Son Goku à la place de Gargantua : la région Île-de-France travaille depuis 18 mois à l'implantation, à Courdimanche dans le Val-d'Oise, d'un gigantesque parc d'attractions consacré à Dragon Ball. Derrière le projet : Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien PIF, qui développe déjà en Arabie saoudite le premier parc entièrement dédié à l'œuvre d'Akira Toriyama.
Le 24/08/2026 à 16:28 par Hocine Bouhadjera
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24/08/2026 à 16:28
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L'investissement français pourrait dépasser le milliard d'euros, mais beaucoup reste encore à trancher : accord définitif, transports, environnement, devenir des familles installées sur le terrain et calendrier d'ouverture. 35 ans après la fermeture de Mirapolis, Gargantua pourrait céder sa place au dragon Shenron.
La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a confirmé ce lundi 24 août, que la collectivité travaillait sur un projet de parc d'attractions consacré à Dragon Ball dans le Val-d'Oise. Invitée de TF1, elle évoque un projet « de l'ampleur de Disney » et assure attendre désormais sa signature.
Cette possible concrétisation intervient à l’occasion de la visite officielle en France de Mohammed ben Salmane, reçu les 23 et 24 août par Emmanuel Macron. Les deux dirigeants doivent notamment coprésider le premier Conseil de partenariat stratégique franco-saoudien, dans le prolongement du rapprochement engagé lors de la visite d’Emmanuel Macron à Riyad en décembre 2024.
Le volet économique occupe une place importante : un forum réunit responsables saoudiens et grands patrons français autour de l’énergie, du tourisme, de la culture, de l’intelligence artificielle, du jeu vidéo, du quantique, des transports et de la santé. Paris cherche à positionner les entreprises françaises sur les grands chantiers de la « Vision 2030 », le programme de diversification de l’économie saoudienne, notamment en vue de l’Exposition universelle de Riyad en 2030, tandis que la France souhaite attirer davantage de capitaux saoudiens. L’Élysée annonçait avant la rencontre la signature de « beaucoup » d’accords économiques, certains projets restant encore en discussion.
Le divertissement fait précisément partie des secteurs dans lesquels Riyad investit massivement pour préparer l’après-pétrole. La visite avait d’ailleurs commencé dimanche par la finale de l’Esports World Cup à Paris, à laquelle Emmanuel Macron et Mohammed ben Salmane ont assisté ensemble. Concernant spécifiquement Dragon Ball, aucune signature définitive n'a encore été officiellement annoncée.
Début août, l'AFP confirmait des informations de Politico sur des discussions engagées entre les autorités françaises et Qiddiya Investment Company pour installer le parc à Courdimanche.
Plusieurs réunions se sont tenues depuis le printemps entre l'Élysée, la région Île-de-France, les collectivités concernées, les agences d'attractivité et l'investisseur saoudien. Une source proche du dossier décrivait alors le projet comme « très bien avancé ».
Le montant définitif n'est pas connu, mais l'investissement pourrait dépasser le milliard d'euros. Dans une question écrite publiée le 18 août, le député du Val-d'Oise Aurélien Taché évoque de son côté un complexe d'environ 500.000 m². Une réunion interministérielle pilotée par le préfet de région aurait également réuni plusieurs cabinets ministériels. Aucun plan détaillé du futur parc français, aucune liste d'attractions, aucun calendrier de construction ou d'ouverture et aucun montage financier complet n'ont en revanche été rendus publics.
C'est à Courdimanche que s'élevait Mirapolis, l'un des premiers grands parcs à thèmes français. Inauguré en mai 1987 par Jacques Chirac, il occupait une cinquantaine d'hectares et entendait mettre en scène contes et légendes, sous le regard d'un Gargantua monumental de 35 mètres.
Le rapprochement est d'autant plus frappant que Mirapolis avait lui aussi été financé en partie par des capitaux saoudiens : l'homme d'affaires Ghaith Pharaon figurait parmi ses principaux actionnaires.
L'expérience invite toutefois à la prudence face aux ambitions affichées : le parc tablait sur plus de deux millions de visiteurs annuels, mais n'en accueillit qu'environ 600.000 lors de sa première saison. Malgré une fréquentation remontée à un million en 1988, de nouveaux investissements et plusieurs changements de gestionnaires, l'équilibre économique ne fut jamais trouvé. En 1989, le parc retombait à environ 640.000 visiteurs et était placé sous administration judiciaire. Après cinq saisons seulement, l'exploitation s'achevait en 1991.
Les causes de l'échec furent multiples : ouverture alors que certains aménagements n'étaient pas achevés, tarifs jugés élevés, fréquentation très inférieure aux prévisions, difficultés financières et concurrence croissante des nouveaux parcs de loisirs, dont le Parc Astérix à partir de 1989. À la fin de l'aventure, en 1991, seuls quelque 400.000 visiteurs étaient encore comptabilisés. Les attractions furent ensuite revendues, notamment à des parcs allemands, belges et néerlandais.
Dans une question écrite publiée le 18 août 2026, le député Aurélien Taché demande au gouvernement si le projet fera l’objet d’une étude d’impact environnemental complète et indépendante, ainsi que d’une concertation publique. Le député pointe la consommation éventuelle d'espaces naturels et agricoles, la biodiversité, les besoins en eau et en énergie ou encore l'augmentation du trafic routier dans une agglomération où les transports collectifs connaissent déjà des difficultés.
À ces interrogations environnementales s'ajoute une question humaine immédiate. Des familles de gens du voyage vivent actuellement sur une partie du site de l'ancien Mirapolis. Selon les témoignages recueillis par l'AFP, elles y sont installées depuis plus de neuf ans. Une centaine de foyers seraient concernés et une vingtaine d'enfants seraient scolarisés dans les communes voisines.
Les personnes installées sur le terrain disent ne pas avoir été associées aux discussions et demandent qu'une solution leur soit proposée si le projet devait les contraindre à partir.
À Courdimanche, Maryeme Bouslam, conseillère municipale d’opposition, critique surtout la méthode. Elle estime que le projet est arrivé « de l’Élysée » sans concertation préalable suffisante avec les habitants, les communes voisines et leurs représentants. Elle défend plutôt, pour l’ancien site de Mirapolis, un pôle culturel, universitaire ou de recherche, qu’elle juge plus réaliste et soutenable pour le territoire.
Le député du Val-d’Oise Aurélien Taché a demandé au préfet de région une « réelle concertation » associant élus, associations et habitants, tandis qu’un représentant du groupe communiste au conseil régional a alerté sur la nécessité d’améliorer fortement la desserte du site. Il rappelle que l’accessibilité avait déjà compté parmi les faiblesses de Mirapolis. Le groupe voit néanmoins dans un tel investissement une possible opportunité pour l’emploi, à condition d’obtenir des garanties sur la concertation et l’environnement.
Qiddiya Investment Company est une filiale du Public Investment Fund (PIF), le puissant fonds souverain saoudien. Divertissement, sport, jeux vidéo et tourisme constituent quelques-uns des piliers de Qiddiya City, immense projet développé à proximité de Riyad dans le cadre de la diversification économique du royaume.
En mars 2024, l'entreprise annonçait avec Toei Animation la construction en Arabie saoudite de ce qu'elle présente toujours comme le premier parc à thème entièrement consacré à Dragon Ball. Le projet doit s'étendre sur plus de 500.000 m² et comprendre sept zones, en référence aux sept Dragon Balls.
Kame House, Capsule Corporation ou encore la planète de Beerus doivent y être reproduites. Plus de trente attractions sont annoncées, dont cinq installations majeures. Au centre, un Shenron de quelque 70 mètres de hauteur doit abriter une montagne russe. Hôtels et restaurants thématisés sont également prévus. Qiddiya et Toei Animation ont conclu à cette occasion un partenariat stratégique de long terme autour de la licence.
Si le parc saoudien est présenté comme le premier parc entièrement consacré à la licence, Dragon Ball a déjà investi le monde des attractions.
À Tokyo, le parc couvert J-WORLD TOKYO de Bandai Namco, ouvert en 2013 autour des héros du Weekly Shonen Jump, proposait ainsi un espace Dragon Ball aux côtés de One Piece ou Naruto. Les visiteurs pouvaient notamment expérimenter un Kamehameha en 3D ou prendre place sur une version virtuelle du nuage magique de Son Goku. Le parc a fermé en février 2019, après les six années d'exploitation initialement prévues.
Le choix de la région parisienne n'aurait rien d'anodin au regard de ce que Dragon Ball représente en France. Avant même l'arrivée du manga en librairie, Son Goku s'était installé dans les foyers français par la télévision : la série animée est diffusée sur TF1 dès 1988, notamment dans le Club Dorothée, et devient l'un des emblèmes de toute une génération.
Lorsque Glénat commence à publier le manga d'Akira Toriyama en février 1993, le terrain est donc largement préparé. Dragon Ball n'est pas le premier manga édité en France : Gen d'Hiroshima avait notamment été publié dès les années 1980 et Glénat avait lancé Akira avant lui. Mais son succès change d'échelle.
Plus qu'un simple succès de librairie, la série contribue ainsi à imposer en France les codes du shōnen - récit initiatique, dépassement de soi, combats, rivalités et progression permanente du héros - auprès d'un public qui ne connaissait pas nécessairement le terme. Glénat considère d'ailleurs Akira puis Dragon Ball comme les titres fondateurs du marché du manga qu'il développe au début des années 1990. Jacques Glénat évoquait en 2024 quelque 30 millions d'albums Dragon Ball vendus en France.
En février de cette même année, près de trente ans après l’arrivée de la série en librairie, le tome 21 de Dragon Ball Super, se hissait directement en tête des ventes de livres en France avec 15.950 exemplaires écoulés en une semaine, selon Edistat.
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Un éventuel parc Dragon Ball arriverait dans un marché français où les grands parcs ont retrouvé des niveaux de fréquentation élevés et investissent massivement pour renouveler leurs attractions, agrandir leurs capacités d'accueil et transformer leurs sites en véritables destinations de séjour.
Disneyland Paris, qui accueille plus de 15 millions de visiteurs certaines années, a engagé depuis 2018 une transformation de son deuxième parc estimée à environ 2 milliards d'euros. Celui-ci est devenu Disney Adventure World en mars 2026 avec l'ouverture du World of Frozen, tandis qu'une vaste zone consacrée au Roi Lion est encore en construction. Disneyland Paris indique avoir investi quelque 13 milliards d'euros en France depuis son ouverture en 1992.
Le Parc Astérix suit la même logique à son échelle. Après un record de 2,9 millions de visiteurs en 2025, le parc de l'Oise a annoncé 250 millions d'euros d'investissements d'ici 2030. Un nouvel hôtel doit notamment ouvrir en 2027, avant Londinium, une importante zone couverte inspirée d'Astérix chez les Bretons, prévue pour 2028. L'objectif affiché est d'accueillir davantage de visiteurs et de prolonger leur séjour sur place.
Le Futuroscope vient pour sa part d'achever un cycle d'investissements de plus de 300 millions d'euros en cinq ans. Nouvelles attractions, hôtels et ouverture de l'Aquascope ont permis au site de changer de dimension : la destination revendiquait 2,6 millions de visiteurs en 2025, contre 1,8 million avant la pandémie.
Dans l'Aube encore, Nigloland prépare ainsi pour 2027 Supersonic, une montagne russe à 18 millions d'euros, soit le plus important investissement réalisé depuis sa création.
Quelques heures après les déclarations de Valérie Pécresse, Emmanuel Macron a officialisé une opération beaucoup plus vaste que le seul parc Dragon Ball évoqué jusqu'ici. La France et l'Arabie saoudite ont signé un protocole d'accord portant sur la création de trois parcs à thème près de Cergy-Pontoise, portés par Qiddiya Investment Company. Le président de la République annonce 6 milliards € d'investissements et 22.000 emplois, parlant sur X d'une « annonce hors normes » et d'un projet « du jamais vu depuis Disneyland Paris ».
Il présente l'ensemble comme une « nouvelle destination mondiale » et inscrit l'opération dans la politique d'attractivité Choose France. L'Élysée précise que le projet serait né d'une discussion entre Emmanuel Macron et Mohammed ben Salmane à Riyad en décembre 2024, lorsque les deux hommes avaient découvert leur intérêt commun pour les mangas, « notamment Dragon Ball Z ».
Le parc consacré à Dragon Ball ne constituerait donc qu'un volet d'un complexe beaucoup plus vaste. Les univers des deux autres parcs n'ont pas été dévoilés. L'annonce présidentielle porte plus largement sur Cergy-Pontoise et ne précise pas encore quelle part des trois équipements occupera exactement l'ancien site de Mirapolis à Courdimanche, jusque-là au cœur des discussions.
Plusieurs inconnues demeurent également : aucune répartition des 6 milliards € entre les trois parcs n'a été communiquée, pas plus que leur superficie respective, la liste des attractions, les infrastructures hôtelières ou de transport nécessaires ou un calendrier définitif de construction. Contrairement à certaines informations évoquant une première ouverture autour de 2032, l'Élysée indique à ce stade que le chantier doit s'étaler sur plusieurs années, sans calendrier officiellement arrêté.
Le texte signé le 24 août reste par ailleurs un protocole d'accord : avant les premiers travaux devront encore intervenir les procédures administratives et environnementales, la définition précise des emprises foncières et les concertations locales. Les interrogations déjà soulevées autour de Courdimanche - transports, consommation de terrains, eau, biodiversité et devenir des familles installées sur une partie du site - restent donc entières malgré cette officialisation.
Le projet français n’a toutefois pas encore obtenu l’autorisation d’utiliser la marque et les personnages de Dragon Ball, selon Le Monde. Plusieurs sources proches du dossier indiquent que la licence reste à négocier avec les ayants droit japonais.
La procédure s’annonce d’autant plus délicate que les droits liés à l’univers créé par Akira Toriyama sont répartis entre plusieurs acteurs, notamment Shueisha, Toei Animation et Bird Studio. Surtout, ni l’Élysée ni Qiddiya n’avaient officiellement nommé Dragon Ball dans leurs communiqués consacrés aux trois parcs, contrairement aux annonces plus affirmatives de Valérie Pécresse et à leurs nombreuses reprises médiatiques.
Cette communication anticipée pourrait désormais compliquer les discussions avec les ayants droit japonais, particulièrement attentifs aux conditions d’exploitation de leurs licences. Qiddiya possède toutefois déjà un accord pour développer un parc Dragon Ball en Arabie saoudite, reste à savoir si celui-ci pourra être étendu à un projet français.
Crédits photo : Toei Animation / Toonami
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
5 Commentaires
Rose
25/08/2026 à 08:10
Pendant que les incendies, des maisons détruites, la sécheresse, les canicules et maintenant les orages, futures inondations et tornades garanties, l'autre célèbre des parcs d'attractions avec l'Arabie Saoudite, qui d'ailleurs n'est pas une démocratie, ça se saurait, mais l'argent n'a pas d'odeur, dit-on.
Nos ressources alimentaires sont en danger dans le dérèglement climatique et la cerise, ce sera les pesticides contre les pollinisateurs pour réduire un peu plus la biodiversité, validés par le Conseil Constitutionnel, alors que la culture bio (celle des sols) a des solutions bien efficaces.
Bref, Valérie Pécresse, la politique "Toute honte bue", n'est pas à ça près pour accepter l'inutile destruction.
Outre les milliards étrangers à refuser (domination dictatoriale pressentie), les milliards français pourraient être utiliser à restaurer la vie des citoyens français dans un mode de vie convenable face aux avertissements bien sentis de la planète, car ils ne vont pas aller s'amuser dans les parcs d'attractions dans les conditions de vie actuelle. Quant aux touristes extérieurs, l'impact polluant devrait compter. Choose France "Souviens-toi l'été 2026".
Aurelien Terrassier
25/08/2026 à 10:22
Un parc Dragonball c'est une belle idée même si pas si suprenante (après celui des Marvel?) mais vu les questions environnementales soulevées ce projet financé en partie par l'Arabie Saoudite ne sera pas une mince affaire en effet. Dans le contexte actuel avec les incendies et la sécheresse, cela fait en effet réfléchir. 22000 emplois annoncés ce n'est pas rien non plus pour les trois parcs. Après au niveau du pouvoir d'achat, si c'est de 60 à 100 euros l'entrée ça fera cher pour une famille ou même un couple. Je pense que le divertissement familial ou non ne passe pas forcément par les parcs d'attraction. Si les places de cinéma étaient moins chères et si les salles offraient laisseraient moins de places aux nanars et navets dont les interprétations des stars millionnaires sont très loin de la vie réelle des gens, sans doute que ça ira en partie mieux. Aller dans un parc d'attraction au moins une fois dans sa vie c'est bien mais à long terme, certain.es vont préférer privilégier les sports d'hiver ou les musées de certaines grandes villes dans le monde. Après aussi pourquoi pas un musée Dragonball avec une entrée à moindre coût et avec un faible ou sans impact écologique ça serait encore mieux.
Edco
25/08/2026 à 12:29
PANEM ET CIRCENSES ....!!!!😭😭😭😭😭😭
boubaloo
29/08/2026 à 08:06
Je pense qu'un parc Manga généraliste serait une meilleure idée, que Dragon Ball soit l'attraction principale : oui, mais beaucoup d'autres parlent aussi sinon plus aux jeunes...il pourrait y avoir d'autres "satellites" comme la partie One Piece et plusieurs autres, cela permettrait une "Japan Expo" permanente qui dorénavant se déroulerait dans ce parc. Dragon Ball seul, même s'il est très célèbre serait à mon avis insuffisant, il faut viser plus loin si l'on veut que cela fonctionne dans le temps...un peu comme chez Disney.
Rose
29/08/2026 à 09:23
À propos d'emplois, le chantage permanent pour faire n'importe quoi et dépréciait les conditions de travail que les personnes subissent après coup, style amazon, pas vrai ?
Les métiers nécessaires pour appréhender le rééquilibre de notre planète devient prioritaire. Réduire les activités humaines qui ne servent à rien car si nous voulons avoir de l'oxygène (air pollué), de la nourriture pas empoisonnée (pesticides) et réussir à vivre sans que le ciel nous tombe sur la tête en gardant le toit (catastrophes climatiques), il faudra bien se passer d'attractions de loisirs, d'organisations sportives au CO2 démesuré etc... Certains responsables politiques sont azimutés.