L’autrice Nathacha Appanah a remporté le prix littéraire Gisèle Halimi 2025 pour son roman La nuit au cœur (Gallimard). La récompense, qui distingue une œuvre de fiction engagée autour des combats pour la liberté et l’égalité, lui a été remis le 16 mars 2026 à Paris. Le jury, composé de personnalités du monde juridique, littéraire et artistique, a fait un choix unanime.
Le 17/03/2026 à 11:09 par Dépêche
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17/03/2026 à 11:09
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La remise du prix s’est tenue le 16 mars 2026 à Paris, lors d’une cérémonie organisée par l’Association du Prix littéraire Gisèle Halimi. L’événement a rassemblé les membres du jury, des personnalités publiques et des acteurs du monde culturel autour de la présentation de l’ouvrage lauréat.
Créé en 2023, ce prix distingue chaque année une œuvre publiée en langue française entre le 1er janvier et le 1er octobre. Il est doté de 3000 € et s’inscrit dans une démarche visant à mettre en lumière des textes évoquant le courage et les combats des femmes.
Le prix porte le nom de Gisèle Halimi, avocate, écrivaine et figure majeure des luttes féministes. Son engagement en faveur des droits des femmes, notamment à travers des procès emblématiques, a contribué à faire évoluer la législation et les mentalités.
La création de cette distinction entend prolonger cet héritage en valorisant des œuvres contemporaines qui interrogent les rapports d’inégalité et les dynamiques d’émancipation.
Depuis sa première édition, le prix a récompensé Cécile Tlili en 2023 pour Un simple dîner et Abnousse Shalmani en 2024 pour J’ai péché, péché dans le plaisir.
Le jury est présidé par l’avocate Samia Maktouf. Il réunit des personnalités du monde juridique, artistique et littéraire.
L'ensemble du jury est composé de : Ariane Ascaride (actrice, comédienne), Razika Adnani (écrivaine, philosophe), Dominique Attias (avocate, spécialiste du droit des personnes, du droit des mineurs et des violences contre les femmes, ancienne vice-bâtonnière), Christian Charrière-Bournazel (avocat à la cour, ancien bâtonnier de l’Ordre, ancien président du Conseil national des barreaux), Élie Chouraqui (cinéaste), Annick Cojean (journaliste au Monde), Julie Couturier (présidente du Conseil national des barreaux), Nadia Hai (ambassadrice déléguée interministérielle à la Méditerranée),
Margot Gallimard (directrice de la collection « L’Imaginaire »), Jeanne Grange (directrice littéraire chez Calmann-Lévy), Aurélie Julia (directrice de La Revue des Deux Mondes), Bariza Khiari (ancienne vice-présidente du Sénat), Jean-Yves Le Borgne (avocat, ancien vice-bâtonnier), Nadia Marouani (fondatrice de l’émission SKILL.S et chroniqueuse au magazine Elle), Estelle Meyer (comédienne, autrice et chanteuse), Christophe Rioux (universitaire, écrivain, journaliste à Lire – Magazine littéraire) et Abnousse Shalmani (écrivaine).
La cérémonie s’est ouverte par un extrait de la pièce La parole est à vous – Le procès de Bobigny, en référence à l’un des combats marquants de Gisèle Halimi.
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Plusieurs interventions ont suivi, notamment celles de Gabriel Attal, ancien Premier ministre, de la présidente du prix Samia Maktouf et de Nadia Hai, ambassadrice déléguée interministérielle à la Méditerranée.
La remise du prix a été effectuée par le bâtonnier de l’Ordre des avocats de Paris, Louis Degos, aux côtés de Maud Halimi, petite fille de Gisèle Halimi. La lauréate a ensuite pris la parole avant une performance artistique et un moment d’échange entre les invités.
Retrouver la liste des prix littéraires français et francophones
Crédits photo : F. Mantovani © Éditions Gallimard
Par Dépêche
Contact : depeche@actualitte.com
Paru le 21/08/2025
288 pages
Editions Gallimard
21,00 €
1 Commentaire
Félix
18/03/2026 à 11:50
En vacance à Maurice actuellement, heureux de saluer la consécration d'une compatriote.
Mais, l'intérêt est ailleurs.
Or,comme vous l'affirmez, ce prix vise à couronner des oeuvres faisant ressortir notamment "les rapports d'inégalités et les dynamiques d'émancipation".
Surtout dans des sociétés dites patriarcales, comme l'Inde et les pays arabes qui regorgent de cas de féminicides, la plupart du temps laissés enfouis, n'était-ce la perspicacité de journalistes d'investigation courageux.
Bravo donc d'en parler!