#Vie littéraire

Lucie Rico : “Dire quelque chose, c’est déjà le transformer”

Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? Une question qui a conduit Lucie Rico jusqu’à la finale du prix des Deux Magots 2026. Dans ce troisième roman publié chez P.O.L, une phrase inachevée ouvre une enquête sur un souvenir d’enfance, entre le baroque du giallo, reconstitution comme les vrais enquêteurs judiciaires, et mémoire familiale.

Le 29/09/2026 à 15:07 par Hocine Bouhadjera

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29/09/2026 à 15:07

Hocine Bouhadjera

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La sélection du prix l’a conduite, pour la première fois, à entrer aux Deux Magots. Perpignanaise installée une partie de l’année à Paris, Lucie Rico a vécu du côté de Saint-Sulpice, à quelques pas du café, sans jamais vraiment en franchir la porte : « Je le regardais beaucoup, à la Pérec. J’aime bien regarder les cafés, mais je n’y entrais pas forcément. C’était un rapport extérieur. »

L’histoire littéraire attachée au lieu lui est en revanche familière. « J’adore les listes de lauréats parce que ça me rappelle à chaque fois plein d’auteurs. Quand je regarde la liste, il y a toute une histoire littéraire qui s’inscrit et ça me donne plein d’idées de lecture. Je regarde aussi les jurys qui ont choisi. Ce n’est pas tellement une personne en particulier qui m’intéresse, mais tous ces noms et l’écosystème qu’ils créent ensemble. »

Le génie de l'artificiel

Avant Jennifer, il y avait Dario Argento, un des maîtres du giallo. « Je suis très fan de ce genre. J’écrivais un roman qui avait pour projet d’adapter Profondo Rosso, un des films les plus célèbres du cinéaste. J’ai lu plusieurs livres sur le giallo et surtout je m’interrogeais sur la manière dont ce langage outrancier dans l’image pouvait être traduit en littérature. Tout ce qui est artificiel dans le giallo me passionne : on crée une histoire avec des éléments complètement artificiels pour suggérer la fiction. Je me demandais comment, en littérature, on pouvait travailler cela en termes de langage. »

Le projet restera inachevé, le titre, Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ?, attendra son heure. « Ce sont des questions tellement abyssales que je ne l’ai pas terminé. Et quand j’ai eu l’idée de ce livre, quand j’ai su que je voulais travailler à partir de l’amnésie traumatique, à partir d’un vide, ce titre de mon ancien projet m’est revenu. Il a finalement donné une forme au livre. »

Le titre du roman reprend celui du giallo de Giuliano Carnimeo, Perché quelle strane gocce di sangue sul corpo di Jennifer?, sorti en 1972, et Lucie Rico déplace plusieurs ressorts du genre qu'elle affectionne tant : une image arrêtée, du sang qui devient un indice, des couleurs très présentes, une scène rejouée jusqu’à l’obsession, un décor à reconstituer et une enquête dont chaque élément visuel peut cacher autre chose. 

Un point qui disparaît

Le roman s’ouvre sur un incident minuscule. Jennifer travaille sur son ordinateur lorsque la touche point de son clavier cesse de répondre. Elle gagne sa vie en retranscrivant des réunions, notamment autour de plans de licenciement, et ne peut donc simplement renoncer à ponctuer. Elle commence par aller chercher ses points ailleurs, sur Google, puis les copie-colle dans son texte. Jusqu’au moment où elle abandonne.

Elle décide d’écrire « des choses qui n’avaient pas de fin ». La défaillance informatique devient la première manifestation d’un problème beaucoup plus vaste. Quelque chose, en elle aussi, refuse de se terminer.

Lucie Rico n’a pas construit ce roman selon sa méthode habituelle : « Pour la première fois, j’ai laissé dérouler le fil de manière très spontanée. À partir du moment où j’ai eu ma première phrase, la touche point du clavier qui ne marchait plus, c’est un fil que j’ai suivi de manière très forte. Je ne me suis pas arrêtée, j’écrivais jour et nuit pour aller jusqu’au bout du livre, sans revenir en arrière. »

Elle avait jusque-là l’habitude d’écrire « en puzzle », en avançant d’un fragment à l’autre selon une architecture déjà très précise. « Là, je savais où ça se terminait, mais je me racontais l’histoire au fur et à mesure. »

Une matière instable

Une phrase revient à Jennifer, détachée de tout contexte précis : enfant, devant Autant en emporte le vent, elle voit Vivien Leigh et Clark Gable sur le point de s’embrasser lorsque quelqu’un appuie sur pause. La phrase s’arrête alors sur un simple « et ». Impossible d’accéder à la suite.

Pour Lucie Rico, cette impossibilité touche directement à la manière dont les souvenirs se forment et se transforment. « Ce qui m’intéressait dans la mémoire, c’est que c’est quelque chose d’informe. Quand on s’intéresse à la manière dont elle fonctionne, elle ressemble à la fois à une boîte qui semble avoir tout enregistré, comme une bobine de film, et en même temps c’est beaucoup plus étrange : dès qu’on se souvient de quelque chose, on réécrase la version d’avant. »

Le langage devient alors le seul moyen d’approcher ce qui n’a aucune matérialité. « Je me suis intéressée à la manière dont on dit les souvenirs, dont on dit la mémoire. C’est quelque chose qui n’est pas tangible, mais qui a un lien avec les mots, avec la syntaxe, avec la manière dont on articule. Et c’est ce après quoi la narratrice court tout au long du livre. »

À qui appartient la mémoire ?

Jennifer découvre que le souvenir se construit aussi dans ce que la famille répète, déforme, corrige ou préfère laisser de côté. Peu à peu, son enquête se heurte au récit collectif. « On pense que la mémoire est quelque chose d’individuel, peut-être une des choses les plus privées qu’on puisse avoir. Alors qu’en fait, la mémoire est aussi quelque chose qui appartient au groupe et, notamment dans mon livre, à la famille. Elle raconte tellement de récits que ça crée une fiction par-dessus la mémoire. »

Lucie Rico prend un exemple qui parlera à beaucoup : « À chaque Noël ou à chaque anniversaire, on raconte : “Tu te souviens, à six ans, quand tu es tombé de la table ?” Et finalement, même si ça ne s’est pas passé exactement comme ça, c’est quelque chose qui existe dans la mythologie. C’est aussi un roman sur la capacité qu’a le langage à créer des fictions familiales, et des fictions tout court. »

Dans la famille de Jennifer, « ce qui avait été brutal devenait anecdotique », « ce qui avait été humiliant devenait drôle » et « l’insupportable devenait un quiproquo ». À force de « tu te trompes », de « ce n’était pas exactement comme ça » ou de « tu exagères », la réalité se déplace. 

« J’étais devenue une narratrice non fiable »

L’autrice raconte avoir elle-même retrouvé, plus de 20 ans après, le souvenir d’un événement grave de son enfance qu’elle avait oublié. « Ce qui m’a perturbée, en dehors de ce que représentait ce souvenir en lui-même, c’est que je ne pouvais plus complètement me faire confiance à moi-même. Et en tant que romancière, c’est très embêtant parce que ce qui tient un livre, c’est aussi le point de vue, la manière de raconter. Là, c’est comme si moi, dans ma capacité à mettre le monde en forme, j’étais devenue une narratrice non fiable. »

L’expression appartient habituellement au vocabulaire de la fiction, elle devient ici une expérience intime. « C’est marrant parce que c’est quelque chose qui m’avait toujours intéressée, les narrateurs non fiables dans la fiction. Et là, c’est vraiment ce qui m’arrivait : perdre foi à la fois dans le langage et dans ma capacité à raconter une version fiable du monde. »

Pour préparer le roman, Lucie Rico a lu plusieurs ouvrages, notamment ceux de Muriel Salmona, et s’est intéressée à l’amnésie comme aux neurosciences. Elle a toutefois choisi de limiter cette documentation pour préserver son approche sensible : « Tout passe par des objets, par de petites choses : la touche point qui ne répond plus, les cassettes VHS qu’on va retrouver, le papier peint qu’on cherche. C’était important de rester dans une expérience très sensible. J’écris une fiction, donc je voulais pouvoir inventer. Mais je l’ai quand même fait relire à des gens qui avaient étudié comment fonctionnait la mémoire, pour vérifier que je ne disais pas de bêtises. »

« Une sacrée apnée »

À mesure que la phrase de Jennifer s’allonge, de nouveaux fragments apparaissent : une petite blessure au pied fait ainsi surgir une image supplémentaire. Du sang sur le papier peint, puis du sang sur son pull. Le souvenir devient plus inquiétant sans devenir plus clair. Jennifer ignore même la place qu’elle y occupait : victime, responsable, témoin, plusieurs de ces choses à la fois ?

Pour donner une forme romanesque à cette absence, Lucie Rico s’est tournée vers un procédé emprunté à l’enquête judiciaire : la reconstitution.

« Je pense que je portais ce roman depuis très longtemps sans arriver à lui trouver une forme, parce que trouver une forme à un vide, ce n’est pas facile. À un moment, j’ai réfléchi à la reconstitution et notamment à la manière dont, dans les enquêtes judiciaires, elle permet parfois aux policiers d’obtenir des aveux ou de faire répéter à quelqu’un un geste alors même qu’il a nié pendant des années avoir fait quelque chose. Tout à coup, être dans le décor le réactive. Il refait le même geste et se dévoile par quelque chose de tangible. Ça me fascinait. »

La reconstitution offre alors le cadre dont elle avait besoin pour écrire. « Je ne peux me lancer dans l’écriture que quand j’ai une forme. C’est un peu comme sauter en parachute. J’ai besoin de quelque chose qui me retienne, qui m’assure quand je pars aussi loin dans l’écriture, parce que c’est quand même une sacrée apnée. »

Jennifer va tenter de reconstruire son souvenir d’enfance à Perpignan, un choix tout sauf anodin. Lucie Rico y est née et, malgré les années passées à Paris, la ville continue de s’imposer dans son imaginaire. « C'est ma terre de fiction, même pour les films que j'écris. Est-ce que c’est parce que, quand on a grandi quelque part, l’imaginaire reste bloqué là-bas ? Je crois qu’il y a beaucoup de romanciers dans ce cas. »

Avec Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ?, la ville est enfin explicitement nommée. « J’avais associé la fiction au fait qu’il n’y ait pas trop de référents réels. Là, je suis allée vers un choix complètement différent : pouvoir dire “c’est Perpignan” et faire aussi de la ville un référent de la fiction, un personnage. »

Du GPS aux VHS, une littérature des objets techniques

Dans GPS, son précédent roman, Lucie Rico s’intéressait déjà à la place des technologies dans notre quotidien. Dans ce nouveau roman, elles deviennent des relais de la mémoire : ordinateur, fonction « pause », VHS.

« J’ai commencé non pas à écrire sur des carnets, mais dans des cafés avec mon ordinateur. Il y a quelque chose du langage de l’ordinateur, des nouvelles technologies, qui est très présent dans notre langage sans qu’on l’interroge. Juste avant d’écrire GPS, j’ai découvert ce que voulait dire GPS. Je ne me l’étais jamais demandé, alors que c’est un terme qu’on utilise tous les jours. »

Le support lui-même modifie l’expérience. « Ce n’est pas pareil de regarder un film en VHS, au cinéma ou en DVD. Dans mon écriture, je crois que j’interroge tous ces langages transmis par les technologies et que j’essaie de les repenser avec mon outil à moi, qui est la langue, pour voir comment on peut les revitaliser avec la langue romanesque. »

Il n'y a que du présent

Au bout de l’enquête, une idée s’impose : reconstituer n’est jamais reproduire. « Je pense que dire quelque chose, c’est déjà le transformer. Pour la mémoire, c’est la même chose. Trouver une forme pour dire les choses ou raconter un souvenir, c’est se le réapproprier aussi. C’est à la fois le perdre en tant qu’expérience sensible et, en même temps, se le réapproprier. »

Jennifer, elle, voudrait retrouver la scène exactement telle qu’elle s’est produite. « Elle croit vouloir retrouver le souvenir tel quel. J’avais à cœur que ce qu’elle trouve soit autre chose. Elle n’est pas complètement le bec dans l’eau, mais ce qu’elle trouve, ce n’est pas le souvenir intact. On ne pourra jamais y avoir accès. »

Autant en emporte le vent, ce classique du cinéma américain, fournit à Lucie Rico l’image la plus précise de cette différence. « Le film, on peut le retrouver tel quel parce qu’il est monté, qu’il a été projeté, envoyé à des millions d’exemplaires. Tout le monde a le film, la même version. Mais la séance, on n’en a pas l’archive. Je crois que c’est la même chose pour la mémoire. On peut retrouver quelque chose, des faits, une certitude, mais c’est toujours une réception particulière. »

À LIRE - “Avons fait l’impossible, mais avions rêvé davantage”

Malgré tout ce que Jennifer traverse, pour Lucie Rico, « c’est un happy end, dans le sens où ce qu’elle a trouvé est plus précieux que de retrouver un souvenir en soi. Elle a trouvé une version dans laquelle elle se sent confortable, habitée. »

Verdict le 5 octobre : le dernier vote du prix des Deux Magots 2026 départagera les quatre finalistes.

Crédits photo : Lucie Rico devant le café des Deux Magots (ActuaLitté, CC BY-SA 2.0)

 
 
 
 
 
 
 
 

DOSSIER - Les Deux Magots 2026 : une 93e édition entre tradition, indépendance et débat sur l’IA

Par Hocine Bouhadjera
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À Kinshasa, La Maison du Savoir s’est imposée en quelques années comme l’un des acteurs majeurs du livre. Fondée par Raïssa Hakim, pharmacienne de formation devenue libraire par conviction, l’enseigne compte aujourd’hui trois points de vente et poursuit son développement avec l’ouverture prochaine d’une quatrième librairie. Loin des réseaux habituels, Raïssa Hakim avance vite et bien dans l’une des plus grandes villes d’Afrique, en portant une image moderne, vivante et ambitieuse de la librairie francophone. Propos recueillis par Agnès Debiage (ADCF Africa).

03/07/2026, 16:39

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Roxane Blondel, un yoga à hauteur de soi : "Le yoga doit pouvoir s’adapter à chacun"

Avec Le Yoga qui vous ressemble – Des pratiques simples et accessibles pour chaque moment de votre journée, publié aux éditions Grancher, Roxane Blondel défend une pratique souple, concrète et inclusive. Professeure de yoga, créatrice d’outils pédagogiques et ancienne pâtissière, elle propose un ouvrage à consulter selon ses besoins, pour faire du mouvement un véritable soutien au quotidien.

25/06/2026, 16:19

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IA et littérature : Hervé Le Tellier et Abel Quentin face à la grande dépossession

Face à l’intelligence artificielle générative, Hervé Le Tellier et Abel Quentin ne parlent pas seulement de littérature. L’un, venu des mathématiques et de l’Oulipo, interroge la disparition possible du geste d’écrire, le choc professionnel, psychologique et démocratique que provoquent les machines. L’autre cherche des lieux où préserver l’intelligence humaine, la lenteur, la joie et la confiance. 

20/06/2026, 11:22

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“La cage n’est pas simplement un ensemble de barreaux de fer”

Dans Naissances au zoo, Ashraf Al Ashmawi fait du zoo une métaphore de la condition humaine. Ancien juge, il explore justice, pouvoir et fragilité des êtres, sans réduire ses personnages à des archétypes. Lauréat du Sheikh Zayed Book Award 2026 dans la catégorie « Littérature » pour Naissances au zoo, il répond aux questions d’ActuaLitté.

19/06/2026, 11:05

Autres articles de la rubrique À la loupe

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“Aujourd’hui, une banque a remplacé Verlaine, Zweig et Yahya Kemal”

Au 27, boulevard Saint-Michel, il ne reste rien du café Vachette où Verlaine, Moréas, Yahya Kemal ou İbrahim Çallı ont laissé leurs traces. Rien, sinon des récits, des plaques déplacées et quelques souvenirs incertains. Entre littérature, peinture et mémoire parisienne, Adnan Algın, correcteur, remonte le fil d’un lieu disparu, où l’on payait parfois ses dettes en vers, en leçons ou en tableaux. Aujourd’hui, une banque tient les comptes. À sa manière.

05/10/2026, 17:35

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PLF 2027 : “L’État renonce à soutenir pleinement les artistes”

Le projet de loi de finances 2027, présenté le 1er octobre dernier, procède à une nouvelle réduction des budgets alloués au ministère de la Culture. Les collectivités territoriales, premières financeuses du secteur culturel, voient elles aussi leurs moyens se rabougrir. Le Syndeac, premier syndicat des entreprises du spectacle vivant public, dénonce un choix politique aux lourdes conséquences.

05/10/2026, 15:07

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“Une partie de notre psychisme réclame des métamorphoses”

Phénomène identitaire largement porté par les réseaux sociaux, le thérianisme désigne le sentiment d’une proximité profonde avec un animal, jusqu’à parfois se vivre comme partiellement animal. Le psychanalyste Jean-Charles Bettan interroge ce que cette identification dit du rapport au corps, à l’adolescence et à la construction de soi, tout en mettant en garde contre les rapprochements trop rapides avec la dysphorie de genre.

05/10/2026, 10:52

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Après la rentrée littéraire, cinq romans passent au contrôle technique

Une intrigue qui freine mal, des personnages secondaires à peine visibles, des clichés qui enfument l’habitacle : chaque année, des centaines de romans sont mis en circulation sans que personne ne vérifie leur état général. Avec 461 nouveautés annoncées pour la rentrée littéraire 2026, il devenait urgent d’ouvrir un centre agréé. Cinq livres ont accepté de passer sur le pont. Certains auraient mieux fait de ne pas regarder le procès-verbal.

03/10/2026, 07:30

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Comment les traductions françaises ont transformé Les Mille et Une Nuits

En trois siècles, la traduction française des Mille et Une Nuits est passée du geste fondateur d’Antoine Galland, adaptation libre devenue mythe européen, à l’entreprise savante et sensible de Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel, qui restitue dans la Pléiade un texte arabe dans son ampleur, ses rugosités et sa poésie. Entre ces deux bornes, Mardrus, Khawam et bien d’autres ont chacun inventé leur Orient, entre excès d’exotisme et quête d’authenticité. Par Amel Aït-Hamouda.

02/10/2026, 18:11

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2026 en Ukraine, les livres brûlent. Littéralement.

Cécile Deniard, traductrice littéraire, s’est rendue deux semaines en Ukraine pour apporter son soutien à ses collègues au nom du Conseil européen des associations de traducteurs littéraires (CEATL). Elle y a participé au festival BookForum de Lviv mi-septembre, puis est allée à Kyiv afin d'y rencontrer d'autres acteurs de la chaîne du livre. Leur énergie, leur créativité, mais aussi le besoin de solidarité qui s’est souvent exprimé au cours de ces entretiens, lui ont inspiré cette tribune.

02/10/2026, 13:02

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Makassar : après la liquidation, la bataille pour récupérer des milliers de livres

Exclusif - Makassar a été placé en liquidation judiciaire le 1er septembre, contraignant les éditeurs partenaires à changer de diffuseur et/ou de distributeur. Pour nombre d’entre eux, c’est chose faite. Reste un détail à régler : les livres. Car des centaines de milliers d’exemplaires attendent de quitter l’entrepôt d’Indre-et-Loire où ils sont toujours détenus. Fâcheux ?

02/10/2026, 11:45

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“Si nous voyons le nom, nous ne lisons peut-être plus tout à fait la même phrase”

Le nom d’un auteur change-t-il notre manière de lire ? À partir du Prix de la Page 111, qui soumet au jury des textes anonymisés, Adnan Algın, écrivain, poète et correcteur, interroge le poids de la réputation dans le jugement littéraire. Prix, éditeur, critiques et œuvres antérieures composent un « capital de la signature » capable d’accorder davantage de crédit à une phrase — ou d’en refuser à celle d’un inconnu. Une invitation à relire les textes avant leurs auteurs.

01/10/2026, 16:14

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Pangram peut-il vraiment prouver que le roman de Thélyson Orélien a été écrit par une IA ?

Depuis le début de l’affaire Thélyson Orélien, le débat s’est concentré sur l’usage possible de l’intelligence artificielle, la fiabilité des détecteurs, puis les affaires de plagiat. Un aspect a toutefois été moins examiné : le calcul utilisé pour affirmer qu’il était presque impossible que Pangram se soit trompé sur les 20 passages du roman présentés comme suspects par « Balance ton Claude », compte derrière lequel se trouve notamment l’essayiste Samuel Fitoussi. Pour ActuaLitté, le mathématicien Mouhamadou Sy revient sur ce calcul, sur l’hypothèse d’indépendance qu’il suppose et sur ce qu’il permet réellement, ou non, de conclure.

30/09/2026, 16:08

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“L’écoute de cette sélection de chansons a joué un rôle crucial d’inspiration”

Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. S’il revendique depuis l’enfance une passion pour les livres et l’horreur, l’écrivain entretient avec la musique une relation tout aussi profonde — quoique née plus tardivement, presque par accident. Du punk français aux chants celtiques, de Bob Dylan au free-jazz, des musiques de films à la darksynth, ses écoutes accompagnent autant son quotidien que son travail d’écriture. Au point de faire de la bande-son de Grand-Guignol une composante à part entière du roman. Il revient sur cette « musicobsession », ses découvertes fondatrices et ces morceaux qui, parfois, donnent à la fiction sa couleur avant même que les mots ne l’installent.

30/09/2026, 13:35

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Édition classique, crowdfunding ? “Choisir le modèle le plus juste pour chaque œuvre”

Auteur et président de l’Association de sauvegarde de l’Abbaye Saint-Félix de Montceau, Guilhem Méric revendique un parcours d’« auteur hybride », entre maisons d’édition et publication indépendante. À l’occasion du lancement de MORLHED – L’Ombre des Primordiaux, il explique pourquoi il a choisi le financement participatif, entre maîtrise des droits, cohérence de son univers, contexte économique du livre et relation directe avec ses lecteurs.

30/09/2026, 12:48

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Le Goncourt craint pour son intégrité ? Alors Pangram pour les 15 autres romans, fissa !

L’Académie Goncourt a donc retiré de Thélyson Orélien, de sa première sélection, au nom de plagiats antérieurs et d’analyses concluant que le roman serait « selon toute vraisemblance » produit avec IA. Une décision loin d'être unanime, on compte au moins Pascal Bruckner dans la résistance. Puisque l’Académie introduit le détecteur dans son prétoire, qu’elle aille au bout de sa logique : même outil, même protocole, même soupçon. Sinon, ce n’est plus une règle. C’est un traitement d’exception. 

29/09/2026, 14:48

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Quai des Bulles : 45 ans de BD, de rencontres et de passion

Traditionnellement, le festival Quai des Bulles décale ses dates pour cause de Route du Rhum et ouvre ses portes ces 9-10-11 octobre, à Saint-Malo. L’occasion, s’il en fallait une, de venir flâner sur les remparts se gaver d’air iodé et de bande dessinée…

29/09/2026, 14:22

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Affaire Thélyson Orélien : “Un score de génération par IA n’est pas une preuve”

Créée en juillet 2024 pour distinguer les œuvres d’origine humaine des contenus générés par intelligence artificielle, l’association Fabrication Humaine défend un label gratuit fondé sur l’engagement de l’artiste. Dans cette tribune, elle prend appui sur l’affaire Thélyson Orélien pour interroger la place prise par les outils de détection : sans trancher sur l’origine de C’était ça ou mourir, elle appelle à distinguer l’indice de la preuve et plaide pour davantage de transparence dans les processus de création. 

28/09/2026, 16:30

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IA et littérature : et si on arrêtait de s’écharper pour s’entendre, bordel !

Nathalie Hug a publié en juin dernier 92 BPM, Mais bordel qui a écrit ce roman ? aux Éditions Télémaque, un texte qu’elle présente comme entièrement hybride, né de 18 mois de travail avec l’intelligence artificielle et accompagné d’un making-of détaillant cette expérience. Dans cette tribune, elle revient sur la polémique autour de C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, accusé d’avoir été écrit avec l’IA, et élargit le débat à la place de ces outils dans la création littéraire, à la transparence envers les lecteurs et à l’avenir de l’écriture humaine.

28/09/2026, 14:22

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Journée de la traduction : 7 livres où tout aurait mieux fini avec un bon traducteur

Le 30 septembre, l’ONU célèbre la Journée internationale de la traduction. L’occasion de rappeler qu’en littérature, un mot de travers peut envoyer une expédition sur le mauvais continent, transformer Jésus en plante urticante ou rendre une civilisation extraterrestre dépendante à une voix. De Jules Verne à R. F. Kuang, sept livres où comprendre l’autre relève moins du confort que de la survie — avec, parfois, des résultats franchement discutables.

28/09/2026, 12:22

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Thélyson Orélien : “Pourquoi tant d’acharnement sur un écrivain ?”

L’affaire Thélyson Orélien s’est imposée en quelques jours au cœur de la rentrée littéraire. Soupçonné d’avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour écrire C’était ça ou mourir, puis rattrapé par plusieurs cas de plagiat concernant des textes anciens, l’auteur québécois conteste les accusations visant son roman. Le retrait du livre de la sélection du Goncourt a encore amplifié une controverse qui interroge désormais tout le monde éditorial. Par Auguste Feydeau.

26/09/2026, 14:00

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Journée de l'accès à l'information : 5 livres qu’on n'aurait jamais dû ouvrir

Le 28 septembre célèbre la Journée internationale de l’accès universel à l’information. Excellente initiative. À un détail près : depuis des siècles, la littérature s’échine à démontrer que certains renseignements se porteraient beaucoup mieux sous clé. Lettres compromettantes, manuscrits impossibles, confessions judiciaires, dossiers de surveillance : cinq lectures où ouvrir le mauvais document revient rarement à améliorer sa journée.

26/09/2026, 09:30

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Démarchage téléphonique : sept livres où un appel a tout fait basculer

Le téléphone avait été inventé pour permettre à deux personnes éloignées de se parler. Puis quelqu’un a compris qu’il pouvait également servir à vendre des fenêtres, proposer une mutuelle, annoncer un décès ou rappeler à quelqu’un que son passé savait toujours composer son numéro.

26/09/2026, 08:00

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Affaire Thélyson Orélien : “Réinventons le pacte entre l’auteur, l’éditeur et le lecteur”

Thomas Perroud, normalien, est animateur de l’émission Anachroniques consacrée notamment aux premiers romans sur Fréquence protestante. Il revient sur les soupçons d’usage de l’intelligence artificielle au sujet du premier roman de Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir (Grasset).

24/09/2026, 16:32

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Violences sexistes et sexuelles : 50 ans pour passer de l'intime à la loi

Après des décennies de mobilisations, de recherches et de récits, les violences sexistes et sexuelles ne sont plus seulement appréhendées comme une succession de drames privés. Elles constituent un objet politique, juridique et culturel. La proposition de « loi intégrale » actuellement examinée à l’Assemblée nationale en offre une nouvelle traduction — et invite à regarder l’histoire des mots qui ont rendu ces faits visibles.

24/09/2026, 16:10

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Thélyson Orélien a-t-il oublié un prompt ChatGPT sur son site internet ?

ActuaLitté a retrouvé, dans un article publié en 2023 sur un site alors animé par Thélyson Orélien, une phrase qui ressemble à une consigne de rédaction laissée par erreur. Un indice concret, distinct des détecteurs d’IA, qui vient désormais s’ajouter à une série d’éléments exhumés ces derniers jours par plusieurs médias et internautes autour des textes de l’auteur. Au-delà de son cas, l’affaire touche désormais à quelque chose de plus vertigineux : la possible fin d’un monde où l’on croyait encore savoir, sans trop de doute, ce qu’était un auteur.

24/09/2026, 13:34

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“L’IA est arrivée, et le mot “aide” s’est complètement décousu”

Entre correction, réécriture et création, où commence véritablement « l’aide » à un auteur ? Écrivain, poète et correcteur, Adnan Algın plonge dans ses propres archives éditoriales pour interroger les interdictions visant l’intelligence artificielle. De ses interventions sur des romans aux cas célèbres de Raymond Carver ou T. S. Eliot, il questionne une frontière que l’IA n’a peut-être pas inventée, mais sérieusement brouillée.

24/09/2026, 11:53

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“L’horreur est le meilleur genre de l’histoire de la fiction”

Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. L'écrivain revendique une passion pour l’horreur née dans les livres, nourrie par le cinéma. De Guillermo del Toro à Stephen King, l’écrivain revient sur les monstres qui ont façonné son imaginaire et défend une conviction paradoxale : l’épouvante peut nous rassurer. Les démons de fiction ont sur les terreurs du réel un avantage décisif : ils n’existent pas. Une invitation à frissonner pour mieux souffler, qu'il partage dans nos colonnes...

23/09/2026, 17:36

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Jean-Yves Mollier : LFI chez Fayard, “un véritable coup de poignard dans le dos”

La publication annoncée chez Fayard du prochain livre du député LFI Aurélien Taché provoque la colère de Jean-Yves Mollier. Dans cette tribune, l’historien dénonce ce qu’il considère comme une contradiction avec le soutien affiché par La France insoumise aux auteurs mobilisés autour des États Généreux, après les bouleversements intervenus chez Fayard et Grasset.

21/09/2026, 16:19

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Les livres prophétiques ne sont peut-être pas ceux que nous croyons

De George Orwell à André Malraux, en passant par Aldous Huxley, Ray Bradbury, Friedrich Nietzsche et Franz Kafka, Bertrand Jouvenot propose de déplacer notre regard sur les « livres prophétiques ». Dans cette tribune, il distingue les œuvres qui ont anticipé les formes visibles de notre monde de celles qui auraient saisi des mutations plus profondes : crise du sens, autonomie des systèmes, transformation de notre rapport au temps et à nous-mêmes.

21/09/2026, 12:32

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Et si le vrai danger n’était pas la mort du livre, mais celle de la lecture ?

ActuaLitté ouvre ses colonnes à la Fondation Jean-Jaurès, qui revient sur le rapport « La République des lecteurs – Pour en finir avec la mort du livre », signé par Arthur De Grave et Diana Filippova. Face au recul de la place de l’écrit et aux mutations des pratiques culturelles, le texte présente dix propositions pour replacer la lecture et l’écriture au cœur des politiques publiques. 

21/09/2026, 11:42

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“Humanité générique” : La fabrique défend Louisa Yousfi après la polémique

Une phrase de Louisa Yousfi, extraite d’un entretien publié début septembre, a déclenché une vive polémique et plusieurs annonces de saisines judiciaires. Son éditeur, La fabrique, prend aujourd’hui sa défense dans une tribune adressée à ActuaLitté. Avant de la publier intégralement, nous revenons sur l’origine des propos, leur contexte, les critiques qu’ils ont suscitées, les soutiens exprimés et le sens du concept d’« humanité générique » invoqué dans le débat.

19/09/2026, 10:30

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Journée de la paix : 5 romans où 5 minutes d'échange épargnaient 300 pages

Le 21 septembre, l’ONU célèbre la Journée internationale de la paix. Mauvaise nouvelle pour la littérature : si ses personnages pratiquaient le dialogue, la médiation et le simple fait d’attendre la fin d’une phrase, des rayonnages entiers perdraient quelques centaines de pages. Cinq romans en apportent la preuve : ici, le non-dit, l’accusation mal étayée ou le bébé mal identifié suffisent à mettre le feu aux poudres.

19/09/2026, 10:00

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France Travail ouvre un service pour personnages secondaires

On connaissait la pièce de Luigi Pirandello : Six personnages en quête d'auteur. Alors, il fallait bien que cela arrive. Après les cadres en reconversion, les salariés victimes d’un plan social et les quinquagénaires priés de devenir « entrepreneurs d’eux-mêmes », France Travail accueille une nouvelle catégorie de demandeurs : les personnages secondaires. Mobilité inter-romanesque exigée.

19/09/2026, 07:30

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De la librairie à l’édition : pourquoi toute l'industrie du livre se fragilise

Il est grand temps de changer la terminologie depuis bien trop longtemps en vigueur dans l’industrie de l’édition : non plus chaîne du livre, car d’un maillon à l’autre, on finit par ignorer ce qui se passe plus loin, mais écosystème. Et quitte à renverser la table (et pas que celle des nouveautés), troquons “indépendant” pour “interdépendant”. Une notion bien plus proche de la réalité économique…

16/09/2026, 17:03

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Intuition : “Le corps sait souvent avant nous”

Pourquoi devient-il parfois si difficile de savoir ce que l’on pense vraiment, ce que l’on ressent ou même ce que l’on veut ? Sollicitations permanentes, rythme soutenu et bruit mental finissent par couvrir cette perception plus discrète que l’on appelle intuition. Fondatrice du centre d’enseignement Infinite Spirit, formatrice et thérapeute, Johanna Hani propose de retrouver un peu de silence, de revenir aux sensations du corps et d’apprendre à distinguer l’intuition de l’anxiété ou de la peur. 

14/09/2026, 14:58

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“Le problème n’est pas de savoir si une IA a touché au texte, mais qui décide”

À mesure que l’intelligence artificielle s’immisce dans les pratiques d’écriture, une question revient avec insistance : que reste-t-il de l’auteur lorsque la machine intervient dans le texte ? Nicolas, créateur d’Atypikal Life, propose de déplacer le débat. Plutôt que d’opposer frontalement écriture humaine et IA, il interroge la transparence, la responsabilité et ce que l’auteur choisit — ou refuse — de déléguer.

14/09/2026, 07:00

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Ben Templesmith, l'homme qui a appris à l'ombre comment mordre

Ben Templesmith se reconnait en humant les planches, les yeux fermés : des histoires où le papier sent l'humidité, la lumière malade et les personnages contaminés par quelque chose qui les dépasse. En 20 ans, de Hellspawn, 30 Days of Night à Wormwood, l'Australien a construit un dessin qui s'est métamorphosé sans s'assagir : juste plus précis dans l'angoisse. Il suffit de regarder ses noirs.

13/09/2026, 07:00

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La Médecine du Travail interdit le retour au boulot à ces six héros de roman

Dans les romans, le Code du travail semble avoir été imprimé en caractères minuscules, puis abandonné quelque part entre la page de copyright et la table des matières. Enquête à l’autre bout du monde, magie non déclarée, poisons au Vatican, cadavres à restaurer : six personnages passent aujourd’hui leur visite médicale. Certains auraient dû venir plus tôt.

12/09/2026, 06:00

ActuaLitté

25 ans après le 11-Septembre, les vies derrière l’Histoire

Le 11 septembre 2026, New York commémore les 2977 morts des attentats d’al-Qaïda tandis que la ville ouvre plus de 170.000 pages d’archives sur leurs conséquences sanitaires. Un quart de siècle après, l’événement déborde encore Ground Zero : guerres, soupçon et Guantánamo ont prolongé son histoire. Huit livres rendent à ce récit ce que les doctrines effacent : des enfants, des corps, des familles et des voix.

 

11/09/2026, 13:08