La Factorie – Maison de Poésie de Normandie a dévoilé la sélection 2026 du Prix CoPo des Lycéens. Sept ouvrages de poésie contemporaine seront lus et débattus par plusieurs centaines d’élèves avant un vote final attendu en avril.
Le Prix CoPo des Lycéens entre dans sa phase active avec l’annonce de ses titres en compétition. Sept recueils ont été retenus cette année par le comité poétique chargé d’examiner les publications récentes.
L’odeur du graillon de Rémi Letourneur (Cheyne)
Tout un peuple de Patrice Luchet (L'Ire des marges)
Mourir est beau de Stéphane Martelly (ed. du Noroît)
Cantique du lac d’Anna Milani (Cheyne)
Marelle de Julia Peker (Atelier Contemporain)
Demain de Florentine Rey (Gros Texte)
Veules-les-Roses de Gabrielle Schaff (MF)
Ces textes vont circuler dans les classes participantes dans les semaines à venir.
Les élèves ne se limitent pas à une lecture individuelle. Les recueils sont discutés collectivement, comparés, parfois contestés. Chaque classe construit progressivement une position, en s’appuyant sur les textes.
Le dispositif prévoit ensuite une rencontre entre les groupes engagés dans le prix. Les élèves y défendent leur choix, dans un format proche d’une délibération. L’issue de ces échanges repose sur un vote.
Ce fonctionnement donne une place directe aux lycéens dans le processus. Leur lecture et leur capacité à argumenter orientent le résultat final.
Longtemps centré sur la Normandie, le Prix CoPo des Lycéens s’appuie désormais sur des relais dans d’autres régions. Des classes des Hauts-de-France et du Grand Est participent aujourd’hui au dispositif.
Le calendrier suit le rythme de l’année scolaire : après l’annonce de la sélection, les lectures s’étalent sur l’hiver. Le lauréat sera connu au printemps, notamment lors du Marché de la Poésie à Paris.
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L’auteur ou l’autrice distingué reçoit une bourse de 1000 € et une résidence d’écriture à la Factorie. Des rencontres avec les élèves sont également prévues.
Les rencontres font partie intégrante du prix. Elles permettent de prolonger les lectures et de confronter les interprétations des élèves à celles des auteurs.
Eva Marzi, lauréate 2025 avec Hippocampe, évoque ce lien avec le public scolaire : « La reconnaissance des lycéen.ne.s touche avec une intensité particulière, parce qu'elle vient d'un regard libre, curieux et exigeant […] ».
Pour les enseignants, ce travail s’inscrit dans les apprentissages liés à la lecture et à l’expression. « Lire et rendre compte de sa lecture exige des compétences en expression […] mais aussi un sens de l'argumentation pour défendre un point de vue », souligne Karine Houchard-Poirrier, enseignante au Lycée André Malraux.
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Crédits illustration : Prix CoPo des Lycéens
Par Dépêche
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