Pour ses 50 ans, le Prix Littéraire de la Vocation distingue Esther Teillard pour Fuck Circus, son deuxième roman, publié aux éditions Grasset à la rentrée. Dotée de 10.000 €, la récompense accompagne depuis 1976 de jeunes écrivains d’expression française âgés de moins de 30 ans.
Le 23/09/2026 à 20:00 par Hocine Bouhadjera
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23/09/2026 à 20:00
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Esther Teillard succède ainsi à Steve Aganze, récompensé en 2025 pour Bahari-Bora, publié aux éditions Récamier. La Fondation Marcel Bleustein-Blanchet de la Vocation a annoncé le résultat ce 23 septembre, à Paris.
Paru le 26 août chez Grasset, Fuck Circus entraîne son lecteur dans une nuit qui commence par une rupture amoureuse. Abandonnée par Gabriel, la narratrice erre dans la ville de son enfance avant de pousser la porte d’un bar baptisé Le Mythe.
S’y croisent un producteur de cinéma, un descendant de Chateaubriand, une vedette de téléréalité ou encore un homme politique. Esther Teillard transforme progressivement le lieu en microcosme des névroses contemporaines, où l’ivresse, les blessures intimes, les rapports de pouvoir et la violence finissent par affleurer. La nuit bascule lorsque les festivités tournent à la prise d’otage. Le roman compte 224 pages.
Originaire de Marseille et chroniqueuse dans l’émission Mauvais Genres sur France Culture, Esther Teillard avait publié en 2025 son premier roman, Carnes, chez Pauvert. Celui-ci avait notamment obtenu le Prix La Ponche 2025, ainsi que le prix Sade du premier roman.
La première sélection du Prix de la Vocation réunissait cette année onze auteurs et autrices. Trois romans étaient encore en lice à l’approche du verdict : Décolorer sa fille, de Lucie Bérard (Les Intranquilles), Le dernier présage de Victoria Woodhull, de Maxim Schwartz (Philippe Rey), et donc Fuck Circus, d’Esther Teillard (Grasset).
Le jury 2026 réunissait Kaouther Adimi, écrivaine, Jean-Luc Barré, écrivain et éditeur, Alain Germain, metteur en scène, plasticien et écrivain, Maria Larrea, scénariste, réalisatrice et écrivaine, Christophe Ono-dit-Biot, écrivain et journaliste, ainsi qu’Erik Orsenna, membre de l’Académie française.
Créé en 1976 par la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet de la Vocation, le Prix Littéraire distingue chaque année un roman ou un recueil de nouvelles publié par un jeune écrivain d’expression française de moins de 30 ans. Sa dotation s’élève à 10.000 €.
La Fondation elle-même remonte à 1959. Fondée par Marcel Bleustein-Blanchet, créateur de Publicis, elle accompagne chaque année une trentaine de jeunes talents dans des domaines professionnels, scientifiques, artistiques ou artisanaux.
En un demi-siècle, le palmarès littéraire a notamment distingué Emmanuel Carrère pour Bravoure en 1985, Jean-Philippe Toussaint pour La Salle de bain en 1986 ou encore Amélie Nothomb pour Hygiène de l’assassin en 1993. Plus récemment, François-Henri Désérable, Miguel Bonnefoy, Line Papin, Victor Jestin, Clara Ysé et Alice Renard ont également reçu le prix.
En 2025, Steve Aganze avait été récompensé pour Bahari-Bora (Récamier), tandis que Jordi Gallizia recevait le Prix de Poésie de la Vocation pour Brasucade, paru chez Cheyne.
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Crédits photo : Prix Littéraire de la Vocation
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Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
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