Du lundi 1er au dimanche 7 juin, la station publique France Culture ménage une belle place à la littérature et à ceux et celles qui la font. Sans oublier la BD, sous toutes ses formes, du reportage dessiné aux mangas. Parmi les invités, cette semaine, Sigolène Vinson, Camille de Toledo ou encore Philippe Jaenada.
Du lundi au vendredi de 12h à 13h30
La Critique - 12h
Mardi 2 juin : Littérature, avec Marie Sorbier et Céline Du Chéné
Lonely City d'Olivia Laing (trad. Stéphane Roques, Gallimard)
Une année à Paris avec Gertrude Stein de Deborah Levy (trad. Céline Leroy, Sous-sol)
Vendredi 5 juin : Mangas, avec Pauline Croquet et Fausto Fasulo
Kids on the Slop de Yuki Koyama (trad. Mathilde Vaillant, Vol. 1 dispo, Vol. 2 01/07 - Mangestu)
Zange de Santa Inoue (trad. Alexandre Goy, Vol. 1 et 2 dispo chez Akata)
Sukima de Gao Yan (trad. Alexandre Fournier, adaptation Tom "spAde" Bertrand, Vol. 1 dispo - Vol. 2 01/07 - Casterman)
La Rencontre - 13h
Lundi 1er juin : BD
Avec Marion Montaigne, illustratrice et scénariste de bande dessinée, pour sa BD Space Montaigne (Dargaud en coédition avec Radio France)
Jeudi 4 juin : Littérature
Avec Sigolène Vinson, pour son récit, La Requine - illustrations Catherine Meurisse (le Tripode)
Du lundi au vendredi de 15h à 16h
Lundi 1er juin : Un film effacé, un poète oublié : enquête sur la double disparition de Benjamin Fondane
Avec Laura Alcoba pour Minuit à Bord (Gallimard)
Mardi 2 juin : Rivières en lutte : rencontre avec l’écrivain et essayiste Camille de Toledo
Avec Camille de Toledo pour L'internationale des rivières (Verdier)
Mercredi 3 juin : Alzheimer précoce : récit d’une disparition intime
Avec Agathe Charnet pour Peut-être le hasard (Les corps conducteurs)
Jeudi 4 juin : Résistance poétique : découvrir l’œuvre de l’ukrainien Vasyl Stus (1938-1985)
Avec Georges Nivat pour sa traduction Palimpsestes de Vasyl Stus (Noir sur blanc)
Vendredi 5 juin : Dans la bibliothèque de Tiago Rodrigues
Du lundi au vendredi de 19h30 à 20h00
Philippe Jaenada, l’art de la contre-enquête
Philipe Jaenada s’est rendu célèbre grâce à de passionnantes contre-enquêtes sur des affaires passées, connues ou non, élucidées avec force rigueur, humanité et humour. Chez lui on tourne toujours les pages en bonne compagnie : la sienne, via ses digressions et parenthèses (il les adore) et celle d’hommes et de femmes à qui il rend justice à travers le temps et qu’il nous fait aimer à notre tour.
Du lundi au vendredi de 20h à 20h30
L’Amie Prodigieuse : enfance, adolescence de Elena Ferrante -Tome 1
Réalisation : Sophie-Aude Picon
Avec notamment : Amira Casar, Louise Orry-Diquéro
L’auteure nous propulse dans l'Italie d'après-guerre dans un quartier populaire de Naples. Après des années de fascisme, la ville prend sa revanche. Elle grouille, elle éructe et ne semble jamais pouvoir s'endormir. L'Amie prodigieuse raconte l'histoire parallèle d'Elena et Lila, deux jeunes amies issues du même quartier défavorisé. La timide et appliquée Elena est fascinée par l’aplomb et la révolte de la sauvage Lila. Toutes les deux douées pour les études, ne suivent pourtant pas la même voie. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. Alors qu’Elena, soutenue par son institutrice, va au collège puis, plus tard, au lycée. Leurs chemins les conduiront, après le passage par l’adolescence, à l’aube de l’âge adulte, non sans ruptures et souffrances.
Chaque soir, le feuilleton est suivi de Chroniques du hasard d'Elena Ferrante
Réalisation: Sophie-Aude Picon
Je ne m'étais jamais mise dans les conditions de devoir écrire par obligation », confie l'auteure de L'amie prodigieuse en ouverture de ce recueil. La romancière, dont l'identité n'a jamais été révélée, se dévoile à travers ces cinquante et une chroniques, publiées de façon hebdomadaire dans The Guardian, en 2018. Évoquant tour à tour la société, la politique, l'écriture, le cinéma, la ville, Elena Ferrante parle de son rapport au monde, et nous invite à repenser le nôtre. Son introspection touche à l'universel lorsqu'elle réfléchit aux liens familiaux, amicaux, à la maternité, toujours attentive à affirmer la puissance du féminin.
Du lundi au vendredi de 20h30 à 20h35
Une collection proposée par Camille Renard
Lundi 1er juin : Le poète Bruno Doucey partage un poème de Louise Labé, poétesse érotique.
Mardi 2 juin : L’actrice Béatrice Dalle partage un poème de Jean Genet, J’ai tué pour les yeux bleus d’un bel indifférent.
Mercredi 3 juin : La chanteuse et compositrice Keren Ann partage un poème de Germaine Kouméalo Anaté, intitulé Est-ce un criminel ?
Jeudi 4 juin : La chanteuse Catherine Ringer partage un poème de Alice Mendelson.
Vendredi 5 juin : La poétesse Rim Battal partage son poème X et Excès.
Du lundi au vendredi de 20h35 à 21h
Candide ou l'optimisme de Voltaire
Réalisation : Georges Peyrou
Candide ou l’Optimisme est une œuvre majeure du siècle des Lumières, qui connaît un grand succès dès sa parution en 1759. Sous la forme du conte, Voltaire raconte les mésaventures de Candide, jeune homme naïf et résolument optimiste, qui après avoir été chassé de son château, entreprend un voyage (initiatique) jalonné de malheurs : guerre, catastrophes naturelles, misère… Opposé à la théorie de Leibniz, selon lequel notre monde serait « le meilleur des mondes possibles » puisque c’est Dieu qui l’a créé, Voltaire pense que l’homme peut améliorer sa condition par l’action et propose une philosophie plus pragmatique du bonheur que résume la formule devenue célèbre : « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le récit.
Suivi de Zadig de Voltaire
Réalisation : Cédric Aussir
Jeune, riche, beau et intelligent, savant et brave, Zadig est très courtisé à Babylone, il incarne à lui seul le bonheur humain lorsque les caprices de la fortune vont mettre à l'épreuve la fermeté de son caractère et les ressources de son esprit. Trahi par la belle Sémire, en butte à la féroce jalousie du roi Moabdar, le voici bientôt réduit à l'état misérable de vagabond.
Avec Christophe Boltanski, écrivain et essayiste
Le dimanche de 20h à 22h
Maîtres anciens (comédie) de Thomas Bernhard
Réalisation Pascal Deux
Maîtres anciens, publié en 1985, est l’avant-dernier roman de Thomas Bernhard. Il se déroule entièrement dans une salle du musée d’Art Ancien à Vienne. Trois personnages sont là. Atzbacher – le narrateur – a rendez-vous avec le vieux Reger, critique musical que depuis trente ans le gardien du musée, Irrsigler, laisse s’asseoir sur sa « banquette réservée » dans la salle Bordone en face du tableau du Tintoret : « L’homme à la barbe blanche ».
Atzbacher arrive un peu en avance pour observer son ami Reger, récemment devenu veuf. Nous n’apprendrons qu’à la toute fin la raison qui a conduit Reger à donner rendez-vous à Atzbacher.
Par Dépêche
Contact : depeche@actualitte.com
Paru le 22/05/2026
168 pages
Charivari
25,95 €
Paru le 05/02/2026
210 pages
Editions Gallimard
20,00 €
Paru le 04/02/2026
313 pages
Les Corps Conducteurs
21,50 €
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