Daphné Tamage est lauréate de la première édition du prix littéraire du Roi René pour son roman Le Chant des contraires, publié chez Stock. Créé à Aix-en-Provence à l’initiative des romanciers Enguerrand Guépy et Matthieu Falcone, ce nouveau prix distingue une œuvre de fiction en langue française qui « magnifie l’imagination et la langue française ».
Le 12/06/2026 à 12:53 par Hocine Bouhadjera
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Publié le :
12/06/2026 à 12:53
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Doté de 3000 €, le prix récompense un roman publié entre août 2025 et mai 2026. Il revendique une approche attachée à une certaine idée de la littérature, à l’écart des « effets de mode » et des « postures générationnelles », selon les termes avancés par ses fondateurs lors de l’annonce de la sélection finale.
Le jury, présidé par Enguerrand Guépy et Matthieu Falcone, réunit cinq personnalités venues d’horizons différents : Estelle Derouen, communicante littéraire, Zoé Ferdinand, créatrice de mode et lectrice, Marie Lussignol, comédienne, Bertrand Lacarelle, écrivain et éditeur chez Gallimard, ainsi que Sébastien Lapaque, journaliste au Figaro, lauréat du prix Goncourt de la nouvelle et du prix Renaudot de l’essai.
Avant la désignation de la lauréate, le jury avait retenu quatre romans en sélection finale : Honoré, de Nanoucha van Moerkerkenland, publié au Cherche Midi ; Requiem au bord du jour, de Vincent Petitdemange, aux éditions des Instants ; Le Chant des contraires, de Daphné Tamage, chez Stock ; et Underdog, de Bruno Marsan, chez Séguier. Cette sélection finale faisait suite à une première liste de douze ouvrages.
Dans Le Chant des contraires, Apolline Avenarius doit absolument rejoindre une soirée du Nouvel An. Elle espère y rencontrer le directeur de la prestigieuse revue littéraire Sycophante, dans laquelle elle rêve de publier pour attirer l’attention de sa mère. Mais à quelques heures de la fête, la jeune écrivaine se retrouve enfermée dans son minuscule studio, sans secours possible : le concierge est parti en vacances, son père pêche le saumon en Alaska, ses voisins n’entendent pas ses appels, et sa meilleure amie énergéticienne, excédée, lui conseille de « retourner le bateleur ».
À mesure que l’heure approche, qu’une pluie de mésanges charbonnières s’abat sur sa fenêtre et que les raisons d’espérer se raréfient, Apolline remonte le fil de sa journée pour comprendre comment elle en est arrivée là. Porté par une langue vive, ironique, parfois crue et souvent poétique, le roman interroge la manière dont les désirs animent, malmènent, inspirent et contraignent.
Née à Bruxelles en 1992, Daphné Tamage avait publié un premier roman, À la recherche d’Alfred Hayes, aux éditions Maurice Nadeau en 2022. Elle a ensuite fait paraître Le Retour de Saturne, chez Stock en 2024, puis Bruxelles, à L’Arbre qui marche en 2025.
Installé à Aix-en-Provence, le prix du Roi René tire son nom de René d’Anjou, souverain du XVe siècle surnommé le « bon roi René », associé au mécénat artistique et à la vie intellectuelle provençale. Né à Angers, René d’Anjou s’installa en Provence durant une partie de sa vie et mourut à Aix-en-Provence en 1480. Son nom demeure lié à l’histoire culturelle de la ville.
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Crédits photo : Daphné Tamage (© Dorian Prost, Stock)
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
Paru le 18/03/2026
192 pages
Stock
19,00 €
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