À cette date, elle a déjà commencé un deuxième roman, Rézle (et même annoncé un troisième titre, Les Bergers d’Arcadie), soumis en décembre de la fin de cette même année pour le Prix du roman du Temps ; les quelques voix qu’elle récolte seront insuffisantes pour qu’elle obtienne ce prix qui consiste dans la publication du roman dans les pages du quotidien. Mais, cinq ans plus tard, en mars 1938, Rézle paraîtra en feuilleton dans Le Temps. Il ne semble pas que la carrière d’Anne Lacroix ait connu d’autres développements. Par François Ouellet.

11/05/2025, 09:00

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Les Ensablés - L'Impassible de Frédéric Berthet (1954-2003)

Lorsque la critique d’un livre est aussi intéressante, voire plus, que le livre dont elle parle, lorsqu’on se régale de son style, de son ironie, de sa drôlerie, et si transparaît à travers ses mots l’originalité de l’homme lui-même, alors on peut se dire qu’elle est elle-même œuvre littéraire, et que son auteur est un sacré bonhomme. Voilà la réflexion que je me suis faite après la lecture de ce recueil d’articles de Frédéric Berthet, récemment paru chez La Table Ronde sous le titre L’Impassible. Par Hervé BEL

27/04/2025, 09:00

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Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

13/04/2025, 12:28

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Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

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Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

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Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

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Anne Percin rallume le feu sous les bombes

Un cahier d’écolier, cinquante-deux pages couvertes d’une écriture nerveuse, une morte dont la famille a presque perdu jusqu’au prénom : Anne Percin ne reçoit pas un héritage, plutôt une énigme. Eugénie sous les bombes déplie ce legs minuscule pour restituer l’existence d’Eugénie et de Charles, couple vosgien emporté par le premier XXe siècle, puis par la Grande Guerre. Entre enquête généalogique, fiction historique et méditation sur le pouvoir des mots, le passé revient avec ses odeurs, ses ridicules, ses élans et ses plaies mal refermées. Rendez-vous le 20 août.

21/07/2026, 11:42

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Une vague rouge a emporté Messi : la finale du Mondial en trois livres

Ce dimanche 19 juillet, l’Espagne a repris la couronne à Lionel Messi. La finale n’a pourtant basculé qu’à la 106e minute, lorsque Ferran Torres a enfin traduit au tableau d’affichage une domination installée depuis le coup d’envoi. Deux tirs argentins, aucun cadré, onze arrêts d’Emiliano Martínez : le 1-0 raconte mal l’écart entre les deux équipes. lors, pour comprendre le sacre, l’asphyxie et cette chute retardée, j'ai retenu trois œuvres : Les Vagues, Sa Majesté des mouches et Le Roi se meurt.

 

21/07/2026, 11:01

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White River : une tragique ruée vers l'or au cœur du Grand Nord canadien

Le récit — détaillé et documenté — d'une expédition calamiteuse au Canada au XVIIIᵉ siècle : quand la fièvre de l'or s'empare des trappeurs et les pousse aux pires décisions. White River de Ian McGuire Traduction de l'anglais Sophie Aslanides.

 

21/07/2026, 09:12

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Une famille doit répondre d’avoir délaissé une mourante

Par une journée froide de novembre, quelques personnes sont réunies dans une petite chapelle pour mettre en terre une parente. Le pope frigorifié se hâte de chanter l’office, les fossoyeurs s’enivrent et les invités silencieux se perdent dans leurs pensées. 

21/07/2026, 09:00

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Qui était là en premier, le dinosaure ou la poule ?

La poule intrépide a un secret renversant : elle descend des dinosaures… et aucun renard ne fera d’elle son festin !

21/07/2026, 08:00

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La réunion de famille vire au carnage dans les Pyrénées

Dans une ferme isolée au fin fond d’une vallée pyrénéenne, une famille dysfonctionnelle se réunit pour veiller un patriarche agonisant. Secrets enfouis et rancœurs anciennes remontent à la surface.

21/07/2026, 07:00

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Le sens de nos pas

20/07/2026, 13:09

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Maman, le loup m’emporte : aux racines d’un féminicide

C'est un terrible assassinat de l'an 1840 qui fait la "Une" du troisième numéro de la série "L'affaire qui ..." aux éditions de L'Aube. Florence Medina interroge le profil de ce féminicide avant l'heure tout comme ses propres motivations et peut-être les nôtres à nous passionner ainsi pour l'affaire de l'enfant de la Villette. Sortie ce 21 août.

20/07/2026, 11:53

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Les mortes aussi soulèvent le monde : Douce Dibondo fait danser le deuil

Kaya est morte, mais sa voix circule encore. Depuis l’éther, elle accompagne Kem, sa jumelle, tandis qu’un carnet bleu ramène leurs proches vers les derniers mois de la disparue. Avec Le Mouvement, publié chez Rivages, Douce Dibondo entraîne l’intime dans la rue, de la France au Kongo. Un récit incandescent, charnel et politique, qui touche juste lorsqu’il laisse parler les blessures — quitte à laisser parfois le manifeste déborder la fiction. La cause ne s'arrête pas : elle se poursuit ce 19 août. 

20/07/2026, 11:37

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À nos Marques : deux adolescents en guerre sous le même toit

Élaïa fend l’eau pour oublier le vitiligo que ses camarades lui renvoient au visage. Lucien parade pour cacher l’énurésie, les paris sportifs et la peur de perdre sa mère. Quand leurs parents les installent sous le même toit, la guerre éclate. Dans À nos Marques, Calouan et Bénédicte Rousset livrent un roman jeunesse énergique et chaleureux, très juste dans l’intime, plus fragile dans ses raccourcis. Départ donné le 27 août.

20/07/2026, 11:00

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Sept romans étrangers qui auraient dû faire beaucoup plus de bruit

À quelques semaines de la rentrée littéraire, les piles vacillent déjà sous les promesses d’août. Pourtant, sept traductions parues depuis janvier méritent qu’on retarde encore un peu l’invasion annoncée. De l’Australie noongar à Damas, en passant par Lagos, Java, Zurich, le Sandžak et une ferme perdue dans un pays sans nom, ces textes ont bien davantage à offrir qu’un dernier détour avant l’automne.

20/07/2026, 10:48

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Fanny à la folie : Émilie de Turckheim raconte les souvenirs d'une femme de 82 ans

Fanny à la folie, le nouveau roman d'Émilie de Turckheim, paraîtra le 19 août 2026 aux éditions JC Lattès. À travers le portrait d'une octogénaire contrainte de quitter son appartement pour entrer en maison de retraite, l'autrice retrace une vie traversée par les souvenirs, les amitiés fondatrices, les amours et les secrets, dans un récit où se mêlent humour, fantaisie et émotion.

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Moins de 200 pages : 10 livres à dévorer pour lecteurs qui n’ont pas le temps

Un meurtre pour préparer l’arrivée d’un bébé, une greffe d’utérus dans le métavers, des rêves fabriqués en forêt ou un trésor enfoui dans l’histoire coloniale de La Réunion : nul besoin de 500 pages pour ouvrir de vastes horizons. Du noir à l’imaginaire, de la romance à la poésie, voici dix ouvrages (francophones) à découvrir avant la fin des vacances. À raison d’un titre tous les quatre ou cinq jours, la rentrée peut bien attendre.

18/07/2026, 09:08

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Comment l’IA transforme la guerre de l’information

L’heure du digital, l’océan de l’information ne cesse de s’étendre. Toute recherche apporte son flot de réponses et il n’est pas toujours facile de naviguer entre renseignements officiels, astroturfing (une stratégie de manipulation et d’influence), fake news et propagande.

18/07/2026, 08:00

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Un vétérinaire découvre que son symptôme n’est pas isolé

Martin Reinhard est vétérinaire. Il vient de reprendre un cabinet sur le déclin à Château-Chinon. Mais depuis quelque temps, ce géant qu’on verrait bien en troisième ligne sur un terrain de rugby se sent épuisé. Et le climat automnal n’arrange rien à son état vaguement dépressif. Pire, un matin, alors qu’il observe des chevreuils à proximité de sa maison, une étrange tache bleue apparaît dans son champ de vision.

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Parle-moi de chez nous : les racines prennent l’avion

Un téléphone sonne, une femme tombe, trois générations retrouvent la parole. Entre Porto Rico et les États-Unis, Jeanine Cummins remonte les silences d’une lignée de femmes. Parle-moi de chez nous (trad. Christine Auché) est une saga généreuse, traversée d’images splendides, qui pèche surtout lorsqu’elle explique ce qu’elle vient de si bien faire sentir.

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Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry : une postulation vers le diable

Au-dessous du volcan, de Malcolm Lowry (éditions Gallimard, 1959, traduit de l’anglais par Stephen Spriel avec la collaboration de Clarisse Francillon et de l’auteur) est un roman hors-norme, sulfureux.

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Freida McFadden et les cahiers de vacances : on prend les mêmes et on recommence

Le Dîner, de Freida McFadden (trad. Karine Xaragai), reste en tête des meilleures ventes du 6 au 12 juillet 2026, avec 42.080 exemplaires écoulés. Derrière, La Prof remonte à la deuxième place. Pour le suspense, il faudra repasser : les huit autres titres du Top 10 sont encore des cahiers de vacances.

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Septentrionale : Karim Kattan fait de l’amour le dernier moteur du monde

Un pays jamais nommé s’effondre derrière eux ; devant, toutes les routes filent vers le nord. Dans Septentrionale, Karim Kattan lance Maryam et Joseph à travers une nuit de guerre, de prodiges et de souvenirs. Porté par les trajectoires queer de ses deux protagonistes, ce roman de l’exil mêle argot, visions cosmiques et tendresse sans édulcorer les violences héritées. Une traversée saisissante, parfois freinée par des symboles trop appuyés. Sortie le 4 septembre.

17/07/2026, 10:37

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Elle le mangerait : la grande Frédé a les crocs

Frédérique a 35 ans, quelques centimètres de trop selon les autres, un ex qu’une mesure d’éloignement lui interdit d’approcher et une faim d’amour impossible à rassasier. Lorsque Gabriel la défend dans la rue, elle ne rencontre pas un homme : elle invente un couple. Avec Elle le mangerait, Nicolas Robin signe une comédie noire nerveuse, drôle dans son aveuglement, glaçante dans sa logique. À table, le 27 août.

17/07/2026, 10:37

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Que reste-t-il des idéaux quand un attentat se prépare ?

Jeanne, Eric et Abdallah sont adolescents quand ils forment un groupe de musique : Les Pirouettes Cacahuètes. Ils voulaient fabriquer du son, une matière sauvage pour contrer l’effondrement annoncé, mais jamais le trio n’aurait imaginé alimenter une révolution à venir.

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Saurez-vous distinguer l’auteur de l’intelligence artificielle ?

Antoine Hummel propose un jeu. Son dispositif littéraire caustique entreprend de nous décoller du régime permanent de sollicitation que produisent les algorithmes de plateformes et d’applications.  En se confrontant à YouTube et en laissant s’insinuer l’intelligence artificielle, le texte explore ce que deviennent l’attention, le jugement et la création lorsque la répétition du même et la suggestion algorithmique enclosent notre appréhension du monde. 

17/07/2026, 08:00

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La prochaine guerre mondiale pourrait commencer par l’eau

L’eau est devenue l’or bleu du XXIe siècle, une ressource rare et convoitée, au cœur des équilibres géopolitiques. Dans un monde sous tension, Léa, ingénieure spécialiste du traitement de l’eau, travaille sur des technologies de pointe censées répondre à la pénurie. Lorsque la crise s’intensifie, elle est mobilisée au sein de Blue Corps, une unité internationale chargée de sécuriser les ressources hydriques, considérées comme des infrastructures critiques.

17/07/2026, 07:00

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Les Carnivores : Guillaume Nail écrit un futur qui a les crocs

Après une série de contaminations venues du vivant, les bêtes ont presque disparu, la viande se rationne et le Sanum organise un monde d’interdits, de protocoles et de surfaces désinfectées. Augustin, enfant rescapé d’une forêt interdite, croise Vadim, bureaucrate carniste, masculiniste et futur Guide d’une communauté hors contrôle. Avec Les Carnivores, publié chez Denoël, Guillaume Nail signe un roman brutal, organique, parfois saturé, mais traversé d’une vraie puissance de vision.

16/07/2026, 17:31

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Jim Queen : queer et sentiments

C’est le succès cinématographique du moment : un film d’animation – pour adultes – déjanté, trash et follement irrésistible : Jim Queen, de Marco Nguyen et Nicolas Athané.

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Une étreinte pour un long voyage : une saison en Perse et en prose

16/07/2026, 14:22

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Le petit chien thérapeute : “Le deuil, c’est la mémoire qui s’obstine à battre sous les cendres”

16/07/2026, 14:22

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Dans les ruines de Munich, un tueur traque les jeunes femmes

Un polar sur fond historique qui rappelle beaucoup l'ambiance de la Trilogie Berlinoise de Philip Kerr. À Munich en 1946 sous l'occupation US, les destins de réfugiés, profiteurs, militaires, prisonniers, s'entrecroisent tandis qu'un serial-killer s'attaque à des jeunes femmes.

16/07/2026, 11:21

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Le fabuleux piano : Sonia Devillers fait parler un Érard disparu

En cherchant le piano laissé à Bucarest par sa grand-mère, Sonia Devillers rencontre un autre instrument disparu : un Érard de concert, numéro 68037, acheté par la famille Enoch en 1892, volé par les nazis en 1943 et jamais retrouvé. Dans Le fabuleux piano, publié chez Robert Laffont, elle compose un récit-enquête ample, sensible et très documenté sur les objets spoliés, les morts sans tombeau et la musique comme dépôt de mémoire. Début des gammes, ce 27 août.

16/07/2026, 10:38

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Gaëlle Obiégly, ou l’art de digresser dans Rien à voir

Une narratrice connue sous le nom de Rose de Nuit vend des fiches de lecture, se dispute avec une bibliothèque et repart avec un livre blanc qui n’en est peut-être pas un : Une sculpture. Quand l’artiste Ari Bosochur lui propose de participer à une rétrospective où les œuvres seraient remplacées par leur récit, tout se met à glisser. Gaëlle Obiégly signe un roman brillant, drôle et très mobile sur l’art, la parole, le soin et les vies qu’on tente d’ordonner. Rien à voir, peut-être à lire, ce 20 août.

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Le Mal du pays : Colin Barrett raconte l’Irlande rurale sans misérabilisme

Dans le comté de Mayo où il a grandi, l’Irlandais Colin Barrett pose un regard bienveillant sur l’humanité de ses compatriotes et nous livre un recueil de nouvelles d’une remarquable unité de ton, très rural, très social.

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Ce que le capitalisme doit au racisme et au patriarcat

Pourquoi le capitalisme domine-t-il le monde ? A-t-il toujours existé ? Quels liens entretient-il avec la démocratie, le racisme, le patriarcat ou la crise écologique ?

16/07/2026, 09:00

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Son fiancé vole les 32 millions du Loto et déclenche sa vengeance

Pâquerette a 28 ans. Elle est laborantine, et follement amoureuse de Jean-Benoît, son fiancé, qu’elle considère comme l’homme parfait. Un soir, après sa journée de travail, elle rentre chez elle, avec dans sa poche, un ticket de Loto sur lequel elle a coché tous les numéros qui racontent leur histoire d’amour. Installée devant la télé, elle retient son souffle. Les chiffres tombent… un par un. Jusqu’au dernier : jackpot, trente-deux millions d’euros ! 

 

16/07/2026, 08:00

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Une veuve face aux victimes remontées d’un lac artificiel

Près de l’ancienne mine creusée par les Britanniques, une veuve assiste aux recherches des victimes dans un lac artificiel. Un homme en combinaison plonge puis remonte sans cesse des eaux. Elle tremble à l’idée de ce qu’il pourrait repêcher. Traduit du grec par Nicolas Pallier.

16/07/2026, 07:00

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France-Espagne : la Roja met les Bleus à terre un soir de 14 juillet

Un soir de fête nationale, les Bleus rêvaient d’une troisième finale de Coupe du monde consécutive. À Arlington, dans l’agglomération de Dallas, l’Espagne les a privés de ballon, de souffle et d’avenir : 2-0, sans véritable contestation. Pour raconter cette chute, trois livres : Le Cœur du pélican pour la France, Rouge ou mort pour la Roja et Les Derniers Jours de Roger Federer pour une rencontre dont l’issue s’est dessinée bien avant le coup de sifflet final.

15/07/2026, 21:35

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Le Père-Lachaise surréaliste, d'Étienne Ruhaud

Inauguré en mai 1804 dans l'actuel 20e arrondissement, le Père-Lachaise est devenu en quelques décennies le cimetière le plus réputé de Paris. L'éponyme confesseur du Roi-Soleil n'a jamais dû, de son vivant, imaginer une telle postérité. Par Jacques Lucchesi.

15/07/2026, 15:51