#Economie

Nous, handi(e)s, voulons vivre, contre les discours eugénistes compatissants

Lundi 4 mars, le journal Konbini News a publié une interview d’Anne Ratier, une femme avouant avoir tué son fils en 1987, alors âgé de 3 ans, car il était polyhandicapé. S’en est suivi un déferlement de commentaires validistes, félicitant cette femme d’avoir commis ce meurtre, car selon elle, la vie de son fils ne valait pas la peine d’être vécue. Le texte collectif est ici proposé dans son intégralité.

Le 10/04/2019 à 14:31 par Auteur invité

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10/04/2019 à 14:31

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Shawn Campbell, CC BY 2.0

Lettre ouverte pour le retrait du livre d’Anne Ratier J’ai offert la mort à mon fils.

Depuis les années 80, le 1er mars, le Disability day of Mourning (la Journée du Deuil Handicap) est célébré en mémoire des personnes handicapées tuées par leur famille. Cette journée vise à rendre visible l’ampleur d’un phénomène criminel, à garder en mémoire le nom des victimes, et à lutter contre les violences subies par les personnes handicapées : tous les jours, enfants et adultes sont tués ou poussés au suicide par leurs familles, leurs soignants et aidants.

Quinze jours avant cette commémoration annuelle, City Éditions publie le livre d’Anne Ratier J’ai offert la mort à mon fils. Elle y révèle son meurtre commis en 1987 sur son fils Frédéric, âgé de 3 ans. Elle veut faire de cet ouvrage un plaidoyer pour ce qu’elle appelle «l’euthanasie pour autrui». 

«J’ai l’espoir que cette loi sur l’euthanasie change, que les mentalités évoluent. C’est juste mon expérience, je ne veux pas donner de leçons. Je veux qu’on prenne en compte la souffrance d’une mère où il est question d’amour», dit-elle sur RTL le 4 février.

Frédéric naît avec de graves symptômes. Anne Ratier évoque un soi-disant état végétatif. Pourtant, son fils riait. Et si son médecin de famille a décrété qu’il s’agissait d’un simple réflexe, cette affirmation semble hasardeuse à plus d’un titre. Ce rire est la seule évocation par Anne Ratier des émotions de son fils. Dans ses interviews comme dans son ouvrage, elle n’évoque qu’elle-même, qualifie Frédéric de «légume», justifie son meurtre par le fait que «[sa] vie n’était pas vraiment la vie, c’était une survie, une agonie».

Peu importe le soutien, l’accompagnement, ou la qualité des centres de soins, elle «n’aurait pas agi différemment, parce que c’est sa vision des choses». L’empoisonnement de son fils et ses trois jours sans nourriture ni eau sont présentés comme un acte d’amour, alors même qu’elle entendait ses râles d’agonie. Depuis cette publication, les articles de promotion du livre et les interviews de l’autrice se sont multipliés dans les médias, dans le magazine Parents le 7 février, sur France Bleu le 24 février, dans La Voix du Nord le 5 mars, le site web Handicap.fr, L’Essentiel et France TV Info le 6 mars, Les Terriens du Dimanche sur C8 le 10 mars, à nouveau France TV Info le 8 mars, etc. C’est la vidéo de Konbini News, le 4 mars, qui devient virale sur les réseaux sociaux. La plupart des médias donnent exclusivement la parole à Anne Ratier.

Quelques-uns mentionnent la «polémique» dont elle à l’origine. L’opinion publique se déchaîne en ligne, prenant massivement la défense du meurtre d’Anne Ratier; vantant son «courage» et son «sacrifice» au nom de «l’amour maternel». L’infanticide devient une preuve de compassion et de générosité. Le meurtre serait la conséquence d’une soi-disant lucidité face à la vie et au futur de Frédéric, alors même qu’elle ne sait pas ce qu’il ressent, et qu’il ne peut le décrire.Un tel raisonnement est impensable pour un enfant valide.

Une telle promotion médiatique est inacceptable pour les handi·e·s. Nous, handi·e·s, écrivons cette lettre ouverte, car nous sommes choqué(e)s, blessé(e)s, scandalisé(e)s par la tournure que prend ce débat public. Que nous soyons malades chroniques, neuroatypiques, quels que soient nos diagnostics, nos symptômes ou nos troubles, ce sont d’abord les normes d’une société inadaptée qui constituent les obstacles qui nous handicapent. Nous trouvons intolérable qu’une telle visibilité soit offerte à des propos eugénistes, sans qu’ils ne soient sérieusement remis en cause. Comment ne pas être envahis de colère, face à la médiatisation généreuse des propos d’Anne Ratier? Elle est le symptôme d’un système institutionnel validiste qui nous exclut.

Elle est le symptôme d’une culture validiste largement répandue dans tous les groupes de la société, qui nous déshumanise et refuse de nous accorder nos droits humains fondamentaux. La publication, la circulation et la promotion de ce livre sont dangereuses. Il met en danger toutes les personnes malades et dépendantes déjà maltraitées par leurs familles, leurs conjoint-e-s ou leurs proches. Aux familles sidérées par l’annonce de la maladie de leur enfant, il laisse supposer que tuer leur enfant en raison de son diagnostic serait un acte généreux.

Il légitime les infanticides d’enfants handicapés, déjà massifs. Il est dramatique et effrayant que l’assassinat d’un enfant de 3 ans soit excusé par tant de nos contemporains. Nous ripostons déjà : nombre d’activistes handi·e·s en ligne et de proches ont publié des articles, témoignages, billets audio (écouter la chronique de Maxence), bandes dessinées (voir le dessin de Freaks) et vidéos (voir la vidéo de Vivreavec) pour faire part de leur sidération, de leur analyse d’un tel discours validiste et de ses conséquences. Uni·e·s pour écrire cette tribune, nous réclamons un droit de réponse. Nous demandons à ce que journalistes, médias, politiques, personnalités publiques, tous et toutes lisent nos textes, écoutent notre voix, comprennent nos perspectives et relayent notre parole. Nous sommes handi·e·s et nous parlons pour nous-mêmes, nous organisons et luttons ensemble.

Depuis plusieurs dizaines d’années, les mouvements activistes handi·e·s répètent haut et fort : Rien sur nous sans nous.

Il n’y a pas de débat possible sur la qualification de l’acte. Il s’agit d’un homicide volontaire avec préméditation sur une personne vulnérable et dépendante (voir l’article d’Elisa Rojas). Ce n’est ni une euthanasie (mort sans douleur administrée par le corps médical), ni un suicide assisté (projet intentionnel de la personne en souffrance). Frédéric vivait, riait, n’a jamais demandé à mourir (voir l’article de BlogSchizo).

Il est mort après une longue agonie. Aucun diagnostic et aucun symptôme ne justifie la mise à mort d’une personne. Les parents n’ont pas droit de vie ou de mort sur leurs enfants, malades ou non. La vulnérabilité de la victime est même une circonstance aggravante devant la loi. Quelques interventions de personnes publiques et de rares articles de journaux ne contrebalancent pas la vague de violence que nous avons subie. Personne n’a le droit de nous tuer, quelle que soit la gravité de nos conditions (voir l’article de Sandro Swordfire).

Celles et ceux qui, parmi nous, sont dépendant·e·s, ont des douleurs chroniques, des difficultés à s’exprimer, ne peuvent pas manger ou se tenir debout sans assistance, ont du plaisir à vivre et à nouer des relations épanouissantes avec les autres. Nos vies valent la peine d’être vécues (voir l’article d’Elena Chamarro). Certain·e·s ont été privés de cette opportunité, comme Frédéric et tant d’autres enfants tués par leurs proches ou leurs aidants en raison de leur maladie. Nous sommes en vie, et aujourd’hui, expliquons dans cette lettre nos critiques à ce semblant de débat et nos revendications.

On ne tue jamais par compassion ni par amour, mais par haine.

Affirmer que la mort pourrait être un soulagement pour les handi·e·s et malades relève d’une pensée eugéniste : l’eugénisme n’est pas un spectre du passé, mais un héritage présent dans notre société (voir l’article de Dcaius). La «mort par compassion» ou Gnadentod fut la justification du meurtre par l’Allemagne Nazie de 270000 personnes handicapées en Europe.

Nous faisons face quotidiennement au validisme, oppression exercée envers celles et ceux qui sont malades chroniques, neuroatypiques, avec des symptômes ou des troubles, avec ou sans diagnostic... Dévalorisation, exclusion, discrimination et exercice de violences, au niveau personnel, politique, économique et culturel (voir aussi la brochure de Zig) constituent notre quotidien. Lorsqu’une société transmet le mépris et le rejet des handi·e·s, lorsqu’une société organise leur exclusion, leur discrimination, tolère les violences, elle nourrit la haine à leur égard, favorise les gestes et les propos meurtriers.

L’idée selon laquelle une vie qui n’est pas parfaitement indépendante de toute aide et assistance extérieure ne vaut rien est une illusion.

Personne ne naît, ne se construit, ne survit ou ne se reproduit seul. Nous sommes interdépendants. Chaque être humain peut devenir dépendant du jour au lendemain, ou au fur et à mesure du vieillissement. L’intégration et l’autonomie des handi·e·s concerne toute la société.

Nous voulons bénéficier d’assistance, d’aides, de soutien, de moyens matériels — comme ceux qui ont permis à Stephen Hawking de mener sa vie en pleine autonomie, malgré le validisme. Nous méritons d’accéder à une telle autonomie et de bénéficier de tels soutiens. Nous avons le droit à ce que notre environnement s’adapte à nous, pour nous permettre de vivre la vie que nous voulons, banale, aventureuse, tranquille ou ambitieuse.

Les violences et discriminations que nous subissons

Ce ne sont pas nos douleurs, nos limitations, nos maladies ou nos diagnostics qui nous empêchent de bien vivre : ce sont les discriminations et violences que nous subissons. Les enfants handicapés sont victimes d’abandons, de violences et d’assassinats — au sein du cercle familial, par les soignant·e·s et les aidant·e·s (voir le rapport du 3977 et l’article du Collectif-citoyen-handicap). Nombre d’entre nous en ont fait l’expérience et y ont survécu.

Nous sommes plus souvent victimes de violences, en particulier sexuelles, que les personnes valides (voir le rapport de l’association Femmes pour le Dire Femmes pour Agir FDFA). Nos accès à la scolarité, au logement, au transport, à l’emploi, à la protection juridique et aux soins sont très complexes ou impossibles. Nous subissons une grave précarité économique, et devons couvrir plus de besoins avec beaucoup moins de revenus. On nous contraint à vivre dans des institutions, on nous rend économiquement dépendants de nos conjoints.

Nous passons notre vie à nous faire reprocher notre existence, apprenons très tôt à courber la tête, et à subir en silence. Nous vivons dans une société qui estime que nous devrions éprouver de la gratitude d’être en vie. Nous ne sommes pas représenté·e·s, ni en politique, ni dans les médias — à l’exception des freak shows du Téléthon et des Jeux paralympiques qui sont mis en scène et commentés comme des parades. Lorsque nous sommes représenté·e·s dans les actualités ou dans la culture populaire, c’est systématiquement sous la forme de stéréotypes manichéens. La parole des activistes handi·e·s est très peu, voire pas du tout relayée.

Beaucoup pensent que nous serions mieux en institution, dans des lieux où tout est fait pour s’occuper de nous, à l’écart des personnes «normales». Anne Ratier décrit à raison les conditions d’hébergement en institution comme déplorables.

Comme le dit si bien le CLHEE (Collectif Lutte et Handicaps pour l’Égalité et l’Émancipation) : «l’institutionnalisation constitue une ségrégation sociale et spatiale inacceptable. Elle rend impossible pour les personnes handicapées l’exercice plein et entier de leurs droits. Elle porte atteinte à la liberté des personnes handicapées, contraintes de vivre en institution faute d’alternative, dont la vie quotidienne se trouve régie et contrôlée par des professionnels du secteur médico-social. Par son fonctionnement en vase clos et la faiblesse des contrôles extérieurs, l’institutionnalisation favorise les situations d’abus, d’exploitation salariale, d’atteintes à la vie privée et de maltraitance des personnes handicapées».

Catalina Devandas-Aguilar, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits des personnes handicapées, a rendu récemment un rapport prenant acte de l’état catastrophique de leur prise en charge en France, où s’accumulent les maltraitances, et demande la fermeture progressive de toutes les institutions — c’est une question de respect de nos droits humains fondamentaux (voir aussi ses observations préliminaires)

Nous luttons pour l’autonomie de tous et toutes — l’accès à un logement autonome et adapté en est une condition nécessaire, contrairement à ce que propose la loi ELAN. Une Allocation Adulte Handicapé non alignée sur les revenus du conjoint, d’un montant suffisant, est tout autant nécessaire pour lutter contre les violences domestiques et conjugales envers les personnes handicapées.

Nous voulons un système scolaire adapté à tous les troubles et maladies, sans être mis·e·s à l’écart. Nous réclamons des services de proximité fournissant l’aide technique, humaine, psychoéducative, médicale, humaine et financière nécessaire. Nous voulons des prises en charge médicales décentes pour toutes et tous. Nous luttons pour une société qui cesse de nous exclure, qui nous représente tels que nous sommes, et surtout, qui nous donne la parole.

À propos de féminisme

De nombreuses personnes ont voulu modérer nos critiques, avançant l’argument du contexte patriarcal dans lequel Anne Ratier a commis ce meurtre prémédité. Un contexte où la charge des enfants est presque exclusivement portée par les mères. Elles bénéficient de très peu d’aide extérieure, qu’elle soit financière, matérielle et d’assistance — alors même que les pères sont les premiers à abandonner leurs enfants handicapés en jeune âge. Nous dénonçons la solitude et la détresse dans laquelle sont laissés les parents d’enfants handicapés, et plus encore les mères (voir les témoignages de Ange La et d’Amélie).

Nous dénonçons leurs difficultés lorsqu’ils et elles veulent garder leurs enfants en famille, l’inaccessibilité de l’assistance et les embûches à la scolarisation. Nous dénonçons surtout la façon dont le corps médical aborde la maladie d’un enfant : depuis le diagnostic prénatal contraint, en passant par les injonctions à avorter en cas de diagnostic positif, jusqu’aux affirmations souvent sans fondement que l’enfant est «de toute façon condamné» à mourir jeune.

De nombreux médecins voient une maladie incurable comme l’échec de la médecine, à contenir et éradiquer à tout prix. Nous dénonçons ce validisme social et médical — mais rien de cela ne minore la gravité du crime des parents infanticides. Nombreuses parmi les rédactrices de ce texte sont féministes autant qu’elles sont anti-validistes, et le répètent haut et fort : condamner des infanticides n’a rien d’antiféministe.

Les personnes désirant un enfant doivent savoir que mauvaise santé, limitations, troubles et maladies chroniques sont normaux, et beaucoup plus fréquents qu’elles ne le croient — qu’importe que ceux-ci se manifestent à la naissance ou plus tard. Rien de tout cela ne justifie les reproches, les mauvais traitements, l’absence de soin, les violences ou la mort. Il s’agit de responsabilité parentale : s’il est hors de question de remettre en question le droit à l’avortement, tout comme à un avis médical scientifique et rigoureux, un infanticide est inacceptable.

Nous ne nous laisserons pas passer pour des antiféministes, traditionalistes ou conservateurs. Nous sommes handi·e·s et en colère. Nous combattons les discours eugénistes soit-disant compatissants.

Nos revendications sont claires : donnez toujours la parole aux activistes handi·e·s, lorsque vous parlez maladie, handicap ou troubles psychiques - non pas pour traiter nos souffrances de manière voyeuriste comme les médias y excellent souvent, mais parce que nous sommes seul·e·s expert·e·s de nos vies. Trop souvent, la parole n’est donnée qu’aux institutions, aux médecins et aux familles, dont les points de vue sont souvent biaisées et produisent des schémas validistes sous l’apparence de la compassion et du sacrifice.

Nous demandons aux médias et journaux qui ont fait la promotion du livre d’Anne Ratier de diffuser par les mêmes canaux cette lettre ouverte, comme un droit de réponse de la communauté handie.

Nous demandons aux librairies et aux bibliothèques de retirer ce livre de leurs rayons. Nous vous invitons tous et toutes à lire les textes et regarder les vidéos réalisées par les activistes handi·e·s, à diffuser nos travaux, à nous inviter à vos émissions, conférences, rencontres, interviews, à recourir à nos expertises. Ne laissez pas les institutions sociales ou de soins, les médecins, les familles, prendre la parole en notre absence.

Plus jamais rien sur nous sans nous.

Les signataires

Cordélia, militante LGBT;

Mathieu Rigouste essyiste en sociologie sur les violences policières;

Grace Ly ;

 Pierre Brasseur, sociologue;

 Lucie Nayak sociologue;

Marie Rabatel présidente de l’association francophone de femmes autistes;

Julie Dachez, militante autiste;

Fabienne Cazalis directrice de recherche au CNRS chercheuse en sciences cognitives;

Laurent Mottron, psychiatre, chercheur en neurosciences;

Simonae, magazine féministe;

Collectif Feministe vs Cyberharcelement;

Licarion, vidéaste;

Clémity Jane, vidéaste féministe;

VivreAvec, militante antivalidiste et LGBT+;

Dcaius, militant antivalidiste ;

Elisa Rojas, avocate et militante cofondatrice du CLHEE;

Elena Chamorro militante antivalidiste;

BlogShizo ;

Sandro;

Swordfire,

Amélie Tsaag Valren

Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com

3 Commentaires

 

Mikado44

11/04/2019 à 00:28

Cet article fait " froid dans le dos" c'est horrible de réagir de la sorte !!!
quand arrêterons nous de maltraiter les personnes handicapées :down:

Cricri

13/04/2019 à 12:30

pourquoi on ne veux pas nous publier nous écouter tout simplement nous laisser exister et vivre dignement? Plein d'asso de collectif etcc et on arrive pas à avancer.
Pourquoi

MASROST

07/07/2022 à 15:38

Je penses lorsque, au travers de la la société, en tous domaines que cela soient, écoles, études, Travail, milieux de santé, accès à la culture, aux loisirs, j'en passes...., bien des familles en seraient hautement responsable, les familles étant le ciment justement de la société, soit de sa mentalité discriminatoire. Nul ne devrait prétendre de droit de décider des conditions de vie des autres, handi ou non, de décider de mort non plus. Quand le cas se produit, c'est de se demander finalement, qui dans les têtes, se trouve être vraiment "Normale ". Le sentiment que ces individus qui discriminent les autres fautes de handicap(s), de différences, sont resté à état de mentalité primaire, des individus sensé être des êtres dits, sociable, civilisé, supérieur aux animaux, et qui en fait, inviteraient à questionnement de leur sujet, faute de leur conduite, de leur bassesse finalement. En oublient ils de plus, qu'ils sont des êtres, des créatures elles même, vieillissantes. Comme en toutes formes d'êtres existant sur cette planète, elles aussi sont dégradable, périssable. Ne devraient elles pas alors, au moindre coup de légère fatigue, une faiblesse subite, j'en passes, être discriminé de ce fait ? Que penseraient elles si elles se trouvaient du jour au lendemain, cloué sur fauteuil, ou plaqué sur un lit à vie en état de légume suite à accident, maladie, lié à l'avancé en âge ? De plus, inciter à mépriser au point d'humilier, de torturer, de pousser au suicide quelconque se trouvant handi, différent, etc., n'est aucunement lié à des actes dits, d'individus considérés comme étant normaux. Dans de tels cas, qu'est ce qui permet de définir, qui défini aussi, que ces immondes soient véritablement "normaux", ou dit aussi des "Ordinaires" ?

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“Nous sommes sans voix” : pourquoi la France a expulsé l’autrice italienne Elena Mistrello ?

Invitée au festival BD Colomiers pour présenter Syndrome Italie, l’autrice italienne Elena Mistrello a été expulsée dès son arrivée à l’aéroport de Toulouse, le 21 novembre 2025. Agnès Tricoire, Présidente de l'Observatoire de la liberté de création, a fait parvenir à ActuaLitté un courrier adressé au préfet de la Haute-Garonne, interpellant sur cette situation des plus incongrues. 

08/12/2025, 12:46

ActuaLitté

Trois ans de travail envolés : la réalité du métier d'autrice en 2025

Autrice-dessinatrice depuis 2003, reconnue en France et à l’étranger, Élodie Durand a vu en 2025 deux contrats annulés et trois années de travail disparaître, révélant la précarité structurelle des artistes-auteur·ices. Son témoignage rappelle combien le projet de loi sur la continuité de revenus est essentiel pour garantir des conditions de création dignes et durables.

08/12/2025, 10:19

ActuaLitté

Frais de port à 3 € : la mesure qui fait chuter la lecture en France ?

Depuis l’entrée en vigueur de la loi Darcos fin 2021, les commandes en ligne de livres neufs de moins de 35 € sont systématiquement assorties d’un minimum de 3 € de frais de port — un surcoût désormais inscrit dans l’acte d’achat. Deux ans plus tard, cette mesure destinée à « rééquilibrer la concurrence » entre plateformes numériques et librairies physiques apparaît comme une taxe invisible sur la lecture.

08/12/2025, 05:00

ActuaLitté

“On meurt de faim en écrivant” : pourquoi la France abandonne ses créateurs

La question de la continuité de revenus pour les artistes-auteurs s’impose aujourd’hui comme l’un des enjeux majeurs de la politique culturelle. Malgré l’existence d’un statut juridique spécifique, confirmé notamment par les constats du Rapport Racine en 2020 sur la fragilité économique du secteur, les créateurs restent soumis à des rémunérations irrégulières, dépendantes des avances, des droits perçus ou des résidences obtenues. 
 

05/12/2025, 12:13

ActuaLitté

Pierre Drachline : dix ans après, le souvenir intact d’un éditeur hors normes

Dix ans après la disparition de Pierre Drachline, ses collègues du Cherche midi lui rendent un hommage vibrant, à la mesure de son exigence littéraire et de sa liberté d’esprit. Éditeur entier, intransigeant et profondément humain, il a marqué ceux qu’il accompagnait par son regard acéré et son sens de la vérité des mots. Un héritage vivant selon eux, qui continue d’éclairer celles et ceux qui font la littérature aujourd’hui.

04/12/2025, 12:14

ActuaLitté

Droit de réponse : “Le Groupe Nosoli a engagé une transformation profonde de son modèle”

ActuaLitté a fait état, le 21 novembre dernier, de plusieurs opérations sur le capital de la société Decitre par le groupe Nosoli, également propriétaire du Furet du Nord. Malgré nos efforts, nous n'avions pas pu obtenir de commentaires de la part de Nosoli avant la parution de l'article. Christophe Desbonnet, président de Nosoli, a demandé un droit de réponse, que nous lui accordons ci-dessous.

02/12/2025, 09:50

ActuaLitté

Les librairies indépendantes “sont, et doivent rester libres de leurs prises de position”

Dégradations de vitrines, menaces, sanctions économiques... Depuis quelques semaines, les librairies indépendantes françaises sont visées en raison de leurs prises de position ou des ouvrages qu'elles proposent. L'Association Librairies Indépendantes en Nouvelle-Aquitaine (LINA) s'inquiète de ce climat délétère et appelle les pouvoirs publics à agir pour soutenir la profession.

01/12/2025, 10:49

ActuaLitté

“Nous ne transigerons pas” : des voix s’élèvent contre les attaques en librairie

Le 27 novembre au soir, plus de 250 personnes se sont rassemblées place de la République, à Paris, pour dénoncer la multiplication d’attaques, d’intimidations et de campagnes de harcèlement visant des librairies indépendantes. 

28/11/2025, 14:21

ActuaLitté

“J’ai gagné à la loterie de l’édition… mais rien n’a changé”

Incroyable. Voilà ce que je me suis dit en voyant les premières mentions de ce projet de loi sur la continuité de revenus pour les artistes-auteurs. Incroyable au sens premier : je ne pouvais pas y croire. Par Benjamin Adam.

28/11/2025, 10:00

ActuaLitté

Illustrateurs et auteurs : une précarité qui use le corps et l’esprit

« Et puis un autre danger, c’est un danger d’une nature plus psychologique, c’est le dérèglement que peut entraîner la solitude, que peut entraîner la fatigue nerveuse qui résulte de cette vie au jour le jour, où vous n’êtes jamais sûr du lendemain. Vous passez constamment par des états extrêmes… d’extrême enthousiasme, d’extrême soucis, d’extrême fatigue. Il y a une fatigue nerveuse très forte. » Nicolas Bouvier, à propos de son premier voyage. Tribune signée par Henri Fellner.

26/11/2025, 11:00

ActuaLitté

Sécuriser la création : un enjeu vital pour les artistes-auteurs

Dans un paysage culturel où les créateurs cumulent souvent les activités pour survivre, les obstacles administratifs et financiers freinent l’émergence de nouvelles voix. Une réforme ambitieuse pourrait enfin garantir des conditions de travail permettant de créer sans s’épuiser. Par Thomas Fouchault, auteur, éditeur, et président de la Ligue des Auteurs Professionnels depuis 2023.

26/11/2025, 10:31

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Subvention bloquée par la droite : Paris Librairies dénonce une manœuvre politique

L’association Paris Librairies dénonce le rejet, au Conseil de Paris, du dispositif de 500.000 € destiné à soutenir quarante librairies indépendantes de la capitale. Elle pointe une manœuvre politique qui fragilise un secteur déjà en grande difficulté et cible une librairie pour sa ligne éditoriale. Dans un contexte de pressions, de vandalisme et d’intimidations, elle appelle à réinscrire la mesure à l’ordre du jour de décembre et à défendre le pluralisme démocratique.

24/11/2025, 15:19

ActuaLitté

285 autrices et auteurs de BD renoncent à Angoulême

Une tribune collective lancée par des autrices, créatrices et professionnel·le·s de la bande dessinée vient secouer l’Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD). Elle dénonce avec force la « crise » que traverse le festival, tant sur le plan des conditions de travail que de la gouvernance de l’organisateur 9e Art+ — et revendique un changement radical, à la fois culturel et institutionnel.

22/11/2025, 15:32

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FIBD d’Angoulême : les équipes appellent à un dialogue apaisé

Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême traverse une crise sans précédent, nourrie par l’affaire dite “Chloé” et par une série de prises de position mettant en cause sa gouvernance et sa gestion des violences sexistes et sexuelles. Alors que la profession exprime une colère profonde, les équipes du FIBD appellent à la nuance, au respect des faits et à la préservation d’un événement qu’elles considèrent comme un bien commun. Nous reproduisons leur texte ci-dessous.

21/11/2025, 08:38

ActuaLitté

Sans artistes, pas de livres : pourquoi nous laisser dans la précarité ?

Je suis illustratrice en jeunesse et en presse depuis 2009, en bande dessinée depuis peu. Je n'ai jamais eu d'autre MÉTIER. Métier en majuscule, car créer est un métier, pas un hobby. Mon métier créatif permet à d'autres métiers d'exister : éditeurs-rices, directeurs-rices artistiques, graphistes, représentants, commerciaux et j'en passe. Par Bérengère Delaporte.

19/11/2025, 16:20

ActuaLitté

Des appels au Sénat et à l'Assemblée pour aider les librairies face aux bailleurs

Commerces fragiles en raison d'un rapport de force défavorable avec la distribution, les librairies sont par ailleurs confrontées à des hausses de leurs charges fixes particulièrement importantes. Les montants des loyers deviennent ainsi de sérieuses menaces pour la survie de ces commerces, dénonce Pascal Deynat, docteur en ichtyologie et libraire au sein du groupe Gibert Joseph. Il a déposé des pétitions auprès du Sénat et de l'Assemblée nationale, afin de pousser les pouvoirs publics à encadrer les loyers des établissements commerciaux. Il revient sur sa démarche dans une tribune.

19/11/2025, 11:23

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Les Passantes : des vies effacées qui éclairent l’Histoire

Comme les éditions Anacharsis misent sur les vies effacées, l’historien Philippe Braunstein ouvre le bal de cette collection si brassensienne. Et l’intéressé (Philippe, pas Georges) d’attaquer d’emblée un détail éditorial : « Donc je peux dire tout de suite que je suis furieux de la couverture qui a été faite, parce que ça n’a aucun rapport avec Venise, ni avec un noble vénitien, ni avec un ambassadeur, et ils ont inventé un portrait qui n’existe pas. »

09/02/2026, 17:19

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Witold Gombrowicz, l’ennemi radical des identités figées

Dans cet article, Charles Garatynski relit l’œuvre de Witold Gombrowicz comme une entreprise radicale de déstabilisation des identités, des rôles et des formes sociales. De Ferdydurke à Cosmos, l’écrivain polonais apparaît comme un penseur de l’inauthenticité, pour qui la littérature devient un espace de résistance contre les assignations culturelles, nationales et symboliques.  

09/02/2026, 16:33

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Bernard Werber : “L'imagination est un artisanat qui réclame une certaine rigueur”

Depuis quelques semaines, Bernard Werber s’installe comme un horloger mystique prêt à disséquer l’imaginaire humain et la littérature, à travers un podcast qu'il a monté. Ici, pas de nostalgie confortable : place au moteur brut, à l’idée nue, au monde qui naît sous le scalpel narratif. Entre méthode d’atelier et pulsion de création, il démonte la fiction pièce par pièce, puis la relance comme une machine vivante prête à happer l’auditeur.

06/02/2026, 14:11

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L’Amérique au bord du précipice : pourquoi la culture renversera Donald Trump

L’Amérique tangue, ivre de sa propre légende, coincée entre les néons sales du pouvoir brut et les fantômes électriques de Ginsberg qui hurlent encore sur l’asphalte. Dans le cockpit, un milliardaire enragé joue avec les boutons rouges comme un enfant trop riche dans un magasin d’armes. Pourtant, sous la tôle froissée, le moteur démocratique gronde. Les poètes, les musiciens, les libraires, les profs, les types fatigués qui votent sans illusions tiennent encore la ligne. Ce texte parle d’une chute possible. Mais surtout d’une résistance culturelle qui mord, qui encaisse, qui refuse de plier. Par Mathias de Breyne.

06/02/2026, 14:08

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“Norma Jeane Baker était une femme. Marilyn Monroe était un mythe”

De la découverte sidérante de la mort de Marilyn Monroe à l’enquête intime sur Norma Jeane Baker, ce Daniel Charneux retrace ici une fascination née dans l’enfance et devenue projet littéraire. Entre mémoire personnelle, immersion dans les archives, films et biographies, et réflexion sur l’identité, l’auteur traque la femme derrière l’icône. Une plongée sensible dans la fracture entre mythe hollywoodien, violence médiatique et destin humain brisé. Il publie ce 5 février I'm not M.M. chez Arléa.

04/02/2026, 09:00

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Beyrouth Paradise de David Hury : “Tout le monde a quelque chose à cacher à Beyrouth“

Beyrouth s’accroche aux branches du cèdre du Liban comme par miracle, ce pays reste un mystère pour Marwan Khalil, désormais à la retraite. Sa pension de flic n’étant pas suffisante, il a ouvert dans son quartier, un cabinet de détective privé. Pas de quoi vivre dans le luxe, mais bien assez pour s’acheter de quoi fumer et mettre de l’essence dans sa bonne vieille Alfa dans laquelle, dans ce nouvel opus, il écoute les cassettes de Chris de Burgh en boucle. 

02/02/2026, 10:53

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“Proposer des livres à petit prix, c’est une belle mission”

Un livre à petit prix posé entre des chargeurs de téléphone, des timbres et des chariots de supermarché : la scène a quelque chose de trivial et de politique à la fois. Avec le rachat d’Expodif et de Temps Livre, Maxilivres revendique une vision industrielle de la lecture : faire circuler des millions d’ouvrages hors des circuits consacrés, capter l’achat d’impulsion, épouser les contraintes budgétaires et transformer l’économie circulaire en moteur culturel.

29/01/2026, 10:00

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Hitler contre Artaud : comprendre une confrontation imaginaire

Entre 1930 et 1932, Antonin Artaud séjourne à plusieurs reprises à Berlin, au moment même où la République de Weimar s’effondre. À partir d’archives, de lettres, de manuscrits et d’une relecture attentive des textes asilaires, Ilios Chailly retrace ces séjours berlinois et interroge l’une des affirmations les plus troublantes d’Artaud : sa rencontre supposée avec Adolf Hitler.

27/01/2026, 13:06

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“Les poètes inconnus majoritaires, le public les conspue”

La poésie se joue souvent sous néon blafard, entre un verre tiède et une rage froide. Ici, on dégoupille la grenade avec un sourire carnassier : la Maison de la poésie, ses VIP, ses têtes d’affiche, son petit théâtre bourgeois. Le texte grince, éructe, ricane. Un pamphlet en roue libre, entre PMU, Johnny imaginaire et satire sociale, où la littérature se cogne au star-system comme un poète contre une vitrine.

27/01/2026, 11:33

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Heated Rivalry : comment une romance entre hockeyeurs a déclenché une folie mondiale

Il y eut After, Calendar Girl et bien d'autres : un autre phénomène se profile, sur fond de patinoire. Heated Rivalry, romance sportive homosexuelle d'après l'oeuvre de Rachel Reid, connaît un engouement fulgurant depuis son adaptation télévisée – avec un raz de marée sur les livres en bibliothèques et librairies américaines. Parue sans faire de bruit en France dès 2021 (avant de disparaître des rayons), la saga reviendra dans une nouvelle traduction. 

24/01/2026, 10:38

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Radiographie du Brésil : “On vit encore aujourd’hui les résultats de chaque mauvais choix”

Plonger dans Eldorado, c’est embarquer à l’arrière d’un camion brinquebalant, quelque part entre une saga familiale, une radiographie politique et un western tropical sans héros. Marcello Quintanilha raconte le Brésil comme on raconte une cicatrice : sans pathos, avec précision, en laissant affleurer la colère, la tendresse et les regrets. Un roman graphique comme une confession à ciel ouvert, où l’histoire intime devient un procès-verbal du siècle.

23/01/2026, 16:00

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Diffusion du livre photo : résoudre “l’impossible équation économique“ des éditeurs

« La réalité d’un livre photo, c’est qu’on le conservera durant une année entière. Et au moment où l’on se décide à le renvoyer, un client le sauvera du retour pour l’acheter. » Cette théorie, qu’une libraire présente dans la salle du Musée de Picardie expose comme amplement vérifiée, concluait les échanges avec humour et délicatesse. Pour autant, l’anecdote dit quelque chose de cette difficulté de diffusion…

22/01/2026, 18:24

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Les livres de photos “nous arment contre la violence de notre monde d’images”

À l’occasion de la journée de sensibilisation au livre de photographie organisée à Amiens, ce 22 janvier par France Photobook, Éric Cez a ouvert les échanges en proposant un autre regard. Cofondateur de la maison d’édition Loco et président de l’association, il invite à « nous armer contre la violence de notre monde d’images », par la photographie.

22/01/2026, 11:00

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Lire les images : le pari du livre de photographie en bibliothèque

Bibliothécaire à la médiathèque L’Odyssée de Lomme, Mario Alonso retrace, dans cet entretien, la création d’un rayon consacré au livre de photographie, les choix de médiation qui l’accompagnent et l’évolution du regard du public sur ce type d’ouvrages. Il revient sur sa manière d’aborder la photographie comme un langage narratif, sur l’importance de l’éducation à l’image et les raisons qui le conduisent à intervenir lors de la prochaine journée professionnelle dédiée au livre photo, organisée à Amiens.

22/01/2026, 10:14

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Toujours vient la nuit : l'art poétique de Robert E. Howard, créateur de Conan le Barbare

Ce 22 janvier parait la première édition intégrale bilingue des poèmes de Robert E. Howard (1906-1936), intitulée Toujours vient la nuit/Always Comes Evening. Imaginée par Mecanic Books, cette publication jette une nouvelle lumière — assez noire — sur l'œuvre du créateur de Conan le Barbare et de Solomon Kane, en présentant ses poèmes traduits par François Truchaud et Patrice Louinet. Les éditeurs reviennent sur cet ouvrage insolite, au façonnage audacieux, sublimé par les illustrations d'Antoine Leisure.

22/01/2026, 09:57

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Format, papier, rythme : le travail invisible derrière les livres photo

Dans l’édition photographique, le livre n’est jamais un simple contenant. Format, papier, rythme des pages, respiration des images : tout concourt à transformer une série de photographies en un objet lisible, manipulable, partageable. Ce travail de mise en forme, souvent invisible pour le lecteur, est pourtant au cœur de la création éditoriale. Designer graphique spécialisée en identité visuelle et typographie, autrice et enseignante, Lucie Baratte en a fait son terrain de pratique et de réflexion, notamment à travers sa collaboration de longue date avec les éditions Light Motiv.

22/01/2026, 07:16

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Congo-Brazzaville : “Nos histoires méritent d’être imprimées, lues et transmises”

Au Congo, Jevic Josué Otiléon, fondateur de Centrale Comics, est le lauréat du Prix Lili 2025, mais c’est aussi un auteur, dessinateur, entrepreneur, acteur engagé, rêveur, passeur et bâtisseur. Une belle personnalité, calme et attentive aux autres, qui construit un catalogue ambitieux en accompagnant patiemment ses auteurs de BD. Propos recueillis par Agnès Debiage (ADCF Africa).

19/01/2026, 12:34

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“Il faut s’organiser collectivement pour se défendre concrètement”

La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires a tenu, vendredi 16 janvier 2026, une conférence de presse à l’annexe de la Bourse du travail de Paris. Ses membres, aux côtés d’autres acteurs engagés du monde du livre, y ont dénoncé la multiplication des attaques d’extrême droite contre les librairies et le climat politique, policier et médiatique qui les rend possibles. Un fait jugé inédit depuis des décennies a été particulièrement souligné : la perquisition, le 7 janvier dernier, de la librairie féministe Violette and Co.

16/01/2026, 18:22

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L’industrie du livre, ou l’art délicat de se concentrer en feignant de s’en foutre

Il y a dans l’industrie du livre quelque chose d’un ballet étrange : une danse de bilans déficitaires, de discours vertueux, de concentrations “raisonnables” et de communiqués qui jurent, la main sur le cœur, que tout cela se fait au nom de la diversité. On fusionne pour mieux défendre la pluralité, on rationalise pour préserver la création, on licencie pour sauver la chaîne du livre — cette créature mythologique que tout le monde invoque mais que plus personne ne nourrit vraiment.

16/01/2026, 12:22

ActuaLitté

Feryane, 34 ans de grands caractères : “Une belle aventure“ qui s’achève

Créée en 1991 et basée à Viroflay dans les Yvelines, la maison d’édition Feryane, spécialiste des rééditions en grands caractères, a annoncé sur son site sa cessation d’activité au 31 décembre 2025. L’entreprise familiale laisse derrière elle plusieurs centaines de titres, et une histoire de lecture partagée, portée dès l’origine par une femme convaincue qu’un lecteur malvoyant devait pouvoir lire « la même chose que sa cousine ».

15/01/2026, 17:10

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Ô Mères d’Iran de Massoumeh Raouf : le cri d’une mère courage

« L’Histoire ne se répète pas, elle bégaie » avait déclaré Mendès-France à la tribune de l’Assemblée Nationale. L’Iran, pour son grand malheur, se prête parfaitement à cette maxime. Massoumeh Raouf, journaliste iranienne, a fui son pays à la suite de sa condamnation à 20 ans de réclusion. Elle réussit à s’évader de prison et a raconté sa détention ainsi que son évasion en 2022 aux éditions Balland dans Évasion de la prison d’Iran

15/01/2026, 16:46

ActuaLitté

Et si le webtoon sauvait la BD sur smartphone ? L’expérience inattendue de Bang !!

À l’origine de Bang!, il n’y a ni pitch de start-up calibré ni fascination naïve pour la technologie. Il y a d’abord un constat, presque évident que pose Clément Cousin : l'offre de BD numérique actuelle, ne fonctionne pas. Ou plutôt, « la façon de consommer de la BD en digital est cassée », résume-t-il sans détour. Trop souvent, l’adaptation numérique se contente de transposer la page papier sur un écran qui n’a jamais été pensé pour elle (ni peut-être à elle). Résultat : une expérience inconfortable, peu fluide, parfois décourageante.

15/01/2026, 16:09

ActuaLitté

“La mémoire des Européens semble figée et anesthésiée“ : entretien avec François-Michel Durazzo

Première moitié du XIXème siècle… Fils d’une tenancière de bordel, l’aventurier viennois Redo Hauptsammer débarque dans l’austère commune de Szonden, bourgade imaginaire située dans le détroit de l’Oder, en Prusse orientale. Par Étienne Ruhaud.

14/01/2026, 11:48

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Laâyoune, en attendant : entre football et Maroc, le Sahara face au réel

“Les sources“. En arabe, cela se dit Laâyoune, aujourd’hui la plus importante ville du Sahara occidental. Riche en nappes phréatiques dans une zone de désert, la ville a toujours représenté un lieu de repos. Et d’approvisionnement. En eau. Donc en vie. Et c’est là que Nicolas Rouillé installe son nouveau livre, Laâyoune, en attendant. Et malgré le silence du désert, de nombreux échos se font entendre. 

14/01/2026, 11:15

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Simon de Jocas : “Être éditeur, c’est aller à la rencontre de l’autre”

Il y a des transmissions qui ressemblent à des bilans. Or celle de Simon de Jocas, ancien président des Éditions Les 400 coups, tient plutôt du déplacement : quitter la barre sans quitter la route. Au moment où l’on voudrait l’installer dans une « après-vie » paisible, il rectifie le récit, d’un ton ferme et souriant. « Quand on me demande si je prends ma retraite, je dis non, ce n’est pas prendre ma retraite. »

14/01/2026, 09:33

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À Marseille, des livres de montagne et de nature pensés pour les enfants

À Marseille, les Éditions du Chemin des Crêtes ont longtemps raconté l’aventure aux adultes, sacs au dos, baudriers serrés et récits plein la tête. Randonnée, escalade, parapente, course à pied : la maison a bâti son identité autour du plein air et de celles et ceux qui l’arpentent. Aujourd’hui, le regard se décale, à hauteur d’enfant.

 

13/01/2026, 10:00

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Livre jeunesse : ”Les enfants aiment rêver, mais ils aiment aussi comprendre”

Les Éditions Quanto ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire éditoriale avec le lancement d’une collection jeunesse, conçue comme une extension naturelle de leur travail autour de la transmission des savoirs. Portée par une approche exigeante, attentive au langage et à la narration, cette collection entend s’adresser aux enfants sans les infantiliser, tout en créant un espace de lecture partagé entre générations.

12/01/2026, 14:26

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“L’édition n’est pas épuisée. Elle est saturée”

TÉMOIGNAGE - « OnlyFans ou le Bois de Boulogne. Ce sont là mes dernières options. Je suis éditrice. Voici mon histoire. Elle est authentique. » Épisode 8. Il fallait marquer une pause, pour vous autant que pour moi. J'ai partagé pas mal de choses dans ces colonnes, mais les confiseurs n'ont pas le monopole de la trêve. Je m'appelle Victoire. J'ai eu la révélation que je cherchais.

10/01/2026, 10:38

ActuaLitté

“Connaisseur averti du temps incertain” : Michel Jeury, une longueur d’avance sur notre époque

Figure majeure et pourtant trop discrète de la science-fiction française, Michel Jeury aura profondément marqué la littérature de l’imaginaire en bouleversant notre rapport au temps, au langage et à la conscience. À l’heure où sa Trilogie chronolytique s’apprête à renaître en librairie, cet article propose une traversée mémorielle et critique de l’œuvre d’un écrivain essentiel, à la croisée du romanesque terrien et des audaces conceptuelles de la SF, dont l’héritage continue d’irriguer silencieusement notre présent.

09/01/2026, 10:51

ActuaLitté

Lettre à nous, les hyper-délirants : “Vivre est bien souvent devenu une pathologie qui réclame la molécule idoine”

Particulièrement sensible aux commentaires survenus suite à la publication de sa Lettre à Nicolas Demorand, l’auteur Christophe Esnault a voulu revenir sur le sujet. « J’y ai vu beaucoup de personnes en souffrance psychique, aussi je me pose en hyper-délirant et ai écrit ce texte sous neuroleptique, comme tout ce que j'ai écrit depuis à peu près quinze ans. » En découle le texte qui suit.

08/01/2026, 12:33

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Un nouveau bilan dans votre boîte mail : de belles découvertes

2026 pointe le bout de son nez et Elsa l'accompagne avec quelques dernières recommandations, un bilan personnel et de bonnes résolutions. En avant la musique !

07/01/2026, 17:15

ActuaLitté

ActuaLitté a réuni 1,7 million de lecteurs en décembre 2025 : et vous ?

Allez savoir pour quelle raison les débuts d’année sont propices aux bilans des mois passés : un côté bicéphale janusien, probablement. Pas encore détachés de ce qui s’achève, on peine à se projeter dans l’avenir. Ou bien, puiser des forces dans les réussites qui insuffleront l’énergie indispensable. En ce mois de janvier, c’est bien le cas : notre média a explosé les compteurs.

07/01/2026, 16:53

ActuaLitté

Grand bal parlementaire : quand les artistes-auteurs et autrices imposent leur musique

Il faut forcément un événement d’importance pour m’arracher à mon Angleterre chérie et m’éloigner de mes cottages humides et de mes thés parfaitement infusés. Mais les réjouissances de décembre et l'organisation de grands bals constituent une excuse parfaitement recevable. Plus encore lorsque ces festivités se tiennent à Paris… Tenez-vous le pour dit, moi, Lady en Passant revient en cette nouvelle année. Avec mes meilleurs voeux...

07/01/2026, 10:51

ActuaLitté

Bonne année 2026 : surtout, surtout, restez bien concentrés

Il est de ces mots qui n'ont l'air de ne rien demander, tout en exigeant beaucoup. “Concentration”, par exemple. Au hasard. Terme apparemment sage, presque scolaire, il convoque des réalités autrement plus explosives qu'en apparence. En ce début de 2026, c’est avec lui que l’on vous souhaite une bonne année. Bien concentrée. Très concentrée... 

01/01/2026, 21:25

ActuaLitté

Faire de l’argent avec son séjour en prison : et si Sarkozy reversait ses droits d’auteur ?

Un titre qui surgit hors de la longue nuit carcérale, et un emballement médiatico-économique qui s’ensuit... En ce dernier jour de l’année, invitons chacun à prendre de bonnes résolutions et ses responsabilités. ActuaLitté propose ici une Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, l’enjoignant à la générosité.

31/12/2025, 10:56

ActuaLitté

Basile Panurgias : “Un bon livre est un livre dont on oublie le genre”

Auteur d’une grosse dizaine de romans depuis 1992, célébré par Arnaud Viviant ou Frédéric Beigbeder (entre autres), Basile Panurgias revient à ses origines familiales, pour évoquer Athènes à travers un nouvel opus percutant, publié par les soins des éditions Séguier : Le Roman de Vassilis. On y suit un génie du backgammon, architecte franco-grec, accusé, à tort, d’être responsable du décès de sa femme, s’exiler sur ses terres ancestrales, pour y retrouver sa mère, ex-star de la télévision hellène. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.  

30/12/2025, 11:15