À 25 ans, quatre années de librairie derrière elle et un salaire toujours au Smic, une jeune libraire venue débrayer ce mardi 8 septembre résume en quelques phrases ce qui pousse une partie de la profession à tenter un exercice encore inhabituel : la grève.
Le 08/09/2026 à 18:33 par Hocine Bouhadjera
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08/09/2026 à 18:33
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Devant les grilles bleues et dorées de l'hôtel de Massa, au 38, rue du Faubourg Saint-Jacques, dans le 14e arrondissement de Paris, des drapeaux rouges de la CGT dépassent d'un rassemblement. Chasubles fluorescentes sur le dos, libraires et représentants syndicaux occupent le trottoir, discutent par petits groupes et attendent les nouvelles de la réunion qui se déroule à quelques mètres d'eux.
À l'intérieur, organisations de salariés et Syndicat de la librairie française (SLF) reprennent leurs négociations de branche.
Dans un secteur éclaté entre des milliers de petites structures, où salariés et employeurs travaillent souvent à quelques mètres les uns des autres, débrayer signifie aussi tester la possibilité même d'un rapport de force collectif. La Fédération CGT Commerce et Services avait lancé un appel national, relayé notamment par SUD Culture Solidaires, pour accompagner la reprise des négociations sur les salaires et la convention collective.
À cette échelle, le collectif se réduit parfois à un seul salarié face à son employeur : l’appel national prend alors une portée très concrète, puisqu’il permet de débrayer seul dans son entreprise.
La veille, ActuaLitté revenait sur cette mobilisation rarissime. Sur place, une question domine rapidement toutes les autres : comment continuer à exercer un métier aimé lorsque l'expérience, les compétences accumulées et la polyvalence ne se traduisent presque pas sur la fiche de paie ?
La jeune libraire interrogée par ActuaLitté travaille depuis plus de quatre ans pour la même enseigne. Un treizième mois et quelques primes ponctuelles complètent sa rémunération, mais son salaire de base reste fixé au Smic. « Je constate depuis toutes ces années qu'il n'y a pas d'évolution de salaire, même personnelle, en fonction des compétences, malgré mes demandes auprès de mes responsables. Et je trouve que ce n'est pas normal par rapport à toutes les tâches qu'on nous demande de faire et à toute la polyvalence qu'on nous demande. On se demande : qu'est-ce qu'on peut faire de plus pour gagner plus ? »
Derrière le conseil aux lecteurs, elle énumère les sollicitations permanentes, la réception, les charges à porter, les appels, la nécessité de rester disponible face au public malgré la fatigue. Dans sa librairie, le manque d'effectifs a fini par avoir une conséquence très concrète : l'établissement ferme désormais un jour dans la semaine. Sur une équipe d'une dizaine de personnes, elle estime que quatre ou cinq doivent débrayer ce mardi.
La grille salariale actuelle donne une traduction très concrète au malaise. Depuis le 1er juin 2026, le Smic atteint 1867,02 € brut par mois pour 35 heures. Or les minima négociés dans la branche sont fixés à 1834 € au niveau 1, 1848 € au niveau 2 et 1.862 € au niveau 3. Tous trois étant inférieurs au minimum légal, les salariés concernés doivent être rémunérés au Smic. Le niveau 4, à 1876 €, ne s'en écarte que très légèrement.
Autrement dit, quand les syndicats disent ne plus vouloir « courir après le Smic », la formule n'est pas seulement rhétorique : une partie de la grille conventionnelle a déjà été rattrapée par lui. « Ce n'est pas possible qu'on gagne le Smic encore aujourd'hui. Il faudrait que le salaire soit valorisé en fonction des années de travail et de la charge de travail surtout. Ce qu'on demande, c'est d'être écoutés, parce qu'on est assez frustrés de ne pas l'être. »
Nikita a commencé en librairie en 2022, d'abord comme apprenti, avant de décrocher un CDI en 2024. Son salaire ? Environ 30 € de plus que le Smic. Dans sa librairie parisienne, cinq salariés sont en CDI, auxquels s'ajoutent une apprentie et le gérant. Ce mardi, il est le seul de son établissement à avoir cessé le travail.
Dans une petite équipe, se mettre en grève ne passe pas inaperçu : l'absence d'un seul salarié peut déjà peser sur l'organisation du commerce. Le libraire insiste surtout sur la nécessité de rendre ce geste collectif plus courant dans la profession. « Dans un métier où, déjà, tu ne gagnes pas beaucoup, c'est compliqué de poser une journée de grève. L'idée, c'est de se montrer, de faire voir aux autres libraires qui aimeraient le faire que c'est possible de s'y mettre aussi. Plus on est nombreux, plus ça pèsera. Si tous les salariés d'une librairie font grève et que la librairie ne peut pas ouvrir, là, ça commence à faire valoir un vrai rapport de force. »
Un membre de CGT Librairies présent y voit l'une des raisons historiques du faible recours à la grève, à laquelle s'ajoute selon lui une culture particulière des relations de travail dans la profession.
« Il y a encore une sorte de management paternaliste : le métier passion, l'équipe qui est une famille... C'est extrêmement compliqué de faire grève parce qu'on est un peu tenu par la culpabilité de se dire que, si on le fait, on handicape toute l'équipe. Dans une petite librairie, on voit sa patronne ou son patron tous les jours. La grève est un outil qui a été très peu utilisé jusque-là. Là, on pose une première pièce à l'édifice. »
La passion, justement, revient constamment dans les conversations. Pas pour être reniée : les libraires présents aiment les livres, le conseil et le contact avec les lecteurs. Mais plusieurs refusent qu'elle continue à servir de compensation implicite à ce qui n'apparaît pas sur la fiche de paie.
Trois libraires rencontrés ensemble insistent sur cette frontière : « On a une passion de la lecture, on a une passion d'avoir accès à des ouvrages qu'on aime. Mais ça ne change pas que les tâches de travail ne sont pas des tâches de passion. Le côté passion fait aussi qu'on a des charges de travail à l'extérieur de la librairie, qui ne sont toujours pas rémunérées dans la majorité des librairies. »
La lecture en est l'exemple le plus évident. Lire les nouveautés nourrit pourtant directement le conseil et la prescription, donc la valeur ajoutée du libraire. Mais une grande partie de ces heures est effectuée le soir, le week-end ou dans les transports.
Un ancien libraire, qui a exercé dans une indépendante de 2011 à 2019, se souvient d'un problème déjà omniprésent à son époque : « À l'exception de quelques toutes petites librairies qui ont des temps de lecture payés, toutes ces lectures sont des choses qu'on doit faire à la maison. Et c'est aussi un boulot très physique. Moi, j'ai eu plusieurs accidents en librairie qui m'ont envoyé à l'hôpital. »
Il finira par quitter le métier au moment où l'équation est devenue intenable. « À la naissance de ma fille, il a fallu faire un choix. Avec les horaires et le salaire, continuer en librairie n'était plus possible. À Paris, c'était totalement impossible. » Son nouvel emploi lui apporte, raconte-t-il, environ 500 € nets supplémentaires par mois.
Chez la jeune libraire de 25 ans rencontrée ce mardi, la même question arrive, après quatre années. « J'aime toujours mon métier, mais je me pose énormément de questions : est-ce que je vais rester dans cette entreprise ? Est-ce que je dois changer ? Je ne me projetais pas sur une année supplémentaire, et pourtant je ne peux pas quitter mon travail comme ça. »
Pendant la matinée, les représentants syndicaux cherchent les dernières nouvelles de la réunion. Les négociations ont commencé plusieurs mois plus tôt et se sont déjà tendues. La CGT, devenue premier syndicat de la branche avec 48,16 % de représentativité, avait refusé les précédents accords salariaux, jugés insuffisants.
À l'extérieur, les premiers chiffres circulent déjà. On évoque une augmentation qui représenterait environ 8,50 € nets par mois pour les plus basses rémunérations. « C'est absolument dérisoire, a fortiori à l'époque qu'on vit. Il y a énormément de libraires qui sont payés sur les mêmes bases partout en France, alors que les conditions de logement deviennent extrêmement difficiles dans Paris, mais aussi de plus en plus dans les grandes et moyennes villes. »
Quelques heures plus tard, la sortie de négociation confirme le désaccord. Sana, de CGT Librairies, qui a participé directement à la réunion avec le SLF, décrit à ActuaLitté une séance qui « ne s'est pas très bien passée du tout ». La proposition présentée par le SLF ferait démarrer la nouvelle grille à seulement 12 € au-dessus du Smic, avant de prévoir des écarts d'environ 11 € entre les niveaux suivants. La CGT évalue la revalorisation résultante à environ 0,59 %.
« On est très loin des revendications de l'ensemble des organisations syndicales. Et je tiens à le dire : ce n'est pas seulement la CGT. L'ensemble des organisations syndicales étaient outrées par ces propositions, qui ne permettent pas de discuter. »
La critique prend un relief particulier alors que la hausse des prix reste sensiblement supérieure à ce niveau de revalorisation. Pour la CGT, la conséquence est simple : avec une augmentation de cet ordre, les salariés continueraient à perdre du pouvoir d'achat.
Pour les libraires rencontrés devant la réunion, le symbole est d'autant plus difficile à accepter qu'une journée de grève représente elle-même une perte de salaire. « Nos vies ont été bousculées par l'inflation. Mon loyer augmente, mon électricité augmente. Et mon salaire augmente de quelques euros par mois. C'est difficile de se projeter dans un travail qui nous plaît si nos conditions de travail ne sont pas revalorisées. »
Le désaccord ne porte cependant pas sur l'existence des difficultés économiques de la librairie. Le SLF les reconnaît lui-même. Lors des Rencontres nationales de la librairie en juin, sa présidente soulignait que les salaires s'étaient « dangereusement rapprochés du Smic », tandis que certaines librairies ne remplaçaient plus les départs ou réduisaient leurs effectifs. Dans son diagnostic économique, l'organisation patronale mettait en cause la dégradation du marché et le manque de solidarité du reste de la chaîne.
C'est ici que salariés et employeurs commencent paradoxalement par se rejoindre : les marges de nombreuses librairies sont faibles. Ils divergent en revanche sur ce que cette fragilité doit autoriser dans les négociations salariales et sur la manière de répartir l'effort.
Nikita, lui, a retenu de sa formation un autre repère : environ 150.000 € de chiffre d'affaires par salarié à temps plein. Un ratio qui permet de regarder concrètement si l'équipe est en sous-effectif ou en sureffectif, et s'il reste de la place pour embaucher ou mieux payer.

Le blocage ne concerne pas seulement la grille. Les organisations syndicales avaient également placé sur la table plusieurs revendications directement ou indirectement liées à la rémunération : généralisation ou amélioration du treizième mois, ancienneté, subrogation, prise en charge des jours de carence ou encore droits supplémentaires en matière de congés. « Tout ce qui avait assez de lien direct avec le salaire, ils ont refusé de discuter », nous explique Sana.
Quelques avancées ont seulement été acceptées sur certains congés exceptionnels, notamment liés à des décès familiaux, mais « vraiment très à la marge ».
La CGT et FO ont finalement quitté la séance, rapporte la syndicaliste. L'ensemble des organisations syndicales se sont opposées à la proposition salariale et aucun accord n'a été trouvé à l'issue de cette journée. « Nous, on est prêts à discuter, mais à partir de propositions qui sont un peu correctes. Là, on est très loin de choses sur lesquelles on peut discuter. »
La CGT entend désormais porter le conflit sur un autre terrain. Sana annonce que son organisation envisage de saisir la Direction générale du travail et, à travers elle, le ministère du Travail, pour dénoncer ce qu'elle considère comme un manque de loyauté dans la conduite des négociations. « On va utiliser toutes les billes qui sont dans nos mains : à la fois la création d'un rapport de force avec les travailleuses et travailleurs de la librairie, mais aussi tous les aspects légaux qui s'offrent à nous, notamment la saisine de la DGT face à cette situation de blocage. »
La Direction générale du travail peut en effet intervenir lorsqu’une négociation de branche se trouve bloquée. Le Code du travail impose qu’elle soit menée de manière « sérieuse et loyale » : la partie patronale doit notamment fournir aux syndicats les informations nécessaires et répondre de façon motivée à leurs propositions. Si ces conditions ne sont pas réunies, l’administration peut faire intervenir une commission mixte paritaire, présidée par un représentant du ministère du Travail, afin de remettre les organisations autour de la table.
Pour Yann, de CGT Librairies, le débat ne peut pas rester enfermé entre le salaire du libraire et le compte d'exploitation de son employeur. « On sait très bien que la situation est compliquée à l'échelle nationale pour toutes les librairies. Mais on ne voit pas assez de positionnement concret pour aller récupérer l'argent où il est : auprès des distributeurs, auprès des grands groupes, et aussi en demandant à l'État de prendre ses responsabilités. »
Depuis plusieurs années, le SLF réclame notamment de meilleures remises commerciales aux distributeurs et aux éditeurs. En juin, Hachette a annoncé que 1295 librairies indépendantes bénéficieraient d’une remise commerciale minimale de 36 %, seuil réclamé depuis dix ans par le syndicat, ainsi que d’un crédit des retours ramené à 30 jours pendant six mois de l’année. Le SLF estime désormais que, face aux difficultés actuelles, ce minimum devrait même être porté à 38 %.
Les petites librairies indépendantes obtiennent généralement, selon ses chiffres, entre 30 et 33 % de remise auprès des groupes d'édition.
Patrick Bobulesco connaît les deux faces de cette équation. Cofondateur du Point du Jour, librairie du Quartier latin qu'il a fait vivre pendant plus de quatre décennies avant de partir à la retraite, il avait déjà décrit à ActuaLitté les marges fragiles, les loyers et les charges qui étranglent les indépendants. Ce mardi, il est pourtant venu soutenir les salariés.
« La situation des patrons libraires n'est pas toujours facile, c'est évident. Donc ce qu'il faut, c'est repenser toute la chaîne de commercialisation du livre et voir où passent les profits, comment certains acteurs peuvent gagner beaucoup alors que d'autres rament, tout en étant indispensables dans la diffusion de la culture et des idées. Mais ce n'est pas une raison pour accepter la situation des salariés telle qu'elle est aujourd'hui. »
À ses yeux, la nouveauté est moins la colère que son organisation. Pendant longtemps, souligne-t-il, les actions syndicales étaient surtout visibles dans les grandes enseignes. Dans les petites librairies, les salariés se connaissaient, se croisaient dans les salons et festivals, mais disposaient de peu d'outils communs pour transformer leurs difficultés individuelles en revendications de branche.
La rémunération a servi de déclencheur au 8 septembre, mais les revendications débordent très vite de la seule grille : congés supplémentaires, meilleure couverture santé, titres-restaurant, droits liés à l'ancienneté, congés pour la santé hormonale, prise en compte de la pénibilité ou encore temps de lecture rémunéré.
« Des tickets resto, des tickets vacances, des congés supplémentaires, des aménagements, être plus à l'écoute des équipes : il y a plein de choses sur lesquelles on pourrait jouer », avance une libraire. « La manutention, ce n'est pas des pinottes. Les livres, il faut les porter. Et il y a cette idée que les libraires seraient interchangeables. Oui, quelqu'un peut toujours prendre la place, mais si on veut une vraie librairie et pas simplement une grande surface complètement plate, il faut traiter les libraires avec respect. »
Elle est formelle : « Une librairie reste un commerce, mais ce n'est pas n'importe quel commerce. On vend des livres, des objets qui portent des pensées, des idéologies, des courants. On ne trouve pas du tout les mêmes choses sur toutes les tables de librairie, et c'est aussi grâce aux libraires. Tout ce travail doit être apprécié à sa juste valeur. »
Chez les syndicats, le raisonnement est similaire : empêcher que le « métier passion » devienne la justification permanente de droits inférieurs à ceux d'autres branches. Yann cite notamment le statut des alternants, souvent utilisés selon lui pour absorber les sous-effectifs, et le problème de la fidélisation : des salariés arrivent jeunes, se forment, puis quittent parfois rapidement le secteur faute de pouvoir s'y projeter.
Ce 8 septembre, devant l'hôtel de Massa, les drapeaux donnent de la couleur au trottoir mais ne masquent pas la modestie des effectifs. Les organisateurs en ont conscience. Pour eux, l'enjeu de cette première journée est autant de montrer qu'une grève nationale est possible dans la librairie que de remplir une rue parisienne.
Sana indique que des libraires ont également cessé le travail dans plusieurs villes, notamment à Marseille, Rennes et Bordeaux. Deux salariés de Cultura venus du sud de la France ont également fait le déplacement jusqu'au rassemblement parisien. « Que des camarades aient fait plusieurs centaines de kilomètres pour monter au rassemblement et faire grève, c'est assez symptomatique : il se passe quelque chose quand même en librairie. »
Pour un représentant CGT Librairies, la première victoire serait désormais que la grève cesse d'apparaître comme un geste presque impensable dans une petite librairie. Qu'un salarié seul avec son patron puisse savoir qu'un appel national le couvre. Qu'une équipe puisse discuter d'un débrayage sans que celui-ci soit immédiatement vécu comme une trahison envers la boutique. Et que les prochaines négociations ne reposent plus uniquement sur des représentants assis autour d'une table, mais sur la possibilité d'une mobilisation derrière eux.
« C'est une première étape. Si les négociations ne sont pas suffisantes, il faudra de nouveaux rendez-vous, de nouvelles grèves et de nouveaux rassemblements, qu'on espère de plus en plus suivis. L'idée, c'est aussi de faire comprendre à nos confrères et consœurs que c'est une possibilité, et qu'on est là pour les défendre si cela les met en porte-à-faux avec leur direction. »
Une assemblée des travailleuses et travailleurs du livre est annoncée le 22 septembre à la Bourse du travail de Paris, dans le prolongement des rapprochements entre libraires, auteurs, traducteurs et autres métiers de la chaîne. La CGT Librairies prévoit désormais un autre rendez-vous, spécifiquement consacré aux salariés de la librairie, le 6 octobre.
Après l'échec de la réunion du 8 septembre, la question porte à présent sur sa capacité à durer suffisamment pour rouvrir une négociation que les syndicats considèrent aujourd'hui bloquée. À 25 ans, la jeune libraire rencontrée au début du rassemblement n'emploie pas ces termes de stratégie syndicale. Elle pose une question plus simple, et probablement plus lourde pour la branche : après quatre ans à apprendre le métier, que doit-elle encore faire pour pouvoir continuer à l'exercer ?
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« On espère être valorisés. On veut que cette grève soit entendue et vue. C'est tout : qu'on soit pris en compte et qu'on soit écoutés. »
Crédits photo : ActuaLitté (CC BY-SA 2.0)
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
1 Commentaire
Alain
16/09/2026 à 10:41
Quand un(e) libraire n’arrive pas à se payer tous les mois comment voulez-vous qu’il(elle) augmente son ou sa salariée. Et tous les libraires n’ont pas des marges à 36%. Si je ne me trompe doit être favorisé le qualitatif ????
Mais Mr Antoine Gallimard dit que ces pleureuses de libraires ont des problèmes de gestion et ne doivent pas se diversifier ( salon de thé, papeterie…,) Avec ça on est aidés