« j’ausculte l’averse
arpente nos corps
serpente les si
entêtants entêtés
lancinants obstinés
bois la ciguëéthérée
immorale
aux accents aigusde ce besoin
de vie »
Au fil des poèmes, on ne peut s’empêcher de remarquer les ratures, les ajouts, les corrections faites à la volée. Des mots s’effacent pour en révéler d’autres, créant de nouvelles métaphores, habillant les textes de cette touche supplémentaire d’humanité, d’incertitude, de perfectionnement amoureux de la langue. En mouvement, avec une musicalité unique et déroutante. Les mots sont aussi accompagnés de photographies, qui invitent à s’y perdre, à prendre le temps. Des petits riens colorés, des ondes qui interpellent, des éclats, des détails qui rythment le recueil. Le tout, pour créer un dialogue sensoriel.
Ici, Julian Paillassa parle bel et bien d’amour. Avec intensité, avec justesse, avec retenue… Les hauts, les bas, les tempêtes autant que les moments d’accalmie, la passion, l’absence, parfois une certaine fragilité. Le désir, d’abord étourdissant, peut se dissiper.
Un beau moment de poésie.
Publiée le
27/08/2026 à 15:45
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Paru le 10/06/2026
114 pages
Editions des utopies
15,00 €
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