Le jury du Grand Prix de l’Imaginaire a dévoilé, lundi 30 mars, la liste des finalistes des œuvres parues en 2025. Cette sélection, répartie en plusieurs catégories, précède l’annonce des lauréats prévue le 18 mai, avant une remise des prix organisée à Montpellier lors de la Comédie du Livre.
La sélection 2026 du Grand Prix de l’Imaginaire distingue plusieurs ouvrages dans la catégorie du roman francophone. Cinq titres sont retenus : Festin de larmes de Morgane Caussarieu et Vincent Tassy (ActuSF), Aatea d’Anouck Faure (Argyll), Tovaangar de Céline Minard (Rivages), Sintonia d’Audrey Pleynet (Le Bélial’) et Une vie de saint de Christophe Siébert (Au diable Vauvert).
Dans la catégorie du roman étranger, six œuvres figurent parmi les finalistes. Sont sélectionnés Le Chant des noms de Jedediah Berry (Hachette Heroes, trad. Jonathan Baillehache, illustré par Jennifer Hanover), Sur toutes les vagues de la mer de Guy Gavriel Kay (L’Atalante, trad. Mikaël Cabon), Les Sœurs de la Muée de Larissa Lai (Le Quartanier, trad. Sylvie Bérard et Suzanne Grenier), Le Livre des passages d’Alex Landragin (Le Cherche-Midi, trad. Caroline Nicolas), Le Cœur des Nagas de Young-Do Lee (Hachette Heroes, trad. Marion Gilbert) et La Reine sirène de Nghi Vo (L’Atalante, trad. Mikaël Cabon).
Les formats courts sont répartis en deux catégories distinctes. Pour la production francophone, le jury a retenu Épicènes de Thierry Crouzet (À la flamme), Fiancées du silence de Sabrina Calvo (La Volte), Les Noueurs de Chloé Chevalier (ActuSF), L'Âge des tempêtes de Thomas Day (Le Bélial’) et La Femme inachevée de Claude Ecken (Le Bélial’).
La sélection étrangère comprend quatre œuvres : Un lieu ensoleillé pour personnes sombres de Mariana Enriquez (Le Sous-Sol, trad. Anne Plantagenet), La Migration annuelle des nuages et Ce qui se dit par la montagne de Premee Mohamed (L’Atalante, trad. Marie Surgers), La Vie secrète des robots de Suzanne Palmer (Le Bélial’, trad. Pierre-Paul Durastanti) et Hard Mary de Sofia Samatar (Argyll, trad. Patrick Dechesne).
Quatre romans jeunesse francophones figurent également dans la liste : Les Âmes de l'ouest d’Elie S. Green (Gulf Stream), L'énigme de Camford d’Ariel Holzl (Slalom), Station Symbiose de Noëmie Lemos (Critic) et L'Institut du nouveau lendemain de Chloé Vollmer-Lo (Nathan). La sélection étrangère est composée du Miroir sombre de Samantha Shannon (De Saxus) et de Le Voleur et La reine d'Attolie de Megan Whalen Turner (Monsieur Toussaint Louverture).
Le prix Jacques Chambon, consacré à la traduction, distingue Sylvie Bérard et Suzanne Grenier pour Les Sœurs de la Muée de Larissa Lai, Patrick Couton pour Petit, Grand ou Le parlement des fées de John Crowley, Thibaud Eliroff pour House of windows de John Langan et Caroline Nicolas pour Le Livre des passages d’Alex Landragin.
Le prix Wojtek Siudmak, dédié au graphisme, retient notamment Yvan Belikov pour la série The Bone Season, Nicolas Caminade pour les couvertures des œuvres de Tolkien chez Pocket, Morgane Caussarieu pour Festin de larmes, Thibault Daumain pour Petit, Grand ou Le parlement des fées et Anouck Faure pour Hard Mary.
Deux ouvrages sont en lice dans la catégorie essai : Petites histoires de la science-fiction française d’Alain Grousset (ActuSF) et L'Encyclopédie H.P. Lovecraft de S.T. Joshi et David E. Schultz (Bragelonne).
Le prix spécial distingue Demain commence hier de George W. Barlow (Flatland) ainsi que Derrière le grillage 1 de Guillaume Chamanadjian, Sébastien Juillard et luvan (Scylla).
L’annonce des lauréats interviendra le 18 mai, avant une remise officielle organisée dans le cadre de la Comédie du Livre à Montpellier.
L’édition 2025 du Grand Prix de l’Imaginaire a distingué L’Ost céleste d’Olivier Paquet (L’Atalante) dans la catégorie du roman francophone, et La Maison des soleils d’Alastair Reynolds (Le Bélial’, traduction de Pierre-Paul Durastanti) pour le roman étranger.
Dans les formats courts, le jury a récompensé Les Essaims de Chloé Chevalier (Robert Laffont) pour la production francophone, ainsi que Mieux vivre grâce aux algorithmes de Naomi Kritzer (Galaxies) pour la catégorie étrangère.
La littérature jeunesse francophone a distingué De délicieux enfants de Flore Vesco (L’École des loisirs). Le prix Jacques Chambon de la traduction a été remis à Mikaël Cabon pour Les Beaux et les Élus de Nghi Vo.
Le prix Wojtek Siudmak du graphisme est revenu à Kévin Deneufchatel pour Les Nefs de Pangée et l’identité graphique du label Mu chez Mnémos. Enfin, Scientifiction. La physique de l’impossible de Roland Lehoucq (Le Bélial’) a été récompensé dans la catégorie essai, et les éditions Au Diable Vauvert ont reçu le prix spécial pour leur travail autour de l’œuvre d’Octavia E. Butler.
Le jury du Grand Prix de l’Imaginaire réunit plusieurs figures reconnues du genre. Il est composé de Joëlle Wintrebert, membre depuis 2001 et présidente depuis 2014 ; d’Olivier Legendre, membre depuis 2014 et vice-président depuis 2024 ; de Jean-Claude Dunyach, présent depuis 2003 et trésorier depuis 2004 ; de Sylvie Le Jemtel, membre depuis 2019 et secrétaire depuis 2023 ; ainsi que de Sylvie Allouche (depuis 2015), Audrey Burki (depuis 2019), Lloyd Chéry (depuis 2020), Catherine Dufour (depuis 2023), Benjamin Spohr (depuis 2023) et Nicolas Winter (depuis 2022).
Créé à l’origine au printemps, dans le cadre des conventions nationales de science-fiction, le Grand Prix de l’Imaginaire était alors attribué par un jury de spécialistes du genre. Au fil du temps, il s’est progressivement détaché de ces manifestations pour s’élargir, tant dans ses formats que dans ses catégories. La distinction a notamment intégré la littérature jeunesse, les essais, puis les œuvres étrangères et la traduction en 1992, marquant le passage du Grand Prix de la Science-Fiction Française au Grand Prix de l’Imaginaire. Par la suite, d’autres récompenses sont venues compléter le palmarès, comme le prix dédié au graphisme.
Concernant son ancrage géographique, le prix a connu plusieurs étapes. Il a d’abord été remis au Futuroscope, puis aux Utopiales de Nantes, avant de s’installer pendant treize ans à Saint-Malo, dans le cadre du festival Étonnants Voyageurs. Depuis 2024, année de son cinquantenaire, il a rejoint Montpellier, où il est désormais accueilli par la Comédie du Livre – dix jours en mai, un événement littéraire majeur qui rassemble chaque année des centaines d’auteurs et attire des dizaines de milliers de visiteurs.
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Crédits illustration : Grand Prix de l’Imaginaire 2026
Par Dépêche
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