#Insolite

Ah ! Les crocodiles : la comptine en savait trop, avec ma fille et le papi dans le coup

Entre l’hippopotame et l’éléphant, les Nuls ont tranché : il y a un livre qui dit que la force des éléphants est concentrée dans la trompe (revoyez La Cité de la peur). Mais quand des crocodiles et des éléphants livrent bataille, qui remportera la guerre ? Car il existe un moment précis dans la vie d’un père où une comptine cesse d’être une comptine : Ah ! Les crocodiles n’en était qu’une parmi d’autres ma fille aimait beaucoup. Et son grand-père tout autant. Un premier signe, manifestement négligé…

Le 22/08/2026 à 08:00 par Nicolas Gary

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22/08/2026 à 08:00

Nicolas Gary

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Son grand-père chantait, ma fille riait. Puis il est reparti, mais la chanson est restée : petit déjeuner, voiture, bain, coucher, « encore ». À 50 écoutes, j’ai soupçonné le crocodile de mentir. À 80, j’ai commencé à prendre des notes sur son grand-père.

Un crocodile part à la guerre, dit au revoir à ses petits-enfants et s’en va combattre les éléphants. Nous ignorons la cause du conflit, ses enjeux et même si les éléphants savent qu’ils sont en guerre. En revanche, ses enfants sont les derniers témoins identifiés à l’avoir vu. Je ne prétends pas qu’il se constitue un alibi. Je remarque simplement qu’en cas d’enquête, ils fourniront la même version : papa est parti combattre.

Une guerre sans adversaire

Notre soldat progresse opportunément le long d’une rivière et, lorsqu’un éléphant paraît, il s’y jette « subitement ». Pas de charge, pas de morsure : le « combat de géants » annoncé une ligne plus tôt s’achève avant d’avoir commencé.

Quelqu’un qui part au front, choisit un itinéraire doté d’une voie d’évacuation et l’emprunte au premier contact n’est pas seulement lâche : il est prévoyant. Soit le crocodile improvise admirablement, soit il connaissait les lieux. Et s’il avait prévu sa retraite, pourquoi les adieux ? J’ai interrogé son grand-père. Il a ri. Je n’en tire aucune conclusion. Je note.

Auparavant, le crocodile fredonne une marche militaire et, lorsqu’il ouvre la gueule, « on croyait voir ses ennemis dedans ». Or aucun éléphant n’est encore apparu. Les premiers ennemis n’existent donc que dans la bouche de celui qui affirme partir les combattre. Pour l’instant, l’unique source disponible sur la menace est le crocodile lui-même.

Il fait ensuite fuir les animaux alentour. Pas les éléphants : tous les autres. Avant même d’avoir rencontré l’adversaire, notre militaire terrorise les populations neutres. Le conflit possède décidément un meilleur service communication qu’une armée. Vers la cinquantième écoute, une hypothèse s’est imposée : peut-être n’y a-t-il jamais eu de guerre. Aucun territoire disputé, aucune offensive éléphantesque, aucune troupe, aucun combat attesté.

Le problème, c’est que l’éléphant existe

Puis un éléphant paraît. Soulagement : nous disposons enfin d’un adversaire vérifiable. Ma fille venait de chanter son arrivée. Je me suis retourné vers elle. Elle connaissait l’affaire avec une assurance désagréable.

Le « combat de géants » se prépare et, fissa, le crocodile plonge. L’éléphant ne le poursuit pas, ne contre-attaque pas, ne revendique aucune victoire. Au dernier couplet, il décide au contraire d’« accompagner ce chant ». Surtout, le texte le désigne soudain comme « notre éléphant ».

Notre ?

Quelques secondes plus tôt, cet animal appartenait au camp ennemi. Le voici désormais placé sous un possessif collectif. Nous avons un éléphant en copropriété.

Je ne prétends pas que les deux sont complices. J’observe seulement qu’après avoir provoqué la fuite de son supposé ennemi, le pachyderme rejoint sa chanson. En matière de belligérance, on trouve plus hostile. Pour les hostilités, nous attendons toujours les pièces.

«N’en parlons plus» : justement si, parlons-en!

Reste cette phrase : « N’en parlons plus. » Une fois, c’est un refrain. Répétée après chaque nouvel élément — départ, guerre, éléphants, fuite — elle finit par ressembler à une méthode. C’est beaucoup parler d’une affaire dont on nous demande continuellement de ne plus parler.

J’ai donc fait ce que tout père raisonnable fait lorsqu’une chanson pour enfants présente des contradictions : je suis remonté aux sources.

Ah! Les crocodiles dérive du « Hourra du crocodile » de Tromb-al-ca-zar ou les Criminels dramatiques, bouffonnerie musicale de Charles Dupeuty et Ernest Bourget mise en musique par Jacques Offenbach, créée aux Bouffes-Parisiens le 3 avril 1856. Là, le saurien part déjà à la guerre, dit adieu à ses enfants, traîne sa queue dans la poussière… mais meurt. Le texte insiste : le crocodile est mort, il ne croquera plus. Puis tombe le fameux « N’en parlons plus ».

Pour une fois, l’injonction se tient : le saurien est décédé. Fin de l’affaire.

J’ai fermé l’ordinateur et suis retourné au salon. Ma fille chantait. Son grand-père aussi. Le crocodile, contrairement à son prédécesseur de 1856, poursuivait sa carrière militaire.

Le mort a disparu, la formule est restée

Je ne sais pas par quelles étapes le « Hourra » a conduit à la comptine actuelle, et il serait contraire à toute méthode de les inventer. Un constat suffit : chez Offenbach, le crocodile meurt ; dans la version chantée aujourd’hui, le décès disparaît, mais « n’en parlons plus » demeure.

Le mort a disparu. La phrase chargée de refermer l’affaire, non.

J’ai alors repris le premier couplet. Nous commençons avec « un crocodile ». Quelques secondes plus tard, le refrain célèbre « les crocodiles » et assure qu’« ils sont partis ».

Pardon : qui ça, « ils » ?

Aucun renfort n’a été annoncé. Aucun deuxième crocodile n’a fait ses adieux. Nous sommes partis avec un seul saurien et, quatre lignes plus tard, ils sont plusieurs. Je veux bien être fatigué, mais je sais encore compter jusqu’à un.

À 20 écoutes, c’est une licence poétique. À 80, j’aimerais savoir quand les autres sont entrés dans l’histoire. Le crocodile de 1856 est mort. Celui de ma fille vit. Le récit passe du singulier au pluriel. Trois hypothèses : résurrection, erreur d’état civil ou remplacement du personnel. Par souci de rationalité, j’écarte provisoirement le surnaturel.

J’ai demandé au grand-père depuis combien de temps il connaissait la chanson. Il a haussé les épaules : « Depuis toujours. »

Je lui ai demandé de préciser. Il a repris du café.

Trois sujets exposés, un seul se dégrade

Ma fille peut écouter la chanson douze fois sans broncher. Mon père la reprend avec la sérénité d’un homme capable d’enchaîner les couplets jusqu’au prochain remaniement ministériel. Moi, après quelques jours, je consulte une bouffonnerie créée sous Napoléon III pour déterminer si un crocodile fictif a réellement péri au combat.

Le protocole est simple : trois sujets exposés au même stimulus. L’enfant, le grand-père, le père. Deux restent fonctionnels. Le troisième développe irritabilité, recherches compulsives, suspicion envers la mégafaune africaine et besoin de comptabiliser les crocodiles non déclarés.

La seule transformation objectivement observable concerne donc le père. Et qui a transmis la comptine à l’enfant ? Son grand-père. Deux individus supportent la répétition sans dommage apparent ; le plus âgé a appris le dispositif au plus jeune.

Je ne mets personne en cause. Mais le mot « patrimoine » prend une coloration étonnamment opérationnelle.

Tantale avait au moins des fruits

Le dernier couplet ajoute une anomalie. Rempli d’une « crainte salutaire », le crocodile retourne vers ses enfants. Il est donc rentré. Or le refrain assure aussitôt que « les crocodiles […] sont partis ».

Il vient d’arriver et le voilà déjà reparti.

Puis ma fille demande « encore » et tout recommence : départ, marche, éléphant, plongeon, retour. Sisyphe avait son rocher. Tantale, son eau et ses fruits. Le crocodile rejoue éternellement avec son éléphant une guerre que personne n’a encore observée.

Une différence capitale sépare toutefois la mythologie grecque de ma cuisine : quelqu’un relance le supplice. Et ce quelqu’un mesure moins d’un mètre, avec l’assistance occasionnelle d’un retraité qui connaît toutes les paroles.

C’est là que j’ai compris mon erreur. Depuis le début, j’observais le mauvais cobaye.

Le crocodile ne change pas. L’éléphant non plus. Ma fille reste radieuse. Son grand-père traverse cette histoire depuis des décennies sans séquelle identifiable.

Une seule personne se transforme écoute après écoute : moi.

Les enfants ne sont peut-être pas le public

La comptine n’est donc peut-être pas destinée aux enfants. Les enfants assureraient sa diffusion, les grands-parents sa transmission et les parents serviraient de cobayes.

L’hypothèse est absurde. Elle possède néanmoins un avantage sur la guerre contre les éléphants : j’en observe les effets.

Le dispositif serait d’une économie admirable : transmettre à un enfant une mélodie qu’il réclamera cent fois, l’installer à proximité d’un adulte et attendre. Peu à peu, la cible remarque les anomalies. Pourquoi « notre » éléphant ? Pourquoi « les » crocodiles ? Pourquoi rentrer avant de repartir ? Pourquoi « n’en parlons plus » a-t-il survécu à la disparition du décès ?

Ensuite, le sujet travaille seul. Il cherche, compare les textes, vérifie ce qui se jouait aux Bouffes-Parisiens le 3 avril 1856. Personne ne m’a demandé d’aller consulter Offenbach. J’y suis allé spontanément.

C’est peut-être ce qui distingue une chanson agaçante d’une opération de guerre psychologique correctement conçue : la cible participe elle-même au protocole.

J’ai écrit cet article pour prévenir les autres parents. Puis j’ai compris que je venais de consacrer des milliers de signes à Ah! Les crocodiles, d’en exposer le mécanisme et de remettre son refrain dans la tête de lecteurs qui n’avaient rien demandé.

J’assurais désormais moi-même la transmission.

Hier soir, ma fille a demandé à son grand-père de la chanter encore. J’ai dit non.

Ils se sont regardés.

Lui a souri. Elle a haussé les épaules.

« D’accord papa. N’en parlons plus. »

Illustrations : domaine public

 

 

Par Nicolas Gary
Contact : ng@actualitte.com

9 Commentaires

 

Edco

22/08/2026 à 18:00

Ah , vous êtes à fond .... Excellent !
Chouette papa !!!!
Bon , un éléphant..... ça trompe énormément !!!🫣 Il est vrai..
Oui les cros cros cros ...n ' en parlons plus ....
Ah vous avez dû boulot, il y a toutes celles -là encore ..🤣

https://www.youtube.com/live/WH9EZxalmxY?feature=shared

https://youtu.be/Ns92r5TQH3k?feature=shared
( Je me demande si l ' opium était en vente libre ....) 🤣🤣🤣🤣

Et sinon , un livre extra , de Bruno Bettelheim, " psychanalyse des contes de fées" , toujours instructif quand on a des p'tits bouts ....😉


Nicolas Gary - ActuaLitté

22/08/2026 à 22:08

Ah, Bettelheim...
une lecture découverte à mes 15 ou 16 ans, en arrivant au lycée, et qui a changé ma vision de la littérature.
merci de le rappeler :-)

Edco

23/08/2026 à 00:09

Ouaouh ! Précoce ! Extra !

Marie

24/08/2026 à 09:16

Il était temps que j'entrasse dans votre art des comptines, c'est chose faite, et merci à vous. De Bruno Bettelheim je connaissais "Un autre regard sur la folie", copain en ce domaine de Ivan Illich...Dans la foulée, qu'il "touche" aux rêves, rien d'étonnant!
Que vous embrigadiez pour votre fille Offenbach le leste, bravissimo...
Qu'aurait choisi Brigitte, à "défendre" (oh!) en premier: l'éléphant ou le crocodile? Eu égard aux sacs, le second vraisemblablement.
Encore merci, en retard.

Cacane

24/08/2026 à 07:46

Je suis archi fan de ces chroniques, merci Nicolas Gary de nous éclairer

Chambaron

24/08/2026 à 11:48

Loin de toute psychanalyse, rendons à cette comptine son mérite initial : celui de faire travailler les mâchoires et de perfectionner l'articulation. Le mot 'crocodile' fait partie de ceux qui ont été le plus massacrés par les bouches depuis deux millénaires et depuis les Romains on a oscillé entre cocodrille, crocodrille, cocodrile, et crocodile. C'est le plat de résistance des orthophonistes et l'ortolan de l'institutrice de primaire. Il ne faut donc pas s'étonner que grand-père avec son dentier et fillette avec ses dents de lait s'entendent à merveille pour articuler à tue-tête et sans fin le refrain du saurien. C'est une affaire de santé bucco-dentaire. Qu'importe l'ennemi à débusquer aux couplets, l'important c'est d'ouvrir la... bouche comme il faut.

Afroc

24/08/2026 à 14:34

Là vous vous surpassez, votre meilleure chronique. Grand père je l'ai apprise à mes 8 petits et arrière petit enfant, j'adore cette comptine, mais je n'aimais pas la fin quand le crocro plonge de lui même dans la rivière, je comptais sur l'éléphant , mon héros ! Allez, j'attends mon neuvième compère pour la fredonner… jusqu'à mon départ éternel et bien entendu votre prochaine comptine. Au fait et si vous aviez fait une comparaison avec 1940, ça accroche mais c'est moins drôle (Ps: non ce n'est pas du vécu)

Kokopelli

26/08/2026 à 06:36

Merci pour le crocodile, l éléphant,ma petite fille et surtout le grand-père. Bettelheim m'a juste effleuré. La comptine va elle m accompagner toute la journée. Merci monsieur.

Cocoblue

04/09/2026 à 17:24

Et oui on s’aperçoit que la mort est omniprésente dans les comptines destinées à nos chères têtes blondes, brunes….
En témoigne encore la chanson de Saint Nicolas : Il était trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs….
La fin n’est pas franchement rigolote , et la résurrection 7 ans après m’intrigue toujours.
Bonne écoute, je me réjouis d’avance de vos commentaires !

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12/08/2026, 12:27

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Paris va poser une plaque là où George Orwell a connu la dèche

Exclusif - Le Conseil de Paris a approuvé en juin dernier trois plaques commémoratives consacrées à des écrivains : George Orwell dans le 5e arrondissement, Léon-Paul Fargue dans le 10e et Louisa Aslanian, honorée avec son mari Arpiar Aslanian, également dans le 10e. Trois adresses qui racontent tour à tour la pauvreté parisienne devenue littérature, la ville arpentée comme une œuvre et le destin d’une autrice arménienne engagée dans la Résistance.

11/08/2026, 16:33

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Londres jugeait Stefan Zweig trop peu londonien : il a désormais sa plaque

Stefan Zweig possède désormais sa « Blue Plaque » à Londres. English Heritage l'a fait apposer au 49 Hallam Street, dans le quartier de Marylebone, où l’écrivain autrichien vécut avec Lotte Altmann entre 1936 et 1939. Une reconnaissance tardive : en 2012, l’organisme britannique avait rejeté une première demande, jugeant notamment ses liens avec Londres insuffisants.

11/08/2026, 14:21

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Ce livre collectif remplace le papier par du tissu : chaque page est brodée à la main

Ses pages ne sont pas en papier et aucun nombre définitif de feuillets n’est annoncé. Libro para (A)Bordar a Paz, porté en Galice par le Fiadeiro Lila Serán, assemble des pièces de tissu brodées à la main autour d’un même thème : la paix. Déjà présenté à Santiago de Compostela puis à Vilagarcía de Arousa, cet ouvrage collectif figurait le 9 août au programme de la Feira do Libro da Coruña, avec un fiadeiro ouvert à tous — y compris à ceux qui ne savent pas broder.

10/08/2026, 12:54

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Troquer les pintes contre des livres : quand la tournée des bars se fait en librairies

On connaissait le pub crawl – la tournée des bars ] dont l’itinéraire gagne généralement en imprécision à mesure que la soirée avance. Au nord du Texas, le principe a été repris avec une logistique autrement plus compatible avec la lecture : une carte, un passeport et des tampons à collectionner pendant tout le mois d’août.

10/08/2026, 12:43

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Les films à l'écran remplissent aussi les boîtes à livres (et ramènent à la lecture)

Les bibliothèques de rue vivraient au rythme sorties au cinéma, remettant en circulation les oeuvres ayant inspiré les films. Dépôts à Nantucket, opérations avec Sony, distributions liées à Netflix : l’association Little Free Library s’appuie sur films et séries pour attirer de nouveaux lecteurs vers les textes d’origine. Une mécanique promotionnelle qui contribue aussi au financement de ses programmes d’accès au livre.

10/08/2026, 09:00

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70 lecteurs enfermés de nuit dans une librairie de Tokyo, avec des fantômes

Dans la nuit du 7 au 8 août, Daikanyama Tsutaya Books, à Tokyo, doit accueillir 70 participants jusqu’à l’aube pour Kaii na yoru 2026. Une librairie fermée au public, cinq spécialistes du récit horrifique, des rayons plongés dans l’obscurité et des livres dont on extrait les phrases les plus inquiétantes : pendant six heures, l’enseigne transforme son magasin en parcours littéraire d’épouvante.

07/08/2026, 16:09

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La maison d’Ursula K. Le Guin inscrite au registre national américain

La maison de Portland où Ursula K. Le Guin vécut pendant près de six décennies est désormais inscrite au Registre national des lieux historiques des États-Unis. Reconnue pour son importance littéraire autant que pour sa place dans l’histoire des femmes, elle doit désormais accueillir une résidence d’écriture fidèle aux volontés de l’autrice, disparue en 2018.

05/08/2026, 13:11

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Un grand festival littéraire de Shanghai renaît dans un village charentais

Après avoir transformé ses restaurants chinois en lieux de débats et de rencontres internationales, l’Australienne Michelle Garnaut a installé son M Festival au cœur d’un village charentais. Un impressionnant carnet d’adresses international, hérité d’un événement largement anglophone né dans les grandes métropoles chinoises, mis au service de Nanteuil-en-Vallée.

04/08/2026, 17:25

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Cette librairie vend des romances torrides, mais INTERDIT de les tester sur ses canapés

Chez Fiction & Friction, les passions sont rangées par sous-genres : contemporaines, sombres, fantastiques ou paranormales. Dans les espaces de lecture, en revanche, la classification s’arrête à « tout public ». Après la visite à deux reprises d’un jeune couple plus soucieux de leurs ébats que de lecture, la propriétaire de cette librairie australienne a posé une affichette, puis interdit l’accès aux intéressés. La romance, oui. Les exercices pratiques sur le mobilier, moins. Voire pas du tout.

04/08/2026, 16:48

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Un rapport public vendu par Bloomsbury redevient gratuit en Inde

En tamoul, le document était gratuit. En anglais, il fallait passer à la caisse : 699 roupies en broché, 799 en relié. Le Tamil Nadu vient d’ordonner la mise en accès libre des travaux du comité Kurian Joseph sur les relations entre l’Union indienne et les États, ainsi que l’annulation, selon la procédure légale, des droits exclusifs accordés à Bloomsbury India. Une volte-face qui laisse plusieurs questions administratives sans réponse.

02/08/2026, 09:30

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Dans une nouvelle inachevée, Alan Turing se raconte en écrivain irrévérencieux

Le mathématicien qui contribua au décryptage d’Enigma écrivait aussi de la fiction — et pas précisément pour célébrer la froide beauté des équations. Dans une étude publiée le 23 juillet, la chercheuse Sarah Dillon livre la première transcription intégrale et la première véritable analyse littéraire de six pages manuscrites laissées par Alan Turing. Sous les traits d’un savant homosexuel en quête d’une aventure, elles font surgir un homme drôle, sensuel, lecteur averti et parfaitement capable de se moquer de lui-même.

31/07/2026, 12:47

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Grand Prix de Hongrie : Norris reprend la tête en trois livres

Une pole arrachée pour douze millièmes, une première place perdue au deuxième virage, puis reconquise en retardant un arrêt : à Budapest, Lando Norris n’a pas seulement remporté sa première victoire de la saison. Il a traversé trois manières de penser le temps. Exercices de style, Le Tour du monde en quatre-vingts jours et Le Jardin aux sentiers qui bifurquent ne décorent pas la course : ils en éclairent la précision, le détour et les choix.

 

30/07/2026, 17:31

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Un livre d'une autrice française parmi les lectures d'été d'Obama

Avant les récompenses de la rentrée, un autre marronnier de la presse littéraire peut fournir un peu d'ombre : les recommandations de lectures estivales. Celles du 44e président des États-Unis, Barack Obama, ne font jamais défaut. Avec, cette année, le roman d'une autrice française dans sa sélection...

30/07/2026, 15:53

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Nouveaux billets en euros : deux écrivains dans la série culturelle

La Banque centrale européenne a présenté, le 23 juillet 2026, dix projets pour la prochaine série de billets en euros. Cinq sont consacrés à la culture européenne et cinq aux fleuves et aux oiseaux. Dans la série culturelle, Miguel de Cervantes figure sur le billet de 50 euros, associé à une bibliothèque. Le graphisme final doit être choisi vers la fin de 2026, après une consultation publique et une évaluation technique.

28/07/2026, 16:16

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À Los Angeles, un livre de 816 kilos entre au Guinness

Qui n’a jamais rêvé de faire son entrée dans le Guinness World Records ? La Bibliothèque centrale de Los Angeles l’a réalisé, grâce à un livre de 816 kilos, devenu le plus grand pop-up du monde.

28/07/2026, 13:07