Face à l’intelligence artificielle générative, Hervé Le Tellier et Abel Quentin ne parlent pas seulement de littérature. L’un, venu des mathématiques et de l’Oulipo, interroge la disparition possible du geste d’écrire, le choc professionnel, psychologique et démocratique que provoquent les machines. L’autre cherche des lieux où préserver l’intelligence humaine, la lenteur, la joie et la confiance.
Le 20/06/2026 à 11:22 par Hocine Bouhadjera
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20/06/2026 à 11:22
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Il n’y aura probablement pas de grand soir contre l’intelligence artificielle. Abel Quentin le sait, et le dit d’emblée dans Sanctuaires, paru en mai dernier. L’écrivain imagine bien « des millions de gens qui déconnecteraient leur application ChatGPT de concert, dans une ambiance festive et fraternelle ». Il ajoute aussitôt : « Dieu sait qu’un tel mouvement me trouverait dans la rue, une bière à la main. Seulement, nous le savons : cette épiphanie n’aura pas lieu. »
Hervé Le Tellier ne croit pas davantage à une sortie simple de l’affaire. Le Goncourt 2020 observe l’IA depuis longtemps, avec une attention nourrie par une première vie de mathématicien, de journaliste scientifique et de passionné de l’informatique. Il se souvient avoir interviewé Ray Kurzweil il y a plus de vingt ans, au moment où celui-ci développait déjà ses thèses sur la singularité : l’hypothèse d’un moment où l’intelligence artificielle dépasserait durablement les capacités humaines. Aujourd’hui, le constat est plus net, plus inquiet : « Moi aussi, je suis très pessimiste. »
Entre les deux auteurs, le sujet engage la littérature, le droit d’auteur, l’école, les métiers, la démocratie, les corps, l’attention, la confiance. Hervé Le Tellier parle d’un « problème de société », économique, politique et démocratique. Abel Quentin, lui, propose une réponse moins spectaculaire qu’un soulèvement, mais plus praticable : le sanctuaire.
Le mot peut désigner une maison d’édition, une école, une œuvre, un lieu public, un âge de la vie. Il ne s’agit pas d’une fuite. « Le sanctuaire n’est ni une planque, ni une catacombe », nous explique-t-il. Il serait plutôt « le lieu où l’on chérit et préserve l’intelligence humaine », un espace où l’homme et la femme ne sont plus placés en concurrence permanente avec la machine.
La question n’est donc pas seulement : que peut faire l’IA ? Elle est plutôt : que voulons-nous encore faire nous-mêmes ?
La discussion intervient dans un moment où le débat sur l’intelligence artificielle générative a quitté le cercle des spécialistes. Les obligations européennes visant les fournisseurs de modèles d’IA à usage général ont commencé à s’appliquer. En France, les organisations d’auteurs et d’éditeurs ont engagé un bras de fer juridique autour de l’utilisation d’œuvres protégées pour entraîner des modèles.
La question énergétique s’impose aussi dans le débat : les centres de données nécessaires au fonctionnement de l’IA consomment de plus en plus d’électricité, au point de devenir un sujet industriel et politique à part entière. L’Agence internationale de l’énergie estimait les centres de données à 1,5 % de la consommation mondiale d’électricité en 2024. Leur demande a encore progressé de 17 % en 2025, tirée notamment par l’IA, et pourrait approcher 3 % de l’électricité mondiale en 2030.
Ces repères donnent un cadre à nos deux écrivains. Mais ni Hervé Le Tellier ni Abel Quentin ne réduisent le sujet à un problème technique. Pour eux, l’IA générative n’est pas seulement un outil de production textuelle. Elle modifie les conditions mêmes de la parole, de la lecture, du jugement et du lien.
Abel Quentin refuse d’abord une confusion répandue : toute innovation ne serait pas nécessairement un progrès. « L’IA générative, bâtie sur les grands modèles de langage, n’est pas un progrès. C’est une innovation spectaculaire, géniale, au sens premier du mot. Je suis très admiratif du génie humain qui a créé ces robots-là, mais ce n’est pas un progrès, en ce sens que ses coûts cachés sont exorbitants. Eu égard à ces coûts, son utilité sociale est nulle, et même négative. »
Le cœur de son livre tient là : reprendre le droit de poser une question simple, mais décisive : « De quel progrès avons-nous besoin ? »
L’auteur de Cabane inscrit ici sa réflexion dans une tradition critique de la technique, de Jacques Ellul à Ivan Illich, André Gorz ou Camus. À ces références s’ajoutent Shoshana Zuboff, pour le capitalisme de surveillance, ou encore Éric Sadin, dont il reprend l’image du « désert de nous-mêmes ». « Il existe une inhibition collective face à cette industrie qui n'est pas seulement liée à sa puissance ; cette inhibition est aussi liée à la morgue de ses relais, experts, "AI scientists", industriels, etc. Le langage technicien professe un mépris de l'être humain, et ce mépris le contamine. »
La formule rejoint l’inquiétude de Hervé Le Tellier, plus frontale encore. L’IA, dit-il, nous expose à trois chocs : professionnel, psychologique et démocratique.
Le premier est déjà visible. « Beaucoup de gens seront remplacés, ça commence déjà à être le cas. Les traducteurs, les graphistes, on voit bien que ça commence déjà. Les codeurs, les mathématiciens commencent aussi à s’inquiéter énormément. » Il ajoute les biologistes, les juristes, les comptables, les architectes. « On peut multiplier les professions comme ça, il n’y a pas de limite à la chose. Chacun des domaines de l’économie va être directement impacté. »
La littérature n’est qu’un territoire parmi d’autres. Mais elle est un bon révélateur, parce qu’elle touche à ce que les sociétés aiment encore considérer comme irréductiblement humain : la phrase, le style, la voix, l’intention.
On imaginait Hervé Le Tellier, mathématicien de formation, familier des contraintes, des jeux de langage et des expérimentations littéraires avec la machine, enthousiaste face à l’IA générative. L’Oulipo, dont il est président, s’est construit sur l’exploration des contraintes. L’IA, jusqu’à présent, butait sur des consignes linguistiques, comme l’alexandrin ou le lipogramme.
Ce n’est plus le cas avec Fable 5 - désormais bloqué par Anthropic. Si on lui demande de réécrire Le Petit Chaperon rouge sans la lettre e, ce qu’a fait Sébastien Bailly avec le « bon » prompt, Fable commence ainsi : « Il y avait un jour, dans un bourg blotti au bord d’un grand bois, un mignon bout d’chou qui portait, nuit ou jour, un capuchon carmin. »
Pas si mal. Le Tellier ne croyait pas à une limite de principe. « Je ne mettais pas de position théorique sur le fait qu’elle soit incapable de le faire. Je pensais qu’un jour ou l’autre, le réseau de neurones serait parfaitement capable d’appliquer une contrainte. Nous y sommes. » Adieu l'IA éternellement maladroite. Elle est de plus en plus capable d’imiter, de simuler, de produire des formes. « Est-ce si grave ? Nous perdons contre tous les programmes d’échecs et nous continuons à jouer. »
La vraie question commence après : « Ce n’est pas d’imiter, de simuler seulement. Est-ce qu’elle nous remplacera ? C’est une vraie question. »
L'auteur de l'Anomalie replace cette interrogation dans l’histoire de l’Oulipo lui-même. Il rappelle l’Alamo, « atelier de littérature assistée par la mathématique et l’ordinateur », créé il y a plusieurs décennies, et son slogan : « Mieux vaut faire à l’Alamo qu’à la main. » Le groupe s’intéressait déjà à ce que l’ordinateur pouvait apporter à la littérature. Mais l’époque a basculé à une échelle qui excède largement les jeux combinatoires des pionniers.
L’Oulipo s’est pourtant toujours intéressé à ces questions : « Qu’est-ce que c’est que la langue, le langage, la littérature, comment elle est ordonnée, structurée ? Est-ce qu’il y a des structures cachées, des structures visibles ? » L’IA reprend ce terrain, mais avec des moyens industriels et une puissance de calcul sans commune mesure.
À LIRE - La prix Nobel 2018 utilise l’IA pour écrire : “Chérie, comment développer cela joliment ?”
Pour Hervé Le Tellier, l’enjeu se déplace alors vers le geste. Il compare l’écrivain à un artisan : « Nous, on est dans un secteur qui est proche de la poterie. » Si une machine reçoit la glaise et sort le pot à la place du potier, « ce n’est pas le métier du potier ». De même, l’écriture ne se réduit pas au résultat produit. « S’il n’est pas écrit par vous, il n’est pas signé de vous », tranche-t-il. « Il y a plein de gens que ça ne va pas déranger. Moi, ça me dérangerait. » Il confesse : « Je n’aime pas écrire, j’aime avoir écrit. »
Chez Abel Quentin, ce qui est à préserver dépasse les métiers ou les revenus : ce sont « les conditions de la liberté ». Sans elles, dit-il, la liberté devient « une coquille vide, une liberté formelle sans substance ».
Ces conditions tiennent au jugement critique, à l’autonomie face à la machine, mais aussi au primat de la parole vivante, habitée. L’école, à ce titre, devrait être l’un des premiers sanctuaires : « Non pas une institution qui ignore la civilisation de l'algorithme, mais une institution qui cultive les conditions d'une critique profonde de cette civilisation, et de ses mensonges. »
Abel Quentin n’attend pas la loi : il défend le boycott quand il est possible, puis la création de sanctuaires, jusque dans l’édition. « Sanctuariser un département de fiction », par exemple, qui reviendrait à nouer « un pacte moral » entre auteur, éditeur et lecteur. La garantie ne serait pas technique, il le sait, mais elle aurait valeur d’engagement : « Tout est préférable à la résignation. »
Hervé Le Tellier rejoint ce point lorsqu’il évoque l’idée d’un label « 100 % humain ». Il en voit la nécessité autant que la fragilité : « Ce label est invérifiable. C’est vraiment un pacte. Un pacte de confiance. »
Car la frontière devient de plus en plus trouble. Les textes hybrides brouillent leur origine, les outils de détection se trompent, et « la discernabilité de l’écriture humaine par rapport à l’écriture d’une IA » devient, selon lui, « de plus en plus compliquée ». Dans ce paysage, l’éditeur retrouve un rôle décisif : « Discuter avec leurs auteurs, vérifier, valider. »
Hervé Le Tellier imagine déjà une offre littéraire éclatée entre livres humains, hybrides ou entièrement produits par IA. Certains lecteurs s’en détourneront, d’autres non : « Il y a des gens qui s’en moquent, qui veulent un plaisir immédiat de la lecture. » Les genres les plus codifiés pourraient être les premiers touchés, à commencer par la romance, ou le polar, où l’IA peut recombiner des structures narratives, multiplier les fausses pistes et fabriquer des intrigues efficaces.
Le danger n’est donc pas que l’IA écrive toujours mal. Elle peut, dans certains cadres, produire du lisible, voire du convaincant. L'auteur l’admet jusque dans les expériences de continuation d’œuvres classiques : « On risque d’avoir des nouveaux Flaubert, des nouveaux Dickens, des nouveaux Jane Austen, des nouveaux Virginia Woolf » produits par des machines.
Lui-même reconnaît qu’un nouveau Ripley de Patricia Highsmith écrit par IA éveillerait sa curiosité. Mais il fixe une limite : « Je n’aurais pas envie de lire un livre qui parle d’une aventure personnelle, qui parle d’un drame personnel écrit par une IA. Je ne croirais pas une seconde. »
Abel Quentin déplace alors la question vers l’expérience intime du lecteur. Extérieurement, tout pourrait rester en place : les livres, les librairies, les quatrièmes de couverture, les prix, les maisons d’édition. « Ces œuvres pourront même avoir des qualités esthétiques. Mais seulement, on en tirera moins de joie », estime-t-il. Car lire, admirer ou contester suppose qu’une responsabilité soit portée quelque part : « Quelqu’un a endossé une paternité. » Si cette paternité devient douteuse, les œuvres risquent de renvoyer les lecteurs « à leur propre solitude ».
La comparaison qu’il propose est amoureuse. Le doute, s'il porte sur un élément essentiel de la personnalité de l'autre, voire son identité, risque d'empêcher un abandon véritable. On devient « avare de sa joie », « avare de son amour ».
Le deuxième choc décrit par Hervé Le Tellier dépasse la littérature. Il concerne la relation que les individus noueront avec les machines. « Parce que les IA sont bienveillantes, parce qu’elles sont tout le temps disponibles, parce qu’elles sont présentes là où l’autre n’est pas forcément là. »
Il cite les adolescents qui demandent à ChatGPT quoi faire avec leur copine ou leur copain. La réponse, dit-il, peut être bonne. Les IA passent suffisamment bien le test de Turing pour faire oublier, dans l’usage, qu’elles ne sont pas humaines. « On n’est pas fait pour avoir un locuteur qui sait parler, qui a du langage, et ne pas établir de liens. »
Ce rapport deviendra de plus en plus personnel. « Ce ne sera pas l’IA, ce sera leurs IA », prédit-il. Des compagnons linguistiques, émotionnels, bientôt incarnés dans des robots, dans des chiens artificiels, dans des humanoïdes. Il imagine la difficulté d’expliquer à un enfant de deux ans qu’un robot qui parle n’est qu’un robot. Il ne s’agit plus seulement d’usage, mais d’attachement.
L’inquiétude prend aussi la forme d’une blessure narcissique, soulevée par Alain Damasio. « On n’est plus l’espèce la plus intelligente sur Terre », avance-t-il. Reste peut-être la conscience, mais là encore, tout vacille : « Qu’est-ce que c’est que le langage, qu’est-ce que c’est que l’intelligence et qu’est-ce que c’est que la conscience ? » Sur ces trois questions, estime-t-il, les définitions se dérobent.
Hervé Le Tellier imagine, avec sa manière de tirer un fil jusqu’au scénario, le moment où les robots pourraient « en avoir marre » de servir des humains médiocres à leurs yeux. L’hypothèse semble relever de la science-fiction, mais elle lui permet de poser une question très sérieuse : celle de l’alignement des IA. Si leurs intérêts ne restent pas accordés aux nôtres, si un conflit apparaît autour des ressources, de l’électricité ou du pouvoir, l’humanité pourrait ne pas être en position de force. « Il n’y aura même pas besoin de méchants pour qu’on soit menacés. »
Abel Quentin parle du « marché de la relation », expression qu’il reprend à Bruno Patino, et de son imbrication avec le marché de l’attention. Le gain de temps promis par la machine pourrait être immédiatement reconquis par les dispositifs qui captent notre disponibilité. « Les deux combinés ensemble, ça nous conduit à un avenir dystopique qui pourrait s’imposer assez rapidement. »
Sa formule est tranchée : cette imbrication est « une machine à aliéner ». Le temps dégagé par la machine, lorsqu’il n’est pas immédiatement affecté à un surcroît de production, est investi par le marché de l’attention. Le sanctuaire, chez lui, répond aussi à cela : préserver des lieux où la lenteur, l’imperfection et l’imprévisibilité restent désirables.
Pour Le Tellier, le troisième choc est politique. Les IA génératives ne brouillent pas seulement la frontière entre texte humain et texte-machine : elles rendent possible une production industrielle de faux récits, de fausses images et de fausses scènes. « Aujourd’hui, on ne peut plus faire la moindre distinction entre le vrai et le faux », alerte-t-il. Cette capacité à « créer de la réalité fausse » ouvre, à ses yeux, un risque massif de manipulation démocratique.
Le problème tient aussi à la faiblesse des réponses publiques. Les lois existent parfois, mais l’anonymat, la viralité, la masse des contenus et l’absence de sanctions effectives ont installé un désordre informationnel que l’IA peut amplifier. « Il y a une absence totale de règles », déplore-t-il. Surtout, la décision semble abandonnée aux acteurs privés : « C’est quand même la première fois qu’on laisse des milliardaires, qu’on laisse des entreprises privées décider pour nous de ce que sera notre avenir. » Comme si, résume-t-il, « les fabricants de bombes nucléaires décidaient si, oui ou non, il y aura une guerre ».
Pour Abel Quentin, la technologie ne doit pas devenir un destin : il faut « dénoncer sans relâche les mensonges et les poncifs des industriels de la tech et de leurs idiots utiles », et retrouver la capacité de juger ce qui nous est réellement utile.
Cela suppose aussi de distinguer les IA, leurs usages et leurs coûts. « Si on considère l’intelligence artificielle comme une sorte de bloc insécable à prendre ou à laisser, on est dépossédé de notre possibilité d’agir. » Critiquer l’accès massif aux IA génératives ne revient donc pas à condamner la recherche médicale ou les usages scientifiques : c’est précisément cette confusion qu’il veut dissiper.
La discussion revient toujours à la même question : que faut-il préserver ? Abel Quentin répond sans hésiter : « Les conditions de la liberté ». Cela suppose de préserver le jugement critique, mais aussi la joie. La joie de créer, de lire, d’admirer, de contester, d’être en relation avec une œuvre dont quelqu’un assume la paternité.
Hervé Le Tellier répond par la responsabilité de l’auteur et par le plaisir de faire. « Franchement, je ne vois pas l’intérêt à demander à l’IA d’écrire pour moi. Je vois l’intérêt de demander à l’IA de valider des hypothèses, non pas fictionnelles, mais historiques. » On peut s’en servir pour explorer un contexte, rassembler des informations, éclairer une guerre oubliée ou une période. Mais déléguer l’intrigue ou l’écriture, pour lui, fait perdre l’essentiel. « Pour ce qui est de l’écriture, c’est une défaite. »
Il joue avec les mots : déception et défaite. La déception, parce que la création n’a pas eu lieu. La défaite, parce que « ce n’est pas fait ». L’auteur s’est retiré du geste qui fondait son rapport à l’œuvre.
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Abel Quentin, lui, ne propose pas un retrait général du monde technique. Son sanctuaire n’est pas un refus de tout. C’est un espace de choix, de protection et d’affirmation. Il veut « revendiquer le 100 % humain et l’élever au rang de fierté », une fierté paradoxale qui ne se nourrit pas de performance, mais de lenteur, de rugosité, d’imperfection.
Crédits photo : Hervé Le Tellier (Francesca Mantovani, Gallimard) / Abel Quentin (Céline Nieszawer, L’Observatoire)
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
Paru le 05/05/2026
368 pages
Editions de l'Observatoire
22,00 €
Paru le 04/06/2026
96 pages
Editions Gallimard
26,00 €
3 Commentaires
Edco
20/06/2026 à 16:51
Bel article, surtout quand on aime Le Tellier et Quentin .
"L’IA va-t-elle remplacer les écrivains ? : épisode du podcast Intelligence artificielle : quels bouleversements pour demain ?" https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-le-debat/l-ia-va-t-elle-remplacer-les-ecrivains-1818191?at_medium=ads&at_ad_platform=google&at_campaign=culture_search_podcasts&gad_source=1&gad_campaignid=23070550481&gbraid=0AAAAACne0eqBhet5Zp5gcSXxDLxLSvTrk&gclid=CjwKCAjw9NjRBhATEiwA_p2J8Q__u84thEu9EQ6Dus_lBxiGer994EqqOk0rjehEp4_25CQeowz98xoC61AQAvD_BwE
Il y a écrivain et ... écrits...vains.... là peut-être se situe....la prise de pouvoir de l ' IA ...et qui passera IAnaperçue ....mais encore est- ce une appréciation individuelle.....donc discutable !
Gopal
22/06/2026 à 12:30
Intéressant, mais ne faut-il pas de dire que l'IA est avant tout un outil. Un outil aussi révolutionnaire que le feu ou l'imprimerie. Au fond ce qui se joue en dernier lieu c'est notre faculté de choisir, d'arbitrer en plusieurs solutions. Ce qui distingue le consommateur du créateur, qu'il soit artiste ou entrepreneur, c'est que le créateur fait des choix. Et un choix nous engage en tant qu'humain. Et comme pour chaque invention l'utilisateur à le choix de détourner contre les humains, ou de l'utiliser pour faire progresser notre humanité. Ce choix éthique de pose d'emblée à chacun de nous. Il ne faut pas fuir les outils, il être éduqué des le plus jeune âge à en mesurer les effets et les conséquences pour notre humanité. Vaste programme certes, car éduquer posé naturellement d'autres questions. Mais cela me semble la seule voie où notre humanité a une chance de grandir et non pas de s'auto-détruire...
Edco
22/06/2026 à 16:33
A écouter , Asma. Mahla..
https://youtu.be/HyNeM9rKA2I?is=tVtMqikv6bALDgXh
Ah la la , c est plus compliqué et sérieux......cet " outil " ...
"Les IA ne sont pas des outils ! Et c’est important de le comprendre" https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/les-ia-ne-sont-pas-des-outils-et-cest-important-de-le-comprendre/