Le magazine culturel Transfuge a dévoilé, jeudi 27 août, son palmarès de la rentrée littéraire 2026. 10 ouvrages sont distingués cette année, du roman français aux littératures étrangères, en passant par le polar, le cinéma, l’art et la scène. Jean-Noël Orengo décroche le prix du roman français avec La Rédemption, publié chez Grasset.
Le 28/08/2026 à 10:30 par Hocine Bouhadjera
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28/08/2026 à 10:30
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Depuis 2015, Transfuge ouvre la saison des récompenses de la rentrée en distinguant les livres retenus par sa rédaction. Pour cette édition 2026, le magazine couronne dix auteurs et ouvrages, avec une large place accordée aux littératures étrangères.
Après La Fleur du Capital et « Vous êtes l’amour malheureux du Führer », Jean-Noël Orengo plonge dans la relation entre Pierre Drieu la Rochelle et Colette Jéramec. À travers leur histoire d’amour, puis le sauvetage de Colette et de ses enfants, internés à Drancy, le romancier interroge les contradictions politiques et intimes du XXe siècle.
Essayiste né en 1990, David Djaïz passe pour la première fois à la fiction. Situé à Constantinople en 1910, La Méthode revient sur le projet d’extermination des chiens errants de la capitale ottomane à travers le regard du médecin français Paul Remlinger, et questionne les dérives d’une certaine idée du progrès.
Connue en France notamment pour Zouleikha ouvre les yeux, l’écrivaine russe d’origine tatare Gouzel Iakhina consacre son nouveau roman à Sergueï Eisenstein. Entre documentation historique et fiction, elle retrace la trajectoire du réalisateur du Cuirassé Potemkine, prise entre révolution, création, propagande et censure stalinienne.
Finaliste du prix Pulitzer avec Swamplandia, Karen Russell situe son nouveau roman dans le Nebraska des années 1930, ravagé par les tempêtes de poussière et la Grande Dépression. Autour d’une mystérieuse femme capable de recueillir les souvenirs douloureux des habitants, l’Américaine explore la mémoire collective et les récits que les sociétés choisissent d’effacer.
Après Patagonie route 203 et Roca Pelada, Eduardo Fernando Varela embarque cette fois ses lecteurs à bord d’un interminable train postal traversant la pampa. L’écrivain argentin transforme le quotidien ferroviaire de quatre membres d’équipage en aventure métaphysique et décalée, jusqu’à la chute d’un mystérieux objet venu bouleverser leur routine.
Dans ce premier roman, Imani Thompson suit Yrsa, une jeune chercheuse confrontée au monde universitaire et à ses rapports de pouvoir. Après la mort d’un professeur accusé d’avoir dépossédé une étudiante de son travail, la jeune femme s’engage dans une inquiétante quête de nouvelles victimes.
L’auteur britannique de Toutes les nuances de la nuit installe son intrigue à Grace, en Alabama, où plusieurs adolescentes ont disparu. Lorsque Summer Ryan, quinze ans, s’évanouit à son tour, sa sœur jumelle Raine décide de partir à sa recherche dans un roman noir mêlant adolescence, obsession et amitié.
Figure radicale du cinéma indépendant américain, réalisateur notamment de Bad Lieutenant et The King of New York, Abel Ferrara livre ses mémoires. Il y revient sur son enfance dans le Bronx, ses tournages, ses collaborations avec Harvey Keitel, Christopher Walken ou Willem Dafoe, mais aussi sur ses addictions et son rapport viscéral à la création.
Marie Petitcuénot, déjà autrice de Ce qui gronde, s’empare de Rhythm 0, la performance menée par Marina Abramović à Naples en 1974. Son roman reconstitue les six heures durant lesquelles l’artiste s’était livrée sans résistance aux gestes du public, jusqu’à faire surgir la violence et les pulsions du groupe.
Dramaturge, metteur en scène et homme d’opéra, Olivier Py engage ici un dialogue personnel avec Mozart. Il explore la dimension humaine, spirituelle et philosophique du compositeur, en faisant de son œuvre le miroir de ses propres interrogations artistiques.
Ce résultat d’une sélection effectuée par la rédaction de Transfuge. L’an dernier, le Prix Transfuge du roman français avait été attribué à Clément Camar-Mercier pour La Tentation artificielle (Actes Sud), tandis que Lucie-Anne Belgy recevait celui du premier roman pour Il pleut sur la parade (Gallimard).
Le palmarès 2025 avait également distingué Marc Weitzmann pour La Part sauvage (Grasset) dans la catégorie essai, Jess Row pour Un monde nouveau (Albin Michel) côté roman américain et Andrew O’Hagan pour Caledonian Road (Métailié) au titre du livre européen.
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Peter Nádas avait remporté le prix de l’autobiographie avec Ce qui luit dans les ténèbres (Noir sur Blanc), et Agnès Michaux celui de la biographie avec Huysmans, vivant (Le Cherche Midi).
Enfin, Transfuge avait récompensé Henry Wise pour le polar Nulle part où revenir (Sonatine), Bruno Fuligni pour Mistinguett, la danseuse qui a sauvé la France (Buchet-Chastel), le fac-similé Sagesse de Verlaine et Maurice Denis (Gallimard) pour le livre d’art, ainsi que Sergueï Jirnov et Jean-Luc Riva pour L’Éclaireur (Texto/Tallandier) dans la catégorie poche.
Retrouver la liste des prix littéraires français et francophones
Crédits photo : Prix Transfuge 2026
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Par Hocine Bouhadjera
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