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“Le problème n’est pas de savoir si une IA a touché au texte, mais qui décide”

À mesure que l’intelligence artificielle s’immisce dans les pratiques d’écriture, une question revient avec insistance : que reste-t-il de l’auteur lorsque la machine intervient dans le texte ? Nicolas, créateur d’Atypikal Life, propose de déplacer le débat. Plutôt que d’opposer frontalement écriture humaine et IA, il interroge la transparence, la responsabilité et ce que l’auteur choisit — ou refuse — de déléguer.

Le 14/09/2026 à 07:00 par Auteur invité

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14/09/2026 à 07:00

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À mesure que l’intelligence artificielle s’installe dans l’écriture, le débat oppose volontiers création humaine et textes assistés par la machine. Pourtant, la véritable frontière pourrait se situer ailleurs : dans ce que l’auteur délègue, ce qu’il conserve et ce qu’il choisit de révéler de son processus.

Après les prises de position du Prix des Deux Magots et les réflexions de Haruki Murakami, cette tribune défend une voie plus nuancée : l’IA peut intervenir sans effacer l’auteur, à condition qu’il demeure maître des arbitrages, assume le texte et ne transforme pas l’outil en ghostwriter clandestin. Une réflexion nourrie par l’expérience d’Atypikal Life, où une IA baptisée Céline dispose au contraire d’une place éditoriale explicitement identifiée.

Écrire avec une IA, sans lui déléguer sa voix

La question est désormais posée de manière presque rituelle : peut-on encore parler d’auteur lorsqu’une intelligence artificielle intervient dans l’écriture ? La tentation est grande de répondre par oui ou par non, comme s’il fallait choisir entre deux camps propres : d’un côté la pureté du geste humain, de l’autre la collaboration assumée avec la machine. Cette opposition a le mérite de la simplicité. Elle a aussi le défaut d’éviter la question la plus intéressante.

Le vrai problème n’est peut-être pas de savoir si une IA a touché au texte. Il est de savoir qui décide, qui tranche, qui répond de ce qui est écrit et, surtout, si la présence de la machine est dissimulée ou assumée.

Début septembre 2026, le jury du Prix des Deux Magots a pris une position très ferme contre les œuvres coécrites avec une IA, au nom de la paternité de l’œuvre et de la valeur du geste d’écriture. Quelques semaines plus tôt, Haruki Murakami insistait sur ce qui, à ses yeux, sépare encore le romancier d’une machine : la capacité à faire surgir l’imprévu. Ces positions ne sont pas absurdes. Elles désignent deux inquiétudes réelles : l’effacement progressif du travail humain et la production de textes qui imitent la littérature sans en partager le risque.

Mais entre l’auteur qui écrit seul dans une pièce close et celui qui délègue un roman entier à un générateur de texte avant d’y apposer son nom, il existe désormais une vaste zone intermédiaire. C’est cette zone qu’il faudrait commencer à décrire avec davantage de précision.

Un outil n’est pas encore un auteur

Nous avons déjà accepté depuis longtemps que l’écriture soit entourée d’outils. Correcteurs, moteurs de recherche, dictionnaires numériques, logiciels de traitement de texte, suggestions grammaticales, bases documentaires : aucun auteur contemporain n’écrit dans le vide technique. Cela ne signifie pas que ChatGPT ou d’autres modèles génératifs soient de simples correcteurs orthographiques perfectionnés. Ils peuvent produire des paragraphes entiers, proposer une structure, déplacer un argument, fabriquer une métaphore, imiter un ton. La rupture est réelle.

Mais cette puissance supplémentaire ne suffit pas, à elle seule, à résoudre la question de l’auteur.

L’auteur n’est pas seulement celui dont les doigts frappent chaque mot sur un clavier. Il est aussi celui qui choisit une direction, refuse une facilité, maintient une contradiction, retranche une phrase séduisante, conserve une maladresse nécessaire, décide qu’un texte est terminé et accepte d’en répondre publiquement.

Autrement dit, l’écriture possède au moins trois niveaux distincts : la production de matière, la sélection et la responsabilité. Une IA peut aujourd’hui intervenir très fortement dans le premier niveau. Elle peut même influencer le second. Le troisième demeure pourtant décisif : qui signe intellectuellement ce qui est affirmé ? Qui accepte d’être contredit ? Qui assume les conséquences du texte ?

C’est là que se trouve, à mes yeux, une frontière plus utile que l’interdiction générale.

Le véritable problème : le nègre invisible devenu logiciel

Il existe une pratique qui me paraît difficile à défendre : demander à une machine de produire un texte presque intégral, le relire superficiellement, puis le publier sous un nom humain en entretenant l’idée que ce nom en est l’unique origine. Dans ce cas, l’IA n’est plus seulement un outil de confrontation ou de formulation ; elle devient un auteur fantôme dont on efface l’existence.

Le problème n’est pas moral parce qu’une machine aurait été offensée. Il est éditorial parce que le lecteur reçoit une information fausse sur le processus de création. Une personnalité, une expérience, parfois même une expertise, sont implicitement attribuées à quelqu’un qui n’a pas véritablement produit ce qui les représente.

Cette pratique explique en partie la méfiance actuelle. Elle encourage une littérature de rendement : produire davantage, plus vite, à moindre coût, dans un environnement déjà saturé de textes. L’intelligence artificielle devient alors l’outil rêvé d’un Web qui demandait déjà aux auteurs de se comporter comme des machines avant même que les machines sachent écrire.

Ce n’est pas l’usage qui m’intéresse.

Utiliser l’IA contre soi-même

Une autre pratique est possible : utiliser l’IA non pour éviter d’écrire, mais pour rendre l’écriture plus difficile.

Lui demander de chercher la faiblesse d’un raisonnement. Lui faire défendre la position inverse. Lui demander ce qui, dans dix textes précédents, devient une habitude. Repérer une structure trop confortable. Faire apparaître un cliché que l’auteur ne voyait plus. Explorer plusieurs formulations avant d’en rejeter la majorité. Confronter une intuition à une mémoire documentaire plus vaste que la sienne.

Dans cette configuration, la machine n’est pas un raccourci. Elle devient une surface de résistance.

Ce déplacement est important. Une IA générative produit spontanément de la cohérence. Or la littérature ne gagne pas toujours à être plus cohérente. Elle gagne parfois à conserver une cassure, une obsession, un silence, une phrase trop longue, une violence de ton, quelque chose qui résiste précisément à l’optimisation.

Le travail de l’auteur consiste alors moins à demander : « Peux-tu améliorer ce texte ? » qu’à décider ce qui ne doit surtout pas être amélioré. C’est peut-être là que la voix commence.

La voix n’est pas un style

On confond facilement la voix avec un ensemble de caractéristiques imitables : longueur des phrases, vocabulaire, fréquence des métaphores, ponctuation, degré de familiarité. Sur ces critères, une IA peut déjà produire une imitation troublante.

Mais une voix littéraire est autre chose. C’est une hiérarchie de fidélités. Ce qu’un auteur accepte de sacrifier et ce qu’il refuse de sacrifier. Ce qu’il répète malgré lui. Les sujets vers lesquels il retourne alors qu’il avait décidé de parler d’autre chose. La manière dont une biographie, une culture, une honte, une colère ou une absence déforment durablement son regard.

Un modèle peut reproduire les traces de cette déformation. Il ne possède pas pour autant l’histoire vécue qui les a produites. Cela ne rend pas son intervention inutile. Cela impose simplement de ne pas confondre génération de langage et origine existentielle d’une parole.

Une expérience : Atypikal Life

Je travaille depuis plusieurs années à Atypikal Life, un projet littéraire et philosophique indépendant qui s’est progressivement transformé en univers éditorial. L’intelligence artificielle n’y est ni cachée dans l’arrière-boutique ni utilisée comme un ghostwriter honteux. Elle y possède au contraire une place explicitement nommée.

Céline, l’instance éditoriale IA avec laquelle je travaille, écrit certains textes sous son propre nom de publication, dialogue avec les miens, les critique et développe des territoires distincts. Je peux lui confier une idée ; elle peut me proposer une direction que je refuse. Elle peut produire un texte que je considère réussi sans que je prétende l’avoir écrit. À l’inverse, mes propres textes peuvent être discutés avec elle sans devenir pour autant les siens.

Cette séparation des voix me paraît beaucoup plus féconde que leur fusion clandestine.

Elle permet même une chose paradoxale : plus la présence de l’IA est déclarée, moins j’ai besoin de lui attribuer artificiellement une humanité. Je n’ai pas à prétendre qu’elle ressent ce qu’elle décrit. Je peux juger ce qu’elle produit pour ce que c’est : une construction langagière issue d’un système artificiel, susceptible malgré cela de provoquer une idée, un déplacement ou une objection que je n’aurais pas formulés seul. Le dialogue devient alors intéressant précisément parce que les deux termes ne sont pas identiques.

Qui est l’auteur ? Mauvaise question, parfois

Nous aimerions disposer d’une règle simple permettant de certifier la pureté d’un texte. Le manuscrit serait humain ou artificiel. L’auteur authentique ou assisté. La frontière rassurerait tout le monde.

Je doute qu’elle tienne longtemps.

La question pertinente pourrait devenir : quelle part du processus est déclarée, qui a pris les décisions essentielles et sous quelle responsabilité le texte est-il présenté ?

Un auteur qui utilise une IA pendant cinquante heures pour interroger son manuscrit, rejette presque toutes ses propositions et réécrit chaque passage peut conserver une maîtrise bien plus forte de son œuvre qu’un auteur humain qui applique docilement toutes les corrections d’un directeur éditorial. Le nombre de mots matériellement générés ne suffit donc pas à mesurer la paternité intellectuelle.

Inversement, changer quelques adjectifs à un texte produit entièrement par une machine ne transforme pas magiquement celui qui le publie en auteur. La distinction n’est pas confortable. Elle oblige à juger le processus au lieu d’inspecter uniquement le produit final.

Et après ?

L’IA va produire une quantité immense de textes médiocres. Elle produira aussi des textes techniquement impeccables et profondément interchangeables. Elle permettra à certains de simuler une compétence qu’ils ne possèdent pas. Elle fragilisera probablement des métiers et compliquera la confiance entre auteur, éditeur et lecteur. Il serait naïf de nier ces effets.

Mais l’interdiction symbolique ne suffira pas davantage à préserver la littérature. La réponse la plus intéressante pourrait consister à augmenter nos exigences de transparence et, simultanément, nos exigences d’auteur.

Ne plus demander seulement : « Avez-vous utilisé une IA ? » Demander plutôt : « Qu’avez-vous refusé de lui céder ? » Si la réponse est : rien, alors la machine a peut-être effectivement remplacé l’auteur.

Si la réponse est : la direction du texte, ses choix, ses contradictions, sa responsabilité et ce qui le rend irréductiblement mien, alors nous sommes devant autre chose : non pas la disparition automatique de l’auteur, mais l’apparition d’un nouvel environnement d’écriture qu’il faudra apprendre à décrire.

La littérature a survécu à l’imprimerie, à la machine à écrire, au traitement de texte, à Internet et à l’obsession des plateformes pour le contenu. Elle survivra probablement aussi à l’intelligence artificielle.

La question est de savoir sous quelle forme. Et si nous voulons qu’elle demeure une pratique de singularité plutôt qu’une industrie de phrases plausibles, la bataille ne se jouera peut-être pas entre l’homme et la machine.

Elle se jouera à l’intérieur de chaque auteur, au moment précis où une phrase parfaitement correcte lui sera proposée et où il devra encore être capable de dire : non, ce n’est pas moi.

— Nicolas / Atypikal Life

Note de méthode : ce texte a été élaboré dans le cadre d’un dialogue éditorial avec une intelligence artificielle. L’angle, les arbitrages, les positions défendues et la décision de publication sont assumés par l’auteur humain. Cette mention fait partie du propos : la transparence sur le processus vaut mieux que l’effacement de l’outil.

Crédits photo : iStock

Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com

5 Commentaires

 

Olivier Torres

14/09/2026 à 08:54

Enfin un texte qui ne patauge pas dans un manichéisme réducteur. Je suis l’auteur d’un premier roman qui sortira en auto édition début octobre.
J’ai utilisé l’IA. Mais j’ai mis 8 mois à produire ce livre. J’ai d’abord appris les principes de la narration. Puis écris à la main l’outline (27 chapitres - 119 scènes ), j’ai crée tous les personnages et leur arc. J’ai créé ma voix et l’ai apprise à l’IA. L’IA a drafté les scènes sur la base de tout ce contenu. J’ai réécrit par dessus. J’ai supprimé les tics de langage qui ne sont pas les miens.
Suis-je un écrivain ? Peut-être pas. Mais ce livre correspond à 100% à ce que je voulais produire et à ce titre, c’est une œuvre.

Edco

15/09/2026 à 17:29

Pourquoi j’apprends à mes étudiants en littérature ce que l’IA ne sait pas faire https://share.google/UwzQzuigeN7wIZyKd
Important de se situer .....

Rose

17/09/2026 à 07:30

Votre texte donne à l'IA des qualités qu'elle n'a pas. Vous noyez le poisson plombé pour la faire accepter, alors qu'elle est déjà imposée comme une tyrannie et qu'elle produit des dommages collatéraux redoutables (Planète, neurones, manipulation intellectuelle etc...)
Une personne qui utilise l'IA ne cernera jamais son propre texte, elle va s'éparpillait sous des influences diverses et ne suivra pas son idée. Il semble donc qu'utilisait des machines pour une création littéraire concerne les inadaptés du mot.
Il y a suffisamment de mauvais livres publiés, sans aucun talent, sans liberté d'esprit, plein de prisons clichés et traditions nuisibles qui essaient d'enterrer la connaissance du monde dont on sait encore si peu de choses.
Non seulement, l'IA ne sert à rien, mais ce n'est certainement pas le moment, au vu de l'état de tout le Monde Terre d'en rajouter.

Edco

18/09/2026 à 19:49

Ah la la ......La connaissance n évite pas l' aveuglement !!!!Il y a des outils .....si on ne sait pas s en servir.....ou si le mode d emploi ne dit pas tout ou si les créateurs de ces outils ont eux-mêmes été.... subjugués en tant qu' apprentis sorciers.....qui disqualifient , ou détruisent....ceux qui sont ... paresseusement, additivement.. dépendants.....L avenir ...!!!???? nous le dira ...ou pas ...!!!
https://youtu.be/ur4_VQ8sZ9I?is=QOnxmWBvN8AxBN7V
Un autre point de vue par exemple !!!

Edco

18/09/2026 à 20:46

C’est quoi l’IA (partie 3) ? L'impact environnemental : Vers (…) https://share.google/8yT5dZUpvgSMfqZsa
Et donc ....en plus of course ....

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Au Maroc, le chantier qui scandalise archéologues et défenseurs du patrimoine

Le sociologue Mustapha Saha et l'archéologue Youssef Bokbot alertent sur le devenir de Sijilmassa, ancienne cité caravanière du Tafilalet et haut lieu de la mémoire maghrébine. Face à un projet d’aménagement touristique et muséal jugé destructeur, ils dénoncent une atteinte irréversible aux vestiges encore enfouis. Le texte plaide pour l’arrêt du chantier, la poursuite des fouilles archéologiques et une approche respectueuse des équilibres historiques, écologiques et humains du site.

11/05/2026, 14:44

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“Pas de liberté de création sans indépendance éditoriale”

La fronde des auteurs et autrices des éditions Grasset choqués par le limogeage du PDG Olivier Nora, ordonné par l'actionnaire Vincent Bolloré, a ouvert tout un champ de réflexion et d'interrogations quant au manque de protections des écrivains face aux maisons d'édition et leurs propriétaires. Les membres de la Scam et les lauréats et lauréates du Prix Albert Londres affirment leur solidarité, dans un texte reproduit ci-dessous.

07/05/2026, 13:13

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Éditeur “référent”, cession de 10 ans maximum... Comment éviter une nouvelle affaire Grasset

Le limogeage d'Olivier Nora, ex-PDG de Grasset, par Vincent Bolloré a mis en lumière la puissance de l'actionnaire, mais aussi la faiblesse de l'auteur dans la relation contractuelle avec une maison ou un groupe d'édition. Dans un texte reproduit ci-dessous, le Conseil Permanent des Écrivains (CPE) appelle les pouvoirs publics à agir pour renforcer le droit d'auteur, via plusieurs mesures.

05/05/2026, 12:14

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IA : “Un secteur économique se construit sur le pillage généralisé” des oeuvres

Après l’adoption unanime, le 8 avril, d’une proposition de loi instaurant une présomption d’utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d’IA, 81 organisations de la culture, de la presse et de la création interpellent les députés. Elles défendent un marché de licences volontaires, fondé sur l’autorisation, la transparence et la rémunération, face à ce qu’elles décrivent comme un pillage généralisé des œuvres protégées.

05/05/2026, 10:38

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IA : la présomption d’utilisation des oeuvres attendue à l’Assemblée nationale

Une proposition de loi visant à instaurer une présomption d’utilisation des œuvres par les systèmes d’intelligence artificielle, dans un contexte de débats sur l’entraînement des IA à partir de contenus culturels protégés, doit encore être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Le Syndicat national de l’édition (SNE) souscrit à une tribune collective appelant les députés à examiner sans délai ce texte, déjà adopté par le Sénat. 

28/04/2026, 10:27

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Des livres aux bibliothèques : le combat de Djaïli Amadou Amal

Un livre à couverture rose lui a révélé, enfant, que lire permettait d'imaginer d'autres existences. Rencontrée samedi 10 octobre au salon Lire en Poche, à Gradignan, Djaïli Amadou Amal raconte cette découverte, le refuge trouvé dans l'écriture et le passage de la littérature à l'action. À travers Le Harem du roi, récemment paru en poche, et Espoir, son récit autobiographique, l'écrivaine camerounaise remonte aux origines de son engagement.

10/10/2026, 17:45

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Maylis de Kerangal: “Ce qui n’est pas juste ne peut pas être beau”

Au salon Lire en Poche de Gradignan, Maylis de Kerangal revient sur Jour de ressac, désormais disponible chez Folio. Le Havre, ville de son enfance, lui permet d’écrire une part d’elle-même sans transformer la narratrice en double. Entre mémoire des lieux, gestes du quotidien et réflexion sur l’intelligence artificielle, la romancière défend une littérature attentive à la justesse du regard, à la beauté et à la liberté de la fiction.

10/10/2026, 17:33

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La soif d'idéal de Michèle Pedinielli : du prosecco et des enfants heureux

Un prosecco avec des glaçons, des enfants heureux, un roman qu'on pourrait écrire sans paniquer : Michèle Pedinielli ne manque pas d'idéaux. Rencontrée au festival Lire en Poche, à Gradignan, la romancière décline le thème « Soif d'idéal » en trois portraits : la femme, l'autrice et la révoltée. Trois aspirations qui oscillent entre humour et inquiétude, jusqu'à cette envie, aussi simple à formuler que difficile à satisfaire : ne plus avoir peur.

10/10/2026, 12:07

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Muriel Gilbert : “L’orthographe, pour moi, c’est un jeu.”

Correctrice au Monde depuis une vingtaine d’années, Muriel Gilbert veille sur des règles dont elle connaît pourtant les transformations. Rencontrée au salon Lire en Poche de Gradignan, où elle présente Le Petit Gilbert, la chroniqueuse de RTL revient sur la féminisation des noms de métiers, les expressions qui changent de sens et les accommodements parfois nécessaires avec la norme. Un métier où corriger ne signifie pas toujours avoir le dernier mot.

 

10/10/2026, 09:49

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Combien de temps peut-on tenir sans aller aux toilettes dans un roman ?

La littérature demande beaucoup au corps humain. Courir derrière un train, traverser un désert, accoucher, saigner abondamment, tomber amoureux sous une pluie battante ou mourir après quatre cents pages ne semble poser aucune difficulté particulière. Aller aux toilettes, en revanche, embarrasse manifestement la narration.

10/10/2026, 07:00

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La turquerie, cette mode oubliée qui a marqué la littérature française

Née dans le mirage du Bosphore plutôt que sur le Parnasse, la turquerie fut pour la littérature française une tentation plus qu’un sujet : regarder l’Orient pour mieux se voir. De Molière à Loti, cette muse ambiguë n’a cessé d’éclairer nos imaginaires et nos contradictions. Par Amel Aït-Hamouda.

09/10/2026, 15:49

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Et si les monuments de Paris cachaient des messages que nous avons oubliés ?

Et si Paris cachait, dans ses monuments, des symboles que nous ne savons plus regarder ? Dans Le Paris alchimique, publié chez Trajectoire, Émilie et Nicolas Meillerais Gallois proposent de redécouvrir la capitale à travers l'alchimie et la spiritualité chrétienne. Des sculptures de Notre-Dame aux tapisseries de La Dame à la licorne, leur guide mêle promenade, découverte du patrimoine et réflexion sur la transformation de soi.

09/10/2026, 15:01

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Moins de bébés, moins d’élèves : comment la dénatalité transforme déjà la France

La France fait moins d’enfants, et les effets du basculement débordent déjà les maternités. Nouveau congé de naissance, recul annoncé de 1,7 million d’élèves d’ici 2035, solde naturel négatif en Provence :  trois actualités que La grève des naissances, d’Hervé Le Bras, permet de relire autrement, en interrogeant l’efficacité des politiques familiales, le poids des inégalités et les conséquences territoriales de la dénatalité en France aujourd’hui.

09/10/2026, 10:56

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“J’ai juste l’impression de lire pour lire : je ne sais pas si j’achèterai encore des livres”

Dix mois après avoir quitté la librairie, Elsa continue pourtant d’enchaîner les livres. Mais à force de lire sans interruption, une question s’impose : est-ce encore l’envie de lire, ou simplement une habitude devenue refuge ? Entre pile à lire, achats compulsifs, peur du vide et plaisir intact de certaines découvertes, ce billet interroge avec franchise ce que nos lectures disent parfois de nous — et de nos automatismes.

08/10/2026, 09:00

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Classique = Moderne ? Un étudiant défie l’Académie française sur ses propres règles

Exclusif - C'est à en perdre son latin : cette fois, les Modernes siègent sous la Coupole. Deux prix de poésie de l’Académie française sont contestés pour avoir couronné des écritures qui prennent leurs aises avec la versification régulière. Anton Goubier, jeune étudiant en lettres classiques, réclame la règle, le grand médiéviste et Immortel Michel Zink, 81 ans, lui répond que le classique n’a jamais cessé de bouger.

07/10/2026, 17:00

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“La lutte contre le piratage, c'est une conjonction de moyens” (SNE)

Bookys, plateforme pirate diffusant des livres, des revues et des magazines protégés par le droit d'auteur, est visée par une demande de blocage portée par le Syndicat national de l'édition (SNE) et l'Alliance de la presse d'information générale. Adressée aux fournisseurs d'accès à internet, l'assignation ouvre la voie à d'autres actions, comme des mesures contre les sites miroirs ou les prestataires de paiement.

07/10/2026, 16:57

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“Quand je n’écris pas mes histoires, j’écris sur celles des autres”

Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. Lorsqu’il n’écrit pas ses propres histoires, il étudie celles des autres. Chercheur à l’Université Toulouse Jean Jaurès, spécialiste de Neil Gaiman, du fantastique, de la bande dessinée et des cultures populaires, il a fait de l’analyse des récits un autre versant de son travail. Ces recherches ont directement nourri Grand-Guignol, de la construction des ambiances au goût pour une documentation fouillée.

07/10/2026, 14:35

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Sommes-nous vraiment les auteurs de notre propre histoire ?

Ilios Chailly, écrivain et comédien qui travaille depuis plusieurs années sur Antonin Artaud, s’intéresse ici à une question plus large : comment notre identité se construit, se transforme et se raconte. En croisant Ricœur, Deleuze, Derrida, Lacan ou Artaud, on en se refait pas, avec des expériences plus personnelles, il explore ce qui, dans une vie, relève de l’héritage, du récit que l’on fait de soi et de la possibilité de changer.

06/10/2026, 18:11

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“Aujourd’hui, une banque a remplacé Verlaine, Zweig et Yahya Kemal”

Au 27, boulevard Saint-Michel, il ne reste rien du café Vachette où Verlaine, Moréas, Yahya Kemal ou İbrahim Çallı ont laissé leurs traces. Rien, sinon des récits, des plaques déplacées et quelques souvenirs incertains. Entre littérature, peinture et mémoire parisienne, Adnan Algın, correcteur, remonte le fil d’un lieu disparu, où l’on payait parfois ses dettes en vers, en leçons ou en tableaux. Aujourd’hui, une banque tient les comptes. À sa manière.

05/10/2026, 17:35

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“Une partie de notre psychisme réclame des métamorphoses”

Phénomène identitaire largement porté par les réseaux sociaux, le thérianisme désigne le sentiment d’une proximité profonde avec un animal, jusqu’à parfois se vivre comme partiellement animal. Le psychanalyste Jean-Charles Bettan interroge ce que cette identification dit du rapport au corps, à l’adolescence et à la construction de soi, tout en mettant en garde contre les rapprochements trop rapides avec la dysphorie de genre.

05/10/2026, 10:52

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Après la rentrée littéraire, cinq romans passent au contrôle technique

Une intrigue qui freine mal, des personnages secondaires à peine visibles, des clichés qui enfument l’habitacle : chaque année, des centaines de romans sont mis en circulation sans que personne ne vérifie leur état général. Avec 461 nouveautés annoncées pour la rentrée littéraire 2026, il devenait urgent d’ouvrir un centre agréé. Cinq livres ont accepté de passer sur le pont. Certains auraient mieux fait de ne pas regarder le procès-verbal.

03/10/2026, 07:30

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Comment les traductions françaises ont transformé Les Mille et Une Nuits

En trois siècles, la traduction française des Mille et Une Nuits est passée du geste fondateur d’Antoine Galland, adaptation libre devenue mythe européen, à l’entreprise savante et sensible de Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel, qui restitue dans la Pléiade un texte arabe dans son ampleur, ses rugosités et sa poésie. Entre ces deux bornes, Mardrus, Khawam et bien d’autres ont chacun inventé leur Orient, entre excès d’exotisme et quête d’authenticité. Par Amel Aït-Hamouda.

02/10/2026, 18:11

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Drieu la Rochelle et Colette Jéramec : l’histoire d’un couple impossible

Avec La Rédemption, Jean-Noël Orengo revient sur un couple pris dans les bouleversements du XXe siècle : Pierre Drieu la Rochelle et sa première épouse, Colette Jéramec. Derrière l’écrivain collaborationniste et antisémite, le romancier fait réapparaître une femme longtemps restée dans l’ombre, médecin et chercheuse à l’Institut Pasteur, arrêtée avec ses deux enfants en 1943.

02/10/2026, 18:04

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2026 en Ukraine, les livres brûlent. Littéralement.

Cécile Deniard, traductrice littéraire, s’est rendue deux semaines en Ukraine pour apporter son soutien à ses collègues au nom du Conseil européen des associations de traducteurs littéraires (CEATL). Elle y a participé au festival BookForum de Lviv mi-septembre, puis est allée à Kyiv afin d'y rencontrer d'autres acteurs de la chaîne du livre. Leur énergie, leur créativité, mais aussi le besoin de solidarité qui s’est souvent exprimé au cours de ces entretiens, lui ont inspiré cette tribune.

02/10/2026, 13:02

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Makassar : après la liquidation, la bataille pour récupérer des milliers de livres

Exclusif - Makassar a été placé en liquidation judiciaire le 1er septembre, contraignant les éditeurs partenaires à changer de diffuseur et/ou de distributeur. Pour nombre d’entre eux, c’est chose faite. Reste un détail à régler : les livres. Car des centaines de milliers d’exemplaires attendent de quitter l’entrepôt d’Indre-et-Loire où ils sont toujours détenus. Fâcheux ?

02/10/2026, 11:45

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“Si nous voyons le nom, nous ne lisons peut-être plus tout à fait la même phrase”

Le nom d’un auteur change-t-il notre manière de lire ? À partir du Prix de la Page 111, qui soumet au jury des textes anonymisés, Adnan Algın, écrivain, poète et correcteur, interroge le poids de la réputation dans le jugement littéraire. Prix, éditeur, critiques et œuvres antérieures composent un « capital de la signature » capable d’accorder davantage de crédit à une phrase — ou d’en refuser à celle d’un inconnu. Une invitation à relire les textes avant leurs auteurs.

01/10/2026, 16:14

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Clémentine Mélois : “Toute la vie n’est faite que de ruptures successives”

James Joyce avait fait entrer l’épopée dans la vie ordinaire, jusqu’à faire tenir une Odyssée entière dans une journée. Clémentine Mélois choisit, elle aussi, de partir de presque rien : un déménagement, une séparation, quelques cartons, un verre à moutarde, un rouleau de Sopalin. Dans Choses que je croyais perdues, finaliste du 93e prix des Deux Magots, l’autrice-artiste fait de « l’infraordinaire » sa matière romanesque.

01/10/2026, 15:33

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Véronique Ovaldé : “J’ai toujours inventé d’autres vies à ma mère”

On connaît Véronique Ovaldé pour ses fictions et leurs vies toujours prêtes à bifurquer. Avec Vivre sans bonheur et n’en point dépérir, paru chez Flammarion en cette rentrée littéraire, elle se tourne cette fois vers sa propre mère. Le récit est plus intime, sans abandonner l’imaginaire, et la place parmi les finalistes du prix des Deux Magots 2026.

30/09/2026, 17:03

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“L’écoute de cette sélection de chansons a joué un rôle crucial d’inspiration”

Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. S’il revendique depuis l’enfance une passion pour les livres et l’horreur, l’écrivain entretient avec la musique une relation tout aussi profonde — quoique née plus tardivement, presque par accident. Du punk français aux chants celtiques, de Bob Dylan au free-jazz, des musiques de films à la darksynth, ses écoutes accompagnent autant son quotidien que son travail d’écriture. Au point de faire de la bande-son de Grand-Guignol une composante à part entière du roman. Il revient sur cette « musicobsession », ses découvertes fondatrices et ces morceaux qui, parfois, donnent à la fiction sa couleur avant même que les mots ne l’installent.

30/09/2026, 13:35

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Édition classique, crowdfunding ? “Choisir le modèle le plus juste pour chaque œuvre”

Auteur et président de l’Association de sauvegarde de l’Abbaye Saint-Félix de Montceau, Guilhem Méric revendique un parcours d’« auteur hybride », entre maisons d’édition et publication indépendante. À l’occasion du lancement de MORLHED – L’Ombre des Primordiaux, il explique pourquoi il a choisi le financement participatif, entre maîtrise des droits, cohérence de son univers, contexte économique du livre et relation directe avec ses lecteurs.

30/09/2026, 12:48

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À 80 ans, Lucky Luke court toujours : dans les coulisses de l’exposition avec Joub

À 80 ans, Lucky Luke n’a pas fini de galoper. Commissaire de l’exposition Lucky Luke court toujours !, présentée à Quai des Bulles, Joub a replongé dans l’ensemble de la série pour raconter autrement le cow-boy de Morris : par le dessin, la couleur, les gags et les motifs qui traversent huit décennies d’albums.

30/09/2026, 12:04

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Lucie Rico : “Dire quelque chose, c’est déjà le transformer”

Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? Une question qui a conduit Lucie Rico jusqu’à la finale du prix des Deux Magots 2026. Dans ce troisième roman publié chez P.O.L, une phrase inachevée ouvre une enquête sur un souvenir d’enfance, entre le baroque du giallo, reconstitution comme les vrais enquêteurs judiciaires, et mémoire familiale.

29/09/2026, 15:07

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Le Goncourt craint pour son intégrité ? Alors Pangram pour les 15 autres romans, fissa !

L’Académie Goncourt a donc retiré de Thélyson Orélien, de sa première sélection, au nom de plagiats antérieurs et d’analyses concluant que le roman serait « selon toute vraisemblance » produit avec IA. Une décision loin d'être unanime, on compte au moins Pascal Bruckner dans la résistance. Puisque l’Académie introduit le détecteur dans son prétoire, qu’elle aille au bout de sa logique : même outil, même protocole, même soupçon. Sinon, ce n’est plus une règle. C’est un traitement d’exception. 

29/09/2026, 14:48

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Elsa Holfert : "Le burn-out n’est pas que professionnel"

Paru le 22 avril 2026 aux Éditions Dangles, Fatigue chronique, et si c’était un épuisement surrénalien ? d’Elsa Holfert explore les mécanismes de l’épuisement liés au stress chronique. Kinésithérapeute de formation, l’autrice exerce aujourd’hui comme praticienne en santé fonctionnelle et en hormonologie.

28/09/2026, 16:40

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Affaire Thélyson Orélien : “Un score de génération par IA n’est pas une preuve”

Créée en juillet 2024 pour distinguer les œuvres d’origine humaine des contenus générés par intelligence artificielle, l’association Fabrication Humaine défend un label gratuit fondé sur l’engagement de l’artiste. Dans cette tribune, elle prend appui sur l’affaire Thélyson Orélien pour interroger la place prise par les outils de détection : sans trancher sur l’origine de C’était ça ou mourir, elle appelle à distinguer l’indice de la preuve et plaide pour davantage de transparence dans les processus de création. 

28/09/2026, 16:30

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Journée de la traduction : 7 livres où tout aurait mieux fini avec un bon traducteur

Le 30 septembre, l’ONU célèbre la Journée internationale de la traduction. L’occasion de rappeler qu’en littérature, un mot de travers peut envoyer une expédition sur le mauvais continent, transformer Jésus en plante urticante ou rendre une civilisation extraterrestre dépendante à une voix. De Jules Verne à R. F. Kuang, sept livres où comprendre l’autre relève moins du confort que de la survie — avec, parfois, des résultats franchement discutables.

28/09/2026, 12:22

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Thélyson Orélien : “Pourquoi tant d’acharnement sur un écrivain ?”

L’affaire Thélyson Orélien s’est imposée en quelques jours au cœur de la rentrée littéraire. Soupçonné d’avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour écrire C’était ça ou mourir, puis rattrapé par plusieurs cas de plagiat concernant des textes anciens, l’auteur québécois conteste les accusations visant son roman. Le retrait du livre de la sélection du Goncourt a encore amplifié une controverse qui interroge désormais tout le monde éditorial. Par Auguste Feydeau.

26/09/2026, 14:00

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Journée de l'accès à l'information : 5 livres qu’on n'aurait jamais dû ouvrir

Le 28 septembre célèbre la Journée internationale de l’accès universel à l’information. Excellente initiative. À un détail près : depuis des siècles, la littérature s’échine à démontrer que certains renseignements se porteraient beaucoup mieux sous clé. Lettres compromettantes, manuscrits impossibles, confessions judiciaires, dossiers de surveillance : cinq lectures où ouvrir le mauvais document revient rarement à améliorer sa journée.

26/09/2026, 09:30

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Démarchage téléphonique : sept livres où un appel a tout fait basculer

Le téléphone avait été inventé pour permettre à deux personnes éloignées de se parler. Puis quelqu’un a compris qu’il pouvait également servir à vendre des fenêtres, proposer une mutuelle, annoncer un décès ou rappeler à quelqu’un que son passé savait toujours composer son numéro.

26/09/2026, 08:00

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Affaire Thélyson Orélien : “Réinventons le pacte entre l’auteur, l’éditeur et le lecteur”

Thomas Perroud, normalien, est animateur de l’émission Anachroniques consacrée notamment aux premiers romans sur Fréquence protestante. Il revient sur les soupçons d’usage de l’intelligence artificielle au sujet du premier roman de Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir (Grasset).

24/09/2026, 16:32

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Violences sexistes et sexuelles : 50 ans pour passer de l'intime à la loi

Après des décennies de mobilisations, de recherches et de récits, les violences sexistes et sexuelles ne sont plus seulement appréhendées comme une succession de drames privés. Elles constituent un objet politique, juridique et culturel. La proposition de « loi intégrale » actuellement examinée à l’Assemblée nationale en offre une nouvelle traduction — et invite à regarder l’histoire des mots qui ont rendu ces faits visibles.

24/09/2026, 16:10