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Conflit idéologique : comment quitter Fayard ou Grasset sans y laisser sa plume ?

Grasset a fait sauter un verrou : derrière le départ de plus de 170 auteurs se joue une question centrale, jusqu’ici quelque peu ignorée du droit : un écrivain peut-il reprendre ses œuvres lorsque sa maison change de cap ? Entre vide juridique, déséquilibre contractuel et offensive politique sur le livre, la crise actuelle impose un débat de fond sur une possible clause de conscience des auteurs.

Le 17/04/2026 à 15:15 par Hocine Bouhadjera

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Publié le :

17/04/2026 à 15:15

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ActuaLitté

Aujourd’hui, la réponse à la question ci-dessus est largement non. En droit français, les auteurs ne disposent d’aucune clause de conscience comparable à celle des journalistes. Ils peuvent décider de ne plus confier leurs futurs livres à une maison, mais cela ne leur permet pas, en principe, de récupérer les droits des ouvrages déjà publiés ou de ceux à venir, couverts par un contrat signé.

Or c’est précisément ce point qui est devenu explosif : la crise actuelle ne porte pas seulement sur les livres futurs, mais sur le maintien d’œuvres déjà éditées au sein de catalogues dont les auteurs ne veulent plus, pour certains, assumer l’environnement symbolique.

Ce qui se joue aujourd’hui autour de Grasset et, en arrière-plan, de Fayard, n’est donc pas seulement une querelle entre auteurs et éditeurs. C’est un moment où se rencontrent plusieurs questions à la fois : la nature du contrat d’édition, l’étendue réelle du droit moral, la valeur économique du catalogue, le poids des actionnaires dans l’orientation d’une maison, et plus largement la capacité du droit à saisir des transformations idéologiques dans le monde du livre.

Une crise rendue visible par le départ des auteurs de Grasset

La crise Grasset a joué un rôle d’accélérateur. Dans leur lettre commune, les auteurs signataires disent refuser d’être « les otages d’une guerre idéologique ».

Le geste est fort sur le plan symbolique, mais il a une portée juridique limitée. Refuser de publier à nouveau dans une maison n’efface ni les contrats déjà conclus ni les cessions de droits déjà consenties. Autrement dit, un auteur peut décider de ne plus revenir, il ne peut pas, pour autant, partir avec les livres déjà parus comme s’il rompait librement avec la maison.

C’est précisément cette asymétrie qui relance aujourd’hui la réflexion sur une possible clause de conscience des auteurs. La revendication ne vise plus seulement à permettre un départ pour l’avenir : elle interroge la possibilité, ou non, de désolidariser une œuvre d’un catalogue devenu, aux yeux de son auteur, contraire à son éthique.

À quoi a-t-on consenti ?

Jean-Yves Mollier, qui travaille depuis plusieurs mois sur cette question avec d’autres universitaires, voit dans cette séquence un tournant majeur. Dans un échange avec ActuaLitté, il y lit d’abord « un camouflet pour Arnaud Lagardère », tout en replaçant Olivier Nora dans une histoire longue de l’édition française : « Il est tout à fait sur le modèle de ces grands barons de l’édition. »

Cette remarque n’est pas anecdotique. Elle signifie que le débat ne porte pas seulement sur des personnes ou sur une séquence d’actualité, mais sur un modèle de maison d’édition conçu comme un ensemble cohérent, lentement construit, où le catalogue n’est pas une simple addition de titres mais une forme de continuité intellectuelle.

Pour l’auteur d’une Brève histoire de la concentration dans le monde du livre, Grasset comme Fayard ne sont pas seulement des marques ou des structures capitalistiques : ce sont des ensembles constitués dans le temps, où le catalogue fonctionne comme un « écrin protecteur ».

Cette expression permet de comprendre pourquoi les universitaires engagés sur ce dossier considèrent que l’on ne peut pas réduire le contrat d’édition à une relation purement commerciale. Un auteur ne signe pas seulement avec une entité juridique, il entre dans un espace éditorial, avec une histoire, une réputation, des voisinages symboliques, des affinités ou du moins des compatibilités intellectuelles. Lorsque cet environnement bascule, ce n’est pas seulement l’image de la maison qui change : c’est aussi, selon eux, le sens de la relation initialement consentie.

Une demande explicite de réforme

C’est dans cette logique qu’une tribune publiée jeudi 16 avril dans Le Monde, signée par 17 chercheurs à l’initiative de Jean-Yves Mollier et de l’historien Ludovic Tournès, réclame l’introduction d’une clause de conscience dans le contrat d’édition.

Leur objectif est clair : permettre aux auteurs de sortir d’« une dépendance contraire à leur éthique ». Leur raisonnement repose sur une distinction nette entre capital financier et capital symbolique. Ils ne contestent ni le droit de Vincent Bolloré à détenir des actifs dans le secteur du livre, ni celui d’auteurs d’extrême droite à être publiés. En revanche, ils refusent ce qu’ils appellent un « détournement de capital symbolique ».

À leurs yeux, le problème n’est donc pas simplement qu’un actionnaire exerce son pouvoir, mais qu’il bénéficie du prestige ancien d’une maison pour lui faire porter un projet différent, tout en conservant l’autorité symbolique associée à son nom. C’est pourquoi ils en appellent à « une modification de la loi sur la propriété intellectuelle ». Si cet environnement change brutalement, ils estiment que le droit devrait offrir une voie de sortie.

La clause de conscience en question

Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue des auteurs professionnels et juriste, ne rejette pas l’idée de doter les auteurs de nouveaux outils, mais elle invite à ne pas se tromper de terrain. L’expression de « clause de conscience » a, selon elle, une force évidente dans le débat public : elle est immédiatement compréhensible, renvoie à un dispositif identifié, et permet de poser clairement la question de l’indépendance des auteurs. Mais cette efficacité politique ne doit pas masquer une faiblesse juridique.

Elle rappelle en effet que le mécanisme invoqué appartient au droit du travail et qu’il a été conçu pour les journalistes, dans une logique très spécifique : celle d’un salarié qui peut rompre son contrat en cas de changement d’orientation de son média, avec des effets proches d’un licenciement. Transposer ce dispositif aux auteurs, qui ne sont pas liés par un contrat de travail mais par un contrat d’édition, relève donc d’un déplacement conceptuel fragile.

« Moi, en tant que juriste, je n’irais pas explorer cette piste », confie-t-elle, tout en soulignant qu’il existe d’autres voies, plus directement ancrées dans le droit d’auteur. Autrement dit, l’enjeu n’est pas de nier la légitimité de la revendication, mais d’éviter de l’appuyer sur un fondement juridique inadapté, au risque d’en affaiblir la portée.

Le contrat d'édition n'est pas un contrat de travail

La comparaison avec les journalistes revient en effet sans cesse. L’article L. 7112-5 du Code du travail permet à un journaliste de rompre son contrat de travail lorsqu’intervient une cession du titre ou « un changement notable dans le caractère ou l’orientation » du média, dès lors que cela porte atteinte à son honneur, à sa réputation ou à ses intérêts moraux.

Ce mécanisme est conçu comme une garantie d’indépendance. Il reconnaît que l’identité d’un média fait partie des conditions dans lesquelles un journaliste accepte d’exercer son métier. Si cette identité change suffisamment, le journaliste peut partir dans des conditions protectrices.

Mais Stéphanie Le Cam rappelle que les journalistes sont présumés salariés : « L’objectif, c’est de déclencher le processus d’indemnisation comme on aurait dans un licenciement, sauf qu’on démissionne », résume-t-elle. Les auteurs, eux, ne sont pas dans cette configuration. Ils ne sont pas liés par un contrat de travail, mais par un contrat d’édition, qui relève d’une logique patrimoniale tout autre.

Carole Zalberg, signataire du texte des auteurs de Grasset et autrice publiée par cette maison, partage : « L’idée que mes livres restent chez Grasset maintenant, c’est assez insupportable. » Mais elle précise aussitôt qu’« il faut construire ». En d’autres termes, le besoin de protection est clair, le mécanisme, lui, ne l’est pas encore.

En l’état, le droit positif ne suit pas cette logique

On l'aura compris, le droit français actuel n’a pas été construit pour appréhender ce type de rupture. Alexandre Lazarègue, avocat en propriété intellectuelle, résume la situation de manière très directe : « Aujourd’hui, un auteur ne peut pas partir librement d’une maison d’édition dans laquelle il a édité ses œuvres avec ses droits d’auteur. »

Stéphanie Le Cam complète : « Le Code prévoit bien des mécanismes permettant aux auteurs de récupérer leurs droits. Mais ils sont extrêmement encadrés et répondent à des situations très précises : sanctionner des manquements contractuels — une “défaillance juridique” — et non une rupture liée à l’évolution idéologique d’une maison. »

Le Code de la propriété intellectuelle prévoit ainsi des cas de récupération des droits — non-paiement des droits d’auteur, absence de reddition des comptes, exploitation défaillante — mais tous reposent sur une mauvaise exécution du contrat. Autrement dit, le droit permet de sanctionner des manquements objectifs, mais il ne reconnaît pas, en l’état, une sortie fondée sur un désaccord avec la ligne éditoriale ou l’actionnaire.

L’article L. 132-16 : un levier réel, mais étroit

Le texte le plus souvent invoqué dans ce débat est l’article L. 132-16 du Code de la propriété intellectuelle. Il prévoit qu’en cas d’aliénation du fonds de commerce, si l’opération est « de nature à compromettre gravement les intérêts matériels ou moraux de l’auteur », celui-ci peut obtenir réparation, « même par voie de résiliation du contrat ».

Sur le papier, la disposition semble ouvrir une brèche. Mais en pratique, elle est étroite. Elle est conçue pour des situations très circonstanciées, où il faut démontrer une atteinte grave et objectivable. Il ne suffit pas pour un auteur d’affirmer qu’il ne se reconnaît plus dans son actionnaire ou qu’il rejette la nouvelle orientation perçue de la maison. Il faut établir un préjudice suffisamment caractérisé.

Alexandre Lazarègue explique que, pour espérer rompre et récupérer ses droits, l’auteur devra démontrer non seulement qu’il existe une dissonance entre sa personnalité publique, son œuvre et la ligne désormais perceptible de la maison, mais aussi que cette dissonance « crée une confusion dans l’esprit du lecteur ».

Une jurisprudence peu favorable aux auteurs

Pour appuyer son propos, l'avocat renvoie d’abord à un arrêt de la cour d’appel d’Orléans du 11 janvier 2016, dans un litige opposant un auteur à son éditeur à la suite d’une cession de fonds. L’auteur tentait de faire valoir une atteinte à son droit moral liée au contexte éditorial : il soutenait que ses ouvrages étaient désormais associés à des publications d’un autre registre, voire contraires à son éthique, ce qui créerait une confusion dans l’esprit du public.

La cour examine cet argument mais le rejette : elle considère que les livres restent suffisamment identifiés et distincts pour éviter tout amalgame. Autrement dit, l’argument de la confusion est bien plaidé, mais il échoue faute de démonstration concrète.

Pour étayer cette lecture, il évoque également l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 21 février 2007, relatif à la cession du fonds de la maison d’édition Le Serpent à Plumes. Dans cette affaire, plusieurs auteurs s’opposent au repreneur du catalogue et obtiennent la résiliation de leurs contrats. Mais sur un tout autre terrain : la cession avait rompu l’unité de gestion des œuvres, dispersé les droits et entraîné un défaut de promotion. Les juges retiennent ainsi une atteinte aux intérêts moraux et patrimoniaux, fondée sur des éléments objectifs liés à l’exploitation des œuvres — et non sur une simple incompatibilité idéologique ou un risque de confusion symbolique.

Enfin, pour compléter son analyse, l'avocat cite un arrêt de la cour d’appel de Paris du 9 novembre 1993, dans un litige en contrefaçon opposant des autrices à leur éditeur. Celles-ci invoquaient notamment une confusion entre leur ouvrage et un autre. La cour reconnaît l’atteinte au droit moral, mais précise que cette confusion n’est pas un fondement autonome : elle découle de la contrefaçon elle-même. Là encore, l’argument existe, mais il ne suffit pas, à lui seul, à justifier la rupture du contrat.

Le droit moral, une piste explorée… mais encore incertaine

Pour Stéphanie Le Cam, le premier levier à examiner sérieusement n’est pas la transposition de la clause de conscience des journalistes, mais le droit moral. « Je pense qu’on peut lui faire dire des choses », explique-t-elle. En l’état, cette piste ne fonctionne pas : les décisions précédemment citées le montrent.

Dans son acception la plus classique, le respect de l’œuvre protège contre les atteintes matérielles : modification du texte, coupures, altération de l’intégrité. Mais Stéphanie Le Cam rappelle que la jurisprudence connaît aussi des atteintes à « l’esprit de l’œuvre », c’est-à-dire des situations où celle-ci n’est pas matériellement modifiée, mais placée dans un contexte qui en déforme le sens ou la perception.

C’est ici qu’elle avance son hypothèse. « Est-ce que le contexte même de l’exploitation pourrait être en lui-même attentatoire ? » demande-t-elle. Plus précisément : « Le fait d’être associé à un catalogue porté par une ligne éditoriale radicalement différente », est-ce que cela « ne serait pas susceptible d’altérer le sens ou la perception de mon œuvre » ?

La question rejoint, par un autre chemin, celle de la confusion dans l’esprit du lecteur évoquée par Alexandre Lazarègue. Mais chez Stéphanie Le Cam, l’argument est rattaché directement au droit moral de l’auteur, c’est-à-dire à un outil interne au droit d’auteur, et non à un emprunt au droit du travail. 

Le droit de retrait pourrait sembler une solution, mais il est en pratique inadapté. L’auteur doit indemniser l’éditeur et, s’il souhaite réexploiter son œuvre, la lui proposer en priorité. Il est calibré pour des cas très particuliers, et n’offre pas, en l’état, une réponse opérationnelle à une rupture collective de la nature du cas Grasset.

L’intuitu personae

L’autre voie réellement mobilisable, en l’état du droit, se situe du côté d’une notion revenue au premier plan avec le départ des auteurs de Grasset : l’intuitu personae. Il s’agit de l’idée selon laquelle un contrat est conclu en considération de la personne même du cocontractant, de ses qualités propres, de sa personnalité, de sa réputation, de ses compétences. En somme, les parties ont fait l’une de l’autre l’élément déterminant de leur consentement.

Dans les cas où le contrat contient une clause explicite de ce type, certains auteurs pourront effectivement suivre Olivier Nora. C’est, on le sait, le cas de quelques figures très installées, comme Virginie Despentes et Bernard-Henry Lévy. Mais cette solution reste très minoritaire. En pratique, dans la majorité des cas, l’auteur ne contracte pas juridiquement avec une personne, mais avec la maison d’édition.

Stéphanie Le Cam se demande si l’intuitu personae ne pourrait pas, d’une certaine manière, être reconnu plus largement dans la relation auteur-éditeur, y compris en l’absence de clause expresse. L’idée est audacieuse : on admet facilement qu’un auteur ne peut pas être remplacé, parce que sa personne est au cœur du contrat ; pourquoi la réciproque serait-elle quasiment toujours écartée lorsque l’éditeur, ou plus exactement la personne éditoriale déterminante, disparaît ?

La juriste ne présente pas cela comme une solution acquise. Elle dit elle-même qu’il faut « creuser », et reconnaît le caractère spéculatif de la piste. Mais elle met le doigt sur une asymétrie profonde : dans les faits, la relation éditoriale repose souvent sur une confiance personnelle très forte ; dans le droit, cette dimension protège surtout la singularité de l’auteur, beaucoup moins son attachement à un interlocuteur éditorial déterminé.

Cette réflexion prolonge, sous une autre forme, l’observation de l'avocat spécialisé en propriété intellectuelle Denis Goulette : la jurisprudence reconnaît surtout l’intuitu personae du côté de l’auteur, pas de l’éditeur. Stéphanie Le Cam invite précisément à rouvrir cette évidence.

Le dossier Grasset met en lumière une forte inégalité entre auteurs : seuls les plus puissants, capables de négocier leurs contrats, peuvent se permettre de partir, quand d'autres ne le pourront pas. D’où l’enjeu d’une intervention légale, sous peine de réserver ces possibilités aux seuls auteurs les mieux dotés.

Pas de salut judiciaire à court terme

Le constat de Denis Goulette est sans ambiguïté : « Je ne crois pas une seule seconde à la possibilité, aujourd’hui, judiciairement, au regard du droit applicable, d’obtenir par voie judiciaire la résiliation des contrats en cours. » Pour les projets futurs, des marges de sortie existent, surtout si le manuscrit n’a pas encore été remis et si la négociation reste ouverte. Pour le catalogue déjà exploité, la situation est tout autre. Stéphanie Le Cam évoque ainsi la nécessité, à présent de « construire le droit ».

C’est pourquoi la séquence actuelle a une dimension à la fois concrète et symbolique. Concrète, parce qu’elle peut modifier certaines trajectoires contractuelles à court terme. Symbolique, parce qu’elle produit un rapport de force et met sur la table une revendication nouvelle, qui dépasse la seule question des cas individuels.

Aux yeux de la directrice de la Ligue des auteurs professionnels, il ne faut pas minimiser la portée symbolique de la démarche : « affirmer une position », « reprendre la main », refuser d’être réduit à un simple actif exploitable. Elle voit davantage dans la séquence actuelle une montée en puissance politique qu’une résolution judiciaire imminente.

Une mobilisation qui change de nature

La crise Grasset s’inscrit dans « un mouvement beaucoup plus large de mobilisation des auteurs et autrices », qui, depuis plusieurs années, « s’organisent collectivement, structurent leurs revendications, et affirment de plus en plus clairement leur place dans les rapports de force du secteur », analyse la juriste.

Sa formule de synthèse est sans doute celle qui donne le mieux sa profondeur à l’ensemble du dossier : « Ce qui se joue ici, c’est la reconnaissance pleine et entière du travail des auteurs : un travail qui produit de la valeur, du sens, et sur lequel ils entendent désormais exercer un véritable pouvoir. Une œuvre ne se réduit pas à un actif exploitable. »

Même lorsque la restitution des droits devient possible, ses effets matériels restent inégaux. Les auteurs les plus reconnus auront sans doute la possibilité de faire rééditer leurs œuvres ailleurs, dans de bonnes conditions. Mais ce n’est pas la situation de la majorité. Dans un marché saturé par la production de nouveautés, la réédition d’un texte déjà exploité n’a rien d’évident. Ce combat pour la récupération des droits constitue ainsi, aussi, une reprise de contrôle symbolique plus qu’un nouveau départ éditorial assuré. 

Interpeller la ministre de la Culture

En attendant, la clause de conscience des auteurs reste un objet juridique en construction. Elle est née d’une crise précise, mais elle a désormais vocation à durer dans le débat public. Ce que Grasset a rendu visible, Fayard l’avait déjà préparé : la question n’est plus de savoir si le sujet existe. Elle est de savoir sous quelle forme le droit pourra s’en saisir.

En ce sens, la crise actuelle n’a pas seulement ouvert une bataille juridique. Elle a ouvert une bataille sur la définition même de l’auteur dans la chaîne du livre : simple cédant de droits, ou véritable sujet de décision sur le devenir symbolique de son œuvre.

La sénatrice Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine, groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) a annoncé, dans les colonnes d'ActuaLitté, vouloir interpeller directement la ministre de la Culture afin d’ouvrir un travail sur une éventuelle clause de conscience adaptée aux auteurs. Elle évoque la nécessité de construire un dispositif juridiquement opérant, en tenant compte des spécificités du contrat d’édition, et suggère notamment de réfléchir à une mobilisation du droit moral en cas de décalage manifeste entre un auteur et l’environnement éditorial de son œuvre.

À LIRE - Gallimard, Olivennes, Nyssen, Nourry : l’édition française s’unit contre Vincent Bolloré

Elle insiste par ailleurs sur la nécessité d’évaluer plus finement les effets de la concentration dans le secteur, notamment avec les autorités compétentes, avant d'agir pour s'assurer que ses effets ne menacent pas la pluralité éditoriale.

Crédits photo : CC0

DOSSIER - Olivier Nora évincé : ce que cache vraiment son départ de Grasset

Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com

19 Commentaires

 

fb

18/04/2026 à 08:30

beau boulot, synthèse très complète, c'est précieux, merci

à noter juste que la fin de l'exception au droit commercial, quasi uniquement française, qui aligne le contrat sur la propriété littéraire au lieu des 10 ans tacitement renouvelables, comme le font d'ailleurs déjà les agents, règle 95% du problème...

Cathy

18/04/2026 à 08:58

Merci pour cette analyse complète
C’est très intéressant

Delpard

18/04/2026 à 09:02

Il y a en France plus de dix mille enfants qui dorment dans la rue. Trois millions de chomeurs. Je ne sais plus le chiffre des sans abris. Et on, nous bassine avec une histoire d'entrepreneur et de collaborateur ivre de lui-même. Combien de manuscrits refusés ? Combien de titres massacrés par des libraires - je veux dire qui ne sont pas présents au regard du public -. J'ai connu Olivier Nora , il y a de cela plus de vingt-cin ans. Suffisan,t, hautain, aboyeur envers les petits. Docile avec les puissants. L'affaire Grasset n'est rien. Même pas l'quivalent d'une bulle de savon.

Merci

18/04/2026 à 11:53

Merci pour votre commentaire tout à fait intéressant et exact. Que ces gros patrons de la soit disant de la littérature arrêtent de nous bassiner avec leurs problèmes de riches ! Ces mêmes personnes n’ont aucune compassion pour leurs employés, les petits qui travaillent en bout de chaîne dans leur propre entreprise. D’autres sont beaucoup plus à plaindre. C’est un mec qui n’est pas mieux que Bolloré !

Fo

18/04/2026 à 12:10

Signez la pétition :
https://c.org/H8zWD885qG

jacques Lèbre

18/04/2026 à 12:14

C'est Bolloré qui licencie Olivier Nora. C'est Bolloré qui rend caducs tous les contrats signés par Olivier Nora. En justice, ça peut se plaider !

Jean-claude Auger

18/04/2026 à 13:53

C est une honte.
Il faut se battre et se defendre pour la liberté du Livre.
Votre étude est parfaite et réellement revoir les conditions d auteur et conserver leur liberté de choix

Marta Z. - éditrice - Éditions Zarka

18/04/2026 à 13:54

Dans les contrats - que je nomme "charte de collaboration" - avec mes auteurs, il y a deux clauses importantes: une qui précise que notre relation ne relève pas du code des obligations suisse pour le contrat d'édition, une autre qui dit que l'auteur reste propriétaire de son texte... J'estime que l'auteur qui a confié son texte à ma toute petite structure éditoriale peut me quitter en tout temps s'il trouve une maison plus grande pour le publier. Liberté appréciée par mes auteurs...

PASSANT

18/04/2026 à 17:36

Tres intéressant article de Hocine BOUHADJERA... Il permet de voir... de quoi il retourne... Les auteurs concernés... sauf un ou deux... et pas les moindres... peuvent faire une croix... sur leurs droits d ' auteurs... Dur Droit... mais c' est le Droit !... Comment qu ' on dit en latin ?...
À propos de latin... m 'amuse le paragraphe... " intuitu personae "... ( jolie formule... comme le Droit sait nous en offrir... je ne l' oublierai pas... et m ' en servirai... à la première occasion )... si je comprends bien... BHL... tout autant homme d' argent que BOLLORÉ... a pris part à l ' omelette... mais sans casser ses oeufs... d' ailleurs répartis dans plusieurs paniers... Bravo !... Mais... entre nous... si on n ' a éprouvé le moindre problème de conscience... à figurer dans le même catalogue que BHL... pourquoi... tout à coup... pousser des cris d' orfraie... au seul nom de BOLLORÉ ?... C ' est bonnet blanc et blanc bonnet ! Quant à monsieur SANSAL... qui a été l' etincelle... qui a fait sauter les barils de poudre... bof... Apres s ' être fait... " Grasset " la patte "... bien bien... pour lâcher" Gallimard "... pas à n' importe quel... prix... il voulait maintenant... battre les fers... tant qu ' ils sont encore chauds ... capitaliser au plus vite... sur ses deboires... - à l' instar d ' un ancien nôtre President... qui sortit de cellule... avec dans la poche... un bon à tirer... plus vite que son ombre !...- avec le soutien de monsieur BOLLORÉ... tout autant pressé... d' avoir des retours sur investissement !... L ' habit vert... c' est bien... ça permet de se hausser du col... mais ça remplit pas la gamelle... à c' qu ' on dit... Aux yeux de monsieur NORA... le texte pondu à la va-vite... n' était pas à la hauteur... Trop brut de decoffrage... fallait le peaufiner... attendre quelques mois... Aïe aïe aïe !... Mais dans quelques mois... les fers seraient froids... au train où vont les choses... et l ' oeuf d' or... serait plaqué - or... au mieux... et plus probablement... ferraille !...
Ah oui... une question me turlupine... peut-être qu ' " ActuaLitté " pourra m' eclairer... et tout le monde... Comment ça s ' est passé... entre messieurs BOLLORÉ et NORA... pour signer ce mirifique à- valoir... un million d' euros... ai-je lu quelque part... à monsieur SANSAL ?...

NAUWELAERS

19/04/2026 à 00:57

Oui, un collaborateur d'Actualitté a disposé un micro caché lors des discussions pour faire de Sansal un transfuge de Gallimard à Grasset.
Ou bien une taupe a tout divulgué...!
Incroyable la naïveté de certains posts !
Je crains que cette mégapolémique évacue partiellement au moins l'immense émotion que l'emprisonnement crapuleux de Sansal -un an et sans connaître l'issue, une torture (avec cancer à la clé -allez le soigner dans une geôle...)- avait suscitée.
Rappel: Sansal n'est pas un militant politique.
Certains veulent l'embrigader et l'étiqueter sans lui demander son avis.
Arrogance des petits juges sans compétence ni légitimité.
Il parle à tout le monde et les petits esprits étroits toujours prompts à juger sans savoir sont incapables de comprendre.
CHRISTIAN NAUWELAERS

PASSANT

19/04/2026 à 20:03

Bonjour... NAUWELAERS...

Vous écrivez...
"... l'immense émotion que l'emprisonnement crapuleux de Sansal -un an et sans connaître l'issue, une torture (avec cancer à la clé -allez le soigner dans une geôle...)- avait suscitée. "...
Chez Antoine GALLIMARD... tout particulièrement...

NAUWELAERS

19/04/2026 à 22:21

Bonjour Passant,
Au lieu de m'écrire, lisez les nombreuses chroniques et tribunes où Sansal a expliqué sa démarche.
Notamment dans la rubrique littéraire du «Monde».
Et y compris -tout récent - dans la rubrique littéraire du «Soir» (belge) de ce w-end (18-19 avril), via un mail de réponse à deux journalistes.
Vous n'êtes pas à sa place, ni moi non plus.
Et moi je continue à croire à son intégrité et à son courage.
Tout en reconnaissant que cette situation est vraiment complexe et douloureuse.
Bolloré ne dictera pas la moindre virgule, le moindre mot de cet auteur hors pair.
Sa liberté sera préservée et moi je ne le boycotterai jamais alors que certaines plumes qui claquent la porte de Grasset ne m'intéressent pas, loin des postures tonitruantes qui méritent un examen approfondi: qui a écrit quoi, finalement ?
Le reste, c'est de la politique franco-française et Sansal n'est surtout pas un homme ni militant politique.
C'est un essayiste qui plane au-dessus de ces contingences.
Si on le lui reproche, c'est justement lui qui a raison.
Mais en 2026, l'obsession tyrannique de la politique devient omniprésente et trop de monde ne s'en rend même plus compte.
CHRISTIAN NAUWELAERS

PASSANT

21/04/2026 à 10:29

... " qui plane "... perso... je le trouve bien accroché au plancher des vaches... à lait
Mais bah... C' est le Printemps... le reste passe après...
Je pensais à un truc... NORA... il pourrait pas en referer aux prudhommes... s ' il en avait envie ?... C est juste une question théorique...
Cordial salut... et coucou au Manneken... un de mes dieux lares...

PASSANT

19/04/2026 à 08:03

Ps...
Et ce cher Comte Frederic de MIRABEAU ( j ' ai lu un jour... que l' etymologie... de BEIGBEDER... etait... " belvédère "... belle vue... " mirabeau " )... a-t-il été assez avisé... pour faire figurer... dans son contrat... une clause... " intuitu personae " - un bon titre de livre... cette formule juridique... -... Dans ce cas... tout comme BHL et Virginie ( mais où la virginité va-t-elle se nicher ?! )... et qui encore ?... il recuperera ses billes... au moins 99 euros symboliques... c ' est tout le mal que nous lui souhaitons... un homme qui voue un culte à... " L attrape-coeurs "... ne peut être tout à fait mauvais... même si...
" Nemo auditur propriam suam turpitudinem allegans"... nul ne peut se prevaloir de sa propre turpitude... Un delice... vraiment... les formules latines du langage juridique...

Ewilisius

19/04/2026 à 00:58

Article salutaire. Pour déplacer un peu la focale, on fait quoi des équipes des maisons d'éditions qui n'ont pas le même statut qu'un journaliste ? On en parle aussi des exécutants qui vont devoir démissionner sans clause de conscience ? Car c'est quelque chose pour les auteurs, mais les assistants d'édition, les graphistes, les commerciaux ?

On me dira que c'est le jeu. Mais si les productions de l'esprit sont un cas à part que dire de celle et ceux qui s'y engagent et font leur vie à les soutenir ont moins d'importance que le créateur lui-même.

Voilà qui me parait une piste de réflexion : un droit moral étendu pour les auteurs, c'est certain mais aussi de l'équipe éditoriale en charge du catalogue...

Qu'en pensez-vous ?

Sud Culture - Métiers du livre

19/04/2026 à 22:29

Tout à fait. Ça fait partie des revendications de la branche Métiers du livre du syndicat SUD Culture Solidaires qui regroupe des personnes qui travaillent dans l'ensemble de la chaîne du livre et qui revendique notamment « un droit de conflit de valeur (dans le cas où une structure publie ou diffuse des textes qui véhicule des idées fascistes) »
https://sud-culture.org/2026/04/19/revendications-de-la-branche-metiers-du-livre/

Donald

20/04/2026 à 13:45

En résumé, les auteurs veulent que le législateur intervienne pour leur permettre :
(1) de récupérer plus facilement et à moindre coût les droits commerciaux sur leurs œuvres quand ils décident de changer de maison d'édition parce que la tête du nouveau propriétaire ne leur plaît pas ;
(2) d'avoir la possibilité de faire pression sur leur maison d'édition si elle publie un auteur dont la tête ne leur plaît pas – "Quoi ? Tu va publier Machin, cet infâme salaud qui a dit du mal de ma femme sur Facebook ? Attention, je risquerais bien de m'en aller chez la concurrence avec mes 250.000 exemplaires vendus/an et mon million de followers sur Instagram !"

Bouboule

21/04/2026 à 18:14

Je ne connais pas M. Nora. Je lis juste qu'il touche 1M€ par an ! Et ça, si c'est avéré, c'est très choquant car la plupart des écrivains qu'il édite doivent sans doute crever la dalle. Alors critiquer le grand capital quand on défend un éditeur qui mange aussi grassement au râtelier, et quelles que soient ses qualités humaines et professionnelles, non, décidément, désolé, mais ça ne convaincra personne d'autres que les concernés.

NAUWELAERS

22/04/2026 à 16:29

Bouboule,
Bravo de voir clair et de l'exprimer.
CHRISTIAN NAUWELAERS

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Obélix, une marque de munitions, d'armes et d'explosifs ? Asterix et périls...

Le Tribunal de l’Union européenne annule la décision de l’EUIPO qui refusait d’effacer une marque Obelix déposée pour des armes, munitions et explosifs. Les Éditions Albert René obtiennent une victoire procédurale importante : l’Office réexamine la renommée commerciale du personnage, sans réduire l’affaire à l’écart entre la bande dessinée et l’armement, ni à la différence entre les publics concernés dans l’Union européenne.

13/05/2026, 12:45

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Le JDD accusé d’avoir diffusé des numéros privés d’auteurs Grasset

Après la publication par le Journal du Dimanche de captures d’écran issues d’une boucle WhatsApp réunissant des auteurs opposés à l’éviction d’Olivier Nora de la direction de Grasset, Guillaume Dasquié, auteur chez Grasset, a décidé d’attaquer l’hebdomadaire. En cause : la diffusion de conversations privées, mais aussi de numéros de téléphone, dont le sien et celui de Vanessa Springora.

13/05/2026, 12:33

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Quitter Grasset ? Le droit de divulgation fournit une solution redoutable

Pour les auteurs de Grasset, le limogeage d’Olivier Nora a rappelé une évidence parfois négligée : le lien qui unit une œuvre à sa maison passe d’abord par le contrat d’édition. Et si nombre d’entre eux cherchent aujourd’hui une sortie de secours, une piste mérite d’être examinée avec sérieux.

10/05/2026, 18:33

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Daniel Křetínský obtient l'accord de l'AMF et s’approche de Fnac Darty

L’Autorité des marchés financiers valide l’offre publique d’achat d’EP FR HoldCo sur Fnac Darty. Daniel Křetínský, déjà premier actionnaire via VESA Equity Investment, franchit une étape décisive vers la majorité du distributeur culturel et technique. Le prix reste fixé à 36 € par action, sans retrait obligatoire annoncé. Pour l’édition, l’enjeu porte aussi sur un réseau que la société présente comme le premier libraire de France, en librairie.

08/05/2026, 08:59

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Recours d'Amazon contre la loi Darcos : la décision du Conseil d'État attendue mi-mai

Amazon sera bientôt fixé quant au dénouement de son recours pour « excès de pouvoir » du ministère de la Culture dans la mise en œuvre de la « loi Darcos », qui instaurait un tarif minimum des frais de port pour le livre. Le 15 avril dernier, la rapporteuse publique a demandé le rejet du recours, et le Conseil d'État rendra sa décision dans quelques jours.

07/05/2026, 16:03

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“On veut le contenu du décret pour savoir précisément contre quoi on lutte”

J'avais rendez-vous à 8h45 au jardin Nelson Mandela. Paris, 75001. Des SMS reçus la veille, tardivement, pour une rencontre aux accents de services secrets. Au matin, une dizaine de personnes est présente, des sacs remplis d’affiches et des drapeaux de la CGT, dissimulés. Mais où allons-nous ? « Rue de Valois, parce que c’est un peu chez nous, là, finalement. » D'accord, mais pourquoi ces affiches ?

 

06/05/2026, 17:30

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Face à l'autrice E. Jean Carroll, un nouvel appel de Trump rejeté par la justice

Condamné en 2024 à verser une amende de 83,3 millions $ (soit 70,8 millions €) à l'autrice et journaliste E. Jean Carroll, pour l'avoir diffamée, Donald Trump s'est heurté à une nouvelle fin de non-recevoir, le mercredi 29 avril dernier. Le président des États-Unis réclamait un réexamen de sa condamnation, que les juges ont refusé. Il pourrait désormais se tourner vers la Cour suprême.

04/05/2026, 17:21

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Librairies “extrémistes” : le ministre de la Culture allemand contredit par la justice

Délégué du gouvernement fédéral allemand à la Culture et aux Médias depuis mai 2025, Wolfram Weimer est en froid avec le secteur du livre, dans son pays, après avoir qualifié plusieurs librairies d'« extrémistes politiques ». Cette étiquette a limité le versement d'une subvention à trois commerces, mais l'un d'entre eux a porté l'affaire devant le tribunal administratif, qui a donné tort au ministre.

30/04/2026, 13:10

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Fayard : un collectif de 70 auteurs porte le fer contre Bolloré

Le 16 avril dernier, 17 universitaires publiés chez Fayard réclamaient une modification du droit de la propriété intellectuelle afin d’introduire une clause de conscience dans le contrat d’édition, sur le modèle de celle existant pour les journalistes. Le collectif compte désormais 70 personnes et leurs revendications évoluent de même. 

28/04/2026, 19:36

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Ils ont piqué Pikachu : les vendeurs Pokemon angoissés

À Chicago, un cambriolage chez Elite Sports Cards and Comics expose la valeur prise par les cartes Pokémon et sportives. Plus de 100.000 $ de marchandise ont disparu en quelques minutes, dans un commerce indépendant où comics, cartes et produits de collection relèvent désormais d’un stock à forte liquidité. L’affaire illustre le risque nouveau pesant sur ces détaillants culturels spécialisés, confrontés à la spéculation.

27/04/2026, 16:10

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En Allemagne, des retraités piégés par une fausse vente de livres

En Allemagne, la police du Brandebourg alerte sur une escroquerie visant des particuliers qui cherchent à vendre leurs collections de livres. Sous couvert de trouver un acheteur, de faux intermédiaires réclament des frais de numérisation, d’enregistrement ou de notaire. Une fraude de proximité où la valeur supposée du livre sert d’appât.

25/04/2026, 11:40

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La Cour de justice de l'Union européenne distingue copie privée et accès hors ligne

Le 16 avril dernier, la Cour de justice de l'Union européenne a publié un arrêt très attendu dans l'affaire C‑496/24, qui opposait deux organismes néerlandais aux constructeurs HP et Dell, ainsi qu'à l'organisation Stobi, qui représente les intérêts des sociétés qui s'acquittent de la taxe sur la copie privée. La CJUE a estimé que cette dernière n'était pas due dans le cas d'une copie pour lecture en continu hors ligne au sein d'un service de streaming.

23/04/2026, 12:19

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Amazon manipule les prix, la Californie contre-attaque

La plainte californienne contre Amazon franchit un cap. Des éléments judiciaires rendus publics décrivent un mécanisme par lequel la plateforme aurait poussé vendeurs et distributeurs à relever leurs tarifs ailleurs pour éviter d’être battue sur les prix. Pour le commerce du livre, l’affaire réactive une question ancienne : celle du pouvoir contractuel d’Amazon sur tout un écosystème.

22/04/2026, 13:10

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IA : à l’épreuve du tribunal, la prochaine audience d'Anthropic sera décisive

Le règlement conclu entre Anthropic et des titulaires de droits sur des centaines de milliers de livres entre dans sa phase décisive. L’audience d’approbation finale, prévue mi-mai, validera un accord de 1,5 milliard de dollars. L'implication des ayants droit face aux enjeux juridiques place ce dossier au cœur des rapports de force opposant industrie du livre et intelligence artificielle.

21/04/2026, 10:35

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Edition : qui détient la légitimité à refuser une orientation idéologique ?

Le départ d’Olivier Nora de la maison Éditions Grasset, dans le sillage de la prise de contrôle du groupe Hachette Livre par Vincent Bolloré, agit comme un révélateur. Derrière la crise éditoriale, une question émerge : que deviennent les salariés, privés de tout outil juridique face à un basculement idéologique qu’ils ne maîtrisent pas ?

20/04/2026, 16:32

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“Respectez la loi” : un député interpelle le ministère de la Culture sur la retraite des auteurs

La rue de Valois se moquerait-elle du monde, en général, et des institutions républicaines en particulier ? René Pilato, député de Charente, adresse à ActuaLitté un courrier dénonçant un décalage croissant entre les ambitions du législateur et les arbitrages administratifs, accusés de réintroduire des équilibres contestés.

 

18/04/2026, 09:48

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“Ministre de la pègre” : en procès, Saviano l'emporte contre Salvini

Le tribunal de Rome a relaxé Roberto Saviano dans la procédure pour diffamation intentée par Matteo Salvini après une formule lancée en 2018. Le jugement, rendu le 17 avril, dépasse le face-à-face entre un écrivain et un responsable politique : il éclaire la frontière entre invective, référence historique et critique légitime dans l’espace public italien, sur fond de pressions anciennes autour de la protection policière de l’auteur.

17/04/2026, 15:32

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Défait par les bibliothécaires, Trump s'attaque encore à leur budget

Aux États-Unis, l'Institute of Museum and Library Services (IMLS) désigne une agence fédérale dédiée aux actions des établissements de lecture publique, notamment dans les zones rurales. Elle est aussi la bête noire de Donald Trump et de son administration, qui tentent depuis des années d'obtenir la baisse de ses crédits, voire sa suppression. Malgré un revers en justice, le président prévoit d'ores et déjà un budget 2027 qui condamne l'IMLS.

10/04/2026, 16:18

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Piratage : les États-Unis préparent une loi pour bloquer des sites étrangers

Aux États-Unis, la lutte contre le piratage en ligne change d’échelle. Après une décision de la Cour suprême favorable au fournisseur d’accès Cox, élus républicains et démocrates travaillent à un texte commun pour autoriser le blocage judiciaire de sites étrangers dédiés à la contrefaçon. Le dossier touche aussi directement le livre, soutenu par les organisations d’auteurs et contesté par les défenseurs des libertés numériques.

06/04/2026, 10:35

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Arnaud Montebourg attaque Fayard pour rompre avec l’ère Bolloré

Arnaud Montebourg porte devant la justice un conflit inédit avec Fayard. L’ancien ministre, publié en 2023 par la maison, conteste son maintien chez l’éditeur depuis son changement de direction et l’affirmation d’une ligne marquée à droite. En réclamant une clause de conscience, aujourd’hui réservée aux journalistes, il pose une question appelée à dépasser son seul cas.

04/04/2026, 07:30

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À Angoulême, un voleur en série arrêté à la librairie de la Cité de la BD

À Angoulême, l’interpellation d’un homme soupçonné de vols répétés à la librairie de la Cité de la BD dépasse le simple fait divers. L’affaire remet en lumière une réalité documentée par le Syndicat de la librairie française : prévenir, constater et traiter juridiquement le vol en magasin devient une composante concrète du travail quotidien. Jusqu’à rejoindre, en arrière-plan, la question plus large de l’accès au livre, dans une situation de précarité.

03/04/2026, 15:22

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Le procès sans fin de Pınar Selek reporté à septembre

La 7e audience du 5e procès de Pınar Selek s’est tenue ce jeudi 2 avril à Istanbul, marquant une nouvelle étape dans une procédure judiciaire entamée à la fin des années 1990. Une étape symbolique aussi : pour la première fois, son ouvrage Lever la tête. La recherche interdite sur la résistance kurde, récemment publié aux éditions Université Paris Cité, a été versé au dossier du tribunal.

03/04/2026, 14:15

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Pınar Selek : une mobilisation à Paris, avant un énième procès

À l’occasion de la publication de l'ouvrage Lever la tête. La recherche interdite sur la résistance kurde (éditions Université Paris Cité) de Pınar Selek et d’une nouvelle audience judiciaire prévue à Istanbul, plusieurs organisations appellent à se mobiliser à Paris les 1er et 2 avril.

27/03/2026, 14:59

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L'islamologue Tariq Ramadan condamné à 18 ans de prison pour viols

L'islamologue, prédicateur et auteur Tariq Ramadan a été condamné, ce mercredi 25 mars, à 18 années de réclusion criminelle, reconnu coupable de trois viols, dont un aggravé. La cour criminelle départementale de Paris l'a jugé en son absence, et a suivi les réquisitions du parquet. La peine s'accompagne d’une interdiction définitive du territoire français et d'une interdiction de diffuser tout ouvrage sur les faits.

26/03/2026, 11:48

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“Je la tue” : Nassira El Moaddem et Stock portent plainte contre le sénateur Thierry Meignen

Les éditions Stock et leur autrice, la journaliste Nassira El Moaddem, annoncent le dépôt d’une plainte après les propos tenus par le sénateur Les Républicains Thierry Meignen. Dans un entretien accordé au Monde, l'ancien maire du Blanc-Mesnil, ville de Seine-Saint-Denis, s’en est violemment pris à la journaliste : « Je vais la faire condamner pour diffamation. Je vais la fouetter. J’irai au bout, elle va mourir, je la tue. »

24/03/2026, 17:37

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Droit d'auteur : l'édition critique d'une oeuvre du domaine public reste protégée

La Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt relatif au droit d'auteur au sein de l'UE, et plus précisément concernant l’édition critique d’une œuvre littéraire tombée dans le domaine public. Pour l'institution, cette proposition éditoriale constitue une œuvre protégée par le droit d’auteur à part entière, à condition que les commentaires et l'apparat critique en fassent une « création intellectuelle ».

24/03/2026, 14:55

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Delcourt gagne contre Oxymore : la justice annule les marques Métamorphose et Noctambule

Ce 20 mars 2026, le tribunal judiciaire de Paris a donné raison au groupe Delcourt dans le conflit qui l’oppose à ses anciennes directrices de collection, ainsi qu’à la société Mourad Prod, qui possède les éditions Oxymore. Les marques liées à Métamorphose et Noctambule sont annulées, leur dépôt étant jugé effectué de mauvaise foi. De même, l’usage des noms et logos litigieux est interdit et l’éditeur obtient réparation sur plusieurs chefs de préjudice.

24/03/2026, 10:53

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La propagandiste : la justice écarte toute intention de nuire aux vivants

La propagandiste, premier roman de Cécile Desprairies publié aux éditions du Seuil en 2023, était examinée par la justice française à la demande du frère et d'une cousine de l'autrice. Ces derniers estimaient que le texte portait « atteinte à la mémoire des morts » en présentant différents membres de leur famille comme des collaborateurs avec l'occupant nazi, pendant la Seconde Guerre mondiale. Le tribunal judiciaire de Paris, tout en reconnaissant des injures, des atteintes à l'honneur et des passages outrageants, a conclu à l'absence d'une intention de nuire aux ayant droits vivants.

19/03/2026, 13:05

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Concurrence : Amazon accusé d'avoir effacé des preuves

Les prix ne grimpent jamais seuls dans les cybercommerces : ils avancent suivant des logiques d'algorithmes, particulièrement étudiés. L’affaire Amazon raconte ce vieux réflexe des empires modernes : tout consigner quand cela sert, tout volatiliser quand le dossier se rapproche trop près du nerf. À Seattle, le prétoire n’examine plus seulement un géant : il ausculte la fabrique même de l’opacité.

19/03/2026, 11:11

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Violette and Co : après une perquisition polémique, l’enquête classée sans suite

L’enquête ouverte après la perquisition de la librairie féministe Violette and Co, à Paris, pour « importation de publication destinée à la jeunesse comportant un contenu dangereux pour elle en raison de son caractère pornographique, illégal ou immoral », a été classée sans suite, ce 17 mars 2026. Aucune infraction n’ayant été retenue, la procédure engagée par le parquet s’arrête sans poursuite. L’intervention policière, vivement contestée, s’inscrivait dans un contexte de tensions récurrentes autour de l’établissement.

18/03/2026, 16:20

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Romantasy : une juge américaine enterre le procès visant la série Crave

Dans les coulisses de la romantasy, il y avait des vampires, des internats, des passions sombres et soudain, un greffe fédéral noyé sous les manuscrits. À New York, une juge a plongé dans 6000 pages de lecture pour répondre à une question que l’édition redoute autant qu’elle l’exploite : quand tous les livres jurent qu’ils sont uniques, que reste-t-il, au juste, d’une originalité digne d’être protégée ?

18/03/2026, 10:11

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Utah : l’autrice d’un livre sur le deuil reconnue coupable du meurtre de son mari

L’époque adore transformer la douleur en récit vendable, en confidence publique, en objet de consolation prêt à circuler. Puis un tribunal surgit et rouvre la plaie avec la froideur des pièces à conviction. L’affaire Kouri Richins n’a pas seulement aimanté l’Amérique par son étrangeté criminelle : elle met à nu une industrie de l’émotion où le chagrin s’expose, se raconte, puis se fracasse contre le réel.

17/03/2026, 18:15

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La justice annule l’amende record infligée à Amazon au Luxembourg

La Cour administrative du Luxembourg a annulé, le 12 mars 2026, la décision de la Commission nationale pour la protection des données (CNPD) qui avait infligé en 2021 une amende de 746 millions d’euros à Amazon Europe Core dans un dossier lié à ses pratiques de publicité comportementale en ligne. La juridiction estime que l’autorité de contrôle n’avait pas mené certaines analyses juridiques nécessaires avant de prononcer la sanction. Le dossier est renvoyé à la CNPD, qui devra réexaminer l’affaire.

16/03/2026, 16:30

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La protection du patrimoine culturel déclarée conforme à la Constitution

Le Conseil constitutionnel s'est penché sur le code du patrimoine, et plus particulièrement sur la protection des biens culturels, afin de trancher quant à la constitutionnalité d'une de ses dispositions. Cette dernière habilite en effet les fonctionnaires, agents et gardiens de biens relevant des collections publiques « à procéder à toutes constatations » en cas de destruction, dégradation ou détérioration.

09/03/2026, 16:12

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Accusée “d'apologie de la pédophilie”, l’autrice Jessie Auryan attaque le gouvernement en justice

La polémique autour du roman de dark romance Corps à cœur prend un nouveau tournant judiciaire. Après les accusations d’« apologie de la pédophilie » formulées par la Haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, l’autrice de l’ouvrage a déposé une plainte pour diffamation. Interrogé par ActuaLitté, le cabinet de la responsable politique indique maintenir ses propos.

04/03/2026, 14:23

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Que peuvent faire les organismes de gestion collective avec l'argent des auteurs ?

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) est amenée à se pencher sur le fonctionnement des organismes de gestion collective (OGC), et plus particulièrement leur utilisation des sommes récupérées via différents mécanismes, comme le droit de copie ou le droit de prêt. Dans des conclusions rendues le 26 février, l'avocat général estime que le droit européen est plutôt permissif en la matière, « à condition que les titulaires de droits reçoivent, directement ou indirectement, une compensation équitable et une rémunération appropriée ».

04/03/2026, 11:11

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Le Quartier littéraire : d’Instagram à un café-librairie au cœur de Rennes

Né en ligne autour de livres d’occasion et de recommandations partagées sur Instagram, Le Quartier littéraire s’installera le 1er septembre 2026 au 19, quai Lamennais, à Rennes. Stéphanie Jouin et Julien Déniel y ouvriront un café littéraire pensé comme un lieu de lecture, de travail et de rencontre, avec des ouvrages de seconde main.

13/05/2026, 18:36

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“Nous n’avons plus de trésorerie” : l'éditeur engagé Melrakki ferme

Quatre ans après sa création, la maison d’édition indépendante Melrakki cessera son activité le 31 mai 2026. Fondée dans le Jura autour d’une ligne éditoriale tournée vers le vivant, la photographie animalière et la protection animale, la structure annonce sa fermeture en dénonçant un système du livre devenu « financièrement intenable » pour les petites maisons indépendantes.

13/05/2026, 18:33

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“La mort nous ramène toujours à la littérature”

Valentin Spitz revient sur la mort de Google, son compagnon de quatorze ans. Né d’un deuil, ce récit raconte comment l’écriture a prolongé une présence, structuré le chagrin et transformé l’absence en livre.

13/05/2026, 17:55

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Frais de port du livre : Amazon perd devant le Conseil d’État, la filière se réjouit

Le Conseil d’État a rejeté, ce 13 mai 2026, le recours d’Amazon contre l’arrêté imposant un montant minimal de frais de livraison pour les livres neufs. Une victoire pour la filière du livre, qui y voit une confirmation de la loi Darcos et de son objectif de diversité culturelle. Le groupe américain dénonce, de son côté, une décision « décevante » et une « taxe sur la lecture » supportée par les lecteurs.

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Maxime Raymond élu président du conseil de la BTLF

La Société de gestion de la Banque de titres de langue française (BTLF) a annoncé, ce mardi 12 mai 2026, la composition de son conseil d’administration pour la période 2026-2027. Le conseil a été constitué lors de l’Assemblée générale annuelle tenue le mercredi 6 mai. L’organisme, créé en 1996, a pour but de favoriser la diffusion et la commercialisation des livres de langue française.

13/05/2026, 11:11

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Australie : un illustrateur tue son album jeunesse par des propos antisémites

University of Queensland Press a annulé l’album jeunesse Bila après les propos de son illustrateur Matt Chun sur la fusillade (antisémite) de la plage de Bondi survenue en décembre 2025. Et l'affaire terrasse l’éditeur australien : cinq mille exemplaires restent stockés, au moins dix-sept auteurs ont rompu ou suspendu leurs liens avec la maison, et des salariés contestent l’intervention de l’université dans la décision éditoriale, selon l’UQ.

13/05/2026, 11:06

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Dans les écoles, disparaissent des livres essentiels pour les élèves

Aux États-Unis, les retraits de livres scolaires touchent désormais les ouvrages factuels. PEN America recense 1102 titres documentaires retirés ou restreints en 2024-2025, soit 29 % des titres uniques visés, contre 14 % l’année précédente. Les droits civiques, les minorités et les mouvements sociaux forment le cœur de cette offensive, qui atteint l’accès même aux savoirs, bien au-delà des romans déjà contestés dans les écoles publiques.

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Annaïck Le Ru nommée à la direction générale de Ciclic Centre-Val de Loire

Le conseil d’administration de Ciclic Centre-Val de Loire a désigné Annaïck Le Ru comme nouvelle directrice générale de l’agence régionale pour le livre et l’image. Actuellement directrice générale adjointe, elle prendra ses nouvelles fonctions le 14 septembre. Elle succédera à Philippe Germain, qui quitte la direction après trois mandats et onze années à ce poste.

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MC Solaar, NTM, Booba... les images rares des origines du rap français

La campagne Ulule de Hip Hop Diary of a Fly Girl permettra de soutenir l’impression et la réédition du livre de Maï Lucas, consacré à l’émergence du hip-hop français à Paris entre 1986 et 1996. À travers plus de 100 photographies, l’ouvrage plonge au cœur d’une scène encore underground avec des portraits d’artistes devenus majeurs comme MC Solaar, JoeyStarr, Booba, Oxmo Puccino, Doc Gyneco, Kery James, Assassin ainsi que JonOne ou DJ Dee Nasty. Un témoignage rare sur les origines du hip-hop français et ses figures féminines souvent oubliées.
 

13/05/2026, 09:40

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Les dossiers Epstein deviennent une bibliothèque éphémère, 3,5 millions de pages

À New York, le dossier Epstein prend désormais la forme... d’une bibliothèque. Dans le quartier de Tribeca, une association américaine dédiée à la transparence de la vie publique a installé une salle de lecture éphémère rassemblant, sous forme imprimée, les quelque 3,5 millions de pages rendues publiques par le ministère américain de la Justice dans l’affaire Jeffrey Epstein. Baptisée « Donald J. Trump and Jeffrey Epstein Memorial Reading Room », l’installation réunit ces documents en milliers de volumes reliés et numérotés : 3437 selon l’AFP, plus de 3700 selon Wired, les décomptes variant selon le périmètre retenu. 

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Fabli : Une nouvelle façon de faire vivre les histoires jeunesse, sans écran

Fabli lance sa campagne Ulule pour accompagner son arrivée en France. Déjà adoptée par plus de 10 000 familles au Canada, Fabli propose une nouvelle expérience audio jeunesse sans écran, mêlant histoires, jeux et interactivité. Pensée pour les enfants de 0 à 10 ans, la plateforme réinvente les histoires audio grâce à ses 16 touches lumineuses et sonores qui permettent aux enfants d’interagir avec les contenus, résoudre des énigmes et participer activement aux aventures.

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Le Qlub célèbre les récits d’émancipation à Lyon

À la bibliothèque Part-Dieu à Lyon, le Qlub consacre un rendez-vous aux récits d’émancipation, samedi 16 mai, de 15h à 16h30. Romans, BD, essais, mangas ou albums y seront partagés pour interroger les chemins qui aident à se comprendre et à s’affirmer. Article tiré de TOPO, le magazine des bibliothèques de Lyon.

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Roberto Saviano alerte Naples : le tourisme perd son vernis... et son attrait

Au théâtre Diana de Naples, Roberto Saviano a reçu le Prix Elsa Morante jeunesse pour l’engagement civil. Devant près de mille élèves, l’auteur a opposé au récit d’une ville sauvée par le tourisme une alerte sur l’accès clandestin aux armes. Son intervention, rapportée par La Repubblica Napoli, replace le livre primé dans un débat sur sécurité, formation et travail, loin d’une réponse réduite à l’ordre public ou à l’image urbaine vendue seule.

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Politique : Rowling rattrapée par un élu trans au Parlement

Élue au Parlement écossais sous l’étiquette des Verts, Q Manivannan représente désormais Edinburgh and Lothians East, région où vit J.K. Rowling. L’information, reprise par LGBTQ Nation après Them, s’appuie sur People et sur les fiches officielles du Parlement. Elle transforme une controverse récurrente autour de l’autrice de Harry Potter en fait politique local, au moment où la franchise prépare son retour audiovisuel, en pleine exposition médiatique.

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Le 71e congrès de l’Association des bibliothécaires de France se tiendra du 17 au 19 juin 2026 au Couvent des Jacobins, à Rennes. Pour cette nouvelle édition, l’ABF a choisi un thème à la fois simple en apparence et profondément politique : « Bibliothèques & hospitalité ».

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David Toscana transforme une bataille en roman sur les vaincus

Couronné par le prix Alfaguara 2026, David Toscana revient, dans son nouveau roman, sur l’aveuglement de soldats bulgares par Basile II après la bataille de Klyuch, au col du Kleidion, en 1014. Un entretien accordé à EFE éclaire l’ambition du livre : déplacer l’histoire vers la perception, la mémoire des vaincus et le rôle du lecteur face aux récits que le pouvoir n’a pas conservés, au plus près de la survie d’un peuple et de sa langue. 

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Brigitte Leblanc quitte Hachette après 30 ans, mais conserve Le Rayon imaginaire

Après près de trente ans passés au sein du groupe Hachette, Brigitte Leblanc annonce son départ de la maison. L’éditrice, longtemps associée à Gautier-Languereau, Hachette Enfants et aux Éditions du Chêne, entend poursuivre son activité autrement, tout en conservant en free-lance la direction du Rayon imaginaire, qu'elle a créée en 2021.

12/05/2026, 11:45

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Cuisine, design, humour : Cloch rejoint DG Diffusion

Avec l’arrivée des Éditions Cloch dans son réseau, DG Diffusion accompagne une jeune maison indépendante qui transforme le livre de cuisine en objet du quotidien. Portée par Alexia et Léa, la collection CUISINE&VOUS défend une cuisine décomplexée, graphique et accessible. Après plus de 4000 exemplaires écoulés en direct, Cloch élargit sa diffusion tout en préservant son ton, ses couvertures dessinées et son identité éditoriale singulière.

12/05/2026, 11:42

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Marvel lance Midnight Universe : horreur et peur chez les super héros

Marvel lancera en août 2026 Midnight Universe, une ligne horrifique séparée de sa continuité principale. X-Men, Quatre Fantastiques et Spider-Man y seront relus sous l’angle du sang, de l’épouvante cosmique et de la mutation. L’annonce originelle de Marvel confirme trois séries américaines publiées entre août et octobre, avec Jonathan Hickman en tête d’affiche et des couvertures pensées pour créer l’attente en librairie spécialisée.

12/05/2026, 10:55

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Fnac Darty entre en OPA : l'industrie du livre change d’échelle

L’offre publique d’achat d’EP Group sur Fnac Darty s’ouvre ce 12 mai, après déclaration de conformité de l’AMF. Portée par EP FR HoldCo, contrôlée par Daniel Křetínský, elle propose 36 € par action, 35 € après dividende, et 81,12 € par OCEANE. Pour l’édition, le dossier touche un acteur majeur : la Fnac revendique près de 50 millions de livres vendus en 2025, dans un groupe où les produits éditoriaux pèsent 1,373 milliard d’euros.

12/05/2026, 10:54

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Quand la crise de lecture enfle : les enfants désertent les livres ?

Quand un éditeur alerte sur l’effondrement du goût de lire chez les enfants britanniques, pointer la  responsabilité sur les familles ne résout rien. Surtout si cela conduit à vendre des cahiers d'apprentissage phonétique. Une querelle, certes, mais surtout un enjeu pour l’édition jeunesse : comment défendre le plaisir du livre quand l’école, le marché et les parents traitent surtout la lecture comme une compétence évaluée et corrigée ?

12/05/2026, 10:16

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“Le pire ne naît pas du chaos, mais de l’organisation”

Je n’ai pas écrit Requiem pour un cri pour vous divertir. Il est né d’un silence fracassant, le jour où j’ai découvert que certains cris n’avaient jamais été entendus. Les polars évoquent souvent des crimes visibles où les tueurs ensanglantés naissent de faits divers, où les monstres rassurent parce qu’ils ont un visage, une histoire que l’on peut démanteler. Par Marie Capron.

12/05/2026, 09:47

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Parc Spirou invite la BD et renforce son virage manga

Les 20 et 21 juin 2026, le Parc Spirou Provence organise à Monteux une nouvelle édition de son Festival BD, avec une vingtaine d’auteurs, des dédicaces, des ateliers et des dessins en direct. L’événement s’inscrit dans un marché de la bande dessinée encore massif, malgré le reflux de 2024, et dans la stratégie des licences éditoriales converties en expériences familiales. Le rendez-vous relie classiques franco-belges, manga et univers de loisirs.

11/05/2026, 17:21

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“La vie de Narges Mohammadi ne tient qu’à un fil”

La prix Nobel de la paix 2023 Narges Mohammadi a été libérée sous caution pour raisons médicales, dimanche 10 mai, après dix jours d’hospitalisation à Zandjan, dans le nord de l’Iran, où elle purgeait sa peine. La militante iranienne des droits humains, âgée de 54 ans, a été transférée en ambulance vers un hôpital de Téhéran pour y recevoir des soins spécialisés. Son état de santé s’est fortement dégradé depuis son arrestation, le 12 décembre 2025, à Mashhad.

11/05/2026, 17:13

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SOLÜM, le jeu de cartes pour créer du lien et du soutien !

Entrepreneure engagée pour le lien social, Léa Godezenne a conçu SOLÜM, un jeu de cartes nomade pour ouvrir des conversations qui font du bien avec simplicité et bienveillance. Fort de son expérience auprès de divers publics, elle a constaté un manque flagrant : la prévention santé mentale reste trop souvent absente du quotidien. SOLÜM propose une autre voie : créer du lien, s’écouter, mieux se comprendre, et avancer ensemble, le tout autour de cartes accessible à tous.

11/05/2026, 17:13

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Grasset : après les Français, les vedettes étrangères claquent également la porte

La crise ouverte chez Grasset après le départ d’Olivier Nora s’étend désormais au catalogue étranger de la maison. Plusieurs écrivains internationaux publiés en traduction chez l’éditeur de la rue des Saints-Pères annoncent qu’ils ne proposeront pas leurs prochains livres à Grasset, dans un texte collectif transmis à l’AFP. Parmi les signataires figurent notamment Han Kang, prix Nobel de littérature 2024, Ali Smith, Jón Kalman Stefánsson, Colm Tóibín, ou encore Sandro Veronesi.

11/05/2026, 15:58

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Auteurs jeunesse : les recommandations tarifaires progressent de 1,1 %

La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse a adopté, lors de son assemblée générale du 9 avril 2026, une revalorisation de 1,1 % de ses recommandations tarifaires pour 2027. Cette hausse, calculée à partir de l’indice des prix à la consommation publié par l’Insee en mars 2026, concerne les rémunérations conseillées pour les rencontres, ateliers, signatures et lectures-performances organisés avec des auteur·ices.

11/05/2026, 13:56

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Scandale Agessa : la ministre de la Culture accusée de “piétiner le législateur”

Lors de la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, Soumya Bourouaha a accusé Catherine Pégard de « piétiner le législateur » dans la préparation des décrets sur la protection sociale des artistes-auteurs. En cause : la place accordée aux OGC, les élections professionnelles et le rôle maintenu de la SSAA. Embarrassée, la ministre assure cependant que le décret respecte la loi et renvoie son examen au Conseil d’État.

11/05/2026, 12:37

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Koji Suzuki, l’auteur de Ring et figure majeure de la J-horror, est mort à 68 ans

Le romancier japonais Koji Suzuki, connu dans le monde entier pour avoir imaginé l’univers de Ring, est mort le 8 mai 2026 dans un hôpital de Tokyo, des suites d’une maladie non révélée par les médias japonais. Il avait 68 ans. Né à Hamamatsu, dans la préfecture de Shizuoka, l’écrivain laisse une œuvre qui aura profondément marqué la littérature d’horreur contemporaine, mais aussi le cinéma japonais et international. 

11/05/2026, 12:22

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“La Creuse n’est pas toujours clémente”

François Pacaud revient sur la naissance de D’ombres et de crocs, roman fantastique ancré dans la Creuse de son enfance. Un territoire familier devenu matière romanesque, où le silence, les forêts et les secrets familiaux font peu à peu vaciller le réel.

11/05/2026, 11:07

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Les origines juives de J.D. Salinger au cœur d’une correspondance inédite dévoilée

De nouvelles lettres inédites de J.D. Salinger viennent d’être dévoilées par le libraire londonien Peter Harrington Rare Books. Une découverte précieuse tant l’auteur de L’Attrape-cœurs demeure une figure insaisissable de la littérature américaine. Dans cette correspondance adressée à son éditeur au début des années 1950, l'Américain évoque son refus d’être défini par ses origines juives et irlandaises, son rapport compliqué à la célébrité… et sa volonté farouche de protéger son œuvre de toute lecture biographique.

 

11/05/2026, 10:49

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Romance : les histoires d'amour de zombies, nouveau filon littéraire pour éditeurs

Aux États-Unis, Ready or Rot associe romance, école publique et invasion zombie. Le contrat intervient alors que la dark romance domine les ventes grâce à BookTok. Après Orgueil et Préjugés et Zombies (trad. Laurent Bury), l’édition teste un nouveau déplacement du désir vers la comédie de survie, plus légère et plus conceptuelle. Donc facile à identifier sur les réseaux comme en librairie de genre ?

10/05/2026, 09:10

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En grève, les bibliothèques de Paris dénoncent des projets sans moyens

Après l’appel à la grève du 7 mai, les bibliothécaires parisiens maintiennent la pression sur la Ville, avec une nouvelle journée annoncée le 9 mai. Les syndicats dénoncent sous-effectifs, horaires élargis, équipements sous-dimensionnés et tensions dans les établissements. Le conflit prolonge une contestation déjà documentée par ActuaLitté autour du plan Lire à Paris (PLAP de son petit acronyme).

10/05/2026, 07:49

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La FIFA écarte Panini, les albums du Mondial changent d’ère

La FIFA confiera à Fanatics, sous marque Topps, les vignettes et cartes officielles de ses compétitions à partir de 2031. Panini, associé à la Coupe du monde depuis 1970, conservera les éditions 2026 et 2030. Ce basculement transforme un rituel de collection imprimée en marché mondial de licences, entre papier, numérique, droit à l’image, événements, produits dérivés et partage de la valeur sportive, désormais piloté par des plateformes globales.

09/05/2026, 11:42

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Patrimoine spolié : la France facilite le retour des biens culturels

Le Sénat a définitivement validé, ce jeudi 7 mai, le projet de loi instaurant un cadre général pour la restitution des biens culturels spoliés. Ce texte met fin à la nécessité d'une loi d'exception pour chaque dossier de retour vers les États d'origine. En instaurant des commissions scientifiques et une obligation de recherche de provenance, le législateur entend concilier la protection du patrimoine national et les impératifs éthiques internationaux.

09/05/2026, 10:51

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Royaume-Uni : l’affaire Abigail Ottley, poétesse censurée, passe devant la justice

La poétesse britannique Abigail Ottley, soutenue par Freedom in the Arts, engage une procédure contre Arts Council England, apprend ActuaLitté. Le dossier prolonge une controverse déjà ouverte autour de The Aftershock Review, revue littéraire financée par fonds publics, accusée d’avoir retiré un poème pour des motifs liés aux prises de position de son autrice.

09/05/2026, 09:20