L’Université Paris Cité a décidé de retirer à Étienne Klein son doctorat en philosophie des sciences, après une enquête ouverte à la suite des révélations d’Arrêt sur images sur le plagiat de sa thèse. D’après le média, la procédure, menée pendant 20 mois, a confirmé l’ampleur des copiés-collés et identifié des passages plagiés dans environ deux tiers des pages du travail doctoral.
Le 11/06/2026 à 16:45 par Hocine Bouhadjera
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Publié le :
11/06/2026 à 16:45
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Le physicien et vulgarisateur scientifique est également interdit de réinscription en doctorat. Cette double sanction lui aurait été notifiée au début du mois de juin.
Contactée par ActuaLitté, l’Université Paris Cité confirme avoir prononcé des décisions individuelles visant Étienne Klein, qui lui ont été notifiées. L’établissement ne précise pas leur contenu et indique ne pas vouloir « faire davantage de commentaires sur une situation individuelle ».
L’affaire trouve son origine dans une enquête publiée en août 2024 par Arrêt sur images. Les journalistes Loris Guémart et Jean Abbiateci avaient alors examiné la thèse soutenue par Étienne Klein en 1999 à l’Université Paris-Diderot, devenue depuis Université Paris Cité. Ce travail, intitulé Études sur la question de l’unité en physique, avait été publié l’année suivante aux Presses universitaires de France sous le titre L’Unité de la physique.
À l’époque, Arrêt sur images affirmait avoir recensé des passages plagiés dans 88 des 429 pages du livre issu de la thèse, soit un peu plus de 20 % de l’ensemble. L’enquête pointait des emprunts non signalés à une vingtaine d’auteurs et autrices, provenant aussi bien d’ouvrages spécialisés que de textes plus grand public. Parmi les sources identifiées figuraient notamment Louis de Broglie, Albert Camus, Jean-Michel Besnier, Daniel Parrochia, François Grégoire, Gerald Holton ou encore Michel Paty, membre du jury de thèse.
Les exemples relevés portaient parfois sur des phrases isolées, mais aussi sur des paragraphes ou pages entières repris sans guillemets ni attribution. La première page de L’Unité de la physique reprenait des formulations du Mythe de Sisyphe d’Albert Camus, puis des passages tirés d’ouvrages de philosophie des sciences. Une autre partie était attribuée à un article de Louis de Broglie, prix Nobel de physique, tandis que des références philosophiques anciennes, autour d’Aristote ou Thomas d’Aquin, provenaient de l’Encyclopædia Universalis ou de volumes Que sais-je ?.
Le média décrivait aussi une méthode consistant à mentionner un auteur une fois, avant de reprendre de longs passages sans nouvelle attribution. Dans l’un des cas évoqués, plusieurs pages auraient ainsi été empruntées à Gerald Holton, physicien et historien des sciences américain. D’autres passages concernaient des travaux de membres du jury de thèse, ce qui donnait à l’affaire une dimension académique particulièrement sensible.
À la suite de ces révélations, l’Université Paris Cité avait ouvert une instruction. Cette procédure a été conduite par les référents à l’intégrité scientifique de l’Université Paris Cité et du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), où il est directeur de recherche, avec l’appui d’experts du plagiat. L’enquête universitaire aurait finalement confirmé les premiers constats, tout en élargissant considérablement le périmètre des emprunts identifiés. Les passages problématiques ne concerneraient plus seulement un cinquième de la thèse, mais environ deux tiers des pages.
À LIRE - Science et conscience : Étienne Klein face à de nouvelles accusations de plagiat
Lors de l’éclatement de l’affaire, en 2024, un internaute avait également soumis la thèse du vulgarisateur scientifique au logiciel anti-plagiat Compilatio. Le résultat faisait apparaître « 64 % de similitudes ». Il ajoutait alors : « C’est en effet violent, pour nos étudiants au-delà de 20 % on va voir en détail... Compilatio voit surtout le plagiat de Lambert ou Besnier et la surabondance de citations. Mais ce qui est fou est la quantité de recyclage ultérieur... »
La sanction est lourde : retrait du doctorat et impossibilité de se réinscrire en doctorat. Étienne Klein dispose encore de voies de recours, auprès de l’université, puis éventuellement devant le tribunal administratif. Son employeur, le CEA, nous a indiqué avoir « pris connaissance » des sanctions prises par l’université et « agir en conséquence », tout en ne souhaitant pas s’exprimer davantage sur une situation individuelle.
L’affaire touche une personnalité centrale de la vulgarisation scientifique en France. Étienne Klein est connu pour ses nombreux ouvrages, ses conférences, ses interventions dans les médias et son émission La Conversation scientifique sur France Culture. Son autorité publique s’est largement construite à la frontière de la physique, de la philosophie des sciences et de la médiation auprès du grand public.
Or ce retrait de doctorat ne surgit pas dans un vide. Depuis 2016, plusieurs enquêtes journalistiques ont déjà mis en cause Étienne Klein pour des emprunts non crédités. L’Express avait notamment révélé des passages repris dans Le Pays qu’habitait Albert Einstein, publié chez Actes Sud, ainsi que dans certaines chroniques. Ces accusations avaient eu une conséquence institutionnelle : nommé en 2016 à la présidence du conseil d’administration de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie, il avait été relevé de cette fonction par décret présidentiel en avril 2017.
En 2024, l’affaire a donc changé d’échelle. Étienne Klein avait d’abord réagi aux accusations par un message publié sur X, ensuite supprimé, dans lequel il contestait la démarche journalistique et invoquait notamment la place de l’emprunt, de la mémoire et de la reprise dans le travail intellectuel.
Quelques jours plus tard, il avait adopté un ton différent, reconnaissant avoir « enfreint certaines règles » et présentant ses excuses. Il expliquait alors avoir parfois fait siens des éléments écrits par d’autres, évoquant une thèse rédigée il y a plus d’un quart de siècle, dans un champ très vaste, avec une formation philosophique qu’il disait encore largement autodidacte.
Étienne Klein attribuait ces emprunts à une méthode de travail fautive : des lectures nombreuses, des notes prises « à la va-vite », et une part de « désinvolture et de négligence ». Il ajoutait toutefois qu’aucune personne ne lui avait alors dit « s’être sentie lésée » et que les auteurs concernés ne semblaient pas voir « de quoi faire une “affaire” ».
Il reconnaissait néanmoins : « Je suis conscient d’avoir enfreint certaines règles. J’en suis désolé et prie qu’on veuille bien m’excuser. » Le vulgarisateur concluait en affirmant que ses pratiques avaient depuis changé, assurant être devenu « un auteur qui cite abondamment » et « de façon rigoureuse ».
Sur X, Étienne Klein a partagé ce 11 juin une citation de Pierre Michon, tirée du Roi vient quand il veut. L’écrivain y revendique une porosité radicale aux textes des autres : « Je peux avouer que suis une véritable éponge », écrit-il, avant d’évoquer ce qu’il nomme sa « bibliothèque neuronale ».
La citation, dans le contexte de l’affaire, ne manque pas d’ambiguïté. Pierre Michon y parle d’imprégnation littéraire, de mémoire, d’influences incorporées - Flaubert, Rimbaud, Faulkner, Baudelaire, Rabelais, Borges ou Pessoa - et non de reprise non signalée dans un travail universitaire. Elle permet toutefois de replacer indirectement le débat sur la frontière, toujours délicate, entre culture assimilée, intertextualité et appropriation.
Toute la difficulté tient à cette ligne de partage. Dans la création littéraire, l’écrivain peut reconnaître que « ce que je suis en train de lire passe toujours dans mon texte ». Dans une thèse de doctorat, en revanche, l’exigence n’est pas la même : les emprunts doivent être identifiables, référencés, distingués du propos personnel.
Toujours sur X, Arnaud Saint-Martin, député LFI-NFP de Seine-et-Marne et sociologue des sciences, estime qu’« une thèse saturée de plagiats, ça n’est pas possible ». Il salue une « justice épistémique » et interroge désormais le sort de l’HDR d’Étienne Klein. L’habilitation à diriger des recherches permet notamment d’encadrer des thèses et de candidater au corps des professeurs des universités.
Thomas C. Durand, docteur en biologie, vulgarisateur scientifique, et l’un des animateurs de La Tronche en biais, chaîne consacrée à l’esprit critique et à la zététique, juge la sanction visant Étienne Klein « juste », tout en rappelant l’estime qu’il conserve pour une partie de son travail. Pour lui, le plagiat dans une thèse constitue « une atteinte directe au contrat académique » et dépasse « la négligence typographique ou l’oubli de guillemets ».
Il refuse toutefois « la mise au pilori » du vulgarisateur, distinguant sa faute des dérives pseudoscientifiques qu’il combat habituellement. Mais l’intégrité scientifique, insiste-t-il, doit s’appliquer aussi aux figures reconnues : « On ne protège pas la culture scientifique en ménageant ses figures reconnues. » Il voit aussi dans cette décision un précédent pour d’autres dossiers, notamment celui d’Idriss Aberkane. À ses yeux, « Paris Cité vient de rappeler qu’un doctorat engage une institution autant qu’un auteur ».
Sollicité par ActuaLitté, Étienne Klein n'avait pas répondu au moment de la publication. La demande de réaction a été adressée via les contacts indiqués sur son site internet.
Dans un long texte publié sur X, intitulé « “Guillemets”, paraphrases et Chat-GPT », Étienne Klein revient sur les accusations de plagiat visant ses travaux, dont sa thèse de doctorat. Il y défend d’abord une conception ancienne de son rapport aux textes : « Rien de plus original, rien de plus “soi” que de se nourrir des autres. Mais il faut les digérer », écrit-il en citant Paul Valéry.
Le physicien explique avoir commencé à écrire il y a 36 ans avec trois objectifs : dire sur la science des choses « justes », mieux faire connaître l’histoire des idées et leurs acteurs, et le faire dans une langue « à la fois limpide et élégante ». Il reconnaît qu’il lui arrivait d’assimiler certaines formulations rencontrées dans ses lectures et de les réutiliser ensuite, « pas toujours de façon consciente ». À ses yeux, ces phrases étaient alors d’abord « vectrices de connaissances partagées » avant d’être « la propriété de leurs auteurs ».
Étienne Klein dit ne pas présenter ces remarques comme des « lignes de défense », mais comme l’expression d’un « étonnement proche de la sidération ». Il interroge le changement de regard porté sur ces pratiques, en se demandant si le zèle actuel vient d’une « nouvelle jurisprudence » ou du fait que des logiciels permettent désormais de repérer plus facilement les emprunts non signalés. Il oppose cette traque des guillemets oubliés à la diffusion massive de fausses informations scientifiques, qu’il estime moins vigoureusement combattue.
Le chercheur rappelle aussi que son doctorat a été obtenu en 1999 avec les félicitations du jury, alors même que le manuscrit contenait, affirme-t-il, « quelques phrases écrites par certains de ses membres ». Aucun d’eux, poursuit-il, ne s’en serait offusqué pendant la soutenance, dans le rapport de thèse ou dans les années suivantes. « J’assume pleinement ce que j’ai fait », écrit-il, ajoutant qu’il considérait alors « très exactement » agir comme il fallait.
Étienne Klein renvoie enfin le débat vers l’intelligence artificielle générative. Avec ChatGPT, estime-t-il, la question des guillemets et de l’originalité a changé de nature : des textes sont désormais produits à partir d’écrits humains que les utilisateurs n’ont pas lus, puis diffusés sous forme de paraphrases plus ou moins retravaillées. Il parle de « simulacres de travail » et de « sédiments numérisés et réarrangés », avant de demander ce que devient, dans ce contexte, « la notion même d’auteur ».
Le message se conclut sur un ton plus frontal. Étienne Klein dit ne demander qu’une chose : que « ceux qui n’ont jamais rien fait » contre l’inculture scientifique se retiennent de lui « faire la leçon ». Quant à ceux qui, selon lui, s’en prennent d’abord aux personnes engagées contre cette inculture, il les prie d’« aller se faire voir ailleurs ».
Crédits photo : Étienne Klein (Yves Tennevin, CC BY-SA 2.0)
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
64 Commentaires
Patarin
11/06/2026 à 21:05
Tous des menteurs et des escrocs ! C’est à désespérer....
Ollivier du Val
11/06/2026 à 21:07
J'avais entendu parler Il y quelques années de soupçons de plagiat chez Etienne Klein.
Je suis assez partagé sur tout ça. Je me félicite que Monsieur Hacine Bouhadjera distingue bien création littéraire de celle purement académique.
Si un(e) romancier(e) parle d'un de ses personnages comme d'un Sisyphe heureux en étant le Maître du Vieux (sic) Château, il serait grotesque de le poursuivre pour avoir plagié Albert Camus et Philip K. Dick!
Au contraire, les critiques littéraires, les lecteurs assidus, s'émerveilleront des emprunts, des allusions, des héritages, des références, de la tradition littéraire dans laquelle s'inscrit le (la) nouvel(le) venu(e).
Les éditeurs se frotteront les mains, car tous ces commentaires de tous ces érudits et fans constitueront le meilleur carburant de la promotion de ce roman.
Pourtant il existe bien des petits scandales dans le monde littéraire comme l'affaire Romain Gary et Émile Ajar. Et c'est même un joli prétexte pour la création littéraire elle même (cf La vérité sur l'affaire Harry Quebert).
En revanche,
La thèse de doctorat prend parfois (toujours ?) l'aspect d'un exercice contraint, sorte de trou de lapins où l'on en ressort lors de la soutenance ou jamais.
C'est aussi une cooptation, un rite d'allégeance au pouvoir académique, le démarquant du reste de la société.
Le drame de Étienne Klein est que son domaine est hybride, à la fois académique, généraliste et vulgarisateur. Et je pense que lui même a voulu jouer sur tous ces tableaux.
Pas étonnant dès lors que les journalistes aient été les premiers à relever le Smoking Gun.
Mais il ne faut pas s'y tromper : le plagiat pur et dur où un doctorant soutient une thèse écrite par son patron (qu'il répétera lui-même de loin en loin, dans ses cours de troisième cycle, et de plus en plus mal, avec de moins en moins d'étudiants quand "le vieux" ne sera plus) existe bel et bien. Et il est largement accepté car ignoré.
Le cas inverse, où un mandarin s'acharne (et pille) son thésard, est bien plus connu.
A mon avis, si l'on faisait vraiment de la création académique (mais aussi, dans une moindre mesure, littéraire) un espace de liberté, plutôt que de pouvoir, ce genre de filouteries pourraient disparaitre.
Il existe un excellent exemple de ce que j'avance : c'est l'origine des espèces de Charles Darwin.
Emprunts, plagiats, incohérences, voilà la filouterie, mais l'exhaustivité de l'ouvrage ferait pâlir d'envie beaucoup de nos universitaires...
Alors personnellement, je resterais très magnanime envers Etienne Klein, sans en être dupe...
En tout cas merci à ActuaLitté d'être revenu sur cette affaire symptômes des errements des élites...
Bien amicalement à tous et toutes
Ollivier du Val.
adnstep
16/06/2026 à 21:05
N'est-ce pas le maître du Haut-Château ?
Ollivier du Val
17/06/2026 à 16:40
Très cher(e?) adnstep.
D'abord, je tiens vraiment à vous remercier d'avoir pris l'effort de lire mon commentaire.
Je vous remercie également de partager votre amour et votre connaissance de Philip K Dick pour signaler ce qui effectivement pourrait relever d'une erreur de ma part mais qui n'en absolument pas une.
Mais, cher adnstep, j'aurais pu, en effet, personne n'est parfait, me tromper.
Auquel cas, je n'aurais pas hésité à l'admettre, et à poster comme je le fais maintenant un commentaire le reconnaissant laconiquement.
Vous avez totalement raison : le titre du chef d'œuvre de Philip K Dick, qui est, en filigrane, une des plus puissantes charge contre le racisme et l'antisémitisme de la littérature (sans restriction), est bien :
Le maître du haut château
Et non pas (comme je l'ai écrit):
Le maître du VIEUX château
Mais, cher adnstep, regardez plus attentivement mon commentaire originel. Vous y verrez après l'épithète "vieux" la mention entre parenthèses sic.
Celà signifie que je cite textuellement, si insolite ou faux que celà paraisse. Car je respecte trop K. Dick pour citer son œuvre de manière aussi désinvolte.
Pourquoi donc, me direz vous, agir ainsi.
Je n'ai absolument pas eu envie de piéger quiconque.
Il se trouve que j'écris, pour une association de lecture, un roman de Science-fiction se passant en partie sur l'île d'Yeu pendant le XXIII ème Siècle. Et que sur cette île se trouve un VIEUX château.
Comme j'emprunte à Dick nombre de ses thèmes et obsessions, vous comprendrez que même si ce roman est réservé à un public restreint, je n'ai aucune envie de me retrouver, un jour, dans la situation de Étienne Klein.
Voilà pourquoi il devrait y avoir davantage de lecteurs tels que vous, cher adnstep, surtout dans les Jurys de thèse qui donnent un doctorat avec leurs félicitations, avant que ce même travail ne soit considéré comme un vulgaire plagiat un peu plus tard.
Merci encore à vous et je vous souhaite, cher adnstep, de continuer dans cette voie de la lecture attentive qui reste l'un des fondements de la citoyenneté.
Bien amicalement à vous
Ollivier du Val.
Marielle
19/06/2026 à 13:57
Je vous rejoins entièrement.
Je ne pense pas avoir votre niveau avec un simple bachelor en management mais je lis, je lis et je m'instruis sans jamais m'épuiser. Et l'histoire, les sciences physiques, humaines et naturelles m'ont toujours passionnées. Oui, je pense qu'il faut une certaine indulgence pour E. Klein, comme vous l'avez si bien dit. Personnellement , sa pensée m'éclaire et me fait voir beaucoup plus loin que le petit caillou qui s'est mis dans ma chaussure ! Y aurait-il un jaloux qui a voulu prendre sa place depuis fin 2023 ?
Ollivier du Val
19/06/2026 à 19:24
Chère Marielle.
Merci pour votre lecture, votre commentaire et votre ouverture d'esprit.
Mais surtout ne vous sous estimez pas.
Mon maître de stage de recherche de DEA n'a jamais voulu valider mon travail.
Et un Bachelor en Management fait de vous certainement quelqu'un de bien plus compétent que moi en économie. (Je (sur)vis avec le RSA ! (rires)).
En revanche, ce qui nous rapproche c'est le fait que nous lisons, relisons, étudions encore bien des publications qui dépassent le champ strict de nos diplômes académiques.
Et c'est celà l'important en depit de l'offensive généralisée des Trissotins.
Bien amicalement à vous chère Marielle
Ollivier du Val.
Nico
11/06/2026 à 21:13
Dommage je l admire beaucoup. Tant dans dans sa façon de trouver les bon mots que dans son phrasé. J ai deux trois de ses livres que je garderais quand même.
DuralexSedLex
12/06/2026 à 15:38
On a désormais le sentiment que le collège académique veut souligner avec la plus grande fermeté que le plagiat porte une atteinte grave aux fondements mêmes de l’intégrité scientifique. Le monde professionnel, à juste titre, doit y être particulièrement sensibilisé et il ne semble plus possible désormais d'être complaisant.
Au-delà des sanctions disciplinaires encourues, le plagiat relève de la fraude pour l’obtention d’un diplôme. Il expose son auteur à des poursuites pénales, conformément à la loi du 23 décembre 1901, qui réprime sans équivoque les fraudes aux examens et concours publics. Quelles que soient ses qualités personnelles, le contrevenant reste un fraudeur.
DuralexSedLex
12/06/2026 à 15:38
On a désormais le sentiment que le collège académique veut souligner avec la plus grande fermeté que le plagiat porte une atteinte grave aux fondements mêmes de l’intégrité scientifique. Le monde professionnel, à juste titre, doit y être particulièrement sensibilisé et il ne semble plus possible désormais d'être complaisant.
Au-delà des sanctions disciplinaires encourues, le plagiat relève de la fraude pour l’obtention d’un diplôme. Il expose son auteur à des poursuites pénales, conformément à la loi du 23 décembre 1901, qui réprime sans équivoque les fraudes aux examens et concours publics. Quelles que soient ses qualités personnelles, le contrevenant reste un fraudeur.
Rio green
12/06/2026 à 00:45
..Ô tribu maudite..,
Pierre-Henry Huysmans
12/06/2026 à 01:18
C'est extrêmement décevant, car j'aime beaucoup La Conversation scientifique sur France Culture...
Jérome
12/06/2026 à 02:42
Imaginons qu’une grande majorité des bouquins soient saisis en fichiers informatiques ( travail monumental certes ) il sera rapidement simple de vérifier si des bouquins présentent des similitudes grâce à l’intelligence artificielle…
Ça peut devenir très critique pour les plagieurs
Ollivier du Val
12/06/2026 à 12:13
Voilà une magnifique suggestions. Mais je crois qu'il ne serait même pas nécessaire de "saisir" informatiquement l'ouvrage en question...
En effet une IA dédiée pourrait facilement s'en charger.
Le big data contre le plagiat pur et dur, je n'y avais pas pensé
Bien vu!
Mais en plus quel super outil pour l'historien des lettres ou des sciences qui pourrait ainsi pister les filiations et les héritages...
Ollivier du Val.
M. Koffi
12/06/2026 à 04:31
C'est vraiment difficile à croire.
Xis
12/06/2026 à 04:33
Une sanction juste qui, si elle était intervenue plus tôt, nous aurait peut être épargné la pseudo science d'Étienne Klein pendant le Covid. Quant à son soutien zététicien Thomas C. Durant, il désinforme encore ici : non, Idriss Aberkane, Docteur de l'Ecole Polytechnique, n’a pas été sanctionné par un retrait de diplôme ou une décision disciplinaire exécutée... contrairement à M. Klein.
Non mais
12/06/2026 à 10:50
Ce commentaire a été refusé parce qu’il contrevient aux règles établies par la rédaction concernant les messages autorisés. Les commentaires sont modérés a priori : lus par l’équipe, ils ne sont acceptés qu'à condition de répondre à la Charte. Pour plus d’informations, consultez la rubrique dédiée.
Scrabbleur
13/06/2026 à 19:23
Vous devriez mieux lire T. Durand, qui regrette que l'université Paris Saclay n'ait pas agi de la même manière alors que le conseil d'éthique a bien fait état du plagiat concernant alberkane.
Vous n'avez visiblement pas connaissance de ce dossier ou bien vous êtes un fan de ''l'hyperdocteur'' qui est en réalité un hyper charlatan.
Delattre
12/06/2026 à 04:54
Au delà de la situation décrite assez regrettable, mon soutien total au vulgarisation génial qui m àna fait aimer la science et re-découvrir son extrême beauté et complexité.
Medag
13/06/2026 à 13:50
Navrant ça frôle la délinquance intellectuelle à ce niveau universitaire....
Sa fraude est établie quelque soit le contexte et point barre.
Gaëtan
12/06/2026 à 06:36
Bonjour,
Je vous remercie pour cet article sérieux et clairement sourcé.
Pouvez-vous expliciter votre mention en fin d'article à Idriss Aberkane s'il vous plaît ?
Moi
12/06/2026 à 07:24
Je pense que c’est risible de savoir que Mon est parti et mis dans la thèse en plagiat, faisait partie du jury
Lou44100
12/06/2026 à 07:27
Je comprends qu’un doctorat engage autant son auteur que l’institution qui le dirige et qu’il est juste en effet que la rigueur et l’exigence scientifiques s’appliquent pour tous les étudiants même a posteriori pour ceux devenus célèbres.
Cela ne rend pas moins passionnante son émission La Conversation Scientifique où les propos des invités sont toujours mis en abîme avec une extrême intelligence. Il faut saluer aussi le magnifique travail d’Etienne Klein dans sa lutte contre l’obscurantisme et les fake news. Je retiens personnellement une de ses phrases (plagiée ou pas, cela m’est égal) que je garde précieusement : « les gens n’aiment pas la vérité, ils voudraient que ce qu’ils aiment soit vrai ». Et il est certainement vrai que ce genre de combat ne lui attire pas que des amis…
Gard Aurélie
12/06/2026 à 07:44
S'il n'enseigne plus, les étudiants seront lésés. Quel dommage....
Le Retif Jean Claude
12/06/2026 à 08:26
Quelque soit la faute de Monsieur Klein, il est un très bon vulgarisateur scientifique et a permis à de nombreuses personnes d'exercer leur esprit critique voire d'en acquérir un.
Je regrette de ne plus l'entendre sur les ondes de France Culture.
Edco
12/06/2026 à 10:48
Ben si , était encore sur les ondes samedi dernier !!!!!
"Science en questions (La Conversation scientifique) avec Étienne Klein sur France Culture" https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-conversation-scientifique
Edco
13/06/2026 à 18:24
"L’IA va-t-elle nous materner ? | France Culture" https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-conversation-scientifique/les-ia-nous-comprennent-elles-6112899
Aujourd'hui ...👍
Thierry
12/06/2026 à 09:51
Tellement évident ! C'est un usurpateur. Je l'ai entendu dans une conférence,: ça transpire l'arnaque. Évidemment dans les médias qui l'invitent, on ne creuse pas ..
Goupille
12/06/2026 à 09:58
Encore une gloire qui tombe... Superbe voix de radio, ascension fulgurante et hégémonique sur France Q, émissions de vulgarisation passionnantes pour "les gueux" dont je suis... Ou le danger d'avoir trop lu et trop assimilé, d'être trop brillant et d'être exposé aux sentiments et critiques pas toujours limpides des chers confrères obscurs. Les paroles s'en vont, les écrits restent, impitoyables. Subsistera la présomption d'innocence...
Les temps proches de triomphe de l’IA promettent d'être apocalyptiques... En tous domaines.
Ygal
12/06/2026 à 09:59
Ce commentaire a été refusé parce qu’il contrevient aux règles établies par la rédaction concernant les messages autorisés. Les commentaires sont modérés a priori : lus par l’équipe, ils ne sont acceptés qu'à condition de répondre à la Charte. Pour plus d’informations, consultez la rubrique dédiée.
Daiffalah
12/06/2026 à 10:30
Qu'on ne le met pas au pilori comme disait T.C. Durant. Certes,il a commis peut-être une faute mais n'oublions pas son travail sur la vulgarisation que j'apprécie beaucoup.
M. Y
12/06/2026 à 10:51
Si c'est plagié, il est naturel de retirer le diplôme. Maintenant, peut-on espérer que la même chose arrive à Idriss Aberkane ?
PASSANT
12/06/2026 à 11:55
Qu ' en pensez-vous... me demande-t-on... Ben... je ne suis pas plus choqué que ça... Pour moi... tel que je le ressens... à la lecture de cet article... pas de quoi en faire tout un foin... et je trouve les sanctions... totalement disproportionnées !... Surtout... l ' interdiction de postuler à nouveau... au doctorat... On n' y va pas... avec le dos de la cuillère !... Plutôt que de plagiat... je parlerai... de compilation... Et les compilateurs... sont gens fort utiles... aux beotiens...
PASSANT
12/06/2026 à 17:10
... parlerais