L’écrivain écossais Peter May est mort à l’âge de 74 ans, nous annoncent les Éditions du Rouergue, qui publient son œuvre en français depuis plus de 20 ans. Installé de longue date dans le Lot et naturalisé français en 2016, le romancier laisse derrière lui une importante œuvre policière, particulièrement populaire en France.
Le 28/09/2026 à 11:47 par Hocine Bouhadjera
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Publié le :
28/09/2026 à 11:47
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« C’est avec une très grande peine que nous devons faire part du décès, aussi soudain qu’inattendu, du merveilleux Peter May », confie la maison. Elle évoque un écrivain qu’elle avait « eu tant de chance et de joie à publier », devenu au fil des années un ami.
Né le 20 décembre 1951 à Glasgow, Peter May avait d’abord travaillé comme journaliste avant de quitter la presse écrite pour la télévision. Il avait créé deux séries pour la BBC et avait également été co-créateur et producteur de Machair, feuilleton en langue gaélique situé sur l’île de Lewis. Au cours de sa carrière télévisuelle britannique, il a travaillé comme scénariste ou producteur sur plus de 1000 épisodes. Il quitte la télévision en 1996 pour se consacrer à la littérature.
En France, les lecteurs le découvrent notamment avec sa série chinoise, ouverte par Meurtres à Pékin, traduit par Ariane Bataille, mais c’est surtout l’île de Lewis qui va installer durablement son nom dans le paysage du polar français.
L’Île des chasseurs d’oiseaux, traduit par Jean-René Dastugue et publié par le Rouergue en 2009, connaît d’ailleurs un destin éditorial singulier. Son manuscrit avait été refusé par plusieurs éditeurs britanniques : le roman paraît finalement en français avant même sa publication en anglais sous le titre The Blackhouse, en 2011.
L’Île des chasseurs d’oiseaux reçoit notamment le Prix des lecteurs des Ancres noires en 2010 puis le Prix littéraire Inter CE, devenu Cezam, en 2011. The Blackhouse obtient en 2013 le Barry Award du meilleur roman policier aux États-Unis. Peter May poursuivra cette série avec L’Homme de Lewis et Le Braconnier du lac perdu, avant d’y revenir bien plus tard avec Loch noir.
Son œuvre comprend, outre les romans des Hébrides et la série chinoise, les enquêtes d’Enzo Macleod, Écossais installé en France, ainsi que plusieurs romans indépendants, comme Les Disparus du phare. Deux traducteurs ont particulièrement accompagné son parcours français : Jean-René Dastugue, notamment pour les romans de Lewis et Les Disparus du phare, et Ariane Bataille, pour une large partie de la série chinoise, des enquêtes d’Enzo Macleod et de ses romans plus récents.
Une grande partie de ces titres, d’abord publiés en grand format au Rouergue, ont ensuite rejoint la collection « Babel noir » d’Actes Sud.
Ces dernières années, Peter May avait également fait des bouleversements climatiques l’un des fils de son travail. Le Rouergue cite notamment Les Disparus du phare, Tempête sur Kinlochleven et Loch noir, marqués par les inquiétudes de l’écrivain face au dérèglement climatique et à « l’inaction des États ».
Paru en France en 2025, Loch noir marquait le retour de Fin Macleod et de l’île de Lewis, plus d’une décennie après les trois premiers romans de la série. Le livre a reçu la même année le Grand Prix de littérature policière, dans la catégorie roman étranger.
Au début de l’année 2026, il avait annoncé à son éditeur l’écriture d’un nouveau roman. Le Rouergue indique en avoir reçu et lu le manuscrit au mois d’août. Intitulé The Island of the Dead, « son titre sonne à présent comme une sentence mais c’est certainement l’un des plus beaux romans qu’il aura écrits », estime son éditeur.
Les Éditions du Rouergue saluent enfin « un homme à la sensibilité à fleur de peau, profondément empathique, attentionné, d’une infinie gentillesse », mais aussi sa « personnalité chaleureuse », son humour et son sens de l’amitié.
« Passionné de musique », Peter May consacrait également une partie importante de son temps, ces dernières années, à jouer, écrire et composer des chansons. L’écrivain laisse son épouse, la scénariste et romancière Janice Hally May, ainsi que sa fille Carol.
Crédits photo : Peter May (Candice Debuire-Vauconsant, Rouergue)
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
Paru le 02/11/2005
414 pages
Editions du Rouergue
20,30 €
Paru le 07/10/2009
374 pages
Editions du Rouergue
22,00 €
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Paru le 26/09/2012
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Paru le 01/06/2016
314 pages
Editions du Rouergue
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Paru le 27/03/2024
344 pages
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22,80 €
Paru le 07/05/2025
368 pages
Editions du Rouergue
23,00 €
2 Commentaires
F.D.
28/09/2026 à 14:20
😭
Cathy
30/09/2026 à 16:50
Mince alors ! J'adorais le lire et me disais toujours que ce devait être un homme bon pour avoir cette empathie. Il est mort trop jeune c'est sûr. Je continuerai de le lire. Ses livres le feront exister longtemps encore.