Amours intranquilles

Gary Victor

« Il est d’usage de dire que le premier amour laisse en vous une empreinte indélébile. Si cette relation ne se transforme pas en engagement pour la vie, on tend à chercher chez les partenaires suivants une trace de ce que ce premier émoi a gravé en nous. Cette recherche risque de devenir une quête sans fin, la poursuite d’un mirage, car il ne peut exister qu’un exemplaire de ce premier. Est-ce aussi pour cette raison que les hommes prétendent être attirés par le même type de femme, et les femmes par le même type d’homme ? » 


Aujourd’hui, Carl Vausier est heureux avec Jézabèl, sa compagne. Amoureux, pourrait-on dire, et prêt à vivre le reste de sa vie avec elle. Pourtant, par moments, il ne peut s’empêcher de revenir en arrière lorsqu’il la regarde : son esprit vagabonde et retrouve toutes les femmes qui ont un jour fait partie de son existence. Il repense alors à Maud, celle qui l’a ouvert à l’amour, dans tout ce que ça implique. L’euphorie des premiers jours, cette connexion indicible, mais aussi les larmes, la déchirure, le “après” qui ne se résout jamais tout à fait. Il ne l’a jamais revu. Il représente aussi à Marie-Dieula, servante au service d’amis à lui. Une femme qu’il a trouvé belle, avec ce regard étincelant. Puis Amanda, qui l’appelait “son ange”, se sentant sauvée par cet homme, alors que la dépression avait risqué de l’emporter…

Dans ce roman, les femmes sont au premier plan. Dans toute leur diversité, à la fois douces et ambitieuses, elles ponctuent la vie de notre narrateur. Entre réalité et fiction, c’est un hommage rendu à ces figures courageuses, confrontées à une société qui les écorche, les retient, les bouscule, les humilie… Une lecture d’une grande richesse. 

Une michronique de
Valentine Costantini

Publiée le
22/05/2026 à 12:30

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Amours intranquilles

Gary Victor

Paru le 05/03/2026

280 pages

Philippe Rey

21,00 €