#Edito

“Mon âne, mon âne a bien mal à la tête”, manuel de survie parentale par capitulation

Ma fille de 18 mois découvre les comptines depuis quelque temps, je crois que désormais nul ne l’ignore. Moi qui pensais lui transmettre un patrimoine oral innocent, je découvre un univers où la douleur déclenche des achats, où Montessori finit en conciergerie de palace et où un âne pourrait bien être un enfant que personne n’a intérêt à voir redevenir humain. Ah oui ? Vous m’en direz tant…

Le 12/09/2026 à 08:00 par Nicolas Gary

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12/09/2026 à 08:00

Nicolas Gary

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« Mon âne, mon âne a bien mal à la tête. » L’air est connu, le symptôme clairement identifié et le patient n’a certainement pas de carte vitale. Arrive en majesté Madame qui face à un ongulé qui souffre du crâne ne téléphone ni au vétérinaire ni au pharmacien ou quiconque aurait même un compte Vidal.fr : elle lui confectionne un bonnet.

Pardon ? Je ne veux pas paraître excessivement procédurier avec une chanson pour enfants, mais ma fille de 18 mois absorbe tout et retient. Alors sur quelle base clinique cette Madame établit-elle qu’un bonnet traiterait une céphalée équine ? 

Encore l’affaire se classerait-elle parmi les accidents thérapeutiques du folklore si la suite racontait une démarche plus raisonnable. Il n’en sera rien : l’âne a mal aux oreilles, on l’affuble de boucles d’oreilles. Aux yeux ? Il écope de lunettes bleues. Au nez ? Un cache-nez. À l’estomac : une tasse de chocolat. Trop c’est trop : le protocole est trop systématique ne pas inquiéter. Madame ne soigne pas. Madame accessoirise.

Le sur-mesure, une circonstance aggravante

J’ai d’abord cru à une piste évidente : la fast fashion. À chaque problème, un nouvel objet ? La chanson initierait donc les enfants à la surconsommation textile dès le berceau, avec un âne transformé en panier moyen. Mais l’accusation ne tient pas, car la chanson dit bien « Madame lui fait faire » : nous ne sommes pas chez Shein, plutôt dans le sur-mesure. Quelque part, à chaque plainte de l’animal, un artisan reçoit une commande, du bonnet aux souliers lilas… lala.

L’animal ne bénéficie pas seulement d’un mauvais système de soins : il possède une chaîne logistique dédiée. Ce n’est plus de la consommation compulsive. C’est de la haute couture sous ordonnance. L’âne souffre, certes, mais dans d’excellentes matières.

Et chaque nouvelle douleur augmente son patrimoine. La maladie devient un programme de fidélité. Je commence à regarder ma fille autrement.

Montessori a manifestement très mal tourné

Peut-être suis-je injuste avec cette Madame ? Et s’il s’agissait d’éducation positive ? Après tout, l’âne exprime un besoin que Madame prend en considération : elle respecte son rythme, adapte son environnement et l’accompagne. 

C’est admirable. À ceci près qu’elle interprète Montessori à sa sauce : l’enfant manifeste une difficulté, on lui commande quelque chose. « Aide-moi à faire seul » est devenu « ne bouge surtout pas, quelqu’un va s’en charger ».

Nous sommes face à une pédagogie Montessori très haut de gamme, débarrassée de l’encombrante question de l’autonomie. L’environnement est tellement préparé que le sujet n’a plus besoin d’y participer. Il lui suffit de signaler la zone anatomique concernée et l’intendance prend le relais.

Mal à la tête ? Textile. Mal aux oreilles ? Bijouterie. Mal aux yeux ? Optique. Mal à l’estomac ? Chocolaterie. C’est moins une école qu’un palace. Et ma fille prend des notes, avec intérêt. Ce qui m’inquiète désormais n’est plus ce qu’elle apprend du corps humain. C’est ce qu’elle comprend du service après-vente parental.

Et si cet âne n’était pas un âne ?

Il n’aura pas fallu longtemps pour qu’un précédent littéraire me traverse l’esprit et, depuis, je dors moins bien. Pinocchio. Chez Collodi, les garçons qui abandonnent l’école pour le Pays des Jouets finissent réellement transformés en ânes. Nous disposons donc d’une jurisprudence.

À partir de cet instant, je refuse de considérer comme acquise la naissance équine du protagoniste de Mon âne. Qui nous dit que cet animal n’est pas, lui aussi, un petit garçon puni pour ses bêtises ?

Tout devient cohérent. Les chaussures. Le bonnet. Les lunettes. Les cadeaux. Cette obstination à l’habiller comme quelqu’un qui, avant un incident que le texte passe pudiquement sous silence, aurait très bien pu aller à l’école.

Et surtout : qui est Madame ? Une mère ? Une gouvernante ? La responsable légale ? La personne qui sait ? Car si elle sait que l’âne était autrefois un enfant, son comportement change de nature. Elle ne tente jamais de lui rendre son apparence humaine. Elle améliore simplement ses conditions de détention.

C’est exactement ce que ferait quelqu’un qui aurait découvert qu’un âne est beaucoup plus commode qu’un petit garçon.

Mieux vaut un âne qu’un enfant

Réfléchissons froidement. Un enfant argumente. Un enfant réclame. Un enfant veut mettre lui-même ses chaussures au moment précis où vous avez douze minutes de retard. Un enfant découvre le mot « non », puis entreprend immédiatement une tournée internationale.

Un âne, lui, reste relativement stable dans ses revendications : un bonnet, quelques bijoux, des chaussures lilas. Madame aurait donc trouvé une solution éducative d’une efficacité terrifiante : ne surtout pas lever la punition. Mais comme elle possède une conscience, elle compense.

Voilà la prison dorée. Le petit garçon peut tout obtenir à condition de rester un âne. Chaque douleur donne droit à un cadeau. Chaque frustration est absorbée par une acquisition. On ne lui refuse rien, puisqu’on lui refuse l’essentiel.

L’opération est même admirablement perverse : plus sa captivité devient confortable, moins il a intérêt à redevenir humain. Pourquoi retrouver l’école, les légumes, l’heure du bain et l’obligation de dire bonjour quand une migraine suffit à obtenir une pièce sur mesure ? On croyait Madame laxiste. Elle est peut-être machiavélique.

L’âne-enfant-roi : financements de caprices

Il reste une hypothèse que tout parent sérieux envisage, surtout lorsque son enfant commence à comprendre très vite quelles expressions faciales produisent quels résultats. Et si l’âne avait piraté le système ?

Bien entendu, je n’accuse pas cet animal de simuler. Si le texte affirme qu’il a mal, je respecte scrupuleusement sa douleur. Je constate toutefois qu’à chaque symptôme correspond une amélioration très nette de son niveau de vie.

Tête : bonnet. Oreilles : bijoux. Yeux : lunettes. Estomac : chocolat. À Wall Street, on appelle cela du rendement. L’âne a peut-être découvert avant nous qu’un adulte inquiet est un adulte prompt à négocier.

Ce ne serait donc pas Madame qui corrompt l’enfant. Ce serait l’enfant — provisoirement âne pour des raisons disciplinaires que cette enquête établira peut-être — qui aurait identifié le point faible de Madame : la sempiternelle culpabilité maternelle. Il souffre. Elle achète. Il souffre ailleurs. Elle rachète. Le conflit familial a trouvé son modèle économique.

Acheter l’amour, ou la paix sociale ?

Parce qu’il faut être juste avec Madame ; croit-elle vraiment qu’un bonnet soignera une tête, ou n’est-elle qu’épuisée ? Voilà une hypothèse que je n’aurais pas formulée avant d’être père, un rôle que l’on aborde avec des principes. Pas d’écran. Pas de chantage. Pas de nourriture utilisée comme récompense. Des limites claires et une cohérence éducative affirmée.

Puis arrive 18 h 43. Et à 18 h 43, la philosophie morale occidentale connaît parfois quelques aménagements. Le biscuit refusé à 18 h 41 acquiert soudain des vertus diplomatiques considérables. L’objet interdit devient outil de médiation. Le dessin animé n’est plus un écran : c’est une fenêtre de régulation émotionnelle.

Nous n’abandonnons pas nos idéaux pédagogiques : on bascule dans la géopolitique familiale. Madame n’achète peut-être pas l’amour de l’âne. Elle achète la paix sociale. Et si un bonnet permet d’obtenir dix minutes sans plainte, qui suis-je pour la juger ? Hein, qui ? ET VOUS, MONSTRES CULPABILISANTS ?

Zola, évidemment, n’arrange rien

À ce titre, j’aurais préféré que cette chanson soit née récemment dans un studio avec ukulélé, grenouille en feutrine et comité pédagogique. Pas du tout : une variante apparaît déjà dans L’Assommoir. Chez Zola, Nana et les petites filles chantent « Notre âne, notre âne, il a mal à la patte », puis Madame lui fait faire un « patatoire » (une purée de pommes de terre) et, déjà, des souliers lilas. Les souliers lilas ont donc de l’ancienneté.

Et Zola place cette ronde pendant que les adultes discutent des frais d’enterrement de maman Coupeau, tandis que les enfants chantent dans la cour. Maladie, mort, argent, cadeaux absurdes : notre âne avait déjà choisi un environnement éditorial assez chargé. Je ne dis pas qu’il faut y voir un système, mais le dossier commence à devenir épais.

Houston, j’ai un problème

Le déroulé de cette investigation m’avait grandement satisfait. J’avais une propriétaire médicalement irresponsable, un système de haute couture vétérinaire, Montessori transformée en conciergerie de palace, un enfant possiblement changé en âne, une captivité affective, une économie du caprice et Zola comme pièce à conviction.

Il ne me restait plus qu’à protéger ma fille de 18 mois de ce patrimoine pédagogique douteux. Puis s’est pointée l’erreur bête : j’ai passé en revue mon propre comportement.

ÉVIDEMMENT, je ne lui donne jamais quelque chose pour qu’elle arrête de pleurer. Sauf quand je le fais. Je ne modifie jamais une règle parce qu’elle est malade. Sauf quand elle est malade.

Je ne détourne jamais une crise avec un biscuit, un jouet, une chanson, un objet mystérieusement apparu au moment où mes convictions pédagogiques commençaient à manquer d’oxygène.

Sauf à 18 h 43. Je pensais donc enquêter sur Madame. Je découvre qu’elle pourrait être simplement un parent à bout de ressources qui a trouvé un bonnet.

Et c’est beaucoup plus grave, parce que je comprends maintenant parfaitement son raisonnement. Je voulais savoir pourquoi elle offrait des souliers lilas à un âne qui avait mal à la tête.

Je commence à avoir peur des notions pédagogiques délivrées par cette comptine. Mais, depuis quelques jours, j’ai surtout peur de celles que je délivre moi-même.

Et le pire, c’est que ma fille réclame encore Mon âne. Alors je la remets. Parce qu’au fond, entre défendre mes principes et obtenir trois minutes de paix sociale, je découvre avec effroi que j’ai peut-être déjà choisi Madame.

 
 
 
 
 
 

Illustration : Lustiges Völkchen, 1895 — illustrateur non identifié / Wikimedia Commons, domaine public

 

 

 

Par Nicolas Gary
Contact : ng@actualitte.com

2 Commentaires

 

Edco

12/09/2026 à 14:42

Ah ah toujours excellent , bravo ....
Du coup , celle-là , pas triste !!!! Faut préserver les océans ...sinon , ben ...on se mange entre nous 😭😭😭😭
Découvrez cette vidéo : "un petit navire comptine" https://share.google/OCePDw6eZc1AqOBgv

Edco

12/09/2026 à 14:48

Bon , votre puce est prête pour l ' école 😰🤭🤣, comme dirait Bruno !!!! Ah ah
https://www.franceinfo.fr/societe/education/bruno-le-maire-souhaite-avancer-la-maternelle-de-3-ans-a-1-an-face-a-la-baisse-des-resultats-des-eleves-francais-au-test-pisa_8184428.html

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À Nice, la bibliothèque conservera un texte… dans de l’ADN

Pas de papier, pas de reliure et, pour l’instant, pas même de titre rendu public. Le 19 septembre, la bibliothèque patrimoniale Romain Gary, à Nice, doit recevoir un prototype de capsule métallique contenant un texte patrimonial encodé dans de l’ADN synthétique. Présentée dans le cadre des Journées européennes du patrimoine et du centenaire Michel Butor, l’opération est annoncée comme une première dans une bibliothèque territoriale française. Une façon assez radicale de confier un document à une bibliothèque : cette fois, le support tient presque dans une gélule.

14/09/2026, 17:20

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Pour signer son catalogue, Maurizio Cattelan met du Pain aux bananes au menu

À Berlin, la séance de dédicace de Maurizio Cattelan avait prévu le feutre, le catalogue et, forcément, la banane. Jeudi 10 septembre, la Neue Nationalgalerie célébrait la parution du pop-up accompagnant NIGHT avec un « Banana Bread Breakfast Book Signing » : l’artiste signait les exemplaires tandis que du banana bread de la boulangerie berlinoise Five Elephant était proposé à la vente. Quand l’auteur de Comedian passe au rayon édition, même le petit-déjeuner entre dans le décor.

12/09/2026, 11:00

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Vietnam : les bibliothécaires sculptent des monuments avec des livres

À Vĩnh Long, au Vietnam, les ouvrages ont quitté leur fonction habituelle le temps d'un concours. Dix équipes de la bibliothèque Nguyễn Đình Chiểu disposaient de 90 minutes pour transformer des piles de volumes en compositions artistiques, puis de cinq autres pour défendre leur projet. Les réalisations primées ont ensuite rejoint une exposition mêlant livres imprimés, ressources numériques et créations bibliographiques.

12/09/2026, 11:00

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À Melbourne, quatre heures de “rave-party” en silence

Dimanche 13 septembre, Melbourne accueillera quatre heures de « rave pour lecteurs ». Rien n’oblige toutefois à tenir jusqu’au bout, ni même à lire sans lever les yeux : Book Doof propose surtout de partager un même lieu avec un ouvrage, une playlist ambient, des poufs, du thé, du café et très peu de conversation imposée. Une manière assez australienne de conserver le mot « rave » tout en baissant sérieusement le volume.

12/09/2026, 09:00

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À Saint-Nazaire, le bibliobus soigne les “maladies du livre”

À Saint-Nazaire, on ne soigne pas les maux de la rentrée à coups de sirop : les 10 et 11 septembre, le bibliobus accueille de « drôles de médecins » chargés de diagnostiquer les « maladies du livre ». Une consultation toute littéraire, évidemment, organisée par la médiathèque Étienne-Caux avec Écrire dans la ville et la Maison de quartier de Kerlédé. Le remède annoncé tient en quelques mots : un conseil de lecture.

10/09/2026, 12:15

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Des livres conçus il y a un siècle pour survivre aux bébés imprimés sur tissu

À Pistoia, une exposition remet en lumière les Dean’s Rag Books, des ouvrages britanniques imprimés sur étoffe et pensés pour supporter les traitements réservés aux livres par les tout-petits. Lavables, souples, difficiles à déchirer : derrière l’objet charmant se cache une véritable innovation éditoriale, expérimentée dès 1902 par Dean & Son.

06/09/2026, 14:34

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Pirater la rentrée littéraire avec un seul livre imprimé, mais des milliers d'exemplaires

Exclusif - L'unique exemplaire physique, estampillé « 1/1 », nous est remis en mains propres. À côté, un PDF circulant sur tous les réseaux disponibles, un manifeste en A1 qui jaillira dans Paris et mode d’emploi destiné à se glisser dans les titres de la rentrée. Après avoir détourné bandeaux et fiches de libraires, François Belley transforme son Manifeste de l’écrivain pirate en opération de contamination éditoriale. Une anti-promotion méticuleusement organisée pour parler du marché, l’IA, des prix et de l’hypervisibilité.

02/09/2026, 16:37

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En Chine, une bibliothèque dans un gouffre frôle 200.000 visites

À Wuyuan, dans la province chinoise du Jiangxi, la lecture prend de la profondeur. Aménagée dans un tiankeng, une dépression naturelle ceinturée de parois rocheuses, la bibliothèque de Xiangaocheng a reçu près de 200.000 visites entre le 10 et le 30 août, selon l’exploitant du site. Rayonnages circulaires, escalier en spirale, lumière chaude : l’endroit assume son allure de décor fantastique, sans oublier les livres consacrés à la culture de Huizhou.

01/09/2026, 16:49

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Jennifer Coolidge pousse un chariot… équipé pour écouter des livres audio

L'actrice, casque sur les oreilles, chariot de supermarché entre les mains... fin juillet, la scène avait tout de la rencontre improbable. Beaucoup moins le fruit du hasard. Audible et l’agence australienne Hello avaient soigné l’apparition, avant d’installer de véritables chariots permettant d’écouter des livres audio pendant ses courses. Une idée plutôt réjouissante, emballée dans une publicité qui promet de bousculer les habitudes — tout en ressortant le très classique « Madame la ménagère fait les courses ».

26/08/2026, 16:31

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Sorcellerie sur Amazon : 78 % des livres testés semblent écrits par IA

La magie noire avait déjà ses grimoires ; voici les grimoires à boîte noire. Une enquête d’Originality.ai, entreprise qui commercialise un détecteur de textes générés par intelligence artificielle, classe 78 % des ouvrages testés dans la catégorie « Wicca, Witchcraft & Paganism » d’Amazon comme « probablement écrits par IA ». Spectaculaire, certes. Mais probabiliste — et à manier sans baguette statistique.

25/08/2026, 11:28

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Un parc Dragon Ball géant dans le Val-d’Oise : ce que l’on sait du projet

Son Goku à la place de Gargantua : la région Île-de-France travaille depuis 18 mois à l'implantation, à Courdimanche dans le Val-d'Oise, d'un gigantesque parc d'attractions consacré à Dragon Ball. Derrière le projet : Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien PIF, qui développe déjà en Arabie saoudite le premier parc entièrement dédié à l'œuvre d'Akira Toriyama.

24/08/2026, 16:28

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En Mongolie, des conteneurs deviennent des bibliothèques pour enfants

Mettre des livres dans un conteneur n’est plus tout à fait une idée neuve : des Pays-Bas à Mayotte, en passant par Cologne ou Saint-Denis, ActuaLitté en a croisé quelques-uns depuis 15 ans. En Mongolie, Magic Box change toutefois d’échelle : 13 modules accueillent déjà les enfants, dont dix hors d’Oulan-Bator, avec l’ambition d’en installer dans tous les districts du pays.

21/08/2026, 12:42

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Ces livres n’existent pas — leur catalogue vient pourtant de remporter un vrai prix

Des ouvrages perdus, abandonnés avant d’être achevés, ou purement inventés par Borges, Lovecraft et d’autres écrivains : Reid Byers leur a donné une existence matérielle, puis un catalogue. Oak Knoll Press vient de recevoir pour ce dernier un Leab Award de l’ACRL. Une récompense très officielle pour une bibliographie qui travaille, avec un sérieux imperturbable, sur l’impossible.

21/08/2026, 07:00

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Volés à la bibliothèque, huit Matisse retrouvés dans un appartement

Huit des treize œuvres dérobées en décembre 2025 à la Bibliothèque Mário de Andrade, à São Paulo, ont refait surface dans un appartement de l’agglomération. Toutes sont signées Henri Matisse et proviennent de Jazz, son fameux livre illustré de 1947. Les cinq pièces de Cândido Portinari emportées lors du même braquage restent, elles, introuvables.

18/08/2026, 15:23

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En Corée du Sud, une librairie s’installe directement sur la plage

À Sokcho, sur la côte est de la Corée du Sud, un minuscule triporteur bleu s’est installé au bord du sable. Sur une petite plage de Yeongnang Coastal Road, il ouvre son flanc sur une bibliothèque rose, tandis que des lecteurs s’installent face à la mer. C’est 3 Feet Bookstore, ou Sebal Seojeom, une librairie mobile qui a fait du littoral son adresse.

18/08/2026, 14:39