Le 6ᵉ prix du polar de la Gendarmerie a été attribué lundi 16 mars 2026 à Paris à Alexandre Robert pour son roman Ceux d’en bas, publié aux éditions Plon. Enseignant-chercheur au Muséum national d’histoire naturelle, l’auteur signe avec ce livre son premier roman.
Le 16/03/2026 à 18:06 par Hocine Bouhadjera
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16/03/2026 à 18:06
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La distinction lui a été remise par le général d’armée Hubert Bonneau, directeur général de la Gendarmerie nationale, lors d’une cérémonie organisée au Quartier des Célestins, siège historique de l’institution à Paris.
Créé en 2020 à l’initiative de la Gendarmerie nationale et des éditions Plon, ce prix littéraire récompense chaque année un manuscrit inédit mettant en scène l’univers de la gendarmerie. Il distingue un roman de fiction — qu’il soit littéraire, historique ou policier — dans lequel les gendarmes ou leur métier occupent une place centrale dans l’intrigue.
Avec Ceux d’en bas, Alexandre Robert propose une intrigue située dans un village de montagne isolé. Le récit suit l’alliance improbable entre deux gendarmes et deux enfants qui tentent d’élucider un meurtre mystérieux.
Publié directement en édition poche, le roman mêle enquête policière et atmosphère étrange. Le jury a notamment salué la création d’un univers singulier et la promesse d’une voix littéraire en devenir. Parmi les membres du jury figure l’écrivain Maxime Chattam, l’un des auteurs de romans policiers les plus vendus en France et parrain du prix depuis sa création.
Le jury du prix est coprésidé par le général Hubert Bonneau et par Jean-Luc Barré, président des éditions Plon. Il rassemble des personnalités issues de différents horizons : écrivains, journalistes, spécialistes des questions de sécurité, magistrats, avocats, éditeurs et militaires.
Aux côtés de Maxime Chattam participaient notamment les écrivains Fabrice Humbert et Christian Authier, les journalistes Caroline Roux, Caroline Mangez, Thomas Sotto, Yves Thréard et Cyril Petit, ainsi que les essayistes Eric Delbecque, Alexandre Rodde et Nicolas Arpagian. La juriste Julia Minkowski, la communicante Anne Hommel, le magistrat Michel Le Pogam et l’éditrice Lorraine de Plunkett figuraient également parmi les membres du jury, aux côtés de plusieurs officiers de gendarmerie.
Depuis sa création, le prix entend aussi servir de tremplin à des écrivains encore peu connus. Le manuscrit lauréat est systématiquement publié par les éditions Plon. En 2025, la récompense avait été attribuée à Nils Barrelon, professeur agrégé de sciences physiques, pour son roman Les meilleurs sont sous terre.
Initialement baptisée « Prix du roman de la Gendarmerie », la récompense a changé d’appellation en 2026 pour devenir le « Prix du polar de la Gendarmerie ». Ce nouveau nom correspond davantage à la nature des textes reçus depuis la création du concours : la grande majorité des manuscrits proposés relèvent en effet du roman policier, dans toutes ses formes.
Cette évolution souligne aussi le lien naturel entre l’imaginaire du polar et les missions de la Gendarmerie nationale. Forte de plus de huit siècles d’existence, l’institution constitue une source d’inspiration narrative riche, nourrie par la diversité de ses missions, des territoires où elle intervient et des femmes et des hommes qui la composent.
À l’occasion de la remise du prix 2026, la Gendarmerie nationale a également annoncé l’ouverture des candidatures pour la 7ᵉ édition du concours. Les auteurs souhaitant participer peuvent envoyer leur manuscrit inédit jusqu’au 10 juillet 2026 aux éditions Plon.
La cérémonie a par ailleurs été marquée par un hommage à Patrice Quélard, lauréat de la première édition du prix pour son polar historique Place aux immortels. L’écrivain, directeur d’école à Saint-Nazaire, est décédé accidentellement au Chili le 22 février 2026 à l’âge de 53 ans.
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Crédits photo : Éditions Plon / Gendarmerie nationale (assemblage L’Essor)
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
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