Alternatiba, SUD-Rail, le SNJ-CGT, Greenpeace, la Ligue des auteurs professionnels, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et une vingtaine d’organisations demandent à la SNCF de revoir son partenariat avec Relay pour la vente de livres et de journaux en gare. Leur mobilisation s’appuie sur une enquête accusant l’enseigne de favoriser certains titres conservateurs ou d’extrême droite.
Le 20/07/2026 à 18:02 par Hocine Bouhadjera
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20/07/2026 à 18:02
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Mais le dossier mêle plusieurs questions distinctes : concentration économique, liberté de la presse, neutralité du service public et choix commerciaux des librairies.
La contestation gagne les quais. Une pétition lancée par Alternatiba demande à Jean Castex, président-directeur général de la SNCF depuis novembre 2025, de mettre fin au « quasi-monopole » de Relay sur la vente de livres et de presse dans les gares françaises. Le texte a dépassé les 55.000 signatures ce 20 juillet.
Une lettre sollicitant un rendez-vous a parallèlement été adressée à Jean Castex, à Alain Resplandy-Bernard, directeur général de SNCF Gares & Connexions, et à Raphaël Poli, directeur général adjoint de cette entité et président de SNCF Retail & Connexions. Les signataires réclament l’ouverture des gares à davantage de commerces indépendants, afin de garantir, selon eux, une offre éditoriale et journalistique plus pluraliste.
Des actions ont déjà été organisées devant plusieurs boutiques, notamment à la gare de Villefranche-sur-Saône, avec banderoles, tracts et appels à signer la pétition.
Relay ne contrôle pas tous les commerces des gares : SNCF Gares & Connexions recense environ 1200 points de vente dans 870 gares, parmi lesquels des cafés, restaurants, enseignes alimentaires et boutiques diverses. L’entreprise publique gère au total 3000 gares, fréquentées quotidiennement par quelque 10 millions de voyageurs et visiteurs.
Relay occupe en revanche une position presque sans équivalent pour la presse et le livre. Une enquête du Monde recensait en février 2026 307 boutiques Relay dans 271 gares. L’Observatoire des multinationales évoque, plus largement, 328 boutiques exploitées en gare par la société commune Lagardère & Connexions, ce total comprenant aussi quelques magasins placés sous d’autres enseignes, comme Fnac ou Monoprix.
Créée en 2014, Lagardère & Connexions est une entreprise commune détenue à parts égales par SNCF Gares & Connexions et Lagardère Travel Retail. Elle exploite les points de vente de presse dans les gares françaises. Le partenariat a été reconduit pour une durée de dix ans au cours de la période 2023-2024.
La pétition parle des « Relay de Bolloré » et situe leur rachat en 2022. La réalité capitalistique est un peu plus complexe.
Relay est une enseigne de Lagardère Travel Retail, elle-même intégrée au groupe Lagardère. L’acquisition de Lagardère par Vivendi a été autorisée sous conditions par la Commission européenne en juin 2023, puis finalisée en novembre de la même année. La Commission avait notamment exigé la cession d’Editis, afin d’éviter que les deux principaux groupes français du livre, Hachette et Editis, ne se retrouvent sous le même contrôle.
Depuis la scission de Vivendi, fin 2024, Louis Hachette Group détient 66,3 % de Lagardère. Le groupe Bolloré possède pour sa part 31,03 % de Louis Hachette Group.
Cette chaîne relie plusieurs secteurs essentiels à la circulation des idées : Hachette dans l’édition et la distribution du livre, Relay dans la vente en zone de transport, ainsi que plusieurs médias et magazines appartenant au même environnement capitalistique.
La nouvelle mobilisation est partie d’une enquête publiée le 30 juin 2026 par l’Observatoire des multinationales. Ses journalistes ont étudié la présence et la mise en avant de livres et de magazines dans les Relay de trente gares françaises, de tailles et de régions différentes. L’enquête relève une forte visibilité de plusieurs essais publiés par Fayard, maison d’Hachette dirigée depuis 2024 par Lise Boëll, éditrice de longue date d’Éric Zemmour et de Philippe de Villiers.
L’ouvrage 2050, du cardinal Robert Sarah et de Nicolas Diat, apparaissait ainsi face visible dans environ un tiers des magasins visités. À l’inverse, l’Observatoire affirme que plusieurs succès de librairie d’auteurs situés plus à gauche n’étaient pas, ou presque plus, distribués dans les magasins étudiés, sans nommer tous les titres dans le corps de son enquête.
Le directeur des éditions Les Liens qui libèrent avait auparavant cité deux ouvrages écoulés respectivement à quelque 20.000 et 12.000 exemplaires, mais non sélectionnés par Relay. D’autres titres critiques, comme Résister de Salomé Saqué, ont toutefois bénéficié d’une diffusion importante dans l’enseigne.
Les enquêteurs observent aussi une forte exposition du JDNews. Avec 678.000 lecteurs réguliers au premier semestre 2026, l’hebdomadaire restait derrière plusieurs concurrents dans les mesures d’audience, mais apparaissait comme le cinquième magazine le plus mis en avant dans les Relay observés et le deuxième le plus présent en tête de gondole.
Des salariés interrogés anonymement ont affirmé recevoir davantage de consignes de placement depuis deux ans. Lagardère Travel Retail n’a pas répondu aux questions détaillées de l’Observatoire sur ces choix.
L’étude relève encore la présence de La Furia, revue qui a perdu son agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse en 2025. Ce retrait signifie que les marchands de presse ne sont plus tenus de la distribuer. Un numéro du printemps 2026 représentait Adolf Hitler en couverture, accompagné de la question « Faut-il le ressusciter ? ».
Autre cas cité : Transitions & Énergies, magazine racheté par le Cercle d’étude réalités écologiques et mix énergétique, organisation opposée au développement de l’éolien. Une climatologue interrogée par l’Observatoire, Valérie Masson-Delmotte, qualifie certains passages de la revue de « condensé de déni scientifique ».
Un épisode éditorial a renforcé les soupçons : l’absence des Relay de Bernard Arnault, son univers impitoyable, enquête de l’historienne Audrey Millet publiée par La Tribu.
Relay aurait initialement commandé environ 400 exemplaires de l’ouvrage, dont le sujet avait été gardé secret, avant d’annuler la commande une fois le titre et l’identité de la personne étudiée connus. Selon le récit transmis par l’autrice et son éditeur, l’enseigne aurait expliqué que la commande avait été passée « malencontreusement » et que le livre ne se vendrait pas. Audrey Millet et Arnaud Nourry, président des Nouveaux Éditeurs, ont dénoncé un boycott.
Être absent des gares, aéroports et métros prive un livre d’une importante exposition auprès d’un public qui n’entre pas nécessairement dans une librairie traditionnelle.
Les éléments réunis par l’Observatoire apportent de la nuance : le livre le plus visible parmi les essais étudiés était ainsi Les Nouveaux Maîtres, enquête critique sur les milliardaires de la technologie publiée par Albin Michel. Pour les romans, la diversité des éditeurs et la proximité avec les classements de ventes semblaient globalement respectées.
Plusieurs professionnels du livre interrogés par Le Monde ont par ailleurs déclaré ne pas observer de favoritisme manifeste dans les décisions prises par la centrale d’achat. Richard Gouard, d’Actes Sud Diffusion, se disait notamment satisfait du traitement réservé à des essais critiques envers les milliardaires.
L’Autorité de la concurrence indiquait, en février 2026, ne pas avoir été saisie d’éventuelles pratiques discriminatoires. L’Arcep, chargée de réguler la distribution de la presse, déclarait de son côté n’avoir reçu aucune plainte d’éditeur concernant le placement des magazines dans les Relay.
Les employés disposent également d’une certaine marge dans l’organisation locale des rayons. Les quantités initiales, les classements hebdomadaires et certaines opérations viennent du siège, mais les vendeurs peuvent recommander et déplacer une partie des ouvrages selon les ventes constatées.
Une éventuelle accumulation de traitements favorables reste difficile à mesurer sans accès aux commandes, aux stocks, aux accords commerciaux et aux consignes internes.
On l'aura compris, la contestation des Relay ne commence pas avec cette pétition. À l’automne 2024, SUD-Rail s’était opposé à une campagne de 581 panneaux prévue dans les gares pour promouvoir Ce que je cherche, premier livre de Jordan Bardella publié chez Fayard. Mediatransports, régie publicitaire de la SNCF et de la RATP, avait finalement refusé les affiches au nom de la neutralité politique.
Fayard avait saisi la justice. En avril 2025, le tribunal des activités économiques de Paris avait reconnu une « inexécution fautive » du contrat par Mediatransports, qui disposait assez tôt d’informations sur la nature politique de la campagne. Le tribunal a néanmoins rappelé que les services publics, dont font partie les gares, sont soumis à un principe de neutralité politique.
En 2025, une campagne concernant un ouvrage de l’économiste Gabriel Zucman a également été refusée, parce que la régie considérait qu’elle cherchait à peser sur un débat législatif. Le traitement de deux auteurs politiquement très éloignés montre que les règles appliquées à la publicité ne visent pas uniquement l’extrême droite.
Dans le même temps, le collectif Désarmer Bolloré, constitué à l’été 2024 après la dissolution de l’Assemblée nationale, a fait du secteur du livre l’un de ses terrains d’action. Des militants ont distribué ou glissé des marque-pages dans des ouvrages publiés par des maisons d’Hachette, tandis que des librairies indépendantes relayaient des appels à soutenir les éditeurs autonomes. Les boutiques Relay ont régulièrement été visées par des tractages, collages et opérations militantes.
La nouvelle campagne « On prend le Relay ! » prolonge ainsi près de deux ans de mobilisations contre la concentration des médias, de l’édition, de la distribution et de la vente entre les mains d’un nombre limité de groupes.
Le débat porte moins sur la présence de titres politiques que sur leur traitement par une enseigne en quasi-monopole dans les gares. Pour l’avocat Yacine Baïta, la neutralité pourrait être mise en cause si une même orientation était systématiquement favorisée. Or les contrats consultés ne prévoiraient aucune règle précise sur la sélection ou la mise en avant des livres et magazines.
La SNCF est directement partie prenante : Gares & Connexions détient 50 % de Lagardère & Connexions et dispose d’un droit de regard sur certaines décisions stratégiques, tandis que Lagardère pilote les assortiments et la gestion quotidienne. Raphaël Poli, Directeur général adjoint de SNCF Gares & Connexions et Président de SNCF Retail & Connexions, assurait en février n’avoir relevé aucune distorsion de concurrence, tout en prévenant que des avantages préférentiels accordés à certains titres pourraient remettre en cause le partenariat.
Sollicitée à plusieurs reprises dans le cadre de l’enquête, la SNCF n’a pas souhaité commenter. Selon l’Observatoire, un audit serait néanmoins en discussion, sans que SNCF Gares & Connexions ait confirmé son lancement.
Alternatiba et ses partenaires demandent à présent que la SNCF rompe l’exclusivité et permette à des libraires, kiosquiers et commerçants indépendants d’entrer davantage dans les gares.
La proposition répond à une préoccupation de pluralisme, mais soulève des questions économiques : loyers élevés, amplitude horaire importante, contraintes de sécurité, approvisionnements quotidiens et faible surface des boutiques. Le modèle de Relay repose précisément sur une centrale d’achat et une logistique capables d’alimenter simultanément plusieurs centaines de points de vente.
La SNCF montre néanmoins qu’une diversification est possible. Depuis 2019, son programme « Place de la Gare » a permis à plus de 200 projets de voir le jour, parmi lesquels des bibliothèques, des espaces de coworking, des épiceries solidaires et des ateliers de réparation de vélos.
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Ce programme concerne surtout des espaces vacants et ne remet pas directement en cause la concession de la presse, mais il fournit un précédent pour l’accueil d’acteurs locaux.
Crédits photo : visuel de la campagne « On prend le Relay ! », lancée par Alternatiba pour demander à la SNCF de mettre fin au quasi-monopole de Relay dans les gares. Alternatiba.
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
44 Commentaires
Roudoudou1
20/07/2026 à 19:58
Cette campagne menée par l'extrême gauche est purement politique. J'ai vu les photos des manifestations : la mobilisation est dérisoire et portée uniquement par quelques groupuscules professionnels de l'agit-prop.
Dans la longue tradition de censure de tout ce qui dérange ou ne va pas dans le "bon" sens, les organisations d'extrême gauche citées veulent simplement faire disparaitre de l'espace public les discours et les histoires qui ne leur conviennent pas.
Le pluralisme, c'est de permettre à des gens qui veulent acheter des livres ou des revues marquées à l’extrême droite ou climato-sceptiques de le faire. Relay les met en avant parce qu'il y a un public pour çà et que çà se vend. Ce n'est pas un crime même si on n'est pas obligés de les lire.
On trouve aussi dans les Relay l'Humanité (journal d'un mouvement qui a pourtant fait des dizaines de millions de morts) ou Libération, et çà ne gêne personne.
nico
21/07/2026 à 14:49
il ne s'agit pas ici de pluralisme mais de monopole. Et quand bien même sous couvert de pluralisme, peut on laisser les discours islamophobe, anti immigration ou encore écocidaire et défendant des propos anti science voir complotiste se répandre si facilement dans l'espace publique? Il y en a déjà assez de visible sur le net ne croyez vous pas?
Aurelien Terrassier
21/07/2026 à 16:11
@Nico entièrement d'accord avec vous.
Synco
22/07/2026 à 09:25
Les discours critiques de la religion musulmane ou opposés à l'immigration ne sont ni illégaux, ni répréhensibles. Ce n'est pas parce que vous êtes partisan de l'un ou l'autre que le discours contraire est interdit.
La volonté d'interdiction des opinions contraire est une dérive, rien d'autre. Si vous voulez défendre vos positions, vous pouvez le faire, parce que vous en avez tout autant le droit. Si vous ne pensez qu'à passer par la censure, alors vous n'avez rien à voir avec la liberté d'expression ou la démocratie.
Si vous pensez "la dictature c'est mal", vous ne devriez pas être de ceux qui ajoutent "sauf si c'est celle de mon camp".
nico
22/07/2026 à 14:37
votre argument sur la liberté ne tiens pas une seconde car d autres valeurs viennent la contraindre comme la dignité, l'égalité ou encore je l'espère bientôt l'habitabilité. Voir Tracts Gallimard- Liberté, dignité, habitabilité. Donner au siècle la valeur qui lui manque. Baptiste Morizot, Laurent Neyret
Nasuka
24/07/2026 à 22:26
Le "monopole" des Relay étant un partenariat entre Gares&Connexion, filiale du groupe SNCF et s'occupant des gares, avec une entreprise devenue filiale en 2022 en étant racheté par le groupe Bolloré.
A noter que chez Relay vous pouvez retrouver Libération, Le Monde, Le Monde Diplomatique, L'Humanité, ou encore (horreur pour certains) Marianne. Bizarre pour une librairie qui serait "de droite" non ?
Phil7713
28/07/2026 à 22:15
En 1852 Louis Hachette fonde les Bibliothèques de Gare dont le nom change en Relay H de 1984 à 2000 puis en Relay.
Ces structures ont toujours été gérées par le groupe Hachette tant commercialement que logistiquement.
Team ActuaLitté
29/07/2026 à 10:49
Merci pour ce rappel historique est globalement exact, avec une petite correction : l’enseigne créée en 1984 s’appelait « Relais H », avant de devenir « Relay » en 2000. ET son origine remonte bien à la première librairie de gare ouverte par Louis Hachette en 1852.
En revanche, affirmer que ces points de vente ont « toujours été gérés par le groupe Hachette » ne suffit pas à décrire leur situation actuelle. Relay n’est pas aujourd’hui une enseigne de Hachette Livre, mais de Lagardère Travel Retail. Depuis 2014, les commerces de presse installés dans les gares françaises sont exploités par Lagardère & Connexions, société commune constituée avec SNCF Gares & Connexions.
Cette histoire n’est nullement contredite par l’article. Celui-ci rappelle au contraire que l’expression militante « Relay de Bolloré » simplifie une chaîne capitalistique plus complexe : Louis Hachette Group détient environ 66,3 % de Lagardère, tandis que le groupe Bolloré possède 31,03 % de Louis Hachette Group et en constitue l’actionnaire de référence, sans toutefois le contrôler juridiquement au sens du droit des sociétés.
Le sujet de l’article n’était donc pas de prétendre que Bolloré avait créé ou directement racheté les Relay, mais de présenter la mobilisation en cours, puis de préciser où se situe réellement le groupe Bolloré dans l’actionnariat. Votre rappel historique complète ce tableau ; il ne l’invalide pas.
Phil7713
29/07/2026 à 11:10
Le centre de logistique des magasins Relay est situé à Maurepas (département des Yvelines) dans les locaux de Hachette livre distribution.
Les liens capitalistiques entrecroisés divers, qui ont évolué dans le temps, ne changent rien à la réalité. Hachette a la haute main sur les Relay, et est la seule capable d'en assurer le bon fonctionnement.
Phil7713
29/07/2026 à 15:41
Lorsque j'étais en activité, c'est à dire jusqu'à 1986, j'étais en relation commerciale constante avec les BBG, situées Rue Saint Marc à Paris , c'était leur nom à cette époque, pour discuter avec eux des conditions de vente et de la gestion de nos assortiments de livres dans leurs magasins.
Les rencontres régulières étaient parfois compliquées car les BBG voulaient des remises très importantes, allant de 45 à 48% et elles étaient,de très loin, notre plus gros client . Ces remises ne nous laissaient qu'une toute petite marge car nos remises entre éditeurs et distributeur étaient de 54%.
Matthieu
21/07/2026 à 19:44
Soit vous êtes naïf soit de mauvaise foi...il est clair que le groupe met en avant son idéologie à tavers l'édition et la presse...désolé ce n'est pas une librairie doit présenter de la diversité informationnelle...
L'huma et liberté sont rarement mis en avant....je prends tous les jours le train...ce que je dis est factuel.
Vous parlez de pluralisme c'est le contraire du groupe Bolloré aucun pluralisme dans le groupe Bolloré...
Aurelien Terrassier
20/07/2026 à 20:03
Bravo aux syndicats et Ong qui font pression sur la SNCF pour qu'elle mette fin à ces kiosques Relay qui favorisent malheureusement des journaux, revues et autres livres d'extrême droite parmi les pires des fois (comme la Furia). Il serait grand temps que la SNCF noue un partenariat avec des kiosques indépendants.
Phil7713
21/07/2026 à 13:38
Reponse ridicule
Avant de commenter il faut vous renseigner sur comment ça se passe chez Relay. Aucun libraire ou groupe de libraires n'est en mesure de se substituer à celle en place. C'est illusoire de le croire. Les coûts logistiques sont tels que personne ne pourra les assumer, et surtout pas les librairies qui n'ont aucune solvabilité.
Aurelien Terrassier
21/07/2026 à 16:11
Certes les libraires indépendants ne sont pas des milliardaires que vous chérissez peut-être mais un autre groupe respectueux du pluralisme et de la liberté d'informer, éduquer et cultiver peut très bien prendre le relais à ces Relay d'extrême droite. Avec éventuellement l'appui de certains libraires indépendants ce n'est pas impossible.
Monopoly
21/07/2026 à 09:19
Et vous croyez que ça se passera comment quand Kretinsky détiendra la FNAC ???? Ne mettra t’il pas les livres de ses potes Macron, Atal, Bernard Henry Lévy, Olivennes, Marc Lévy etc etc en tête de gondole ??? Et là ça ne gêne personne ???
Matthieu
21/07/2026 à 19:46
"Cela gêne personne" vous n'avez que cela comme argument ??
adnstep
21/07/2026 à 11:26
On parle du concert de Barbara Butch ?
Ah, cette tentation de toujours dicter le bien et le mal, chez les croyants...
adnstep
21/07/2026 à 11:37
On rappellera que ces organisations sont souvent financées par de l'argent public provenant des financements des associations au niveau des mairies. C'est pour ça qu'elles sont organisées en associations locales, fédérées ensuite au niveau national.
De l'argent de mairies qui sert ensuite à des actions politiques. A moins d'un an des élections présidentielles. C'est pas un financement occulte, ça ?
Organisation bien rodée, légitimée par la jurisprudence de juges amis (ceux qu'on voit à la table de LFI), et avec le silence complice des médias tout aussi amis, tout va bien dans le petit monde de l'influence politique...
Matthieu
21/07/2026 à 19:49
Votre commentaire est pathétique....
"les juges amis"...quel argument...vous avez autre chose à dire de plus intelligent ?
L'argent public.... alors que le rn vole plusieurs millions d'euros pendant plusieurs années....comment le rn peut faire la morale sur l'argent public ?
Phil7713
21/07/2026 à 11:38
Très bon article. Aucun libraire, ni groupe de libraires, dit "indépendants" n'est capable de gérer les 307 Relay. La centrale d'achats des Relay selectionne nationalement les livres puis les envoient à chaque point de vente grâce à un centre logistique très sophistiqué, qui gère les flux allés et retours, .
Étant donné le peu de place accordée aux livres, la sélection est obligatoirement très courte, surtout pour les nouveautés dites de littérature générale. Mais si un titre non sélectionné démarre, la réaction de la centrale est très rapide et instantanée.
Remplacer la structure Relay est impossible, c'est tuer la présence de livres dans les Relay.
Quant aux petitionnaires ils ne pèsent rien. Simplement ça fait parler d'eux et de leur idéologie de gauche.
Aurelien Terrassier
21/07/2026 à 16:15
Vous dîtes n'importe quoi de plus en plus de gens se rendent compte à juste titre du monopole des Relay de l'extrême droite de Bollore dans les gares. https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2026/07/03/en-gare-le-monopole-des-relay-du-groupe-bollore-de-plus-en-plus-conteste_6718447_4500055.html?srsltid=AfmBOoovdNlfFaUlmQ1zys3azzrGtu-NPyVayBCSDroQVMCQ0r_ozMIA C'est bien joli de me donner des leçons mais vous êtes assez mal placé pour ça.
Phil7713
21/07/2026 à 18:13
Si vous en êtes à croire tout ce que dit Le Monde je vous plains. Ce journal est devenu un quotidien à ragots avec une très forte influence des gauchistes style LFI.
Quant à moi pendant 30 ans j'étais l'interlocuteur unique, auprès de Relay, du 1er groupe d'édition français. Je suis sûrement mieux placé que vous pour en parler. Restez sur votre idéologie. Sachez quand même que l'édition française publie 75.000 nouveautés par an. Impossible donc de toutes les exposer dans les librairies, les Relay, les grandes surfaces les sites spécialisés.
Aurelien Terrassier
21/07/2026 à 22:32
Le Monde est loin d'être parfait mais sur ce coup là oui ne vous en déplaise mais de plus en plus de gens comprennent la dangerosité de la concentration dss médias tenu par Bollore via ses Relay. Là encore vous mentez et vous enfoncez dans la malhonnêteté intellectuelle la plus obscène le Monde depuis quelques années est centriste et parfois violemment anti-LFI dans certains papiers.
SickLine
21/07/2026 à 19:40
"Cite" un article de "le monde".
Perd toute crédibilité quand à façon se s'informer de manière libre à droite à gauche.
C'est vrai que citer une opinion de gauche appuyée sur un article d'un journal clairement à gauche .. Ça va convaincre tout les gens un peu éclairés.
Aurelien Terrassier
21/07/2026 à 22:42
Sickline vous dîtes n'importe quoi le Monde est devenu anti-LFI depuis quelques années maintenant c'est un journal centriste carrément. Mais s'agissant du mouvement contre Bollore que vous defendez les faifs sont là. 50000 signataires en plus des mouvements citoyens dans les gares ce n'est pas rien! https://lareleveetlapeste.fr/avec-les-relay-la-sncf-permet-a-bollore-de-diffuser-son-ideologie-dextreme-droite/ Voilà une meilleure source que le Monde et prétendre que c'est encore un journal de gauche c'est soi de l'ignorance soi de la
malhonnêteté intellectuelle.
Phil7713
22/07/2026 à 10:46
50.000 signatures pour une pétition ce n'est rien du tout., 200.000 non plus d'ailleurs
Quant à prétendre que Le Monde est centriste vous faites rigoler tout le monde !!!!
De temps en temps un article isolé pourrait le faire croire, mais la quasi totalité des articles sont à connotation d'extrême gauche. Ouvrez les yeux. Je vous rappelle que Pigasse, le banquier milliardaire gauchiste, feu Berge, le mentor gauchiste de Saint Laurent , Niel, le sulfureux milliardaire , Plenel, le gauchiste islamiste de Mediapart, ont tous soutenus, y compris financièrement, ce journal. Tous de gauche, voire d'extrême gauche !!!
Et vous même vos écrits vous rangent dans ce clan
Aurelien Terrassier
22/07/2026 à 12:27
Vous êtes d'une mauvaise foi incroyable. Le Monde est centriste c'est un fait il suffit de lire les papiers violemment anti-LFI que d'ailleurs vous n'allez pas reniez. Pigasse a cédé ses parts en 2022. Le Monde n'est un journal de gauche. Le fait que vous ayez été l'unique interlocuteur ne change rien pour ma part comme pour des citoyens qui savent très bien de quoi ils parlent lorsqu'il s'agit de militer contre la concentration des médias propagé par votre idole le milliardaire d'extrême droite Vincent Bollore.
Marty
21/07/2026 à 12:35
Vous n'êtes pas la démocratie. Vous êtes la censure !
Matthieu
21/07/2026 à 19:50
Vous osez parlez de censure...Bolloré ne fait que censurer quand cela ne lui plaît pas...pas de leçon à donner merci...
nick
21/07/2026 à 14:41
L'extrême gauche est décidément fasciste. Ces malades mentaux veulent appliquer la censure partout où les idées qui ne sont pas les leurs peuvent s'exprimer. Je note au passage que ce ne sont que des parasites qui vivent d'argent public. Je n'ai pas de religion, mais voir ces fachos vouloir appliquer la censure me motive à soutenir de toutes mes forces leurs adversaires. Désolé les petits nazillons, vous ne passerez pas.
Matthieu
21/07/2026 à 19:51
Le rn qui donne des leçons de morale alors qu'ils soutiennent le groupe Bolloré qui censure à tout va...pathétique votre commentaire.
Aurelien Terrassier
22/07/2026 à 10:28
Bollore et aussi Sterin, ils marchent main dans la main les deux milliardaires d'extrême droite qui ont aussi leurs adeptes. Il ne s'agit pas de censurer mais bel et bien de lutter contre la concentration des médias c'est à dire pas de favoriser des contenus livres, journaux et revus provenant de l'extrême droite en l'occurrence. Si les Relay ont un successeur ce que je souhaite, il vendra aussi ce type de contenu ignoble mais il ne va pas les mettre en avant pas plus par ailleurs que ceux du camp progressiste contrairement à ce qui pourrait être dit. Mais certains ici ont un soucis avec la neutralité et la liberté d'expression visiblement.
Phil7713
22/07/2026 à 12:12
Que pensez-vous alors des multimilliardaires rouges: Pigasse et Niel qui soutiennent financièrement de nombreux médias de gauche: Le Monde, le Nouvel Obs, Radio Nova, Combat...qui concentrent aussi des médias. Ils faut donc aussi leur interdire ces concentrations ?????
Aurelien Terrassier
22/07/2026 à 13:15
Vous êtes très confus. D'un Pigasse même s'il ne s'en cache pas de sa bataille culturelle de gauche contre l'extrême droite ne pratique pas la censure et de deux ses médias sont beaucoup mojns nombreux que ceux de Bollore et donc ont beaucoup moins de rentabilité. Et enfin trois Pigasse souhaite une chaine info l'année prochaine 100% à gauche quand Niel est actionnaire de Mediawan qui produit notamment C à vous syr France 5. Niel (qui souhaitait racheter le groupe M6 il y a quelques années) est plutôt en centre-droit et mène le monde vers ses idées donc non pas rouge du tout comme milliardaire. Pigasse est plus rose que rouge par ailleurs aussi.
Phil7713
22/07/2026 à 14:23
Vous êtes de Gauche vous en avez le droit, je suis de Droite et j'en ai le droit.
Notre principale différence c'est que vous défendez les multimilliardaires de Gauche mais moi je ne défends pas du tout mes multimilliardaires de Droite.
Je suis pour une totale liberté d'expression, qu'elle soit de l'extrême gauche ou de l'extrême droite.
Aurelien Terrassier
22/07/2026 à 14:52
Je suis de gauche oui mais pas dupe d'un milliardaire comme Pigasse non plus d'un. De deux Noël est macroniste et non de gauche. Je sais que les libertariens dont vous faites peut-être parti au centre-droit, à la droite radicale et à l'extrême droite sont pour l'abrogation des lois Pleven, Gayssot et Taubira ce qui affaiblit la liberté d'expression car le racisme et l'antisémitisme c'est contraire à la liberté d'expression. Et non la France ce ne sont pas les USA.
Phil7713
22/07/2026 à 15:07
Pour être plus pertinent sur Pigasse et Niel vous devriez aller sur Wikipedia pour consulter les articles sur Le Monde et le Nouvel Obs.
De 2009 à 2018 Le Monde a été soutenu financièrement par le trio Berge, Pigasse, Niel, de même en 2013 pour le Nouvel Obs.
Bien entendu comme il n'y a rien à gagner avec les médias qu'il faut recapitaliser très régulièrement, ils revendent leur actions et vont voir ailleurs pour gagner plus. Donc votre commentaire est faux, il faut aller à la source et voir l'historique de ces journaux
Aurelien Terrassier
23/07/2026 à 11:35
Non c'est vous qui êtes de mauvaise foi! Le Monde est passé du centre-gauche au centre-droit macroniste depuis quelques années. Je me fiche de ce qu'il y a sur Wikipedia d'ailleurs vous m'apprenez rien. Il est logique comme pour d'autres titres qu'à chaque changement de propriétaires-actionnaires, la ligne éditoriale change de cap et les exemples sont nombreux!
Phil7713
23/07/2026 à 12:52
La vérité c'est que vous n'assumez rien, le passé c'est le passé :assumez !!! Pigasse et Niel ont bien soutenus Le Monde jusqu'à fin 2018 avant de le revendre à Kretinsky. Ce n'est pas si vieux !!! Arrêtez de nier la réalité, vous qui n'arrêtez pas sûrement pas de reprocher au FN son passé, très lointain, sous JM Le Pen, et là vous avez raison
Aurelien Terrassier
23/07/2026 à 13:32
Niels est toujours l'actionnaire majoritaire du Monde. Kretinsky a fait partie des actionnaires entre 2018 et 2023 il a revendu ses parts à Niel. Pigasse est parti en 2022 je l'ai dit plus haut. Le Monde a longtemps était à la droite de la gauche proche du PS pour maintenant être de centre-droit tendance macroniste c'est la ligne politique de Niel qui provoque parfois des remous au sein de la rédaction. Kretinsky n'est pas en reste non plus. Rien que des torchons neo-reacs comme Marianne et Franc-Tireur n'ont pour but de draguer non seulement des gens de centre-droit dont certains se réclament encore d'une gauche laïque et universaliste mais aussi des sympathisants d'extrême droite tendance bleu-brun (à l'instar des fameux torchons de Sterin Valeurs actuelles et Frontieres).
Matthieu
21/07/2026 à 19:54
Concernant l'argent public...demandez au rn et à ses millions d'euros volés durant plusieurs années...
Jadore le rn qui parle de "censure" et "d'argent public"....ils devraient balayer leur porte....
pedro
22/07/2026 à 05:31
Le terme nazi a une signification historique et ne peut pas être appliqué aux idées de gauches qui n'ont au grand jamais étaient celles des nazies. Vous faites une inversion totalement problématique, d'autant plus quand le partie en totale opposition avec ces idées a été fondé par un ex nazi.
Deuxièmement, toutes opinions n'est pas bonne à exposer à la vue de tous quand elle est discriminatoire pour des raisons de genres, d'origine, de négation de la science.
Voudriez vous que l'on ait des auteurs défendant la platitude de la terre dans tous les Relay sous couvert de pluralisme.
Votre argumentaire ne tient pas.
Sickline
22/07/2026 à 09:25
Et pourtant ..
De bos jours, et cela transpire dans votre commentaire, c'est vel et bien la gauche qui se croit détentrice de la morale ultime et qui estime qu'elle est en droit et en devoir de faire interdire les discours qui ne vont pas dans son sens.
Relisez votre commentaire, c'est bourré d'idées allant dans ce sens.
Et même si on en est pas au nazisme effectivement, faire sensurer toutes les idées contraires aux siennes, c'est un premier vrai pas dans cette direction.
pedro
22/07/2026 à 15:20
Non ce n'est pas le coeur de ce que je dis, vous ne comprenez pas mon message. Ce que je défend c'est le fait de voir diffuser des idées qui se basent sur des analyses et des argumentaires solides et scientifiques et qui ne créent pas de discrimination... Ce n'est pas faire la leçon... C'est ma communication qui vous repousse pas le fond de mon propos contre lequel vous n'avez pas d'arguments.