#Edition

Chère Élise : entre charge mentale et déclaration d'amour, l'art de réparer un seau

Depuis quelque temps, ma fille de 17 mois enrichit son répertoire. Après Il était un petit navire, Frère Jacques et Meunier, tu dors puis récemment Le Bon Roi Dagobert, voici Chère Élise. À cet âge, on écoute, on répète, on mime. Puis les adultes prêtent attention aux paroles. C’est généralement là que les ennuis commencent.

Le 08/08/2026 à 08:01 par Nicolas Gary

4 Réactions | 579 Partages

Publié le :

08/08/2026 à 08:01

Nicolas Gary

4

Commentaires

579

Partages

Partager cet article sur Bluesky Partager cet article sur Mastodon Partager cet article sur Linkedin Partager cet article par mail Imprimer cet article
ActuaLitté

Depuis des siècles, nous ânonnons peut-être moins une histoire de plomberie qu’un étrange stratagème amoureux. Car entre Eugène et Élise, le seau n'était certainement qu'un prétexte : derrière la fuite se profile en effet un dossier conjugal assez complet : charge mentale, infantilisation, partage des connaissances, dépendance affective et déclaration d’amour déguisée en panne hydraulique. Parler d’une simple comptine serait imprudent.

Un seau, deux bras et une cellule de crise

La mission initiale ne comportait aucun piège : aller chercher de l’eau au puits, une saynète champêtre classique qui, a priori, ne justifiait nullement que soit réuni ce conseil de famille.

Seulement, ô enfer : le seau est percé. Il faut de la paille pour le boucher. Laquelle doit être coupée, sauf que la faux pour ce faire est émoussée et nécessite de passer sur la pierre – qui demande à être mouillée pour fonctionner. Pour cela, il faut de l’eau. Et rapporter cette eau implique un contenant qui ne ressemble pas à une passoire. Le serpent se mord la queue, la progéniture est hilare de ce monsieur définitivement un peu balourd... et le père se mord les lèvres pour ne pas hurler au scandale.

En quelques couplets, une opération n'exigeant qu'un récipient et deux bras mobilise une chaîne logistique effarante, où cette épouse de bonne volonté se retrouve sous astreinte. L'enjeu n'a plus rien d'hydraulique : il devient civilisationnel. Chaque solution réclame l’outil qui manque : le puits attendra, goguenard. 

Dans ce désastre, l'attitude d'Eugène demeure admirable : il n’abandonne sa tâche, cherchant tous les moyens de mener à bien sa quête. Ce qui serait presque rassurant, s'il ne harcelait pas son épouse d'objections l'empêchant d'avancer. Cher Eugène, fais un effort, b*rdel  de m*rde !

Le seau est percé ? « Chère Élise… »

La paille doit être coupée ? « Chère Élise… »

La faux ne coupe plus ? « Chère Élise… »

Eugène démultiplie les tickets d'interventions auprès d'un SAV auprès duquel il s'enquiert et s'en remet aveuglément. À Élise de dérouler la chaîne opérationnelle depuis le seau qui fuit. Certes. La réflexion de son conjoint aussi : une fuite de cerveau, pas dans le sens usuel du terme. « Cher Eugène... Cher Eugène... Cher Eugène... », on s'attend à tout moment que la pauvre Élise explose de rage. 

Élise pense pour deux

Impossible, lorsqu’on élève un enfant, de ne pas entendre autre chose. Les couplets alignent en effet les demandes d'assistanat quant aux procédures à suivre, à mesure qu'on découvre les incidents. Dans une maison où il faut penser aux repas, aux vêtements, aux rendez-vous, aux couches et à l’objet transitionnel volatilisé cinq minutes avant le coucher, « Chère Élise, que faut-il faire ? » devient presque un genre littéraire.

Le diagnostic accable : le dialogue vire au quasi-socratique. Élise pratique une maïeutique qui dessine sa propre carte mentale et l'ampleur du problème relationnel. Elle, elle connaît les méthodes de réparation, les matériaux à employer, les outils nécessaires, leur état d'usure et l’ordre des opérations. Elle possède toute la chaîne causale. Elle seule semble avoir lu le dossier. Pendant ce temps, Eugène bute, d’obstacle en obstacle.

L'épouse submergée cumule les fonctions de responsable logistique, technicienne, formatrice et support utilisateur – dur de croire que le salaire est à l'aune, face à une équipe monopersonnelle de bras cassés. Et moins encore qu'on lui a octroyé le droit à la déconnexion.

Sauf que.... sauf que la caricature serait facile : l’homme constate, la femme anticipe, l’un pose une question, l’autre hérite de l'accompagnement-conseil. Mais posez-vous les bonnes questions : pourquoi Eugène est-il si désemparé, aussi vif qu'une moule morte ? 

La comptine, dans sa rigueur, m'obligeait à pousser l’examen plus loin, et la réponse la plus évidente tient en deux mots : parce que c'était lui, parce que c'était elle. Elle ? Oui, elle et sa politique de transmission tant de l'information que des savoirs.

Le secret industriel d’Élise

Car Élise répond toujours à la question posée, jamais à la suivante. Elle distribue son savoir par doses homéopathiques : une consigne, une difficulté, et hop, nouvelle consultation. Toujours aider Eugène, ne jamais le rendre autonome. « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson », disait Confucius, qu'Élise n'a manifestement pas lu.

Or, elle sait tout. Omnisciente. Admirable. Plus discutable en revanche est sa manière de conserver l’information, à la limite du secret industriel. Aucun mode d’emploi, aucun schéma, aucun transfert de compétences : l’expertise reste concentrée chez une seule personne. Les consultants parleraient d’un « point de défaillance unique ». Si Élise s’accorde un week-end, toute la logistique hydraulique du foyer s’effondre. Aucun plan de continuité n’a été prévu.

Le couple souffre peut-être moins d’un défaut de communication que d’une catastrophe de gestion des connaissances : une experte métier et un stagiaire permanent, réunis par une formation qui n’aboutit jamais. À force de répondre à tout, Élise fabrique malgré elle l’adulte qui reviendra demander le reste.

Voilà qui ne décharge pas Eugène. Mais cela nuance le dossier. Un peu. Pas assez pour lui confier une faux sans surveillance, évidemment.

Et si Eugène jouait l’imbécile ?

À la quarantième redite de la comptine, une hypothèse vint ruiner mes brillantes démonstrations : Eugène sait peut-être parfaitement réparer un seau. Il se ferait passer pour un demeuré parce qu’il admire Élise. Il est le fou d'Élise, à l'instar de l'autre qui était le fou d'Elsa. 

Il ne sollicite pas son épouse parce qu’il ignore, mais parce qu’il veut la voir savoir. Chaque question constitue un hommage déguisé à sa compétence.

Il ne demande pas une réponse. Il sollicite un éclat, dans une logique d'effacement amoureux total.

Incapable de formuler un compliment, Eugène organise des situations dans lesquelles Élise peut déployer son intelligence. D’autres offrent des fleurs. Lui émousse une faux et provoque une panne d’approvisionnement en eau. Il accepte de paraître petit afin qu’Élise puisse sembler immense.

Son incompétence devient une forme sacrificielle de galanterie : passer pour un enfant afin de donner à la femme qu’il aime le rôle principal. L’inverse de la charge mentale serait donc, dans son esprit assez mal rangé, la création volontaire d’occasions permettant à son épouse de briller.

Le procédé demeure discutable. L’intention, presque bouleversante. À condition, bien sûr, qu’Élise apprécie qu’on lui témoigne son amour sous la forme d’une succession d’incidents domestiques.

Une épouse, une mère et un enfant de trop

Cette lecture prend une autre tournure lorsqu’elle traverse la relation parentale. À 17 mois, ma fille entend une femme répondre, expliquer et guider, tandis qu’un homme demande, hésite et revient. Elle découvre un théâtre miniature du couple : celle qui sait, celui qui cherche ; celle qui rassure, celui qui se fait rassurer. Celle qui sert, l'autre qui... bref.

Un mari peut devenir père sans cesser d’être l’homme qui cherche l’objet posé devant lui. Une mère peut devenir le centre logistique du foyer sans jamais avoir postulé. L’enfant, lui, observe cette répartition des rôles avec le sérieux de ceux qui apprennent comment le monde fonctionne.

Si Eugène se fait enfant devant Élise, il ne la place plus seulement dans le rôle de l’épouse compétente. Il lui confie, par une régression affective soigneusement entretenue, une fonction presque maternelle.

Autrement dit, Élise n’a pas seulement épousé Eugène. Elle l’a manifestement adopté. Et voici la psychanalyse, qui n’attendait qu’un récipient défectueux pour entrer dans la pièce.

Chaque « Chère Élise… » est peut-être moins une demande d’information qu’une réassurance affective. La réparation importe moins que la certitude qu’Élise répondra encore. Eugène ne cherche pas l’eau : il vérifie une présence.

Le seau devient un objet transitionnel, la paille une tentative de colmater l’angoisse d’abandon, la faux une agressivité mal sublimée, la pierre la dureté du réel. Quant à l’eau, elle demeure, comme souvent en psychanalyse, ce que chacun voudra bien facturer à la séance. Le trou n’est peut-être pas dans le seau. Il est en Eugène.

Il ne demande plus : « Comment réparer ce récipient ? », mais, sous une forme socialement plus acceptable : « Vas-tu encore t’occuper de moi ? » Les romantiques parleront d’amour, les psychanalystes de régression infantile. Les parents se demanderont, tout consumérisme mis à part, pourquoi personne n’a simplement acheté un autre seau. Mais la réponse qu'apportent malgré eux les Beatles fera aussi sourire : 

L’amour, faute de mieux

Il faut pourtant rendre à Eugène une part de dignité. Peut-être est-il fou amoureux d’une femme dont il ne sait célébrer l’intelligence qu’en lui offrant des problèmes à résoudre. Chaque panne lui permet de l’entendre, chaque consigne repousse la fin de la conversation.

Depuis des siècles, nous chantons peut-être l’histoire d’un homme qui invente des difficultés pour entendre Élise lui parler encore un peu. Il aurait pu lui dire qu’il l’aimait, mais cela supposait de formuler une phrase sans lui demander d’abord comment s’y prendre.

Pendant que je diagnostiquais une charge mentale, une rétention des savoirs, une infantilisation conjugale et un complexe d’Œdipe hydrologique, ma fille continuait simplement à chanter.

Le véritable problème n’est peut-être ni le seau ni Eugène ni même Élise.

Ça pourrait bien être son père.

Illustration : parodie d'une image d'Epinal

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Par Nicolas Gary
Contact : ng@actualitte.com

4 Commentaires

 

Nemesia

10/08/2026 à 13:43

Donc, le problème vient d'Elise ? Soit parce qu'elle n'anticipe pas les demandes d'Eugène, soit parce qu'elle encourage sa paresse en lui répondant... Évidemment.

Monsieur, il faudrait peut-être consulter votre femme.

Nicolas Gary - ActuaLitté

10/08/2026 à 13:56

Latha math, Nemesia
Vous avez raison sur un point : il faudrait probablement consulter ma femme. L’article aboutissait d’ailleurs à peu près au même diagnostic, après avoir successivement rendu responsables Eugène, Élise, la charge mentale, la transmission des savoirs, la dépendance affective, les mécanismes du couple et, accessoirement, un seau percé.

L’idée était justement de pousser jusqu’à l’absurde cette mécanique qui consiste à chercher un responsable à chaque étape : Eugène parce qu’il ne sait manifestement rien faire seul ; Élise parce qu’elle répond à chacune de ses sollicitations ; puis, pourquoi pas, Élise encore parce qu’elle aurait dû anticiper ses besoins avant même qu’il les formule. Autrement dit, reproduire précisément le raisonnement que vous pointez… pour montrer à quel point il devient vertigineux lorsqu’on l’applique sérieusement à une comptine pour enfants.

Et comme il fallait bien finir par trouver un ultime coupable, l’article se retourne finalement contre celui qui se livre à toute cette analyse : le père de l'enfant, car, le problème n’est peut-être plus Eugène, ni Élise, ni même le seau : c’est celui qui consacre autant de temps à leur vie conjugale imaginaire.

Donc oui : consulter mon épouse me paraît être une excellente idée.
Je crains simplement qu’elle confirme la conclusion de l’article.

pierre

11/08/2026 à 07:51

Lis le P... de Manuel (RTFM en britiche de bon aloi) : injonction faite à ceux qui encombrent les forums en posant des questions sans avoir fait d'effort basique pour trouver la réponse...
Des tas d'Eugène? L'eugénisme étant déjà pris, il faudra certainement inventer un néologisme autre.
Mais comment fait-on pour inventer un nouveau mot, cher Nicolas? Comment qu'on fait?

Merci à nouveau pour ce bon moment de lecture

Nicolas Gary - ActuaLitté

11/08/2026 à 11:00

Merci beaucoup !

RTFM, donc. Voilà précisément ce qui manque à Eugène : non pas une épouse, mais une documentation technique, idéalement plastifiée et suspendue près du puits. Encore faudrait-il qu’il pense à la lire avant d’ouvrir un ticket auprès d’Élise.

Pour le néologisme, vous avez raison : « eugénisme » étant légèrement encombré par l’Histoire, mieux vaut ne pas tenter la récupération sémantique. J’hésite entre eugénite aiguë, pour désigner cette incapacité soudaine à résoudre seul un problème dès lors qu’une personne compétente se trouve à portée de voix, et eugénose, affection domestique chronique caractérisée par la répétition de la formule : « Chérie, tu sais où est… ? »

On pourrait même créer le verbe eugéniser : transformer méthodiquement toute opération simple en procédure nécessitant l’intervention d’un tiers.

— Tu peux réparer le seau ?
— Oui.
— Alors pourquoi tu m’appelles ?
— J’eugénise.

Quant à savoir comment on invente un nouveau mot, cher lecteur : manifestement comme Eugène répare un seau. On commence avec ce qu’on a, on constate que ça ne fonctionne pas, on demande de l’aide et, après plusieurs détours parfaitement inutiles, quelqu’un d’autre finit par trouver la solution.

Merci surtout d’avoir joué le jeu — et pour ce très bon moment en retour.

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Trois petits chats, chapeau d’paille : pourquoi cette comptine rend fou

À 18 mois presque et demi, ma fille découvre un mot nouveau chaque jour – avec de remarquables efforts pour les retenir. Les monosyllabes bibi, poupou et tumtum (cherchez pas) ont sa préférence.  Trois petits chats, nous apparaissait opportune pour l’aider, jusqu’à ce que je comprenne combien cette chanson est machine à détruire le sens – à raison de trois syllabes par seconde. Un modèle de langage génératif entraîné sur une poignée de sons, libéré sans garde-fou dans une chambre d’enfant et résolu à tokeniser son père jusqu’à la moëlle.

03/10/2026, 07:00

ActuaLitté

“On n’emmerde pas Biquette. Même quand les éléments s’y mettent”

À 18 mois, ma fille maîtrise déjà parfaitement deux notions : le refus et la répétition. « Non » constitue l’essentiel de son programme politique, tandis que « encore » en assure le financement. Il était donc fatal qu’elle rencontre Biquette, animal dont toute l’existence consiste précisément à ne pas faire ce qu’on lui demande. Et ce, dans un environnement où chacun répète la même chose jusqu’à ce qu'intervienne le diable en personne. Qui n'avait bien sûr, rien de mieux à faire.

26/09/2026, 09:00

ActuaLitté

Pirouette, cacahuète : encore fallait-il voir plus loin que le bout de son nez

Ma progéniture s’approche de ses 18 mois, et déjà les mots “apéro” et “santé” provoquent des rires aux éclats. Logiquement, les cacahuètes devaient suivre. Et voilà qu’elle réclame pour la énième fois l’histoire de ce petit homme à la maison improbable. Mais sérieusement, qu’est-ce qu’une « pirouette, cacahuète » ? Une figure acrobatique exécutée par une arachide ? Fallait-il avoir le nez creux pour imaginer un succès à cette comptine… et pour cause.

19/09/2026, 08:00

ActuaLitté

“Mon âne, mon âne a bien mal à la tête”, manuel de survie parentale par capitulation

Ma fille de 18 mois découvre les comptines depuis quelque temps, je crois que désormais nul ne l’ignore. Moi qui pensais lui transmettre un patrimoine oral innocent, je découvre un univers où la douleur déclenche des achats, où Montessori finit en conciergerie de palace et où un âne pourrait bien être un enfant que personne n’a intérêt à voir redevenir humain. Ah oui ? Vous m’en direz tant…

12/09/2026, 08:00

ActuaLitté

Maman, les p'tits bateaux, ont-ils des jambes ? Pardon... des jambes vraiment ?

Ma fille n’a pas encore 18 mois et voue désormais à Maman, les p’tits bateaux une fidélité nautique qui, dans d’autres circonstances, justifierait l’ouverture d’une enquête sur l’emprise. Dès les premières notes, elle se concentre, sourit, bat des mains... et agite les pattes. Pour un peu, je l'entendrais dire “ba-to”. Son père, lui, a commis l’erreur classique : écouter les paroles.

 

05/09/2026, 08:00

ActuaLitté

Petit escargot, un commercial extrêmement agressif du logement dorsal

À 17 mois, ma fille entretient déjà des relations suivies avec plusieurs animaux dont je préférerais ne rien savoir. Après la souris verte qu’on trempe dans l’huile puis dans l’eau pour obtenir un escargot tout chaud, j’avais cru atteindre ma limite en matière de transsubstantiation animale. Erreur. Depuis quelques jours, un autre gastéropode tourne en boucle à la maison : Petit escargot. Six vers, une maisonnette, de la pluie, du bonheur. En apparence.

29/08/2026, 06:00

ActuaLitté

Ah ! Les crocodiles : la comptine en savait trop, avec ma fille et le papi dans le coup

Entre l’hippopotame et l’éléphant, les Nuls ont tranché : il y a un livre qui dit que la force des éléphants est concentrée dans la trompe (revoyez La Cité de la peur). Mais quand des crocodiles et des éléphants livrent bataille, qui remportera la guerre ? Car il existe un moment précis dans la vie d’un père où une comptine cesse d’être une comptine : Ah ! Les crocodiles n’en était qu’une parmi d’autres ma fille aimait beaucoup. Et son grand-père tout autant. Un premier signe, manifestement négligé…

22/08/2026, 08:00

ActuaLitté

L’Empereur, sa femme et le petit prince : dès mercredi, on aurait dû l’arrêter...

« Lundi matin, L’Empereur, sa femme et le petit prince... », vous connaissez ? Ma fille l'écoute désormais en boucle, en boucle, en boucle, en boucle, en boucle du lundi au dimanche. Ce qui m'a donné beaucoup de temps (bien trop de temps, en réalité), pour m'interroger : quand aurait-il fallu retirer à ce monarque son droit de sortie ?

15/08/2026, 09:30

ActuaLitté

Comptine Le Bon Roi Dagobert : une histoire d'organisation et de management toxique

Alors que ma progéniture jubile d'avoir en boucle l'histoire d'une culotte mise à l'envers, j'endure le supplice du pal, version musicale. Elle rit d'une distraction, quand son père est effrayé par ce monarque prompt à dépouiller qui vole à son secours. Au fil de 24 couplets, « le bon saint Éloi » perdra ses vêtements, son argent, ses cheveux, sa dignité – et sa vie ne tient qu'à un fil. Que les enfants s'égosillent, fort bien : l'inspection du travail a du pain sur la planche

01/08/2026, 08:41

ActuaLitté

Frère Jacques, Meunier tu dors : quand dormir devient une faute professionnelle

Un jeune parent finit toujours par découvrir qu’une chanson peut être répétée sans limitation légale. Trois syllabes suffisent pour transformer le foyer en résidence artistique. Après Il était un petit navire, ma progéniture a logiquement partagé les déboires de Frère Jacques et Meunier, tu dors. Deux œuvres courtes, mais répétitives. Et répétées. Encore. Et encore. Jusqu'à se souhaiter des crises de narcolepsie...

25/07/2026, 08:30

ActuaLitté

La comptine “Il était un petit navire” : autopsie d’un cannibalisme parfaitement évitable

Mon enfant adore Il était un petit navire. Moi aussi, à son âge, j’étais censé apprécier cette histoire maritime pleine d’entrain, dans laquelle un équipage mal préparé envisage de manger un mousse avant même d’avoir vérifié s’il restait une boîte de sardines. Devenu père, me voici contraint de rouvrir le dossier. Et les conclusions sont toujours aussi accablantes. Bande de buses de marins d'eau de baignoire...

18/07/2026, 15:04

Autres articles de la rubrique Curiosités

ActuaLitté

Dalí, Cocteau, Giono… l’histoire folle du livre monumental dont la couverture vient d’être volée

Une pièce unique de l’histoire du livre a disparu dans la nuit du 4 au 5 octobre au Centre d’art contemporain C. Karoutzos, à Issoire, dans le Puy-de-Dôme. Les voleurs ont emporté l’imposante couverture en bronze créée par Salvador Dalí pour L’Apocalypse de saint Jean, livre-monument conçu par l’éditeur Joseph Forêt entre 1958 et 1961. À elle seule, l’œuvre pèse environ 150 kilos et mêle bronze, or, pierres précieuses, perles et coquillages. L'enquête est en cours.

06/10/2026, 17:47

ActuaLitté

Dante est allé dans l’espace : sa Divine Comédie revient des étoiles

Une édition tirée à 700 exemplaires, accompagnée du fac-similé d’un feuillet doré associé à un voyage vers la Station spatiale internationale : la Bibliothèque d’État de Macerata présente ce 4 octobre une édition singulière de Dante. L’ouvrage découle d’Astra Maneant — Dante tra le stelle, projet lancé en 2021 pour le 700e anniversaire de la mort du poète. 

06/10/2026, 13:00

ActuaLitté

Tennis : à Adana, une finale de Françaises très serrée

Léolia Jeanjean a remporté en Turquie son premier titre en WTA 125 face à Loïs Boisson (7-6, 4-6, 6-4) ce 4 octobre : 3h13 et 13 breaks, excusez du peu. À 31 ans, la première redevient l’une des 100 meilleures joueuses mondiales et inflige une défaite amère à son adversaire, demi-finaliste de Roland-Garros en 2025... Un duel, trois histoires, où sport et littérature se rejoignent.

 

05/10/2026, 17:33

ActuaLitté

Comment un footballeur brésilien a propulsé Tolstoï en tête des ventes

Début septembre, Gustavo Scarpa, milieu de terrain offensif passé par Nottingham Forest, et actuel joueur de l’Atlético Mineiro, consacre une chronique sur YouTube à La Mort d’Ivan Ilitch, de Léon Tolstoï. Quelques jours plus tard, le livre grimpe en tête des ventes d’Amazon au Brésil, les recherches Google s’envolent et les supporters créent leurs propres clubs de lecture. L’occasion de revenir sur ces rencontres, plutôt rares mais parfois fécondes, entre football et littérature.

05/10/2026, 17:31

ActuaLitté

Fashion week : Valentino impose un drôle d'accessoire à ses invités, un livre

Pour présenter sa collection printemps-été 2027, Valentino a choisi la Bibliothèque Sainte-Geneviève, à Paris, et demandé aux invités de venir avec un livre. Baptisé “Antibiblioteca”, le défilé d'Alessandro Michele puise dans une idée développée par Nassim Nicholas Taleb à partir de la bibliothèque personnelle d'Umberto Eco : les ouvrages non lus constituent aussi un précieux réservoir de connaissances. 

05/10/2026, 13:08

ActuaLitté

Bécassine : 2500 € manquent pour restaurer la tombe de Joseph Pinchon, son créateur

Un an après un premier appel aux dons, la remise en état de la tombe de Joseph-Porphyre Pinchon, dessinateur de Bécassine, a nettement avancé au cimetière Saint-Acheul d’Amiens. La Fondation du patrimoine indique désormais qu’il reste 2500 € à rassembler pour achever le chantier, commencé au printemps 2026. Une dernière étape concerne notamment l’enclos métallique de cette sépulture du XIXe siècle. 

03/10/2026, 15:18

ActuaLitté

Pizza Hut construit des restaurants miniatures… remplis de livres

Aux États-Unis, Pizza Hut remet à l’honneur ses restaurants au célèbre toit rouge, mais à l’échelle d’une boîte à livres. Avec l’association Little Free Library, l’enseigne va distribuer 24 « Little Hut Libraries », accompagnées de 25 ouvrages neufs et de bons pour des pizzas individuelles. Les candidatures restent ouvertes jusqu’au 31 octobre 2026.

03/10/2026, 12:41

ActuaLitté

Ces baskets conntectées pour enfants attisent le goût des livres

Une paire de baskets, un smartphone et, d'un geste, un livre audio. Au Royaume-Uni, Pan Macmillan, Spotify et la marque HYPHNT ont imaginé des chaussures pour enfants équipées d’une puce NFC : en approchant un téléphone du modèle, l’application Spotify s’ouvre sur un titre mis en avant. Dévoilée le 24 septembre à l’occasion du National Year of Reading 2026, l’opération commence avec la série de bandes dessinées jeunesse InvestiGators, de John Patrick Green.

03/10/2026, 11:53

ActuaLitté

Au Japon, des voiturettes de golf se transforment en bibliothèques

À Hokkaidō, les voiturettes ne servent pas seulement à transporter clubs et golfeurs. Les 19 et 20 septembre 2026, le Hakodate Onuma Prince Hotel en a transformé plusieurs en rayonnages pour sa « Komorebi Library », installée en pleine nature. Caisses à vin, livres et tapis posés dans l’herbe complétaient cette bibliothèque éphémère, imaginée notamment pour remettre les ouvrages imprimés entre les mains des plus jeunes.

03/10/2026, 11:36

ActuaLitté

Une machine recueille les rêves des jeunes lecteurs

À Des Moines, les jeunes lecteurs ne déposent pas leurs suggestions dans une boîte : ils les font voyager dans une machine de Rube Goldberg. Depuis le 24 août, Rosie’s Dream Machine circule dans les six bibliothèques publiques de la capitale de l’Iowa pour recueillir leurs « rêves de bibliothèque ». Dernière étape cette semaine à la Central Library, où l’installation reste accessible jusqu’au 2 octobre. Une enveloppe de 10.000 dollars doit permettre d’en concrétiser une partie.

03/10/2026, 08:45

ActuaLitté

“Colette est pour moi une autrice essentielle”

Finaliste du prix des Deux Magots 2026 avec La Rédemption (Grasset), Jean-Noël Orengo s’est prêté à notre questionnaire de Proust, revisité à l’aune de son roman et de son rapport à la littérature. 

02/10/2026, 18:33

ActuaLitté

“Je donnerais un mois de ma vie pour passer encore une heure avec mon père”

Finaliste du 93e prix des Deux Magots avec Choses que je croyais perdues (L’Arbalète/Gallimard), Clémentine Mélois a fait des objets, des souvenirs et de ce qui disparaît la matière de son nouveau livre. Pour ce questionnaire de Proust revisité, l’autrice et artiste revient sur ce qu’elle garderait, ce qu’elle aimerait retrouver et les traces auxquelles elle reste attachée. 

01/10/2026, 18:30

ActuaLitté

Lecture, bonheur, patriarcat : Véronique Ovaldé répond sans détour

Avec Vivre sans bonheur et n’en point dépérir, paru chez Flammarion et finaliste du prix des Deux Magots 2026, Véronique Ovaldé s’est tournée vers sa mère, son enfance et les vies qui auraient pu être autrement. Après notre entretien autour de ce récit très personnel, l’écrivaine s’est prêtée à un questionnaire de Proust revisité. Il y est question de chèvrefeuille, de Marguerite Duras, de patriarcat, de mensonge, de jardins et, toujours, de lecture.

30/09/2026, 18:00

ActuaLitté

Créer un réseau social à partir des classiques de la littérature

Après avoir passé Le Cid de Corneille à la moulinette du « çaisfran », Vyctor Ego revient avec un projet autrement plus vaste : RIMe, un réseau social entièrement consacré à la littérature. On y lit Jules Verne, commente une phrase au beau milieu du texte, bataille à coups de vers, publie ses créations ou prépare une séquence pédagogique. Avec une obsession intacte : donner envie d’entrer dans les classiques plutôt que d'en garder respectueusement la porte fermée.

30/09/2026, 16:45

ActuaLitté

“Je t’aime. Je ne vais pas faire mieux” : Lucie Rico entre souvenirs, cinéma et vérité

À l’occasion de sa sélection parmi les finalistes du prix des Deux Magots 2026 avec Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ?, Lucie Rico s’est prêtée à un questionnaire de Proust taillé sur mesure.

29/09/2026, 17:30

ActuaLitté

Il avait emmuré sa bibliothèque en Syrie : 15 ans plus tard, il exhume les livres

En Syrie, une bibliothèque a passé quinze ans derrière un mur. À Homs, Mustafa Khaled Alwan, 72 ans, a retrouvé plusieurs centaines d’ouvrages qu’il avait fait dissimuler fin 2011, au moment où la répression du soulèvement s’intensifiait. Derrière la maçonnerie, plus de 90 % de la collection avait résisté, selon son témoignage recueilli par l’AFP. Une cache de papier qui raconte aussi ce que posséder certains livres pouvait signifier sous le régime Assad.

26/09/2026, 15:00

ActuaLitté

Les Deux Magots ont tout vu : ce que racontent les quatre livres finalistes

Depuis 1884, elles sont là, perchées sur leur pilier, au-dessus du ballet des serveurs et des conversations de Saint-Germain-des-Prés. Les deux statues auxquelles l’établissement doit son nom n’ont évidemment jamais soufflé mot sur un prix littéraire. Alors que se tenait la réunion des jurés définissant la sélection des quatre finalistes de l’édition 2026, les deux gardiens de ce temple ont observé... et commenté. Une conversation inédite, captée par ActuaLitté.

25/09/2026, 09:19

ActuaLitté

France-Australie : à onze contre quinze, les Bleues ont réécrit un match perdu

Il faisait chaud à Aix-en-Provence, samedi 19 septembre. Et comme si quatre cartons français en six minutes ne suffisaient pas, un bus en feu près du stade Maurice-David a encore retardé la reprise après la pause. Le rugby avait décidé de tester tout ce qu’un récit peut supporter avant de devenir invraisemblable.

22/09/2026, 16:36

ActuaLitté

La chanteuse Marguerite inaugure un Book Club avec Fnac

« Quand j’étais petite, j’étais assise à la Fnac des Ternes tous les dimanches en tailleur et je lisais tout ce qui me tombait sous la main. » La chanteuse Marguerite, ambassadrice du 25e Prix du Roman Fnac, était présente lors de la consécration de Thélyson Orélien, lauréat 2026. Témoignant de son lien aux livres, elle ouvre avec l’enseigne un club de lecture, qui démarrera début octobre.

21/09/2026, 16:42

ActuaLitté

Ce roman de 1860 imaginait le monde jusqu’en 2222 : on le lit désormais dans le bus

À Mantoue, le Festivaletteratura a confié à une ligne d’autobus urbain une mission assez peu prévue par le code des transports : faire entendre, chapitre après chapitre, la Storia filosofica dei secoli futuri d’Ippolito Nievo. Publié en 1860, ce récit satirique imagine l’humanité jusqu’en 2222. Du 9 au 13 septembre, la Compagnia della Lettura l’a embarqué sur la ligne circulaire CC d’APAM. Un texte du XIXe siècle, un ticket à 1,60 € et une vingtaine de minutes devant soi : à Mantoue, le futur avait un horaire.

15/09/2026, 15:50

ActuaLitté

Basket : France-États-Unis, l’empire américain a tremblé, pas cédé

Pendant une large partie de la première mi-temps, la France a cru pouvoir décrocher les États-Unis de leur cercle : jusqu’à quatorze points d’avance, Gabby Williams incandescente, et l’idée d’un premier titre mondial qui cessait soudain de relever du rêve. Puis Team USA a repris possession du match pour s’imposer 97-79 à Berlin, dimanche 13 septembre.

15/09/2026, 13:21

ActuaLitté

À Nice, la bibliothèque conservera un texte… dans de l’ADN

Pas de papier, pas de reliure et, pour l’instant, pas même de titre rendu public. Le 19 septembre, la bibliothèque patrimoniale Romain Gary, à Nice, doit recevoir un prototype de capsule métallique contenant un texte patrimonial encodé dans de l’ADN synthétique. Présentée dans le cadre des Journées européennes du patrimoine et du centenaire Michel Butor, l’opération est annoncée comme une première dans une bibliothèque territoriale française. Une façon assez radicale de confier un document à une bibliothèque : cette fois, le support tient presque dans une gélule.

14/09/2026, 17:20

ActuaLitté

Pour signer son catalogue, Maurizio Cattelan met du Pain aux bananes au menu

À Berlin, la séance de dédicace de Maurizio Cattelan avait prévu le feutre, le catalogue et, forcément, la banane. Jeudi 10 septembre, la Neue Nationalgalerie célébrait la parution du pop-up accompagnant NIGHT avec un « Banana Bread Breakfast Book Signing » : l’artiste signait les exemplaires tandis que du banana bread de la boulangerie berlinoise Five Elephant était proposé à la vente. Quand l’auteur de Comedian passe au rayon édition, même le petit-déjeuner entre dans le décor.

12/09/2026, 11:00

ActuaLitté

Vietnam : les bibliothécaires sculptent des monuments avec des livres

À Vĩnh Long, au Vietnam, les ouvrages ont quitté leur fonction habituelle le temps d'un concours. Dix équipes de la bibliothèque Nguyễn Đình Chiểu disposaient de 90 minutes pour transformer des piles de volumes en compositions artistiques, puis de cinq autres pour défendre leur projet. Les réalisations primées ont ensuite rejoint une exposition mêlant livres imprimés, ressources numériques et créations bibliographiques.

12/09/2026, 11:00

ActuaLitté

À Melbourne, quatre heures de “rave-party” en silence

Dimanche 13 septembre, Melbourne accueillera quatre heures de « rave pour lecteurs ». Rien n’oblige toutefois à tenir jusqu’au bout, ni même à lire sans lever les yeux : Book Doof propose surtout de partager un même lieu avec un ouvrage, une playlist ambient, des poufs, du thé, du café et très peu de conversation imposée. Une manière assez australienne de conserver le mot « rave » tout en baissant sérieusement le volume.

12/09/2026, 09:00

ActuaLitté

À Saint-Nazaire, le bibliobus soigne les “maladies du livre”

À Saint-Nazaire, on ne soigne pas les maux de la rentrée à coups de sirop : les 10 et 11 septembre, le bibliobus accueille de « drôles de médecins » chargés de diagnostiquer les « maladies du livre ». Une consultation toute littéraire, évidemment, organisée par la médiathèque Étienne-Caux avec Écrire dans la ville et la Maison de quartier de Kerlédé. Le remède annoncé tient en quelques mots : un conseil de lecture.

10/09/2026, 12:15

ActuaLitté

Des livres conçus il y a un siècle pour survivre aux bébés imprimés sur tissu

À Pistoia, une exposition remet en lumière les Dean’s Rag Books, des ouvrages britanniques imprimés sur étoffe et pensés pour supporter les traitements réservés aux livres par les tout-petits. Lavables, souples, difficiles à déchirer : derrière l’objet charmant se cache une véritable innovation éditoriale, expérimentée dès 1902 par Dean & Son.

06/09/2026, 14:34

ActuaLitté

Pirater la rentrée littéraire avec un seul livre imprimé, mais des milliers d'exemplaires

Exclusif - L'unique exemplaire physique, estampillé « 1/1 », nous est remis en mains propres. À côté, un PDF circulant sur tous les réseaux disponibles, un manifeste en A1 qui jaillira dans Paris et mode d’emploi destiné à se glisser dans les titres de la rentrée. Après avoir détourné bandeaux et fiches de libraires, François Belley transforme son Manifeste de l’écrivain pirate en opération de contamination éditoriale. Une anti-promotion méticuleusement organisée pour parler du marché, l’IA, des prix et de l’hypervisibilité.

02/09/2026, 16:37

ActuaLitté

En Chine, une bibliothèque dans un gouffre frôle 200.000 visites

À Wuyuan, dans la province chinoise du Jiangxi, la lecture prend de la profondeur. Aménagée dans un tiankeng, une dépression naturelle ceinturée de parois rocheuses, la bibliothèque de Xiangaocheng a reçu près de 200.000 visites entre le 10 et le 30 août, selon l’exploitant du site. Rayonnages circulaires, escalier en spirale, lumière chaude : l’endroit assume son allure de décor fantastique, sans oublier les livres consacrés à la culture de Huizhou.

01/09/2026, 16:49

ActuaLitté

Jennifer Coolidge pousse un chariot… équipé pour écouter des livres audio

L'actrice, casque sur les oreilles, chariot de supermarché entre les mains... fin juillet, la scène avait tout de la rencontre improbable. Beaucoup moins le fruit du hasard. Audible et l’agence australienne Hello avaient soigné l’apparition, avant d’installer de véritables chariots permettant d’écouter des livres audio pendant ses courses. Une idée plutôt réjouissante, emballée dans une publicité qui promet de bousculer les habitudes — tout en ressortant le très classique « Madame la ménagère fait les courses ».

26/08/2026, 16:31

ActuaLitté

Sorcellerie sur Amazon : 78 % des livres testés semblent écrits par IA

La magie noire avait déjà ses grimoires ; voici les grimoires à boîte noire. Une enquête d’Originality.ai, entreprise qui commercialise un détecteur de textes générés par intelligence artificielle, classe 78 % des ouvrages testés dans la catégorie « Wicca, Witchcraft & Paganism » d’Amazon comme « probablement écrits par IA ». Spectaculaire, certes. Mais probabiliste — et à manier sans baguette statistique.

25/08/2026, 11:28

ActuaLitté

Un parc Dragon Ball géant dans le Val-d’Oise : ce que l’on sait du projet

Son Goku à la place de Gargantua : la région Île-de-France travaille depuis 18 mois à l'implantation, à Courdimanche dans le Val-d'Oise, d'un gigantesque parc d'attractions consacré à Dragon Ball. Derrière le projet : Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien PIF, qui développe déjà en Arabie saoudite le premier parc entièrement dédié à l'œuvre d'Akira Toriyama.

24/08/2026, 16:28

ActuaLitté

En Mongolie, des conteneurs deviennent des bibliothèques pour enfants

Mettre des livres dans un conteneur n’est plus tout à fait une idée neuve : des Pays-Bas à Mayotte, en passant par Cologne ou Saint-Denis, ActuaLitté en a croisé quelques-uns depuis 15 ans. En Mongolie, Magic Box change toutefois d’échelle : 13 modules accueillent déjà les enfants, dont dix hors d’Oulan-Bator, avec l’ambition d’en installer dans tous les districts du pays.

21/08/2026, 12:42

ActuaLitté

Ces livres n’existent pas — leur catalogue vient pourtant de remporter un vrai prix

Des ouvrages perdus, abandonnés avant d’être achevés, ou purement inventés par Borges, Lovecraft et d’autres écrivains : Reid Byers leur a donné une existence matérielle, puis un catalogue. Oak Knoll Press vient de recevoir pour ce dernier un Leab Award de l’ACRL. Une récompense très officielle pour une bibliographie qui travaille, avec un sérieux imperturbable, sur l’impossible.

21/08/2026, 07:00

ActuaLitté

Volés à la bibliothèque, huit Matisse retrouvés dans un appartement

Huit des treize œuvres dérobées en décembre 2025 à la Bibliothèque Mário de Andrade, à São Paulo, ont refait surface dans un appartement de l’agglomération. Toutes sont signées Henri Matisse et proviennent de Jazz, son fameux livre illustré de 1947. Les cinq pièces de Cândido Portinari emportées lors du même braquage restent, elles, introuvables.

18/08/2026, 15:23

ActuaLitté

En Corée du Sud, une librairie s’installe directement sur la plage

À Sokcho, sur la côte est de la Corée du Sud, un minuscule triporteur bleu s’est installé au bord du sable. Sur une petite plage de Yeongnang Coastal Road, il ouvre son flanc sur une bibliothèque rose, tandis que des lecteurs s’installent face à la mer. C’est 3 Feet Bookstore, ou Sebal Seojeom, une librairie mobile qui a fait du littoral son adresse.

18/08/2026, 14:39