#Roman francophone

Le wokisme peut-il conduire à l’effacement du passé ?

« Eunomia, 2062. La Nation Unie gouverne 95 % de la planète sous l'autorité de Gábor Varga, le "Conservateur", dont le système d'intelligence artificielle Babel garantit à l'humanité une mémoire unifiée, une vérité officielle et une paix sans failles. Ariane Delaunay, vingt-cinq ans, archiviste au Bureau Central des Archives Unifiées, est une citoyenne modèle, jusqu'au soir du Grand Discours, quand une intuition sourde lui souffle que quelque chose, sous la surface impeccable de son monde, cloche… »

Le 28/07/2026 à 14:03 par Laurence Biava

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Publié le :

28/07/2026 à 14:03

Laurence Biava

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ActuaLitté

La paix de Babel est un grand roman d’anticipation. Une dystopie numérique et un thriller mémoriel qui frappe par sa contemporanéité. Voici un livre qui plonge au cœur de l’escroquerie que représente l’intelligence artificielle, qui en dénonce les dangers. Le roman met d’abord en scène Gabor Varga, un messie technologique qui promet la libération d’un peuple grâce à Babel, système algorithmique censé préserver la civilisation (celle qu’il souhaite voir advenir…).

Ce personnage dictatorial est le gourou de la Nation unie. Apparait Ariane qui travaille aux Archives, institution clef du système : le Système Cognitif Unifié. Babel va faire son bonheur malgré elle, qui n’est qu’un pion dans l’architecture mémorielle de cette unité falsifiée.  Que sont les êtres ? Des robots régis par des prouesses technologiques ; une puce bleue sous la peau, les failles humaines de ces individus deviennent indésirables, incommodantes. 

Ariane va dérouler son fil (rouge) au cœur de cet urbanisme algorithmique. Isabelle Maltor exécute des descriptions très détaillées, pour nous faire mesurer combien nous sommes déjà dans ce temps d’après. Le Sanctuaire d’Harmonie ? Le voilà conçu pour un bonheur aseptisé et idéal. Nous sommes au-delà des années 2040, et à coup de Cohérence Archivale, de Sécurité maximale, l’auteur nous alerte en nous livrant un certain nombre d’indices minutieux que l’on comprend au fil de la lecture.

La Dictature soft, par exemple. Ce sont ces nouveaux intérieurs feutrés qui sont guidés par le désir que quelqu’un pense à la santé de votre psychologie. Les Scores d’Harmonie doivent être élevés pour capter votre mieux-être possible.

Au mitan de ce livre qui détonne et dont on cerne les contours de page en page, vient semble-t-il le propos essentiel : signaler l’annulation des traces du passé. La traçabilité de la seconde guerre mondiale. L’héroïne principale fera une rencontre mémorable en la personne d’Elias Karski.

De rencontre en rencontre, de dialogue en dialogue, le projet littéraire de Maltor se mue peu à peu en devoir de mémoire, en lutte contre l’effacement du passé, le wokisme, et des crimes des vingtième et vingt et unième siècles. Le travail mémoriel sur la Shoah devient l’un des principaux leitmotivs d’Ariane. Car oui, Babel a effacé la mémoire collective et dissimulé l’Holocauste. Aboli et effacé les génocides, la barbarie. « Ariane découvre qu’elle est le témoin enfoui sous les fondations de sa civilisation ».

Le roman, avec bonheur, se fait de plus en plus politique, voire historique : il revisite notre histoire contemporaine, les crimes islamistes du 13 novembre 2015, le 11 septembre 2001, le 7 octobre 2023, le génocide rwandais, les coups d’état divers et variés et la montée des eaux en Floride que Babel veut absoudre, dissoudre.

Emaillé d’histoires de cœur et de dialogues « professionnels », le lecteur suit Ariane dans sa mission pour Karski…Mais pas seulement.

Le livre bavard et érudit est d’une grande clarté, presque scientifique ; il est très bien écrit, sourcé. On sent le travail journalistique et universitaire en amont. Il pourrait même aller jusqu’à ouvrir à un débat sur les fondements et la nécessité de l’intelligence artificielle mesurée à notre raison humaniste. Isabelle Maltor, avec conscience, connaît les raisons de l'effondrement de notre culture et de notre société dont l’idéologie wokiste est principalement responsable. L’ouvrage devrait être lu par tous sans distinction aucune, pour affronter le désir empirique des wokistes de vouloir tout effacer pour mieux remplacer.

J’ai ressenti beaucoup d’émotion à la lecture de ce livre, ainsi que de l’effroi tant ce qu’il dépeint – le basculement dans un autre monde, la rupture déjà consommée avec notre civilisation actuelle - semble inéluctable si l’on n’y prend pas garde.  Se posent les questions auxquelles le livre tente de répondre : Comment survivre ? Comment résister ?

La pensée juste de l’auteur ennoblit la finesse de la narration, et la nécessité du propos, toujours en mouvement existentiel. Comment parler de la douleur d’être et d’avoir été, de la nostalgie, de la mémoire ? On ne saurait mieux dire que ce qui est écrit ici, avec beaucoup de force. Isabelle Maltor a réussi une œuvre qui passe au crible nos réflexions présentes et futures. Elle analyse, creuse et sonde le sens même de nos existences, son observation des humains se fait entomologique, elle a bien saisi nos actes réfléchis et inconscients, acceptables ou transgressifs.

La paix de Babel est, en effet, un hommage à ceux qui ont refusé l’oubli, et un avertissement pour ceux qui seraient tentés de l’organiser. C’est un livre d’une très haute tenue, à l’élégance acide, à la rage policée mais saillante. À lire.

Extrait :

Il explique alors ce qu’Ariane n’a jamais appris dans aucune salle de classe : ce 17 février 2037, une cyber-attaque russe a tout effacé en une nuit – toutes les archives numériques, les titres de propriété, les registres de naissance, des siècles de preuves historiques volatilisées – et comment, dans ce chaos, Varga a demandé d’utiliser ses algorithmes de planification pour déduire ce qui avait été perdu, en faisant de la « reconstruction inférentielle ».

 

- En clair, il s’agissait d’’utiliser la logique pour combler les trous, la réalité disparue. Et si un événement ne s’insérait pas logiquement dans la courbe de stabilité que j’avais tracée, Babel le neutralisait ou le recontextualisait. Ce que mon travail est devenu l’arme absolue, mais a aussi changé de nature. ….

Ariane avale une gorgée de thé sans le lâcher du regard. Elle commence à réaliser l’ampleur de la manipulation, mais ne veut pas interrompre l’exposé de Horn. L’homme manifestement un ego surdimensionné.

 

- J’ai passé des mois à coder un système qui remplaçait la réalité par une simulation sans failles, cohérente, où chaque incident du passé était justifié par un calcul. J’ai créé le territoire « lavé de mémoire » dans lequel tu as grandi. Mes algorithmes ont permis à Babel de décréter que tout ce qui n’était pas planifiable était une erreur de l’Histoire qu’il fallait corriger.

 

 
 
 
 

Par Laurence Biava
Contact : laurence.biava@cegetel.net

8 Commentaires

 

Marianne L.

29/07/2026 à 09:07

Allo Actualitté, y a-t-il toujours quelqu'un à bord pour relire les articles avant publication, ou une IA est-elle en charge pendant les congés des uns et des autres ?
Non parce que là, quand même, cet article est profondément dérangeant (et pas dans le bon sens du terme) : donc le wokisme est une dictature en devenir ? Le fait d'être conscient qu'il existe des minorités qui subissent des oppressions ou des discriminations ou des génocides (parce qu'on est d'accord que c'est la définition du wokisme, vous pouvez aller consulter Wikipédia si vous avez un doute) conduit fatalement à un effacement des mémoires ? A quel moment le terme "wokisme" peut devenir le synonyme "d'effacement du passé" alors que précisément, pour être "woke" il faut apprendre du passé, et tenter d'étudier et de comprendre l'Histoire au-delà des réécritures imposées par les vainqueurs ?
Du coup, je me pose des questions sur l'autrice de cet article, et sur l'autrice du livre ... et sur le contenu du livre ...
"Isabelle Maltor, avec conscience, connaît les raisons de l'effondrement de notre culture et de notre société dont l’idéologie wokiste est principalement responsable. L’ouvrage devrait être lu par tous sans distinction aucune, pour affronter le désir empirique des wokistes de vouloir tout effacer pour mieux remplacer."
Ca sent mauvais, non, comme citation ? Genre, je traduis : "les méchants islamo-gauchistes et les méchants éco-terroristes" pour "wokistes" et "tout effacer pour mieux remplacer" par "le grand remplacement", est-ce que là, le discours est plus clair et éveille quelques échos dans votre mémoire récente ?
Ensuite, quand on cherche des renseignements sur l'éditeur, sur l'auteur (du livre), et sur l'auteur de la critique, on tourne rapidement en rond ...
Bref, chers amis d'Actualitté, quand même, avant d'offrir une tribune à n'importe qui, merci de prendre quelques précautions, au risque de faire l'apologie de choses pas bien nettes ...

Team ActuaLitté

29/07/2026 à 10:46

Allo Marianne !

Oui, quelqu’un est toujours « à bord ». Mais la première précaution consiste précisément à lire ce texte pour ce qu’il est : une chronique littéraire, signée par son autrice et consacrée à un roman dystopique. Il ne s’agit ni d’une enquête prétendant livrer une définition officielle du wokisme, ni de l’expression d’une doctrine qu’ActuaLitté demanderait à ses lecteurs d’adopter.

Vous êtes parfaitement libre de contester le rapprochement établi par la chroniqueuse entre certaines manifestations de l’idéologie woke et l’effacement du passé. Certaines de ses formulations sont volontairement tranchées et peuvent, comme toute appréciation critique, être discutées ou réfutées. Un désaccord, même profond, ne suffit cependant pas à caractériser une erreur factuelle.

La chronique ne soutient pas que le simple fait de reconnaître l’existence de discriminations, d’oppressions ou de génocides conduirait nécessairement à la dictature. Elle rend compte d’une fiction dans laquelle un pouvoir autoritaire, assisté par une intelligence artificielle, unifie la mémoire collective, réécrit l’Histoire et fait disparaître jusqu’au souvenir de la Shoah et d’autres génocides. La chroniqueuse rapproche ce mécanisme romanesque de ce qu’elle considère comme certaines dérives idéologiques contemporaines. On peut juger cette lecture pertinente, excessive ou infondée : c’est précisément là que peut commencer le débat critique.

En revanche, remplacer vous-même « wokistes » par « islamo-gauchistes » ou « éco-terroristes », puis rapprocher l’expression « tout effacer pour mieux remplacer » de la théorie du « grand remplacement », revient à introduire dans l’article des équivalences qui ne s’y trouvent pas. On ne peut réécrire les propos d’une autrice, puis lui reprocher le sens produit par cette réécriture. Ce n’est plus une réfutation, mais un procès d’intention.

Rien, dans cette chronique, n’appelle à la discrimination, à la haine ou à la violence contre quiconque. Elle ne formule pas davantage d’accusation diffamatoire contre une personne déterminée. Critiquer sévèrement une idéologie demeure possible, de même qu’il vous est parfaitement loisible de critiquer sévèrement cette chronique.

Enfin, le fait de trouver peu d’informations en ligne sur une romancière, une maison d’édition ou une chroniqueuse ne permet pas, en soi, de conclure à une entreprise douteuse. Si vous avez relevé une erreur factuelle précise concernant le livre, sa publication ou ses auteurs, indiquez-la avec les éléments permettant de la vérifier : nous l’examinerons et la corrigerons si nécessaire.

Le désaccord a toute sa place dans cet espace. La mise en cause des personnes et les rapprochements construits à partir de mots absents de l’article ne sauraient, en revanche, tenir lieu de démonstration.

Isabelle M.

29/07/2026 à 16:57

Merci à ActuaLitté pour la réponse très claire apportée ici et, au-delà, à Laurence Biava pour sa lecture passionnée et personnelle de La Paix de Babel.
Une chronique est toujours une lecture libre, située, discutable. C'est aussi ce qui fait vivre les livres.
Je me permets simplement de préciser, en tant qu'autrice du roman - et avant qu'une nouvelle enquête de voisinage numérique ne conclue que nous tournons tous en rond - que mon livre interroge avant tout la mémoire collective, la vérité administrée par la technologie, l'intelligence artificielle et le risque d'un pouvoir qui déciderait, au nom de la paix ou de l'harmonie, ce qui doit être conservé, corrigé ou effacé.
Le roman ne vise ni les personnes qui luttent contre les discriminations, ni la conscience des oppressions passées ou présentes. Au contraire : il rappelle la nécessité de préserver la mémoire des crimes, des victimes et des témoins — le Goulag, la Shoah, le génocide rwandais, le terrorisme islamiste — contre toutes les formes d'effacement.
Le plus simple reste peut-être de lire le livre avant de lui prêter des intentions et des mots qu'il n'a pas. Réécrire l'histoire : c'est précisément le sujet de mon roman !


Luna

29/07/2026 à 10:44

Je n'ai jamais appris non plus que Wernher von Braun était un nazi devenu NASA, enterré avec tous les honneurs et son petit drapeau américain sur sa tombe que l'on visite la larme à l'œil. J'ai dû attendre par hasard de tomber sur Dora de Jean-Michel, un jour que je trainais en bibliothèque, et que nous dit Jean-Michel, survivant de ce camp de la mort : « L'enfer de tous les camps de concentration », avouera un criminel de guerre nazi. Là n'est pas le seul et vrai problème. Auschwitz, Treblinka, Buchenwald, Dachau : si quelques responsables de ces gehennes ont pu échapper au châtiment, ils restent tous maudits pour l'éternité. Il n'en va pas de même pour Dora.

Des personnages intimement liés à l'existence et au fonctionnement du camp sont aujourd'hui respectés, vénérés, encensés (...) on a jeté un voile pudique sur le fait — indiscutable, atroce — que cet esclavage, cette somme inouïe de souffrances, de misère et de mort furent mis, à Dora, au service de la fabrication de fusées qui n'ont pas permis à Hitler de gagner la guerre mais qui ont rendu possible plus tard la conquête de l'espace.

Si le promeneur des bords du Nil peut accorder ne serait-ce qu'une pensée distraite aux milliers de fellahs écrasés sous les blocs de pierre, rongés par les fièvres, abattus sous les coups, le XXᵉ siècle finissant a réussi une performance digne de ses scientifiques hypocrisies : l'admirateur des pionniers de l'espace ne s'imagine même pas, face au V-2 exposé au musée de la NASA, qu'il fut construit à Dora par des cohortes de spectres rayés, pourchassés par des SS ivres de sang.

Je lis Dora et je me sens trahie. C'est un livre d'histoire qui ne ressemble à aucun autre car il ne nous donne pas des détails sur ce que l'on sait déjà ; il nous révèle ce qu'on nous a caché : le vernis sur l'ordure, le prix humain de cette conquête spatiale, de ces nazas qui ne sont rien d'autre que des nazis !

La wokiste

29/07/2026 à 19:34

« Isabelle Maltor, avec conscience, connaît les raisons de l'effondrement de notre culture et de notre société dont l’idéologie wokiste est principalement responsable. L’ouvrage devrait être lu par tous sans distinction aucune, pour affronter le désir empirique des wokistes de vouloir tout effacer pour mieux remplacer. »

Puisque l’auteure attribue au wokisme une responsabilité assez lourde, rien que celle de la fin des temps, semblerait-il, il aurait été sympa de sa part de définir, à minima, qui sont les wokistes, et en quoi consiste leur désir empirique (est-ce que c’est le désir à être empirique ? Est-ce que l’empirique est objet du désir?). Autrement, le risque, ou peut-être le but, est de laisser entendre par le terme « wokistes » ou « wokisme » une idéologie pas très claire dans ses contenus, mais sans doute incarnée par des jeunes aux cheveux bleu, qui peine à exister en dehors des fantasmes de certain•es.

Yannick

02/08/2026 à 11:23

Bonjour, donc si j’ai bien compris les tenants et aboutissants de cet article, qui fait passer les «wokistes » pour des extrémistes de l’effacement de l’histoire. Je peux donc dire que, dans les faits, trump, mush, retailleau, bollore, ect… qui tente de manipuler l’histoire (colonisation, Vendé, esclavage …) sont les plus grands «wokistes » de notre temps. Ou suis-je complètement à côté de la plaque ? Meilleures salutations.

Team ActuaLitté

02/08/2026 à 11:37

Bonjour,

Vous n’êtes pas à côté de la plaque — et votre retournement ironique touche justement au cœur du problème. Dès lors que l’on appelle « wokisme » toute tentative de réécrire, de sélectionner ou d’instrumentaliser le passé, le terme pourrait effectivement s’appliquer à bien d’autres acteurs, y compris à ceux qui prétendent le combattre.

La manipulation de l’Histoire, qu’elle concerne la colonisation, l’esclavage, la Vendée ou tout autre épisode, n’est évidemment le monopole d’aucun camp. Votre remarque montre surtout combien le mot « wokisme », employé comme catégorie fourre-tout, finit par brouiller davantage le débat qu’il ne l’éclaire.

Meilleures salutations.

nicolas

03/08/2026 à 21:49

bonjour,
je n'ai pas lu le livre donc ma critique vise simplement les écrits de la chronique. Il me semble que sachant d'où vient le mot "wokisme" et connaissant ceux qui l'utilisent, cette chronique fait le jeu des adversaires du "wokisme" certains de vos lecteurs doivent se frotter les mains. Mais c'est ainsi si cela peut faire bouger certains préjugé, pourquoi pas.

La paix de Babel

Isabelle Maltor

Paru le 11/06/2026

220 pages

Editions Advixo

18,00 €

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À quelques semaines de la rentrée littéraire, les piles vacillent déjà sous les promesses d’août. Pourtant, sept traductions parues depuis janvier méritent qu’on retarde encore un peu l’invasion annoncée. De l’Australie noongar à Damas, en passant par Lagos, Java, Zurich, le Sandžak et une ferme perdue dans un pays sans nom, ces textes ont bien davantage à offrir qu’un dernier détour avant l’automne.

20/07/2026, 10:48

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Moins de 200 pages : 10 livres à dévorer pour lecteurs qui n’ont pas le temps

Un meurtre pour préparer l’arrivée d’un bébé, une greffe d’utérus dans le métavers, des rêves fabriqués en forêt ou un trésor enfoui dans l’histoire coloniale de La Réunion : nul besoin de 500 pages pour ouvrir de vastes horizons. Du noir à l’imaginaire, de la romance à la poésie, voici dix ouvrages (francophones) à découvrir avant la fin des vacances. À raison d’un titre tous les quatre ou cinq jours, la rentrée peut bien attendre.

18/07/2026, 09:08

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Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry : une postulation vers le diable

Au-dessous du volcan, de Malcolm Lowry (éditions Gallimard, 1959, traduit de l’anglais par Stephen Spriel avec la collaboration de Clarisse Francillon et de l’auteur) est un roman hors-norme, sulfureux.

17/07/2026, 12:32

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Jim Queen : queer et sentiments

C’est le succès cinématographique du moment : un film d’animation – pour adultes – déjanté, trash et follement irrésistible : Jim Queen, de Marco Nguyen et Nicolas Athané.

16/07/2026, 15:44

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Une étreinte pour un long voyage : une saison en Perse et en prose

Lire de la poésie, c’est accepter de partir dans un voyage sans frontières durant lequel on trouverait dans chaque rencontre une partie de soi-même. La poésie perse a un goût particulier, une saveur qui n’a pas d’âge, comme hors du temps, dans laquelle l’homme confie sa destinée à l’univers. 

16/07/2026, 14:22

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Dans les ruines de Munich, un tueur traque les jeunes femmes

Un polar sur fond historique qui rappelle beaucoup l'ambiance de la Trilogie Berlinoise de Philip Kerr. À Munich en 1946 sous l'occupation US, les destins de réfugiés, profiteurs, militaires, prisonniers, s'entrecroisent tandis qu'un serial-killer s'attaque à des jeunes femmes.

16/07/2026, 11:21

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Le Mal du pays : Colin Barrett raconte l’Irlande rurale sans misérabilisme

Dans le comté de Mayo où il a grandi, l’Irlandais Colin Barrett pose un regard bienveillant sur l’humanité de ses compatriotes et nous livre un recueil de nouvelles d’une remarquable unité de ton, très rural, très social.

16/07/2026, 10:19

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Le Père-Lachaise surréaliste, d'Étienne Ruhaud

Inauguré en mai 1804 dans l'actuel 20e arrondissement, le Père-Lachaise est devenu en quelques décennies le cimetière le plus réputé de Paris. L'éponyme confesseur du Roi-Soleil n'a jamais dû, de son vivant, imaginer une telle postérité. Par Jacques Lucchesi.

15/07/2026, 15:51

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Une unique lueur : le retour familier et réjouissant d’Adamsberg

La cuvée Vargas est un bon cru : un roman sans surprise, assez convenu, mais qui ne décevra donc pas les fans d'Adamsberg et de cette auteure, spécialiste des dialogues décalés, un brin déjantés : quand la poésie affleure du sous-jacent au-delà des apparences de notre monde que l'on croit rationnel.

15/07/2026, 11:20

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Une photo de 1963 déclenche une folle reconstruction à Lacanau

Été 1963. Sur les rives du lac de Lacanau, en Gironde, Roger Vadim tourne plusieurs scènes de son nouveau film : Château en Suède, d’après la pièce de Françoise Sagan. La météo étant pluvieuse, l’équipe tue le temps à La Joie de vivre, un bistrot de plage promis à l’abandon. En attendant, toute la jeunesse des environs s’y retrouve. On s’amuse, on joue, on drague, on danse.

09/08/2026, 07:03

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L'Enfant Grise exploire notre lien au vivant

Un enfant se souvient d’une odeur de terre, de feuilles pourries et de champignons. Devant un petit sapin argenté, « c’était comme si le sapin me parlait. » Tout part de cette sensation : le monde végétal signifie quelque chose, mais les adultes ont perdu l’usage de cette langue. Le narrateur grandit donc à côté d’eux, plus proche des orties, des racines et des insectes que de son père, de ses camarades ou même de Noémie, son unique amie.

08/08/2026, 09:00

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À 22 ans, Louis XIV prépare sa prise de pouvoir dans le plus grand secret

Le Bal des foudroyés, cinquième roman de Camille Pascal, paraîtra le 27 août 2026 aux éditions Robert Laffont. Dans la France de 1661, la mort de Mazarin révèle l’ampleur des détournements commis au détriment du trésor royal et précipite la prise de pouvoir personnelle du jeune Louis XIV.

08/08/2026, 08:30

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Ce qui dort sous le camélia de Claudie O. Wetterwald : la cité des femmes

La France a connu un black-out total durant lequel les femmes ont appris à se débrouiller en l’absence des hommes. À la sortie de ce que les historiens appelleront le Désastre, 253 femmes sont jugées dans un procès retransmis sur le seul réseau social internet autorisé. Parmi elles, Lisenn, accusée d’assassinat. Défendue par l’avocate Rym, Lisenn s’enferme dans le silence et reconnait être coupable. Mais ce qui se joue dans ce procès n’est pas un simple fait divers…

08/08/2026, 07:00

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Le retour de Billy the Kid

Alexandre Chenet et Loïc Sécheresse revisitent la trajectoire de Billy the Kid à partir des faits connus et des nombreuses zones d’ombre qui entourent encore sa vie.

08/08/2026, 06:30

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Chambre 28 : l’inexplicable au bout du couloir

Il suffit parfois d’une porte pour dérégler une vie. Celle de la chambre 28 s’ouvre sur Mike S., patient d’un service psychiatrique, ancien détenu, homme presque mutique que Jack, directeur de bibliothèque et bienfaiteur méthodique, a accepté de visiter bénévolement. Rien, jusque-là, qui puisse inquiéter un homme raisonnable. Un hôpital, un badge, quelques sas, un livre apporté à un inconnu. Puis la peur arrive. Pas franchement. Pas tout de suite. Elle s’installe, comme le froid dans une pièce mal chauffée. Entrez le 9 septembre...

07/08/2026, 16:20

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Il a survécu aux prisons communistes, mais pas au silence de son frère

À soixante-deux ans, Emil revêt chaque Noël une haute toque, un manteau de chèvre et des grelots. Pour les enfants de la famille Courapied, il devient le Kouker, la créature qui effraie afin de chasser les mauvais esprits : « Chaque Noël, je suis la lumière et la nuit, le monstre et le génie qui chasse les mauvais esprits. » Sous le costume demeure pourtant un autre monstre, historique celui-là : la « rééducation » menée dans les prisons communistes de Jilava et de Pitesti.

07/08/2026, 15:36

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La classe, le vase et la lumière : des enseignants esseulés

Un RER qui traîne, une sonnerie trop forte, un portail franchi trop tôt : Jean Deichel entre dans l’Éducation nationale de travers. Il a vingt-deux ans, l’agrégation et le CAPES en poche, Joy Division au revers du manteau, Nietzsche, Mallarmé et les Ramones dans la tête, mais presque aucune idée de la manière dont on tient trente élèves devant soi. Rentrée des classes le 20 août.

07/08/2026, 15:02

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À Chypre, les morts ne mordent pas, la mémoire si

Il faut une grand-mère qui meurt pour que tout recommence. Despina est à l’hôpital, la famille attend dehors, puis achète déjà olives, halloumi et vin pour l’après. Rien de spectaculaire : une mort annoncée presque banalement, et autour d’elle des proches qui parlent parce qu’il faut bien continuer à faire quelque chose. Terre promise pour le 7 octobre.

07/08/2026, 14:19

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L’Âme d’Heather : quand Poltergeist sort de l’écran

Il y a d’abord un grésillement. De la neige sur un téléviseur. Une petite fille blonde, les paumes contre l’écran. Et cette phrase, qui dit presque tout du projet de Xavier Jozelon : « Elle ne regardait pas la télévision. Elle regardait à travers. »  À partir de cette frontière percée, L’Âme d’Heather construit autant un hommage à Poltergeist qu’une fiction ectoplasmique : le film devient porte, souvenir, menace et matière romanesque. Revenant garanti le 9 septembre.

07/08/2026, 14:15

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Plus de 9 millions de livres vendus : jusqu’où ira Freida McFadden ?

Le top 10 pris d’assaut par l’Amérique : cela vous surprend encore ? Freida McFadden écrase à nouveau le classement, avec 6 titres au sein des 10 premières places, et Le Dîner en tête. Avant de partir en vacances, un dernier regard sur les ventes stratosphériques de La Femme de ménage.

07/08/2026, 12:49

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Aladdin et moi : Jeanette Winterson raconte comment les livres ont changé sa vie

Aladdin et moi, de Jeanette Winterson, paraît le 27 août 2026 aux éditions Buchet-Chastel, dans une traduction de Céline Leroy et avec une préface de Maria Larrea. À partir de sa découverte des Mille et Une Nuits, l’écrivaine revient sur son enfance et sur le rôle décisif joué par les livres dans son parcours.

07/08/2026, 08:00

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Il découvre que son rêve d’enfant n’était pas un hasard

Léonard a grandi, mais il demande encore et toujours à sa maman de lui raconter l’histoire de l’oiseau bleu qui se posait sur son berceau lorsqu’il était bébé. Son rêve de voler vient peut-être de là. Il adore les histoires, tout comme sa sœur jumelle Pénélope, qui passe son temps à en inventer. Ensemble, ils ont décidé de les écrire, de les découper, puis de les assembler pour former un long ruban capable, un jour, de faire le tour de la Terre.

07/08/2026, 07:00

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Un roman rural plonge dans les blessures d'une famille québécoise

Lait cru, premier roman de Steve Poutré, paraîtra le 20 août 2026 aux éditions Les Escales. Lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général, ce roman plonge le lecteur dans une ferme laitière québécoise où un enfant grandit au sein d'une famille marquée par les troubles psychiques, la rudesse du monde agricole et une violence omniprésente.

06/08/2026, 17:44

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Maquis blanc : quand les réseaux nazis poursuivaient la guerre en France

La France est libérée, du moins sur les cartes. Dans le Limousin de l’hiver 1944, les uniformes ont changé, les règlements de comptes commencent et certains hommes n’ont aucune intention de déposer les armes. Des miliciens et agents nazis parachutés depuis l’Allemagne organisent un « maquis blanc » : sabotages, liaisons radio, évasion de prisonniers, projet d’attentat contre de Gaulle. Pour les traquer, Jean-Luc Aubarbier choisit Éloi Jardel, ancien interné de Vichy, tuberculeux, séducteur fatigué et enquêteur plus lucide que héroïque.

06/08/2026, 16:14

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White River

06/08/2026, 10:47

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Elle le mangerait : Nicolas Robin explore les dérives de l’obsession amoureuse

Elle le mangerait, roman de Nicolas Robin publié aux éditions Le Soir venu le 27 août 2026, suit une femme persuadée qu’une rencontre fortuite lui promet enfin l’amour, avant que cette conviction ne se transforme en obsession.

06/08/2026, 09:05

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Une immersion dans le monde paysan bouleverse une vie consacrée à l’argent

Les Souvenirs inachevés, roman de David Frèche publié aux Éditions du Rocher le 26 août 2026, raconte le retour aux sources d’un homme d’affaires dont les souvenirs d’enfance ressurgissent au contact du monde paysan.

06/08/2026, 08:00

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Mémoire, mode d'effroi

05/08/2026, 13:56

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Mots de passe

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Un corps indocile

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Ce qui se joue

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Vie et mort d'une mite

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Le Phare de l'impossible : père et fils et forteresse

Muckle Flugga n’est pas tout à fait une île. C’est une bête rocheuse, une station spatiale battue par la mer, un morceau de terre qui renifle les visiteurs avant de décider si elle les tolère. Au sommet, un phare maintient son faisceau contre les tempêtes. Le Père le gouverne comme une forteresse ; Ouse, son fils, y cultive des légumes, tricote, recueille des livres et apprend à faire tenir ses désirs dans l’espace qu’on lui concède. Écumes et embruns le 27 août.

04/08/2026, 11:40

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Tombeau de Parsifal

04/08/2026, 11:35

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Une ombre... un murmure

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Rien que de grands tournesols

04/08/2026, 11:31

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Infernus Iohannes plonge la mémoire dans un monde de cauchemars

Mémoire, mode d’effroi, signé Infernus Iohannes, paraît le 27 août 2026 aux éditions Robert Laffont. Le livre suit des personnages aux souvenirs instables, hantés par des violences anciennes et prisonniers d’un présent peuplé de cauchemars.

04/08/2026, 09:47

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Rochebrune : la famille, cette cordée mal encordée

Ils partent à la montagne parce qu’ils sont une famille. Formule officielle, presque publicitaire. Dans les faits, il a fallu consulter les ex, ajuster les gardes, sacrifier un stage de yoga, trouver trois chambres et laisser Xavier réserver. Sophie Divry installe son roman dans la mécanique des familles recomposées : tout le monde dépend de tout le monde, personne ne choisit vraiment ses dates, et l’amour ressemble à un tableau partagé dont quelqu’un a supprimé la bonne colonne. Sortie le 19 août.

04/08/2026, 08:30

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Le temps des fous, le royaume du chagrin

La Havane, novembre 1966. Septembre, mois des désastres. Cinq collégiennes veulent un disque des Beatles, objet presque fabuleux dans une île où cette musique se glisse sous le manteau. Rubber Soul se paiera d’une signature : celle de Bobby Fischer, venu disputer l’Olympiade mondiale d’échecs. Miriam, quatorze ans, sera chargée de l’approcher. Elle est la plus grande, elle bredouille quelques mots d’anglais et ses amies savent déjà comment transformer ces avantages en mission-suicide. Sortie le 4 septembre.

04/08/2026, 08:00

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Elle ne veut plus souffrir, lui refuse de tomber amoureux

Dans Une étincelle entre nos âmes, Sabrina Paugam met en scène deux êtres qui ne veulent plus croire aux promesses sentimentales. Porté par les voix alternées de Selena et Nathan, le roman s’ouvre sur une rupture, un appartement dévasté et la perspective d’un nouveau départ. Une romance contemporaine où le désir de se protéger pourrait bien se heurter à une attirance longtemps contenue. 

04/08/2026, 06:30

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Léonard de Vinci maître de l'eau

03/08/2026, 17:54

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Comment la littérature s’empare des grands événements sportifs ?

Les grandes compétitions produisent des chiffres, des classements et des images immédiatement reconnaissables. La littérature, elle, s’intéresse à ce que le résultat ne suffit pas à raconter : les corps soumis à l’effort, les usages politiques du sport, la ferveur collective, les défaites durables et la fabrication des héros. Des Jeux olympiques au Tour de France, les écrivains transforment ainsi l’événement sportif en matière historique, sociale et intime.

03/08/2026, 16:55

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Sauf la frontière : un voyage du Liban à la Jordanie au lendemain du 7 octobre

Sauf la frontière, d’Elisa Shua Dusapin, paraît aux éditions Zoé le 27 août 2026. Dans ce récit, l’autrice revient sur ses séjours au Liban et en Jordanie après le 7 octobre 2023, au contact de populations marquées par les frontières, l’exil et la violence.

03/08/2026, 10:19