L’Académicienne Dominique Bona a reçu, jeudi 23 avril, le Prix Méditerranée 2026 pour Le roi Arthur (Gallimard). Dans la catégorie littérature étrangère, le prix a été attribué à l’autrice italienne Federica Manzon pour Retour à Trieste (Albin Michel). Le cardinal François Bustillo est également récompensé dans la catégorie Spiritualités pour Carnets corses (Fayard).
Le 23/04/2026 à 16:37 par Hocine Bouhadjera
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23/04/2026 à 16:37
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Créé en 1984 par le Centre méditerranéen de littérature (CML) et parrainé par la Ville de Perpignan, le Prix Méditerranée distingue chaque année des ouvrages qui célèbrent les imaginaires et les cultures de la Mare Nostrum. Au fil des éditions, il a couronné des auteurs tels que Jules Roy, Tahar Ben Jelloun, Umberto Eco, Wajdi Mouawad, Amin Maalouf ou encore Boualem Sansal. L’an dernier, Pierre Adrian avait été récompensé pour Hôtel Roma (Gallimard).
Dominique Bona, romancière et biographe reconnue - lauréate notamment du prix Interallié et du prix Renaudot - propose avec Le roi Arthur un portrait intime d’Arthur Conte (1920-2013), écrivain, historien et homme politique. Ancré dans le Midi catalan, le récit mêle souvenirs familiaux et évocation d’une figure paternelle marquante, nourrie de récits et de légendes, dont celle du roi Arthur. L’ouvrage explore les thèmes de la filiation, de la transmission et de la construction de soi.
Réagissant à cette distinction, l’autrice a déclaré : « Je suis heureuse de recevoir ce Prix qui me lie à ma ville natale et me ramène aux sources, je remercie chaleureusement le jury qui me l’a décerné. Le Prix porte un nom enchanteur […] “Méditerranée” […] dit la réconciliation et la fraternité. Me savoir liée […] aux lauréats qui m’ont précédée […] m’honore évidemment et m’enveloppe d’amitié. »
De son côté, Federica Manzon, née en 1981 et installée entre Milan et Trieste, est journaliste et éditrice. Elle dirige aujourd’hui les éditions Guanda, après avoir travaillé notamment pour Mondadori et la Scuola Holden. Récompensée avec Retour à Trieste, elle propose un roman centré sur Alma, qui se remémore une scène d’enfance avec son père, où l’image des vagues devient une métaphore de l’existence : élan, éloignement, retour.
Le livre interroge les liens entre mémoire intime et histoire collective, faisant de Trieste un point d’ancrage pour une réflexion sur l’identité et la transmission. Le roman avait déjà été distingué par le prix Campiello 2024.
Le palmarès complet du Prix Méditerranée 2026 distingue également :
Prix Méditerranée Essai : Pierre Lunel, Le roman de Barcelone (Éditions du Rocher)
Prix Méditerranée Premier roman : Jacques de Villiers, Le bâtard du Roussillon (Fayard)
Prix Méditerranée Spiritualités : Cardinal François Bustillo, Carnets corses (Fayard)
Prix Méditerranée Polar & Imaginaire : Ian Manook, Gangnam (Flammarion) et Adrien Tomas, Le sang et la mer (Rageot), ces deux distinctions étant attribuées par la Ville du Barcarès.
Retrouver la liste des prix littéraires français et francophones
Crédits photo : Dominique Bona (©Francesca Mantovani, Gallimard) Federica Manzon (©Jure Makovec, Albin Michel)
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
Paru le 14/01/2026
352 pages
Albin Michel
22,90 €
Paru le 02/10/2025
352 pages
Editions Gallimard
22,00 €
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