« L’humour ne sauve pas », a dit Houellebecq. Sans doute parce qu’il n’a jamais eu à envoyer un arrêt de travail à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie.
Le 05/02/2019 à 11:45 par Auteur invité
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05/02/2019 à 11:45
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Sophie Dieuïade - crédit photo Jérémie Le Maoût
Ça commence par un air perplexe de l’auteur (moi) devant les papiers à renvoyer à son employeur qu’il n’a pas, ça continue avec les cases à cocher où on ne mentionne pas artiste-auteur non plus. Le dysfonctionnement étant célébrissime parmi les auteurs, prévoyante, j’appelle la CPAM. Je suis en attente (j’attends), on va me répondre...
J’écourte, mais ce n’est pas l’envie qui me manque de vous faire vivre ça en temps réel. Bref, x appels plus tard, j’ai un humain au bout du fil. Non, il n’y a pas de case. On me conseille d’écrire « auteur Agessa » en gros sur les feuilles à renvoyer.
J’ajoute une attestation d’ouverture de droits de l’Agessa (et je ricane tellement je me crois subtile d’y avoir pensé sans qu’on me le demande), j’envoie et j’attends.
J’attends.
J’attends et rien ne se passe.
Je rappelle et on m’apprend que tout est bien reçu, on n’attend plus que le retour de l’Agessa qui doit renseigner sur le montant de mes revenus pour rendre possible le calcul de mes indemnités journalières.
J’attends.
« J’attends » ne précise pas la durée, optez pour un « j’attends » valant environ une semaine.
J’attends, j’attends et je rappelle.
« Pff... C’est à cause de l’Agessa. Ils n’ont pas répondu à notre mail. Pff... »
Je n’attends pas et j’appelle (hystérique) l’Agessa. Qui a pourtant une réponse imparable : « On n’a pas répondu parce qu’on n’a rien reçu ».
Je rappelle la CPAM. Au standard, on ne comprend plus non plus, mais tout va s’arranger parce qu’on va contacter... le service Expert !
Expert, ça sonne bien quand même, je reprends espoir.
Maintenant que je sais, j’aimerais rencontrer, peut-être épouser, celui qui s’est retenu de hurler de rire en proposant le nom du service.
Je ne peux pas les contacter, dommage. Pouvoir contacter, ça reste pratique pour exposer son cas. Mais eux, ils peuvent ! Ils vont m’appeler.
En fait, non. Ils m’envoient un SMS n’admettant pas de réponse.
Pour me demander mes fiches de salaires.
C’est là qu’arrive une aide imprévue. Une employée de l’Agessa veut en savoir plus. Elle va les appeler ! En tant qu’association qui se voit confier par l’état la gestion de l’accès des auteurs à la sécu... a-t-elle une ligne directe ? Un accès privilégié, soyons dingues, au service Expert ?
Non.
Aucun. Elle se tarte le standard de la CPAM qui refuse de lui donner des renseignements personnels concernant un assuré (moi, enfin, c’est ce que je croyais encore à ce moment-là). Elle me rappelle. Diaboliques, elle et moi préparons notre revanche. Je lui file tous mes numéros d’identifiant, y compris mon compte bancaire. Elle rappelle et alors ?
Vous devrez attendre aussi. Car j’ai envie d’ajouter que j’aurais probablement déjà abandonné si...
Si... je ne m’étais pas dit que la démonstration serait édifiante pour les auteurs adhérents de nos associations et surtout utilisable face à nos interlocuteurs en réunions sur le statut d’auteur.
Si... dans aucune réunion de concertation avec les ministères aucun intervenant bien dans le confort de son petit statut tout clair n’avait osé suggérer que les auteurs (et leurs prestations) coûtent cher alors qu’ils paient des charges identiques aux salariés et qu’on en voit ici l’intérêt parfait.
Si... je n’avais pas eu en tête que, moi, je pouvais encore m’en passer, mais que faire subir ça depuis des années et des années à des auteurs précarisés, quand on en est informé, est à vomir et accessoirement illégal.
La Charte des auteurs et illustrateurs Jeunesse a alors lancé des questionnaires sur sa page, groupe fermé. Avez-vous des difficultés de ce type ? Soyez précis svp ! Les auteurs en avaient. Tellement.
De guerre lasse, ils ou elles renoncent aux congés parentaux, aux remboursements. Et ça s’étend à ce que je ne connaissais pas. Les allocations familiales, les médecins... Oui, des médecins qui n’arrivent pas à concevoir qu’écrire est un travail. On est chez nous, on travaillera un autre jour sans doute, quand on sera plus en forme.
Ça s’étend et ça empire. On apprend qu’un médecin accorde, royal, 3 semaines d’arrêt de travail pour un cancer du sein avec opération et rayons. Le chirurgien ose : « Auteur ? C’est bien, écrire sera pour vous une thérapie. » C’est à pleurer, et je pleure. On n’en est plus à ricaner du service Expert, hein ? Et on se demande pourquoi j’ai commencé en prétendant que l’humour sauve.
Parce que c’est dans l’humour qu’on aurait trouvé une réponse à cet abruti. « Ben, oui, cool, une thérapie ! Et des idées aussi. Comme je suis auteur jeunesse, je vais écrire vite fait Tchoupi hésite pour sa mammectomie. »
Parce que j’ai développé mon humour à 12 ans en milieu hostile, sur un lit d’hôpital, broyée par une voiture (conduite par un prof en prime).
Parce que les auteurs sont toujours et encore en milieu hostile et qu’on n’a plus grand-chose que l’humour pour dénoncer sans nous fatiguer nous-mêmes et sans fatiguer le public qui n’y est pour rien.
Parce que pendant qu’on parle, la bonne âme de l’Agessa est toujours au téléphone avec la CPAM.
Elle, elle va obtenir l’explication.
— Madame Dieuaide, ils vous ont radiée en 2010 !
— Mais ils ne peuvent pas !
— Je sais, c’est nous qui prononçons les affiliations ou les radiations.
— Mais euh... alors... pourquoi ?
— La CPAM répond que c’est soit un bug informatique, soit une erreur humaine.
Je reconnais que soit un bug, soit une erreur humaine, j’ai beaucoup ri. Y avait-il d’autres propositions qui justifient qu’on énumère ces deux-là ? Soit une attaque thermonucléaire ? Soit un complot du service Expert ?
Enfin ! Je ne suis plus radiée, je vais toucher mes indemnités journalières, la vie est belle.
Pas tout à fait.
J’apprends ensuite qu’on a 3 jours de carence non compensés que personne n’a pensé à distribuer sur la contribution diffuseur de 1,1 % (le pendant des charges patronales dont le taux doit laisser rêveur n’importe quel entrepreneur).
J’apprends surtout qu’on applique aux auteurs des plafonds de plafonds à se cogner la tête, je livre tel quel le calcul transmis par l’Agessa :
Vos revenus 2017 : 58 686 € ÷ 365 jours = 160,78 € ÷ 2 (car 50 % d’indemnité prise en charge par la sécurité sociale) = 80,39 € journalier. Vous ne pouvez pas percevoir le montant journalier de 80,39 €, car il y a un plafond maximum à ne pas dépasser défini par la sécurité sociale qui est de 44,34 €. Compte tenu de ce qui précède, votre indemnité calculée est donc bien de 620,76 € (soit 14 jours x 44,34 €).
Honte à ceux qui font semblant de s’occuper des auteurs. 620 euros maximum pour 17 jours, les auteurs précaires ou pas ont tous intérêt à être beaucoup, beaucoup plus en forme que Tchoupi.
Par Auteur invité
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02/05/2026, 14:51
Trump, Poutine, Netanyahu, Macron, Merz, Kagame, von der Leyen. Vous qui faites la guerre, la prolongez, la financez, ou en préparez de nouvelles. Vous qui lisez des projections de pertes acceptables. Certains d'entre vous, du moins. Il existe des hommes et des femmes qui ont regardé en face ce que vous produisez. Pas depuis un bureau. Ce sont des romanciers.
02/05/2026, 09:52
À Trébeurden, l’avenir de la maison de Kenneth White oppose deux visions de son héritage. D’un côté, le légataire, la mairie et Stéphane Bigeard défendent un projet culturel à redéfinir, porté par une nouvelle structure. De l’autre, l’Institut international de géopoétique, par la voix de Régis Poulet, exige le respect strict des volontés de l’écrivain et la création d’une maison d’artistes à Gwenved. Entre enjeux patrimoniaux, querelles associatives et incertitudes juridiques, le dossier reste loin d’être tranché.
30/04/2026, 16:02
Face au recul du temps de lecture chez les adolescents, La Mutinerie défend une conviction simple : l’écriture peut ramener les jeunes vers les livres, mais aussi vers eux-mêmes. Créée par Guillaume Le Cornec, cette structure associe auteurs, établissements scolaires, lieux culturels et scientifiques pour faire des collégiens de véritables coauteurs. À travers ces projets collectifs, la littérature devient un outil de médiation, de confiance et d’apprentissage du monde.
30/04/2026, 12:52
La Journée mondiale du livre, le 23 avril dernier, a été assombrie par un constat implacable, établi par la Fédération des aveugles et amblyopes de France. L'accès aux livres numériques reste extrêmement complexe pour les personnes atteintes d’une déficience visuelle, en particulier via les bibliothèques et médiathèques publiques. Le ministère de la Culture, conscient de cette problématique, envisage plusieurs pistes d'action.
29/04/2026, 12:54
La question taraude de plus en plus de professionnels du livre, dans le monde entier : comment expliquer la baisse de l'intérêt pour lecture, souvent observée à travers l'ensemble de la population ? Une enquête de l'Ifop, consacrée aux pratiques culturelles des Français, suggère une absence d'envie pour la lecture, plus qu'un manque de temps ou d'argent.
27/04/2026, 16:05
Publier un livre reste entouré d’illusions tenaces, entre promesses de succès fulgurant et doutes paralysants. À rebours de ces représentations, Nathalie Philippe démonte, avec précision et sans complaisance, les principaux mythes qui freinent ou déforment le passage à l’écriture. De la légitimité à l’autoédition, l'éditrice et fondatrice de La Sirène aux Yeux Verts éditions remet l'église au centre du village.
26/04/2026, 19:03
Le travail de Michael Roch s’inscrit dans celui d'une génération d’auteurs cherchant à renouveler les formes narratives pour mieux rendre compte des réalités politiques et culturelles du monde contemporain. Dans ce texte, il défend une « esthétique du dévoilement » qui rompt avec les formes héritées et revendique une littérature qui nomme, explicite et engage le lecteur face aux mécanismes de domination.
21/04/2026, 16:22
Sous couvert de réforme administrative, la transformation annoncée de la Sécurité sociale des artistes-auteurs ravive un vieux soupçon : celui d’un pouvoir qui consulte sans jamais infléchir ses décisions. Entre continuité assumée des pratiques, marginalisation des représentants élus et contournement du cadre législatif, le récit d’une modernisation tourne à la critique d’un système fermé sur lui-même. Lady En Passant quelque chose à nous en dire.
19/04/2026, 14:34
ANALYSE – La séquence ouverte par la reprise en main de Grasset, au sein d’un groupe lui-même intégré à l’écosystème constitué par Vincent Bolloré, s’inscrit dans une logique désormais identifiée au-delà du seul cas français. Le rapport Right to Write de la Fédération des scénaristes d’Europe décrit précisément ces configurations, où concentration des médias, recomposition des directions culturelles et transformation des conditions éditoriales convergent vers un même objectif : encadrer les récits en circulation dans l’espace public.
19/04/2026, 12:26
Concentration capitalistique, soupçons d’alignement idéologique et rupture avec une tradition éditoriale pluraliste : la mise à l’écart d’Olivier Nora après vingt-six ans à la tête de Grasset agit comme un révélateur. Thibault Leonard, fondateur de Primento, analyse cette recomposition du paysage du livre interrogeant l’indépendance des catalogues et, au-delà, le rôle démocratique de l’édition.
19/04/2026, 12:02
« Après Grasset, à qui le tour ? » La question que pose Sophie Caillat, présidente des éditions du Faubourg, maison indépendante, a quelque chose de piquant. Mais elle donne surtout l’occasion de partager quelques remarques, formulées dans un post et que nous reproduisons ici avec son autorisation.
18/04/2026, 10:51
Bolloré a encore frappé. Mardi 14 avril restera dans les annales du groupe Hachette Livre : Olivier Nora, homme « charismatique » comme le souligne Le Monde, à sa tête depuis plus de vingt ans, s’est fait évincer par le groupe Bolloré. Un très grand nombre d’auteurs et d’éditeurs ont vite réagi et montré publiquement leur soutien et leur mécontentement : ils veulent partir. Mais ce n’est pas si simple que ça…
16/04/2026, 10:49
Comment, diable, peut-on se lever un matin et, « en se rasant », avoir l’idée de créer un jeu sur la politique, à l’heure où (presque) plus personne n’y croit ? Oser s’amuser de la rubrique « faits divers » de la vie publique, alors que, H24 7/7, le monde entier la commente sur le zinc des plateaux et des réseaux ? Et qui plus est, préciser en gros et en gras, que ce nouveau jeu satirique ne s’adresse qu’« aux pourris uniquement » ?
16/04/2026, 10:32
Des États-Unis à l’Allemagne, la publication de livres ne relève plus seulement d’une logique de catalogue. Avec la filiale lancée par Tucker Carlson, l’expansion d’Axel Springer dans la presse anglophone et la reprise en main d’Hachette en France, une même tendance se dessine : des lignes politiques plus visibles autour de communautés déjà constituées.
15/04/2026, 15:43
Le départ d’Olivier Nora éclaire une séquence de tensions anciennes entre pouvoir politique et direction éditoriale au sein du groupe Hachette. À travers les relations conflictuelles entretenues avec Nicolas Sarkozy, puis les recompositions imputées à Vincent Bolloré, se dessine un affrontement durable autour de l’indépendance des maisons d’édition, entre influence, gouvernance et liberté de publication.
15/04/2026, 11:22
Sauter des pages dans un livre papier relevait déjà d’une petite entorse à la lecture classique – bien que cautionnée par Daniel Pennac. Avec le livre audio, ce geste devient invisible, presque banal. Pourtant, avancer dans un récit, ignorer des passages ou accélérer l’écoute transforme profondément notre rapport au texte, entre liberté nouvelle et fragmentation de l’expérience narrative.
14/04/2026, 16:18
Le Centre national du livre a présenté, ce mardi 14 avril, les résultats de son étude consacrée aux pratiques de lecture des jeunes Français, âgés de 7 à 19 ans. Si le nombre de jeunes lecteurs reste stable cette année, l'activité décline avec l'âge, en particulier chez les garçons, tandis que l'attention des jeunes lecteurs est captée par les écrans. Pour la présidente du Centre national du livre, Régine Hatchondo, il est temps de « massifier » les actions de promotion de la lecture, alors que les dépenses publiques sur le sujet sont en baisse.
14/04/2026, 14:59
12 Commentaires
Cédric
05/02/2019 à 12:25
Le montant maximum de 44.34 € par jour (en 2019 45.01) est identique pour tous les salariés, et n'a rien à voir avec le fait d'être auteur.
Après qu'une entreprise qui propose la subrogation pour le maintien de salaire, c'est possible mais pas systématique.
Pour tout ce qui est évoqué c'est effectivement déplorable.
Bettyna
05/02/2019 à 20:48
Aaaaah ah ah !!!!
Que c'est Bon, Meeerci pour cette poilade, effectivement vous êtes dingue, Auteur Un métier ? Et pourquoi pas Poète tant qu'on y est...
L'écriture reste "pour les prétentieux" en France, les feneants tout au mieux mais, plus drôle encore vous voulez ?
Quand on est Précaire, on est... Irresponsable. Si, si, riez riez... N'attrapons pas la Sinistrose! Souriressss
Hommage à Tous Ces Penseurs qui, depuis tous ces Siècles, nous ont précédés, grâce à qui... Et tout le reste encore... Hommage à Tous, miséreux messagers.
Merci pour ce témoignage merveilleusement bien écrit, l'humour ? C'est du Bonheur... Quoi de plus beau pour être Sauvé ?!?
Bravo d'avoir rien lâché, même si... Je sais :)
Marionnette
06/02/2019 à 09:49
Pour y bosser a la cpam....je peux vous assurer que les salariés font leur max avec ce que la direction veut bien donner comme moyen. Très peu de formation, charge de travail qui augmente, moins dembauches....ce sont malheureusement les assurés qui trinquent mais là haut, ils s'en fichent, ils remplissent leurs objectifs et touchent leurs primes, tout va très bien a l cpam du coup!!!
N'hesitez pas a vous joindre lors d'actions de salariés cpam on a besoin de vous pour qu'enfin les choses changent!
Joseph Béhé
06/02/2019 à 11:09
j'avais déjà eu l'occasion de l'évoquer. À Strasbourg, il y a beaucoup d'auteurs, notre association CVPro a obtenu un rendez-vous avec des cadres de la CPAM Strasbourg. Ils avaient expliqué qu'en moyenne, un employé de la CPAM n'avait quasiment qu'une chance de tomber sur un cas "auteur" dans TOUTE sa carrière. Donc, pas de formation professionnelle spécifique, de toutes manière, les cas étant tellement rares que ça ne servirait à rien personne ne peut retenir une procédure pendant des années sans avoir de cas pratique régulièrement. Ces cadres ont filé leurs deux e-mails pour que les auteurs qui avaient un problème puissent leur écrire et régler rapidement ces cas somme toute rarissimes à leur échelle. Tout a ensuite bien fonctionné pour les arrêts maladie et les congés maternité.
Maintenant, c'est une opération qu'il faut renouveler tous les 5 ou 6 ans, je présume.
C'est typiquement le genre de problème que seule une association peut résoudre.
Dupuy
06/02/2019 à 12:07
Pour mon arrêt maladie Hernie discale j'ai mis près de deux ans, ça a été tout juste que je dépasse le délai après lequel c'est trop tard (24 mois justement). C'est une amie qui travaille à la CPAM qui a réussi à démêler le truc entre CPAM et MDA. Très compliqué. En fait il y a un formulaire à remplir et renvoyer indispensable à la CPAM pour aller demander à l'AGESSA ou la MDA nos revenus de référence mais il ne nous le disent pas (souvent en interne les fonctionnaires de la CPAM ignorent qu'ils doivent le demander pour le joindre au dossier. Ce document est le document ref 166 de la CPAM. (c'est une attestation sur l'honneur comme quoi on n'a pas travaillé). Sans ce document, ils ne demanderont pas les revenus de référence à l'AGESSA ou la MDA. Le lien de ce précieux document sur le site de la https://www.ameli.fr/sites/default/files/cpam-paris_declaration-sur-honneur.pdf?fbclid=IwAR2tjOTK3xVZSzAEDvX33ETsdOVezbW-jt0Tbx2lbPSGcN8RVEzrwwu5SGw
Laconic
06/02/2019 à 13:06
Bossant moi aussi à l'AM, mais pas du tout dans l'administratif, je confirme le fait que mes collègues travaillent avec la même somme de travail, tout en voyant les retraités pas remplacés, ce qui surcharge quand même pas mal les habitudes de travail.
Autre point de rectificatif, les salariés des CPAM sont des employés du privé, en aucun cas des fonctionnaires (on me la fait souvent cette blague...).
Pour le peu d'artistes que je connais, c'est souvent la MDA qui est décrié dans son fonctionnement ubuesque...
Sylvie Albou-Tabart
07/02/2019 à 10:57
Bonjour,
Je suis affiliée à la même caisse d'assurance maladie depuis plus de 20 ans : le fait que je sois autrice ne devrait donc plus être une si grande surprise pour eux :gulp: Mais j'ai dû systématiquement me battre pour obtenir l'indemnisation de mes congés maternité et de mes rares arrêts maladie, dont un suspendu au motif que même si mon mari était en réanimation, avec un pronostic vital très engagé, rien ne m'empêchait d'écrire mes "petites histoires". Sic !
Depuis, les rares fois où je suis en arrêt maladie, j'adresse systématiquement un courrier au conciliateur de la CPAM afin d'éviter que la situation ne soit bloquée pendant de longs mois où l'on me demande comme à vous et à répétition l'attestation de mon employeur. Une astuce à connaître !
Bon courage à toutes et à tous
Maurice Pappalardo
07/02/2019 à 13:28
Je suis abasourdi!! j'ai travaillé toutes ma vie dans le privé, j'ai eu la chance de ne pas être souvent malade et les rares fois ou c'est arrivé ma boite faisait le complément pour que le salaire sois identique.
pourtant, étant un gros lecteurs (150 a 200 livres/an) je ne comprend pas que les créateurs de rêve que vous êtes ne gagnent pas mieux leur vie.
Maurice
Lou
08/02/2019 à 20:38
Le mot "auteur" a un féminin: "autrice" (et même deux: "auteure" si aimez les québecismes)... Pourquoi refuser de l'utiliser?
Sophie dieuaide
09/02/2019 à 16:54
Bonjour, j’emploie auteur parce Que c’est une fonction, parce que j’aime bien, parce que le mot n’est pas féminisé dans les lois qui nous concernent, parce que je suis habituée, parce que ce n’est pas là que je place mon féminisme... parce que ça doit rester le choix de chacune, non ?
Manu Causse
09/02/2019 à 09:06
Bravo pour ta patience et ton engagement, qui permettent au moins de clarifier la situation de la faire avancer. Petit détail linguistique qui a son importance : nous payons comme les salariés des cotisations sociales, et non des "charges" : nous cotisons pour nous ouvrir des droits à un système solidaire - même si les droits en question sont difficiles à faire appliquer. Malheureusement, certains interlocuteurs des organismes de gestion spécialisés, la MdA et l'Agessa, semblent avoir une connaissance très lacunaire du fonctionnement de ces cotisations et de ces droits.
Jean-Baptiste
07/11/2022 à 08:29
La perfection n'est pas de ce monde! Mais, peut être que réalisé la chance incroyable que nous avons de vivre et bénéficier du système français pourrais contrasté cette vision négative si propre à notre culture ;)
Je vous invite à regarder comment fonctionnent nos voisins partout dans le monde. C'est passionnant!