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La passion de l’auteur, ou Pourquoi tout travail mérite 10 % (même si on l’aime)

Connaître les limites... en regardant ailleurs

Le 05/06/2019 à 10:34 par Auteur invité

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05/06/2019 à 10:34

Auteur invité

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Naïma Murail Zimmermann est autrice d'une quarantaine d'ouvrages. Membre de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et de la Ligue des auteurs professionnels, elle livre ici un récit sans fard du quotidien d'auteur, de la réalité des pratiques de rémunération, et le revendique haut et fort : écrire est un métier. Et qui dit métier, dit également encadrements pour rééquilibrer des rapports de force profondément déséquilibrés.

Naïma Murail Zimmermann

J’ai récemment rencontré un auteur dont le texte d’album venait d’être accepté chez un éditeur bien connu. Assez vite, la discussion en vient à la rémunération qu’on lui propose (les conversations entre auteurs et autrices sont souvent plus prosaïques qu’on ne l’imagine).

Il m’apprend alors qu’il va avoir 2 % de droits sur le prix de vente HT de l’album.

2 %. Prenez un album et essayez de faire le calcul de ces 2 % en centimes. Déprimant, pas vrai ?

Peu de gens s’imaginent à quel point l’auteur touche peu sur les ventes de la plupart de ses ouvrages. Lorsqu’on révèle nos pourcentages aux lecteurs (voire aux libraires), c’est souvent la stupéfaction. En réalité, les « droits d’auteur » recouvrent des réalités très diverses d’un éditeur et d’un auteur à l’autre. Au cours de ces deux dernières années, on m’a proposé des pourcentages allant de 0,5 % à 10 %. Pourquoi ? Parce que les droits perçus par l’auteur ne sont pas encadrés juridiquement. Il n’y a aucun minimum légal.

Face à cette situation, les auteurs se retrouvent souvent isolés et très démunis. Si on ne travaille pas avec de nombreuses maisons d’édition, il est difficile de se faire une idée du pourcentage « juste ». De savoir que certains éditeurs proposent 10 % progressifs jusqu’à 14 % et que, même si les pourcentages ont tendance à reculer, c’était là le pourcentage moyen en littérature « adulte » il y a encore quelques années. Il est aussi difficile d’avoir une sécurité financière suffisante pour bloquer des semaines, voire des mois, en négociations.

Car bien sûr, on peut négocier. C’est en général long et éprouvant. Il faut parfois 6 ou 7 mois pour obtenir 1 % de plus. 6 mois pour gagner quelques centimes par exemplaire vendu et du coup, 6 mois durant lesquels on ne touche pas l’à-valoir sur un texte dont l’écriture a déjà pris plusieurs mois... On comprend aisément qu’un certain nombre d’auteurs décident de laisser tomber. Pas envie de se battre, pas envie de réclamer et de se justifier pour gagner des miettes hypothétiques. Sans parler des fois où la négociation aboutit à la non-publication.

L’auteur dont je parlais au début de cet article ? Il a demandé à ce que son pourcentage soit augmenté. Depuis, il n’a plus de nouvelles de son éditeur.  

le mythe de la caverne ? nakul sharma, CC BY 2.0

Cette situation est ignorée par une majorité de gens en dehors du circuit de l’édition. Et lorsqu’elle ne l’est pas, elle n’émeut pas beaucoup. Pourquoi ? Parce qu’auteur n’est pas perçu comme un « vrai » métier.

Il y a quelques années, j’ai retrouvé lors d’une soirée un groupe de connaissances perdues de vue depuis le lycée. Quand j’ai dit que j’étais romancière, l’une d’elles s’est extasiée sur la chance incroyable que j’avais.

Oui, ça marche, mais...

En effet, j’ai de la chance : j’adore mon métier. Néanmoins, il ne mérite pas l’envie qu’il suscite. Demandez à n’importe quel auteur, il vous parlera du peu qu’il gagne sur la vente de la plupart de ses livres. Certains d’entre nous (moi y compris) vendent des dizaines de milliers d’ouvrages tout en demeurant dans une situation précaire. On imagine l’auteur d’un livre qui « marche » riche, mais la fortune est très loin quand chaque exemplaire ne rapporte que 20 ou 30 centimes à son auteur. 

Lorsque je l’ai fait remarquer à la personne que j’avais en face de moi, elle m’a répondu : « Mais tu vis de ta passion ». C’est quelque chose que j’ai entendu très souvent depuis. C’est beau d’écrire, vous n’allez pas salir ce rêve en parlant rémunération ! Récemment, une femme qui accompagnait son enfant à l’une de mes séances de signatures m’a même dit avec beaucoup d’aplomb qu’écrivain « ce n’est pas un métier, c’est une activité. »

L’idée de l’écriture-passion détachée du monde réel est apprise très tôt. Tous les auteurs et autrices qui rencontrent des classes ont répondu des dizaines de fois (toujours formulé de la même manière, à se demander si la question ne circule pas sous le manteau, transmise d’une génération à l’autre pour maintenir le statu quo) à « écrivain, c’est un métier ou une passion ? ».

La première fois, je n’ai pas su quoi répondre. Ensuite, la question a commencé à m’agacer et j’ai fini par voir dans la distinction « métier (argent, revendications sociales, stabilité)/passion » la racine du mal qui nous hante.
Pour commencer, elle présuppose que le seul métier qui mérite salaire est celui qu’on déteste faire.

Et mon vétérinaire, alors

Non, on ne mérite pas moins de vivre correctement parce qu’on fait ce qu’on a choisi. D’ailleurs, personne ne s’attend à ce que ce soit le cas lorsqu’on sort de la sphère de la création artistique. La jeune femme qui m’a pour la première fois dit que je vivais de ma « passion » est médecin. Je l’ai connue à onze ans et elle rêvait alors déjà de faire médecine. Elle vit effectivement de sa passion. Néanmoins, je suis prête à parier que pas une fois on ne lui a dit qu’elle devrait accepter d’être moins payée ou de donner des consultations gratuites pour cette raison.

Mon vétérinaire adore les chats. Ça ne l’empêche pas d’encaisser cinquante euros pour les vacciner et ça ne dérange personne.

Et si on suit cette logique, est-ce qu’il devrait y avoir une gradation des tarifs en fonction du plaisir que nous provoque notre activité ? Est-ce qu’un vétérinaire devrait se faire payer très cher pour traiter votre vieux chat qui pue et vous donner de l’argent pour la première consultation de votre adorable chaton ?

Frank Lindecke, CC BY ND 2.0

Bien sûr, ce serait ridicule. Personne n’oserait prôner ce genre de système. Sauf, quand ça concerne des auteurs. Là, l’argument « passion » justifie tout et beaucoup d’entre nous acceptent d’être mal payés pour travailler sur un projet « intéressant ».

Pourtant, les auteurs mangent aussi. Ils payent leur loyer et ont les mêmes obligations que le reste du monde. Par-dessus tout : les auteurs travaillent.

L’affirmation « tu as une passion donc tu peux bien crever de faim sans te plaindre » est fondée en grande partie sur l’idée très fausse qu’on se fait de notre quotidien. On invente des journées à la Richard Castle à des auteurs un peu enfants qui passeraient leur temps à s’amuser avant d’écrire quelques heures sur leur ordinateur ultra-perfectionné, un cocktail à la main. Des après-midi passés dans des cafés à Montmartre à griffonner sur un petit carnet, à la limite. Éventuellement de longues marches sur la plage à la recherche de l’inspiration.

La passion contre la rémunération

Le mythe a longtemps été entretenu, comme une sorte de compensation à notre misère financière : susciter l’envie pour cacher la tristesse de nos trente centimes par exemplaire. Mais ça n’est pas ma réalité ni celle d’aucun de mes amis auteurs et autrices professionnels. J’estime passer moins de cinquante pour cent de mon temps professionnel (c’est-à-dire de mon temps en général : je ne prends ni week-ends, ni jours fériés ni vacances, j’ai beaucoup trop de travail) à courir l’inspiration et en modestes envolées lyriques. [NdA : Ecrites chez moi devant un ordinateur, hein… le café c’est trop cher, ne parlons pas d’habiter près de Montmartre.] 

La vérité c’est qu’un auteur passe autant de temps que n’importe qui d’autre à faire des trucs chiants.

Mes journées consistent à faire des recherches pour mettre en place des projets ; à les vendre ; à suivre l’actualité littéraire pour anticiper les tendances et les manques ; à corriger, un pied dans lexilogos et l’autre dans des forums où on s’interroge sur les tirets et l’emploi du subjonctif ; à répondre à des mails (d’éditeurs, de libraires, de salons du livre, de lecteurs, de blogueurs, de services marketing, d’enseignants dont je vais rencontrer la classe…) ; à émettre des factures ; à relancer pour qu’on me les paye (une fois, deux fois, trois fois…) ; à expliquer le fonctionnement de l’URSSAF à des comptables perdus ; à chercher des horaires de billets de train pour aller en salons du livre ou en rencontres ; à m’ingénier à faire tout rentrer dans mes journées de 24 h (les livres à écrire pour dans six semaines, les corrections à faire pour avant-hier, les déplacements aux quatre coins de la francophonie pour aider la vente des livres…) [NdA : À noter que j’écris ce texte dans un train. Je ne suis pas rentrée chez moi depuis 15 jours, durant lesquels j’ai fait 7 destinations différentes.] ; à négocier des contrats ; à essayer de comprendre le marasme juridique et fiscal dans lequel notre belle profession est embourbée…

J’en oublie, c’est certain.

Auteur, c’est un vrai métier. Un vrai de vrai. Juré craché. Il y a les moments chouettes et les moments qui craignent comme dans toutes les professions. Les inquiétudes, les tâches rébarbatives, les délais trop courts, les moments de grâce, les rencontres fabuleuses, le bonheur d’être lu. Il n’est pas normal que nous passions autant de temps à nous battre pour qu’on nous accorde comme une faveur un pourcentage souvent très faible sur les ventes de nos ouvrages.

“J’adore mon métier. Mais parfois, il me fatigue”

Qu’il faille recommencer le combat sur chaque titre, inlassablement, pour être payé correctement. Je publie depuis onze ans. J’ai une quarantaine de romans et de BDs à mon actif. J’ai dû négocier le pourcentage de la majorité d’entre eux. J’ai parfois obtenu ce que je voulais. Souvent moins. Parfois, rien du tout (et je suis partie placer mon texte ailleurs, après avoir perdu des mois en discussions stériles).

J’adore mon métier. Mais parfois, il me fatigue. Nous avons besoin que nos rémunérations soient encadrées et qu’un minimum soit fixé. Un minimum juste que nous n’aurons pas besoin de négocier. Je pense que les relations entre auteurs et éditeurs ne s’en porteront que mieux. Nos interlocuteurs lors de ces interminables batailles financières sont rarement décisionnaires et beaucoup les détestent autant que nous.

Par ailleurs, réclamer 10 % de droits sur les ventes des livres pour le ou les auteurs n’a rien d’utopique : un certain nombre de maisons d’édition reconnues pratiquent déjà ce pourcentage et travaillent avec leurs auteurs dans une atmosphère de respect mutuel et d’appréciation.

Alors, ne serait-il pas temps de considérer l’auteur comme un véritable professionnel et de fixer une rémunération minimum légale pour son travail ?

9 Commentaires

 

Max

05/06/2019 à 12:46

On arrive à une époque ou si t'es artiste et que t'es incapable de vendre toi-même tes oeuvres, de faire ta pub, de gérer ton stock, tu dois accepter de recevoir bien moins que les intermédiaires simplement parce que tu peux bien créer tout ce que tu veux, si personne ne trouve acheteur ça vaut autant que du vent.

Max drogo

05/06/2019 à 15:14

Dans ce cas, le votre, vous etes rémunéré sur les ouvrages que vous publiez , si vous ne publiez rien ou ne vendez aucun ouvrage ? que faut-il rémunérer ? il y aurait donc un salaire versée simplement parceque vous etes "auteur" ? et qui paiera cette charge ? le contribuable , un éditeur ? ... Un médecin est payé sur une consultation, un acte bien defini (même la durée..:-( )

Amande

05/06/2019 à 16:16

Je crois qu'on n'a pas lu le même texte... Ce n'est pas un pamphlet pro revenu universel, ce qui est souligné ici c'est que celui qui créé le contenu d'un livre, ne puisse jamais obtenir un pourcentage juste sur la vente du produit de son travail alors même que justement c'est son métier. Si on transpose votre questionnement, on pourrait se demander pourquoi les ramasseur de légumes sont rémunérés sur un fixe alors que personne n'est sûr que ce qu'il a ramassé sera vendu et ne finira pas bêtement en gaspillage directement dans la poubelle... pourquoi la rémunération d'un travail s'il est créatif paraît-elle toujours si absurde? Pourquoi même la simple idée de réussir à gagner sa vie avec un métier créatif serait-il si improbable? Un créatif qui fait de belles choses, ce n'est jamais la chance d'avoir un don et du talent, c'est toujours beaucoup de travail et de ténacité derrière alors pourquoi ça mériterait moins que les autres métiers? Et quand un auteur comme Schuiten, monstre de talent largement reconnu annonce arrêter la BD justement parce qu'il n'est plus possible d'en vivre n'est-il pas légitime de s'interroger sur le fonctionnement du système? Quand tous les créatifs auront jeté l'éponge pour se résigner à crouter avec un "vrai métier", vous regretterez bien de vivre dans un monde aseptisé, sans rêve et sans couleur...

koinsky

06/06/2019 à 05:31

Picasso savait se vendre, sachons nous vendre. Picasso est devenu une marque, Musso aussi. Dans un système capitaliste (c'est-à dire mafieux, car ceux qui touchent le plus d'argent sont les intermédiaire = ceux qui ne créent ni ne produisent rien), un auteur c'est une marque. Cessons de pleurnicher sur notre sort. Si en tant qu'auteur je suis rare alors je suis cher, si je suis cher, alors je suis en position de force pour négocier mon contrat. Ça s'arrête là. Notre problème, à nous autres auteurs, c'est nous, c'est l'image que nous avons de nous-mêmes. Nous ne voulons pas nous regarder en face et nous déplorons l'image infantile qu'on nous renvoie de nous-même. Nous voulons être cocoonnés comme des gosses. Ben le monde de l'édition nous traite comme nous souhaitons "inconsciemment" qu'il nous traite, comme des gosses. Un paquet de bonbons et hop, circulez !

Flanelle

06/06/2019 à 16:03

Oué.
Ok pour ne pas se prendre pour des gamins et se vendre comme des "stars".
De 1, on aura jamais tous ce statut, si on agit comme ça, les portes vont se claquer "à ta gueule" pour bosser avec d'autres moins chers et aux chevilles moins grosses...
De 2, si t'es en plus une femme, bah faut pas rêver voir ton "salaire" augmenter...

koinsky

06/06/2019 à 20:21

Je crois pas ça. L'édition c'est comme le cinoche c'est une industrie qui veut vendre en masse. Donc : soit on joue le jeu, soit on a des miettes. Quelle est l'alternative ? J'en vois pas, sauf à changer de système. Amazon c'est bien gentil, mais c'est 100 fois plus élitiste que l'édition traditionnelle. La preuve c'est que les succès des auteurs d'Amazon (encore bien plus rares que les autres) finissent tôt ou tard dans l'escarcelle des maisons traditionnelles. Parce qu'on a pas le choix, elles tiennent les cordon de nos bourses. Alors moi je veux bien rêver à des lendemains qui chantent, mais non en fait j'ai pas envie d'en rêver. Je ne fais pas l'éloge du système, je le déplore comme beaucoup. Mais, sérieusement, comment s'en passer ? C'est le marketing, la diffusion et la distribution, les nerfs de la guerre. Comment allez-vous toucher des lecteurs si vous êtes invisibles ?

koinsky

06/06/2019 à 20:27

Des films comme Apocalypse Now ou American Beauty par exemple n'existeraient pas sans Hollywood. Gabriel Talent serait invisible sans son agent et Gallmeister, etc.

Azel

06/06/2019 à 14:02

De toutes les absurdités qu'on entend, ce pourcentage est bien l'une des pires. Sans l'auteur la maison ne vendrait pas son ouvrage et ne gagnerait pas d'argent, mais au lieu d'être reconnaissants aux auteurs de faire tourner leur affaire (car une maison d'éditions a BESOIN d'auteurs), ils préfèrent profiter de leur situation précaire pour donner le moins possible. Il ne s'agit de pas conneries sur un désir inconscient, il s'agit de profiter des autres, comme toujours à notre époque.
Alors à ceux qui disent que les auteurs ne font '' rien'' car ils ne s'occupent pas de la pub, de la publication etc, j'aimerais leur rappeler, car ils semblent avoir oublié, que sans un auteur il n'y a pas de livre. Il n'y a pas de maison d'édition, pas de fabricants de livres physiques, pas de librairies bien contentes de vendre à des lecteurs bien contents de lire.

A.

06/06/2019 à 14:27

Et donc, c'est quoi le secret pour devenir une "marque" ? C'est bien beau de cracher, mais encore faut-il proposer une solution. Savoir se vendre, ce n'est pas si évident. Un auteur inconnu qui publie son 1er roman est rare, suivant votre argumentation, puisqu'il n'a qu'un seul ouvrage en peu d'exemplaires sur un 1er tirage... mais dans la réalité un auteur inconnu n'intéresse personne. Si cet auteur ne veut pas accepter les 2%, tant pis, l'éditeur a plein d'autres manuscrits à étudier. Y a bien quelques pigeons dans le lot. Les ouvrages auto-édités sur Amazon sont rares aussi, en raison de leur mode de diffusion unique et précaire (qui peut être retiré à tout moment), mais ils sont aussi inconnus, et il n'y a juste à voir les pubs des auteurs qui circulent sur les réseaux sociaux pour comprendre que la vente est difficile. Pour ma part, je pense que les 10% ne sont même pas chers payés, la demande ici c'est juste d'avoir une répartition plus équitable entre les différents partenaires du livre, parce que sans les auteurs, tout le reste du système ne reçoit aucun pourcentage ! L'éditeur pourrait aussi avoir un minimum d’à-valoir à verser, ce qui l'engagerait un peu plus sérieusement. Puisqu'on ne peut effectivement rémunérer un auteur au temps de travail, autant lui acheter les droits d'exploitation de l'ouvrage terminé (ce qui reviendrait à un paiement à la tâche : un manuscrit = un montant en fonction de sa taille). En plus du pourcentage qui compte sur les ventes, et pas à déduire, pour changer...

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Malgré les menaces de la crise sanitaire, le retour des beaux jours ouvre des perspectives plus heureuses, avec une reprise d'activité. Certains libraires, notamment ceux proposant des livres d'occasion, se trouvent toutefois privés de participation aux marchés en extérieur. Une situation incompréhensible, portée à la connaissance de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, par Frédéric Mignon et Pascale Chassang, libraires à la Librairie Sans Nom, au Mans, dans une lettre ouverte publiée dans nos colonnes, en intégralité.

07/05/2021, 14:56

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Une loi sur les bibliothèques, “un marqueur fort et une opportunité”

Déposée au Sénat le 3 février dernier, la proposition de loi de Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine), relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique, a bien sûr attiré l'attention des professionnels du secteur. Trois associations professionnelles saluent cette proposition de loi dans un communiqué, reproduit intégralement ci-dessous.

07/05/2021, 11:29

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Institut du service public : les conservateurs généraux des bibliothèques volontaires

Dans la foulée de l'Association des directrices et directeurs des bibliothèques municipales et groupements intercommunaux des villes de France, l'Association française des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation plaide pour une intégration des conservateurs généraux des bibliothèques au sein du futur Institut du service public (ISP). Nous reproduisons le texte de l'association ci-dessous.

06/05/2021, 11:24

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“Oui, on le savait. Mais personne n’a rien dit, surtout par peur”

Le 21 avril dernier, un article de Médiapart dévoilait les nombreux témoignages de professionnelles. Chacune pointait, dans ses relations, le responsable éditorial des éditions Bragelonne, Stéphane Marsan. Après la vague de révélations viennent les interrogations, les inquiétudes, les attentes. Adrien Tomas, auteur de fantasy, avait vivement réagi, et accepte de nous confier son texte. Le voici publié dans son intégralité.

04/05/2021, 11:32

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#MeToo dans l'édition : “Je suis Jeanne”, une témoin se dévoile

« Je suis Jeanne, l’une des témoins cités sous pseudo par Médiapart dans son enquête du 21 avril 2021. M. Marsan a répondu à cet article en identifiant les témoins, les unes après les autres, dans un exercice d’intimidation qui doit figurer dans un chapitre du Nécronomicon. Dans l’un des derniers paragraphes et sous couvert d’éloges contrits, il rend mon identité publique en citant Albin Michel, ma maison d’édition. Déjà, tout le monde s’en fout, de mon identité, donc joke’s on you. » Par Marguerite Imbert.

01/05/2021, 12:50

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Haute fonction publique : les conservateurs des bibliothèques attentifs

Après la suppression de l'École nationale d'administration (ENA), Emmanuel Macron propose une réforme de la haute fonction publique, avec pour principale mesure la « fonctionnalisation » de l’Inspection générale des Finances (IGF), de l’Inspection générale de l’Administration (IGA) et de l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas). Les conservateurs et conservatrices des bibliothèques saisissent l'occasion pour demander une prise en considération de certaines revendications, portées par l'Association des directrices et directeurs des bibliothèques municipales et groupements intercommunaux des villes de France (ADBGV), dont nous reproduisons le texte ci-dessous.

29/04/2021, 16:20

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Harcèlement sexuel : soutien à "celles et ceux qui osent témoigner publiquement" 

Dans le contexte de l'enquête menée par Médiapart publiée le 21 avril dernier, où plusieurs autrices, auteurs et anciens salariés de la maison d'édition Bragelonne témoignent d'une attitude déplacée de Stéphane Marsan, directeur des éditions. Une pétition a été initiée sur le site de Chance.org par Lionel Evrard pour mettre fin à cette « omerta ». Nous reproduisons ici ses propos, dans leur intégralité. 

28/04/2021, 17:40

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Archives : le déménagement qui interroge

Le ministère de la Culture a récemment annoncé le dépôt des archives municipales de Troyes et des archives de Troyes Champagne Métropole aux Archives départementales de l’Aube, dans le cadre des dispositions prévues par le Code du patrimoine. Cette situation, inédite à cette échelle, soulève des questions sur la responsabilité et l’investissement des collectivités envers leur patrimoine archivistique, ainsi que le détaille l'Association des archivistes français dans une tribune, ici reproduite en intégralité.

23/04/2021, 09:21

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“Face à la détresse scolaire des étudiants, faire de l’enseignement supérieur une priorité”

Devant l'ampleur de la crise sanitaire, le groupe des éditeurs universitaires du Syndicat national de l'édition lance un appel, voire un cri d'alerte. Leur message est ici reproduit dans son intégralité. 

19/04/2021, 09:33

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Égypte : un chercheur détenu pour son travail sur les droits des femmes

74 organisations non gouvernementales internationales cosignent une tribune pour exiger la libération de l'étudiant et chercheur égyptien Ahmed Samir Santawy. Le 1er février dernier, il a été interpelé alors qu'il rendait visite à sa famille en Égypte, et reste aujourd'hui en détention provisoire, pour des motifs non expliqués. Nous reproduisons ci-dessous le texte des ONG, en intégralité.

16/04/2021, 16:57

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Québec : le devenir des écrivains au coeur des préoccupations

L’Union des écrivaines et écrivains québécois fait état de la publication de deux sondages convergents. Le premier, auprès de la population du Québec, le second auprès des écrivains, mais tous deux font état d’une prise de conscience et d’un réel soutien aux artistes. Nous reproduisons ici leur tribune, dans son intégralité. 

16/04/2021, 13:29

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Les bibliothèques universitaires demandent “une offre riche et diversifiée” d'ebooks

Les bibliothèques françaises des établissements de l’Enseignement Supérieur et des écoles de management, soutenues par le consortium Couperin, qui négocie les accès aux œuvres au format numérique, demandent dans une tribune un accès plus large et économiquement viable aux catalogues numériques des éditeurs. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, leur texte.

15/04/2021, 16:58

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Roselyne Bachelot et l'Observatoire des métiers : “Un problème de méthode”

ActuaLitté reproduit ici une lettre ouverte de l’intersyndicale signée par 20 organisations professionnelles d’artistes-auteurs. Datée du 8 avril, elle concerne l’une des rares promesses de la ministre Roselyne Bachelot sur un Observatoire des métiers. Une annonce qui semble déjà fortement compromise compte tenu de la méthodologie du ministère, analysent-elles.

08/04/2021, 10:19

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“Le poids parfaitement illégitime de la commandite” d'Arnaud Lagardère

En tant qu’actionnaires minoritaires des Éditions Calmann-Lévy aux côtés de Hachette Livre, Éliane et Christopher Calmann-Lévy ont pris acte du départ d’Arnaud Nourry qui présidait aux destinées de Hachette Livre depuis 18 années. Dans un message communiqué à ActuaLitté, ils évoquent cette rupture, pour l’ex-PDG passé de « l’homme fort » au « maillon faible ».

03/04/2021, 17:24

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Ouverture des bibliothèques : “Aucune solution unique ne saurait être imposée”

Après les annonces présidentielles de ce mercredi 31 mars, les mêmes questions reviennent, du côté des professionnels des bibliothèques. Encore une fois, les associations interprofessionnelles apporteront des réponses, mais l'Association des Bibliothécaires de France (ABF) tient à avertir les autorités de la situation et des difficultés actuelles. Nous reproduisons ci-dessous le message de l'organisation.

02/04/2021, 14:47

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Traduire Conceição Evaristo, la Toni Morrison brésilienne

PORTRAIT – Première invitée du festival VoVf, traduire le monde, la traductrice Izabella Borges est venue présenter le recueil de nouvelles Ses Yeux d’eau (Ed. des femmes) et évoquer son autrice, immensément populaire au Brésil, Conceição Evaristo.

27/09/2021, 15:07

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“Il manque de toute évidence au sein du Goncourt une grande figure morale”

Voilà une semaine que l’histoire se ressasse à l’envi : comment les jurés du prix Goncourt, comment l’Académie tout entière, a pu se faire prendre de la sorte ? Un roman retenu, écrit par le compagnon d’une des membres du jury… et personne pour trouver ce lien étrange. Seule colère du président, quand ladite jurée se fend d’une chronique dans Le Monde, pour sabrer un autre livre retenu dans la liste 2021 ?  

27/09/2021, 12:02

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Crise à l'Academie : du prix Goncourt au prix d’amis ?

Tout cela ne manque pas de piquant, il faut le croire... Récuser un membre du jury, quand c’est une femme ? La chose passerait mal – le Goncourt n’en compte que trois, sur ses dix membres. Se récuser, quand on a possiblement franchi la ligne rouge ? Les statuts de l’Académie, modifiés en 2008, n’en font pas expressément état. Pour autant, les dernières révélations de France Inter sur un possible conflit d'intérêt interrogent le lecteur. La Littérature, certes, mais à tout prix ?

23/09/2021, 07:29

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“Un libraire doit-il vendre le livre d’Eric Zemmour ?”

Voilà une semaine maintenant que La France n’a pas dit son dernier mot est disponible dans les différents points de vente et en ligne. Un succès revendiqué par l’auteur du Destin français, dont la mise en place dépassait les 150.000 exemplaires. Avec un cas de conscience qui se pose chez les libraires : vendre ou ne pas vendre Éric Zemmour. Marc Georges, qui dirige La Demeure du livre, à La Perrière (Orne), intervient dans nos colonnes avec quelques réflexions à partager.

20/09/2021, 09:04

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Babel, Sisyphe et Tantale dans un bateau : mettre le Horla à la rentrée littéraire

Outre le raccourcissement désormais flagrant des journées, les aléas météorologiques qui contraignent à troquer bermudas et t-shirts pour jeans et chemises, tout va bien madame la Marquise. Alors d’où me vient cette langueur que Verlaine n’aurait pas boudée ? Une anémie qui ne doit rien à mes globules rouges, merci pour eux, et pourtant sévit, jour après jour… La réponse était dans l’énoncé. Ou plutôt, sur le bureau d’en face…

18/09/2021, 13:01

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Raphaël Glucksmann : “La politique souffre d’abord d’une absence de littérature”

ÉVÉNEMENT – Au fil des éditions, les Bibliothèques idéales de Strasbourg voient de plus en plus grand. Cette année, malgré les complications épidémiques, « les Livres ont pris le pouvoir », bel et bien : 200 écrivains, intellectuels, acteurs et musiciens ont investi la capitale alsacienne pendant 10 jours pour faire de ces rencontres un rendez-vous incontournable de la vie culturelle d’abord strasbourgeoise, ensuite alsacienne, bientôt française. Retour d’expérience. 

15/09/2021, 17:33

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Pourquoi le journaliste littéraire redouterait l'internaute critique ? 

Auteur Gallimard, juré Prix Goncourt, auteur d'une étude sur les traducteurs pour le CNL, journaliste, bloggueur et despote éclairé de la République des livres : Pierre Assouline est multi-casquette, solidement implanté dans l'industrie. Dans La revue des médias, il dénigre avec ardeur les réseaux de lecteurs, des « plateformes [qui] sont des sites marchands ». Et finalement, déplore une médiocrité propre à l'époque. Pierre Fremaux, cofondateur de Babelio, apporte les nuances impératives.

15/09/2021, 07:42

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La Peste d'après Albert Camus inaugure Kazoku, label manga chez Michel Lafon

En 2016, Ki&Hi devint le premier manga des éditions Michel Lafon : 6 tomes et un agenda plus tard, le succès dépasse 1,03 million d’exemplaires (donnée Edistat) sur cinq années. 2021 amorce alors une nouvelle voie : Kazoku, le label manga de la maison. Et pour l’inaugurer, c’est le roman d’Albert Camus, La Peste, adapté par Ryota Kurumado. Une aventure éditoriale peu banale, dont les deux premiers tomes sortiront d’ici 10 jours.

14/09/2021, 11:33

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Dicker, Zemmour et Sattouf : comment l'indépendance des auteurs effraie l'édition

Dicker, Zemmour, Sattouf : trois noms significatifs dans l’édition puisqu’ils pèsent à eux seuls plusieurs millions d'euros de chiffre d’affaires. Ils ont tous opté pour un changement de paradigme, mais réellement en rupture avec l’industrie du livre jusqu’à lors connue ? Pour point commun, un outil de diffusion et distribution qui leur ouvrira les portes des libraires, grandes surfaces culturelles et autres enseignes… Bref, les points de vente du livre. Un schéma disruptif, supposément, qui provoque des sueurs froides dans l’ensemble du milieu. Panique à Saint-Germain ?

10/09/2021, 11:52

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Patrick Imbert (Le Sommet des Dieux) : “Chez Taniguchi, je sens toujours une tonalité humaine”

En salles le 22 septembre prochain, Le Sommet des Dieux adapte le récit homonyme de Jirō Taniguchi, en 5 tomes (parus aux éditions Kana dans une traduction de Sylvain Chollet). L'histoire d'une passion vertigineuse pour l'alpinisme, où chaque sommet vaincu n'est qu'un seuil devant le prochain... Entretien avec Patrick Imbert, le réalisateur du long-métrage.

08/09/2021, 16:21

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Seghers : une rentrée à la recherche du lien entre tradition et modernité

La réorganisation des maisons décidée en octobre 2020 aura conduit Antoine Caro à la tête de Seghers. Une première rentrée littéraire, donc, qui amorce les trois axes de développement — tout en renouant avec l’histoire même de la maison. Poésie, beaux livres, littérature, la transition s’inscrit dans la tradition, celle d’une époque où Pierre Seghers conjuguait les genres et les talents. 

07/09/2021, 11:01

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Issues de la collection de Stefan Zweig, deux partitions inédites de Schumann retrouvées

Il est des vieux papiers que l’on exhume, avec une odeur d’antan, mais dont on ne soupçonne pas que leur histoire nous emportera loin, bien loin. Au sein de la Fondation Martin Bodmer (Cologny, canton de Genève), quatre pièces inédites ont été retrouvées. Muriel Brandt, chargée de mission pour la mise en valeur des partitions autographes en aurait dansé au son des lieder de Robert Schumann, ainsi que deux autres pièces, de Georges Bizet et Charles Gounod. 

03/09/2021, 13:17

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Masque sous le nez, Plume dans le postérieur : Saint-Germain des Près a encore frappé

Depuis 1955 que l’émission littéraire hebdomadaire critique les univers culturels — cinéma, théâtre ou livres — on pourrait s’attendre à un minimum de connaissances économiques sur ces secteurs. Pourtant, Le Masque et la plume, que Jérôme Garcin présente depuis plus de 30 ans, démontre que le germanopratisme a de beaux jours devant lui. Comprendre : quand les chroniqueurs s’en prennent sévèrement à Virginie Grimaldi, on touche le fond du fond radiophonique. 

01/09/2021, 12:50

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Vente d'épreuves non corrigées : collectionneur illuminé ou attrape-nigaud ?

Le marché du livre d’occasion fait pousser des soupirs désabusés aux organisations d’auteurs depuis bien longtemps. C’est pourtant en toute légalité que l’acheteur de livre papier peut revendre on exemplaire. Il existerait en revanche un autre marché, navigant dans une zone grise nettement plus contestable, installé sur le net français : celui des épreuves non corrigées. Des textes et des ouvrages non-commercialisables, mais qui servent aux éditeurs à faire connaître leurs publications très en amont…

31/08/2021, 13:04

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Eric Zemmour : “Comment je suis devenu auteur-éditeur”

ENTRETIEN EXCLUSIF – La France n'a pas dit son dernier mot sera le prochain livre d'Éric Zemmour. Une aventure éditoriale qui commence avec une rupture à l’initiative de son ancien éditeur, Albin Michel. Sans maison pour son prochain livre, le polémiste a choisi de monter sa propre société d’édition — Rubempré. Et de confier à Interforum la distribution de ses livres sur le territoire, et dans la francophonie. Il revient avec nous sur cette démarche, plutôt inédite pour un auteur de best-sellers.

25/08/2021, 17:32

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Crise du papier en France : pourra-t-on imprimer le prix Goncourt ?

En 2019, l’industrie papetière représentait 5,4 milliards €, incluant papiers et cartons, selon Copacel, organisation patronale. En somme, un douzième de ce que pèse la filière forêt-bois, matière première essentielle. Or, depuis fin 2019, plusieurs facteurs distincts provoquent une pénurie de papier. Et si les usages graphiques — incluant la production de livres — ne représentaient que 1,6 million de tonnes sur les 7,3 millions globales, la situation va en s’aggravant depuis la pandémie. 

 

24/08/2021, 14:47

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 7. XXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette septième partie est consacrée aux traducteurs du XXe siècle, qui prônent une traduction non littérale pour les œuvres de fiction et qui créent une nouvelle discipline dénommée traductologie. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

20/08/2021, 10:03

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 6. XIXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette sixième partie est consacrée aux traducteurs du XIXe siècle, qui affinent leurs méthodes et tentent de nouvelles approches dans leur art. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

19/08/2021, 10:24

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 5. XVIIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette cinquième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIIe siècle, qui prennent pour habitude de traduire d’une langue étrangère vers leur langue maternelle, et non le contraire. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

18/08/2021, 11:07

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 4. XVIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette quatrième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIe siècle, dont les traductions tentent d’être plus fidèles et transparentes que celles de leurs collègues des siècles passés. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

17/08/2021, 10:36

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 3. XVIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette troisième partie est consacrée aux traducteurs du XVIe siècle, qui traduisent les auteurs classiques et la Bible dans des langues modernes (anglais, allemand, français, etc.). Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

16/08/2021, 10:46

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 2. Moyen Âge

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette deuxième partie est consacrée aux traducteurs du Moyen Âge, qui favorisent le développement des langues et cultures vernaculaires. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

14/08/2021, 10:48

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 1. Antiquité

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette première partie est consacrée aux traducteurs de l’Antiquité et à leur rôle de passerelle entre plusieurs langues, cultures et civilisations. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

13/08/2021, 13:35

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“Connaître et comprendre : les traducteurs ont toujours eu ce rôle d’explorateurs”

Docteure en littérature française et comparée, Lise Chapuis s’est un beau jour passionnée pour l’italien. Au point de faire métier de traduction. Elle dirige également la collection Selva selvaggia, des éditions L’Arbre vengeur, où, là aussi, elle offre aux lecteurs français de découvrir de nombreuses oeuvres du Bel paese – classiques et contemporaines. Entretien, tout en nuances.

11/08/2021, 10:46

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Finalement, Éric Zemmour a trouvé presque mieux qu'un éditeur

Secret de polichinelle, peut-être, mais bien conservé tout de même. Et surtout coup de maître, quand on pense aux ramifications, de la part d’Editis. Eric Zemmour, auteur esseulé, qu’Albin Michel avait dégagé de son catalogue de rentrée, n’avait d’autres options que l’autopublication pour maintenir la sortie de son livre. Il a donc ajouté une société d’édition aux cordes de sa propre entreprise, Rubempré. Et tant qu'à faire, autant se trouver une structure de diffusion, pour assurer la présence dans les points de vente, non ?

09/08/2021, 11:20

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BD 20-21 : “La bande dessinée vit une crise de croissance particulièrement aiguë”

L'année de la bande dessinée, imaginée pour l'année 2020 et finalement étendue sur une partie de 2021 en raison de la crise sanitaire, s'est terminée en juin dernier. Voulue par le ministère de la Culture, organisée par le Centre national du livre et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, l'opération s'organisait parallèlement à la remise du rapport Racine, très attendue par les auteurs et autrices. Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité de la BD, estime que l'année de la BD a permis de mettre en avant la situation des créateurs et de lancer le processus de réformes.

05/08/2021, 17:16

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Alessio Forgione : un dialecte napolitain qui “s’étend bien au-delà des mots”

Le dernier livre d’Alessio Forgione, Napoli mon amour, est paru en début d’année chez Denoël. Traduit par Lise Caillat, ce roman parcourt une ville où désespoir et solitude s’entremêlent, pour Amoresano. Jusqu’à l’arrivée de Nina. Et soudainement, les rues napolitaines n’ont plus la même saveur. Entretien avec la traductrice.

05/08/2021, 11:54

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Bob Morane, ou l'ombre jaune de Roselyne Bachelot

Une nouvelle fois, le cabinet de la ministre fait grincer des dents. Ou bien faut-il considérer que l’année de la BD étant close, tout ce qui touche au 9e art se relaie à l’arrière-plan ? Henri Vernes ne méritait pas même un tweet, service de communication ministérielle a minima ? Non, manifestement non. Parce qu’en effet, Bob Morane n’a pas vraiment l’ampleur ni la présence justifiant que l’on se fende d’un hommage, même concis. Et puis, ce sont les vacances, pas question de faire du zèle ?

28/07/2021, 12:27

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“Je voudrais que l’oral fasse suer l’écrit”, Gilles Defacque

Voilà maintenant un mois que le ministère de la Culture a annoncé le départ de Gilles Defacque de la direction du Prato, pôle national du cirque de Lille. Remplacé par Célia Deliau, directrice du Cirque Jules Verne, pôle national du cirque d’Amiens, depuis 2016, c’est une page qui se tourne. Départ dans cette bibliothèque peu commune, celle du metteur en scène, clown, poète, Gilles Defacque.

26/07/2021, 12:18

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Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

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Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

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Brewster Kahle, archiviste ultra

PORTRAIT – Bientôt au cœur d'un tonitruant procès intenté par quatre grands groupes d'édition américains, la plateforme Internet Archive célèbre, en 2021, ses 25 ans. Depuis 1996, elle abrite des sauvegardes du web mondial, mais aussi des exemplaires numériques de films, enregistrements audio, jeux vidéo, journaux ou encore livres. Portrait du bâtisseur de cette bibliothèque d'Alexandrie, Brewster Kahle.

14/07/2021, 14:53

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La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07

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Philipp Weiss : “Nous n’avons pas de langue pour décrire le temps présent”

Pour la rentrée littéraire, certains se satisfont d’un roman. Avec Le grand rire des hommes assis au bord du monde, dans une traduction de l'allemand par Olivier Mannoni, Philipp Weiss s'aventure dans une oeuvre totale : cinq livres, dont un manga, à travers les 1200 pages d'une épopée rare. Rencontre avec cet auteur à l'oeuvre hors norme. 

05/07/2021, 10:38

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Le livre numérique, 50 ans d'existence et de lectures

Il fut le compagnon des lecteurs, au cours de cette année pandémique 2020, certains en ont découvert les vertus, par l’offre gratuite et libre de droit, d’autres le coût avec des titres plus récents. Mais le livre numérique, ou ebook, n’est pas ce jeune premier que la presse présente depuis quelques années. Voilà désormais 50 ans que ce format se construit, évolue, à travers les progrès technologiques et les investissements d’entreprises. Bon anniversaire, petit cinquantenaire.

03/07/2021, 11:35

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Des éditions collector de mangas victimes de la spéculation

Depuis le début de l'année 2021, le manga bat tous les records de vente dans les librairies françaises. Pour entretenir l'engouement et s'assurer la fidélité d'un public qui pourrait se contenter de versions numériques, voire de scans illégaux, les éditeurs n'hésitent pas à publier des versions collector, en quantité limitée. Maisons d'édition et libraires ne peuvent toutefois que constater le développement d'un marché parallèle, où la revente se fait au prix d'une intense spéculation.

02/07/2021, 13:23