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Le Prix Goncourt exclut le roman de Thélyson Orélien

La polémique autour de Thélyson Orélien franchit un nouveau cap : l’Académie Goncourt a retiré C’était ça ou mourir de sa première sélection 2026, invoquant les plagiats révélés dans des textes plus anciens de l’auteur et des analyses qu’elle juge convergentes, selon lesquelles le roman serait « très largement le produit d’une Intelligence Artificielle ». Au Québec, les conséquences se multiplient également, en attendant les décisions potentielles d'autres prix littéraires français...

Le 25/09/2026 à 13:11 par Hocine Bouhadjera

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Publié le :

25/09/2026 à 13:11

Hocine Bouhadjera

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ActuaLitté

Dans son communiqué, l’Académie invoque à la fois les plagiats récemment révélés dans des textes plus anciens de l’auteur et les analyses consacrées au roman. Elle estime que l’ouvrage est, « selon toute vraisemblance, très largement le produit d’une Intelligence Artificielle », en s’appuyant sur des résultats qu’elle qualifie de convergents, issus de travaux de chercheurs et de journalistes.

Concernant les publications antérieures de Thélyson Orélien, l’Académie évoque explicitement « les plagiats dont son auteur s’est rendu coupable au fil du temps et qui viennent d’être révélés ».

L’institution justifie sa décision par sa volonté de « préserver l’intégrité du Prix Goncourt » et rappelle que son rôle consiste à « promouvoir et couronner la littérature écrite par des femmes et des hommes ». Elle entend également adresser « un message clair » aux participants du Goncourt des Lycéens, du Goncourt des Détenus et des nombreux Choix Goncourt de l’étranger : l’Académie affirme qu’elle ne souhaite « cautionner ni adouber » des textes générés avec l’aide de l’intelligence artificielle.

L’Académie précise qu’elle ne fera pas d’autre commentaire. Sa deuxième sélection doit être rendue publique le 6 octobre.

Deux jours plus tôt, le président de l’Académie Goncourt appelait encore à « la prudence » avant de « jeter en pâture » l’écrivain. Il expliquait avoir beaucoup apprécié C’était ça ou mourir et n’avoir « à aucun moment » soupçonné, à sa lecture, un recours à l’intelligence artificielle. Il avait toutefois prévenu que si de nouveaux éléments apparaissaient avant le 6 octobre et apportaient des « preuves irréfutables », l’Académie prendrait une décision. Celle-ci est finalement intervenue dès le 25 septembre.

C’était ça ou mourir figure toujours dans les premières sélections du Renaudot, du Femina, du Médicis et du Prix Décembre, sans qu’aucun de ces jurys ait annoncé son retrait. Le roman figure également dans la sélection publiée début septembre pour le Goncourt des lycéens. Thélyson Orélien avait par ailleurs remporté le Prix Méduse, le Prix Première Plume et le Prix Roman News Publicisdrugstore – Les Échos Week-End, avant de recevoir, le 21 septembre, le Prix du Roman Fnac 2026.

Contacté par ActuaLitté, le Prix du Roman Fnac n’avait pas encore répondu, au moment de la publication, sur un éventuel maintien ou retrait de cette récompense.

Le plagiat, plutôt que l’IA

Au Québec aussi, l’affaire semble désormais produire des conséquences bien concrètes. Thélyson Orélien avait bénéficié ces derniers mois d’une importante visibilité dans le milieu littéraire québécois.

Au Salon du livre de l’Estrie, l’auteur de C’était ça ou mourir devait être l’invité d’honneur. Les deux rencontres auxquelles il devait participer lors de sa 48e édition, organisée du 15 au 18 octobre à Sherbrooke, ont été annulées.

Le conseil d’administration explique avoir pris sa décision « après mûres réflexions », à la suite des allégations de plagiat. Les Éditions du Boréal, qui publient le roman au Québec, ont été informées de cette décision. Olivier Courtois, directeur général du Salon du livre de l’Estrie, a précisé à la radio québécoise M105 que le retrait de l’écrivain ne reposait pas sur les soupçons concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle.

Le nom de Thélyson Orélien doit également disparaître des supports de communication du Salon. Il devait notamment participer à un grand entretien ainsi qu’à une discussion intitulée Défaire les frontières : littérature, politique et migrations, aux côtés de Ruba Ghazal. 

Depuis le début de la semaine, les deux dossiers se sont en effet superposés. Les premières accusations portaient sur C’était ça ou mourir et reposaient principalement sur les résultats du détecteur Pangram. Thélyson Orélien a toujours contesté avoir utilisé une intelligence artificielle pour écrire son roman et affirme en avoir commencé la rédaction en 2017.

À LIRE - IA pas IA ? Thélyson Orélien et Grasset répondent, à droite on jubile

La controverse a ensuite changé de nature avec l’examen de textes beaucoup plus anciens. Un texte primé par Radio-Canada en 2012 présente notamment de nombreuses correspondances avec la préface du Matin des magiciens, de Louis Pauwels et Jacques Bergier. D’autres articles attribués à Thélyson Orélien reprennent très étroitement la structure ou certaines formulations de publications anglophones et hispanophones antérieures.

Maintenant la poésie

Un nouveau rapprochement, signalé le 25 septembre par le poète et éditeur Grégory Haleux et notamment relayé par l'auteur et éditeur Laurent Nunez, concerne cette fois Le Temps qui reste, recueil publié par Thélyson Orélien en 2015. Plusieurs vers présentent de très fortes similitudes avec Canto a la mujer estéril de la poétesse cubaine Dulce María Loynaz, Prix Cervantes 1992, dans sa traduction française par Claude Couffon publiée chez La Différence en 1994.

Chez Dulce María Loynaz, le passage commence par une « mère impossible » comparée à une « cathédrale submergée », chez Thélyson Orélien, celle-ci devient une « terre impossible », mais la « cathédrale submergée » demeure. La suite conserve ensuite presque intégralement la même progression : l’eau au-dessus du personnage, la lointaine lumière du soleil qui ne parvient pas à l’atteindre, la Vie qui « ne dépasse pas » sa poitrine, « se heurte » et « rebondit », puis « dévie » et « s’en va perdue ».

La question « Vers quel endroit ? », la comparaison avec la Nuit, l’absence de traces laissées par l’ombre, le « cri ensanglanté de la Vie » et jusqu’à la « divine surdité » des astres apparaissent dans les deux textes, dans le même ordre et avec des formulations identiques ou presque. Le passage de Thélyson Orélien retranche certains éléments et en modifie quelques-uns, mais conserve l’architecture, les images et une part très importante du vocabulaire de la traduction française.

« Ce matin, on apprend que Thélyson Orélien n'est pas un poète - mais juste le plagiaire d'une poétesse cubaine », écrit Laurent Nunez sur X.

Boréal suspend également la promotion du roman

Quelques heures après la décision du Salon, les Éditions du Boréal ont à leur tour annoncé la suspension des activités promotionnelles autour de C’était ça ou mourir, rapporte l'AFP, afin, expliquent-elles, d’assurer le bien-être de l’auteur.

La maison québécoise indique travailler avec Thélyson Orélien pour retracer le processus d’écriture du roman. Elle affirme qu’aucune intelligence artificielle n’a été utilisée sur le manuscrit depuis sa réception, mais reconnaît ne pas pouvoir, à ce stade, confirmer ou infirmer les accusations portant sur sa rédaction antérieure.

L’auteur, présent le 24 septembre aux Correspondances de Manosque, a pour sa part dénoncé auprès de l’AFP une volonté « d’attaquer le livre », mais également sa voix, et de le « faire taire ». Il indique vouloir attendre que la situation se calme avant de s’exprimer plus longuement.

Crédits photo : Thélyson Orélien (©JF PAGA, Grasset)

 
 
 
 
 
 
 
 

 

DOSSIER - Plagiat, IA : l'affaire Thélyson Orélien, la grande déflagration

Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com

59 Commentaires

 

Zoé

25/09/2026 à 13:21

Serez-vous suffisamment courageux pour parler du racisme sous-jacent à cette histoire ?

SAINTE BEUVE

25/09/2026 à 15:30

Effectivement c’est malheureusement une occasion en or pour les racistes opportunistes …. Il faut combattre ces réactions infâmes . N’empêche : les fautes éthiques du plagiat et de l’IA massive semblent ici avérées . « La messe est dite » mais ne nous acharnons pas sur Thélyson Orélien : cette déflagration doit surtout nous interroger sur la survie de la Littérature et les actions à entreprendre . Car que ce soit par Thélyson ou un autre auteur : le problème allait se poser rapidement ( sachant qu’il existe sûrement depuis plusieurs mois ou années …. ) . Cdlt

chauchiche

25/09/2026 à 16:58

Drôle de question. Elle aurait été posée il y a une semaine sous forme de doute, pourquoi pas, mais aujourd'hui... ? Aurez-vous suffisamment de recul pour éviter les amalgames ?

Zoé

25/09/2026 à 17:28

ça ne dérange pourtant personne quand Olga Tokarczuk utilise l'IA...

Nell

25/09/2026 à 20:10

5% pour elle dans ce cas un journaliste a-t-il refait le même test que "balance ton Claude" pour le roman de Thélyson Orélien avec Pangram ???


Rose

25/09/2026 à 20:22

Ah bon ? Pourtant c'est ici même que l'on évoquait une "polémique" au sujet de cette autrice qui avait, elle, spontanément évoqué son utilisation de l'IA (pour la phase de recherche et non pour la rédaction). On la traitait même dans les commentaires de "tricheuse", ce que personne parmi nous ne s'est encore permis de faire à propos de M. Orélien, qui n'est pourtant pas accusé que d'utiliser l'IA sans le dire, mais aussi de plagiats multiples et avérés... Deux poids deux mesures, oui, mais dans quel sens ?

(Source : https://actualitte.com/article/131405/technologie/la-prix-nobel-2018-utilise-l-ia-pour-ecrire-cherie-comment-developper-cela-joliment )

NAUWELAERS

26/09/2026 à 14:52

Rose,
Vous êtes la voix du bon sens...
Entre des recherches sur Google et l'IA, quelle est la différence?
Et attention aux erreurs de l'IA, en ai vu beaucoup dans le domaine culturel -un essai sur les «IÂneries» serait amusant à compiler et sans IA !
Ce dont on accuse cet auteur - d'être un faux auteur se servant de l'IA et avant cela un plagiaire-est gravissime.
Les plagiats semblent difficiles à contester hélas...
Pour l'IA, n'en sais rien.
Cet auteur (peut-être peu intègre et très paresseux) vit sans doute un enfer et je ne m'en réjouis pas.
Quant à la dimension raciste décidée «ex cathedra» par certains, elle ne repose sur rien de concret.
Il faudrait la combattre si elle est avérée alors qu'il ne s'agit que de préjugés.
Car aucune preuve concrète de racisme.
C'est de l'«émocratie» donc sans valeur.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Nell

25/09/2026 à 20:51

la limite de la méthode de Virginie Despentes, c'est très facile (mais chiant) tout faire faire par une IA puis recopier sur un cahier et écrire à la main et voilà

c'est devenu improuvable pour l'écriture

il va falloir faire confiance

(dans le cas du plagiat c'est la faute de l'éditeur, les écrivains adepte du plagiat c'est pas nouveau)

Gerard

26/09/2026 à 07:27

Tokarczuk ne l'utilise pas pour générer du texte mais pour se documenter, selon ses dires. Ce qui, vous en conviendrez , n'a rien à voir et se rattache bien davantage à une sorte de "super Google" .
Dans le cas qui nous occupe, il s'agit bien de produire le texte lui-même, de choisir les mots, le rythme de la phrase et du développement. Ce qui fait justement la littérature : une vision et son expression.
Les plagiats avérés réalisés précédemment par l'auteur jettent le discrédit sur l'ensemble de ses travaux et manifestent sa volonté de percer à tout prix, même à celui de la tromperie (et du vol).
Cela étant, je partage votre dégoût du racisme qui accompagne ces révélations. Il est extrêmement regrettable que le premier auteur pris la main dans le sac de l'hypocrisie soit justement une personne noire, du pain béni pour tous les racistes qui trouvent là une raison concrète de lâcher les rênes à leur idéologie aussi malfaisante qu'abrutie.
La soif de gloriole de Thelyson Orelien salit toute la littérature et éclabousse les lecteurs. Il y aura un avant et un après, c'est ainsi qu'il passera à la postérité.
Il est l'anti Mohamed Mbougar Sarr dont La plus secrète mémoire des hommes se rappelle à notre souvenir, comme pour montrer en miroir ce qu'un véritable écrivain sait faire d'un plagiaire.
Je vais le relire, tiens, ça me lavera les yeux.

gil22

27/09/2026 à 21:49

Elle ne s'en cache pas, voilà la différence. Et elle en détaille l'usage qu'elle en fait : comme d'un outil, pas d'un substitut à l'acte d'écrire.

NAUWELAERS

28/09/2026 à 20:26

Ce commentaire a été refusé parce qu’il contrevient aux règles établies par la rédaction concernant les messages autorisés. Les commentaires sont modérés a priori : lus par l’équipe, ils ne sont acceptés qu'à condition de répondre à la Charte. Pour plus d’informations, consultez la rubrique dédiée.

robert

26/09/2026 à 01:01

Bien sûr, le fameux racisme qui pousse un auteur a plagier tout ce qu'il peut, à utiliser sans honte les textes d'autres auteurs pour les faire siens, et probablement à cacher le fait qu'il a simplement utilisé une IA pour écrire un roman à sa place. Oui, c'est le racisme qui a fait tout ça...

Gerion

25/09/2026 à 15:43

Je ne peux que féliciter cette réaction du jury du Goncourt, qui était nécessaire pour préserver la crédibilité de cette institution.

Il faudra se poser la question de savoir comment ce roman généré artificiellement a pu berné bon nombre de critiques littéraires. Le sujet émouvant et politisé en est sans doute la raison principale.

Même si on peut être ému par le sort de migrants, et des histoires difficiles , individuelles racontées, cela ne doit pas permettre de récompenser des livres aussi faibles et peu littéraires.

Lyo

25/09/2026 à 17:32

Ce qui est bizarre c'est que quelqu'un ait ciblé spécifiquement ces textes. Pour ma rentrée littéraire en France, à priori, aucun auteur n'a eu à subir ce genre de chasse aux sorcières.
Déjà, les IA qui détectent soit disant les textes rédigés par des IA ne valent rien du tout et les gens qui prétendent pouvoir repérer quand un auteur fait appel à l'IA devraient peut-être lire des histoires sur Wattpad ou ff.net datant des années 2017. Ils y verront le style de l'IA. Car c'est sur ce genre de textes qu'elle a été massivement entraîné.

Quand au plagiat, pour le coup, il y a des logiciels détecteurs donc je comprends pas...

Gil22

27/09/2026 à 22:08

Vos arguments sont pour le moins étranges.
Les outils de détection ne valent rien ? En avez-vous seulement fait l'expérience ?
"(...)lire des histoires sur Wattpad ou ff.net datant des années 2017. Ils y verront le style de l'IA. Car c'est sur ce genre de textes qu'elle a été massivement entraîné."
Petit rappel : en matière de littérature, OpenAI, Anthropic et les autres ont scanné et digéré des millions de livres, dans toutes les langues. Wattpad ou ff.net ne représentent qu'une toute petite goutte d'eau de rien du tout.
Pourquoi persister dans le déni ? Une IA peut générer du Bossuet au kilomètre. Il faut bien connaître ce dernier pour s'en rendre compte. Et ce n'est que le début : voilà à peine trois ans que ces outils sont sur le marché.

Edco

25/09/2026 à 17:37

Ok , ok ! Passons tous les livres au ....scanner ! Pareil pour les ... programmes politiques, les articles de presse, les critiques de films, pièces de théâtre etc.., mais aussi les plats au restau ( faits maison ou pas ..) , bref ....demandons à l' IA de supplanter l'Intelligence Humaine.....et ainsi le ....grand remplacement....n' est pas celui qu' on veut nous faire croire !!!!!!😭😭😭😭
.... Après...." c' est Nicolas qui ......." , maintenant c 'est " balance ton Claude.." ..... mais les cibles....ne se ressemblent-elles pas ....????? Moi j'dis rien......Jeu main terre auge !!!!!🤔🤔

Jacques Lèbre

25/09/2026 à 17:47

J'avais lu la chronique de Nicolas Gary sur votre site, publiée le 20 septembre. Je dois dire que les citations qu'il en tirait ne m'avaient donner l'envie de lire ce livre, telle que celle-ci : "La frontière, aujourd'hui, ce n'est plus un mur. C'est une application." Qu'est-ce que cela veut dire ? Je n'en sais rien. Soit c'est parce qu'elle est sortie de son contexte, soit c'est du plaqué, et c'est là que le doute de l'IA peut s'installer.

MariE

26/09/2026 à 13:34

Jacques Lèbre, entièrement d'accord, votre exemple est lumineux.

testdepatement

25/09/2026 à 18:29

Passons tous les titres de la rentrée littéraire sous les fourches caudines de l'IA! On risaue de voir apparaitre des surprises... Et n'oublions pas la dimension raciste de cette polémique... P

goucourta

26/09/2026 à 16:40

C'est fou cette obsession pour le racisme.

NAUWELAERS

26/09/2026 à 00:11

Personne ne le remarque mais ce roman ne correspond pas à l'orientation idéologique actuelle de Grasset...
Là, silence dans les rangs de la part de ceux et celles qui ont claqué la porte de l'éditeur bolloréen !
Double langage quand tu nous tiens...
Et si cet auteur s'est rendu coupable et d'écrire via l'IA et de plagier autrui avant cela et sans IA, désolé mais inutile de crier au racisme par principe et sans rien savoir...!
Qu'en pense Dany Laferrière, romancier et académicien canadien d'origine haïtienne et vierge de tout soupçon ?
Bravo aux éditions de l'Observatoire qui bannit maintenant -la bonne réaction - tout livre écrit avec l'IA avec un label le certifiant, comme le bio dans l'alimentation !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Gil22

27/09/2026 à 22:48

Disons que l'identité de ceux qui ont crié au loup a créé une certaine ambiguité. La "fachosphère", comme on dit, s'en est instantanément délectée. Les dérapages sémantiques, pour parler poliment, ont été nombreux. Et pour cause, quelle aubaine ! Tirer à boulet rouge sur des institutions de gauche, avec un bon alibi, quel cadeau en or... Il faut bien le dire, le passage de l'auteur à La Grande Librairie est un morceau d'anthologie : unanimité béate, esprit critique zéro, nous avions affaire à un chef d'oeuvre absolu. Rien que ça... Rétrospectivement, ça fait mal. La politique s'en est mélée, on ne peut le nier. Donnant à certains l'occasion de déraper avec bonheur, pour la plus grande joie de leurs coreligionnaires. Ca n'était pas très fin, mais peut-on leur reprocher ? A chacun son camp. Avez-vous vu comment Cnews a repris l'affaire ? C'était attendu. C'était de bonne guerre, qu'on soit d'accord ou pas. Un minimum de franchise serait salutaire.

Yannick

29/09/2026 à 10:05

Bonjour, c’est facile. Il suffit de lire ce qu’il en a écrit. Salutations https://www.courrierinternational.com/article/polemique-dany-laferriere-defend-thelyson-orelien-en-qui-il-voit-une-vraie-promesse-d-ecrivain_273885

PASSANT

30/09/2026 à 17:28

Ben mon colon !... Mais... comme le dit BORGES... chaque lecteur réécrit le livre qu ' il lit...
Merci pour le lien...

Ernestino

26/09/2026 à 08:41

Je suis sidéré par ce qui n’est pas un débat mais une mise au pilori d’un écrivain.
Je n’ai pas lu le livre qui fait polémique et je n’ai nulle intention de me précipiter pour le faire sous la pression médiatique.
Par contre ce que je sais c’est que l’IA - et l’acronyme devenu populaire atteste de sa pénétration effective dans notre novlangue contemporaine - existe par le fait de l’espèce humaine.
Nous touchons quelque part au mythe de Frankestein.
Alors quoi il y aurait un bon et un mauvais usage de l’IA ?
Une IA qui écrit l’entièreté d’un roman ça n’existe pas.
Essayez donc voir !
Qu’elle accompagne un auteur oui.
C’est pas pareil.
Ce vrai-faux débat est symptomatique de notre époque :
Aucune nuance, des accusations gratuites en boucle, une haine à peine voilée.
L’IA comme toute invention reste un outil, un moyen pas une fin.
Elle en appelle à l’intelligence …humaine du moins ce qu’il en reste.
Quand on voit les effets pervers d’une humanité à la dérive sous la gouvernance de la finance on ne peut qu’être pessimiste.
L’effet IA est un réel auquel on se cogne pour reprendre le mot du psychanalyste Jacques Lacan, aveuglé par la passion de l’ignorance.
Lire est d’abord et avant tout un plaisir.
Peu m’importe comment un livre a été conçu.
Et pour conclure je m’autoriserais un propos subversif :
Je préfère lire un bon roman « généré » par intelligence artifielle qu’un mauvais écrit par bêtise naturelle.



PASSANT

26/09/2026 à 14:01

Bonjour...
Vous dites...
" Une IA qui écrit l’entièreté d’un roman ça n’existe pas.
Essayez donc voir !
Qu’elle accompagne un auteur oui.
C’est pas pareil."

Je dirais que... le soi-disant auteur... l ' accompagne...
C' est pas pareil...

robert

26/09/2026 à 14:28

C'est tout à fait vrai. Le seul problème c'est que cela devrait être admis ouvertement.
D'ailleurs un jour ou l'autre, une maison d"édition se fera connaître en ne publiant QUE des romans écrits par IA. Certains de ces romans seront peut-être très prisés.

fouriertransfo

26/09/2026 à 16:30

>"Une IA qui écrit l’entièreté d’un roman ça n’existe pas."

Ba si, la preuve.
Et ça te prends deux sec d'aller demander à chatgpt de te pondre un romain. Chaud de mentir comme ça.

Ernestino

26/09/2026 à 23:25

Le menteur c’est celui qui le dit qui l’est.
Vous en l’occurrence.
Je persiste et je signe :
Il est impossible de demander à une IA d’écrire seule un roman.
IMPOSSIBLE.
D’autre part vous êtes qui pour savoir comment cet auteur a écrit son livre ?
Quelles sont vos sources ?
À bon entendeur salut !

robert

27/09/2026 à 09:52

Une IA écrira un roman si vous lui donnez la série de prompts qui la guidera.
Si vous voulez dire qu'aucune IA ne va se lever le matin avec l'idée d'écrire Harry Potter et la pierre phiosophale, c'est clair, ça n'arrivera pas avant longtemps. Mais pour le reste, avec une dizaine de promts par chapitre, c'est totalement faisable et déjà fait.

Ernestino

27/09/2026 à 15:04

Et donc ?
La vraie question est là.
C’est comme su vous me disiez quoi vous ne faites pas votre vaisselle à la main ? Vous n’avez pas honte d’avoir utilisé un lave-vaisselle ?
Quoi vous utilisez l’électricité pour avoir de la lumière la nuit et vous vous lavez avec de l’eau chaude au robinet ?
Vous êtes allé de Marseille à Aix en Provence en voiture et pas à pied ?
Tricheur !
Allons dans dans dix ans et peut être moins l’IA sera partie intégrante de notre vie quotidienne et ce débat sera complètement dépassé.
Ce n’est pas avec du cynisme et un idéal de pureté aux relents nauséabonds que laisse entendre ce pseudo débat qu’on fait civilisation.
C’est le progrès comme on dit voilà tout.
Pour donner des prompts à une IA encore faut-il être capable de le faire….

Edco

27/09/2026 à 15:46

Ah ah ah ......les croyances !!!!!
A méditer !!!!
"Les progrès effarants de la technologie créent intensément plus de besoin qu'ils n'en comblent" - Albert Brie

Luna

27/09/2026 à 15:48

Comment peut-on appeler progrès quelque chose qui tue, surveille, appauvrit cognitivement et crée des inégalités ?
L'IA chez les auteurs est équivalente au dopage pour les sportifs, pas à de l'eau chaude !
Il s'agit donc d'un produit illicite qui ne devrait pas être accessible en libre accès et pourquoi pas le cannabis ou la cocaïne pendant qu'on y est si ça fait écrire plus vite, plus juste ou plus fair-play ?
Non, l'IA n'est pas un progrès mais une arme à destruction massive avec plus 240 000 tués par drones IA en Ukraine qui encourage la surveillance de masse #NoAzureForApartheid et qui devrait être interdite :

- sur son appareil
- dans ses applications
- strictement interdite aux mineurs

robert

28/09/2026 à 09:24

Vous vous montez le bourrichon pour rien. J'ai écris plusieurs fois que je ne voyais aucun problème à utiliser un LLM pour écrire un livre à partir du moment où c'est assumé honnêtement. Je répondais simplement à une assertion fausse et qui le sera de plus en plus.

NAUWELAERS

29/09/2026 à 22:42

Ernestino,
Le talent et l'originalité d'un vrai écrivain qui écrit tout lui-même, c'est du cynisme, un idéal de pureté aux relents «nauséabonds» (sic !).
C'est une IA défectueuse qui a commis ce post abject ?
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

04/10/2026 à 21:04

Ernastino,
Avec des avocats aussi piteux et de mauvaise foi que vous, les faux écrivains que vous défendez si mal ont des soucis à se faire...
Et tant mieux, continuez.
CHRISTIAN NAUWELAERS

PASSANT

05/10/2026 à 07:22

ERNESTINO... Bonjour

Comparer l ' ecriture d' un livre à... la corvée de vaisselle ?! ...
https://share.google/UC4qb5ywqc2lCFVKz

Vous ne deviez pas être bien réveillé... https://youtube.com/shorts/ZHfOycamaEQ?si=MhDgjREgAwSpxdRy

NAUWELAERS

27/09/2026 à 16:48

Ernestino,
Vous êtes un mégalo ou quoi ?
Vous n'y connaissez RIEN !
Une IA est parfaitement capable d'écrire un roman - à boycotter.
Allez vous reposer avec ou sans IA.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Gil22

27/09/2026 à 21:58

En creusent un peu le sujet, vous seriez sans doute aucun surprise.
En s'aidant de quelques prompts bien pensés, il est désormais possible de produire un roman entier, parfaitement structuré. Oui, mais sans grande originalité, me rétorqueriez-vous ?
Croyez-moi, l'IA est capable de trouvailles étonnantes.
Ou plutôt, appropriez-vous l'outil et faites en l'expérience vous-même.
Vous pouvez aller encore plus loin, expérimenter, y passer des centaines d'heures, affiner votre approche, faire un travail d'éditeur. Plus le roman sera ainsi travaillé, meilleur il sera.
Un auteur avec un peu de métier peut en tirer des merveilles.

PASSANT

26/09/2026 à 08:50

Du coup... je doute de tout ce qui concerne... ce fieffé roublard... THELYSON... est-il son vrai prénom ?... ORELIEN son vrai nom ?... Je veux voir les registres de l ' etat civil... la carte d' identité le passeport ... tout !... Ses dents sortent-elles de ses gencives... ou de chez le prothesiste ?.... Ses cheveux... sa barbe... revelent-elles son adn... ou celui d ' un donneur anonyme ?... Est-il botoxé.... siliconé... cryogenisé ?... Tout doit être tiré au clair !... À commencer par son sang... Est-il vraiment haïtien... ou carbonisé par les uv ?...

Luna

26/09/2026 à 09:12

De l'honnêteté, un livre c'est d'abord de l'honnêteté avec son lectorat et moi à plagiat et IA je ne lis pas qu'on s'appelle Orélien Thélyson, Guillaume Musso ou pire Le Tellier qui est devenu son VRP !
Eh bien à consommateurs de drogues qui ne savent plus écrire sans être des assistés IA, je préfère qu'on pointe du doigt les dealers, quand le junkie nous dit David Goudreault dans Traumatys, c'est le jackpot !
Et que le Goncourt que j'applaudis dénonce avec autant de verve les dealers dont leurs outils banalisent la surveillance de masse et sont devenus des armes de destructions massives comme celles de Microsoft ! #NoAzureForApartheid

https://actualitte.com/article/124847/auteurs/l-ia-peut-egaler-l-humain-estime-herve-le-tellier

alanthemoore

26/09/2026 à 09:35

Avant c'était mieux, c'était sérieux, on ne copiait pas sur sa voisine, on ne faisait pas faire ses devoirs maison par un étudiant, nous "nagions" dans une sainteté absolue, nos machines à calculer programmables ne fonctionnaient pas...
Dumas, seul écrivait !
Tous les politiques écrivent tels des PROUST sur un lit ...n'est-ce pas Bruno le maire, Edouard Philippe...?
Dans les années 90, on se scandalisait de l'entrée d'internet dans nos lycées et maintenant ?
Et oui, l'IA, pas à pas, rentre nos maisons, nous "assure" des courriers administratifs souvent cauchemardesques nous débarrassant des inutiles tâches ( bientôt cette caste administrative deviendra obsolète et tant mieux !).
Revers de la médaille, l'on découvre un KLEIN ( qui est BLANC DE PEAU ) copiant nombre d'articles d'anciens physiciens, l'on découvre un ORELIEN ( qui est NOIR et alors ? pris dans le pot de confiture, tant pis pour lui ! ).
Quand nous copions, c'était une tacite règle, "pas vu, pas pris" mais si "pris", une bulle sur sa charmante copie était inscrite bien en rouge !!
Rien ne change en définitive, on continue tranquillement "sur la route"

MariE

26/09/2026 à 09:52

Vu cet antécédent, quel boulot à priori pour les comités de lecture des éditeurs?

olitelplus

26/09/2026 à 10:27

pour avoir testé son livre avec les 2 premiers chapitres sur des détecteurs d'IA (quillbot + zerogpt) le livre ressort ecrit par l'homme, j'ai essayé sur Pangram c'est le seul a y mettre de l'IA,

alors quoi penser .................

robert

26/09/2026 à 13:19

Cette histoire est d'autant plus étrange qu'il y a 1 ou 2 mois, un auteur afro-américain a eu le même parcours. Jerry Falade, écrivain débutant a publié un thriller qui a été un énorme best seller, Call Me, I'll Hide the Body (l'histoire d'un migrant nigérien à Houston...). Un contrat mirobolant de plus de $2M, une option pour en faire un film Hollywood, et patatra ! Une accusation d'avoir écrit ce roman avec l'aide de l'IA, un contrat qui tombe à l'eau, une défense basée sur le racisme et le début d'un débat qu'on a aujourd'hui en France avec le roman de T. Orélien.
https://www.rtbf.be/article/l-ia-dans-l-edition-un-contrat-a-2-4-millions-de-dollars-annule-une-industrie-sous-tension-11767636

NAUWELAERS

26/09/2026 à 14:58

Robert,
Bravo d'avoir déniché cette info (sûrement à l'aide d'une IA-ha ha ha) !
Ridicule de crier au racisme sans la moindre preuve.
Ce qui compte, c'est la véracité des accusations ou non.
Le reste, du pipeau.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Robert

26/09/2026 à 17:48

Cette info là, je l'avais vue passer (peut-être sur X ?) et j'étais étonné qu'on n'en parle pas plus dès que cette affaire Orélien est sortie. Mais vous avez raison, pour le lien j'ai juste demandé à Gemini (qui d'ailleurs m'avait parlé de deux autres cas, liés mais différent. Il a fallu que je l'aide un peu...) :)

Marco

26/09/2026 à 15:17

On délègue aux machines les tâches que l'on juge inintéressantes ou ennuyeuses. Ce débat se résume peut-être seulement une question de différence entre les écrivains qui choisissent ce métier car ils aiment écrire (IA leur est inutile, pourquoi confier à une machine ce que l'on aime faire ?), et les écrivains qui choisissent ce métier pour être connus (IA les décharge d'une tâche qu'ils n'aiment pas et ils peuvent se consacrer directement à la promotion et à l'entretien de leur célébrité). Ensuite, il y a des lecteurs qui aiment les livres écrits par des écrivains qui aiment écrire (IA est une horreur), et il y a des lecteurs qui s'en fichent car ils veulent un roman qui fait le job et rien de plus (IA, pourquoi pas ?). Enfin, il y a des éditeurs qui aiment publier des auteurs qui aiment écrire pour des lecteurs qui aiment lire des... (vous avez compris), et des éditeurs qui aiment gagner de l'argent et jugent la qualité de leur travail au regard de leur CA et de la satisfaction de leurs actionnaires (avec ou sans IA, pfff ! Quelle importance ?).
Au final, dans quelques années, à quoi ressemblera tout cela ? Qui va l'emporter ? Qui a déjà (presque) gagné la partie ? Si c'était un roman, peu importe l'auteur, il n'y aurait pas beaucoup de suspense...

Edco

26/09/2026 à 15:43

Et ben voilà , CQFD , absolument !!!! Tout est dit 👏👏👏👏👏 Et il y a même des IA tout court qui se font passer pour des écrivains.es !!!!!!......genre Mac Fad........( voir article Revue 21.. ) 🤔🫣🫣🫣🫣, ce sera ça l' I Avenir !!!!!!!🤭😭

PASSANT

26/09/2026 à 16:32

Oui... c ' est aussi simple que ça... Ces distinguos que vous faites... nous tirent de la mare aux canards... Il y a lire et lire... livres et livres... littérature et littérature... On ne peut pas tout considérer du même oeil... melanger torchons et serviettes... Lecteurs et lecteurs... doivent prendre conscience... de l ' existence de plusieurs plans... et aller où ils veulent... partout si ça leur chante... mais... en toute connaissance de cause...

MariE

27/09/2026 à 16:53

Marco, selon vous, il y aurait deux uniques sortes de livres : ceux écrits par des auteurs "aimant écrire", et ceux émanant de gens qui cherchent la notoriété : "être connus" ?? J'avoue n'y avoir pas pensé, et peut-être avez- vous raison...
Mais je ne peux imaginer un "jeune" cherchant à "être connu" se munir de l'ia sans aucune idée de rien, sans plan, sans histoire à conter...
Et j'imagine un autre cas, réel pour le lecteur : l'écrivain connu qui se vend moins ,parce qu'il se laisse aller ou a changé: l'ia peut être une solution de ...rattrapage, non?

Gil22

26/09/2026 à 16:32

Indépendamment de la polémique actuelle, la question pertinente pourrait-être :
Si le texte est généré d’abord, puis relu, jugé, éventuellement corrigé, et finalement validé consciemment par un humain qui décide : “oui, c’est bien ce texte que je veux publier”, alors la question de savoir qui a matériellement produit chaque phrase devient secondaire sur le plan littéraire.
L’humain n’est plus à l’origine de la formulation, mais il devient responsable du résultat final. Il peut rejeter 99 propositions et n’en conserver qu’une : la génération appartient à la machine, mais la sanction esthétique appartient à l’auteur.
Cela ressemble au travail d’un directeur artistique, d’un monteur ou d’un producteur : il n’exécute pas nécessairement chaque élément, mais il décide de ce qui entre dans l’œuvre.
Dit-on d'un réalisateur, d'un metteur en scène, qu'il ne crée rien?
Ecrire est en soi un théâtre.
Les modalités varient en fonction du contexte culturel. L’IA oblige simplement la littérature à redécouvrir cette possibilité.
Accessoirement c'est déjà ce que faisaient, entre autres, Williams S. Burroughs ou Brion Gysin avec une paire de ciseaux. Ils découpaient puis recombinaient des fragments de textes : journaux, magazines, manuscrits, textes préexistants, y compris les leurs. L’acte créatif se déplaçait alors vers le choix, la coupe, le rapprochement, l’ordre, le rythme et la reconnaissance de ce qui surgissait.
Nul n'a jamais nié leur qualité d'auteur.

L'IA, en tant qu'outil au service de l'auteur, permet d'aller encore plus loin.
C'est un nouveau mode d'écriture. Dans les deux cas, l’auteur construit un dispositif qui produit des possibilités inattendues, puis exerce son jugement sur ce qui surgit.
L’IA ne crée pas cette logique. Elle l’étend.

PASSANT

27/09/2026 à 08:14

Bonjour...
Le rapprochement que vous faites... entre la présumée pratique de ce présumé ecrivain... et les pratiques de BURROUGHS... GYSIN... ou les " ready made " de DUCHAMP... " les mille milliards de poèmes de QUENEAU ... etc... ne me semble pas pertinente... Ces ecrivains poetes artistes... revendiquaient fièrement... une attitude poetique... et ludique... potache même... pour certains... ( dada... le surréalisme ... avaient ouvert la voie)... On est bien loin de ce qu ' on reproche à monsieur ORELIEN... À mille lieues d' une experience esthetique... une imposture... visant à se faire passer... pour qui il n' est pas... Ce n ' est pas la même chose !... Avec un brin de malice... on pourrait dire... qu' il a raté le coche !... Se plaçant sous l ' égide du" Pierre MENARD " de BORGES... il aurait pu être le précurseur... Las... ses visées etaient plus terre à terre... Gloire et argent...

PASSANT

27/09/2026 à 16:51

Juste pour... le " fun "...
Pris la main dans le pot de confiture... Telyson ORELIEN et son editeur... nient ( farouchement ?)...
Fatale erreur !... Il fallait reconnaître la chose... et dire que c ' etait un canular... qu' ils auraient tout révélé... une fois le Goncourt en poche... Helas !... là où Romain GARY... avait reussi son coup... en se dedoublant en Emile AJAR... au nez et à la barbe... de tout le monde littéraire... eux avaient lamentablement échoué... Leur supercherie avait été éventée... on leur avait coupé l ' herbe sous les pieds... C' est que... depuis 1984... " Big Brother "... et ses millions d ' yeux inquisiteurs... voit tout... sait tout...

Gil22

27/09/2026 à 22:33

Eh bien, pourquoi ne pas revendiquer une attitude ludique, artistique, similaire?
Quelles que soient les sources des textes, et donc pourquoi pas ceux générés par une IA, il est toujours possible pour l'humain de choisir, de décider, d'assembler, de structurer. Il faut distinguer l'usage paresseux, pousse-bouton, de l'IA en un clic, des centaines, des milliers d'heures qu'on peut également y consacrer. Et là, les résultats sont tout autres.
L'IA offre une palette de méthodologies nouvelles sans précédent, inaccessibles autrement (à moins d'employer des milliers de petites mains, et encore...).
Mais vous n'êtes sans doute pas un grand utilisateur de ces outils ?
Ils ne servent pas qu'à générer du texte en poussant sur un bouton. Vous pouvez les pousser très loin. Pratiquement sans limite. Créer des systèmes d'analyse complexes, comparer des variantes de structure, faire une analyse lacanienne des personnages, modéliser une syntaxe selon des critères mathématiques, vérifier en quelques minutes des hypothèses qui, à la main, prendraient des semaines, que sais-je encore... Il est clair que l'écrivain, jusqu'à présent, n'y pensait pas, mais une fois qu'il comprend ce qu'il peut en tirer, il jubile : un nouvel outil, de nouveaux horizons, pour aller plus loin. In fine, c'est toujours lui qui décide.
Croyez-moi, ils sont devenus puissants. Ils le deviendront de plus en plus.
Je suis sûr que si vous vous mettiez à expérimenter avec eux, vous trouveriez cela grisant et amusant. Tout est dans l'intention. Paresseuse, ou bien curieuse, infatigable.
L'IA est un amplificateur de possibles. A vous de jouer.

Un observateur

27/09/2026 à 12:41

La fiabilité de l'outil est à interroger. Un écrivain publié a passé deux de ses romans, respectivement de 2005 et 2007 pour leur date de publication, au même filtre et la réponse est amusante : écrit à 60% par une IA. Pourquoi un auteur haïtien? Pourquoi un journaliste du Figaro ? Voilà les question à poser, aussi. En revanche, l'insitution Goncourt n'avait pas d'autres choix...

Jean Clarini

27/09/2026 à 17:28

Je conçois que le plagiat ne peux être toléré par respect de la propriété intellectuelle. Mais, écrire avec l'aide d'une IA, ne se traduit pas à lui demander d'écrire un livre sur une idée, un thème choisi et on la laisse écrire un manuscrit du début à la fin. Là je rejoins les défenseurs de l'écriture. Mais, demander l'aide à une IA pour écrire ses pensées, ses rêves, ses souffrances, demande un travail plus approfondie qu'on ne œuvre le croire. Je suis sur un manuscrit depuis plus d'un an. Non pas qu'il soit, long, mais l'histoire qui prends forme, vient de mes pensées, de mes souvenirs, de mes peines, dans un ordre des choses que j'exige. L'IA m'apporte toute la documentation nécessaire afin que ce que j'écris soit cohérent avec la réalité... je ne fais appel à personne... contrairement à ce que je crois savoir. Un écrivain n'est pas seul, un ministre ou un homme d'état pu tout autre personne, capable de sortir un manuscrit en quelques mois, n'est pas seul à l'ouvrage. Nous sommes passés des gravures rupestres d'il y a 4 millions d'années, à la plume d'oie, et là j'ai certainement balaye plusieurs siècles d'évolution, les scribes aussi ont su tra.smetyre des bribes d'histoires, ... nous sommes passés donc, de la plumes d'oie à la plume en métal, au stylo plume, à la machine a écrire, à l'ordinateur... l'outil a évolué... et maintenant l'IA..
Mais celui qui écrit quelque soit l'outil qu'il utilise, écrit ses propres pensées, ses émotions, ses histoires, ses peurs... l'outil IA permet

Edco

28/09/2026 à 11:03

Qui écrit quand personne n’écrit ? https://share.google/yuEcgWSpODeaiOcsK

Très éclairant.....

Edco

28/09/2026 à 12:21

Allez , après "les ingénieurs du chaos " ( extra) , le nouveau Empoli.... Très éclairant inter..view 🙏
"Le Fondateur" : "La tech arrive aux frontières de la souveraineté", affirme l'écrivain Giuliano da Empoli | France Inter https://share.google/j1w92RGSumnTP59U7

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