« J’ai rencontré Claude le soir de février glacial où Rhoda-Regina nous a fait sa petite dépression nerveuse bienvenue. Rhoda-Regina, c’est mon ex-meilleure amie et ennemie actuelle. Je squattais son rez-de-jardin depuis mon retour aux États-Unis après cinq années enrichissantes à l’étranger? C'est là que Claude m’avait découverte recroquevillée sur la dernière marche du perron, après que RR, dans un geste d’hospitalité américain inédit, venait de balancer toutes mes affaires sur le macadam. »
New York, années 1970. Harriet va enfin quitter son petit ami Claude, c’est décidé. Ce « rat français » ne la mérite pas. C’est tout de moins ce qu’elle arrive à se dire, alors que c’est bel et bien Claude qui lui a demandé de ne plus jamais mettre les pieds dans son appartement de Greenwich Village. Elle partira, oui – mais pas dans les 24 heures imparties, pas avant d’avoir pu se venger. Alors que ses amies se moquent d’elle, Harriet ne se laisse pas démonter : elle voit à travers les apparences, ne se laisse pas berner par de belles paroles. Elle est une prophétesse lucide, sans langue de bois, qui dénonce tous les maux de la condition féminine. Pourquoi toutes les femmes se laissent marcher dessus de la sorte ?
Ce roman est mordant d’humour. Notre héroïne est snob, paresseuse et méprisante. Elle prend les gens de haut, maltraite son entourage pour finalement se présenter comme la victime de l’histoire… En soit, une garce insupportable. Pour autant, ce récit n’en reste pas moins délicieux et jubilatoire.
Traduction de Josée Kamoun.
Publiée le
29/05/2026 à 13:45
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Paru le 07/05/2026
224 pages
Editions de l'Olivier
22,00 €
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