L’Académie Goncourt a donc retiré de Thélyson Orélien, de sa première sélection, au nom de plagiats antérieurs et d’analyses concluant que le roman serait « selon toute vraisemblance » produit avec IA. Une décision loin d'être unanime, on compte au moins Pascal Bruckner dans la résistance. Puisque l’Académie introduit le détecteur dans son prétoire, qu’elle aille au bout de sa logique : même outil, même protocole, même soupçon. Sinon, ce n’est plus une règle. C’est un traitement d’exception.
Le 29/09/2026 à 14:48 par Nicolas Gary
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29/09/2026 à 14:48
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Misere : en 2026, il suffit donc d’un logiciel pour qu’un roman sorte du Goncourt. Pangram a son rond de serviette chez Drouant (premier scandale). Au fait, la traçabilité chez Yannick Haenel, l’Académie n’en a pas assez entendu parler ?
Dans leur communiqué, les convives de Drouant invoquent les plagiats révélés dans des écrits antérieurs de l’auteur, mais aussi les résultats « convergents » de chercheurs et de journalistes. Le roman serait « très largement le produit d’une Intelligence artificielle ».
Très bien. Ou pas. Alors, allons au bout. Si le détecteur est assez sérieux pour contribuer à jeter un roman hors du Goncourt, il l’est assez pour renifler les quinze autres. Pangram pour tout le monde.
Alain-Robert Nadeau, docteur en droit constitutionnel et auteur canadien, pousse la logique jusqu’à son terme : soumettre les seize ouvrages de la première sélection à « la même épreuve du “détecteur de mensonge” ». Difficile de trouver plus imparable.
Prenons donc les seize romans, anonymisés, pour les passer dans la même version de Pangram, mêmes longueurs, mêmes seuils, même protocole. Puis contre-expertise indépendante. Et publication des résultats. Il se trouvera bien un éditeur pour cela, non ?
L’Académie vient elle-même de faire entrer ces analyses parmi les motifs d’exclusion. Dès lors, deux possibilités : elles ont une valeur suffisante pour peser sur une décision aussi grave, et tout le monde passe sous le portique ; elles ne l’ont pas, et l’Académie devra expliquer pourquoi elle l’a fait sonner devant un seul écrivain.
Pangram n’est certes pas une boule de cristal numérique. Il figure même parmi les détecteurs les plus performants évalués indépendamment. Mais performant ne signifie ni omniscient ni infaillible : faux positifs, faux négatifs, difficultés face aux textes retravaillés ou aux stratégies de contournement demeurent. Pangram reconnaît lui-même qu’une fausse accusation peut détruire une réputation.
Voilà le nœud : un excellent détecteur ne devient pas pour autant une preuve. Un score ne reconstitue pas la genèse d’un roman, pas plus qu’un résultat négatif ne délivre un certificat d’humanité. Et les travaux scientifiques montrent précisément que les stratégies de réécriture et de contournement fragilisent la détection.
Et derrière le communiqué martial, l’unanimité n’existe même pas. Pascal Bruckner s’est publiquement opposé à l’exclusion : « J’étais contre cette décision. » Ses confrères auraient, selon lui, « fait du zèle ». Puis cette gifle institutionnelle : « Je ne suis qu’un sur dix. Donc, ma voix n’a pas compté. »
Éric-Emmanuel Schmitt le confirme : « On n’était pas tous d’accord. » Et confesse surtout le mobile de l’urgence : le Goncourt des lycéens. L’Académie ne voulait pas courir le risque que les élèves choisissent ce roman avant la fin des vérifications. Ainsi formulée, la décision ressemble moins à un verdict qu’à une mesure préventive.
Avant que Balance ton Claude — collectif dont Samuel Fitoussi, 29 ans, chroniqueur au Figaro, a reconnu être l’un des artisans — ne transforme la rentrée en autopsie algorithmique de la phrase, Pierre Assouline célébrait la « force », la « finesse » et l’écriture « ciselée » du roman. Sa conclusion est aujourd’hui délicieuse : « Il suffit de lire. » Un mois plus tard, lire ne suffisait plus. Il fallait scanner en plus.
Détail savoureux : “Passou” siège précisément à l’Académie Goncourt. Comme le résumait récemment un proche de la rédaction, « les gardiens autodéclarés du bon goût se sont laissés prendre là où de simples lecteurs ont cru reconnaître des mécaniques de LLM ». La sentence se retourne joliment contre les juges. Et bim…
Cela ne prouve évidemment pas que Thélyson Orélien a écrit chaque ligne sans assistance artificielle. Cela établit en revanche une chose gênante : aucune alerte publique sur l’IA n’était venue de ceux qui avaient sélectionné, récompensé ou célébré le livre. ActuaLitté compris. Il y aurait de quoi sourire si une réputation n’était pas en jeu.
ActuaLitté a, de son côté, apporté un élément matériel : dans un texte publié en 2023 sur un site animé par Orélien figure une phrase ressemblant fortement à un prompt pour IA générative. C’est troublant. Ce n’est pas la preuve génétique d’un roman publié trois ans plus tard. Faire de l’un la démonstration de l’autre reproduirait exactement la faute méthodologique que l’on prétend dénoncer.
Restent les plagiats établis dans d’anciens textes. Ils sont graves. Mais s’ils suffisent à justifier l’exclusion, que l’Académie le dise clairement et assume ce critère. On reparlera peut-être de Yannick Haenel (pour lequel Gallimard ne nous a jamais répondu, en passant) ? En invoquant l’IA, le Goncourt a ouvert une porte qu’il ne peut décemment refermer derrière Thélyson Orélien.
Que donneraient les quinze autres au même tamis ? Rien, peut-être : tant mieux, la singularité du cas Orélien en sortirait renforcée. Mais si deux, trois ou cinq romans déclenchaient à leur tour l’alarme ? Si les détecteurs se contredisaient ? Voilà précisément le test que l’Académie devrait vouloir faire.
Voilà qui piquerait un peu et c’est justement pourquoi l’Académie devrait s’y soumettre si elle veut continuer à invoquer « l’intégrité du prix Goncourt ». L’intégrité commence par une règle élémentaire : ce qui vaut pour l’un vaut pour les autres. Sinon, nous aurons inventé une drôle de justice littéraire : un auteur désigné, un logiciel convoqué, une sentence prononcée — et quinze concurrents dispensés du contrôle. Ce n’est pas un protocole. Vous avez dit discrimination ?
Jean Venel Casseus et Alain-Robert Nadeau ont raison sur un point : le vers est dans la pomme. Seulement, l’affaire ne concerne plus le seul Thélyson Orélien. Elle concerne désormais le Goncourt : une Académie qui a tranché sans rendre publiques les analyses sur lesquelles elle s’appuie, qui reconnaît ses propres divisions et qui dit avoir voulu éviter le risque que les lycéens choisissent un roman qu’un de ses membres aurait, lui, soutenu « les yeux fermés ».
Il reste quinze romans. Qu’on branche Pangram. Et qu’on ne le débranche pas après le premier bip.
Crédits photo : ActuaLitté, CC BY SA 4.0
DOSSIER - Plagiat, IA : l'affaire Thélyson Orélien, la grande déflagration
Par Nicolas Gary
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30/09/2026, 16:08
Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. S’il revendique depuis l’enfance une passion pour les livres et l’horreur, l’écrivain entretient avec la musique une relation tout aussi profonde — quoique née plus tardivement, presque par accident. Du punk français aux chants celtiques, de Bob Dylan au free-jazz, des musiques de films à la darksynth, ses écoutes accompagnent autant son quotidien que son travail d’écriture. Au point de faire de la bande-son de Grand-Guignol une composante à part entière du roman. Il revient sur cette « musicobsession », ses découvertes fondatrices et ces morceaux qui, parfois, donnent à la fiction sa couleur avant même que les mots ne l’installent.
30/09/2026, 13:35
Auteur et président de l’Association de sauvegarde de l’Abbaye Saint-Félix de Montceau, Guilhem Méric revendique un parcours d’« auteur hybride », entre maisons d’édition et publication indépendante. À l’occasion du lancement de MORLHED – L’Ombre des Primordiaux, il explique pourquoi il a choisi le financement participatif, entre maîtrise des droits, cohérence de son univers, contexte économique du livre et relation directe avec ses lecteurs.
30/09/2026, 12:48
À 80 ans, Lucky Luke n’a pas fini de galoper. Commissaire de l’exposition Lucky Luke court toujours !, présentée à Quai des Bulles, Joub a replongé dans l’ensemble de la série pour raconter autrement le cow-boy de Morris : par le dessin, la couleur, les gags et les motifs qui traversent huit décennies d’albums.
30/09/2026, 12:04
Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? Une question qui a conduit Lucie Rico jusqu’à la finale du prix des Deux Magots 2026. Dans ce troisième roman publié chez P.O.L, une phrase inachevée ouvre une enquête sur un souvenir d’enfance, entre le baroque du giallo, reconstitution comme les vrais enquêteurs judiciaires, et mémoire familiale.
29/09/2026, 15:07
Traditionnellement, le festival Quai des Bulles décale ses dates pour cause de Route du Rhum et ouvre ses portes ces 9-10-11 octobre, à Saint-Malo. L’occasion, s’il en fallait une, de venir flâner sur les remparts se gaver d’air iodé et de bande dessinée…
29/09/2026, 14:22
Paru le 22 avril 2026 aux Éditions Dangles, Fatigue chronique, et si c’était un épuisement surrénalien ? d’Elsa Holfert explore les mécanismes de l’épuisement liés au stress chronique. Kinésithérapeute de formation, l’autrice exerce aujourd’hui comme praticienne en santé fonctionnelle et en hormonologie.
28/09/2026, 16:40
Créée en juillet 2024 pour distinguer les œuvres d’origine humaine des contenus générés par intelligence artificielle, l’association Fabrication Humaine défend un label gratuit fondé sur l’engagement de l’artiste. Dans cette tribune, elle prend appui sur l’affaire Thélyson Orélien pour interroger la place prise par les outils de détection : sans trancher sur l’origine de C’était ça ou mourir, elle appelle à distinguer l’indice de la preuve et plaide pour davantage de transparence dans les processus de création.
28/09/2026, 16:30
Nathalie Hug a publié en juin dernier 92 BPM, Mais bordel qui a écrit ce roman ? aux Éditions Télémaque, un texte qu’elle présente comme entièrement hybride, né de 18 mois de travail avec l’intelligence artificielle et accompagné d’un making-of détaillant cette expérience. Dans cette tribune, elle revient sur la polémique autour de C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, accusé d’avoir été écrit avec l’IA, et élargit le débat à la place de ces outils dans la création littéraire, à la transparence envers les lecteurs et à l’avenir de l’écriture humaine.
28/09/2026, 14:22
Le 30 septembre, l’ONU célèbre la Journée internationale de la traduction. L’occasion de rappeler qu’en littérature, un mot de travers peut envoyer une expédition sur le mauvais continent, transformer Jésus en plante urticante ou rendre une civilisation extraterrestre dépendante à une voix. De Jules Verne à R. F. Kuang, sept livres où comprendre l’autre relève moins du confort que de la survie — avec, parfois, des résultats franchement discutables.
28/09/2026, 12:22
L’affaire Thélyson Orélien s’est imposée en quelques jours au cœur de la rentrée littéraire. Soupçonné d’avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour écrire C’était ça ou mourir, puis rattrapé par plusieurs cas de plagiat concernant des textes anciens, l’auteur québécois conteste les accusations visant son roman. Le retrait du livre de la sélection du Goncourt a encore amplifié une controverse qui interroge désormais tout le monde éditorial. Par Auguste Feydeau.
26/09/2026, 14:00
Le 28 septembre célèbre la Journée internationale de l’accès universel à l’information. Excellente initiative. À un détail près : depuis des siècles, la littérature s’échine à démontrer que certains renseignements se porteraient beaucoup mieux sous clé. Lettres compromettantes, manuscrits impossibles, confessions judiciaires, dossiers de surveillance : cinq lectures où ouvrir le mauvais document revient rarement à améliorer sa journée.
26/09/2026, 09:30
Le téléphone avait été inventé pour permettre à deux personnes éloignées de se parler. Puis quelqu’un a compris qu’il pouvait également servir à vendre des fenêtres, proposer une mutuelle, annoncer un décès ou rappeler à quelqu’un que son passé savait toujours composer son numéro.
26/09/2026, 08:00
Thomas Perroud, normalien, est animateur de l’émission Anachroniques consacrée notamment aux premiers romans sur Fréquence protestante. Il revient sur les soupçons d’usage de l’intelligence artificielle au sujet du premier roman de Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir (Grasset).
24/09/2026, 16:32
Exclusif — Une figure de la science-fiction s'invite à l'Assemblée nationale, à la faveur d'une proposition de loi déposée par René Pilato, député La France insoumise — Nouveau Front Populaire de Charente. Les fameuses « lois de la robotique », conçues par l'écrivain américain, y sont citées, afin de motiver et nourrir un encadrement des intelligences artificielles mises à la disposition du grand public.
24/09/2026, 15:58
ActuaLitté a retrouvé, dans un article publié en 2023 sur un site alors animé par Thélyson Orélien, une phrase qui ressemble à une consigne de rédaction laissée par erreur. Un indice concret, distinct des détecteurs d’IA, qui vient désormais s’ajouter à une série d’éléments exhumés ces derniers jours par plusieurs médias et internautes autour des textes de l’auteur. Au-delà de son cas, l’affaire touche désormais à quelque chose de plus vertigineux : la possible fin d’un monde où l’on croyait encore savoir, sans trop de doute, ce qu’était un auteur.
24/09/2026, 13:34
Entre correction, réécriture et création, où commence véritablement « l’aide » à un auteur ? Écrivain, poète et correcteur, Adnan Algın plonge dans ses propres archives éditoriales pour interroger les interdictions visant l’intelligence artificielle. De ses interventions sur des romans aux cas célèbres de Raymond Carver ou T. S. Eliot, il questionne une frontière que l’IA n’a peut-être pas inventée, mais sérieusement brouillée.
24/09/2026, 11:53
Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. L'écrivain revendique une passion pour l’horreur née dans les livres, nourrie par le cinéma. De Guillermo del Toro à Stephen King, l’écrivain revient sur les monstres qui ont façonné son imaginaire et défend une conviction paradoxale : l’épouvante peut nous rassurer. Les démons de fiction ont sur les terreurs du réel un avantage décisif : ils n’existent pas. Une invitation à frissonner pour mieux souffler, qu'il partage dans nos colonnes...
23/09/2026, 17:36
Mère isolée, actrice pornographique quadragénaire, Sabine élève seule son fils Romain dans le vingtième arrondissement. Adolescent « normal », moyen, ce dernier subit un harcèlement en règle dès lors qu’une vidéo de Sabine fuite au collège, et fait le tour des réseaux sociaux… La suite ? Accompagnée par le hardeur Joseph, et par Enguerrand, bourgeois blasé, Sabine résout de se venger, guidée par son seul amour maternel. Une deuxième intrigue se met en place, mêlant cette fois milieux d’affaire et hauts-fonctionnaires, sur fond de revenge porn et de libertinage. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.
21/09/2026, 16:54
19 Commentaires
Edco
29/09/2026 à 17:40
Ben oui , c est bien le minimum , pareil pour le Goncourt des lycéens et des détenus..!
Sinon faudra créer 2 Goncourt. ...un sans huile de palme ( académique...🫣🤭) et un avec !
Thibaud
29/09/2026 à 17:42
Il est plus que probable que le test a déjà été fait pour les 15.
kikoff93
29/09/2026 à 20:39
Super article, merci .
SebFinas
29/09/2026 à 22:43
Eh bien j'ai effectué le test. Et en effet une grosse surprise.
Pierre Brunet
30/09/2026 à 06:20
Bravo. Vous avez parfaitement raison. L'égalité traitement est la première norme.
Bénard
30/09/2026 à 07:03
Mille fois bravo !
Guy Boisberranger
30/09/2026 à 08:10
Il est aujourd'hui impensable ou presque qu'un auteur n'est pas, au moins par jeu, confronté son texte à l'intelligence artificielle. Reste à savoir jusqu'à quel point. Simple relecture pour relever les coquilles ? Examen approfondi ayant entrainé des révisions ? Plus rare, mais possible, donné la main à l'IA pour une réécriture partielle ou totale ?
Il s'agira donc très vite de réglementer l'usage et de labéliser les ouvrages qui se seront tenus aux règles. On ne peut pas refuser à un auteur le droit d'user de l'IA pour sa documentation; ni le droit d'en user comme bêta-lecteur. On ne pas l'autoriser à en faire son ghostwriter, sauf à le déclarer. Entre les deux la frontière est floue et doit être précisée.
Luna
30/09/2026 à 08:51
Un score de génération par IA n'est pas une preuve, car il est hors de question que l'IA décide de ce qui est écrit par un humain, puisqu’il s'agit d'une prise de pouvoir qu'il faut dénoncer avec force et qui donne à cette validation technique automatisée de PANGRAM le pouvoir d'une peine de mort pour un auteur comme Thélyson Orélien. Non, l’IA n’a pas la potestas ; elle n’aura pas le pouvoir administratif absolu !
Nous avons besoin de l'honnêteté et s'il faut labelliser avec ce label de l’association Fabrication Humaine, faisons-le !
Nous avons besoin de rétablir un climat de confiance entre l'auteur qui veut écrire ses mots : sans censure, sans garde-chiourme et sans placement de produit et le lecteur qui accepte d'être pris au dépourvu sans lui sortir un trigger warning.
Car lire c'est s'abandonner, écrire c'est partager, nous ne pouvons pas accepter que l'IA puisse nous mettre à l'index, « La technique n'est pas neutre » nous dit Jacques Ellul : quand on prend une technique, on prend tout, ses bons comme ses mauvais côtés.
Et moi de cette IA meurtrière, qui banalise la survaillance de masse et qui standardise le langage — je n'en veux pas ! Nos auteurs classiques n'ont jamais eu besoin de ce garde-chiourme pour devenir des immortels.
PASSANT
30/09/2026 à 08:51
Bonjour...
Argumentation peu convaincante... Procéder ainsi que vous le preconisez... serait mettre en place.... une forme d ' inquisition... À ma connaissance... celle que me fournissent les media... aucun autre ecrivain de la liste " Goncourt "... - si ce n' est ce pauvre Yannick HAENEL... sur lequel vous avez... de façon tendancieuse... pour ne pas dire... honteuse... à la limite de la calomnie... attiré le soupçon de plagiat... pauvre de vous ! - n e s ' est mis dans la situation... d' un " présumé innocent "... position qui va indissociablement de pair... avec celle... de suspect... Dans les affaires criminelles... Police et Jusice... ne vont pas harceler le citoyen lambda... vous... moi... réellement présumé innocent... lui !...
À mes yeux... l ' Academie Goncourt... et tous les autres jurys de prix litteraires... ont assez d' éléments en main... pour prendre des mesures conservatoires... à l ' endroit du livre de Thelyson ORELIEN... Ce qui ne revient pas à prononcer un jugement... ou se livrer à un lynchage...
PASSANT
01/10/2026 à 16:01
Souhaitez-vous qu ' il en aille de même... avec les ecrivains... qu' avec les coureurs cyclistes ?... Ceux-ci sont pistés... 24 heures sur 24... du 1er Janvier au 31 Décembre... afin de contrôler leur profil biologique... detecter s ' ils n' utilisent pas des substances interdites... Ils sont traités comme de dangereux criminels... sur qui l ' attention doit être braquée... sans discontinuer... Surveillés comme le lait sur le feu... Situation des plus humiliantes... infamantes... dont je me demande jusqu' à quel point... elle respecte les droits de l ' homme ( qui est une femme comme les autres- Groucho MARX )... et surtout... comment elle peut être tolérée par les coureurs... Proceder de même avec les ecrivains ?... Allons-y gaiement !...
Une lectrice... LUNA... met en avant le pacte de confiance... Je partage sa foi... Si le pacte de defiance... devient la règle... nous sommes bien mal embarqués...
Kjajar
30/09/2026 à 12:55
Nous ne savons pas où s'arrête l'I.A., du simple correcteur d'ortographes ou facilitateur voir un créateur de contenus à la manière d'un grand écrivain.L'académie Goncourt a un temps de retard sur l'évolution exponentielle des technologies Leur décision sans jeux de mots: c'était ça ou mourir...
SAINTE BEUVE
30/09/2026 à 13:12
Oui ! Passons tous les autres titres sélectionnés à la moulinette ! Et les Goncourt(s ?) précédents depuis 10 ans . Le fameux Goncourt , que je ne soupçonne pas d’IA , L’Anomalie , d’un Maître de l’OuLipo , est un « jeu » à la manière cette fameuse confrérie , il est excellent mais il m’a déçu d’un point de vue purement « littéraire » ….
Myriam
30/09/2026 à 14:15
Tout à fait d'accord ! Ce qui est valable pour l'un doit l'être pour les autres. Afin de rester crédible il serait logique de passer au crible tous les livres sélectionnés.
J'irais plus loin, vu que l'IA semble devenir un "Dieu" !!! (je trouve cela très inquiétant pour l'avenir), si pour le Prix Goncourt on ne procède pas de la sorte alors c'est très simple je boycotterai les autres romans, je ne les lirais pas et n'en ferais donc pas "la pub", ni ne les conseillerais, désolée pour les autres auteures-eurs... Pour moi, ce n'est pas faire preuve d'intégrité et d'honnêteté que la réaction de la sélection du Goncourt ne soit pas celle-ci mais bien d'une discrimination, Tous pour un-e, un-e pour tous !!!
Astra
01/10/2026 à 13:31
Un peu affolé par cet article qui est tout de même daté du 29 septembre et prétend poser des questions auxquelles les réponses ont déjà été largement apportées : voici un article parmi d’autres (Mediapart et Libération on fait les mêmes tests) https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2286476/thelyson-orelien-pangram-test-roman-ia
Bref, je suis stupéfait que l’auteur de l’article ne se soit pas documenté un minimum avant de rédiger cet article
Nicolas Gary - ActuaLitté
01/10/2026 à 14:57
Bonjour
Si ces medias ont fait les tests et n'ont rien trouvé, alors nous avons un problème, car je les effectue sur Pangram version payante, et j'ai trouvé un cas de plus. Au moins un...
Edco
01/10/2026 à 15:25
Ah ah , saitki ? 3615 code on feuilletonne......🤭
Edco
01/10/2026 à 16:20
On a testé Pangram, le détecteur d'IA qui fait le polémique : peut-on vraiment lui faire confiance ? https://share.google/CXiRtXJ2yPDdeGvyW
Éclairant ....
Edco
01/10/2026 à 16:30
Cela dit ..... même après vérif......peut contenir !!!!!....des traces de gluten , d ' arachide, de moutarde, de poisson , de soja, de graines de sésame, de céleri, .....🤭🫣🤔
Stanislaus
06/10/2026 à 08:14
Ce n'est pas l'Académie Goncourt qui a pangramé le roman d'Orélien, mais un tiers. Il est inconcevable que les autres ouvrages sélectionnés n'aient pas été soumis au même contrôle. Actualitté le confirme d'ailleurs pour les romans de Devi et de Jaenada (tous deux « d'origine humaine »).