#Edition

Conflit idéologique : comment quitter Fayard ou Grasset sans y laisser sa plume ?

Grasset a fait sauter un verrou : derrière le départ de plus de 170 auteurs se joue une question centrale, jusqu’ici quelque peu ignorée du droit : un écrivain peut-il reprendre ses œuvres lorsque sa maison change de cap ? Entre vide juridique, déséquilibre contractuel et offensive politique sur le livre, la crise actuelle impose un débat de fond sur une possible clause de conscience des auteurs.

Le 17/04/2026 à 15:15 par Hocine Bouhadjera

19 Réactions | 918 Partages

Publié le :

17/04/2026 à 15:15

Hocine Bouhadjera

19

Commentaires

918

Partages

Partager cet article sur Bluesky Partager cet article sur Mastodon Partager cet article sur Linkedin Partager cet article par mail Imprimer cet article
ActuaLitté

Aujourd’hui, la réponse à la question ci-dessus est largement non. En droit français, les auteurs ne disposent d’aucune clause de conscience comparable à celle des journalistes. Ils peuvent décider de ne plus confier leurs futurs livres à une maison, mais cela ne leur permet pas, en principe, de récupérer les droits des ouvrages déjà publiés ou de ceux à venir, couverts par un contrat signé.

Or c’est précisément ce point qui est devenu explosif : la crise actuelle ne porte pas seulement sur les livres futurs, mais sur le maintien d’œuvres déjà éditées au sein de catalogues dont les auteurs ne veulent plus, pour certains, assumer l’environnement symbolique.

Ce qui se joue aujourd’hui autour de Grasset et, en arrière-plan, de Fayard, n’est donc pas seulement une querelle entre auteurs et éditeurs. C’est un moment où se rencontrent plusieurs questions à la fois : la nature du contrat d’édition, l’étendue réelle du droit moral, la valeur économique du catalogue, le poids des actionnaires dans l’orientation d’une maison, et plus largement la capacité du droit à saisir des transformations idéologiques dans le monde du livre.

Une crise rendue visible par le départ des auteurs de Grasset

La crise Grasset a joué un rôle d’accélérateur. Dans leur lettre commune, les auteurs signataires disent refuser d’être « les otages d’une guerre idéologique ».

Le geste est fort sur le plan symbolique, mais il a une portée juridique limitée. Refuser de publier à nouveau dans une maison n’efface ni les contrats déjà conclus ni les cessions de droits déjà consenties. Autrement dit, un auteur peut décider de ne plus revenir, il ne peut pas, pour autant, partir avec les livres déjà parus comme s’il rompait librement avec la maison.

C’est précisément cette asymétrie qui relance aujourd’hui la réflexion sur une possible clause de conscience des auteurs. La revendication ne vise plus seulement à permettre un départ pour l’avenir : elle interroge la possibilité, ou non, de désolidariser une œuvre d’un catalogue devenu, aux yeux de son auteur, contraire à son éthique.

À quoi a-t-on consenti ?

Jean-Yves Mollier, qui travaille depuis plusieurs mois sur cette question avec d’autres universitaires, voit dans cette séquence un tournant majeur. Dans un échange avec ActuaLitté, il y lit d’abord « un camouflet pour Arnaud Lagardère », tout en replaçant Olivier Nora dans une histoire longue de l’édition française : « Il est tout à fait sur le modèle de ces grands barons de l’édition. »

Cette remarque n’est pas anecdotique. Elle signifie que le débat ne porte pas seulement sur des personnes ou sur une séquence d’actualité, mais sur un modèle de maison d’édition conçu comme un ensemble cohérent, lentement construit, où le catalogue n’est pas une simple addition de titres mais une forme de continuité intellectuelle.

Pour l’auteur d’une Brève histoire de la concentration dans le monde du livre, Grasset comme Fayard ne sont pas seulement des marques ou des structures capitalistiques : ce sont des ensembles constitués dans le temps, où le catalogue fonctionne comme un « écrin protecteur ».

Cette expression permet de comprendre pourquoi les universitaires engagés sur ce dossier considèrent que l’on ne peut pas réduire le contrat d’édition à une relation purement commerciale. Un auteur ne signe pas seulement avec une entité juridique, il entre dans un espace éditorial, avec une histoire, une réputation, des voisinages symboliques, des affinités ou du moins des compatibilités intellectuelles. Lorsque cet environnement bascule, ce n’est pas seulement l’image de la maison qui change : c’est aussi, selon eux, le sens de la relation initialement consentie.

Une demande explicite de réforme

C’est dans cette logique qu’une tribune publiée jeudi 16 avril dans Le Monde, signée par 17 chercheurs à l’initiative de Jean-Yves Mollier et de l’historien Ludovic Tournès, réclame l’introduction d’une clause de conscience dans le contrat d’édition.

Leur objectif est clair : permettre aux auteurs de sortir d’« une dépendance contraire à leur éthique ». Leur raisonnement repose sur une distinction nette entre capital financier et capital symbolique. Ils ne contestent ni le droit de Vincent Bolloré à détenir des actifs dans le secteur du livre, ni celui d’auteurs d’extrême droite à être publiés. En revanche, ils refusent ce qu’ils appellent un « détournement de capital symbolique ».

À leurs yeux, le problème n’est donc pas simplement qu’un actionnaire exerce son pouvoir, mais qu’il bénéficie du prestige ancien d’une maison pour lui faire porter un projet différent, tout en conservant l’autorité symbolique associée à son nom. C’est pourquoi ils en appellent à « une modification de la loi sur la propriété intellectuelle ». Si cet environnement change brutalement, ils estiment que le droit devrait offrir une voie de sortie.

La clause de conscience en question

Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue des auteurs professionnels et juriste, ne rejette pas l’idée de doter les auteurs de nouveaux outils, mais elle invite à ne pas se tromper de terrain. L’expression de « clause de conscience » a, selon elle, une force évidente dans le débat public : elle est immédiatement compréhensible, renvoie à un dispositif identifié, et permet de poser clairement la question de l’indépendance des auteurs. Mais cette efficacité politique ne doit pas masquer une faiblesse juridique.

Elle rappelle en effet que le mécanisme invoqué appartient au droit du travail et qu’il a été conçu pour les journalistes, dans une logique très spécifique : celle d’un salarié qui peut rompre son contrat en cas de changement d’orientation de son média, avec des effets proches d’un licenciement. Transposer ce dispositif aux auteurs, qui ne sont pas liés par un contrat de travail mais par un contrat d’édition, relève donc d’un déplacement conceptuel fragile.

« Moi, en tant que juriste, je n’irais pas explorer cette piste », confie-t-elle, tout en soulignant qu’il existe d’autres voies, plus directement ancrées dans le droit d’auteur. Autrement dit, l’enjeu n’est pas de nier la légitimité de la revendication, mais d’éviter de l’appuyer sur un fondement juridique inadapté, au risque d’en affaiblir la portée.

Le contrat d'édition n'est pas un contrat de travail

La comparaison avec les journalistes revient en effet sans cesse. L’article L. 7112-5 du Code du travail permet à un journaliste de rompre son contrat de travail lorsqu’intervient une cession du titre ou « un changement notable dans le caractère ou l’orientation » du média, dès lors que cela porte atteinte à son honneur, à sa réputation ou à ses intérêts moraux.

Ce mécanisme est conçu comme une garantie d’indépendance. Il reconnaît que l’identité d’un média fait partie des conditions dans lesquelles un journaliste accepte d’exercer son métier. Si cette identité change suffisamment, le journaliste peut partir dans des conditions protectrices.

Mais Stéphanie Le Cam rappelle que les journalistes sont présumés salariés : « L’objectif, c’est de déclencher le processus d’indemnisation comme on aurait dans un licenciement, sauf qu’on démissionne », résume-t-elle. Les auteurs, eux, ne sont pas dans cette configuration. Ils ne sont pas liés par un contrat de travail, mais par un contrat d’édition, qui relève d’une logique patrimoniale tout autre.

Carole Zalberg, signataire du texte des auteurs de Grasset et autrice publiée par cette maison, partage : « L’idée que mes livres restent chez Grasset maintenant, c’est assez insupportable. » Mais elle précise aussitôt qu’« il faut construire ». En d’autres termes, le besoin de protection est clair, le mécanisme, lui, ne l’est pas encore.

En l’état, le droit positif ne suit pas cette logique

On l'aura compris, le droit français actuel n’a pas été construit pour appréhender ce type de rupture. Alexandre Lazarègue, avocat en propriété intellectuelle, résume la situation de manière très directe : « Aujourd’hui, un auteur ne peut pas partir librement d’une maison d’édition dans laquelle il a édité ses œuvres avec ses droits d’auteur. »

Stéphanie Le Cam complète : « Le Code prévoit bien des mécanismes permettant aux auteurs de récupérer leurs droits. Mais ils sont extrêmement encadrés et répondent à des situations très précises : sanctionner des manquements contractuels — une “défaillance juridique” — et non une rupture liée à l’évolution idéologique d’une maison. »

Le Code de la propriété intellectuelle prévoit ainsi des cas de récupération des droits — non-paiement des droits d’auteur, absence de reddition des comptes, exploitation défaillante — mais tous reposent sur une mauvaise exécution du contrat. Autrement dit, le droit permet de sanctionner des manquements objectifs, mais il ne reconnaît pas, en l’état, une sortie fondée sur un désaccord avec la ligne éditoriale ou l’actionnaire.

L’article L. 132-16 : un levier réel, mais étroit

Le texte le plus souvent invoqué dans ce débat est l’article L. 132-16 du Code de la propriété intellectuelle. Il prévoit qu’en cas d’aliénation du fonds de commerce, si l’opération est « de nature à compromettre gravement les intérêts matériels ou moraux de l’auteur », celui-ci peut obtenir réparation, « même par voie de résiliation du contrat ».

Sur le papier, la disposition semble ouvrir une brèche. Mais en pratique, elle est étroite. Elle est conçue pour des situations très circonstanciées, où il faut démontrer une atteinte grave et objectivable. Il ne suffit pas pour un auteur d’affirmer qu’il ne se reconnaît plus dans son actionnaire ou qu’il rejette la nouvelle orientation perçue de la maison. Il faut établir un préjudice suffisamment caractérisé.

Alexandre Lazarègue explique que, pour espérer rompre et récupérer ses droits, l’auteur devra démontrer non seulement qu’il existe une dissonance entre sa personnalité publique, son œuvre et la ligne désormais perceptible de la maison, mais aussi que cette dissonance « crée une confusion dans l’esprit du lecteur ».

Une jurisprudence peu favorable aux auteurs

Pour appuyer son propos, l'avocat renvoie d’abord à un arrêt de la cour d’appel d’Orléans du 11 janvier 2016, dans un litige opposant un auteur à son éditeur à la suite d’une cession de fonds. L’auteur tentait de faire valoir une atteinte à son droit moral liée au contexte éditorial : il soutenait que ses ouvrages étaient désormais associés à des publications d’un autre registre, voire contraires à son éthique, ce qui créerait une confusion dans l’esprit du public.

La cour examine cet argument mais le rejette : elle considère que les livres restent suffisamment identifiés et distincts pour éviter tout amalgame. Autrement dit, l’argument de la confusion est bien plaidé, mais il échoue faute de démonstration concrète.

Pour étayer cette lecture, il évoque également l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 21 février 2007, relatif à la cession du fonds de la maison d’édition Le Serpent à Plumes. Dans cette affaire, plusieurs auteurs s’opposent au repreneur du catalogue et obtiennent la résiliation de leurs contrats. Mais sur un tout autre terrain : la cession avait rompu l’unité de gestion des œuvres, dispersé les droits et entraîné un défaut de promotion. Les juges retiennent ainsi une atteinte aux intérêts moraux et patrimoniaux, fondée sur des éléments objectifs liés à l’exploitation des œuvres — et non sur une simple incompatibilité idéologique ou un risque de confusion symbolique.

Enfin, pour compléter son analyse, l'avocat cite un arrêt de la cour d’appel de Paris du 9 novembre 1993, dans un litige en contrefaçon opposant des autrices à leur éditeur. Celles-ci invoquaient notamment une confusion entre leur ouvrage et un autre. La cour reconnaît l’atteinte au droit moral, mais précise que cette confusion n’est pas un fondement autonome : elle découle de la contrefaçon elle-même. Là encore, l’argument existe, mais il ne suffit pas, à lui seul, à justifier la rupture du contrat.

Le droit moral, une piste explorée… mais encore incertaine

Pour Stéphanie Le Cam, le premier levier à examiner sérieusement n’est pas la transposition de la clause de conscience des journalistes, mais le droit moral. « Je pense qu’on peut lui faire dire des choses », explique-t-elle. En l’état, cette piste ne fonctionne pas : les décisions précédemment citées le montrent.

Dans son acception la plus classique, le respect de l’œuvre protège contre les atteintes matérielles : modification du texte, coupures, altération de l’intégrité. Mais Stéphanie Le Cam rappelle que la jurisprudence connaît aussi des atteintes à « l’esprit de l’œuvre », c’est-à-dire des situations où celle-ci n’est pas matériellement modifiée, mais placée dans un contexte qui en déforme le sens ou la perception.

C’est ici qu’elle avance son hypothèse. « Est-ce que le contexte même de l’exploitation pourrait être en lui-même attentatoire ? » demande-t-elle. Plus précisément : « Le fait d’être associé à un catalogue porté par une ligne éditoriale radicalement différente », est-ce que cela « ne serait pas susceptible d’altérer le sens ou la perception de mon œuvre » ?

La question rejoint, par un autre chemin, celle de la confusion dans l’esprit du lecteur évoquée par Alexandre Lazarègue. Mais chez Stéphanie Le Cam, l’argument est rattaché directement au droit moral de l’auteur, c’est-à-dire à un outil interne au droit d’auteur, et non à un emprunt au droit du travail. 

Le droit de retrait pourrait sembler une solution, mais il est en pratique inadapté. L’auteur doit indemniser l’éditeur et, s’il souhaite réexploiter son œuvre, la lui proposer en priorité. Il est calibré pour des cas très particuliers, et n’offre pas, en l’état, une réponse opérationnelle à une rupture collective de la nature du cas Grasset.

L’intuitu personae

L’autre voie réellement mobilisable, en l’état du droit, se situe du côté d’une notion revenue au premier plan avec le départ des auteurs de Grasset : l’intuitu personae. Il s’agit de l’idée selon laquelle un contrat est conclu en considération de la personne même du cocontractant, de ses qualités propres, de sa personnalité, de sa réputation, de ses compétences. En somme, les parties ont fait l’une de l’autre l’élément déterminant de leur consentement.

Dans les cas où le contrat contient une clause explicite de ce type, certains auteurs pourront effectivement suivre Olivier Nora. C’est, on le sait, le cas de quelques figures très installées, comme Virginie Despentes et Bernard-Henry Lévy. Mais cette solution reste très minoritaire. En pratique, dans la majorité des cas, l’auteur ne contracte pas juridiquement avec une personne, mais avec la maison d’édition.

Stéphanie Le Cam se demande si l’intuitu personae ne pourrait pas, d’une certaine manière, être reconnu plus largement dans la relation auteur-éditeur, y compris en l’absence de clause expresse. L’idée est audacieuse : on admet facilement qu’un auteur ne peut pas être remplacé, parce que sa personne est au cœur du contrat ; pourquoi la réciproque serait-elle quasiment toujours écartée lorsque l’éditeur, ou plus exactement la personne éditoriale déterminante, disparaît ?

La juriste ne présente pas cela comme une solution acquise. Elle dit elle-même qu’il faut « creuser », et reconnaît le caractère spéculatif de la piste. Mais elle met le doigt sur une asymétrie profonde : dans les faits, la relation éditoriale repose souvent sur une confiance personnelle très forte ; dans le droit, cette dimension protège surtout la singularité de l’auteur, beaucoup moins son attachement à un interlocuteur éditorial déterminé.

Cette réflexion prolonge, sous une autre forme, l’observation de l'avocat spécialisé en propriété intellectuelle Denis Goulette : la jurisprudence reconnaît surtout l’intuitu personae du côté de l’auteur, pas de l’éditeur. Stéphanie Le Cam invite précisément à rouvrir cette évidence.

Le dossier Grasset met en lumière une forte inégalité entre auteurs : seuls les plus puissants, capables de négocier leurs contrats, peuvent se permettre de partir, quand d'autres ne le pourront pas. D’où l’enjeu d’une intervention légale, sous peine de réserver ces possibilités aux seuls auteurs les mieux dotés.

Pas de salut judiciaire à court terme

Le constat de Denis Goulette est sans ambiguïté : « Je ne crois pas une seule seconde à la possibilité, aujourd’hui, judiciairement, au regard du droit applicable, d’obtenir par voie judiciaire la résiliation des contrats en cours. » Pour les projets futurs, des marges de sortie existent, surtout si le manuscrit n’a pas encore été remis et si la négociation reste ouverte. Pour le catalogue déjà exploité, la situation est tout autre. Stéphanie Le Cam évoque ainsi la nécessité, à présent de « construire le droit ».

C’est pourquoi la séquence actuelle a une dimension à la fois concrète et symbolique. Concrète, parce qu’elle peut modifier certaines trajectoires contractuelles à court terme. Symbolique, parce qu’elle produit un rapport de force et met sur la table une revendication nouvelle, qui dépasse la seule question des cas individuels.

Aux yeux de la directrice de la Ligue des auteurs professionnels, il ne faut pas minimiser la portée symbolique de la démarche : « affirmer une position », « reprendre la main », refuser d’être réduit à un simple actif exploitable. Elle voit davantage dans la séquence actuelle une montée en puissance politique qu’une résolution judiciaire imminente.

Une mobilisation qui change de nature

La crise Grasset s’inscrit dans « un mouvement beaucoup plus large de mobilisation des auteurs et autrices », qui, depuis plusieurs années, « s’organisent collectivement, structurent leurs revendications, et affirment de plus en plus clairement leur place dans les rapports de force du secteur », analyse la juriste.

Sa formule de synthèse est sans doute celle qui donne le mieux sa profondeur à l’ensemble du dossier : « Ce qui se joue ici, c’est la reconnaissance pleine et entière du travail des auteurs : un travail qui produit de la valeur, du sens, et sur lequel ils entendent désormais exercer un véritable pouvoir. Une œuvre ne se réduit pas à un actif exploitable. »

Même lorsque la restitution des droits devient possible, ses effets matériels restent inégaux. Les auteurs les plus reconnus auront sans doute la possibilité de faire rééditer leurs œuvres ailleurs, dans de bonnes conditions. Mais ce n’est pas la situation de la majorité. Dans un marché saturé par la production de nouveautés, la réédition d’un texte déjà exploité n’a rien d’évident. Ce combat pour la récupération des droits constitue ainsi, aussi, une reprise de contrôle symbolique plus qu’un nouveau départ éditorial assuré. 

Interpeller la ministre de la Culture

En attendant, la clause de conscience des auteurs reste un objet juridique en construction. Elle est née d’une crise précise, mais elle a désormais vocation à durer dans le débat public. Ce que Grasset a rendu visible, Fayard l’avait déjà préparé : la question n’est plus de savoir si le sujet existe. Elle est de savoir sous quelle forme le droit pourra s’en saisir.

En ce sens, la crise actuelle n’a pas seulement ouvert une bataille juridique. Elle a ouvert une bataille sur la définition même de l’auteur dans la chaîne du livre : simple cédant de droits, ou véritable sujet de décision sur le devenir symbolique de son œuvre.

La sénatrice Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine, groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) a annoncé, dans les colonnes d'ActuaLitté, vouloir interpeller directement la ministre de la Culture afin d’ouvrir un travail sur une éventuelle clause de conscience adaptée aux auteurs. Elle évoque la nécessité de construire un dispositif juridiquement opérant, en tenant compte des spécificités du contrat d’édition, et suggère notamment de réfléchir à une mobilisation du droit moral en cas de décalage manifeste entre un auteur et l’environnement éditorial de son œuvre.

À LIRE - Gallimard, Olivennes, Nyssen, Nourry : l’édition française s’unit contre Vincent Bolloré

Elle insiste par ailleurs sur la nécessité d’évaluer plus finement les effets de la concentration dans le secteur, notamment avec les autorités compétentes, avant d'agir pour s'assurer que ses effets ne menacent pas la pluralité éditoriale.

Crédits photo : CC0

DOSSIER - Olivier Nora évincé : ce que cache vraiment son départ de Grasset

Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com

19 Commentaires

 

fb

18/04/2026 à 08:30

beau boulot, synthèse très complète, c'est précieux, merci

à noter juste que la fin de l'exception au droit commercial, quasi uniquement française, qui aligne le contrat sur la propriété littéraire au lieu des 10 ans tacitement renouvelables, comme le font d'ailleurs déjà les agents, règle 95% du problème...

Cathy

18/04/2026 à 08:58

Merci pour cette analyse complète
C’est très intéressant

Delpard

18/04/2026 à 09:02

Il y a en France plus de dix mille enfants qui dorment dans la rue. Trois millions de chomeurs. Je ne sais plus le chiffre des sans abris. Et on, nous bassine avec une histoire d'entrepreneur et de collaborateur ivre de lui-même. Combien de manuscrits refusés ? Combien de titres massacrés par des libraires - je veux dire qui ne sont pas présents au regard du public -. J'ai connu Olivier Nora , il y a de cela plus de vingt-cin ans. Suffisan,t, hautain, aboyeur envers les petits. Docile avec les puissants. L'affaire Grasset n'est rien. Même pas l'quivalent d'une bulle de savon.

Merci

18/04/2026 à 11:53

Merci pour votre commentaire tout à fait intéressant et exact. Que ces gros patrons de la soit disant de la littérature arrêtent de nous bassiner avec leurs problèmes de riches ! Ces mêmes personnes n’ont aucune compassion pour leurs employés, les petits qui travaillent en bout de chaîne dans leur propre entreprise. D’autres sont beaucoup plus à plaindre. C’est un mec qui n’est pas mieux que Bolloré !

Fo

18/04/2026 à 12:10

Signez la pétition :
https://c.org/H8zWD885qG

jacques Lèbre

18/04/2026 à 12:14

C'est Bolloré qui licencie Olivier Nora. C'est Bolloré qui rend caducs tous les contrats signés par Olivier Nora. En justice, ça peut se plaider !

Jean-claude Auger

18/04/2026 à 13:53

C est une honte.
Il faut se battre et se defendre pour la liberté du Livre.
Votre étude est parfaite et réellement revoir les conditions d auteur et conserver leur liberté de choix

Marta Z. - éditrice - Éditions Zarka

18/04/2026 à 13:54

Dans les contrats - que je nomme "charte de collaboration" - avec mes auteurs, il y a deux clauses importantes: une qui précise que notre relation ne relève pas du code des obligations suisse pour le contrat d'édition, une autre qui dit que l'auteur reste propriétaire de son texte... J'estime que l'auteur qui a confié son texte à ma toute petite structure éditoriale peut me quitter en tout temps s'il trouve une maison plus grande pour le publier. Liberté appréciée par mes auteurs...

PASSANT

18/04/2026 à 17:36

Tres intéressant article de Hocine BOUHADJERA... Il permet de voir... de quoi il retourne... Les auteurs concernés... sauf un ou deux... et pas les moindres... peuvent faire une croix... sur leurs droits d ' auteurs... Dur Droit... mais c' est le Droit !... Comment qu ' on dit en latin ?...
À propos de latin... m 'amuse le paragraphe... " intuitu personae "... ( jolie formule... comme le Droit sait nous en offrir... je ne l' oublierai pas... et m ' en servirai... à la première occasion )... si je comprends bien... BHL... tout autant homme d' argent que BOLLORÉ... a pris part à l ' omelette... mais sans casser ses oeufs... d' ailleurs répartis dans plusieurs paniers... Bravo !... Mais... entre nous... si on n ' a éprouvé le moindre problème de conscience... à figurer dans le même catalogue que BHL... pourquoi... tout à coup... pousser des cris d' orfraie... au seul nom de BOLLORÉ ?... C ' est bonnet blanc et blanc bonnet ! Quant à monsieur SANSAL... qui a été l' etincelle... qui a fait sauter les barils de poudre... bof... Apres s ' être fait... " Grasset " la patte "... bien bien... pour lâcher" Gallimard "... pas à n' importe quel... prix... il voulait maintenant... battre les fers... tant qu ' ils sont encore chauds ... capitaliser au plus vite... sur ses deboires... - à l' instar d ' un ancien nôtre President... qui sortit de cellule... avec dans la poche... un bon à tirer... plus vite que son ombre !...- avec le soutien de monsieur BOLLORÉ... tout autant pressé... d' avoir des retours sur investissement !... L ' habit vert... c' est bien... ça permet de se hausser du col... mais ça remplit pas la gamelle... à c' qu ' on dit... Aux yeux de monsieur NORA... le texte pondu à la va-vite... n' était pas à la hauteur... Trop brut de decoffrage... fallait le peaufiner... attendre quelques mois... Aïe aïe aïe !... Mais dans quelques mois... les fers seraient froids... au train où vont les choses... et l ' oeuf d' or... serait plaqué - or... au mieux... et plus probablement... ferraille !...
Ah oui... une question me turlupine... peut-être qu ' " ActuaLitté " pourra m' eclairer... et tout le monde... Comment ça s ' est passé... entre messieurs BOLLORÉ et NORA... pour signer ce mirifique à- valoir... un million d' euros... ai-je lu quelque part... à monsieur SANSAL ?...

NAUWELAERS

19/04/2026 à 00:57

Oui, un collaborateur d'Actualitté a disposé un micro caché lors des discussions pour faire de Sansal un transfuge de Gallimard à Grasset.
Ou bien une taupe a tout divulgué...!
Incroyable la naïveté de certains posts !
Je crains que cette mégapolémique évacue partiellement au moins l'immense émotion que l'emprisonnement crapuleux de Sansal -un an et sans connaître l'issue, une torture (avec cancer à la clé -allez le soigner dans une geôle...)- avait suscitée.
Rappel: Sansal n'est pas un militant politique.
Certains veulent l'embrigader et l'étiqueter sans lui demander son avis.
Arrogance des petits juges sans compétence ni légitimité.
Il parle à tout le monde et les petits esprits étroits toujours prompts à juger sans savoir sont incapables de comprendre.
CHRISTIAN NAUWELAERS

PASSANT

19/04/2026 à 20:03

Bonjour... NAUWELAERS...

Vous écrivez...
"... l'immense émotion que l'emprisonnement crapuleux de Sansal -un an et sans connaître l'issue, une torture (avec cancer à la clé -allez le soigner dans une geôle...)- avait suscitée. "...
Chez Antoine GALLIMARD... tout particulièrement...

NAUWELAERS

19/04/2026 à 22:21

Bonjour Passant,
Au lieu de m'écrire, lisez les nombreuses chroniques et tribunes où Sansal a expliqué sa démarche.
Notamment dans la rubrique littéraire du «Monde».
Et y compris -tout récent - dans la rubrique littéraire du «Soir» (belge) de ce w-end (18-19 avril), via un mail de réponse à deux journalistes.
Vous n'êtes pas à sa place, ni moi non plus.
Et moi je continue à croire à son intégrité et à son courage.
Tout en reconnaissant que cette situation est vraiment complexe et douloureuse.
Bolloré ne dictera pas la moindre virgule, le moindre mot de cet auteur hors pair.
Sa liberté sera préservée et moi je ne le boycotterai jamais alors que certaines plumes qui claquent la porte de Grasset ne m'intéressent pas, loin des postures tonitruantes qui méritent un examen approfondi: qui a écrit quoi, finalement ?
Le reste, c'est de la politique franco-française et Sansal n'est surtout pas un homme ni militant politique.
C'est un essayiste qui plane au-dessus de ces contingences.
Si on le lui reproche, c'est justement lui qui a raison.
Mais en 2026, l'obsession tyrannique de la politique devient omniprésente et trop de monde ne s'en rend même plus compte.
CHRISTIAN NAUWELAERS

PASSANT

21/04/2026 à 10:29

... " qui plane "... perso... je le trouve bien accroché au plancher des vaches... à lait
Mais bah... C' est le Printemps... le reste passe après...
Je pensais à un truc... NORA... il pourrait pas en referer aux prudhommes... s ' il en avait envie ?... C est juste une question théorique...
Cordial salut... et coucou au Manneken... un de mes dieux lares...

PASSANT

19/04/2026 à 08:03

Ps...
Et ce cher Comte Frederic de MIRABEAU ( j ' ai lu un jour... que l' etymologie... de BEIGBEDER... etait... " belvédère "... belle vue... " mirabeau " )... a-t-il été assez avisé... pour faire figurer... dans son contrat... une clause... " intuitu personae " - un bon titre de livre... cette formule juridique... -... Dans ce cas... tout comme BHL et Virginie ( mais où la virginité va-t-elle se nicher ?! )... et qui encore ?... il recuperera ses billes... au moins 99 euros symboliques... c ' est tout le mal que nous lui souhaitons... un homme qui voue un culte à... " L attrape-coeurs "... ne peut être tout à fait mauvais... même si...
" Nemo auditur propriam suam turpitudinem allegans"... nul ne peut se prevaloir de sa propre turpitude... Un delice... vraiment... les formules latines du langage juridique...

Ewilisius

19/04/2026 à 00:58

Article salutaire. Pour déplacer un peu la focale, on fait quoi des équipes des maisons d'éditions qui n'ont pas le même statut qu'un journaliste ? On en parle aussi des exécutants qui vont devoir démissionner sans clause de conscience ? Car c'est quelque chose pour les auteurs, mais les assistants d'édition, les graphistes, les commerciaux ?

On me dira que c'est le jeu. Mais si les productions de l'esprit sont un cas à part que dire de celle et ceux qui s'y engagent et font leur vie à les soutenir ont moins d'importance que le créateur lui-même.

Voilà qui me parait une piste de réflexion : un droit moral étendu pour les auteurs, c'est certain mais aussi de l'équipe éditoriale en charge du catalogue...

Qu'en pensez-vous ?

Sud Culture - Métiers du livre

19/04/2026 à 22:29

Tout à fait. Ça fait partie des revendications de la branche Métiers du livre du syndicat SUD Culture Solidaires qui regroupe des personnes qui travaillent dans l'ensemble de la chaîne du livre et qui revendique notamment « un droit de conflit de valeur (dans le cas où une structure publie ou diffuse des textes qui véhicule des idées fascistes) »
https://sud-culture.org/2026/04/19/revendications-de-la-branche-metiers-du-livre/

Donald

20/04/2026 à 13:45

En résumé, les auteurs veulent que le législateur intervienne pour leur permettre :
(1) de récupérer plus facilement et à moindre coût les droits commerciaux sur leurs œuvres quand ils décident de changer de maison d'édition parce que la tête du nouveau propriétaire ne leur plaît pas ;
(2) d'avoir la possibilité de faire pression sur leur maison d'édition si elle publie un auteur dont la tête ne leur plaît pas – "Quoi ? Tu va publier Machin, cet infâme salaud qui a dit du mal de ma femme sur Facebook ? Attention, je risquerais bien de m'en aller chez la concurrence avec mes 250.000 exemplaires vendus/an et mon million de followers sur Instagram !"

Bouboule

21/04/2026 à 18:14

Je ne connais pas M. Nora. Je lis juste qu'il touche 1M€ par an ! Et ça, si c'est avéré, c'est très choquant car la plupart des écrivains qu'il édite doivent sans doute crever la dalle. Alors critiquer le grand capital quand on défend un éditeur qui mange aussi grassement au râtelier, et quelles que soient ses qualités humaines et professionnelles, non, décidément, désolé, mais ça ne convaincra personne d'autres que les concernés.

NAUWELAERS

22/04/2026 à 16:29

Bouboule,
Bravo de voir clair et de l'exprimer.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Un redressement fiscal de 250 000 € pour l'association d'Alain Soral

Égalité et Réconciliation, l'association du polémiste d'extrême droite Alain Soral, condamné pour « injures raciales », « négationnisme », « apologie de crime de guerre » ou « propos homophobes », est visée par l'administration fiscale, qui lui réclame un montant de 250.525 €. La direction régionale des finances publiques estime en effet que la gestion de l'association ne présente pas « un caractère désintéressé »...

17/06/2026, 12:09

ActuaLitté

Un éditeur condamné en appel pour défaut de paiement des droits d'auteur

La société Les Éditions de l'Équinoxe avait été condamnée en première instance, en 2021, par le tribunal judiciaire de Marseille, et cette décision a été confirmée par la cour d'appel d'Aix-en-Provence, fin mai. Elle s'est bien rendue coupable, aux yeux de la justice, d'un manquement à son obligation de payer les droits d'auteurs afférents à un ouvrage publié par une maison d'édition qu'elle avait rachetée.

15/06/2026, 17:00

ActuaLitté

Livres rares russes : de lourdes condamnations dans l’affaire Pouchkine

Six ressortissants géorgiens ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Paris dans le dossier dit de l’« opération Pouchkine », vaste affaire de vols d’ouvrages anciens russes dans plusieurs bibliothèques européennes. Les peines prononcées vont de 18 mois d’emprisonnement avec sursis à 7 ans de prison ferme.

15/06/2026, 11:35

ActuaLitté

Facebook et Instagram : l’accord avec l’ADAGP tombe à l’eau, les artistes visuels dans l’attente

L’ADAGP annonce l’échec des négociations avec Meta autour du renouvellement de l’accord conclu en octobre 2024. Ce contrat permettait de rémunérer les artistes dont les œuvres sont partagées sur les plateformes du groupe, notamment Facebook et Instagram. Faute d’entente, la société d’auteurs entend désormais porter le litige devant le juge.

12/06/2026, 17:57

ActuaLitté

Une pièce sur les migrants déprogrammée : le théâtre face à une mairie RN

La représentation de Passeport, pièce écrite et mise en scène par Alexis Michalik, ne se tiendra finalement pas à Castres. Prévu en février 2027, le spectacle a été retiré de la programmation culturelle par la nouvelle municipalité dirigée par le Rassemblement national. L’auteur dénonce une décision politique, tandis que le maire Florian Azéma assure exercer ses prérogatives d’élu et conteste toute accusation de censure.

10/06/2026, 14:32

ActuaLitté

Opération Pouchkine : le pillage des bibliothèques européennes devant la justice française

Le procès du volet français de l’« opération Pouchkine » s’est ouvert à Paris. Six ressortissants géorgiens sont jugés pour leur rôle présumé dans une série de vols d’ouvrages rares de littérature russe, commis ou tentés en 2023 à la Bibliothèque nationale de France, à la BULAC et à la bibliothèque Diderot de l’École normale supérieure de Lyon. Derrière ces disparitions, les enquêteurs soupçonnent un réseau transnational ayant ciblé, entre 2022 et 2023, plusieurs grandes bibliothèques européennes.

10/06/2026, 12:28

ActuaLitté

Vivendi décidé à ne pas se laisser mordre par l'Europe

Vivendi contestera devant la Cour de justice de l’Union européenne l’arrêt rendu le 3 juin par le Tribunal de l’Union européenne dans le dossier Lagardère. Le groupe insiste : cette décision ne constitue pas une sanction et ne préjuge pas de la procédure ouverte par Bruxelles sur les conditions de la prise de contrôle.

10/06/2026, 11:56

ActuaLitté

Jean-Yves Mollier attaque Électre en justice après un entretien tronqué dans Livres Hebdo

Le Professeur Jean-Yves Mollier, historien de l'Edition et professeur émérite à l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, annonce avoir engagé une action en justice devant le Tribunal judiciaire de Paris à l'encontre de la société ELECTRE, société éditrice de la revue Livres Hebdo.

03/06/2026, 20:03

ActuaLitté

Minimum garanti : l’avancée sociale qui réduirait les droits d’auteur

Le principe est séduisant que d'assurer un minimum garanti pour les auteurs : la proposition Darcos-Robert protège les auteurs, mais laisse planer le risque d’une fausse avancée. Dans la suite de l'analyse publiée par Dalloz Actualité, Franck Macrez souligne une difficulté décisive : telle qu’elle est rédigée, la mesure transforme ce minimum garanti en simple avance imputable sur les droits futurs.

03/06/2026, 08:08

ActuaLitté

Affaire Grasset : le trou dans la raquette du contrat d’édition

Dans l'affaire Grasset, le droit d’auteur dévoile une véritable rupture de confiance entre écrivain et éditeur. Dans une analyse publiée par Dalloz Actualité, Franck Macrez voit dans cette affaire la révélation d’un angle mort du contrat d’édition : le droit protège l’auteur lorsque le fonds change de mains, mais non lorsque le contrôle capitalistique de la société éditrice bascule.

03/06/2026, 08:07

ActuaLitté

“Lady Gaza”, Hitler au keffieh : Rima Hassan annonce une plainte contre Jean Quatremer

L’annonce d’une plainte de Rima Hassan contre Jean Quatremer intervient dans un climat déjà tendu autour du journaliste de Libération. L’eurodéputée lui reproche l’usage répété de surnoms qu’elle juge dénigrants, tandis qu’une image d’Hitler au keffieh palestinien a déclenché de vives réactions. La polémique a débordé X, jusqu’à provoquer une prise de distance de la Société des journalistes et du personnel de Libération.

01/06/2026, 18:05

ActuaLitté

Défaut d'information des auteurs : un éditeur condamné en appel

Condamnées en juillet 2025 par le tribunal judiciaire de La Rochelle, les Éditions du Lizay ont vu cette décision confirmée en appel, à Poitiers, au début du mois de mai. La structure s'est rendue coupable d'un défaut d'information de deux coauteurs, en ne communiquant ni arrêté de compte annuel ni relevé de leurs droits.

29/05/2026, 13:13

ActuaLitté

Comment Amazon a exploité l'image de la mythique librairie Shakespeare and Company

Librairie mythique s'il en est, l'enseigne parisienne Shakespeare and Company, à l'origine fondée en 1919 par Sylvia Beach, reste aujourd'hui une adresse incontournable de la capitale, en particulier pour les touristes. Sa réputation la précède, tout comme son image, exploitée via de nombreux produits dérivés. La multinationale Amazon a tenté d'en profiter, avant d'être rattrapée par la justice.

27/05/2026, 15:12

ActuaLitté

Les éditeurs à la recherche d'un allié dans la lutte anti-piratage de l'IA

L’Association of American Publishers a annoncé un partenariat avec Vermillio pour documenter et accélérer le retrait en ligne de copies illicites d’œuvres littéraires, notamment de contenus générés par intelligence artificielle reproduisant ou imitant des livres audio protégés.

25/05/2026, 11:47

ActuaLitté

Affaire Depardieu : Yann Moix perd son procès contre France 2 et Hikari

Fin 2023, la diffusion, dans l'émission Complément d'enquête, d'extraits d'un documentaire de Yann Moix sur un voyage de Gérard Depardieu en Corée du Nord, avait éclairé la face sombre de l'acteur. Ce dernier avait tenu des propos choquants, notamment au sujet d'une jeune fille, que Yann Moix lui-même qualifiait d'« ignobles ». Il avait néanmoins porté plainte contre la chaine France 2 et la société de production Hikari pour « montage illicite » et « abus de confiance ». La justice l'a débouté de ses demandes.

20/05/2026, 12:52

ActuaLitté

Bolloré, Vivendi, Hachette : une affaire de contrôle

Les conclusions de l’avocate générale devant la cour d’appel de Paris relancent le contentieux sur la scission de Vivendi. Si l’affaire vise d’abord le droit boursier, elle touche directement l’édition : Louis Hachette Group, issu de l’opération, détient Hachette Livre, premier groupe français du secteur.

20/05/2026, 11:29

ActuaLitté

OpenAI étudie l'option d'un recours en justice contre Apple

OpenAI étudie les options juridiques après un partenariat jugé décevant autour de ChatGPT dans l’iPhone. L’entreprise envisage notamment une notification de manquement contractuel, sans plainte engagée. Le dossier révèle un enjeu central pour l’IA grand public : la place accordée aux modèles dans les interfaces contrôlées par Apple et leurs outils d’écriture et de recherche.

16/05/2026, 09:58

ActuaLitté

IA : Et si l'accord à 1,5 milliard $ proposé par Anthropic était rejeté ?

À San Francisco, la juge Araceli Martínez-Olguín n’a pas validé immédiatement la transaction de 1,5 milliard de dollars négociée par Anthropic avec des auteurs. Le dossier, né de l’usage de livres piratés pour entraîner Claude, se resserre sur les frais d’avocats, les paiements aux plaignants et la répartition entre ayants droit, au cœur d’un précédent suivi par l’édition. La décision finale reste suspendue aux prochaines ordonnances du tribunal.

15/05/2026, 12:36

ActuaLitté

Obélix, une marque de munitions, d'armes et d'explosifs ? Asterix et périls...

Le Tribunal de l’Union européenne annule la décision de l’EUIPO qui refusait d’effacer une marque Obelix déposée pour des armes, munitions et explosifs. Les Éditions Albert René obtiennent une victoire procédurale importante : l’Office réexamine la renommée commerciale du personnage, sans réduire l’affaire à l’écart entre la bande dessinée et l’armement, ni à la différence entre les publics concernés dans l’Union européenne.

13/05/2026, 12:45

ActuaLitté

Le JDD accusé d’avoir diffusé des numéros privés d’auteurs Grasset

Après la publication par le Journal du Dimanche de captures d’écran issues d’une boucle WhatsApp réunissant des auteurs opposés à l’éviction d’Olivier Nora de la direction de Grasset, Guillaume Dasquié, auteur chez Grasset, a décidé d’attaquer l’hebdomadaire. En cause : la diffusion de conversations privées, mais aussi de numéros de téléphone, dont le sien et celui de Vanessa Springora.

13/05/2026, 12:33

ActuaLitté

Quitter Grasset ? Le droit de divulgation fournit une solution redoutable

Pour les auteurs de Grasset, le limogeage d’Olivier Nora a rappelé une évidence parfois négligée : le lien qui unit une œuvre à sa maison passe d’abord par le contrat d’édition. Et si nombre d’entre eux cherchent aujourd’hui une sortie de secours, une piste mérite d’être examinée avec sérieux.

10/05/2026, 18:33

ActuaLitté

Daniel Křetínský obtient l'accord de l'AMF et s’approche de Fnac Darty

L’Autorité des marchés financiers valide l’offre publique d’achat d’EP FR HoldCo sur Fnac Darty. Daniel Křetínský, déjà premier actionnaire via VESA Equity Investment, franchit une étape décisive vers la majorité du distributeur culturel et technique. Le prix reste fixé à 36 € par action, sans retrait obligatoire annoncé. Pour l’édition, l’enjeu porte aussi sur un réseau que la société présente comme le premier libraire de France, en librairie.

08/05/2026, 08:59

ActuaLitté

Recours d'Amazon contre la loi Darcos : la décision du Conseil d'État attendue mi-mai

Amazon sera bientôt fixé quant au dénouement de son recours pour « excès de pouvoir » du ministère de la Culture dans la mise en œuvre de la « loi Darcos », qui instaurait un tarif minimum des frais de port pour le livre. Le 15 avril dernier, la rapporteuse publique a demandé le rejet du recours, et le Conseil d'État rendra sa décision dans quelques jours.

07/05/2026, 16:03

ActuaLitté

“On veut le contenu du décret pour savoir précisément contre quoi on lutte”

J'avais rendez-vous à 8h45 au jardin Nelson Mandela. Paris, 75001. Des SMS reçus la veille, tardivement, pour une rencontre aux accents de services secrets. Au matin, une dizaine de personnes est présente, des sacs remplis d’affiches et des drapeaux de la CGT, dissimulés. Mais où allons-nous ? « Rue de Valois, parce que c’est un peu chez nous, là, finalement. » D'accord, mais pourquoi ces affiches ?

 

06/05/2026, 17:30

ActuaLitté

Face à l'autrice E. Jean Carroll, un nouvel appel de Trump rejeté par la justice

Condamné en 2024 à verser une amende de 83,3 millions $ (soit 70,8 millions €) à l'autrice et journaliste E. Jean Carroll, pour l'avoir diffamée, Donald Trump s'est heurté à une nouvelle fin de non-recevoir, le mercredi 29 avril dernier. Le président des États-Unis réclamait un réexamen de sa condamnation, que les juges ont refusé. Il pourrait désormais se tourner vers la Cour suprême.

04/05/2026, 17:21

ActuaLitté

Librairies “extrémistes” : le ministre de la Culture allemand contredit par la justice

Délégué du gouvernement fédéral allemand à la Culture et aux Médias depuis mai 2025, Wolfram Weimer est en froid avec le secteur du livre, dans son pays, après avoir qualifié plusieurs librairies d'« extrémistes politiques ». Cette étiquette a limité le versement d'une subvention à trois commerces, mais l'un d'entre eux a porté l'affaire devant le tribunal administratif, qui a donné tort au ministre.

30/04/2026, 13:10

ActuaLitté

Fayard : un collectif de 70 auteurs porte le fer contre Bolloré

Le 16 avril dernier, 17 universitaires publiés chez Fayard réclamaient une modification du droit de la propriété intellectuelle afin d’introduire une clause de conscience dans le contrat d’édition, sur le modèle de celle existant pour les journalistes. Le collectif compte désormais 70 personnes et leurs revendications évoluent de même. 

28/04/2026, 19:36

ActuaLitté

Ils ont piqué Pikachu : les vendeurs Pokemon angoissés

À Chicago, un cambriolage chez Elite Sports Cards and Comics expose la valeur prise par les cartes Pokémon et sportives. Plus de 100.000 $ de marchandise ont disparu en quelques minutes, dans un commerce indépendant où comics, cartes et produits de collection relèvent désormais d’un stock à forte liquidité. L’affaire illustre le risque nouveau pesant sur ces détaillants culturels spécialisés, confrontés à la spéculation.

27/04/2026, 16:10

ActuaLitté

En Allemagne, des retraités piégés par une fausse vente de livres

En Allemagne, la police du Brandebourg alerte sur une escroquerie visant des particuliers qui cherchent à vendre leurs collections de livres. Sous couvert de trouver un acheteur, de faux intermédiaires réclament des frais de numérisation, d’enregistrement ou de notaire. Une fraude de proximité où la valeur supposée du livre sert d’appât.

25/04/2026, 11:40

ActuaLitté

La Cour de justice de l'Union européenne distingue copie privée et accès hors ligne

Le 16 avril dernier, la Cour de justice de l'Union européenne a publié un arrêt très attendu dans l'affaire C‑496/24, qui opposait deux organismes néerlandais aux constructeurs HP et Dell, ainsi qu'à l'organisation Stobi, qui représente les intérêts des sociétés qui s'acquittent de la taxe sur la copie privée. La CJUE a estimé que cette dernière n'était pas due dans le cas d'une copie pour lecture en continu hors ligne au sein d'un service de streaming.

23/04/2026, 12:19

ActuaLitté

Amazon manipule les prix, la Californie contre-attaque

La plainte californienne contre Amazon franchit un cap. Des éléments judiciaires rendus publics décrivent un mécanisme par lequel la plateforme aurait poussé vendeurs et distributeurs à relever leurs tarifs ailleurs pour éviter d’être battue sur les prix. Pour le commerce du livre, l’affaire réactive une question ancienne : celle du pouvoir contractuel d’Amazon sur tout un écosystème.

22/04/2026, 13:10

ActuaLitté

IA : à l’épreuve du tribunal, la prochaine audience d'Anthropic sera décisive

Le règlement conclu entre Anthropic et des titulaires de droits sur des centaines de milliers de livres entre dans sa phase décisive. L’audience d’approbation finale, prévue mi-mai, validera un accord de 1,5 milliard de dollars. L'implication des ayants droit face aux enjeux juridiques place ce dossier au cœur des rapports de force opposant industrie du livre et intelligence artificielle.

21/04/2026, 10:35

ActuaLitté

Edition : qui détient la légitimité à refuser une orientation idéologique ?

Le départ d’Olivier Nora de la maison Éditions Grasset, dans le sillage de la prise de contrôle du groupe Hachette Livre par Vincent Bolloré, agit comme un révélateur. Derrière la crise éditoriale, une question émerge : que deviennent les salariés, privés de tout outil juridique face à un basculement idéologique qu’ils ne maîtrisent pas ?

20/04/2026, 16:32

ActuaLitté

“Respectez la loi” : un député interpelle le ministère de la Culture sur la retraite des auteurs

La rue de Valois se moquerait-elle du monde, en général, et des institutions républicaines en particulier ? René Pilato, député de Charente, adresse à ActuaLitté un courrier dénonçant un décalage croissant entre les ambitions du législateur et les arbitrages administratifs, accusés de réintroduire des équilibres contestés.

 

18/04/2026, 09:48

ActuaLitté

“Ministre de la pègre” : en procès, Saviano l'emporte contre Salvini

Le tribunal de Rome a relaxé Roberto Saviano dans la procédure pour diffamation intentée par Matteo Salvini après une formule lancée en 2018. Le jugement, rendu le 17 avril, dépasse le face-à-face entre un écrivain et un responsable politique : il éclaire la frontière entre invective, référence historique et critique légitime dans l’espace public italien, sur fond de pressions anciennes autour de la protection policière de l’auteur.

17/04/2026, 15:32

ActuaLitté

Défait par les bibliothécaires, Trump s'attaque encore à leur budget

Aux États-Unis, l'Institute of Museum and Library Services (IMLS) désigne une agence fédérale dédiée aux actions des établissements de lecture publique, notamment dans les zones rurales. Elle est aussi la bête noire de Donald Trump et de son administration, qui tentent depuis des années d'obtenir la baisse de ses crédits, voire sa suppression. Malgré un revers en justice, le président prévoit d'ores et déjà un budget 2027 qui condamne l'IMLS.

10/04/2026, 16:18

Autres articles de la rubrique Métiers

ActuaLitté

Natalie Portman, Philippe Aghion, Kamel Daoud : appel pour une poétesse bloquée à Gaza

21 personnalités demandent au gouvernement français d’accorder un visa à Alaa Al-Qatrawi, poétesse gazaouie lauréate du programme PAUSE, porté par le Collège de France. La mobilisation, publiée dans La Tribune Dimanche, réunit des artistes, écrivains, intellectuels, universitaires et responsables culturels, parmi lesquels Natalie Portman, Élisabeth Badinter, Philippe Aghion, Leïla Slimani, Kamel Daoud, Marc Levy, Delphine Horvilleur, Michel Hazanavicius ou encore Valérie Zenatti.

18/06/2026, 16:07

ActuaLitté

Contre la censure en bibliothèque, “l'inscription dans la loi ne suffit probablement pas”

Le congrès 2026 de l'Association des bibliothécaires de France s'est choisi comme thématique principale l'« hospitalité », mais la profession n'ignore rien des pressions qui pèsent, en 2026, sur les libertés d'acquisition, de création et de programmation. Si les établissements sont protégés de « toutes formes de censure » par la loi de 2021 relative aux bibliothèques, le combat est loin d'être gagné.

18/06/2026, 15:39

ActuaLitté

Le CFC crée un secrétariat général et réorganise ses directions

Le CFC modifie son organisation pour accompagner les auteurs et les éditeurs face à l’évolution des usages des contenus de presse et de livre. La nouvelle structure passe par la création d’un poste de secrétaire générale confié à Léa Boccara, ainsi que par la répartition des licences entre deux directions spécialisées.

18/06/2026, 12:51

ActuaLitté

Un inédit de Marguerite Yourcenar paraîtra chez Gallimard en septembre

Un inédit de Marguerite Yourcenar rejoindra les librairies à la rentrée. Intitulé Traversée sur le Bathory – 1964, ce court récit paraîtra le 3 septembre 2026 chez Gallimard, dans la collection Hors-série Littérature. Pour les lecteurs de l’autrice de Mémoires d’Hadrien et de L’Œuvre au noir, la publication donne accès à un fragment encore inconnu d’une œuvre traversée par le voyage, la mémoire historique et l’observation du réel.

18/06/2026, 12:33

ActuaLitté

Jean-Claude Meyer, l’ami des livres et de la BnF, est mort

La Bibliothèque nationale de France annonce la disparition de Jean-Claude Meyer, président du Cercle de la BnF, mort le 12 juin, à quelques jours de son 81e anniversaire. L’institution fait part de sa tristesse et de son émotion, saluant la mémoire d’un homme engagé de longue date à son service.

18/06/2026, 11:40

ActuaLitté

Le webtoon français tient sa première association professionnelle, qui veut structurer la filière

Le webtoon, bande dessinée numérique conçue pour une lecture verticale sur smartphone et diffusée principalement via des plateformes en ligne, dispose désormais en France d’une association professionnelle nationale. Lancée officiellement au début du mois de juin 2026, Protoon se présente comme la première structure française dédiée à la structuration de cette filière.

18/06/2026, 11:25

ActuaLitté

La Bibliothèque nationale du Brésil récupère 48 fascicules volés

La Fundação Biblioteca Nacional, à Rio de Janeiro, a réintégré 48 fascicules rares précédemment volés dans ses collections. Le lot comprend des numéros de O Tico-Tico de 1908, de O Nacional de 1873 et de Romântica de 1969.

18/06/2026, 10:37

Magazines, mangas : quand le transport pèse lourd dans les comptes

Nippan Group Holdings, l’un des principaux intermédiaires du livre au Japon, publie des comptes 2025 dans le rouge. Le groupe accuse un recul de son chiffre d’affaires consolidé et une perte nette, tandis que l’activité de distribution, frappée par la baisse des magazines, des mangas et la hausse du transport, creuse ses pertes.

18/06/2026, 10:37

ActuaLitté

La revue 303 part à la plage

Lieu de vacances, de liberté, de mémoire et de transformations, la plage est un espace profondément culturel. Derrière le sable et les horizons marins se dessinent des histoires sociales, politiques, écologiques et artistiques. La revue 303 vous invite à explorer la plage autrement à travers ce nouveau numéro de 96 pages, à paraître en juillet 2026. Une plage comme un territoire vivant, traversé par les imaginaires, les usages et les mutations du monde contemporain.

18/06/2026, 10:00

ActuaLitté

Vacances d'été : comment trouver une librairie indépendante près de vous

Les associations régionales de librairies indépendantes lancent la deuxième édition de la campagne #TrouveTaLibrairie. Pensée comme un outil pratique pour les lecteurs en vacances ou en déplacement, l’opération permet de localiser rapidement une librairie indépendante proche de son lieu de séjour.

17/06/2026, 18:14

ActuaLitté

Pierre Kosciusko-Morizet prépare le retour de PriceMinister avec Rakuten France

Pierre Kosciusko-Morizet se serait donc positionné pour reprendre Rakuten France, avec le fonds Verdoso et Fabien Versavau, ancien patron de la filiale. Derrière le possible retour de la marque PriceMinister, le dossier touche aussi le livre d’occasion, segment où l’ex-place de marché française conserve une présence forte.

17/06/2026, 17:06

ActuaLitté

Carlo Ginzburg, l’historien des traces et des vies minuscules, est mort

L’historien italien Carlo Ginzburg est mort à Bologne, à l’âge de 87 ans. Figure majeure de l’historiographie contemporaine, il aura profondément transformé la manière de raconter le passé, en déplaçant le regard vers les marges, les archives judiciaires, les croyances populaires, les détails apparemment secondaires et les indices presque invisibles. 

17/06/2026, 15:49

ActuaLitté

L'Avocate du Vampire : et si la première femme avocate du pays devait défendre un vampire accusé de meurtres ?

Comment résister au charme du diable quand on doit le défendre ? Voilà la question que se pose Alice Doublier dans son nouveau livre L’Avocate du Vampire, actuellement en campagne sur Ulule. L’histoire raconte le destin d’Evelyn Fyfe, première femme avocate du pays qui doit défendre un vampire accusé de meurtres.

17/06/2026, 15:00

ActuaLitté

Grandes ou petites bibliothèques, “ce qui nous lie, c'est l'accueil”

Le congrès annuel de l'Association des Bibliothécaires de France s'est ouvert, ce mercredi 17 juin, sur une série d'allocutions autour de la thématique choisie pour cette 71e édition, l'hospitalité. Dans une période « complexe », l'organisation entend « laisser la place au débat ».

17/06/2026, 14:43

ActuaLitté

Suisse : la librairie et l'éditeur de l’année dévoilés

Le Schweizer Buchhandels- und Verlags-Verband a distingué la librairie BUK, à Lucerne, et l’Autismusverlag, à Saint-Gall, comme librairie et éditeur suisses de l’année 2026. Le palmarès, annoncé le 8 juin à Berne, consacre une librairie-café ancrée localement et une maison spécialisée dans l’autisme.

17/06/2026, 12:10

ActuaLitté

Aux États-Unis, la censure des livres change de terrain

Aux États-Unis, la bataille autour des livres censurés déborde désormais les listes d’ouvrages retirés. Dans le Tennessee, Roots revient en bibliothèque scolaire après une vive controverse. En Arizona, une bibliothèque perd un financement fédéral après des animations drag. Au Texas, le READER Act revient devant la justice. Pour les éditeurs et libraires, l’accès au marché scolaire devient un terrain juridique, financier et politique.

17/06/2026, 11:46

ActuaLitté

Facture dématérialisée : Dilicom et OPlibris proposent une solution aux éditeurs

Dilicom et OPlibris organisent, lundi 22 juin de 10h à 12h, un webinaire consacré à la facturation dématérialisée. Les deux structures entendent présenter aux maisons d’édition une solution adaptée aux usages professionnels du secteur du livre.

17/06/2026, 11:39

ActuaLitté

Catalogne : les libraires reçoivent de bien étranges commandes pour des livres rares

Les libraires catalans s'inquiètent actuellement de commandes inhabituelles de livres d’occasion, parfois rares ou peu diffusés. Ils soupçonnent un usage lié à la numérisation industrielle et à l’entraînement de modèles d’IA, sans preuve directe contre l’intermédiaire identifié.

17/06/2026, 11:01

ActuaLitté

3 Collectors de Cosy Fantasy

Love & Sorcery, c’est une saga de Cosy Fantasy, des comédies romantiques fantastiques qui mettent en scène des sorcières, leur questionnement, leur doute, leur magie et l’amour. La campagne Ulule, c’est offrir à ces trois romans, un nouvel écrin. En bref, une saga toute douce dans de magnifiques objets-livres.

17/06/2026, 11:00

ActuaLitté

Une nouvelle oubliée d’Edith Wharton sort des archives de Yale

The Strand Magazine publie The Men Who Saved the World, une nouvelle de guerre d’Edith Wharton jamais imprimée jusqu’ici. Le texte provient de deux tapuscrits corrigés conservés dans la collection Wharton de la Beinecke Library, à Yale.

 

17/06/2026, 10:32

ActuaLitté

À Londres, une bibliothèque qui apprend à lire les images

Le Quentin Blake Centre for Illustration a ouvert le 5 juin à Clerkenwell, dans un ancien site londonien de distribution d’eau. Le lieu revendique une place singulière dans le paysage culturel britannique : un centre permanent consacré à l’illustration, avec galeries, jardins publics, studio créatif et bibliothèque en accès libre.

17/06/2026, 10:02

ActuaLitté

Sauramps en redressement judiciaire : la librairie historique de Montpellier joue sa survie

La librairie Sauramps, institution culturelle de Montpellier, a été placée en redressement judiciaire le lundi 15 juin par le tribunal de commerce de Montpellier. L’entreprise, qui célèbre ses 80 ans d’existence, obtient une période d’observation de trois semaines afin d’évaluer la viabilité de son activité. En état de cessation des paiements, elle n’était plus en mesure de régler ses dettes ni de commander de nouveaux livres.

16/06/2026, 17:23

ActuaLitté

François Gall, du roman populaire aux trains du monde entier

François Gall, romancier, journaliste, producteur et réalisateur, est mort le 13 juin 2026 à Paris, à l’âge de 103 ans. Son nom reste attaché à la télévision, notamment à la série documentaire Des trains pas comme les autres, qu’il créa avec Bernard d’Abrigeon. Mais son parcours fut aussi profondément lié au livre, au récit populaire, au roman d’aventures, à la bande dessinée et à une certaine idée de la narration au long cours.

16/06/2026, 16:18

ActuaLitté

9500 livres offerts à des enfants en grande précarité cet été

Cet été, 9500 livres seront remis à des enfants en grande précarité, accueillis avec leurs familles en centres d’hébergement d’urgence ou en hôtels sociaux, partout en France. Derrière ce geste simple - offrir un livre - se dessine une ambition plus vaste : rappeler qu’un enfant privé de stabilité, de chambre, parfois même d’un toit durable, ne devrait pas l’être aussi d’histoires, d’images, de beauté et de rêverie.

16/06/2026, 15:52

ActuaLitté

Les Gamineries, une future librairie-café inclusive à Rennes

Rennes aura bientôt la chance d'accueillir une nouvelle librairie-café, Les Gamineries, installée entre les quartiers Saint-Hélier et Francisco Ferrer. Léa Brissy poursuit ses recherches d'un local adapté pour faire de son commerce « un lieu de partage, de lien et d'animation », et vise une ouverture en fin d'année.

16/06/2026, 13:28

ActuaLitté

Le géant japonais Kadokawa épinglé pour avoir négligé ses prestataires

Kadokawa, groupe japonais d’édition et de divertissement basé à Tokyo, a reçu le 11 juin dernier une recommandation de la Japan Fair Trade Commission (JFTC) pour violation de la loi encadrant les transactions avec les travailleurs indépendants. L’autorité japonaise de la concurrence lui reproche d’avoir commandé des prestations liées à ses publications sans en définir clairement toutes les conditions, mais aussi de ne pas avoir réglé 113 prestataires dans les délais impartis.

16/06/2026, 13:12

ActuaLitté

Le Lézard Noir lance une nouvelle collection d'artbooks avec la première monographie d'Adabana Bloom

Première monographie de l’illustrateur Adabana Bloom, cet ouvrage célèbre un univers nostalgique à l’érotisme vintage, qui vacille entre légèreté et mélancolie, parsemées d’une touche d’humour noir. Enrichie d’une préface et d’une interview de l’artiste inédites, cette édition bilingue a donc pour ambition de faire découvrir à un large public l’univers singulier de cet artiste discret, et l’héroïne qui traverse son œuvre, incarnant sous de multiples facettes l’esthétique de l’ère Shōwa, et plus particulièrement l’époque — faussement libre et insouciante — de la bulle économique.

16/06/2026, 12:30

ActuaLitté

Clamart : “pour garantir son avenir”, la Petite Bibliothèque Ronde appelle aux dons

Bibliothèque associative située à Clamart, dans les Hauts-de-Seine, la Petite Bibliothèque Ronde espère collecter 40.000 € d'ici la fin du mois de septembre prochain, par un appel aux dons. L'établissement historique, ouvert en 1965, peine à s'acquitter du loyer de l'antenne temporaire où il est installé depuis 2018. 

16/06/2026, 12:04

ActuaLitté

En Allemagne, le livre refuse le choc fiscal d'une TVA à la hausse

Le Börsenverein, principale organisation allemande du livre, intervient dans le débat national sur la TVA. Son directeur général, Peter Kraus vom Cleff, alerte contre l’hypothèse d’une hausse du taux réduit appliqué aux livres, alors que plusieurs scénarios fiscaux circulent en Allemagne.

16/06/2026, 11:34

ActuaLitté

HarperCollins redessine son édition américaine

HarperCollins réorganise son édition grand public aux États-Unis autour de sept pôles. Annoncé le 4 juin, ce nouvel organigramme installe la première grande décision de Liate Stehlik depuis sa nomination à la tête de HarperCollins U.S. Trade, sans licenciements signalés par l’éditeur.

16/06/2026, 11:24

ActuaLitté

À Dinan, la librairie Les Rouairies placée en redressement judiciaire

Une des plus anciennes librairies de Dinan (Côtes-d'Armor) est en difficulté. La librairie Les Rouairies, située au 15, rue des Rouairies, a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Saint-Malo, le 9 juin dernier.

16/06/2026, 10:35

ActuaLitté

Grimoires & Potimarrons, une nouvelle plongée dans la cosy fantasy

Après le succès de Grimoires & Chaussettes, Axelle Colau et Fae Coeurlam reviennent avec le deuxième opus de la saga des Grimoires : Grimoires & Potimarrons. Le duo frappe encore avec un livre aux finitions soignées, aux illustrations féériques et à l’histoire lumineuse. La campagne de précommandes a commencé en fanfare sur Ulule, atteignant les 1000% en seulement 12 heures !

16/06/2026, 10:15

ActuaLitté

À Chicago, la bibliothèque présidentielle Obama ouvre ses portes

Le Centre présidentiel Obama ouvrira au public le 19 juin 2026 à Chicago, dans Jackson Park, au sud de la ville. Plus de dix ans après le choix de la ville pour accueillir ce lieu consacré au 44e président des États-Unis, le projet arrive à son terme sous la forme d’un vaste campus de près de 8 hectares, réunissant musée, bibliothèque publique, espaces verts, équipements sportifs, lieux de débat et dispositifs d’archives numériques.

15/06/2026, 17:51

ActuaLitté

Le nom de Donald Trump rapidement retiré de la façade du Kennedy Center

Le Kennedy Center de Washington n’affiche plus le nom de Donald Trump depuis samedi 13 juin. La prestigieuse salle de spectacles a appliqué une décision de justice fédérale qui invalidait l’appellation adoptée en décembre 2025 par son conseil d’administration. Le juge Christopher Cooper a estimé qu’une telle modification relevait du Congrès, le centre étant un mémorial national dédié à John F. Kennedy.

15/06/2026, 17:24

ActuaLitté

Le bibliothécaire de Toulouse à la tête d’une maison d’édition néonazie

La mairie de Toulouse a ouvert un examen déontologique concernant Bertrand Le Digabel, bibliothécaire municipal au sein du réseau des bibliothèques de la Ville, également fondateur et responsable des éditions Auda Isarn. Cette maison d’édition toulousaine publie ou republie des auteurs et des ouvrages liés aux mouvances nationaliste, identitaire, collaborationniste ou néonazie.

15/06/2026, 16:59

ActuaLitté

Carla Briner et Violaine Chivot, nouvelles agentes chez AJA

L’agence littéraire Anna Jarota Agency annonce l’arrivée de deux nouvelles agentes au sein de son équipe parisienne : Carla Briner et Violaine Chivot. Toutes deux viennent de l’édition.

15/06/2026, 15:51