L’information climatique circule davantage, alerte plus souvent et documente mieux l’ampleur du dérèglement en cours. Pourtant, l’accumulation des faits déclenche parfois l’angoisse, la lassitude ou le repli, au lieu de nourrir l’action. Pour dépasser cette impasse, le monde du livre dispose d’un rôle singulier : faire entendre d’autres récits, d’autres voix, et transformer la prise de conscience en mouvement collectif. Fanny Audibert publie chez Oxus Sortir du déni climatique, entrer en action.
Le 15/06/2026 à 13:03 par Auteurs Piktos
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Publié le :
15/06/2026 à 13:03
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Pourrait-on souhaiter qu’il y ait encore davantage de mises en garde, d’articles, d’émissions sur le dérèglement climatique ? Oui, bien sûr. Elles ont trop longtemps fait défaut. Mais on ne le constate que trop bien : l’information seule (en particulier sur l’ampleur du phénomène, les problèmes qu’il cause et ses conséquences prévisibles) ne détermine pas à passer à l’action. Heureusement, des pistes existent pour y remédier, auxquelles le monde du livre, parmi d’autres, peut prendre part, du fait de son influence sur la circulation des idées et des représentations.
Parlons d’abord des difficultés. C’est à juste titre qu’on entend de plus en plus parler de l’éco-anxiété (définie officiellement en 2017). Qu’est-ce qui est susceptible de la déclencher ? Toute information que l’on peut recevoir au sujet de la crise climatique.
Très présente chez les jeunes notamment, elle témoigne, selon les médecins, d’une prise de conscience normale et saine de la situation : on commence à mesurer le danger, ainsi que la tâche qui nous attend. Le problème, c’est que ce qui éveille la conscience peut simultanément entraver l’action. En effet, s’informer risque de relancer la peur et le sentiment d’impuissance, conduisant à une véritable paralysie.
Cela peut même conduire jusqu’au déni climatique. Car, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le déni repose sur une reconnaissance (implicite, profonde, parfois inconsciente) de la menace qui nous guette : refuser sa réalité, c’est refuser d’être submergé par tout ce qu’elle inspire de sentiments négatifs. C’est un acte de défense… mais une très mauvaise stratégie sur le long terme !
Même si, encore une fois, on doit déplorer le peu de place occupée par le sujet dans les médias en France (au Royaume-Uni par exemple, même les tabloïds s’y sont mis), une population exposée régulièrement à ce sujet y devient peu à peu insensible. C’est d’autant plus le cas si l’information adopte les mêmes angles récurrents : reportages sur les phénomènes extrêmes, crise multiforme, mais abusivement réduite à un « réchauffement » global, appel à la responsabilité individuelle… La lassitude peut vite devenir indifférence.
Il faut dire que le dérèglement climatique n’est pas toujours facile à se représenter. Celui-ci repose sur une tendance à la hausse de moyennes et d’extrêmes (températures, précipitations…). Il est difficile d’en faire jour après jour l’expérience directe. Plus étonnant : les témoins ou les rescapés de désastres liés au climat ne modifient pas toujours pour autant leur vision de l’avenir. C’est ce que l’on appelle « le biais d’optimisme ».
À LIRE - Canicules : quand la France étouffe sous les alertes météo
Enfin, comme n’importe quel sujet de préoccupation, celui-ci n’est pas le seul à habiter nos esprits. Il a en outre l’inconvénient de sembler souvent lointain, dans le temps comme dans l’espace : autant de (fausses) bonnes raisons de le rejeter à l’arrière-plan, d’où il a ensuite beaucoup de mal à sortir.
Dans un monde idéal, chacun recevrait des faits précis, les comprendrait exactement et y répondrait de façon cohérente et rationnelle, pour ne pas dire unanime. Seulement, voilà : l’être humain ne reçoit jamais des faits comme une calculatrice reçoit des chiffres.
Il n’est même pas nécessaire de convoquer la désinformation pour que des problèmes surgissent. Très vite, la psychologie s’en mêle, avec nos modèles mentaux. Ces derniers sont constitués par nos expériences, notre éducation, nos connaissances, nos conditions de vie…
Ils sont responsables de nos opinions et de nos valeurs, et, à l’occasion, peuvent agir comme des filtres : nous aurons naturellement tendance à nous informer auprès de médias ou de personnes dont les points de vue sont déjà proches des nôtres. Nous tendrons aussi à juger peu pertinentes des informations qui remettent en cause nos convictions, voire à les oublier.
D’autres données sociologiques compliquent encore les choses. Ainsi, chacun se définit comme membre d’une ou de multiples communautés (classe, métier, religion, nation…) ; en retour, cette définition suppose l’existence des « autres », étrangers auxdites communautés, quand ils n’en sont pas les symétriques ou les antagonistes.
Ainsi, la défense du climat ayant été trop longtemps, et étant encore, associée à une certaine famille politique, ceux qui ne se reconnaissent pas dans celle-ci auront plus de mal à admettre que les discours sur le climat les concernent. Cette opposition latente entre « nous » et « les autres » mène également à simplifier, jusqu’à la caricature, les positions de ces « autres », comme s’ils formaient un bloc uniforme et radical : de quoi éloigner les chances d’une entente ou d’un compromis. En pareil cas, ce n’est pas en se bornant à communiquer des informations qu’un camp a les meilleures chances de convaincre l’autre.
Tout cela ne veut pas dire, heureusement, qu’il faut renoncer à communiquer pour espérer un passage à l’acte, étatique comme collectif. À nouveau, psychologues, sociologues, mais aussi activistes sur le terrain ont plusieurs éléments à nous transmettre ; peut-être, à l’heure actuelle, les relayer ou les appliquer devient-il une responsabilité collective, et des maisons d’édition en particulier.
Ainsi, le messager importe plus que le message. La parole des gens en qui nous avons confiance a tout simplement plus de poids que celle des experts. Aux États-Unis, on a observé que les porte-parole les plus efficaces du climat auprès des conservateurs étaient des croyants ou des membres de l’armée, par exemple. On écoutera aussi plus facilement quelqu’un qui prend un risque ou ne sert manifestement pas ses intérêts.
Plutôt que des faits objectifs, des expériences personnelles, avec une résonance émotionnelle, ont de meilleures chances d’entraîner des adhésions : de cette manière, il est bien plus facile pour les interlocuteurs de les relier à leurs expériences personnelles. L’environnement urbain empêche-t-il la chaleur de redescendre la nuit autour de vous ? La proximité de la côte vous inquiète-t-elle sur la montée inéluctable des océans ?
Des auteurs décrivant leurs expériences et abordant franchement les interrogations ou les inquiétudes qu’elles ont fait naître peuvent s’avérer d’efficaces ambassadeurs de la cause climatique. Les romanciers peuvent également remplir ce rôle, comme Gilles Leroy, auteur du désormais classique Zola Jackson, qui décrit la maison de son héroïne lentement inondée par les eaux qu’a libérées l’ouragan Katrina.
Tenez compte des valeurs de votre interlocuteur et de sa façon de vivre. Rien ne vous oblige à être d’accord avec lui sur tout (avec qui le seriez-vous ?). Mettez l’accent sur ce qui rassemble, non sur ce qui divise.
Le plus judicieux est de choisir un cadre pertinent pour l’autre : non global, mais local et actuel. Un étudiant sera sensible aux emplois créés par l’énergie verte ; un médecin, aux effets touchant à la santé ; une population rurale, aux conséquences sur l’agriculture… Tous les secteurs étant nécessairement affectés, des transports jusqu’à la sécurité, il n’existe pas de mauvais cadre pour évoquer le sujet.
En particulier, tel livre proposant tel angle spécifique sur cet immense sujet sera pertinent pour certains lecteurs et non pour d’autres : c’est tout l’intérêt de la démarche des libraires qui feront le choix de certains ouvrages précis, et, le cas échéant, opteront pour une mise en vitrine susceptible de capter l’intérêt de leur clientèle.
Pour contrer l’éco-anxiété ou éviter le déni, il est primordial d’admettre que la situation est inquiétante (d’où l’intérêt de livrer de ses impressions personnelles), mais surtout, de donner des raisons d’espérer.
D’une part, chacun peut, dans le cadre d’une ou de plusieurs communautés, réfléchir à des mesures concrètes et efficaces pour améliorer les choses : les mettre en place fait beaucoup pour apaiser les émotions négatives, et c’est pourquoi beaucoup de livres qui abordent ces émotions en présentent. D’autre part, les initiatives, les recherches, les avancées en faveur du climat se multiplient, et beaucoup de médias « verts » s’en font justement le relais : saviez-vous par exemple que deux think tanks en France ont élaboré des plans de décarbonation du pays tout à fait réalistes ?
Ce n’est donc pas l’information seule qui nous sauvera. Il importe surtout de l’employer à bon escient, et surtout de l’accompagner d’écoute, de tentative de comprendre l’autre et de se faire comprendre de lui. Nous avons besoin de toutes les forces en présence.
L’important n’est pas de changer qui sont les autres : c’est de voir dans quelle direction vous pourrez employer ce qu’ils ont à apporter. En effet, face au climat, la question n’est plus de convaincre, mais de rassembler.
Par Auteurs Piktos
Contact : f.lamotte@piktos.fr
Paru le 22/04/2026
384 pages
Editions Oxus
24,50 €
Paru le 08/09/2025
176 pages
Editions de Terran
20,00 €
Paru le 11/03/2024
240 pages
Editions de Terran
22,00 €
Paru le 08/04/2026
189 pages
Editions de Terran
22,00 €
7 Commentaires
Tatou
16/06/2026 à 07:20
Je me reconnais totalement dans cette analyse : comme je n'accorde aucun crédit aux positions politiques et societales extrêmistes portées par les écologistes français pris comme un parti politique, j'ai tendance à me désintéresser des questions pourtant fondamentales qui touchent à l'écologie et aux risques. Dans ce sens le discours des écologistes français a un effet, sur ma petite personne, mortifere et totalement improductif, alors que la question demeure..
Rose
16/06/2026 à 08:49
Ça date cette histoire ! Déjà, dans les années 1970, Edward Abbey a écrit "Le gang de la clef à molette" et le combat était engagé. Tout le monde sait ce qu'il faut faire pour freiner les maux de la planète et faire confiance à la nature dont nous sommes.
nico
16/06/2026 à 17:42
quand bien même nous aurions réglé le problème climatique a coup de décarbonation, tant que nous serons en guerre contre le vivant a travers le gigantisme de nos infrastructures, notre habitabilité et donc notre communauté terrestre seront toujours en réel danger. Il nous faut opérer une véritable révolution ontologique pour que les discours des uns puissent prendre sens chez les autres.
Alain
18/06/2026 à 00:33
Déni climatique ou recherche scientifique?
Le CO2 correspond à 0,04% de l'atmosphère, L'homme est responsable de 1,5% de ces 0,04% et peut effectivement agir sur 0,5% de ces 1,5%... Ça fait pas beaucoup...
Sachant que 98% des gaz à effet de serre sont...de l'eau et que le CO2 est à son plus bas depuis 600 millions d'années. Que La photosynthèse s’arrête entre 150 et 180ppm (part per million). Actuel: 406ppm. À partir de 200ppm, cela commence à être dangereusement proche de l’arrêt de la photosynthèse.
Nos plantes alimentaires sont adaptées à un taux plus élevé de Co2. Les adventices (mauvaises herbes) par contre, se sont adaptées à un taux plus faible. C’est pour ça que les serres commerciales augmentent le CO2 jusqu’à 1100 ou 1200ppm ce qui est 3 fois (ou plus) le taux actuel. Au début de la révolution industriel, il était autour de 280 ppm (d’où adaptation des plantes sauvages, les gens en mangeaient beaucoup et il n'y avait pas les plantes modernes)
Le taux à pu aller jusqu’à plusieurs milliers ppm au cours de la majorité de l’histoire de la terre et la vie était abondante, prolifique et la terre n’est pas devenue une serre incontrôlable comme prédit.
(cf Randall Carlson, climatologue)
Le soleil est à son plus haut dans son cycle de 10 ou 11 ans, il fait plus chaud, c'est normal, c'est déjà arrivé, ça va passer, si on arrête d'épendre des tas de cochonneries dans l'atmosphère par les chemtrail qui créent un voile en quelques jours.
Vilain complotiste.? Je ne cherche à convaincre personne, je me suis fait mon opinion tout seul, (il suffit aussi de lever les yeux en ce moment) toutes les infos sont sur Wiki ou sur des sites sérieux et scientifiques, il suffit de les rassembler pour se faire sa propre réflexion. Mais c'est plus dur que de céder au matraquage du réchauffement cimatique devenu dérèglement climatique depuis que les banquises n'en finissent pas de ne pas fondre...
Le climat tempéré de la terre ces 40 000 dernières années et UNIQUE dans toute l'histoire de la terre, ça n'est jamais arrivé, peut-être qu'on arrive au bout. Et pourquoi tout le système solaire se réchauffe aussi si c'est nous qui réchauffons la terre?
Tant qu'on ne me répondra sur ces questions, je ferai parti du clan du déni.
Réfléchir et faire une recherche simple permet de dédramatiser. La terre se réchauffe peut-être, mais ce n'est pas nous qui le provoquons, et ceux qui se gavent sur la taxe carbonne sont devenus millionnaires sans trop rien faire...Pratique.
Team ActuaLitté
18/06/2026 à 09:53
Bonjour Alain
On peut discuter de politique climatique, de fiscalité carbone ou de choix industriels. Mais les arguments scientifiques avancés ici mélangent plusieurs choses : la proportion du CO₂ dans l’air, les flux naturels du carbone, le rôle de la vapeur d’eau, les climats très anciens, les serres agricoles, le cycle solaire et les traînées d’avion. Pris séparément, certains éléments contiennent une part de vrai ; mis bout à bout, ils conduisent à une conclusion fausse.
Dire que le CO₂ ne représente qu’environ 0,04 % de l’atmosphère ne dit rien de son effet climatique. Beaucoup de substances ont des effets majeurs à faible concentration. Le CO₂ absorbe une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre : c’est une propriété physique mesurée depuis longtemps, pas une opinion. Le point central n’est pas que le CO₂ soit minoritaire dans l’air, mais qu’il soit passé d’environ 280 ppm avant l’ère industrielle à plus de 430 ppm aujourd’hui (le CO₂ mesuré à Mauna Loa atteint 432,34 ppm en mai 2026 selon la NOAA,).
Cela représente une hausse de plus de 50 % de sa concentration atmosphérique depuis le début de l’industrialisation.
L’argument selon lequel l’homme ne représenterait qu’une fraction minuscule du CO₂ atmosphérique confond les stocks et les flux. Il existe de grands échanges naturels de carbone entre l’atmosphère, les océans et la biosphère. Mais avant l’industrialisation, ces échanges étaient proches de l’équilibre. Les émissions humaines ajoutent du carbone fossile à ce cycle. Les puits naturels — océans et végétation — absorbent une partie de ce surplus, mais pas tout. Le résultat mesuré est clair : le CO₂ atmosphérique augmente année après année, et l’origine fossile de cette hausse se vérifie aussi par les signatures isotopiques du carbone.
La vapeur d’eau est bien le gaz à effet de serre le plus abondant. Mais elle n’agit pas comme le CO₂. Elle reste peu de temps dans l’atmosphère et dépend fortement de la température : quand l’air se réchauffe, il peut contenir davantage de vapeur d’eau, ce qui amplifie le réchauffement. Elle est donc surtout une rétroaction. Le CO₂, lui, agit comme un forçage : il modifie d’abord le bilan radiatif, puis la vapeur d’eau amplifie la réponse du système climatique.
L’argument des serres agricoles n’est pas une réfutation du réchauffement. Oui, certains producteurs enrichissent l’air des serres en CO₂ pour stimuler certaines cultures, dans un environnement fermé où l’eau, la température, les nutriments, la lumière et les parasites sont contrôlés. Cela ne signifie pas qu’une atmosphère mondiale enrichie en CO₂ soit bénéfique. Dans le monde réel, les cultures subissent aussi les sécheresses, les vagues de chaleur, les sols appauvris, les ravageurs, les incendies, les inondations et les événements extrêmes. Une serre n’est pas une planète.
Le seuil de photosynthèse autour de 150 ppm n’est pas non plus un argument pertinent. Nous ne sommes pas menacés par un effondrement imminent du CO₂ atmosphérique. Le problème observé est inverse : la concentration augmente rapidement. Le fait qu’un niveau extrêmement bas de CO₂ nuise aux plantes ne démontre pas qu’une hausse rapide et durable du CO₂ soit sans conséquence climatique, agricole ou océanique.
Comparer la situation actuelle avec des périodes où le CO₂ atteignait plusieurs milliers de ppm pose un autre problème : la Terre ancienne n’était pas la Terre actuelle. La position des continents, les océans, les calottes glaciaires, la biosphère et même l’énergie reçue du Soleil différaient. Sur des centaines de millions d’années, le Soleil était aussi moins lumineux. On ne peut donc pas isoler un chiffre de CO₂ du passé et l’appliquer directement au climat présent.
La question scientifique pertinente est la vitesse du changement actuel et ses effets sur les sociétés, les écosystèmes, les glaciers, les océans et l’agriculture modernes.
Le Soleil influence évidemment le climat. Mais l’explication solaire ne colle pas aux observations récentes. Les mesures satellitaires de l’irradiance solaire existent depuis la fin des années 1970 et ne montrent pas de hausse capable d’expliquer le réchauffement observé. Le cycle solaire de 11 ans produit des variations faibles et temporaires ; il ne crée pas une tendance de fond continue sur plusieurs décennies. Or les températures mondiales, le contenu thermique des océans et les concentrations de gaz à effet de serre suivent une tendance nette.
Quant aux “chemtrails”, aucune preuve scientifique solide ne confirme l’existence d’un programme secret d’épandage atmosphérique à grande échelle. Les traînées persistantes d’avion, elles, sont bien connues : ce sont des traînées de condensation formées dans des conditions de froid et d’humidité en altitude. Elles peuvent avoir un effet climatique, mais cela relève de la physique des contrails, pas d’un complot invisible.
Enfin, les banquises ne “refusent” pas de fondre. L’Arctique a perdu une part majeure de sa glace de mer estivale depuis le début des observations satellites (la NASA mesure un recul de la glace de mer arctique de septembre de 12,2 % par décennie par rapport à la moyenne 1981-2010).
L’Antarctique a longtemps présenté une dynamique plus complexe, mais les dernières années ont aussi connu des niveaux très bas de glace de mer. Sélectionner quelques épisodes de reprise saisonnière ne contredit pas la tendance de long terme.
Le débat scientifique ne consiste pas à aligner des faits isolés qui paraissent rassurants. Il consiste à vérifier les ordres de grandeur, les mécanismes physiques, les mesures indépendantes et la cohérence d’ensemble. Sur ce point, les observations convergent : le climat se réchauffe, les gaz à effet de serre d’origine humaine en sont la cause principale, et le CO₂, même minoritaire dans l’atmosphère, joue un rôle central dans ce déséquilibre.
Edco
18/06/2026 à 12:13
Bravo pour cette réponse 🙏 Ah la la , le dénialisme !!!!!Il est à la science ce que le brueloppdamillerisme.....est à la femme ....!!!!🤭🤭🤭🤭
Pas responsable, pas coupable, ... l ' enfer , c est les autres, ....etc.....
Aujourd'hui , c est le 18 juin , et on pourrait lancer ....l ' appel...!!!.." les carottes sont cuites .....je répète ...les carottes sont cuites !!!! Oui il fait 35 ....et ça se répète et c est pas fini !!!!!
nico
18/06/2026 à 15:36
Bonjour Mr Alain je vous laisse le soin d 'expliquer votre point de vue a la glaciologue Heïdi Sevestre qui étudie la banquise depuis 2015 qui après avoir fait la soutenance de sa thèse fin 2015 est parti pendant deux mois en Antarctique étudier la barrière de glace du Larsen C. Je pense que votre avis sur la question peut certainement l' aider a étudier l'accélération de la fonte des glaciers.