Aujourd’hui les allées du festival sont remplies, les stands sont pris d’assaut, de nombreux auteurs et autrices sont au rendez-vous pour rencontrer leurs lecteurs ou des personnes venues les découvrir. Mais en fait, ils en pensent quoi les visiteurs ?
Le 23/05/2026 à 16:24 par Clotilde Martin
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Publié le :
23/05/2026 à 16:24
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Même avec cette chaleur écrasante, le public ne recule devant rien, surtout lorsqu’il s’agit de rencontrer ses auteurs préférés ou de soutenir des libraires. Dans les allées, tout un chacun vient chercher quelque chose de différent : une rencontre, une découverte, un moment de pause, ou simplement le plaisir de voir le livre reprendre toute sa place au cœur de Montpellier.
Emma, 25 ans, vient tout juste d’arriver dans la ville. Elle ne connaissait pas encore le festival, mais les affiches croisées dans la rue l’ont attirée. Passionnée d’histoire, notamment par les témoignages liés à la Seconde Guerre mondiale, elle a été bouleversée par sa rencontre avec un écrivain ayant retranscrit les lettres de son père, interné trois ans dans des camps de concentration.
Quelques minutes plus tard, elle s’assoit à l’écart pour « décompresser » : « C’était très émouvant. » Ce qui la frappe aussi, c’est l’ampleur du rendez-vous : « Je n’ai jamais vu un festival avec autant de monde et d’auteurs », dit-elle, sensible à la diversité du public et à la présence de nombreux jeunes.
La bande dessinée attire aussi Christophe, 51 ans, cheminot et collectionneur, venu du Gard spécialement pour le salon. Il s’est déplacé pour rencontrer des auteurs du Label 619, « qu’on ne voit pas souvent dans le Sud ». Pour lui, le festival permet de mettre des visages sur des livres lus tout au long de l’année. Il se réjouit de voir les libraires montpelliérains occuper le terrain.
À l’heure où les écrans semblent souvent prendre le dessus, il trouve précieux que le livre redevienne, le temps d’un week-end, un sujet de discussion, de déplacement et de rencontre.
Cette diversité, Brigitte la cherche chaque année. À 70 ans, cette ancienne éducatrice vient autant pour les auteurs connus que pour ceux « qui sont dans l’ombre » et trouvent ici un peu plus de lumière.
Très attachée aux librairies indépendantes, elle voit dans le festival une manière de remettre la culture au centre de Montpellier. Elle apprécie aussi ces espaces où l’on peut s’installer, lire, souffler un peu, loin de l’agitation des stands.
Du côté d’Iris, surveillante dans un lycée, c’est la mise en avant des petites librairies qui retient l’attention. Pour sa première visite, elle cite notamment Azimut, librairie spécialisée en bande dessinée. Elle y voit une occasion de faire découvrir des auteurs moins visibles et de rappeler que les librairies de quartier ont encore beaucoup à défendre. « C’est assez exaltant », résume-t-elle.
Crédits images : ActuaLitté, CC BY SA 2.0 - Iris à la Comédie du Livre
DOSSIER - À Montpellier, la Comédie du livre 2026 bat son plein
Par Clotilde Martin
Contact : mc@actualitte.com
1 Commentaire
Sybi
27/05/2026 à 06:30
Dans ce monde où la culture n est pas mise en avant , très belle initiative ce salon du livre !!!
Touchée par le témoignage de la jeune femme qui a rencontrée l écrivain retranscrivant les lettres de son père en camp de concentration...
Les robots ( ia) ne pourront jamais remplacer la richesse de ces relations humaines 😉