L’Université Paris Cité a décidé de retirer à Étienne Klein son doctorat en philosophie des sciences, après une enquête ouverte à la suite des révélations d’Arrêt sur images sur le plagiat de sa thèse. D’après le média, la procédure, menée pendant 20 mois, a confirmé l’ampleur des copiés-collés et identifié des passages plagiés dans environ deux tiers des pages du travail doctoral.
Le 11/06/2026 à 16:45 par Hocine Bouhadjera
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Publié le :
11/06/2026 à 16:45
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Le physicien et vulgarisateur scientifique est également interdit de réinscription en doctorat. Cette double sanction lui aurait été notifiée au début du mois de juin.
Contactée par ActuaLitté, l’Université Paris Cité confirme avoir prononcé des décisions individuelles visant Étienne Klein, qui lui ont été notifiées. L’établissement ne précise pas leur contenu et indique ne pas vouloir « faire davantage de commentaires sur une situation individuelle ».
L’affaire trouve son origine dans une enquête publiée en août 2024 par Arrêt sur images. Les journalistes Loris Guémart et Jean Abbiateci avaient alors examiné la thèse soutenue par Étienne Klein en 1999 à l’Université Paris-Diderot, devenue depuis Université Paris Cité. Ce travail, intitulé Études sur la question de l’unité en physique, avait été publié l’année suivante aux Presses universitaires de France sous le titre L’Unité de la physique.
À l’époque, Arrêt sur images affirmait avoir recensé des passages plagiés dans 88 des 429 pages du livre issu de la thèse, soit un peu plus de 20 % de l’ensemble. L’enquête pointait des emprunts non signalés à une vingtaine d’auteurs et autrices, provenant aussi bien d’ouvrages spécialisés que de textes plus grand public. Parmi les sources identifiées figuraient notamment Louis de Broglie, Albert Camus, Jean-Michel Besnier, Daniel Parrochia, François Grégoire, Gerald Holton ou encore Michel Paty, membre du jury de thèse.
Les exemples relevés portaient parfois sur des phrases isolées, mais aussi sur des paragraphes ou pages entières repris sans guillemets ni attribution. La première page de L’Unité de la physique reprenait des formulations du Mythe de Sisyphe d’Albert Camus, puis des passages tirés d’ouvrages de philosophie des sciences. Une autre partie était attribuée à un article de Louis de Broglie, prix Nobel de physique, tandis que des références philosophiques anciennes, autour d’Aristote ou Thomas d’Aquin, provenaient de l’Encyclopædia Universalis ou de volumes Que sais-je ?.
Le média décrivait aussi une méthode consistant à mentionner un auteur une fois, avant de reprendre de longs passages sans nouvelle attribution. Dans l’un des cas évoqués, plusieurs pages auraient ainsi été empruntées à Gerald Holton, physicien et historien des sciences américain. D’autres passages concernaient des travaux de membres du jury de thèse, ce qui donnait à l’affaire une dimension académique particulièrement sensible.
À la suite de ces révélations, l’Université Paris Cité avait ouvert une instruction. Cette procédure a été conduite par les référents à l’intégrité scientifique de l’Université Paris Cité et du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), où il est directeur de recherche, avec l’appui d’experts du plagiat. L’enquête universitaire aurait finalement confirmé les premiers constats, tout en élargissant considérablement le périmètre des emprunts identifiés. Les passages problématiques ne concerneraient plus seulement un cinquième de la thèse, mais environ deux tiers des pages.
À LIRE - Science et conscience : Étienne Klein face à de nouvelles accusations de plagiat
Lors de l’éclatement de l’affaire, en 2024, un internaute avait également soumis la thèse du vulgarisateur scientifique au logiciel anti-plagiat Compilatio. Le résultat faisait apparaître « 64 % de similitudes ». Il ajoutait alors : « C’est en effet violent, pour nos étudiants au-delà de 20 % on va voir en détail... Compilatio voit surtout le plagiat de Lambert ou Besnier et la surabondance de citations. Mais ce qui est fou est la quantité de recyclage ultérieur... »
La sanction est lourde : retrait du doctorat et impossibilité de se réinscrire en doctorat. Étienne Klein dispose encore de voies de recours, auprès de l’université, puis éventuellement devant le tribunal administratif. Son employeur, le CEA, nous a indiqué avoir « pris connaissance » des sanctions prises par l’université et « agir en conséquence », tout en ne souhaitant pas s’exprimer davantage sur une situation individuelle.
L’affaire touche une personnalité centrale de la vulgarisation scientifique en France. Étienne Klein est connu pour ses nombreux ouvrages, ses conférences, ses interventions dans les médias et son émission La Conversation scientifique sur France Culture. Son autorité publique s’est largement construite à la frontière de la physique, de la philosophie des sciences et de la médiation auprès du grand public.
Or ce retrait de doctorat ne surgit pas dans un vide. Depuis 2016, plusieurs enquêtes journalistiques ont déjà mis en cause Étienne Klein pour des emprunts non crédités. L’Express avait notamment révélé des passages repris dans Le Pays qu’habitait Albert Einstein, publié chez Actes Sud, ainsi que dans certaines chroniques. Ces accusations avaient eu une conséquence institutionnelle : nommé en 2016 à la présidence du conseil d’administration de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie, il avait été relevé de cette fonction par décret présidentiel en avril 2017.
En 2024, l’affaire a donc changé d’échelle. Étienne Klein avait d’abord réagi aux accusations par un message publié sur X, ensuite supprimé, dans lequel il contestait la démarche journalistique et invoquait notamment la place de l’emprunt, de la mémoire et de la reprise dans le travail intellectuel.
Quelques jours plus tard, il avait adopté un ton différent, reconnaissant avoir « enfreint certaines règles » et présentant ses excuses. Il expliquait alors avoir parfois fait siens des éléments écrits par d’autres, évoquant une thèse rédigée il y a plus d’un quart de siècle, dans un champ très vaste, avec une formation philosophique qu’il disait encore largement autodidacte.
Étienne Klein attribuait ces emprunts à une méthode de travail fautive : des lectures nombreuses, des notes prises « à la va-vite », et une part de « désinvolture et de négligence ». Il ajoutait toutefois qu’aucune personne ne lui avait alors dit « s’être sentie lésée » et que les auteurs concernés ne semblaient pas voir « de quoi faire une “affaire” ».
Il reconnaissait néanmoins : « Je suis conscient d’avoir enfreint certaines règles. J’en suis désolé et prie qu’on veuille bien m’excuser. » Le vulgarisateur concluait en affirmant que ses pratiques avaient depuis changé, assurant être devenu « un auteur qui cite abondamment » et « de façon rigoureuse ».
Sur X, Étienne Klein a partagé ce 11 juin une citation de Pierre Michon, tirée du Roi vient quand il veut. L’écrivain y revendique une porosité radicale aux textes des autres : « Je peux avouer que suis une véritable éponge », écrit-il, avant d’évoquer ce qu’il nomme sa « bibliothèque neuronale ».
La citation, dans le contexte de l’affaire, ne manque pas d’ambiguïté. Pierre Michon y parle d’imprégnation littéraire, de mémoire, d’influences incorporées - Flaubert, Rimbaud, Faulkner, Baudelaire, Rabelais, Borges ou Pessoa - et non de reprise non signalée dans un travail universitaire. Elle permet toutefois de replacer indirectement le débat sur la frontière, toujours délicate, entre culture assimilée, intertextualité et appropriation.
Toute la difficulté tient à cette ligne de partage. Dans la création littéraire, l’écrivain peut reconnaître que « ce que je suis en train de lire passe toujours dans mon texte ». Dans une thèse de doctorat, en revanche, l’exigence n’est pas la même : les emprunts doivent être identifiables, référencés, distingués du propos personnel.
Toujours sur X, Arnaud Saint-Martin, député LFI-NFP de Seine-et-Marne et sociologue des sciences, estime qu’« une thèse saturée de plagiats, ça n’est pas possible ». Il salue une « justice épistémique » et interroge désormais le sort de l’HDR d’Étienne Klein. L’habilitation à diriger des recherches permet notamment d’encadrer des thèses et de candidater au corps des professeurs des universités.
Thomas C. Durand, docteur en biologie, vulgarisateur scientifique, et l’un des animateurs de La Tronche en biais, chaîne consacrée à l’esprit critique et à la zététique, juge la sanction visant Étienne Klein « juste », tout en rappelant l’estime qu’il conserve pour une partie de son travail. Pour lui, le plagiat dans une thèse constitue « une atteinte directe au contrat académique » et dépasse « la négligence typographique ou l’oubli de guillemets ».
Il refuse toutefois « la mise au pilori » du vulgarisateur, distinguant sa faute des dérives pseudoscientifiques qu’il combat habituellement. Mais l’intégrité scientifique, insiste-t-il, doit s’appliquer aussi aux figures reconnues : « On ne protège pas la culture scientifique en ménageant ses figures reconnues. » Il voit aussi dans cette décision un précédent pour d’autres dossiers, notamment celui d’Idriss Aberkane. À ses yeux, « Paris Cité vient de rappeler qu’un doctorat engage une institution autant qu’un auteur ».
Sollicité par ActuaLitté, Étienne Klein n'avait pas répondu au moment de la publication. La demande de réaction a été adressée via les contacts indiqués sur son site internet.
Dans un long texte publié sur X, intitulé « “Guillemets”, paraphrases et Chat-GPT », Étienne Klein revient sur les accusations de plagiat visant ses travaux, dont sa thèse de doctorat. Il y défend d’abord une conception ancienne de son rapport aux textes : « Rien de plus original, rien de plus “soi” que de se nourrir des autres. Mais il faut les digérer », écrit-il en citant Paul Valéry.
Le physicien explique avoir commencé à écrire il y a 36 ans avec trois objectifs : dire sur la science des choses « justes », mieux faire connaître l’histoire des idées et leurs acteurs, et le faire dans une langue « à la fois limpide et élégante ». Il reconnaît qu’il lui arrivait d’assimiler certaines formulations rencontrées dans ses lectures et de les réutiliser ensuite, « pas toujours de façon consciente ». À ses yeux, ces phrases étaient alors d’abord « vectrices de connaissances partagées » avant d’être « la propriété de leurs auteurs ».
Étienne Klein dit ne pas présenter ces remarques comme des « lignes de défense », mais comme l’expression d’un « étonnement proche de la sidération ». Il interroge le changement de regard porté sur ces pratiques, en se demandant si le zèle actuel vient d’une « nouvelle jurisprudence » ou du fait que des logiciels permettent désormais de repérer plus facilement les emprunts non signalés. Il oppose cette traque des guillemets oubliés à la diffusion massive de fausses informations scientifiques, qu’il estime moins vigoureusement combattue.
Le chercheur rappelle aussi que son doctorat a été obtenu en 1999 avec les félicitations du jury, alors même que le manuscrit contenait, affirme-t-il, « quelques phrases écrites par certains de ses membres ». Aucun d’eux, poursuit-il, ne s’en serait offusqué pendant la soutenance, dans le rapport de thèse ou dans les années suivantes. « J’assume pleinement ce que j’ai fait », écrit-il, ajoutant qu’il considérait alors « très exactement » agir comme il fallait.
Étienne Klein renvoie enfin le débat vers l’intelligence artificielle générative. Avec ChatGPT, estime-t-il, la question des guillemets et de l’originalité a changé de nature : des textes sont désormais produits à partir d’écrits humains que les utilisateurs n’ont pas lus, puis diffusés sous forme de paraphrases plus ou moins retravaillées. Il parle de « simulacres de travail » et de « sédiments numérisés et réarrangés », avant de demander ce que devient, dans ce contexte, « la notion même d’auteur ».
Le message se conclut sur un ton plus frontal. Étienne Klein dit ne demander qu’une chose : que « ceux qui n’ont jamais rien fait » contre l’inculture scientifique se retiennent de lui « faire la leçon ». Quant à ceux qui, selon lui, s’en prennent d’abord aux personnes engagées contre cette inculture, il les prie d’« aller se faire voir ailleurs ».
Crédits photo : Étienne Klein (Yves Tennevin, CC BY-SA 2.0)
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
64 Commentaires
Guy Beart
12/06/2026 à 12:07
Le plagiat est un crime.J'ai été moi même victime ; ma thèse de doctorat des sciences médicales à été plagié dans plus de 70% par un "confrère".Le tribunal administratif a été saisi qui a confirmé. Mais aucune suite n'a été donné par l'université qui reste responsable de ces "vols" intellectuels.
Inadmissible et intolérable la sanction s'impose dans tous les cas de figure!
Ollivier du Val
12/06/2026 à 17:47
Cher "Guy Béart".
Merci pour votre témoignage. Il y en a eu un autre (encore plus dramatique un peu plus tôt).
Si j'ai tendance à la magnanimité envers Etienne Klein, ce n'est pas tant par faiblesse pour lui que pour ma défiance envers le petit monde académique.
Ce que vous avez vécu, ce pompage dont vous avez été la victime, est, hélas, très répandu sinon courant.
J'ai même entendu parler de "chercheurs" qui utilisaient l'IA pour rédiger leurs publications et pour dissimuler le plagiat de leurs chers collègues !
J'ai suivi, dans le milieu des années 80, un DEA dans une spécialité byzantine des Mathématiques Pures.
Je n'ai jamais réussi à faire valider mon stage.
Incompréhension colère. J'ai dû passer à autre chose et celà n'a pas été plus mal.
Mais j'ai gardé cette folle passion pour les mathématiques pures et la mécanique quantique et c'est l'essentiel.
Puis vint Google et tous les moteurs de recherche. Et j'ai Googlé le nom de mon directeur de stage.
Je n'ai pas été déçu.
J'ai découvert que TOUTES ses publications il les avait pompées de son directeur de thèse (en caviardant soigneusement le nom du "vieux" dont j'ignorais tout quand j'étais étudiant).
Déjà que les publications du "vieux" n'étaient pas claires, alors je vous laisse imaginer ce que pouvaient donner les cours de son thésard devenu mandarin!
Bien sûr que Etienne Klein a truandé, mais honnêtement il n'est qu'un voleur de grandes surfaces en comparaison de parrains mafieux régnant dans l'institution.
Je suis de tout cœur avec vous et avec toutes celles et tous ceux victimes de tels agissements.
Joseph A Tainter a récemment évoqué les rendements décroissants dans le dépôts des brevets. Le plagiat organisé y contribue grandement.
Ollivier du Val
c'est dommage car il aurai pu mieux faire sans plagiai le travail des autres
12/06/2026 à 12:39
c'est dommage car il aurai pu mieux faire sans plagiai le travail des autres
kuhing
12/06/2026 à 12:45
Trop médiatisé pour être honnête ?
Dommage.
Même ceux que l’on pensait être les meilleurs déçoivent.
Titus
12/06/2026 à 12:56
Peut-on mettre en cause Son honnêteté intellectuelle ??!
Vlada
12/06/2026 à 13:15
Le règlement académique est clair et doit être respecté par tout étudiant qui produit un mémoire de recherches. Alors après coup on peut philosopher sur les lois, la liberté , l’injustice … mais ce monsieur a obtenu un doctorat en ayant sciemment triché. Tu joues, tu perds, tu assumes tes actes.
Marc
12/06/2026 à 13:20
Et bien c'est pas trop tôt. A chacunes de ses interventions j'avais l'impression en l'écoutant d'assister à des choses assez générale, rarement poussé, un peu survolé et un ton assez blasé, j'avais l'impression d'un discours copie/colle empruntant a différents auteurs, souvent du déjà entendu et ne sachant pas bien ce qui émane réellement de lui .. comparé a Christophe Galfard ou autres astrophysiciens, je n'y trouvais pas mon plaisir et j'avais bien raison.
Salah Guemriche
12/06/2026 à 14:32
Le plagiat, j'en ai subi un, qui m'aura fait frôler l'AVC (Je m'en étais tiré avec un A.I.T). 5 années de combat : 2014-2019 ! Et pas contre n'importe qui !... Maître Emmanuel Pierrat, comme défenseur... Le TGI de Paris a fini par me donner "raison". Plagiat, mais le lexique judiciaire préfère l'euphémisme : "parasitisme". En tous cas, au bout de ces cinq années de combat de pot de terre contre pot de fer, mon premier commentaire fut : "La Justice existe en France, je l 'ai rencontrée". Sic. Parce qu'entre un statut d'immigré et un statut de ponte des dictionnaires de la langue française, c'était loin d'être gagné !
YVAN ABSIL
12/06/2026 à 14:48
Vraiment étonnant Mr Klein..
Est un homme très intelligent..
D une parfaite élocution....digne...
Il connaît vraiment tant de sujets...via la physique quantique...et autres
Je ne crois pas cela
J ai confiance en cette homme
Honorable
RESPECTUEUSEMENT
Saladin
12/06/2026 à 14:58
Ce qu’a fait Monsieur Klein est une insulte à tous les docteurs, j’en fait partie, qui ont réellement mérité leur diplômes. Il n’y a que ceux-là qui savent ce que leur « coûtent » leur titre de Docteur.
Je salue la décision de l’université qui a ainsi sanctionné monsieur Klein
J’ajoute que l’on a pas besoin de prévaloir du titre de docteur pour être un excellent journaliste scientifique vulgarisateur qu’apparemment est monsieur Klein. C’est dommage pour lui, pour sa crédibilité et la crédibilité de ce qu’il diffuse auprès de ceux qui l’écoutent depuis de nombreuses années. Ceci y compris lorsque son discours est scientifiquement établi.
Quel gâchis !
Thierry Demière
12/06/2026 à 15:42
Au niveau de la thèse, on peut comprendre la décision.
Mais, je le suis depuis des années, sa vulgarisation, son intelligence, ses sujets difficiles sont traités avec brio et en ce qui me concerne comme passionné de ses émissions, les "oublis de guillemets" n'enlèvent rien à l'utilité de ses excellentes émissions, que je souhaite qu'il continue, sous peine d'apprauvrissement de la culture. L'IA va rebattre les cartes et créer une toute autre donne que celle des guillemets. Bonne chance à lui pour qu'il puisse continuer à parler.
Claudius
12/06/2026 à 15:46
Étienne tu es un voleur de pensée et d idées. Malhonnête et impudent.
Tu devrais rembourser tous ceux que tuvas leurres.
Hngthibaut
12/06/2026 à 16:04
Il fait de bon travail sur le plan de la vulgarisation scientifique. Courrage cher professeur.
Rc
12/06/2026 à 16:06
N'est-il pas née le 1er avril ?
Taman
12/06/2026 à 16:12
Je pense que c’est tout à votre honneur de dévoiler l’inacceptable, des médecins qui n’ont jamais étudié la médecine mais l’ont pratiquée pendant des années, des voyants ultra lucides contrairement à leurs pauvres et vulnérables clients, des délirants qui parlent avec les morts, et pourquoi pas des physiciens qui se prennent pour Hubert Reeves ou Einstein....c’est triste surtout pour les " bernés"... si seulement en parler pouvaient donner un peu de discernement à tous ces pauvres gens.
Laurent
12/06/2026 à 16:20
J en pense pour avoir participé à l'une de ses conférences sur l'univers que le mec connait son sujet et permet une vulgarisation intéressante sur bien des sujets compliqués.
La création au sens premier du terme, qui est à même de s'en orguellir ?
Aurelien Terrassier
12/06/2026 à 17:17
Le fait qu'Etienne Klein est perdu son doctorat est une très bonne chose. Certes Étienne Klein n'est pas à mettre dans le même sac que les pseudo-scientifiques complotistes Idriss Aberkane et Didier Raoult mais ses excuses plates en prétextant la faute à Chat Gpt est un peu court quand même. Étienne Klein est par ailleurs dans le torchon neo-reac de Caroline Fourest le fameux Franc-Tireur.
Théo P
12/06/2026 à 17:50
Je suis l'auteur d'une thèse de doctorat en sciences, il y a près d'un quart de siècle. J'ai aussi "plagié" (guillemets importants) 4-5 pages maximum sur 476, en reprenant des idées, quelques formulations, en reprenant ou modifiant des figures (parfois pour montrer autre chose), mais bien sûr en citant abondamment et systématiquement les auteurs. En apprenant cette nouvelle, je suis allé vérifier dans ma thèse comment j'avais fait les choses. Quand on est honnête, d'abord avec soi-même, avant de l'être avec les autres, on ne s'attribue pas le travail d'autrui. J'ai été moi-même victime de plagiat, hors cadre strictement universitaire ; on avait "pompé" intégralement mon travail en y ajoutant quelques fioritures et en vendant le tout sans la moindre citation. De la littérature grise que je n'aurais jamais dû voir !
Donc, d'accord pour citer, compléter, reprendre, contredire... c'est un peu l'un des objectifs de l'argumentation scientifique appuyant son propre travail. Deux tiers de la thèse consacrés à ce que les autres ont fait, sans vraiment citer apparemment, cela me semble curieux, mais c'est peut-être quelque chose de courant en philosophie des sciences, mais à mon avis inconcevable en sciences. J'en conclus, un peu méchamment, que la philosophie, même des sciences, manque de rigueur... scientifique. Au-delà de la blague, j'avoue ne pas bien comprendre.
R. Domadom
12/06/2026 à 18:44
Et partant donc tout saluant monsieur Klein, l’exigence scientifiques s’appliquent pour tous les étudiants même a posteriori pour ceux devenus célèbres.
Cela ne rend pas moins passionnante son émission La Conversation Scientifique où les propos des invités sont toujours mis en abîme avec une extrême intelligence. Il faut saluer aussi le magnifique travail d’Etienne Klein dans sa lutte contre l’obscurantisme et les fake news. Je retiens personnellement une de ses phrases (plagiée ou pas, cela m’est égal) que je garde précieusement : « les gens n’aiment pas la vérité, ils voudraient que ce qu’ils aiment soit vrai ». Et il est certainement vrai que ce genre de combat ne lui attire pas que des amis… sachant que les commentaires permettent de faire son soi philosophique et physique comme mr Klein.
hngthibaut
12/06/2026 à 20:20
Avec ou sans le doctorat Etienne Klein est et restera toujours l'un des grands scientifique de son temps.
Bernard
12/06/2026 à 21:56
Nombreux auteurs cités ou plagiés, mais un esprit de synthèse et de vulgarisation remarquable.
Après tout, la bicyclette bleue de Desforge est bien un honteux plagiat.
J’ ai vérifié ligne par ligne, des paragraphes entiers inchangés.
Personne ne s’en est offusqué.