#Vie littéraire

Visite insulaire : les rituels de Victor Hugo à Guernesey

« Car le mot, qu’on le sache, est un être vivant. » Dans une maisonnette en pierre, surveillée par une rose trémière jaune, dans le silence du matin, je pose sur la table une tasse en porcelaine blanche, remplie d’un café noir, et j’ouvre Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo. Je le fais le premier matin, et je ferai ainsi chaque matin de la semaine passée à Guernesey. Suivez la guide...

Le 07/09/2026 à 17:25 par Maria Danthine-Dopjerova

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Publié le :

07/09/2026 à 17:25

Maria Danthine-Dopjerova

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À quel moment naît l’habitude ? Lorsqu’on veut reproduire un moment à l’infini, transformer un instant en rituel, en faire le pilier de notre quotidien ?

D’abord proche de la droite conservatrice et soutien de Louis-Napoléon Bonaparte lors de l’élection présidentielle de 1848, Victor Hugo rompt progressivement avec lui et se rapproche des républicains. Après le coup d’État du 2 décembre 1851, auquel il s’oppose, il doit quitter la France. Il se réfugie d’abord à Bruxelles, puis gagne Jersey en 1852, en passant par Londres, avant de poursuivre son exil dans les îles Anglo-Normandes.

Il passe trois ans sur l’île de Jersey, d’où il est expulsé en 1855 après avoir pris la défense de proscrits sanctionnés pour la publication d’un texte de Félix Pyat critiquant la reine Victoria. Hugo signe alors une déclaration de solidarité, conclue par ces mots : « Et maintenant expulsez-nous ! » Et voilà qu’après tout ce périple, des bagages constamment pliés, il se retrouve sur l’île de Guernesey, où il passera 15 ans.

L’exil c’est ma vie, la vie est un exil.

En 1855, angoissé que sa valise avec ses manuscrits puisse tomber à l’eau, il a accosté à Guernesey. Il a jeté son ancre, l’encre et sa plume également, sur cette île anglo-normande où depuis des siècles le français et l’anglais s’entremêlent comme les doigts des amants.

« Les îles de la Manche sont des morceaux de France tombés dans la mer et ramassés par l’Angleterre. » (Les Travailleurs de la mer)

Installé dans l’une des meilleures rues de Saint-Pierre, au 38, Hauteville, grâce aux ventes du recueil de poésie Les Contemplations, Victor Hugo devient propriétaire, pour la première fois dans sa vie, d’une maison, Hauteville House, assise entre la mer et le jardin avec les camélias, fuchsias, jasmins et les roses. Une raison supplémentaire de cet achat était qu’un propriétaire foncier ne pouvait pas être expulsé de l’île.

Sa vie à Guernesey est la suite de sa fuite de France, l’achat de la maison est la suite de l’écriture des Contemplations et ces poèmes sont le reflet des nuances et des recoins de ses états d’âme pendant 25 ans, de toute sa vie avec des joies, des espoirs, des amours et des douleurs infinies, des mots émergeant du chagrin intenable de la noyade de sa fille Léopoldine à Villequier, quatre mois après son mariage.

Je suis debout mais je pleure. (Victor Hugo)

Victor Hugo faisait partie du paysage de cette ville portuaire de Saint-Pierre-Port, où il y a « autant d’arbres que de toits, plus de nids que de maisons, et plus de bruits d’oiseaux que de bruits de voitures. »« La ville est étagée sur un charmant désordre de vallées et de collines froncées autour du Vieux-Havre comme si elles avaient été prises à poignée par un géant. Les ravins font les rues. Des escaliers abrègent les détours. […] » (Les Travailleurs de la mer, V. Hugo)

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Dans les montées et les descentes abruptes des ruelles de Saint-Pierre, dans les échos de nos pas sur les dalles, on entend le murmure du passé, de ce qui est survenu ici réellement, mais aussi tout ce que nous faisons se dérouler dans notre imagination, ce que nous ajoutons à l’écho des pas élégants de ce monsieur, qu’on surnommait « l’homme à la jambe de prince », ou Papa Hugo également, ce à quoi il répondait qu’il n’était pas Papa mais un comte.

Coiffé d’un grand chapeau mou à larges bords, toujours sans parapluie, sans canne, mais si le ciel était menaçant, avec son manteau jeté sur l’épaule, soyons plus précis, sur l’épaule gauche, les mains dans ses poches, les épaules effacées, les coudes bien rentrés, posant légèrement par terre la pointe de ses bottines qui dessinaient une parfaite cambrure du pied. Il sortait toujours après son déjeuner, très courtois, poli, avec des manières raffinées, naturel, drôle, cultivé, très cultivé, maniant la langue française probablement mieux que tout le monde à son époque.

Attentif à ne pas se répéter, ne racontant jamais deux fois la même histoire. Un peu orgueilleux, mais complètement conscient de son orgueil et l’assumant, il répondait, à la remarque de dames inconnues selon laquelle cela devait le mettre mal à son aise de ne pas savoir l’anglais : « Mesdames, quand l’Angleterre voudra causer avec moi, elle apprendra ma langue. »

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Dans les décors gothiques de Hauteville House, un peu farfelus, mêlant des chinoiseries aux bois massifs, passant du salon rouge au salon bleu, on monte, au fil des étapes de la visite, vers son observatoire, son bureau perché entre le ciel et l’étendue de la mer. Ici, dans ce belvédère sous verrière, il travaillait, debout, avec sa discipline de fer.

Après avoir mangé le matin deux œufs crus et bu son café froid, il écrivait pendant quatre heures. Ici, un jour de novembre 1861, il a vu échouer devant ses yeux un navire venant de Malte, chargé d’oranges. L’équipage fut sauvé, les oranges sûrement pas. Ici, il dormait dans un lit tout bas, couvert pendant la journée d’un tapis oriental, les crayons et le papier toujours à sa portée, pour que même la nuit il puisse noter ce qui lui passait par la tête.

À 11 heures, du jardin, on pouvait apercevoir Victor Hugo tout nu, s’épongeant le corps, à l’anglaise, d’une eau très froide qui était restée toute la nuit à l’air. Ici, il ouvrait son courrier quotidien, environ 17 lettres chaque jour et des journaux qu’il recevait de France. Sous cette verrière, presque suspendue dans le ciel, une soirée a un peu débordé et la compagnie joyeuse chantait à tue-tête la Marseillaise. Après sa toilette, il descendait pour le déjeuner ; quand il était content de son travail, il débattait avec plaisir ; à d’autres moments, son tempérament sanguin et colérique ressortait.

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À Hauteville House, on mangeait des côtelettes de mouton si crues qu’elles étaient violettes. Parfois, peut-être qu’un morceau était aussi donné à Sénat, le gros lévrier bâtard, gâté par son maître, avec les mots suivants de Hugo, inscrits sur son collier : « Je voudrais que chez moi quelqu’un me ramenât. Mon état, chien ; mon maître, Hugo ; mon nom, Sénat. »

Après le déjeuner, il sortait pour ses promenades de deux heures. Au retour, il reprenait le travail jusqu’à six heures et demie et le soir, sauf les périodes durant lesquelles Madame Hugo venait à Guernesey, il dînait chez madame Drouet. Juliette Drouet, sa muse, sa maîtresse, son inspiratrice, la copiste de son œuvre, celle qui a corrigé Les Misérables et qui l’a suivi comme une ombre amoureuse même à Guernesey. Elle était logée à quelques maisons de chez lui ; ils pouvaient pratiquement se faire des signes par la fenêtre, elle était toujours là, surtout quand son épouse Adèle n’était pas là.

Avec Juliette, ils se sont aimés durant 50 ans, ils ont échangé une myriade de lettres, plus précisément 23.653 lettres passionnées. Juliette Drouet sortait peu de chez elle, mais Victor Hugo la visitait régulièrement, même quotidiennement, à la même heure. Elle passait ses journées à lui écrire des lettres, souvent plusieurs lettres dans la journée. Vers huit heures du soir, deux fois par semaine, Victor l’emmenait prendre un verre de cognac.

Oui, l’homme sur la terre est un ange à l’essai. (Victor Hugo)

Dans son belvédère entre la mer et le ciel, par les fenêtres ouvertes, il écoutait des voix, laissait passer les lueurs à travers ses paupières, le son d’une cloche de l’église arrivait jusqu’à son lit, « les cris des baigneurs, le chant des coqs, les chevaux qui passent, grincement d’une faux qui coupe le gazon. Les bruits du port, musique militaire, voix française dans le port. Un steamer qui halète. Une mouche entre. Souffle immense de la mer ».

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Ici venaient le voir ses petits-enfants Georges et Jeanne pour réclamer des histoires. Dans ce bureau, qui, sous chaque caprice de la météo, donne une ambiance différente, dans ce royaume aux couleurs bleue et blanche, il a dépoussiéré et fini Les Misérables, écrit les romans L’Homme qui rit et Les Travailleurs de la mer, qu’il a dédicacé à la population de Guernesey, décrivant l’île comme un « rocher d’hospitalité et de liberté ».

L’entrée de la maison est sombre, dans le coin de la cuisine, seules les tasses en céramique peinte accrochées dans la cuisine portent des rayons de lumière et éclairent notre regard. Le guide ouvre la porte en bois du petit cabinet noir dans la salle à manger, où on fermait les enfants, Jeanne et Georges, pour les laisser au pain sec pour tout dérapage, bêtise, désobéissance, bref, pour reprendre les mots de Victor Hugo :

Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,

J’allai voir la proscrite en pleine forfaiture,

Et lui glissai dans l’ombre un pot de confiture 

Le 10 mars 1862, l’écrivain a organisé à Hauteville House le déjeuner pour les enfants pauvres. Pour ce premier repas, 12 enfants étaient présents ; avec le temps, ces repas devenant une habitude, une quarantaine d’enfants venaient. La cuisinière était tellement autoritaire qu’il l’a licenciée trois fois, mais il a pris l’habitude de la reprendre, comme il a pris l’habitude de manger avec sa femme Adèle, dans la même casserole, une bouillie dont ils se disputaient le gratin.

Que ferions-nous sans nos habitudes ? Qui serions-nous ? Qui serait-il sans ses habitudes ? Sans donner l’argent aux pauvres, sourire et charmer les femmes, parfois développer avec elles des aventures amoureuses, faire relier ses manuscrits chez Henry Turner, au 7 Mill Street, acheter ses vêtements chez le tailleur W. D. Torode, ses chaussures et ses bottes, à la mode parisienne, chez Béghin’s à High Street. Chez le coiffeur, recueillir et emporter ses poils de barbe coupés pour les donner à Juliette Drouet, qui rembourrait ses oreillers avec les cheveux de Hugo.

Le port de Saint-Pierre sous la pluie, fish & chips dans un pub, le sirop de fraise et les feuilles de menthe dans la limonade, le soleil couchant derrière les géraniums rouges et le clocher de l’église protestante, les ruelles continuellement lavées par la pluie, nous menant vers les jardins Candie Gardens, où, en forme de statue, Victor Hugo contemple le port, la mer, le flux des arrivées et des départs des bateaux, vêtu de son manteau en pierre, couvert de mousse jaune, faisant semblant d’onduler dans le vent.

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Nous regardons son dos, le port, la mer, les bateaux et les navires depuis le kiosque à musique victorien, depuis un énorme gâteau aux carottes avec un glaçage blanc et le café dans les tasses bleues et, dans tout cela, Mariah Carey chante We Belong Together. 

« Guernesey, gracieuse d’un côté, est de l’autre terrible. L’ouest, dévasté, est sous le souffle du large. Là, les brisants, les rafales, les criques d’échouage, les barques rapiécées. Quelques églises ont un caparaçon de lierre qui court jusqu’au clocher…. Dans les cimetières pas de croix, des lames de pierre imitant au clair de lune des dames blanches debout. »

Laisser venir un coup de soleil dans le vent de la plage, fermer les yeux et écouter les mots et phrases en anglais, les enfants criant qu’ils sont des mermaids, les chamaillades des couples, tout cela avec un joli accent british. La leçon d’été d’anglais. Sur l’étendue de sable blanc de la plage, un père et un garçon suivent leur cerf-volant dans le ciel, un couple âgé est assis sur une couverture rouge posée sur les rochers, le calme des mouettes immobiles n’est perturbé que par l’arrivée bruyante des vagues.

Savez-vous qu’il existe dans le monde de petits morceaux de paradis, comme ces kiosques en bois plantés dans la verdure foisonnante, avec quelques vieilles tables aux pieds en fer rouillé ? Des milkshakes à la vanille, frappés avec le lait des vaches de l’île de Guernesey ; des pailles en papier rouge et blanc sortent de leur mousse généreuse.

À Paris on flâne, à Guernesey on rôde. » (Victor Hugo)

Nous marchons sur les traces des promenades de Victor Hugo, nous passons par l’endroit de ses baignades à Fermain Bay, par Moulin Huet, où il a organisé pour ses amis un pique-nique, préparé par un cuisinier français, avec de l’agneau, du bœuf froid, des vol-au-vent, de la tourte au pigeon et six bouteilles de champagne glacé. Les papillons papillonnent devant nous, virevoltent comme une pluie d’étincelles, se mêlent à nos pas sur les pierres et les racines des chemins poussiéreux.

Quelques centaines d’enfants sont assis sur la plage à l’abri du vent, protégés par les dunes, vêtus de T-shirts verts et jaunes, ayant le sable partout mais prenant soin d’en protéger leurs glaces et, sur cette plage dans la baie de Vauzon, des centaines de glaces jaunes comme des lampadaires illuminent la grisaille nuageuse.

Les nuages ont l’air d’oiseaux prenant la fuite ;

Par moments le vent parle, et dit des mots sans suite,

Comme un homme endormi.

… Non, tout est une voix et tout est un parfum ;

Tout dit dans l’infini quelque chose à quelqu’un (Les Contemplations, V. Hugo)

Pour ses promenades de deux heures, Victor Hugo partait souvent avec Juliette Drouet et emmenait aussi le chien Sénat ; par moments, il hélait le cocher « Arrêtez, Monsieur Pierre » pour pouvoir noter quelques mots, quelques idées.

Pour ses baignades, disait-il : « Il fallait choisir, dans une plage infréquentée, un rocher surplombant la mer, s’y dépouiller prestement de tous ses vêtements, après avoir assez couru pour être en sueur, plonger, faire deux ou trois brasses, revenir en nageant entre deux eaux, se hisser des mains et des pieds sur sa roche, se sécher au soleil comme on pouvait, et se rhabiller en un clin d’œil. Plus le bain était court et réduit à un plongeon rapide et complet, et plus le corps entrait chaud dans l’eau froide, plus aussi l’action du sel marin était tonique et salubre. On se baignait absolument nu (les hommes) et on se séchait avec son mouchoir de poche ».

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Sur les buissons des Grandes Roques, les oiseaux se posent, les décorant pour des instants éphémères, pour repartir aussi vite, en direction de la mer. Et nous, vous, le passant accidentel, on a l’impression d’avoir seulement imaginé ce buisson de Noël décoré d’oiseaux. Lors de la descente du soleil, parmi les roseaux des dunes, un lapin surgit et après, là, quelque part entre les tiges des herbes, la lumière de ce soleil couchant traverse les oreilles roses du lapin.

Deux fillettes se baignent dans l’eau glacée, leur père les attend sur la rive, les bras grands ouverts, les serviettes déployées. Une dame âgée marche lentement sur les rochers, portant sous son bras des partitions avec le titre « It’s a piano thing. » Sur les bancs, à Guernesey, sont inscrits des messages, des dédicaces aux gens décédés de l’île. « You are the cream of my coffee ». Des petits points orange dans les vagues, parmi les rochers : la sortie du club des petits plongeurs. En marchant sur les falaises, on dirait qu’on trace avec nos pieds la bordure entre le continent et la mer, on dessine cette ligne du contour ; à chaque pas, on se balance au-dessus de la mer.

Les feuilles du citronnier se frayent un chemin à travers le toit percé de la serre, les citrons scintillent dans le brouillard en faisant un pied de nez aux nuages lourds suspendus dans le ciel. La couleur rouge des glaces au melon, avec une ligne verte de kiwi et une ligne blanche à la noix de coco, contraste joyeusement avec la couleur de la mer.

La gâche de Guernesey est une brioche aux raisins, l’oursin se prénomme la lanterne d’Aristote ou l’œuf de mer, les huîtres viennent de l’île d’Herm, les algues sont récoltées sur les plages de la côte ouest, les légumes sont vendus sur les murets des maisons, le hérisson blond vient de l’île d’Aurigny, les becs colorés des macareux, ces perroquets de mer, qu’en anglais on appelle les puffins, décorent les rochers. Peut-être aussi pour tout cela, Victor Hugo a surnommé Guernesey « rocher d’hospitalité et de liberté. »

« Où finit la nature ? quelle différence y a-t-il entre un évènement et une saison, entre un chagrin et une pluie, entre une vertu et une étoile ? » (Les Travailleurs de la mer, V. Hugo)

Crédits photo : Victor Hugo à Guernesey - Maria Danthine / ActuaLitté, CC BY SA 4.0

 

 
 
 
 
 
 

 

Par Maria Danthine-Dopjerova
Contact : maria@danthine.com

1 Commentaire

 

Maria Hochelova

12/09/2026 à 09:03

Je me suis laissée emporter par le guide narratif de Maria dans le temps et l’espace. Une expérience sensorielle à la rencontre de Victor Hugo. L’article tresse les faits de la vie de l’écrivain, ses propres citations du maître de la langue française et la perception sensorielle contemporaine de l’auteur.

Merci pour cette expérience très agréable!

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Chez Pollen, le retour à la diffusion a pris corps, incarné par Matthieu Raynaud, venu d’Harmonia Mundi, et par une équipe de six représentants. Un calendrier est déjà enclenché et des tournées sont en préparation. Le lancement est fixé au 1er mai, avec un cap clairement tourné vers la librairie indépendante.

27/03/2026, 18:13

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“Les 10 livres qui m’ont appris le métier” : Jean Esch, l’atelier d’une vie de traducteur

PORTRAIT – « Traduire, je le vois comme une profession d’artisan, à qui l’on demande de reproduire un meuble, sans qu’il ne possède ni les mêmes outils ni le même bois que ceux ayant servi pour la pièce d’origine. » Fort de quarante années de métier, Jean Esch compte en France parmi les noms majeurs de la traduction de l’anglais. ActuaLitté l’a sollicité pour un entretien insolite : les 10 livres par lesquels il a forgé son métier.

24/03/2026, 16:33

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Parenthèses à Hong Kong : une librairie dédiée aux rencontres et à la langue française

Il existe, en plein centre de Hong Kong, une librairie française - mais il serait plus juste de dire francophone - nichée dans le quartier animé de Sheung Wan, au beau milieu des gratte-ciel, des tramways grinçants - que l’on appelle ici ding-ding - et du flux continu des passants.

24/02/2026, 17:25

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Pas de cartes postales : “Mon premier livre vendu, c’était une biographie du Che”

Sur le quai de l’Hôtel de Ville, Pierre est assis avec son camarade Maxime. L'ancien libraire et chineur invétéré nous présente ses « outils » : des textes « utiles », des archives de luttes, des classiques qui reviennent, des fonds devenus introuvables ou presque - et surtout, des ponts.

20/02/2026, 18:22

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Diffusion du livre photo : résoudre “l’impossible équation économique“ des éditeurs

« La réalité d’un livre photo, c’est qu’on le conservera durant une année entière. Et au moment où l’on se décide à le renvoyer, un client le sauvera du retour pour l’acheter. » Cette théorie, qu’une libraire présente dans la salle du Musée de Picardie expose comme amplement vérifiée, concluait les échanges avec humour et délicatesse. Pour autant, l’anecdote dit quelque chose de cette difficulté de diffusion…

22/01/2026, 18:24

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“Il faut s’organiser collectivement pour se défendre concrètement”

La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires a tenu, vendredi 16 janvier 2026, une conférence de presse à l’annexe de la Bourse du travail de Paris. Ses membres, aux côtés d’autres acteurs engagés du monde du livre, y ont dénoncé la multiplication des attaques d’extrême droite contre les librairies et le climat politique, policier et médiatique qui les rend possibles. Un fait jugé inédit depuis des décennies a été particulièrement souligné : la perquisition, le 7 janvier dernier, de la librairie féministe Violette and Co.

16/01/2026, 18:22

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Le métier que personne ne voit, mais sans lequel votre liseuse ne fonctionnerait pas

PORTRAIT – Dans les coulisses de la lecture numérique, certains métiers œuvrent loin des projecteurs. Sans eux, pourtant, aucune bibliothèque ne se synchroniserait, aucun livre ne suivrait son lecteur d’un appareil à l’autre. Abdelmajid Ouelbani fait partie de ces artisans essentiels. Lead Developer Backend chez Vivlio, il incarne une expertise technique au service d’une expérience de lecture fluide, presque invisible — et donc réussie. Rencontre avec un ingénieur qui parle de code avec la même précision que de littérature, et pour qui la technologie n’a de sens que si elle s’efface derrière l’usage.

15/12/2025, 09:36

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Hokusai, Tezuka, Dior : quand le manga déborde le papier

Au musée Guimet, on est pénétré de la solennité de ses pièces, du silence des vitrines, des cartels sages comme des images. Et puis, avec Manga, Tout un art !, exposition qui court jusqu'au 9 mars prochain, le lieu fait un pas de côté. Un pas calculé, qui consiste à prendre le manga au sérieux. À le traiter comme une forme narrative, graphique, industrielle, culturelle - avec ses généalogies, ses ruptures, ses contradictions.

12/12/2025, 18:59

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“Je l’ai lu il y a deux ans et je le relis tous les ans” : le livre inoubliable de Lucy Maréchal

PORTRAIT - Des lecteurs, des vrais, pour qui les ouvrages ne se résument pas à des fichiers – quand bien même ils les bichonnent. ActuaLitté a rencontré les équipes de Vivlio, pour découvrir leur inoubliable. Cette semaine, nous accueillons Lucy Maréchal, chargée d'animation éditoriale chez Vivlio.

12/12/2025, 13:26

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Sous les fenêtres du ministère, les auteurs se mobilisent pour une continuité des revenus

Réunis devant le ministère de la Culture, place Colette, autrices, auteurs, illustrateurs, scénaristes et artistes de tous horizons sont venus « célébrer une victoire historique » tout en gardant les yeux braqués sur l’échéance suivante : le vote au Sénat, le 18 décembre, d’une proposition de loi pour une continuité de revenus via l’assurance-chômage.

10/12/2025, 17:53

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Lecture, audio, hybridation : chez Vivlio, Loriane Sauvageon défie les géants américains

PORTRAIT – Dans les bureaux de Vivlio, entre deux étagères de liseuses et quatre de bouquins, ActuaLitté a rencontré Loriane Sauvageon. Elle occupe un poste clef dans l'entreprise : customer success manager [responsable de la satisfaction clientèle, NdR]. Et le succès est bien au rendez-vous.

09/12/2025, 15:32

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À Lyon, Angers ou Le Creusot, les braderies de bibliothèques font recette

Le dimanche 16 novembre dernier se déroulait la braderie de la Bibliothèque municipale de Lyon (BmL), un rendez-vous annuel depuis trois ans où, cette année, 25.000 livres, CD, vinyles et albums, 441 boîtes-livres et jeux étaient proposés à des prix allant de 1 à 5 €. Le franc succès rencontré par l'événement, qui a attiré au total 3700 visiteurs, contre 2500 l'année dernière, n'est pas un cas isolé.

03/12/2025, 16:42

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Pandora Hearts : quand le manga fait sa comédie (musicale)

Pandora Hearts, l’incontournable shōjo fantastique de Jun Mochizuki, bien que terminé depuis dix ans, s’offre une adaptation en comédie musicale jouée avec un réel succès à Tokyo en ce mois de novembre. Ce format chanté, en direct sur scène, connaît un succès croissant au Japon, où de plus en plus de succès éditoriaux se retrouvent interprétés par des acteurs-chanteurs cosplayés à la perfection. Reportage à Tokyo.

02/12/2025, 17:50

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Quand l’édition indépendante se fédère : l’essor du salon L’Autre Livre

Du 21 au 23 novembre 2025, le Salon L’Autre Livre a investi la Mairie du 5ᵉ, réunissant près d’une centaine de maisons d’édition. Un déplacement qui marque une ouverture plus large pour l’édition indépendante, décidée à maintenir un espace commun. Entre rencontres, lectures et échanges, les éditeurs ont souligné la vitalité et la solidarité d’un secteur toujours fragile.

27/11/2025, 16:22

Autres articles de la rubrique À la loupe

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“Aujourd’hui, une banque a remplacé Verlaine, Zweig et Yahya Kemal”

Au 27, boulevard Saint-Michel, il ne reste rien du café Vachette où Verlaine, Moréas, Yahya Kemal ou İbrahim Çallı ont laissé leurs traces. Rien, sinon des récits, des plaques déplacées et quelques souvenirs incertains. Entre littérature, peinture et mémoire parisienne, Adnan Algın, correcteur, remonte le fil d’un lieu disparu, où l’on payait parfois ses dettes en vers, en leçons ou en tableaux. Aujourd’hui, une banque tient les comptes. À sa manière.

05/10/2026, 17:35

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PLF 2027 : “L’État renonce à soutenir pleinement les artistes”

Le projet de loi de finances 2027, présenté le 1er octobre dernier, procède à une nouvelle réduction des budgets alloués au ministère de la Culture. Les collectivités territoriales, premières financeuses du secteur culturel, voient elles aussi leurs moyens se rabougrir. Le Syndeac, premier syndicat des entreprises du spectacle vivant public, dénonce un choix politique aux lourdes conséquences.

05/10/2026, 15:07

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“Une partie de notre psychisme réclame des métamorphoses”

Phénomène identitaire largement porté par les réseaux sociaux, le thérianisme désigne le sentiment d’une proximité profonde avec un animal, jusqu’à parfois se vivre comme partiellement animal. Le psychanalyste Jean-Charles Bettan interroge ce que cette identification dit du rapport au corps, à l’adolescence et à la construction de soi, tout en mettant en garde contre les rapprochements trop rapides avec la dysphorie de genre.

05/10/2026, 10:52

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Après la rentrée littéraire, cinq romans passent au contrôle technique

Une intrigue qui freine mal, des personnages secondaires à peine visibles, des clichés qui enfument l’habitacle : chaque année, des centaines de romans sont mis en circulation sans que personne ne vérifie leur état général. Avec 461 nouveautés annoncées pour la rentrée littéraire 2026, il devenait urgent d’ouvrir un centre agréé. Cinq livres ont accepté de passer sur le pont. Certains auraient mieux fait de ne pas regarder le procès-verbal.

03/10/2026, 07:30

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Comment les traductions françaises ont transformé Les Mille et Une Nuits

En trois siècles, la traduction française des Mille et Une Nuits est passée du geste fondateur d’Antoine Galland, adaptation libre devenue mythe européen, à l’entreprise savante et sensible de Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel, qui restitue dans la Pléiade un texte arabe dans son ampleur, ses rugosités et sa poésie. Entre ces deux bornes, Mardrus, Khawam et bien d’autres ont chacun inventé leur Orient, entre excès d’exotisme et quête d’authenticité. Par Amel Aït-Hamouda.

02/10/2026, 18:11

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Drieu la Rochelle et Colette Jéramec : l’histoire d’un couple impossible

Avec La Rédemption, Jean-Noël Orengo revient sur un couple pris dans les bouleversements du XXe siècle : Pierre Drieu la Rochelle et sa première épouse, Colette Jéramec. Derrière l’écrivain collaborationniste et antisémite, le romancier fait réapparaître une femme longtemps restée dans l’ombre, médecin et chercheuse à l’Institut Pasteur, arrêtée avec ses deux enfants en 1943.

02/10/2026, 18:04

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Makassar : après la liquidation, la bataille pour récupérer des milliers de livres

Exclusif - Makassar a été placé en liquidation judiciaire le 1er septembre, contraignant les éditeurs partenaires à changer de diffuseur et/ou de distributeur. Pour nombre d’entre eux, c’est chose faite. Reste un détail à régler : les livres. Car des centaines de milliers d’exemplaires attendent de quitter l’entrepôt d’Indre-et-Loire où ils sont toujours détenus. Fâcheux ?

02/10/2026, 11:45

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“Si nous voyons le nom, nous ne lisons peut-être plus tout à fait la même phrase”

Le nom d’un auteur change-t-il notre manière de lire ? À partir du Prix de la Page 111, qui soumet au jury des textes anonymisés, Adnan Algın, écrivain, poète et correcteur, interroge le poids de la réputation dans le jugement littéraire. Prix, éditeur, critiques et œuvres antérieures composent un « capital de la signature » capable d’accorder davantage de crédit à une phrase — ou d’en refuser à celle d’un inconnu. Une invitation à relire les textes avant leurs auteurs.

01/10/2026, 16:14

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Clémentine Mélois : “Toute la vie n’est faite que de ruptures successives”

James Joyce avait fait entrer l’épopée dans la vie ordinaire, jusqu’à faire tenir une Odyssée entière dans une journée. Clémentine Mélois choisit, elle aussi, de partir de presque rien : un déménagement, une séparation, quelques cartons, un verre à moutarde, un rouleau de Sopalin. Dans Choses que je croyais perdues, finaliste du 93e prix des Deux Magots, l’autrice-artiste fait de « l’infraordinaire » sa matière romanesque.

01/10/2026, 15:33

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Véronique Ovaldé : “J’ai toujours inventé d’autres vies à ma mère”

On connaît Véronique Ovaldé pour ses fictions et leurs vies toujours prêtes à bifurquer. Avec Vivre sans bonheur et n’en point dépérir, paru chez Flammarion en cette rentrée littéraire, elle se tourne cette fois vers sa propre mère. Le récit est plus intime, sans abandonner l’imaginaire, et la place parmi les finalistes du prix des Deux Magots 2026.

30/09/2026, 17:03

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Pangram peut-il vraiment prouver que le roman de Thélyson Orélien a été écrit par une IA ?

Depuis le début de l’affaire Thélyson Orélien, le débat s’est concentré sur l’usage possible de l’intelligence artificielle, la fiabilité des détecteurs, puis les affaires de plagiat. Un aspect a toutefois été moins examiné : le calcul utilisé pour affirmer qu’il était presque impossible que Pangram se soit trompé sur les 20 passages du roman présentés comme suspects par « Balance ton Claude », compte derrière lequel se trouve notamment l’essayiste Samuel Fitoussi. Pour ActuaLitté, le mathématicien Mouhamadou Sy revient sur ce calcul, sur l’hypothèse d’indépendance qu’il suppose et sur ce qu’il permet réellement, ou non, de conclure.

30/09/2026, 16:08

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“L’écoute de cette sélection de chansons a joué un rôle crucial d’inspiration”

Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. S’il revendique depuis l’enfance une passion pour les livres et l’horreur, l’écrivain entretient avec la musique une relation tout aussi profonde — quoique née plus tardivement, presque par accident. Du punk français aux chants celtiques, de Bob Dylan au free-jazz, des musiques de films à la darksynth, ses écoutes accompagnent autant son quotidien que son travail d’écriture. Au point de faire de la bande-son de Grand-Guignol une composante à part entière du roman. Il revient sur cette « musicobsession », ses découvertes fondatrices et ces morceaux qui, parfois, donnent à la fiction sa couleur avant même que les mots ne l’installent.

30/09/2026, 13:35

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Édition classique, crowdfunding ? “Choisir le modèle le plus juste pour chaque œuvre”

Auteur et président de l’Association de sauvegarde de l’Abbaye Saint-Félix de Montceau, Guilhem Méric revendique un parcours d’« auteur hybride », entre maisons d’édition et publication indépendante. À l’occasion du lancement de MORLHED – L’Ombre des Primordiaux, il explique pourquoi il a choisi le financement participatif, entre maîtrise des droits, cohérence de son univers, contexte économique du livre et relation directe avec ses lecteurs.

30/09/2026, 12:48

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À 80 ans, Lucky Luke court toujours : dans les coulisses de l’exposition avec Joub

À 80 ans, Lucky Luke n’a pas fini de galoper. Commissaire de l’exposition Lucky Luke court toujours !, présentée à Quai des Bulles, Joub a replongé dans l’ensemble de la série pour raconter autrement le cow-boy de Morris : par le dessin, la couleur, les gags et les motifs qui traversent huit décennies d’albums.

30/09/2026, 12:04

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Lucie Rico : “Dire quelque chose, c’est déjà le transformer”

Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? Une question qui a conduit Lucie Rico jusqu’à la finale du prix des Deux Magots 2026. Dans ce troisième roman publié chez P.O.L, une phrase inachevée ouvre une enquête sur un souvenir d’enfance, entre le baroque du giallo, reconstitution comme les vrais enquêteurs judiciaires, et mémoire familiale.

29/09/2026, 15:07

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Le Goncourt craint pour son intégrité ? Alors Pangram pour les 15 autres romans, fissa !

L’Académie Goncourt a donc retiré de Thélyson Orélien, de sa première sélection, au nom de plagiats antérieurs et d’analyses concluant que le roman serait « selon toute vraisemblance » produit avec IA. Une décision loin d'être unanime, on compte au moins Pascal Bruckner dans la résistance. Puisque l’Académie introduit le détecteur dans son prétoire, qu’elle aille au bout de sa logique : même outil, même protocole, même soupçon. Sinon, ce n’est plus une règle. C’est un traitement d’exception. 

29/09/2026, 14:48

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Quai des Bulles : 45 ans de BD, de rencontres et de passion

Traditionnellement, le festival Quai des Bulles décale ses dates pour cause de Route du Rhum et ouvre ses portes ces 9-10-11 octobre, à Saint-Malo. L’occasion, s’il en fallait une, de venir flâner sur les remparts se gaver d’air iodé et de bande dessinée…

29/09/2026, 14:22

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Elsa Holfert : "Le burn-out n’est pas que professionnel"

Paru le 22 avril 2026 aux Éditions Dangles, Fatigue chronique, et si c’était un épuisement surrénalien ? d’Elsa Holfert explore les mécanismes de l’épuisement liés au stress chronique. Kinésithérapeute de formation, l’autrice exerce aujourd’hui comme praticienne en santé fonctionnelle et en hormonologie.

28/09/2026, 16:40

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Affaire Thélyson Orélien : “Un score de génération par IA n’est pas une preuve”

Créée en juillet 2024 pour distinguer les œuvres d’origine humaine des contenus générés par intelligence artificielle, l’association Fabrication Humaine défend un label gratuit fondé sur l’engagement de l’artiste. Dans cette tribune, elle prend appui sur l’affaire Thélyson Orélien pour interroger la place prise par les outils de détection : sans trancher sur l’origine de C’était ça ou mourir, elle appelle à distinguer l’indice de la preuve et plaide pour davantage de transparence dans les processus de création. 

28/09/2026, 16:30

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IA et littérature : et si on arrêtait de s’écharper pour s’entendre, bordel !

Nathalie Hug a publié en juin dernier 92 BPM, Mais bordel qui a écrit ce roman ? aux Éditions Télémaque, un texte qu’elle présente comme entièrement hybride, né de 18 mois de travail avec l’intelligence artificielle et accompagné d’un making-of détaillant cette expérience. Dans cette tribune, elle revient sur la polémique autour de C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, accusé d’avoir été écrit avec l’IA, et élargit le débat à la place de ces outils dans la création littéraire, à la transparence envers les lecteurs et à l’avenir de l’écriture humaine.

28/09/2026, 14:22

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Journée de la traduction : 7 livres où tout aurait mieux fini avec un bon traducteur

Le 30 septembre, l’ONU célèbre la Journée internationale de la traduction. L’occasion de rappeler qu’en littérature, un mot de travers peut envoyer une expédition sur le mauvais continent, transformer Jésus en plante urticante ou rendre une civilisation extraterrestre dépendante à une voix. De Jules Verne à R. F. Kuang, sept livres où comprendre l’autre relève moins du confort que de la survie — avec, parfois, des résultats franchement discutables.

28/09/2026, 12:22

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Thélyson Orélien : “Pourquoi tant d’acharnement sur un écrivain ?”

L’affaire Thélyson Orélien s’est imposée en quelques jours au cœur de la rentrée littéraire. Soupçonné d’avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour écrire C’était ça ou mourir, puis rattrapé par plusieurs cas de plagiat concernant des textes anciens, l’auteur québécois conteste les accusations visant son roman. Le retrait du livre de la sélection du Goncourt a encore amplifié une controverse qui interroge désormais tout le monde éditorial. Par Auguste Feydeau.

26/09/2026, 14:00

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Journée de l'accès à l'information : 5 livres qu’on n'aurait jamais dû ouvrir

Le 28 septembre célèbre la Journée internationale de l’accès universel à l’information. Excellente initiative. À un détail près : depuis des siècles, la littérature s’échine à démontrer que certains renseignements se porteraient beaucoup mieux sous clé. Lettres compromettantes, manuscrits impossibles, confessions judiciaires, dossiers de surveillance : cinq lectures où ouvrir le mauvais document revient rarement à améliorer sa journée.

26/09/2026, 09:30

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Démarchage téléphonique : sept livres où un appel a tout fait basculer

Le téléphone avait été inventé pour permettre à deux personnes éloignées de se parler. Puis quelqu’un a compris qu’il pouvait également servir à vendre des fenêtres, proposer une mutuelle, annoncer un décès ou rappeler à quelqu’un que son passé savait toujours composer son numéro.

26/09/2026, 08:00

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Affaire Thélyson Orélien : “Réinventons le pacte entre l’auteur, l’éditeur et le lecteur”

Thomas Perroud, normalien, est animateur de l’émission Anachroniques consacrée notamment aux premiers romans sur Fréquence protestante. Il revient sur les soupçons d’usage de l’intelligence artificielle au sujet du premier roman de Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir (Grasset).

24/09/2026, 16:32

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Violences sexistes et sexuelles : 50 ans pour passer de l'intime à la loi

Après des décennies de mobilisations, de recherches et de récits, les violences sexistes et sexuelles ne sont plus seulement appréhendées comme une succession de drames privés. Elles constituent un objet politique, juridique et culturel. La proposition de « loi intégrale » actuellement examinée à l’Assemblée nationale en offre une nouvelle traduction — et invite à regarder l’histoire des mots qui ont rendu ces faits visibles.

24/09/2026, 16:10

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Pour encadrer l'IA, La France insoumise convoque Isaac Asimov

Exclusif — Une figure de la science-fiction s'invite à l'Assemblée nationale, à la faveur d'une proposition de loi déposée par René Pilato, député La France insoumise — Nouveau Front Populaire de Charente. Les fameuses « lois de la robotique », conçues par l'écrivain américain, y sont citées, afin de motiver et nourrir un encadrement des intelligences artificielles mises à la disposition du grand public.

24/09/2026, 15:58

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Thélyson Orélien a-t-il oublié un prompt ChatGPT sur son site internet ?

ActuaLitté a retrouvé, dans un article publié en 2023 sur un site alors animé par Thélyson Orélien, une phrase qui ressemble à une consigne de rédaction laissée par erreur. Un indice concret, distinct des détecteurs d’IA, qui vient désormais s’ajouter à une série d’éléments exhumés ces derniers jours par plusieurs médias et internautes autour des textes de l’auteur. Au-delà de son cas, l’affaire touche désormais à quelque chose de plus vertigineux : la possible fin d’un monde où l’on croyait encore savoir, sans trop de doute, ce qu’était un auteur.

24/09/2026, 13:34

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“L’IA est arrivée, et le mot “aide” s’est complètement décousu”

Entre correction, réécriture et création, où commence véritablement « l’aide » à un auteur ? Écrivain, poète et correcteur, Adnan Algın plonge dans ses propres archives éditoriales pour interroger les interdictions visant l’intelligence artificielle. De ses interventions sur des romans aux cas célèbres de Raymond Carver ou T. S. Eliot, il questionne une frontière que l’IA n’a peut-être pas inventée, mais sérieusement brouillée.

24/09/2026, 11:53

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“L’horreur est le meilleur genre de l’histoire de la fiction”

Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. L'écrivain revendique une passion pour l’horreur née dans les livres, nourrie par le cinéma. De Guillermo del Toro à Stephen King, l’écrivain revient sur les monstres qui ont façonné son imaginaire et défend une conviction paradoxale : l’épouvante peut nous rassurer. Les démons de fiction ont sur les terreurs du réel un avantage décisif : ils n’existent pas. Une invitation à frissonner pour mieux souffler, qu'il partage dans nos colonnes...

23/09/2026, 17:36

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“La véritable violence, c’est le déni, l’indifférence”

Mère isolée, actrice pornographique quadragénaire, Sabine élève seule son fils Romain dans le vingtième arrondissement. Adolescent « normal », moyen, ce dernier subit un harcèlement en règle dès lors qu’une vidéo de Sabine fuite au collège, et fait le tour des réseaux sociaux… La suite ? Accompagnée par le hardeur Joseph, et par Enguerrand, bourgeois blasé, Sabine résout de se venger, guidée par son seul amour maternel. Une deuxième intrigue se met en place, mêlant cette fois milieux d’affaire et hauts-fonctionnaires, sur fond de revenge porn et de libertinage. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

21/09/2026, 16:54

ActuaLitté

Jean-Yves Mollier : LFI chez Fayard, “un véritable coup de poignard dans le dos”

La publication annoncée chez Fayard du prochain livre du député LFI Aurélien Taché provoque la colère de Jean-Yves Mollier. Dans cette tribune, l’historien dénonce ce qu’il considère comme une contradiction avec le soutien affiché par La France insoumise aux auteurs mobilisés autour des États Généreux, après les bouleversements intervenus chez Fayard et Grasset.

21/09/2026, 16:19

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“Avons fait l’impossible, mais avions rêvé davantage”

Aux Deux Magots, Jean-Luc Coatalem a connu presque toutes les places : celle du jeune homme qui observe, du lauréat photographié sur le boulevard, puis du juré chargé, à son tour, de choisir. À l’heure où le prix 2026 entre dans le vif de ses délibérations, l’écrivain ouvre les portes d’une institution qu’il connaît désormais de l’intérieur, avec ses goûts, ses rites et ses petites stratégies.

21/09/2026, 15:53

ActuaLitté

Les livres prophétiques ne sont peut-être pas ceux que nous croyons

De George Orwell à André Malraux, en passant par Aldous Huxley, Ray Bradbury, Friedrich Nietzsche et Franz Kafka, Bertrand Jouvenot propose de déplacer notre regard sur les « livres prophétiques ». Dans cette tribune, il distingue les œuvres qui ont anticipé les formes visibles de notre monde de celles qui auraient saisi des mutations plus profondes : crise du sens, autonomie des systèmes, transformation de notre rapport au temps et à nous-mêmes.

21/09/2026, 12:32

ActuaLitté

Et si le vrai danger n’était pas la mort du livre, mais celle de la lecture ?

ActuaLitté ouvre ses colonnes à la Fondation Jean-Jaurès, qui revient sur le rapport « La République des lecteurs – Pour en finir avec la mort du livre », signé par Arthur De Grave et Diana Filippova. Face au recul de la place de l’écrit et aux mutations des pratiques culturelles, le texte présente dix propositions pour replacer la lecture et l’écriture au cœur des politiques publiques. 

21/09/2026, 11:42

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“Humanité générique” : La fabrique défend Louisa Yousfi après la polémique

Une phrase de Louisa Yousfi, extraite d’un entretien publié début septembre, a déclenché une vive polémique et plusieurs annonces de saisines judiciaires. Son éditeur, La fabrique, prend aujourd’hui sa défense dans une tribune adressée à ActuaLitté. Avant de la publier intégralement, nous revenons sur l’origine des propos, leur contexte, les critiques qu’ils ont suscitées, les soutiens exprimés et le sens du concept d’« humanité générique » invoqué dans le débat.

19/09/2026, 10:30