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Le libraire ne reste peut-être qu’un commerçant

Tout le secteur du livre s'interroge aujourd'hui sur la place des librairies indépendantes face à la montée de l’extrême droite, le poids du groupe Bolloré dans l’édition et la responsabilité des libraires dans la défense du pluralisme démocratique. Dans ce texte proposé par Christophe Marie, co-gérant de la librairie Au saut du livre, à Joigny, dans l’Yonne, tout un pan de l'industrie du livre est questionné. Et ses clients avec lui.

Le 21/05/2026 à 10:21 par Auteur invité

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21/05/2026 à 10:21

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La librairie indépendante, la démocratie et le paquet de chips

La librairie indépendante peut-elle encore être indépendante ? C’est la question qui se pose devant la situation d’extrême-droitisation de la société et donc de l’édition par l’entremise du groupe Bolloré. Dans ce contexte, la parole est rarement donnée, si ce n’est de manière anecdotique, aux libraires. Est-ce étrange ? Pas tant que cela.

Le libraire ne reste peut-être, inconsciemment, pour certains, qu’un commerçant, un boutiquier soumis au devoir de rentabilité. Mais si ce devoir est bien réel pour le libraire, en est-il vraiment autrement des auteurs, des éditeurs et même d’une certaine manière des journalistes qui, en revanche, n’hésitent pas à donner abondamment leur avis sur la situation ? 

Pour faire vite, ce qui est reproché aux librairies indépendantes oscille d’un excès à l’autre : les libraires sont tantôt jugés trop passifs (la journaliste Clémentine Godszal s’étonnait par exemple dans C Ce Soir du 15 avril 2026 que « les libraires » n’aient « rien à dire » lors de la première rentrée littéraire Hachette version Bolloré), tantôt trop engagés alors que leur rôle ne consisterait qu’à vendre (boutiquier disions-nous ?). Afin d’illustrer cette dernière position, citons l’oubliable déclaration de Muriel Beyer, directrice des Éditions de l’Observatoire dans Le Figaro du 12 février 2026 : « [Les librairies] doivent être apolitiques. Sinon c’est comme si ma superette ne vendait pas de chips en affirmant qu’elle a entendu que c’est mauvais pour la santé. »

Faudrait-il déduire de cette saillie que les livres des Éditions de l’Observatoire seraient « mauvais pour la santé » ? Au-delà de cette déclaration qui, nous l’espérons, n’est pas à prendre au pied de la lettre, nous voudrions ici rapidement remettre la librairie au milieu de la chaîne du livre pour clarifier quelques points.

TRIBUNE - Gibert Joseph : “La routine a anesthésié l’esprit commerçant des libraires

Pour commencer, il semble utile de le rappeler : une librairie indépendante est, par définition, indépendante. En 2025 selon Livres Hebdo/Electre Data Services, 63.396 nouveautés et nouvelles éditions ont été publiées. Il est compréhensible qu’un choix nécessaire s’opère parmi ces milliers d’ouvrages, y compris dans les grands établissements car si des nouveautés arrivent, il reste toujours et fort heureusement des livres de fonds.

La sélection des ouvrages qui seront sur les tables est opérée par le/la libraire : chaque livre sur chacune de ses tables a été choisi par lui/elle. Cette sélection s’opère en fonction des habitudes de ses clients.e.s — car oui il y a bien des impératifs économiques — et aussi, ce n’est pas négligeable, de ce que le libraire a envie de leur faire découvrir, de ce qu’il a envie de partager avec eux/elles.

C’est par exemple que des ouvrages de grands groupes côtoient, en fonction de la volonté des libraires, ceux de maisons indépendantes : Gallimard ou Stock peuvent de cette manière voisiner avec Le Ver à soie ou L’Atelier des Noyers. C’est cette différence dans les choix qui fait la personnalité de chaque librairie indépendante. C’est comme cela que ces librairies concourent au pluralisme éditorial, pluralisme qui ne consiste pas à tout avoir en stock indistinctement, mais à proposer des livres que le client ne verrait pas et auxquels il n’aurait pas accès sans librairie indépendante.

Ce rappel étant fait, que faire des livres du groupe Bolloré ?

Première réponse, rarement apportée compte tenu du poids de ce mastodonte de l’édition et de la diffusion : le boycott pur et simple. Le/la libraire — pro-boycott fait ainsi l’impasse sur l’écologisme passionné de Gabrielle Filteau-Chiba, sur l’analyse touchante et à fleur de poil de Cédric Sapin-Dufour, édité.e.s tous deux chez Stock, ou encore sur les sagas de Pierre Lemaitre que publie Calman-Lévy…

Cette manière d’agir semble littérairement (il y a évidemment d’excellents auteurs dans les grands groupes, il y en a encore quelques-uns encore chez Bolloré) et économiquement contestables (nous arrivons en bout de chaîne : nos clients ont entendu parler de ces ouvrages dans tous les médias) tout en étant difficile à tenir : quel.le libraire, aussi indépendant.e qu’il/elle soit, pourrait se passer du dernier Pierre Lemaitre ? Plus que de la responsabilité des libraires, nous aurions envie ici de nous tourner vers les auteurs.rices qui ont déjà une certaine notoriété : ce sont certainement à eux.elles de prendre leur responsabilité. Est-ce à dire que le libraire doit s’en exempter ?

Deuxième réponse souvent mise en avant : ne rien faire, ce n’est pas au libraire de décider. Nous sommes ici face au libraire-nous-ne-sommes-pas-là-pour-ça qui nous ramène à la position du boutiquier et, au passage, oublie la spécificité du bien qu’il vend : le livre en tant qu’il met en jeu, entre autres, nos représentations comme hommes et femmes, notre fonctionnement collectif, notre communauté citoyenne, notre rapport au monde, aux autres, au vivant, en tant qu’il interroge les récits, ne peut pas, sérieusement, être comparé à un paquet de chips.

ENTRETIEN - “Acheter un livre dans une librairie indépendante, c’est presque militant

Face à Italo Calvino qui, dans Pourquoi lire les classiques, écrivait : « Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire », la chips, elle, se tait à tout jamais. C’est d’ailleurs pour cette raison que certains industriels d’extrême-droite investissent massivement dans le monde des médias et de l’édition : leurs idées font ainsi haro sur la parole, imposent leurs voix, prétendent fièrement (c’est assumé par quelques-uns) à ce qu’un marxiste peu orthodoxe appelait l’hégémonie culturelle.

Face à cela, le/la libraire démocrate ne peut que réagir : encore une fois, le/la libraire décide toujours de ce qu’il propose. Ne pas vouloir s’engager, c’est faire fi d’un adage existentialiste (et logique) qui veut que ne pas choisir, c’est déjà faire un choix. Est-ce un bon choix que de poser sur les tables des livres destinés à diffuser des idées d’extrême-droite ? Que l’auteur de ces quelques lignes, enfant des années 80 et de la lutte contre le racisme, doive répondre à cette question en 2026 semble irréel. Et pourtant, il paraît utile aujourd’hui de revenir très rapidement sur qui semblait naguère évident. Revenons donc un instant en arrière...

Le FN est fondé en 1972, entre autres par les anciens Waffen-SS Pierre Bousquet et Léon Gaultier. Quelques années plus tard, en 1980 le secrétaire général du FN se nomme Pierre Gérard. Cet homme a été numéro deux sous Vichy de la Direction générale de l’aryanisation économique et de la Propagande à la question juive.

Durant les années 70, 80 et 90, les Français éprouvent une certaine gêne devant ceux qui incarnent leurs vieux démons. Il faut dire que Jean-Marie Le Pen ne fait rien pour être dédiabolisé : jeux de mots antisémites, révisionnisme, homophobie et xénophobie affirmées...

Cette haine qui rappelle aux résistants encore vivants à cette époque de mauvais souvenirs, rend l’extrême-droite plus ou moins infréquentable. Anne Sinclair refuse d’interviewer le leader d’extrême-droite. Dans son édition du 19 juillet 1995, Charlie Hebdo demande même l’interdiction du FN en s’appuyant sur les articles 1, 2, 4, 6 et de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen placé en préambule à notre constitution. À juste titre, le FN n’était pas considéré comme un parti comme les autres.

En 2011 arrive le ripolinage « social » de Marine Le Pen. En 2018, le FN se mue en RN comme si d’une chrysalide fasciste qui fait Front contre la diversité pouvait sortir un papillon démocrate né pour faire Rassemblement. Malgré toutes les stratégies électorales possibles, changer le nom d’un parti n’a jamais changé son logiciel. Pour s’en convaincre, on peut lire par exemple l’article d’Alexandre Berteau, Donatien Huet, et Youmni Kezzouf paru dans Médiapart le 4 mars 2026 intitulé « Racisme, antisémitisme, homophobie : le RN n’a toujours pas fait le ménage dans ses rangs » qui liste les dérives des candidats RN aux municipales. Le problème était le même aux dernières élections législatives.

On peut d’ailleurs évoquer, entre autres, la députée RN Caroline Parmentier élue lors de ces élections, journaliste puis rédactrice en chef du journal d’extrême-droite raciste et antisémite Présent, qui non contente d’insulter Simone Veil et de faire une référence « subtile » et de « bon goût » à son passage dans les camps (« la grosse, celle de la loi qui porte son nom et qui génocide 220 000 petits innocents par an ») se dit admiratrice de Pétain et de Brasillach (rédacteur en chef pro-nazi de Je suis partout et auteur de la célèbre phrase : « Il faut se séparer des Juifs en bloc et ne pas garder de petits. »). Des exemples inspirants en effet rappelés dans de nombreux articles par les journalistes de Médiapart, Fabrice Arfi et Antton Rouget.

Cette petite liste qui pourrait se poursuivre ad libitum montre suffisamment que le FN d’avant a un arrière-goût du RN d’aujourd’hui : de nos jours comme par le passé, le FN/RN n’est pas un parti comme les autres, l’extrême-droite n’est pas moins extrême parce qu’elle change de nom.

Face à la montée des intolérances et de la haine, face aux attaques contre l’état de droit qui défend chacun de nous, même s’il faut malheureusement reconnaître que ces attaques ne sont pas l’apanage du RN, la librairie indépendante, en tant qu’elle est indépendante, a un rôle à jouer : entre le simple boycott d’un pan entier de l’édition et une posture de refus de choisir, s’ouvre à elle une troisième option : faire ce qu’elle est en mesure de faire, mais le faire assurément.

À LIRE - Comment Eyrolles et Gallimard participent à la diffusion de l'extrême droite

Certains libraires ont voulu faire « dialoguer » les couvertures en posant le livre de Jordan Bardella à côté d’une étude de Johann Chapoutot, pourquoi pas ? D’autres n’ont pas mis le premier sur les tables, mais dans les rayons ou sous leur comptoir afin qu’ils soient moins visibles, soit. D’autres le font seulement à la commande : la loi l’exige. Dans tous les cas, il est important que les librairies ne participent pas à la banalisation de ces idées délétères, nocives pour la démocratie et in fine pour les librairies elles-mêmes. Peut-être que dans un an, il sera trop tard…

L’année qui arrive sera pour les librairies l’occasion de contribuer encore davantage à faire vivre le pluralisme, le débat démocratique, la confrontation des représentations, les conceptions et les analyses de gauche comme de droite, mais nous ne pouvons pas contribuer pas à la banalisation d’idées qui stigmatisent des populations, des croyances religieuses, des orientations sexuelles, et piétinent ainsi notre socle commun : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » Ce passage d’Un Nom sur le mur (Gallimard)d’Hervé Le Tellier résume tout à fait cette position :

« On ne débat pas de telles idées, on les combat. Parce que la démocratie est une conversation entre gens civilisés, la tolérance prend fin avec l’intolérable. Quiconque sème la haine de l’autre ne mérite pas l’hospitalité d’une discussion. Quiconque veut l’inégalité des hommes n’a pas droit à l’égalité dans l’échange. La formule lapidaire de l’historien et résistant Jean-Pierre Vernant me convient : “On ne discute pas recettes de cuisine avec des anthropophages”. »

Crédits photo : librairie Au saut du livre

 
 
 
 
 
 
 
 

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Par Auteur invité
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12 Commentaires

 

A.

21/05/2026 à 16:47

Je voudrais surtout que les librairies soient plus neutres et moins militants (sauf dans certaines librairies spécialisées).
Étudiant, j'avais acheté des livres pour mes cours de physique qui parlaient entre autres du nucléaire. Le jeune vendeur, un militant anti-nucléaire, ne m'a pas lâché la grappe car il me bassinait sur le danger du nucléaire. Il voulait que je prenne un livre sur le danger du nucléaire. Durant 4 mois, il m'en parlait à chacun de mes passages. J'avais beau lui dire que c'était pour mes cours, il voulait juste me parler du danger du nucléaire, des OGM... J'ai fini par aller commander mes livres sur Internet du temps d'Alapage et ne plus retourner dans cette librairie.
Mais le probleme est aussi présent chez les marchands de presse. On peut plus acheter un quotidien ou un magazine sans que les gens y voient une adhésion politique

GERMANAUD Marie-Claire

21/05/2026 à 17:45


Très bonne analyse de la situation, j'espère qu'elle aura l'approbation de nombreux libraires. Et que leurs clients les soutiendront.
Bon courage, mais le Saut du Livre n'en manque pas...

Cadet de Gascogne

21/05/2026 à 19:01

Avis bien partagé.
Cela dit, je conçois que votre profession soit partagée sur le traitement à décider par rapport à plusieurs fronts(les affaires Grasset/Bardella, Bolloré, l'extrême droite et "ses" auteurs, Etc). Pas simple. Un libraire n'est pas un conservateur de bibliothèque. L'un a des impératifs économiques là où l'autre bénéficie d'une autre latitude, d'une liberté plus large, en tout cas différente.
Moi, je suis de l'autre côté, lecteur et électeur. Mais pas irresponsable de mes choix. Et ce dans les 2 cas.
A ce titre là, j'ai bien apprécié votre conclusion avec Le Tellier et Vernant.
Le problème c'est que les anthropophages ont pris des cours depuis Vernant, ils font tout maintenant pour qu'on les croit diplômés d'une école hôtelière, bien propres sur eux, service impeccable, au moins dans l'hémicycle.
Et que bientôt Le Tellier devra proposer un autre livre: Un mur sous le nom.
C'est une boutade, quoique...
Cela étant, un fait, une personnalité littéraire, sa décision. Et mon avis.
Mazarine Pingeot, ou M.Pingeot, c'est selon, a refusé de se rendre à une manifestation littéraire à La Flèche (Sarthe). Au prétexte que cette commune est désormais gérée par le RN.
Je suis très gêné avec ça.
En fait, il se trouve que j'ai vécu, à l'époque de JM. Le Pen, dans une commune gérée par l'extrême droite.
Dans les années 90. Sous Mitterrand père, si je puis le dire ainsi.
Du coup, du jour au lendemain, les bonnes âmes, souvent parisiennes voire germanopratines, nous ont snobé, alors que nous étions beaucoup, mais certes minoritaires, même de peu, à n'avoir pas voulu de ce choix. Nous aurions bien aimé à l'époque recevoir des visites de soutien.
Non, on nous fuyait comme si l'ensemble de la population était à stigmatiser. Nous étions la peste, avec l'eau du bain à changer.
Du coup, j'ai de la sympathie pour la population ostracisée de la Flèche, celle qui n'y est pour rien. C'est la double peine, avoir des élus extremistes, et avoir une partie de l'intellitgensia bien pensante qui se detourne de vous.
Certes, au cas d'espèce je suppose que Mazarine M. Pingeot a cru bien faire. Mais quand même, certaines décisions peuvent avoir des effets secondaires insoupçonnés de leur auteur.
J'aurais bien aimer le faire savoir à l'intérêssée, mais je n'ai aucune idée de la façon dont on peut joindre un auteur. Surtout celle-ci, elle ne doit pas être facile à atteindre.
En tout cas, on me dit qu'elle a récemment passé un agréable séjour à L'Isle-sur-la- Sorgue (Vaucluse), au salon Lire sur la Sorgue. Nous en sommes ravis pour elle.

Marie

22/05/2026 à 17:02

Bien d'accord avec vous sur l'attitude de la fille du Président boycottant ( pour que les médias se ruent)une manifestation littéraire dans une ville gérée RN. Le boycott ne fait pas réfléchir...Il "assène"...

Serge Tadier

22/05/2026 à 07:20

Bravo pour ce engagement. Je souscris tout a fait à cette analyse.
Il faut soutenir les librairies indépendantes qui sont parmi les derniers remparts contre les idées nauséabondes de racisme, d'exclusion et d'extrême droite

Une libraire bien partagée

22/05/2026 à 07:56

Comme l’as dit une personne dans les commentaires, un libraire n’est pas un conservateur de bibliothèque… Vu la conjoncture du marché du livre en 2026… je pense que nous aimerons effectivement augmenter le pluralisme mais qui va payer nos factures de gaz, d’électricité et de transport (hausse de 2% depuis le début de l’année et doublement de la majoration gasoil !)
Alors oui le libraire est un commerçant et chef d’entreprise parfois bénévolement, si on ne voit que le pluralisme je pense que nous serons nombreux à ne pas voir la fin de l’année ! Et pourtant on aimerait !

Alex

22/05/2026 à 09:33

Alors votre article est une immense fiente !

En premier lieu le sujet de départ, c'est les librairies indépendantes pas vos convictions politiques ! A partir du moment où ils diffusent les ouvrages politiques d'un bord, les ouvrages de tous bords doivent être présentés . Point barre.

Ensuite, il revient à chaque individu de faire , LIBREMENT, son opinion, en se basant sur une base documentaire, à laquelle il a accès via les librairies mais aussi les bibliothèques municipales, ainsi que que la bibliothèque provenant des ses parents, les échanges de livres entre copains, étudiants, passionnés, associations de lecteurs, et j'en passe.

Ce que cet article préconise, c'est rien de moins que l'autodafé, (ref. Au SS de Hitler, qui ont brûlé des livres provenant d'auteurs juifs et aussi d'auteurs qui critiquaient le régime nazi) et le boycott. Alors comme posture anti- tyrannie, on fait beaucoup mieux.

Cet article est exclusivement à charge contre le RN, mais pas du tout contre LFI , qui disposait jusqu'à récemment d'une milice, la Jeune Garde, ayant pour objectif de terroriser jusqu'à tuer le jeune Quentin Deranque. Pas pendant 1939-1945, en 2026 ! Oui, pardon de vous le dire mais nous avons bien changé d'époque.

Vous revisitez l'histoire du RN, sans aborder celle du communisme, et de tyrannies toujours en cours dans d'autres pays, par ex : la Chine, la Russie, l'Iran et l'Algérie, tout aussi extrêmes, sans non plus critiquer les choix du parti socialiste français qui s'est compromis avec LFI, tout comme les écolos. Là encore . Pas pendant 1939-1945, en 2026 !

Tout ce que vous dites, c'est n'importe quoi. Vous n'êtes vous -même pas indépendant. Vous voudriez imposer aux libraires ce qu'ils doivent déposer sur leurs étagères ? Ou appeler à boycotter untel ou untel ? Pour mieux influencer le vote des citoyens conformément à vos croyances ? C'est non !

Les gens viennent dans les librairies pour assouvir une curiosité sur un sujet. Il revient aux libraires et c'est un métier très noble de leur indiquer, les ouvrages d'auteurs aux points de vues contradictoires, détaillant les thèses et antithèses sur ce sujet. Sur un sujet donné, grâce au conseils avisés de mon libraire, je ressors avec plusieurs ouvrages. Pas qu'un seul !

Je refuse en bloc votre télescopage de fientes. Votre militantisme anti RN/ FN fait l'effet d'un disque rayé tellement il est usé. À force de frotter une ficelle, elle finit par rompre ! C'est assez ! Ça suffit ! Stop ! Vous n' impressionnez personne ! Vous n' influencez personne !

Vive les librairies indépendantes ! Et vive le savoir, le partage et la transmission des connaissances ! Vive la liberté ! La liberté de tous ! La liberté d'expression ! La liberté d'entreprendre ! La liberté de penser par soi - même sans aucune influence ! Vous n'avez pas à dicter à autrui ce qu'il ou elle doit penser ! Arrête de vous bercer d'illusions !

A bas le boycott des idées ! A bas l'autodafé ! A bas la tyrannie de la pensée unique ! A bas toutes les dictatures !

Urviall

22/05/2026 à 10:46

Il y a des erreurs dans l article. Si le FN a été créé comme décrit, c est mitterand qui l a propulsé à ce niveau en transférant la lutte des classes en lutte des races (de marchais à le pen). Ce qui permet un meilleur contrôle en divisant la population entre prolo et bourgeois d un coté et maghrebins et racistes de l autres avec une unique regle : ne jamais participer aux forum/interview/débat avec le pen. Regle valable pour la gauche et la droite (franck lepage).

Aujourd'hui les fondateurs du FN sont pour la plupart decedé, hitler est mort, et pour ce qu on peut voir partout dans le monde et dans les villes ou des maires RN ont été élus, bah visiblement 39/45 n est pas pres de revenir. Pour le moment on a poutine (un gauchiste), et netanyahu (on a failli croire à de l extreme droite mais le terme de nazi sans prépuce a été condamné, donc non) qui mènent des guerres ouvertes.

Au final, il est ici décrit comme un groupe raciste, antisemite et homophobe, ce qui au final est la définition par essence du groupement gauchiste LFi. Antisemite n est plus à démontrer, ce sont des tweets quotidiens de rima hassan, thomas portes, aymeric caron... on se demande qui paye ces gens pour faire autant de propagande quotidienne (l Amérique du sud ? Le hamas ? Putin ? Les pistes de l ingerence sont nombreuses, quel capital finance ce parti anticapitaliste? Certainement pas les gilets jaunes qui le composent. Je vois mal chikirou voler 67000 euros en pieces jaunes!!!!

Quant aux racistes ? Bah oui il en reste au RN (environ 6% , la vieille garde).mais en 2026, ils ont surtout a coeur de défendre leur pays contre les vagues de migrants sorossiennes que l argent de l etat ne cesse de financer sans regarder. Et on voit la meme chose en angleterre et ses conséquences nationalistes. Idem aux pays bas. Et en Italie. La belgique s est islamisée et nos pays d Europe apres des siècles de lumières s assombrissent dans l obscurantisme de la religion. (Qui je le rappelle est juste le fait de donner du pouvoir à un ami imaginaire qui peut tout faire, mais qui n est interessé que par une chose : votre pognon).
Tristesse.
Alors oui le RN defend des bastions de joie, de liberté, en refusant des obscurantistes. Cela aurait du etre la bataille de la gauche sociale, mais eux préfèrent se réunir autour d un join ou. D'un rail, en financant ces narcotraficants... chose que la societe permet par son laxisme en justice, et qui du récréatif va etre la source de drame de demain..chose que le RN par sa discipline annonce vouloir combattre (annonce, parce que quand ils seront aux commandes, je doute que cela avance ici aussi).

Et dernier point, selon les chiffres les homo votent desormais à droite de la droite. Et abandonnent lfi. (Ce qui est un signe assez inquietant).


Voilà en preambule votre menace... quand le RN veut vous montrer l avenir, vous regardez la main tendue. Et au lieu d utiliser votre cerveau pour vous projeter vous ne faites que fonctionner votre mémoire pour y voir des saluts nazi. Rattappés par un souvenir des annees 68-70 d une liberté qui n existe plus.
Posez vous la questions de nos migrants qui viennent par bateau par centaine avec uniquement des hommes pour marins. Où sont les femmes ? Quand les rejoindront elles ? Y a t il des pays avec 80% de femmes ? Vu que les hommes les délaissent pour partir en europe? Et en manque, il ne faut pas etre surpris de voir les agressions sur des jeunes femmes et filles, vos filles (ah non! Le gauchiste ne fait pas d enfant, il en prend soin en créant des lois pour éduquer ceux des autres ).
Quid de la gauche et du systeme économique maintenant!
La gauche s accapare l argent de l etat en masse, la culture par exemple, les aides sociales... sur le principe je trouve ca bien. Sauf quil faut les financer et avec les hausses de chômage, le maintien des salaires quand tout augmente, c est difficile d y contribuer. Alors ils viennent critiquer les aides sociales aux grosses entreprises, qui payent encore des salaires, qui maintiennent les prélèvements pour payer le salaire des fonctionnaires en plus de toutes les aides sociales. Mais plus le temps passe plus je vois des boites fermer et plus je m inquiète pour les prélavements qui paieront nos deputés racistes antisemites homophobes qui continuent de cracher sur l etat (je parle de LFI et des RN et des autres aussi) mais egalement des profs, des flics, des pompiers, des agents hospitaliers... de ce qui fait tourner la france que l on vend aux étrangers.

Et l afrique ? Celle qui nous les envoie. Situation risible que l afrique. Selon eux, on ne cesse de piller leur ressources !! Mais qu ont ils fait de ces ressources ? Est que l afrique a un taux de développement similaire à la chine et aux usa ? Les usa ont mis 200 ans à se développer comme on la connait aujourd'hui et probablement pareil pour la chine. Mais l afrique ? Le berceau de l humanité et ils ont encore des routes en terre....
Quant aux islamistes que nous récupérons, ce sont des gens qui ont fuit la violence et les charias de leur pays pour les appliquer chez nous !!!

Voilà la gauche que les libraires défendent (hey les amis, les rebeu ne lisent que le coran, vous ne les eclairerez pas avec les voyages de Sylvain tesson).
Continuez de refuser que la france, l europe se développent comme ils le faisaient avant et le surplus d immigration vous enlèvera tous les clients potentiels. Vous voulez continuer d exister ? Il faut repenser votre espace de vente ! Une pile de coran et une librairie de manga.. oubliez grasset stock plon et tous les autres. La majeure partie de vos futurs acheteurs n existe pas.

Vous critiquez les achats de bolloré ? Un milliardaire a acheté une boite en vente, ce que les autres milliardaires de gauche (niel, kretinski...) n ont pas fait. Alors oui il y aura des ouvrages de droite. Mais à quel moment ne vous etes vous pas inquiété de savoir que 100% des livres etaient de gauche avant bolloré ?
On vous a biberonné à la gauche, eduqué à la gauche, et vous ne vous etes jamais remis en question!! Le principe meme défendu par un (et plusieurs de fait) homme de gauche : Charb !! Le principe de l auto defense intellectuelle.
À quel moment vous êtes vous remis en cause ? Jamais. Lisez watchmen d alan moore. Ozymandias regarde une groupe de tele pour savoir comment repartir son fric pour demain. Mais vous libraires vous pensez développer votre commerce comme dans les annees 80. Avec moins de lecteurs (pas la meme cultute), moins d acheteur (pas les memes moyens) et votre probleme c est la droite? Mais comment allez vous faire

Ca fait 40 ans que vous faites la meme chose, et en 20 ans Amazon est arrivé, a vendu, a dématérialisé vos livres.... et vous, vous continuez de raler et de demander l argent de l etat pour vous soutenir. Vous etes tels des africains pleurant sur le fait de vous faire voler, et vous lancez un cri de désespoir : c est la faute de l extreme droite et des fachos...

Non c est de votre faute !!! Vous avez refusé d ouvrir les yeux, vous connaissez vos livres mais pas vos clients (preuve aussi que vos livres ne vous ont pas instruits, ou n étaient ce que des contes ?) Vous êtes responsables de votre echec. Les prix sont les memes qu Amazon. Vous etes la librairie de la ville mais les gens vont sur Amazon ? Comment pouvez vous pleurer sur la droite ? Vous êtes les fautifs de vos échecs.
Les librairies comme les cinémas n ont pas essayé de franchir internet en utilisant le courant. Ils ont voulu faire barrage aux nouvelles forces..

Et aujourd'hui la guerre recommence avec l intelligence artificielle. Vous l accuser de pillage, mais pire que ca, vous ne vous inquiétez pas pour votre taf parce que vous etes des professionnels et que cela ne vous touchera pas....

Toto

22/05/2026 à 12:51

Article très intéressant mais trop généralisé à mon goût. Un libraire à la chance de faire un métier passion à mon sens. Et au delà de l'aspect financier de son commerce (un bon libraire est un libraire qui vend des livres), il y a l'importance de ses choix, dans la mesure où il est en capacité de les faire.
Car parmi toutes les librairies, il y a des librairies spécialisées, et pour certaines, la majorité de leur fond provient du groupe Bolloré. Comment ces librairies pourraient survivre, en conservant leur spécificités avec un fond ridicule, parce que les ouvrages dépendent de Bolloré?
Le rôle des éditeurs en désaccord avec les idées de Bolloré pourraient-elles envisager de changer de structure? Est-ce économiquement viable?

Dans cette attente, je fermerais les yeux sur bon nombre de principe pour continuer de défendre des auteurs choisis, et répondre aux demandes d'évasions des lectrices et lecteurs.

Liberté j'écris ton nom

22/05/2026 à 13:01

D'après moi, un libraire EST un commerçant, il propose ce qu'il sait pouvoir vendre.
Ensuite, j'ai aimé Solana, Celine, Drieu, Demoule, Le Bon, Bernays, Bukowsky, Attali, Tosche, Burgess, Bauer, et beaucoup d'autres, en tant que lecteur je n'ai pas de choix politique, sauf pour les biographies encore que "il faut connaître son ennemi".
Le RN/FN, fait 40% dans notre pays ce ne sont pas tous des bas du front, stupides et sans culture, de même certains partisans de la gauche et de l'extréme gauche ne sont pas de grands intellectuels.
Le libraire est un passeur et tant qu'il n'est pas bloqué financièrement par les "offices" ses choix sont respectables et surtout concients de sa "zone de chalandise".
Les censeurs de touts bords sont basiquement des "peine à jouir", fichez nous la paix!

Marianne L.

22/05/2026 à 15:13

Merci pour cet article engagé, évidemment, mais que je trouve réconfortant : le besoin de créer du profit (nécessaire quand on est commerçant), ne supplante pas encore partout l'esprit critique et la défense de valeurs humanistes ...
Juste une petite réponse à beaucoup de commentaires : alors, oui, un libraire indépendant n'est pas un bibliothécaire (ou conservateur de bibliothèque), car lui, il est libre ... le bibliothécaire, pour sa part, a un devoir de neutralité, de pluralité, et de réserve.
Donc un libraire a le droit de boycotter qui il veut (auteur, maison d'édition, courant de pensée), comme n'importe quel commerçant a le droit de choisir la marque de paquets de chips qu'il veut vendre dans son magasin ... ou pas ...
Et d'ailleurs, en parlant de ça, les supermarchés, ils ne devraient pas être obligés de vendre des livres d'éditeurs indépendants ? ça équilibrerait la balance ...

vertigo123@club-internet.fr

22/05/2026 à 21:26

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Hachette au Sénat : Jean-Yves Mollier dénonce une ombre vieille de 80 ans

Entre les combats parlementaires autour de la loi Bichet, en 1947, et le récent rejet au Sénat, d’un amendement visant à renforcer le lien de confiance entre auteurs et éditeurs, l'historien Jean-Yves Mollier établit un fameux parallèle. Dans une tribune communiquée à ActuaLitté, il y voit la persistance d’une influence d’Hachette sur la fabrique de la loi, et interroge les effets démocratiques de la concentration éditoriale et médiatique.

12/06/2026, 11:51

ActuaLitté

“Paris, place forte du commerce des droits internationaux”

Quatre ans après son lancement, le Paris Book Market s’impose comme un rendez-vous majeur du commerce international des droits. Pierre Astier et Laure Pécher saluent ce succès dans un texte adressé à ActuaLitté... Tout en appelant à ouvrir plus largement l’événement aux agents, scouts et professionnels étrangers qui gravitent déjà autour de la place parisienne.

08/06/2026, 11:47

ActuaLitté

Le livre survivra-t-il à l’économie de l’instant ?

Guilhem Méric, auteur de romans de l’imaginaire, analyse les difficultés croissantes du monde du livre. Entre baisse des ventes, concurrence des écrans et transformation des usages culturels, il alerte sur une crise de l’attention qui touche aujourd’hui toute la chaîne de l’édition.

05/06/2026, 16:57

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L'union fera-t-elle la force des librairies indépendantes ?

La vente en ligne a changé d’échelle. Pour rester visibles, les librairies indépendantes doivent-

elles construire une puissance collective ? Renny Aupetit, propriétaire de la librairie Le Comptoir des Lettres (Paris, 5e), pose la question.

04/06/2026, 11:47

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“Pour que la pensée demeure libre, il faut que l'édition soit libre” - Jean-Yves Mollier

Les auteurs Grasset ont initié ce 13 mai les Etats généraux de l'édition, devenus Etats généreux – s'inscrivant dans le sillage des actions menées par les auteurs de Fayard pour la récupération de leurs droits. A ce titre, l'universitaire Jean-Yves Mollier intervenait au théâtre de la Concorde où nom de 87 autres écrivains de la maison, mais également pour présenter son propre combat.

14/05/2026, 09:03

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Gibert Joseph : “La routine a anesthésié l’esprit commerçant des libraires”

Après l’« affaire Nora » et le placement en redressement judiciaire de Gibert Joseph, Francis Kapétanovic, fondateur des éditions Abak, interroge l’effet ciseaux qui frappe les librairies indépendantes — baisse des ventes de livres neufs, hausse des coûts fixes — et les pistes possibles pour sortir de l’ornière. ActuaLitté lui donne la parole.

13/05/2026, 17:18

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Au Maroc, le chantier qui scandalise archéologues et défenseurs du patrimoine

Le sociologue Mustapha Saha et l'archéologue Youssef Bokbot alertent sur le devenir de Sijilmassa, ancienne cité caravanière du Tafilalet et haut lieu de la mémoire maghrébine. Face à un projet d’aménagement touristique et muséal jugé destructeur, ils dénoncent une atteinte irréversible aux vestiges encore enfouis. Le texte plaide pour l’arrêt du chantier, la poursuite des fouilles archéologiques et une approche respectueuse des équilibres historiques, écologiques et humains du site.

11/05/2026, 14:44

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“Pas de liberté de création sans indépendance éditoriale”

La fronde des auteurs et autrices des éditions Grasset choqués par le limogeage du PDG Olivier Nora, ordonné par l'actionnaire Vincent Bolloré, a ouvert tout un champ de réflexion et d'interrogations quant au manque de protections des écrivains face aux maisons d'édition et leurs propriétaires. Les membres de la Scam et les lauréats et lauréates du Prix Albert Londres affirment leur solidarité, dans un texte reproduit ci-dessous.

07/05/2026, 13:13

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Éditeur “référent”, cession de 10 ans maximum... Comment éviter une nouvelle affaire Grasset

Le limogeage d'Olivier Nora, ex-PDG de Grasset, par Vincent Bolloré a mis en lumière la puissance de l'actionnaire, mais aussi la faiblesse de l'auteur dans la relation contractuelle avec une maison ou un groupe d'édition. Dans un texte reproduit ci-dessous, le Conseil Permanent des Écrivains (CPE) appelle les pouvoirs publics à agir pour renforcer le droit d'auteur, via plusieurs mesures.

05/05/2026, 12:14

ActuaLitté

IA : “Un secteur économique se construit sur le pillage généralisé” des oeuvres

Après l’adoption unanime, le 8 avril, d’une proposition de loi instaurant une présomption d’utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d’IA, 81 organisations de la culture, de la presse et de la création interpellent les députés. Elles défendent un marché de licences volontaires, fondé sur l’autorisation, la transparence et la rémunération, face à ce qu’elles décrivent comme un pillage généralisé des œuvres protégées.

05/05/2026, 10:38

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IA : la présomption d’utilisation des oeuvres attendue à l’Assemblée nationale

Une proposition de loi visant à instaurer une présomption d’utilisation des œuvres par les systèmes d’intelligence artificielle, dans un contexte de débats sur l’entraînement des IA à partir de contenus culturels protégés, doit encore être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Le Syndicat national de l’édition (SNE) souscrit à une tribune collective appelant les députés à examiner sans délai ce texte, déjà adopté par le Sénat. 

28/04/2026, 10:27

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Témoignage : le démantèlement d'une librairie, vu de l'intérieur

Au cœur d'une époque particulièrement anxiogène, la fermeture d'une librairie pourrait passer inaperçue. L'événement n'est toutefois pas anodin, parce que la librairie n'est pas un commerce comme les autres. À l'heure où les difficultés s'accumulent pour le secteur, le témoignage publié ci-dessous vient rappeler ce que ces commerces ont de si spécial, et ce que l'on perd, collectivement, avec l'abaissement définitif du rideau.

28/04/2026, 09:39

ActuaLitté

La coopérative éditoriale, réponse à la déferlante Bolloré

La crise ouverte chez Éditions Grasset, après l’éviction d’Olivier Nora dans un contexte de reprise par Vincent Bolloré, suscite une riposte politique et intellectuelle. Trois acteurs liés aux Éditions Syllepse et au Réseau Bastille avancent une hypothèse radicale : transformer l’éditeur en coopérative pour préserver le pluralisme.

27/04/2026, 16:41

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La crise chez Grasset “révèle des déséquilibres structurels anciens”

Le licenciement d'Olivier Nora par Vincent Bolloré et le mouvement de départ de plusieurs centaines d'auteurs de la maison d'édition Grasset, en guise de protestation, a jeté la lumière sur la fragilité de l'indépendance éditoriale. La Ligue des auteurs professionnels et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse rappellent, dans un texte publié ci-dessous, que les créateurs restent bien peu protégés face à la puissance des groupes éditoriaux.

27/04/2026, 16:02

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“Défendre le livre c’est défendre la liberté de penser et de créer”

L'industrie du livre deviendra-t-elle enfin un échosystème ? Un espace collectif, commun, en mesure de faire corps pour assurer sa pérennité. Jérôme Sion, président de L'Agence Unique, Occitanie Culture adresse à ActuaLitté une tribune exhortant les professionnels à « garantir leur liberté collective ». Une adresse autant qu'un espoir.

24/04/2026, 20:32

ActuaLitté

Le 23 avril, journée mondiale du livre : il faut célébrer “le droit d’y accéder”

Ce 23 avril marque la journée mondiale du livre, l'occasion d'en ouvrir un et de profiter des bienfaits de la lecture. Mais cette activité reste très limitée pour les personnes atteintes d'une déficience visuelle, qui ne peuvent pas lire des ouvrages imprimés d'une manière standardisée. La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France rappelle, dans un texte reproduit ci-dessous, les obstacles auxquels ils font face, ainsi que le manque de volonté politique pour lever ces barrières.

23/04/2026, 15:56

ActuaLitté

Après Grasset, où aller ? 4000 éditeurs indépendants prêts à accueillir les auteurs

Partir, oui, mais où ? La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) annonce son soutien aux nombreux auteurs et autrices souhaitant quitter leur maison pour rejoindre les « 4000 maisons d’édition indépendantes » et faire vivre autrement le livre et la création. Quitter les grandes maisons pour une édition plus indépendante : tel est le pari de la Fill.

22/04/2026, 12:08

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Artistes-auteurs : le ministère de la Culture “dénature le sens” du vote de l’Assemblée nationale

En janvier, l’intersyndicale réunissant une trentaine d’organisations réagissait déjà à un courrier de l’URSSAF : « Artistes-auteurs : ce qui change pour votre protection sociale en 2026 ! ». Quelques mois plus tard, le ministère de la Culture présente un projet de décret d’application de la réforme, vivement contesté par les organisations, qui y voient un détournement du vote des députés. Le texte de l'organisation est reproduit en intégralité ci-dessous.

22/04/2026, 11:06

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Contrats d’auteur : les écrivains réclament une réforme face à la concentration

Le Conseil permanent des écrivains (CPE) alerte sur les effets de la concentration croissante dans l’édition, relancée par l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset. Dans une tribune reproduite ci-dessous, l’organisation appelle à adapter le cadre légal et à rouvrir les discussions avec les éditeurs, notamment sur les contrats d’auteur, la durée des cessions de droits et le respect du droit moral.

21/04/2026, 16:03

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“L’enfance est précieuse et fragile, la littérature essentielle” : les auteurs Grasset Jeunesse inquiets

Un collectif d'auteurs des éditions Grasset Jeunesses se mobilise à travers une tribune pour soutenir « la liberté de création [qui] est indispensable aux bons livres ». Alors que la maison fait l'objet d'une attention médiatique à la hauteur de ce qu'elle traverse, ActuaLitté publie leur texte en intégralité.

21/04/2026, 15:31

ActuaLitté

Clause de conscience : “Il s’avère impératif que le gouvernement s'engage”

Exclusif – Vice-présidente du Sénat, membre de la commission culture, éducation et communication, la sénatrice Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine, groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) appelle aussi de ses vœux, après les événements au sein du groupe Hachette, à la création d'une clause de conscience pour les auteurs. Mais cet ajout au contrat d'édition ne pourra se faire rapidement qu'avec le soutien du gouvernement, qu'elle interpelle par un courrier à Catherine Pégard, ministre de la Culture. Il est reproduit ci-dessous, en intégralité.

21/04/2026, 08:35

ActuaLitté

Les festivals littéraires montent au créneau après le départ d’Olivier Nora

Les responsables de festivals et manifestations littéraires réunis au sein du réseau RELIEF prennent la parole après l’éviction d’Olivier Nora. Dans un texte collectif, ils expriment leur attachement au rôle des éditeurs dans la chaîne du livre et leur inquiétude face aux conséquences pour les équipes. Ils rappellent l’importance du lien construit avec les auteurs et le public, dans un contexte de fragilisation de la lecture. Une prise de position qui souligne aussi les équilibres du monde éditorial contemporain.

20/04/2026, 16:12

ActuaLitté

Grasset : face à “la mise au pas”, la CFDT réclame des “garanties d'indépendance éditoriale”

L'interventionnisme de Vincent Bolloré dans les entreprises dont il est le propriétaire n'est pas une nouveauté. Mais, en limogeant le PDG des éditions Grasset, le milliardaire réactionnaire a rendu plus visibles les risques que fait courir la financiarisation de l'édition sur l'organisation des maisons et leur production. Dans un texte reproduit ci-dessous, la CFDT Livre-Édition appelle le Syndicat national de l'Édition et les pouvoirs publics à agir, sans tarder.

20/04/2026, 11:52

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Grasset, ou la “prédation” des actionnaires

Après l’éviction d’Olivier Nora de la tête de Grasset, la Société des Gens de Lettres dénonce une emprise croissante des actionnaires sur les orientations éditoriales. Dans un communiqué offensif, l’organisation alerte sur un risque systémique pour la liberté de création et appelle à des mesures d’urgence, de la clause de conscience à une régulation accrue du secteur.

18/04/2026, 10:26

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Fayard, Grasset : les libraires dénoncent la “mise au pas” d'Hachette par Vincent Bolloré

Après Fayard, Grasset : le limogeage d’Olivier Nora cristallise les inquiétudes d’une profession confrontée à une transformation brutale du groupe Hachette. Dans cette tribune, le syndicat des libraires dénoncent une reprise en main idéologique et ses effets sur l’équilibre du secteur. Au-delà d’un départ, c’est toute la chaîne du livre qui se dit fragilisée.

16/04/2026, 18:13

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“Entre grands groupes et précarité, le choix est devenu impossible”

La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires publie une tribune offensive dans le contexte de la crise chez Grasset. Le syndicat y dénonce une concentration accrue du secteur, qu’il associe à un « tournant politique et économique » depuis la prise de contrôle d’Hachette par Vincent Bolloré. Évoquant une dégradation des conditions de travail et une évolution des lignes éditoriales, il appelle l’ensemble des professionnels du livre à se mobiliser collectivement.

16/04/2026, 18:05

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Vous qui quittez les maisons du groupe Bolloré, “réservez vos écrits à des éditeurs indépendants”

Alors que les réactions d’auteurs et d’éditeurs se multiplient dans le secteur après l'éviction d'Olivier Nora par le groupe Bolloré, Étienne Galliand, éditeur indépendant, prend la plume. Il revient sur sa rencontre avec André Schiffrin, figure majeure de la critique de la financiarisation de l’édition, et livre un texte à la fois personnel et engagé en faveur de l’édition indépendante. L'éditeur alerte sur les dérives actuelles et invite les auteurs à soutenir concrètement le monde de l'édition.

16/04/2026, 15:48

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Francophonie : le braille devient un enjeu mondial d’accès à la lecture

La francophonie affiche une croissance soutenue à l’échelle mondiale, mais se confronte à un défi majeur : garantir un accès réel à la lecture et à l’écriture pour tous. Portée par des initiatives internationales autour du braille et de l’inclusion, une nouvelle dynamique s’organise. Institutions, enseignants et réseaux émergents redéfinissent les conditions d’une langue véritablement accessible.

14/04/2026, 09:43

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“Les auteurs sont en économie de guerre toute l’année”

Face à la précarité structurelle des auteurs, revient l'idée de créer un statut d’« intermittents de l’écrit », inspiré de celui du spectacle, afin de garantir un revenu stable et une reconnaissance professionnelle. Cette tribune met en lumière une économie fragilisée où les écrivains, pourtant au cœur de la chaîne du livre, peinent à vivre de leur activité. Par Mathias de Breyne. 

11/04/2026, 09:47

ActuaLitté

Entretien caviardé : Livres Hebdo juge “irrecevable” le droit de réponse de Jean-Yves Mollier

Après la modification d'un entretien sans l'accord du principal intéressé, l’historien Jean-Yves Mollier, la revue Livres Hebdo refuse à présent la publication d'un droit de réponse, selon l'avocat du professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay/Versailles-Saint-Quentin. 

13/03/2026, 16:35

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Pour une politique commune du jeu en tant que pratique culturelle

Le domaine du jeu, qu'il soit de société ou vidéo, accueille aujourd'hui de nouveaux publics, et se trouve de plus en plus légitimé au sein des pratiques culturelles. Ludothèques et médiathèques le rendent plus accessible, tandis que les professionnels assurent une indispensable médiation. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et l'Association des Ludothèques Françaises (ALF) appellent, dans un texte reproduit ci-dessous, à une politique publique ambitieuse pour affirmer la place du jeu dans les lieux culturels.

11/03/2026, 11:29

ActuaLitté

Un Cultura à Forbach : “Pourquoi faire ?”

L'enseigne de produits culturels et créatifs Cultura pourrait s'inviter prochainement à Forbach, en Moselle, après la cession d'une parcelle à Valimmo, la société foncière du groupe. La Librairie-Pâtisserie Autonome, installée dans la ville depuis juillet 2025, interpelle les candidats à la mairie sur les conséquences d'une telle installation pour le tissu commercial du centre-ville. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, la tribune adressée par les libraires aux six candidats et candidates.

10/03/2026, 16:20

ActuaLitté

Jean-Yves Mollier : “Cette censure a entraîné une déformation complète de mon entretien”

Nous publions ci-dessous le texte d’un droit de réponse adressé le 2 mars 2026 au directeur de la publication du magazine Livres Hebdo par l’historien Jean-Yves Mollier, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay / Versailles-Saint-Quentin. Ce document a été transmis par l’intermédiaire de son conseil, Me Stephan Alamowitch, avocat à la Cour.  

09/03/2026, 14:06

ActuaLitté

Face au “modèle économique planétaire mortifère” d'Amazon, “unissons-nous”

L'épisode polémique autour du partenariat noué entre Amazon et le Festival du Livre de Paris, avec l'assentiment du Syndicat national de l'édition, laissera des traces dans la chaine du livre. Il témoigne d'une présence de plus en plus banalisée de la multinationale américaine au sein de cette dernière, un constat contre lequel le collectif lyonnais TENIR ! appelle à se mobiliser, dans une tribune.

06/03/2026, 10:50

ActuaLitté

“Les pratiques d’Amazon fragilisent les librairies en France comme à l’étranger”

Suite à la polémique qu'a déclenchée la présence d'Amazon au Festival du livre de Paris, édition 2026, l’association internationale des libraires francophone (AILF) a fait parvenir à ActuaLitté un communiqué. Par ce texte, l'organisation se tient solidaire du Syndicat de la Librairie française dans la dénonciation du partenariat entre le Festival du Livre de Paris et Amazon. Leur texte est proposé dans son intégralité.

04/03/2026, 10:38

ActuaLitté

Un maire peut-il interdire un livre ? Les bibliothécaires rappellent la loi

L’Association des bibliothécaires de France réaffirme que la censure n’a pas sa place en bibliothèque, à la suite de l’intervention d’un maire auprès d’une professionnelle pour empêcher l’acquisition d’un roman. S’appuyant sur le cadre légal, l’ABF rappelle que les collections doivent être pluralistes et exemptes de toute pression idéologique, politique ou religieuse. 

03/03/2026, 13:20

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ActuaLitté

“Sans surmonter ces griefs historiques, aucun dialogue significatif ne peut s’épanouir”

Dans son essai, Zuhair Tawfiq explore la manière dont les stéréotypes se construisent entre Orient et Occident. À travers cette réflexion, il questionne le rôle de l’écrivain dans la déconstruction des idées reçues et des représentations de l’Autre. Lauréat du Sheikh Zayed Book Award 2026 dans la catégorie « Critique littéraire et artistique » pour Perceiving the World: Mutual Stereotypes Between the Self and the Other, il répond aux questions d’ActuaLitté.

16/06/2026, 10:53

ActuaLitté

Climat : pourquoi “la lassitude peut vite devenir indifférence”

L’information climatique circule davantage, alerte plus souvent et documente mieux l’ampleur du dérèglement en cours. Pourtant, l’accumulation des faits déclenche parfois l’angoisse, la lassitude ou le repli, au lieu de nourrir l’action. Pour dépasser cette impasse, le monde du livre dispose d’un rôle singulier : faire entendre d’autres récits, d’autres voix, et transformer la prise de conscience en mouvement collectif. Fanny Audibert publie chez Oxus Sortir du déni climatique, entrer en action.

15/06/2026, 13:03

ActuaLitté

La librairie indépendante peut-elle rester indépendante si son modèle s’épuise ?

ANALYSE – La question de l’indépendance des commerces du livre se déplace. Au-delà du statut juridique ou du choix éditorial, elle engage désormais la viabilité économique, la fatigue des équipes, l’écologie du livre et les conditions concrètes d’un métier sous tension. Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, aborde le sujet frontalement.

15/06/2026, 12:30

ActuaLitté

Rentrée littéraire 2026 : les grandes tendances des romans français et étrangers

La grande fête annuelle de la librairie démarrera fin août comme chaque année, avec son lot de romans, les premiers, les francophones, les traductions. Si 277 romans de cette rentrée ont été utilisés pour amorcer la tendance 2026, aucun n'a été blessé (certains furent blessants...). Et s'impose d'emblée un constat : la littérature prend le présent à bras-le-corps, sans distance ni précaution.

15/06/2026, 11:28

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De DSK à Patrick Bruel : violences sexuelles et impunité des puissants

Dans cette tribune, l’essayiste Nasser interroge, à partir de l’affaire Patrick Bruel et d’autres figures publiques mises en cause, la tension entre parole des victimes, présomption d’innocence, prescription judiciaire et responsabilités médiatiques. Un texte d’opinion, polémique et engagé, sur l’impunité supposée des puissants face aux violences sexuelles.

13/06/2026, 08:33

ActuaLitté

“Traduire un texte vieux de plusieurs siècles est un véritable défi”

L’œuvre de Nawal Nasrallah navigue sur de multiples aspects : le patrimoine culinaire d’Al-Andalus et du Maghreb, l’histoire matérielle, la traduction savante et les circulations méditerranéennes constituent autant d’atouts. Elle travaille sur l’histoire et la culture de la cuisine arabe à travers les siècles, avec un intérêt particulier pour les textes culinaires médiévaux. Lauréate du Sheikh Zayed Book Award 2026 catégorie Traduction, elle répond à ActuaLitté.

13/06/2026, 07:00

ActuaLitté

“Lancer un livre, c’est créer un moment ; l'installer, c’est construire une durée”

ANALYSE – Surproduction, encore et toujours, l'éternelle problématique de l'industrie du livre. Trop de livres, peut-être, probablement – assurément ? Ou bien, pas assez de temps pour que chaque ouvrage vive sa vie dans les points de vente ? Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, propose une autre lecture.

13/06/2026, 06:00

ActuaLitté

Affaire Lyhanna : du silence des adultes aux mots de Darmanin

Après la mort de Lyhanna, 11 ans, à Fleurance, Gérald Darmanin a reconnu une défaillance de l’institution judiciaire et demandé le réexamen de milliers de plaintes concernant des mineurs. Face à l’émotion nationale, plusieurs livres rappellent ce que la langue politique nomme mal : la durée du trauma, l’emprise, le silence des adultes et la place trop vite retirée aux victimes.

12/06/2026, 12:59

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Avec AI Overviews, Google régurgitera du conseil pour choisir vos lectures (à votre place)

Avec l'arrivée prochaine des AI Overviews, Google ne se contente plus de classer le web : il répond à sa place. Pour le livre, l’enjeu dépasse le référencement : critiques, libraires, bibliothèques et blogs nourriront une synthèse qui garde le lecteur captif, sans clic ni détour. Une promesse de confort, donc, mais aussi une confiscation très méthodique de la médiation littéraire. On se poserait presque des questions.

12/06/2026, 06:00

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“Se montrer ou disparaître !” : quand l’hyper-visibilité tue l’imaginaire

Jadis, l’écrivain hantait les cafés, les chambres closes et les marges de ses manuscrits. Le voici sommé d’occuper aussi les stories, les plateaux, les selfies et les vignettes promotionnelles. Dans un monde où l’absence frôle la faute professionnelle, l'écrivain-pirate François Belley interroge la dernière provocation possible pour un auteur : garder le silence, cultiver l’ombre et laisser l’œuvre parler avant le visage. Ou comment arrêter de bronzer avec son iPhone.

11/06/2026, 12:07

ActuaLitté

“La librairie a besoin d'une aide urgente et massive” (Syndicat de la Librairie française)

Un certain sentiment d'urgence dominait les Rencontres nationales de la librairie, à Rennes, ces 7 et 8 juin. La situation économique des commerces indépendants est en effet préoccupante, d'autant plus que les perspectives ne sont pas engageantes et que l'action publique manque de moyens... Alexandra Charroin-Spangenberg, cogérante de la Librairie de Paris (Saint-Étienne) et présidente du Syndicat de la Librairie française, et Guillaume Husson, délégué général de l'organisation, reviennent pour ActuaLitté sur les sujets du moment.

10/06/2026, 14:53

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“La poésie arabe exprime des expériences humaines universelles”

Traducteur d’Adonis, Mahmoud Darwich et Ibn Arabi, Stefan Weidner fait dialoguer depuis Cologne les cultures arabe et européenne. Lauréat 2026 du Sheikh Zayed Book Award pour Der arabische Diwan, anthologie de poésie préislamique ouverte à des voix féminines rarement traduites, il revient sur son œuvre, sa lecture de la poésie arabe et les enjeux du dialogue entre les cultures. Dans cette interview, il répond à ActuaLitté.

10/06/2026, 10:48

ActuaLitté

Affaire Grasset : Laure Darcos et Sylvie Robert avancent une “clause de confiance”

Elles forment un tandem sénatorial très actif sur les questions culturelles, et plus particulièrement les sujets relatifs au livre. Laure Darcos, sénatrice de l'Essonne (Les Indépendants - République et Territoires) et Sylvie Robert, sénatrice d'Ille-et-Vilaine (Socialiste, Écologiste et Républicain) et vice-présidente du Sénat, évoquent leur proposition de loi sur le contrat d'édition, la lutte contre la concentration du secteur, et dressent aussi un premier bilan du sort réservé à la culture sous les mandats d'Emmanuel Macron.

09/06/2026, 16:20

ActuaLitté

“La loi Lang ne suffit plus : il est temps de se structurer”

Restructurer et innover dans la filière. Face à la financiarisation de l’édition, à l’affaiblissement des soutiens publics et aux bouleversements technologiques, l’édition indépendante cherche désormais moins à survivre seule qu’à se structurer collectivement. Entre la FEDEI et OPlibris, une même ambition se dessine : défendre la matérialité du livre, sans renoncer à penser les outils de demain.

09/06/2026, 16:16

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“Rimbaud nous demande justement de repenser ce qu’est la modernité”

Avec son Découvrir Rimbaud aux Éditions sociales, Alix Stéphan relit le poète à travers l’histoire, la révolution et les lignes politiques de son œuvre. De l’opacité des textes aux héritages décoloniaux, du refus du travail aux rapports de domination, elle défend une lecture située de Rimbaud, attentive au contexte sans épuiser le mystère des poèmes. Propos recueillis par Vivian Petit.

09/06/2026, 12:28

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La Goutte créative : une maison indépendante mise sur le livre vivant

Fondée par Charlotte Cruz et Chilly Charly, La Goutte Créative rejoint le réseau de diffusion et de distribution de DG Diffusion. La jeune maison indépendante défend un catalogue à la croisée des sagesses du monde, de l’imaginaire, de la transmission et du développement personnel. Charlotte Cruz y voit surtout un moyen d’élargir la portée d’un projet éditorial fondé sur l’éthique, l’écologie et le lien direct avec les lecteurs.

08/06/2026, 17:01

ActuaLitté

Mineurs, nudité, algorithmes : Apple et Google sommés de protéger l'enfance

Lors de la London Tech Week, le Premier ministre du Royaume-Uni a sommé les entreprises technologiques de bloquer, sur les appareils utilisés par des mineurs, l’envoi et la réception d’images sexuellement explicites. Derrière l’urgence de protection, les livres déplacent le débat : consentement, honte, cyberviolence, économie de l’image, surveillance et responsabilité des adultes.

08/06/2026, 14:36

ActuaLitté

Une taxe pour aider l'édition : le blanc-sain très sélectif du SNE

Le Syndicat national de l’édition n’a rien contre les prélèvements. Il a simplement ses pudeurs. Quand l’argent remonte vers les auteurs et les éditeurs, le vocabulaire se fait noble : rémunération, compensation, gestion collective, partage de la valeur. Quand il risque de redescendre vers les librairies indépendantes, les éditeurs fragiles ou les auteurs, le ton change. Le même geste devient un « réflexe » qui ne serait « pas forcément sain ». Mais alors, à quel sain se vouer ?

08/06/2026, 12:28

ActuaLitté

Hiro Mashima à l’honneur : Amiens célèbre les 20 ans de Fairy Tail

Un arbre suspendu au-dessus d’un îlot rocheux, la guilde de Fairy Tail reconstituée à taille réelle, des fac-similés de planches et des croquis de travail : aux Rendez-vous de la BD d’Amiens, l’exposition Fairy Tail, une épopée draconique propose une traversée de l’univers créé par Hiro Mashima. Un parcours qui s’intéresse autant à l’imaginaire de la série qu’à sa fabrication.

 

07/06/2026, 19:26

ActuaLitté

“Je suis plus français que toi, parce que moi, j’ai choisi” : dans les allées de Passeurs de Livres

Au festival Passeurs de Livres, il y a les grands rendez-vous annoncés, les conférences, les auteurs attendus, les maisons mises à l’honneur. Et puis il y a les allées. Les tables serrées sous le chapiteau, les livres empilés, les affiches accrochées aux grilles, les auteurs qui se lèvent pour présenter un roman, un témoignage, une vie. C’est là aussi que se raconte une partie de cette édition 2026, consacrée aux « Difficiles libertés ».

07/06/2026, 09:30

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Emil Ferris : les monstres ont pris leurs quartiers à Amiens

Aux Rendez-vous de la BD d’Amiens, Les Monstres d’Emil Ferris fait dialoguer Moi, ce que j’aime, c’est les monstres avec la collection du Frac Picardie. Le parcours explore le journal intime, le polar, le gothique, Chicago, la Shoah ou encore la puissance féministe d’une œuvre où les monstres deviennent une façon de lire le monde.

06/06/2026, 19:46

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Richard Sebag et Patrick Aurignac, anciens du grand banditisme, se racontent

Deux anciens détenus témoignent qu’une autre vie reste possible, même après les foyers, les braquages, les centrales, les années de prison et les retours presque impossibles. Au festival Passeurs de Livres, à Alès, Richard Sebag et Patrick Aurignac présentent chacun un récit autobiographique : Quelques lumières sur le chemin pour le premier, Mes chemins de travers pour le second, tous deux publiés par la maison nîmoise Nombre7. Ils parlent sans fard de leurs parcours, de leurs erreurs, de la violence, mais aussi des mains tendues qui ont permis la sortie.

06/06/2026, 13:00

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Tom Gauld à Amiens : les bibliothécaires n’ont pas dit leur dernier mot

À la bibliothèque Louis Aragon, dans le cadre des RDVBD 2026, La Revanche des bibliothécaires déploie l’univers de Tom Gauld avec une élégance rare. Le dessinateur écossais y confirme ce talent singulier : faire rire avec trois traits, un sens parfait du décalage et une culture graphique qui ne pèse jamais. Une exposition vive, malicieuse et profondément réjouissante.

05/06/2026, 18:41

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Mickey à Amiens : la souris de Walt Disney sort de sa boîte

À la Maison de la Culture d’Amiens, les 30es Rendez-Vous de la Bande Dessinée accueillent « Mickey, tout a commencé par une souris ». L’exposition du Fonds Glénat, visible du 5 juin au 14 septembre 2026, remonte le fil d’une icône née au cinéma, passée par la presse et devenue, vitrine après vitrine, une petite machine à souvenirs.

05/06/2026, 15:32

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Pompier volontaire, autrice, éditrice : l’incroyable trajectoire de Fanny Destenay

Il y a des parcours qui avancent par bifurcations successives, mais toujours dans la même direction. Chez Fanny Destenay, l’énergie frappe d’abord : ancienne professionnelle de l’hôtellerie, passée, entre autres, par les pompiers volontaires, puis par la politique, l’écriture, les réseaux sociaux, les livres jeunesse et désormais l’édition, elle donne l’impression de transformer chaque expérience en terrain d’action.

05/06/2026, 15:10

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“Les Grecs et les Romains nous apprennent l’esprit critique”

Marraine de la 5e édition de Passeurs de Livres, à Alès, Laure de Chantal y revient avec un attachement particulier. Normalienne, agrégée de lettres classiques, directrice de plusieurs collections aux Belles Lettres, autrice de nombreux ouvrages sur l’Antiquité, la mythologie et la langue française, elle voit dans ce festival un lieu où se rejoignent deux fidélités : les livres et les Cévennes.

04/06/2026, 18:11

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Librairie indépendante : derrière le récit héroïque, une brutale réalité économique

En 2024, David Piovesan proposait une analyse des Rencontres nationales de la librairie, qui s'étaient déroulées à Strasbourg : désormais, le marché de la librairie se relit sous un jour plus politique. Les libraires ont bâti un récit collectif puissant face aux plateformes. Reste une épreuve plus rude : convertir cette identité professionnelle en modèle économique durable.

04/06/2026, 16:55

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Passeurs de Livres : le pari des sciences humaines au cœur des Cévennes

Jeudi 4 juin au matin, avenue Carnot, le festival n’a pas encore ouvert officiellement au public. Les stands achèvent de se monter, certains exposants prennent leurs marques, l’équipe règle les derniers détails techniques - jusqu’à ce compteur de visiteurs qu’il faut encore retrouver pour suivre au plus juste la fréquentation du salon. Malgré l’effervescence des derniers préparatifs, Franck Belloir, directeur du festival Passeurs de Livres, a pris le temps de nous répondre.

04/06/2026, 16:30

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Face aux grands groupes, l’édition indépendante n’a plus le luxe de jouer seule

La réponse de l’édition indépendante à la concentration doit passer par le collectif. Car, pour ne rien arranger, le plus important parmi ces groupes la double d’une offensive idéologique délétère. La coopérative OPlibris nous adresse un texte, affirmant ses valeurs, autant que ses objectifs.

02/06/2026, 17:37

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Darwin et les bas-bleus : entretien avec Françoise Lavocat

Paru en mai 2026 aux éditions Station Zapata, Darwin et les bas-bleus, de Françoise Lavocat, nous plonge dans le monde politique et littéraire de la première moitié du XIXe siècle.

02/06/2026, 15:44

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Le livre se meurt, lancez-le plus fort

Voici un petit texte, rafraîchissant – ce qui ne manque déjà pas d'à-propos quand il pleut. Il est extrait d'une suite théâtrale que Christophe Esnault est en train de constituer. Et qui s'autorise pensée critique et humour. « Comme toujours je suis très mignon avec ce microcosme éditorial et simili culturel », nous explique-t-il. Et on le croit sur parole, bien entendu. Jugez sur pièce.

02/06/2026, 12:24

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Rochefort et les tristesses de l’enfance de Pierre Loti

Les petites poupées, collées sur des morceaux de carton, sont si minuscules, si délicates, qu’elles semblent n’exister que par la fantaisie d’un enfant : des nuages soufflés par le rêve, fragiles comme les bateaux des pêcheurs bretons qui naviguaient pendant des mois dans la brume, autour de l’Islande.

02/06/2026, 11:10

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“Je ne regrette aucun message” : Tommaso Debenedetti, 15 ans à inventer la mort d'écrivains

Il affirme être Tommaso Debenedetti, faussaire médiatique passé des fausses interviews littéraires aux fausses annonces de décès d’écrivains. Dans cet entretien (réalisé par email), où l’identité même de l’interlocuteur impose une prudente réserve, il revendique ses canulars comme une enquête permanente sur la crédulité des médias, l’autorité des institutions et la puissance émotionnelle de la mort à l’ère des réseaux sociaux.

02/06/2026, 10:39

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Le “don” en voyance : de quoi parle-t-on vraiment ?

Malgré une meilleure visibilité sur les réseaux sociaux ou dans les médias, le sujet de la voyance reste encore tabou. Toutefois, je peux accorder aux sceptiques que leur méfiance n’est pas toujours sans objet, car tout dépend de quel type de voyance on parle. Il règne effectivement une grande confusion dans ce monde mystérieux et inquiétant, mais, cependant, très attirant de la voyance. Alors vous êtes en droit de vous demander : illusion, arnaque ou don réel ? Par Sabrina Depraz, autrice de La voyance : mode d'emploi.

02/06/2026, 06:25

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Gilles Francescano veut “offrir au monde de l’imaginaire le plus beau des festivals”

Directeur artistique des Imaginales depuis quatre ans, et acteur de l'événement depuis toujours, Gilles Francescano dresse un premier bilan de cette édition consacrée au thème « Alter ego ». Entre affluence, chaleur exceptionnelle, place de l’autre, relation gémellaire, accessibilité et avenir du festival, il défend une ambition claire : faire des Imaginales un lieu de pensée libre, d’accueil et de circulation entre les auteurs, les publics et la ville.

01/06/2026, 16:07

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Uranium, spectres et totalitarisme : le roman tchèque qui secoue les Imaginales 

Aux Imaginales, la Tchèque Lenka Elbe présentait Uranova, son premier roman, publié en français aux Forges de Vulcain dans une traduction d’Eurydice Antolin. Un livre ambitieux, impressionnant, difficile à ranger dans une seule case : enquête, roman d’amour endeuillé, récit politique, horreur, fantastique, humour noir, mémoire familiale et histoire tchèque s’y contaminent sans cesse. Au centre, une ville réelle : Jáchymov.

31/05/2026, 18:45