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La passion de l’auteur, ou Pourquoi tout travail mérite 10 % (même si on l’aime)

Connaître les limites... en regardant ailleurs

Le 05/06/2019 à 10:34 par Auteur invité

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Publié le :

05/06/2019 à 10:34

Auteur invité

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Naïma Murail Zimmermann est autrice d'une quarantaine d'ouvrages. Membre de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et de la Ligue des auteurs professionnels, elle livre ici un récit sans fard du quotidien d'auteur, de la réalité des pratiques de rémunération, et le revendique haut et fort : écrire est un métier. Et qui dit métier, dit également encadrements pour rééquilibrer des rapports de force profondément déséquilibrés.

Naïma Murail Zimmermann

J’ai récemment rencontré un auteur dont le texte d’album venait d’être accepté chez un éditeur bien connu. Assez vite, la discussion en vient à la rémunération qu’on lui propose (les conversations entre auteurs et autrices sont souvent plus prosaïques qu’on ne l’imagine).

Il m’apprend alors qu’il va avoir 2 % de droits sur le prix de vente HT de l’album.

2 %. Prenez un album et essayez de faire le calcul de ces 2 % en centimes. Déprimant, pas vrai ?

Peu de gens s’imaginent à quel point l’auteur touche peu sur les ventes de la plupart de ses ouvrages. Lorsqu’on révèle nos pourcentages aux lecteurs (voire aux libraires), c’est souvent la stupéfaction. En réalité, les « droits d’auteur » recouvrent des réalités très diverses d’un éditeur et d’un auteur à l’autre. Au cours de ces deux dernières années, on m’a proposé des pourcentages allant de 0,5 % à 10 %. Pourquoi ? Parce que les droits perçus par l’auteur ne sont pas encadrés juridiquement. Il n’y a aucun minimum légal.

Face à cette situation, les auteurs se retrouvent souvent isolés et très démunis. Si on ne travaille pas avec de nombreuses maisons d’édition, il est difficile de se faire une idée du pourcentage « juste ». De savoir que certains éditeurs proposent 10 % progressifs jusqu’à 14 % et que, même si les pourcentages ont tendance à reculer, c’était là le pourcentage moyen en littérature « adulte » il y a encore quelques années. Il est aussi difficile d’avoir une sécurité financière suffisante pour bloquer des semaines, voire des mois, en négociations.

Car bien sûr, on peut négocier. C’est en général long et éprouvant. Il faut parfois 6 ou 7 mois pour obtenir 1 % de plus. 6 mois pour gagner quelques centimes par exemplaire vendu et du coup, 6 mois durant lesquels on ne touche pas l’à-valoir sur un texte dont l’écriture a déjà pris plusieurs mois... On comprend aisément qu’un certain nombre d’auteurs décident de laisser tomber. Pas envie de se battre, pas envie de réclamer et de se justifier pour gagner des miettes hypothétiques. Sans parler des fois où la négociation aboutit à la non-publication.

L’auteur dont je parlais au début de cet article ? Il a demandé à ce que son pourcentage soit augmenté. Depuis, il n’a plus de nouvelles de son éditeur.  

le mythe de la caverne ? nakul sharma, CC BY 2.0

Cette situation est ignorée par une majorité de gens en dehors du circuit de l’édition. Et lorsqu’elle ne l’est pas, elle n’émeut pas beaucoup. Pourquoi ? Parce qu’auteur n’est pas perçu comme un « vrai » métier.

Il y a quelques années, j’ai retrouvé lors d’une soirée un groupe de connaissances perdues de vue depuis le lycée. Quand j’ai dit que j’étais romancière, l’une d’elles s’est extasiée sur la chance incroyable que j’avais.

Oui, ça marche, mais...

En effet, j’ai de la chance : j’adore mon métier. Néanmoins, il ne mérite pas l’envie qu’il suscite. Demandez à n’importe quel auteur, il vous parlera du peu qu’il gagne sur la vente de la plupart de ses livres. Certains d’entre nous (moi y compris) vendent des dizaines de milliers d’ouvrages tout en demeurant dans une situation précaire. On imagine l’auteur d’un livre qui « marche » riche, mais la fortune est très loin quand chaque exemplaire ne rapporte que 20 ou 30 centimes à son auteur. 

Lorsque je l’ai fait remarquer à la personne que j’avais en face de moi, elle m’a répondu : « Mais tu vis de ta passion ». C’est quelque chose que j’ai entendu très souvent depuis. C’est beau d’écrire, vous n’allez pas salir ce rêve en parlant rémunération ! Récemment, une femme qui accompagnait son enfant à l’une de mes séances de signatures m’a même dit avec beaucoup d’aplomb qu’écrivain « ce n’est pas un métier, c’est une activité. »

L’idée de l’écriture-passion détachée du monde réel est apprise très tôt. Tous les auteurs et autrices qui rencontrent des classes ont répondu des dizaines de fois (toujours formulé de la même manière, à se demander si la question ne circule pas sous le manteau, transmise d’une génération à l’autre pour maintenir le statu quo) à « écrivain, c’est un métier ou une passion ? ».

La première fois, je n’ai pas su quoi répondre. Ensuite, la question a commencé à m’agacer et j’ai fini par voir dans la distinction « métier (argent, revendications sociales, stabilité)/passion » la racine du mal qui nous hante.
Pour commencer, elle présuppose que le seul métier qui mérite salaire est celui qu’on déteste faire.

Et mon vétérinaire, alors

Non, on ne mérite pas moins de vivre correctement parce qu’on fait ce qu’on a choisi. D’ailleurs, personne ne s’attend à ce que ce soit le cas lorsqu’on sort de la sphère de la création artistique. La jeune femme qui m’a pour la première fois dit que je vivais de ma « passion » est médecin. Je l’ai connue à onze ans et elle rêvait alors déjà de faire médecine. Elle vit effectivement de sa passion. Néanmoins, je suis prête à parier que pas une fois on ne lui a dit qu’elle devrait accepter d’être moins payée ou de donner des consultations gratuites pour cette raison.

Mon vétérinaire adore les chats. Ça ne l’empêche pas d’encaisser cinquante euros pour les vacciner et ça ne dérange personne.

Et si on suit cette logique, est-ce qu’il devrait y avoir une gradation des tarifs en fonction du plaisir que nous provoque notre activité ? Est-ce qu’un vétérinaire devrait se faire payer très cher pour traiter votre vieux chat qui pue et vous donner de l’argent pour la première consultation de votre adorable chaton ?

Frank Lindecke, CC BY ND 2.0

Bien sûr, ce serait ridicule. Personne n’oserait prôner ce genre de système. Sauf, quand ça concerne des auteurs. Là, l’argument « passion » justifie tout et beaucoup d’entre nous acceptent d’être mal payés pour travailler sur un projet « intéressant ».

Pourtant, les auteurs mangent aussi. Ils payent leur loyer et ont les mêmes obligations que le reste du monde. Par-dessus tout : les auteurs travaillent.

L’affirmation « tu as une passion donc tu peux bien crever de faim sans te plaindre » est fondée en grande partie sur l’idée très fausse qu’on se fait de notre quotidien. On invente des journées à la Richard Castle à des auteurs un peu enfants qui passeraient leur temps à s’amuser avant d’écrire quelques heures sur leur ordinateur ultra-perfectionné, un cocktail à la main. Des après-midi passés dans des cafés à Montmartre à griffonner sur un petit carnet, à la limite. Éventuellement de longues marches sur la plage à la recherche de l’inspiration.

La passion contre la rémunération

Le mythe a longtemps été entretenu, comme une sorte de compensation à notre misère financière : susciter l’envie pour cacher la tristesse de nos trente centimes par exemplaire. Mais ça n’est pas ma réalité ni celle d’aucun de mes amis auteurs et autrices professionnels. J’estime passer moins de cinquante pour cent de mon temps professionnel (c’est-à-dire de mon temps en général : je ne prends ni week-ends, ni jours fériés ni vacances, j’ai beaucoup trop de travail) à courir l’inspiration et en modestes envolées lyriques. [NdA : Ecrites chez moi devant un ordinateur, hein… le café c’est trop cher, ne parlons pas d’habiter près de Montmartre.] 

La vérité c’est qu’un auteur passe autant de temps que n’importe qui d’autre à faire des trucs chiants.

Mes journées consistent à faire des recherches pour mettre en place des projets ; à les vendre ; à suivre l’actualité littéraire pour anticiper les tendances et les manques ; à corriger, un pied dans lexilogos et l’autre dans des forums où on s’interroge sur les tirets et l’emploi du subjonctif ; à répondre à des mails (d’éditeurs, de libraires, de salons du livre, de lecteurs, de blogueurs, de services marketing, d’enseignants dont je vais rencontrer la classe…) ; à émettre des factures ; à relancer pour qu’on me les paye (une fois, deux fois, trois fois…) ; à expliquer le fonctionnement de l’URSSAF à des comptables perdus ; à chercher des horaires de billets de train pour aller en salons du livre ou en rencontres ; à m’ingénier à faire tout rentrer dans mes journées de 24 h (les livres à écrire pour dans six semaines, les corrections à faire pour avant-hier, les déplacements aux quatre coins de la francophonie pour aider la vente des livres…) [NdA : À noter que j’écris ce texte dans un train. Je ne suis pas rentrée chez moi depuis 15 jours, durant lesquels j’ai fait 7 destinations différentes.] ; à négocier des contrats ; à essayer de comprendre le marasme juridique et fiscal dans lequel notre belle profession est embourbée…

J’en oublie, c’est certain.

Auteur, c’est un vrai métier. Un vrai de vrai. Juré craché. Il y a les moments chouettes et les moments qui craignent comme dans toutes les professions. Les inquiétudes, les tâches rébarbatives, les délais trop courts, les moments de grâce, les rencontres fabuleuses, le bonheur d’être lu. Il n’est pas normal que nous passions autant de temps à nous battre pour qu’on nous accorde comme une faveur un pourcentage souvent très faible sur les ventes de nos ouvrages.

“J’adore mon métier. Mais parfois, il me fatigue”

Qu’il faille recommencer le combat sur chaque titre, inlassablement, pour être payé correctement. Je publie depuis onze ans. J’ai une quarantaine de romans et de BDs à mon actif. J’ai dû négocier le pourcentage de la majorité d’entre eux. J’ai parfois obtenu ce que je voulais. Souvent moins. Parfois, rien du tout (et je suis partie placer mon texte ailleurs, après avoir perdu des mois en discussions stériles).

J’adore mon métier. Mais parfois, il me fatigue. Nous avons besoin que nos rémunérations soient encadrées et qu’un minimum soit fixé. Un minimum juste que nous n’aurons pas besoin de négocier. Je pense que les relations entre auteurs et éditeurs ne s’en porteront que mieux. Nos interlocuteurs lors de ces interminables batailles financières sont rarement décisionnaires et beaucoup les détestent autant que nous.

Par ailleurs, réclamer 10 % de droits sur les ventes des livres pour le ou les auteurs n’a rien d’utopique : un certain nombre de maisons d’édition reconnues pratiquent déjà ce pourcentage et travaillent avec leurs auteurs dans une atmosphère de respect mutuel et d’appréciation.

Alors, ne serait-il pas temps de considérer l’auteur comme un véritable professionnel et de fixer une rémunération minimum légale pour son travail ?

Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com

9 Commentaires

 

Max

05/06/2019 à 12:46

On arrive à une époque ou si t'es artiste et que t'es incapable de vendre toi-même tes oeuvres, de faire ta pub, de gérer ton stock, tu dois accepter de recevoir bien moins que les intermédiaires simplement parce que tu peux bien créer tout ce que tu veux, si personne ne trouve acheteur ça vaut autant que du vent.

Max drogo

05/06/2019 à 15:14

Dans ce cas, le votre, vous etes rémunéré sur les ouvrages que vous publiez , si vous ne publiez rien ou ne vendez aucun ouvrage ? que faut-il rémunérer ? il y aurait donc un salaire versée simplement parceque vous etes "auteur" ? et qui paiera cette charge ? le contribuable , un éditeur ? ... Un médecin est payé sur une consultation, un acte bien defini (même la durée..:-( )

Amande

05/06/2019 à 16:16

Je crois qu'on n'a pas lu le même texte... Ce n'est pas un pamphlet pro revenu universel, ce qui est souligné ici c'est que celui qui créé le contenu d'un livre, ne puisse jamais obtenir un pourcentage juste sur la vente du produit de son travail alors même que justement c'est son métier. Si on transpose votre questionnement, on pourrait se demander pourquoi les ramasseur de légumes sont rémunérés sur un fixe alors que personne n'est sûr que ce qu'il a ramassé sera vendu et ne finira pas bêtement en gaspillage directement dans la poubelle... pourquoi la rémunération d'un travail s'il est créatif paraît-elle toujours si absurde? Pourquoi même la simple idée de réussir à gagner sa vie avec un métier créatif serait-il si improbable? Un créatif qui fait de belles choses, ce n'est jamais la chance d'avoir un don et du talent, c'est toujours beaucoup de travail et de ténacité derrière alors pourquoi ça mériterait moins que les autres métiers? Et quand un auteur comme Schuiten, monstre de talent largement reconnu annonce arrêter la BD justement parce qu'il n'est plus possible d'en vivre n'est-il pas légitime de s'interroger sur le fonctionnement du système? Quand tous les créatifs auront jeté l'éponge pour se résigner à crouter avec un "vrai métier", vous regretterez bien de vivre dans un monde aseptisé, sans rêve et sans couleur...

koinsky

06/06/2019 à 05:31

Picasso savait se vendre, sachons nous vendre. Picasso est devenu une marque, Musso aussi. Dans un système capitaliste (c'est-à dire mafieux, car ceux qui touchent le plus d'argent sont les intermédiaire = ceux qui ne créent ni ne produisent rien), un auteur c'est une marque. Cessons de pleurnicher sur notre sort. Si en tant qu'auteur je suis rare alors je suis cher, si je suis cher, alors je suis en position de force pour négocier mon contrat. Ça s'arrête là. Notre problème, à nous autres auteurs, c'est nous, c'est l'image que nous avons de nous-mêmes. Nous ne voulons pas nous regarder en face et nous déplorons l'image infantile qu'on nous renvoie de nous-même. Nous voulons être cocoonnés comme des gosses. Ben le monde de l'édition nous traite comme nous souhaitons "inconsciemment" qu'il nous traite, comme des gosses. Un paquet de bonbons et hop, circulez !

Flanelle

06/06/2019 à 16:03

Oué.
Ok pour ne pas se prendre pour des gamins et se vendre comme des "stars".
De 1, on aura jamais tous ce statut, si on agit comme ça, les portes vont se claquer "à ta gueule" pour bosser avec d'autres moins chers et aux chevilles moins grosses...
De 2, si t'es en plus une femme, bah faut pas rêver voir ton "salaire" augmenter...

koinsky

06/06/2019 à 20:21

Je crois pas ça. L'édition c'est comme le cinoche c'est une industrie qui veut vendre en masse. Donc : soit on joue le jeu, soit on a des miettes. Quelle est l'alternative ? J'en vois pas, sauf à changer de système. Amazon c'est bien gentil, mais c'est 100 fois plus élitiste que l'édition traditionnelle. La preuve c'est que les succès des auteurs d'Amazon (encore bien plus rares que les autres) finissent tôt ou tard dans l'escarcelle des maisons traditionnelles. Parce qu'on a pas le choix, elles tiennent les cordon de nos bourses. Alors moi je veux bien rêver à des lendemains qui chantent, mais non en fait j'ai pas envie d'en rêver. Je ne fais pas l'éloge du système, je le déplore comme beaucoup. Mais, sérieusement, comment s'en passer ? C'est le marketing, la diffusion et la distribution, les nerfs de la guerre. Comment allez-vous toucher des lecteurs si vous êtes invisibles ?

koinsky

06/06/2019 à 20:27

Des films comme Apocalypse Now ou American Beauty par exemple n'existeraient pas sans Hollywood. Gabriel Talent serait invisible sans son agent et Gallmeister, etc.

Azel

06/06/2019 à 14:02

De toutes les absurdités qu'on entend, ce pourcentage est bien l'une des pires. Sans l'auteur la maison ne vendrait pas son ouvrage et ne gagnerait pas d'argent, mais au lieu d'être reconnaissants aux auteurs de faire tourner leur affaire (car une maison d'éditions a BESOIN d'auteurs), ils préfèrent profiter de leur situation précaire pour donner le moins possible. Il ne s'agit de pas conneries sur un désir inconscient, il s'agit de profiter des autres, comme toujours à notre époque.
Alors à ceux qui disent que les auteurs ne font '' rien'' car ils ne s'occupent pas de la pub, de la publication etc, j'aimerais leur rappeler, car ils semblent avoir oublié, que sans un auteur il n'y a pas de livre. Il n'y a pas de maison d'édition, pas de fabricants de livres physiques, pas de librairies bien contentes de vendre à des lecteurs bien contents de lire.

A.

06/06/2019 à 14:27

Et donc, c'est quoi le secret pour devenir une "marque" ? C'est bien beau de cracher, mais encore faut-il proposer une solution. Savoir se vendre, ce n'est pas si évident. Un auteur inconnu qui publie son 1er roman est rare, suivant votre argumentation, puisqu'il n'a qu'un seul ouvrage en peu d'exemplaires sur un 1er tirage... mais dans la réalité un auteur inconnu n'intéresse personne. Si cet auteur ne veut pas accepter les 2%, tant pis, l'éditeur a plein d'autres manuscrits à étudier. Y a bien quelques pigeons dans le lot. Les ouvrages auto-édités sur Amazon sont rares aussi, en raison de leur mode de diffusion unique et précaire (qui peut être retiré à tout moment), mais ils sont aussi inconnus, et il n'y a juste à voir les pubs des auteurs qui circulent sur les réseaux sociaux pour comprendre que la vente est difficile. Pour ma part, je pense que les 10% ne sont même pas chers payés, la demande ici c'est juste d'avoir une répartition plus équitable entre les différents partenaires du livre, parce que sans les auteurs, tout le reste du système ne reçoit aucun pourcentage ! L'éditeur pourrait aussi avoir un minimum d’à-valoir à verser, ce qui l'engagerait un peu plus sérieusement. Puisqu'on ne peut effectivement rémunérer un auteur au temps de travail, autant lui acheter les droits d'exploitation de l'ouvrage terminé (ce qui reviendrait à un paiement à la tâche : un manuscrit = un montant en fonction de sa taille). En plus du pourcentage qui compte sur les ventes, et pas à déduire, pour changer...

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20/04/2026, 11:52

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Grasset, ou la “prédation” des actionnaires

Après l’éviction d’Olivier Nora de la tête de Grasset, la Société des Gens de Lettres dénonce une emprise croissante des actionnaires sur les orientations éditoriales. Dans un communiqué offensif, l’organisation alerte sur un risque systémique pour la liberté de création et appelle à des mesures d’urgence, de la clause de conscience à une régulation accrue du secteur.

18/04/2026, 10:26

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Fayard, Grasset : les libraires dénoncent la “mise au pas” d'Hachette par Vincent Bolloré

Après Fayard, Grasset : le limogeage d’Olivier Nora cristallise les inquiétudes d’une profession confrontée à une transformation brutale du groupe Hachette. Dans cette tribune, le syndicat des libraires dénoncent une reprise en main idéologique et ses effets sur l’équilibre du secteur. Au-delà d’un départ, c’est toute la chaîne du livre qui se dit fragilisée.

16/04/2026, 18:13

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“Entre grands groupes et précarité, le choix est devenu impossible”

La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires publie une tribune offensive dans le contexte de la crise chez Grasset. Le syndicat y dénonce une concentration accrue du secteur, qu’il associe à un « tournant politique et économique » depuis la prise de contrôle d’Hachette par Vincent Bolloré. Évoquant une dégradation des conditions de travail et une évolution des lignes éditoriales, il appelle l’ensemble des professionnels du livre à se mobiliser collectivement.

16/04/2026, 18:05

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Vous qui quittez les maisons du groupe Bolloré, “réservez vos écrits à des éditeurs indépendants”

Alors que les réactions d’auteurs et d’éditeurs se multiplient dans le secteur après l'éviction d'Olivier Nora par le groupe Bolloré, Étienne Galliand, éditeur indépendant, prend la plume. Il revient sur sa rencontre avec André Schiffrin, figure majeure de la critique de la financiarisation de l’édition, et livre un texte à la fois personnel et engagé en faveur de l’édition indépendante. L'éditeur alerte sur les dérives actuelles et invite les auteurs à soutenir concrètement le monde de l'édition.

16/04/2026, 15:48

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Francophonie : le braille devient un enjeu mondial d’accès à la lecture

La francophonie affiche une croissance soutenue à l’échelle mondiale, mais se confronte à un défi majeur : garantir un accès réel à la lecture et à l’écriture pour tous. Portée par des initiatives internationales autour du braille et de l’inclusion, une nouvelle dynamique s’organise. Institutions, enseignants et réseaux émergents redéfinissent les conditions d’une langue véritablement accessible.

14/04/2026, 09:43

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“Les auteurs sont en économie de guerre toute l’année”

Face à la précarité structurelle des auteurs, revient l'idée de créer un statut d’« intermittents de l’écrit », inspiré de celui du spectacle, afin de garantir un revenu stable et une reconnaissance professionnelle. Cette tribune met en lumière une économie fragilisée où les écrivains, pourtant au cœur de la chaîne du livre, peinent à vivre de leur activité. Par Mathias de Breyne. 

11/04/2026, 09:47

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Entretien caviardé : Livres Hebdo juge “irrecevable” le droit de réponse de Jean-Yves Mollier

Après la modification d'un entretien sans l'accord du principal intéressé, l’historien Jean-Yves Mollier, la revue Livres Hebdo refuse à présent la publication d'un droit de réponse, selon l'avocat du professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay/Versailles-Saint-Quentin. 

13/03/2026, 16:35

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Pour une politique commune du jeu en tant que pratique culturelle

Le domaine du jeu, qu'il soit de société ou vidéo, accueille aujourd'hui de nouveaux publics, et se trouve de plus en plus légitimé au sein des pratiques culturelles. Ludothèques et médiathèques le rendent plus accessible, tandis que les professionnels assurent une indispensable médiation. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et l'Association des Ludothèques Françaises (ALF) appellent, dans un texte reproduit ci-dessous, à une politique publique ambitieuse pour affirmer la place du jeu dans les lieux culturels.

11/03/2026, 11:29

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Un Cultura à Forbach : “Pourquoi faire ?”

L'enseigne de produits culturels et créatifs Cultura pourrait s'inviter prochainement à Forbach, en Moselle, après la cession d'une parcelle à Valimmo, la société foncière du groupe. La Librairie-Pâtisserie Autonome, installée dans la ville depuis juillet 2025, interpelle les candidats à la mairie sur les conséquences d'une telle installation pour le tissu commercial du centre-ville. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, la tribune adressée par les libraires aux six candidats et candidates.

10/03/2026, 16:20

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Jean-Yves Mollier : “Cette censure a entraîné une déformation complète de mon entretien”

Nous publions ci-dessous le texte d’un droit de réponse adressé le 2 mars 2026 au directeur de la publication du magazine Livres Hebdo par l’historien Jean-Yves Mollier, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay / Versailles-Saint-Quentin. Ce document a été transmis par l’intermédiaire de son conseil, Me Stephan Alamowitch, avocat à la Cour.  

09/03/2026, 14:06

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Face au “modèle économique planétaire mortifère” d'Amazon, “unissons-nous”

L'épisode polémique autour du partenariat noué entre Amazon et le Festival du Livre de Paris, avec l'assentiment du Syndicat national de l'édition, laissera des traces dans la chaine du livre. Il témoigne d'une présence de plus en plus banalisée de la multinationale américaine au sein de cette dernière, un constat contre lequel le collectif lyonnais TENIR ! appelle à se mobiliser, dans une tribune.

06/03/2026, 10:50

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“Les pratiques d’Amazon fragilisent les librairies en France comme à l’étranger”

Suite à la polémique qu'a déclenchée la présence d'Amazon au Festival du livre de Paris, édition 2026, l’association internationale des libraires francophone (AILF) a fait parvenir à ActuaLitté un communiqué. Par ce texte, l'organisation se tient solidaire du Syndicat de la Librairie française dans la dénonciation du partenariat entre le Festival du Livre de Paris et Amazon. Leur texte est proposé dans son intégralité.

04/03/2026, 10:38

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“Sans surmonter ces griefs historiques, aucun dialogue significatif ne peut s’épanouir”

Dans son essai, Zuhair Tawfiq explore la manière dont les stéréotypes se construisent entre Orient et Occident. À travers cette réflexion, il questionne le rôle de l’écrivain dans la déconstruction des idées reçues et des représentations de l’Autre. Lauréat du Sheikh Zayed Book Award 2026 dans la catégorie « Critique littéraire et artistique » pour Perceiving the World: Mutual Stereotypes Between the Self and the Other, il répond aux questions d’ActuaLitté.

16/06/2026, 10:53

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Climat : pourquoi “la lassitude peut vite devenir indifférence”

L’information climatique circule davantage, alerte plus souvent et documente mieux l’ampleur du dérèglement en cours. Pourtant, l’accumulation des faits déclenche parfois l’angoisse, la lassitude ou le repli, au lieu de nourrir l’action. Pour dépasser cette impasse, le monde du livre dispose d’un rôle singulier : faire entendre d’autres récits, d’autres voix, et transformer la prise de conscience en mouvement collectif. Fanny Audibert publie chez Oxus Sortir du déni climatique, entrer en action.

15/06/2026, 13:03

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La librairie indépendante peut-elle rester indépendante si son modèle s’épuise ?

ANALYSE – La question de l’indépendance des commerces du livre se déplace. Au-delà du statut juridique ou du choix éditorial, elle engage désormais la viabilité économique, la fatigue des équipes, l’écologie du livre et les conditions concrètes d’un métier sous tension. Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, aborde le sujet frontalement.

15/06/2026, 12:30

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Rentrée littéraire 2026 : les grandes tendances des romans français et étrangers

La grande fête annuelle de la librairie démarrera fin août comme chaque année, avec son lot de romans, les premiers, les francophones, les traductions. Si 277 romans de cette rentrée ont été utilisés pour amorcer la tendance 2026, aucun n'a été blessé (certains furent blessants...). Et s'impose d'emblée un constat : la littérature prend le présent à bras-le-corps, sans distance ni précaution.

15/06/2026, 11:28

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De DSK à Patrick Bruel : violences sexuelles et impunité des puissants

Dans cette tribune, l’essayiste Nasser interroge, à partir de l’affaire Patrick Bruel et d’autres figures publiques mises en cause, la tension entre parole des victimes, présomption d’innocence, prescription judiciaire et responsabilités médiatiques. Un texte d’opinion, polémique et engagé, sur l’impunité supposée des puissants face aux violences sexuelles.

13/06/2026, 08:33

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“Traduire un texte vieux de plusieurs siècles est un véritable défi”

L’œuvre de Nawal Nasrallah navigue sur de multiples aspects : le patrimoine culinaire d’Al-Andalus et du Maghreb, l’histoire matérielle, la traduction savante et les circulations méditerranéennes constituent autant d’atouts. Elle travaille sur l’histoire et la culture de la cuisine arabe à travers les siècles, avec un intérêt particulier pour les textes culinaires médiévaux. Lauréate du Sheikh Zayed Book Award 2026 catégorie Traduction, elle répond à ActuaLitté.

13/06/2026, 07:00

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“Lancer un livre, c’est créer un moment ; l'installer, c’est construire une durée”

ANALYSE – Surproduction, encore et toujours, l'éternelle problématique de l'industrie du livre. Trop de livres, peut-être, probablement – assurément ? Ou bien, pas assez de temps pour que chaque ouvrage vive sa vie dans les points de vente ? Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, propose une autre lecture.

13/06/2026, 06:00

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Affaire Lyhanna : du silence des adultes aux mots de Darmanin

Après la mort de Lyhanna, 11 ans, à Fleurance, Gérald Darmanin a reconnu une défaillance de l’institution judiciaire et demandé le réexamen de milliers de plaintes concernant des mineurs. Face à l’émotion nationale, plusieurs livres rappellent ce que la langue politique nomme mal : la durée du trauma, l’emprise, le silence des adultes et la place trop vite retirée aux victimes.

12/06/2026, 12:59

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Avec AI Overviews, Google régurgitera du conseil pour choisir vos lectures (à votre place)

Avec l'arrivée prochaine des AI Overviews, Google ne se contente plus de classer le web : il répond à sa place. Pour le livre, l’enjeu dépasse le référencement : critiques, libraires, bibliothèques et blogs nourriront une synthèse qui garde le lecteur captif, sans clic ni détour. Une promesse de confort, donc, mais aussi une confiscation très méthodique de la médiation littéraire. On se poserait presque des questions.

12/06/2026, 06:00

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“Se montrer ou disparaître !” : quand l’hyper-visibilité tue l’imaginaire

Jadis, l’écrivain hantait les cafés, les chambres closes et les marges de ses manuscrits. Le voici sommé d’occuper aussi les stories, les plateaux, les selfies et les vignettes promotionnelles. Dans un monde où l’absence frôle la faute professionnelle, l'écrivain-pirate François Belley interroge la dernière provocation possible pour un auteur : garder le silence, cultiver l’ombre et laisser l’œuvre parler avant le visage. Ou comment arrêter de bronzer avec son iPhone.

11/06/2026, 12:07

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“La librairie a besoin d'une aide urgente et massive” (Syndicat de la Librairie française)

Un certain sentiment d'urgence dominait les Rencontres nationales de la librairie, à Rennes, ces 7 et 8 juin. La situation économique des commerces indépendants est en effet préoccupante, d'autant plus que les perspectives ne sont pas engageantes et que l'action publique manque de moyens... Alexandra Charroin-Spangenberg, cogérante de la Librairie de Paris (Saint-Étienne) et présidente du Syndicat de la Librairie française, et Guillaume Husson, délégué général de l'organisation, reviennent pour ActuaLitté sur les sujets du moment.

10/06/2026, 14:53

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“La poésie arabe exprime des expériences humaines universelles”

Traducteur d’Adonis, Mahmoud Darwich et Ibn Arabi, Stefan Weidner fait dialoguer depuis Cologne les cultures arabe et européenne. Lauréat 2026 du Sheikh Zayed Book Award pour Der arabische Diwan, anthologie de poésie préislamique ouverte à des voix féminines rarement traduites, il revient sur son œuvre, sa lecture de la poésie arabe et les enjeux du dialogue entre les cultures. Dans cette interview, il répond à ActuaLitté.

10/06/2026, 10:48

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Affaire Grasset : Laure Darcos et Sylvie Robert avancent une “clause de confiance”

Elles forment un tandem sénatorial très actif sur les questions culturelles, et plus particulièrement les sujets relatifs au livre. Laure Darcos, sénatrice de l'Essonne (Les Indépendants - République et Territoires) et Sylvie Robert, sénatrice d'Ille-et-Vilaine (Socialiste, Écologiste et Républicain) et vice-présidente du Sénat, évoquent leur proposition de loi sur le contrat d'édition, la lutte contre la concentration du secteur, et dressent aussi un premier bilan du sort réservé à la culture sous les mandats d'Emmanuel Macron.

09/06/2026, 16:20

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“La loi Lang ne suffit plus : il est temps de se structurer”

Restructurer et innover dans la filière. Face à la financiarisation de l’édition, à l’affaiblissement des soutiens publics et aux bouleversements technologiques, l’édition indépendante cherche désormais moins à survivre seule qu’à se structurer collectivement. Entre la FEDEI et OPlibris, une même ambition se dessine : défendre la matérialité du livre, sans renoncer à penser les outils de demain.

09/06/2026, 16:16

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“Rimbaud nous demande justement de repenser ce qu’est la modernité”

Avec son Découvrir Rimbaud aux Éditions sociales, Alix Stéphan relit le poète à travers l’histoire, la révolution et les lignes politiques de son œuvre. De l’opacité des textes aux héritages décoloniaux, du refus du travail aux rapports de domination, elle défend une lecture située de Rimbaud, attentive au contexte sans épuiser le mystère des poèmes. Propos recueillis par Vivian Petit.

09/06/2026, 12:28

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La Goutte créative : une maison indépendante mise sur le livre vivant

Fondée par Charlotte Cruz et Chilly Charly, La Goutte Créative rejoint le réseau de diffusion et de distribution de DG Diffusion. La jeune maison indépendante défend un catalogue à la croisée des sagesses du monde, de l’imaginaire, de la transmission et du développement personnel. Charlotte Cruz y voit surtout un moyen d’élargir la portée d’un projet éditorial fondé sur l’éthique, l’écologie et le lien direct avec les lecteurs.

08/06/2026, 17:01

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Mineurs, nudité, algorithmes : Apple et Google sommés de protéger l'enfance

Lors de la London Tech Week, le Premier ministre du Royaume-Uni a sommé les entreprises technologiques de bloquer, sur les appareils utilisés par des mineurs, l’envoi et la réception d’images sexuellement explicites. Derrière l’urgence de protection, les livres déplacent le débat : consentement, honte, cyberviolence, économie de l’image, surveillance et responsabilité des adultes.

08/06/2026, 14:36

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Une taxe pour aider l'édition : le blanc-sain très sélectif du SNE

Le Syndicat national de l’édition n’a rien contre les prélèvements. Il a simplement ses pudeurs. Quand l’argent remonte vers les auteurs et les éditeurs, le vocabulaire se fait noble : rémunération, compensation, gestion collective, partage de la valeur. Quand il risque de redescendre vers les librairies indépendantes, les éditeurs fragiles ou les auteurs, le ton change. Le même geste devient un « réflexe » qui ne serait « pas forcément sain ». Mais alors, à quel sain se vouer ?

08/06/2026, 12:28

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Hiro Mashima à l’honneur : Amiens célèbre les 20 ans de Fairy Tail

Un arbre suspendu au-dessus d’un îlot rocheux, la guilde de Fairy Tail reconstituée à taille réelle, des fac-similés de planches et des croquis de travail : aux Rendez-vous de la BD d’Amiens, l’exposition Fairy Tail, une épopée draconique propose une traversée de l’univers créé par Hiro Mashima. Un parcours qui s’intéresse autant à l’imaginaire de la série qu’à sa fabrication.

 

07/06/2026, 19:26

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“Je suis plus français que toi, parce que moi, j’ai choisi” : dans les allées de Passeurs de Livres

Au festival Passeurs de Livres, il y a les grands rendez-vous annoncés, les conférences, les auteurs attendus, les maisons mises à l’honneur. Et puis il y a les allées. Les tables serrées sous le chapiteau, les livres empilés, les affiches accrochées aux grilles, les auteurs qui se lèvent pour présenter un roman, un témoignage, une vie. C’est là aussi que se raconte une partie de cette édition 2026, consacrée aux « Difficiles libertés ».

07/06/2026, 09:30

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Emil Ferris : les monstres ont pris leurs quartiers à Amiens

Aux Rendez-vous de la BD d’Amiens, Les Monstres d’Emil Ferris fait dialoguer Moi, ce que j’aime, c’est les monstres avec la collection du Frac Picardie. Le parcours explore le journal intime, le polar, le gothique, Chicago, la Shoah ou encore la puissance féministe d’une œuvre où les monstres deviennent une façon de lire le monde.

06/06/2026, 19:46

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Richard Sebag et Patrick Aurignac, anciens du grand banditisme, se racontent

Deux anciens détenus témoignent qu’une autre vie reste possible, même après les foyers, les braquages, les centrales, les années de prison et les retours presque impossibles. Au festival Passeurs de Livres, à Alès, Richard Sebag et Patrick Aurignac présentent chacun un récit autobiographique : Quelques lumières sur le chemin pour le premier, Mes chemins de travers pour le second, tous deux publiés par la maison nîmoise Nombre7. Ils parlent sans fard de leurs parcours, de leurs erreurs, de la violence, mais aussi des mains tendues qui ont permis la sortie.

06/06/2026, 13:00

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Tom Gauld à Amiens : les bibliothécaires n’ont pas dit leur dernier mot

À la bibliothèque Louis Aragon, dans le cadre des RDVBD 2026, La Revanche des bibliothécaires déploie l’univers de Tom Gauld avec une élégance rare. Le dessinateur écossais y confirme ce talent singulier : faire rire avec trois traits, un sens parfait du décalage et une culture graphique qui ne pèse jamais. Une exposition vive, malicieuse et profondément réjouissante.

05/06/2026, 18:41

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Mickey à Amiens : la souris de Walt Disney sort de sa boîte

À la Maison de la Culture d’Amiens, les 30es Rendez-Vous de la Bande Dessinée accueillent « Mickey, tout a commencé par une souris ». L’exposition du Fonds Glénat, visible du 5 juin au 14 septembre 2026, remonte le fil d’une icône née au cinéma, passée par la presse et devenue, vitrine après vitrine, une petite machine à souvenirs.

05/06/2026, 15:32

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Pompier volontaire, autrice, éditrice : l’incroyable trajectoire de Fanny Destenay

Il y a des parcours qui avancent par bifurcations successives, mais toujours dans la même direction. Chez Fanny Destenay, l’énergie frappe d’abord : ancienne professionnelle de l’hôtellerie, passée, entre autres, par les pompiers volontaires, puis par la politique, l’écriture, les réseaux sociaux, les livres jeunesse et désormais l’édition, elle donne l’impression de transformer chaque expérience en terrain d’action.

05/06/2026, 15:10

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“Les Grecs et les Romains nous apprennent l’esprit critique”

Marraine de la 5e édition de Passeurs de Livres, à Alès, Laure de Chantal y revient avec un attachement particulier. Normalienne, agrégée de lettres classiques, directrice de plusieurs collections aux Belles Lettres, autrice de nombreux ouvrages sur l’Antiquité, la mythologie et la langue française, elle voit dans ce festival un lieu où se rejoignent deux fidélités : les livres et les Cévennes.

04/06/2026, 18:11

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Librairie indépendante : derrière le récit héroïque, une brutale réalité économique

En 2024, David Piovesan proposait une analyse des Rencontres nationales de la librairie, qui s'étaient déroulées à Strasbourg : désormais, le marché de la librairie se relit sous un jour plus politique. Les libraires ont bâti un récit collectif puissant face aux plateformes. Reste une épreuve plus rude : convertir cette identité professionnelle en modèle économique durable.

04/06/2026, 16:55

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Passeurs de Livres : le pari des sciences humaines au cœur des Cévennes

Jeudi 4 juin au matin, avenue Carnot, le festival n’a pas encore ouvert officiellement au public. Les stands achèvent de se monter, certains exposants prennent leurs marques, l’équipe règle les derniers détails techniques - jusqu’à ce compteur de visiteurs qu’il faut encore retrouver pour suivre au plus juste la fréquentation du salon. Malgré l’effervescence des derniers préparatifs, Franck Belloir, directeur du festival Passeurs de Livres, a pris le temps de nous répondre.

04/06/2026, 16:30

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Face aux grands groupes, l’édition indépendante n’a plus le luxe de jouer seule

La réponse de l’édition indépendante à la concentration doit passer par le collectif. Car, pour ne rien arranger, le plus important parmi ces groupes la double d’une offensive idéologique délétère. La coopérative OPlibris nous adresse un texte, affirmant ses valeurs, autant que ses objectifs.

02/06/2026, 17:37

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Darwin et les bas-bleus : entretien avec Françoise Lavocat

Paru en mai 2026 aux éditions Station Zapata, Darwin et les bas-bleus, de Françoise Lavocat, nous plonge dans le monde politique et littéraire de la première moitié du XIXe siècle.

02/06/2026, 15:44

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Le livre se meurt, lancez-le plus fort

Voici un petit texte, rafraîchissant – ce qui ne manque déjà pas d'à-propos quand il pleut. Il est extrait d'une suite théâtrale que Christophe Esnault est en train de constituer. Et qui s'autorise pensée critique et humour. « Comme toujours je suis très mignon avec ce microcosme éditorial et simili culturel », nous explique-t-il. Et on le croit sur parole, bien entendu. Jugez sur pièce.

02/06/2026, 12:24

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Rochefort et les tristesses de l’enfance de Pierre Loti

Les petites poupées, collées sur des morceaux de carton, sont si minuscules, si délicates, qu’elles semblent n’exister que par la fantaisie d’un enfant : des nuages soufflés par le rêve, fragiles comme les bateaux des pêcheurs bretons qui naviguaient pendant des mois dans la brume, autour de l’Islande.

02/06/2026, 11:10

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“Je ne regrette aucun message” : Tommaso Debenedetti, 15 ans à inventer la mort d'écrivains

Il affirme être Tommaso Debenedetti, faussaire médiatique passé des fausses interviews littéraires aux fausses annonces de décès d’écrivains. Dans cet entretien (réalisé par email), où l’identité même de l’interlocuteur impose une prudente réserve, il revendique ses canulars comme une enquête permanente sur la crédulité des médias, l’autorité des institutions et la puissance émotionnelle de la mort à l’ère des réseaux sociaux.

02/06/2026, 10:39

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Le “don” en voyance : de quoi parle-t-on vraiment ?

Malgré une meilleure visibilité sur les réseaux sociaux ou dans les médias, le sujet de la voyance reste encore tabou. Toutefois, je peux accorder aux sceptiques que leur méfiance n’est pas toujours sans objet, car tout dépend de quel type de voyance on parle. Il règne effectivement une grande confusion dans ce monde mystérieux et inquiétant, mais, cependant, très attirant de la voyance. Alors vous êtes en droit de vous demander : illusion, arnaque ou don réel ? Par Sabrina Depraz, autrice de La voyance : mode d'emploi.

02/06/2026, 06:25

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Gilles Francescano veut “offrir au monde de l’imaginaire le plus beau des festivals”

Directeur artistique des Imaginales depuis quatre ans, et acteur de l'événement depuis toujours, Gilles Francescano dresse un premier bilan de cette édition consacrée au thème « Alter ego ». Entre affluence, chaleur exceptionnelle, place de l’autre, relation gémellaire, accessibilité et avenir du festival, il défend une ambition claire : faire des Imaginales un lieu de pensée libre, d’accueil et de circulation entre les auteurs, les publics et la ville.

01/06/2026, 16:07

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Uranium, spectres et totalitarisme : le roman tchèque qui secoue les Imaginales 

Aux Imaginales, la Tchèque Lenka Elbe présentait Uranova, son premier roman, publié en français aux Forges de Vulcain dans une traduction d’Eurydice Antolin. Un livre ambitieux, impressionnant, difficile à ranger dans une seule case : enquête, roman d’amour endeuillé, récit politique, horreur, fantastique, humour noir, mémoire familiale et histoire tchèque s’y contaminent sans cesse. Au centre, une ville réelle : Jáchymov.

31/05/2026, 18:45