Le 7 janvier dernier, la librairie Violette and Co était visée par une perquisition de police, menée par 5 agents et un procureur de la République. Un événement considérable, qui a choqué toute une profession, dont l'objectif revendiqué était la saisie d'un livre de coloriage pour enfants, From the River to the Sea (Social Bandit Media). Évoquant la situation palestinienne, le titre a reçu en fin d'année 2025 un avis défavorable de la très contestée Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à la jeunesse.
Le 19/01/2026 à 15:14 par Antoine Oury
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19/01/2026 à 15:14
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Mercredi 7 janvier dernier, la librairie Violette and Co recevait la visite de plusieurs agents de police, accompagnés d'un procureur de la République. Dans le cadre d'une enquête préliminaire pour « des faits d’import de publication destinée à la jeunesse en raison de contenus à caractère pornographique ou susceptibles d'inciter au crime ou à la violence, à la discrimination ou à la haine », les policiers entendaient saisir des exemplaires du titre From the River to the Sea, de Nathi Ngubane et Azad Essa, publié par Social Bandit Media.
Ce livre de coloriages, paru en juin 2024, présente différentes illustrations à colorier, des espaces pour dessiner, et de courts textes explicatifs sur la situation à Gaza : on y retrouve plusieurs figures palestiniennes, comme Edward Wadie Saïd (1935-2003), la journaliste Shireen Abu Akleh (1971-2022) ou encore l'écrivain Refaat Alareer (1979-2023), ces deux derniers ayant perdu la vie suite à des frappes israéliennes.
En raison de son titre, qui fait référence à un slogan, « de la rivière à la mer », utilisé par l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), mais aussi repris par le Likoud, parti israélien aujourd'hui présidé par Benyamin Nétanyahou, puis par le Hamas, mouvement islamiste et nationaliste palestinien, le livre est soupçonné d'antisémitisme, sans éléments pour accréditer cette accusation.
La présence de cet ouvrage en vitrine de la librairie Violette and Co, au cours de l'été 2025, a valu à l'enseigne une vague de haine et des dégradations. Dans la nuit du 7 au 8 août, la vitrine du commerce avait ainsi été taguée à la peinture à l'acide avec les inscriptions « ISLAMO COMPLICE » et « HAMAS VIOLEUR ».
La perquisition du début du mois de janvier soulève plusieurs questions, auxquelles le ministère de l'Intérieur, sollicité, n'a toujours pas répondu. D'une part, l'opération a été effectuée sans un accord écrit des propriétaires, malgré ce que prévoit la loi dans le cadre d'une enquête préliminaire et en l'absence, a priori, d'une autorisation du juge des libertés et de la détention.
D'autre part, le statut du titre recherché par les agents de police reste flou. Au moment où la librairie Violette and Co a proposé From the River to the Sea à la vente, pendant quelques semaines de l'été et de la rentrée 2025, cette commission n'avait publié aucun avis sur l’ouvrage.
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Pour Me Thibault Laforcade, avocat de la librairie Violette and Co, l'avis rendu quelques mois plus tard n'a « aucun effet rétroactif ». Il ajoutait dans nos colonnes que « les libraires n’ont aucune obligation de se renseigner sur le fait qu’un avis a été rendu sur un livre par la commission avant de le commercialiser ».
D'après l'avocat, les libraires avaient justement pris soin de se renseigner sur un éventuel avis rendu par la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à la jeunesse, mais au moment de la rentrée 2025. Elles n'avaient alors rien trouvé, et pour cause.
La Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à la jeunesse (CSCPJ) s'est bel et bien penchée, donc, sur le titre From the River to the Sea, à en croire un courrier daté du 14 novembre 2025, qu'ActuaLitté a pu consulter. L'examen du livre en lui-même remonte à une séance du 16 octobre 2025.
D'après l'avis rendu à cette occasion, le livre de coloriage « est susceptible d'inciter à la haine envers un groupe de personnes, à savoir la population israélienne et de nuire à l'épanouissement moral de la jeunesse », indique la commission dans ce courrier. « La commission a relevé que le livre, présenté comme un ouvrage de coloriage destiné aux 6-10 ans, contient des éléments à forte connotation politique et des prises de position à l'égard de l'État d'Israël, sans contextualisation sur les raisons ayant conduit à sa création », poursuit le message.
La commission évoque bien sûr le titre de l'ouvrage, « De la rivière à la mer », qui « fait l'objet de controverses et est susceptible d'être en lui-même interprété comme un appel à la suppression de l'État d'Israël, ou à une remise en cause de sa légitimité et de la présence de sa population ».
« Ces éléments », conclut le courrier de la commission, « combinés à l'absence de contextualisation historique adaptée à un jeune public et à la diffusion de l'ouvrage dans un contexte de tensions exacerbées et de montée de l'antisémitisme, ont été jugés de nature à induire chez les enfants une vision biaisée et conflictuelle ».
La Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à la jeunesse a été instituée par la loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. Elle vise à protéger les enfants et adolescents des contenus pornographiques, susceptibles d'inciter à la discrimination ou à la haine contre une personne déterminée ou un groupe de personnes, aux atteintes à la dignité humaine, à l'usage, à la détention ou au trafic de stupéfiants ou de substances psychotropes, à la violence ou à « tous actes qualifiés de crimes ou de délits ou de nature à nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral de l'enfance ou la jeunesse ».
En vertu de cette loi, l'éditeur de toute publication destinée à la jeunesse doit déposer ou transmettre par voie électronique, gratuitement au ministère de la Justice, pour la commission de contrôle, deux exemplaires de ses parutions.
Le cas de From the River to the Sea est un peu particulier, puisque Social Bandit Media, qui l'édite, est basée en Afrique du Sud. Dans ce cas de figure, l'importation est « subordonnée à l'autorisation du ministre chargé de l'information, prise sur avis favorable de la commission chargée de la surveillance et du contrôle des publications destinées à l'enfance et à l'adolescence », d'après l'article 13 de la loi n° 49-956 du 16 juillet 1949.
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La librairie Violette and Co n'est pas à l'origine de l'importation, et les ouvrages proposés dans la librairie ont été laissés en dépôt-vente. La version française de From the River to the Sea, qu'ActuaLitté a pu consulter, mentionne « quelques militant.es en région parisienne » à l'origine de sa diffusion, sans fournir plus de précisions.
D'après les informations présentées sur le site du ministère de la Justice, l'avis de la CSCPJ, dans le cas des contenus importés d'un État qui n'est ni membre de l'Union européenne, ni partie à l'accord sur l'Espace économique européen, serait contraignant. Autrement dit, l'intervention du ministère de l'Intérieur ne serait pas nécessaire pour prohiber un ouvrage importé.
Cela dit, l'avis de la commission reste daté du mois d'octobre 2025, après les faits d'importation, et la communication autour de cette décision est, à ce jour encore, inexistante.
En 2023, ActuaLitté avait enquêté sur la très opaque Commission chargée de la surveillance et du contrôle des publications destinées à l'enfance et à l'adolescence, censée publier un rapport, tous les trois ans, sur ses activités et les avis qu’elle émet. Le dernier en date remonte à la période 2018/2020...
Par ailleurs, le travail de la commission s'effectue sous le sceau du secret, en premier lieu pour protéger ses membres d'éventuelles représailles. Mais ce manque de transparence alimente aussi les soupçons d'avis biaisés, et l'absence de contrôle... de la commission de contrôle.
Enfin, le fonctionnement de cette commission laisse des questions en suspens vis-à-vis de ses membres, et de leurs qualifications pour juger si une publication destinée à la jeunesse présente des risques pour cette dernière ou non.
Elle compte ainsi 16 membres ayant voix délibérative. Aux côtés de la présidente Odile Piérart, conseillère d'État honoraire, siègent quatre représentants des ministères de la Culture, de l’Éducation nationale, de la Justice et de l’Intérieur, deux représentants des personnels de l’enseignement public et privé, quatre éditeurs de publications (répartis entre destinées ou non à la jeunesse), deux dessinateurs et auteurs, un représentant des organisations de jeunesse, un parent, désigné par l'Union nationale des associations familiales, et enfin un magistrat honoraire ayant siégé dans des tribunaux pour enfants.
Aucun prérequis n'est attendu pour siéger dans cette commission — au-delà des règles portant sur la répartition des sièges —, et les membres ne sont soumis à aucune déontologie ni évaluation portant sur leurs capacités de lecture et de jugement de la portée littéraire d'un texte...
Suite à la perquisition de la librairie Violette and Co, l'éditeur sud-africain Social Bandit Media a publié un communiqué sur son site, afin de « contester formellement les accusations portées dans l'avis [de la CSCPJ, NdR] », et plus particulièrement l'accusation d'incitation à la haine envers un groupe de personnes.
« Social Bandit Media conteste également l'ouverture d'une procédure judiciaire visant à censurer, dans les faits, un livre qui n'a jamais été interdit de vente ou de distribution à ce jour », ajoute le message de la maison d'édition. « Nous remarquons que l'action contre le livre s'inscrit à la suite d'une campagne de dénigrement ouverte à l'été 2025, quand des groupes de pression et des forces d'extrême droite l'ont accusé à tort d'antisémitisme. »
Selon l'éditeur, environ 22.000 exemplaires de From the River to the Sea auraient été écoulés en Afrique du Sud, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Suisse, aux Pays-Bas, en Inde, au Pakistan et dans d'autres pays. « Que les autorités françaises choisissent de censurer un livre sur la Palestine quand les enfants sont les premières victimes de la guerre à Gaza est inquiétant et scandaleux », souligne encore la maison.
Apportant son soutien à Violette and Co, la structure met à disposition, gratuitement et au format numérique, le livre de coloriage, à toute personne en faisant la demande, comme nous l'a confirmé Azad Essa, éditeur du titre au sein de Social Bandit Media.
L'ouvrage au centre de l'attention, From the River to the Sea, parait bien éloigné d'une manipulation des faits à des fins antisémites. Ses pages évoquent l'histoire du peuple palestinien, la « Nakba », soit l'exode palestinien de 1948, le Dôme du Rocher ou encore les victimes, notamment les écrivains et les journalistes palestiniens, des représailles israéliennes menées après les attaques du Hamas du 7 octobre 2023. Le livre dresse aussi un parallèle entre l'apartheid sud-africain et la situation en Palestine.
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La page la plus polémique serait sans doute celle évoquant l'« occupation d'Israël », sous laquelle « les belles terres de la Palestine sont devenues une base militaire de l’impérialisme occidental ». « Israël a imposé une politique d’apartheid et de discrimination contre les Palestiniens dans tous les territoires historiques de la Palestine », précise encore le livre.
L'expression d'« apartheid israélien » était utilisée, avant les représailles israéliennes au 7 octobre 2023, par de nombreuses organisations non gouvernementales, dont Human Rights Watch, B’Tselem et Amnesty International.
Le 19 juillet 2024, la Cour internationale de justice avait rendu un avis consultatif concluant à une violation de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD) par Israël, en raison d'occupation et de dispositions illégales, reconnaissant ainsi l'application d'une politique de ségrégation et d’apartheid à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.
En janvier 2023, la Commission européenne, par la voix de son vice-président de l'époque, Josep Borrell, avait estimé qu'il n'était pas possible d'associer le terme d'« apartheid » à l'État d'Israël, dans une logique de lutte contre l'antisémitisme. En effet, « [l]'affirmation selon laquelle l'existence d'un État d'Israël est le fruit d'une entreprise raciste figure parmi les exemples donnés dans la définition [de l'antisémitisme] de l'IHRA [Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste] ».
Photographie : détail de la couverture de From the River to the Sea, de Nathi Ngubane et Azad Essa, publié par la maison d'édition Social Bandit Media
Par Antoine Oury
Contact : ao@actualitte.com
22 Commentaires
"l'antisémitisme reste résiduel en France"
20/01/2026 à 03:23
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Yves
20/01/2026 à 07:42
Encore une commission de "contrôle" incontrôlable.....quid des brulots révisionistes ? quid des oeuvres à la gloire de tel ou tel dictateur ?
Team ActuaLitté
20/01/2026 à 07:44
Bonjour Yves,
Relisez le texte : cette commission ne concerne que les oeuvres pour la jeunesse.
Rares sont les “brulots révisionistes“ ou "les oeuvres à la gloire de tel ou tel dictateur ?” pour cette catégorie de lecteurs. Et si elles existaient, tout porte à croire que la commission les sanctionnerait.
Lady Livre
20/01/2026 à 08:15
On peut l'espérer, mais qu'en serait-il vraiment dans les faits, puisque cette Commission de Contrôle n'est elle-même pas contrôlée, et donc peut prendre des décisions unilatérales sans avoir à se justifier ? Quand on voit la manière dont s'est déroulée cette "perquisition" (qui n'avait aucun sens), on peut légitimement se poser des questions.
Aurélien Terrassier
20/01/2026 à 09:53
Je pense que le problème de cette Commission et c'est aussi écrit dans l'article, c'est qu'elle est composée en partie de gens incapables d'émettre quelquonque jugement crédibles sur les ouvrages pour enfants.
Lady Livre
20/01/2026 à 12:38
C'est effectivement un problème !
Thierry Reboud
20/01/2026 à 09:04
Deux remarques.
La première, qui est plutôt une question, c'est que l'avis défavorable pour la jeunesse ne vaut sans doute plus si le livre n'est plus vendu spécifiquement pour la jeunesse, non ?
La seconde, à propos de la conclusion, c'est que la "définition" de l'IHRA de l'antisémitisme (qui est en réalité plutôt une compilation d'exemples) demeure extrêmement problématique et que nous serions bien inspirés de lui préférer celle, plus rigoureuse, dite de la Déclaration de Jérusalem.
Aurélien Terrassier
20/01/2026 à 09:23
Cette commission malheureusement ne fait que reprendre les arguments répressifs de la droite radicale et de l'extrême droite israelienne pour qui toute critique vis-à-vis de la politique criminelle et génocidaire de Netanyahu serait antisémite. Si admettons un livre de coloriage pour enfants était édité par Kontre culture et serait donc vendue dans une librairie d'extrême droite et aurait des passages antisémites, cette commission ferait-elle bien son travail? J'en suis pas si sûr désolé.
Team ActuaLitté
20/01/2026 à 09:37
Bonjour
Vous pouvez être désolé, en effet, parce que votre propos ne repose sur aucun élément sérieux, réel, tangible ni concret. Donc en somme vous élucubrez sans preuves.
Merci de montrer plus de prudence dans vos propos.
Lady Livre
20/01/2026 à 09:47
Je vous trouve bien acerbe pour un commentaire pourtant pertinent, et avec lequel je ne peux qu'être en accord. En effet, ni Aurélien Terrassier ni moi n'avons de preuves qu'une telle chose serait possible. Toutefois, quand on voit ce qui se passe, la façon dont quasiment toute parole allant à l'encontre de la politique de Netanyahou est taxée d'antisémitisme, quand on voit que, quand une librairie ouvertement queer est attaquée, rien n'est apparement fait pour arrêter et juger les coupables, que cette même librairie est perquisitionnée d'une manière peu orthodoxe pour un livre retiré de la vente et de l'importation depuis plusieurs mois, difficile de ne pas y avoir une attaque ciblée. Donc non, nous n'avons effectivement pas de preuves que l'hypothèse de monsieur Terrassier pourrait se produire. Mais nous avons tout de même des yeux et des oreilles, et nous ne pouvons nier que ce qui se passe actuellement est inquiétant et interroge sur l'avenir politique et culturel de notre pays.
adnstep
02/02/2026 à 15:26
Quand c'est jaune, que ça a un bec de canard et que ça fait coin-coin, c'est un canard.
Aurélien Terrassier
20/01/2026 à 09:49
Je suis prudent c'est seulement une imagination pour dire que cette commission manque de rigueur. Je ne dis pas que ça a eu lieu et que ceci aura forcement lieu attention. Pour reformuler je dis juste que si c'était un livre pour enfants contenant des passages antisémites, est-ce que cette commission serait autant rigoureuse? Tout en sachant que l'antisémitisme étant un délit donc condamné par la loi, si le livre "From the River to the Sea" faisait l'objet de telles choses, il serait carrément retiré de la vente. Vous décrivez par ailleurs très bien que les accusations de la dite Commission ne tiennent pas debout.
jean-claude goret
08/02/2026 à 20:59
ben vous non plus, mon brave : "vous élucubrez sans preuves."
Ne dit-on pas qu'il faut savoir balayer devant sa porte?
Lady Livre
20/01/2026 à 09:48
Je ne peux qu'être d'accord ! Ce qui se passe là est plus qu'inquiétant, n'en déplaise à la Team Actualitté...
Aurélien Terrassier
20/01/2026 à 12:55
@Ladylivre Une chose est sûr et certaine c'est que cette décision indigne de cette Commission va être repris de manière virale par les médias d'extrême droite et de la fachosphere. En effet quand certains et là forcément les gens de cette Comission stigmatisent avec des conséquences criminalisantes que ça soit la perquisition ou encore les injures et autres menaces des libraires et en particulier ceux de Violettes and co dans le cas de ce livre de coloriage, cela participe consciencemment ou inconsciemment à la banalisation du vrai antisémitisme celui d'extrême droite dont les actes et propos sont très majoritaires selon certaines études menées avec rigueur.
adnstep
20/01/2026 à 22:40
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Jacob Israël de Haan
23/01/2026 à 11:57
C'est du zèle anticpé dans l'application de la loi Yadan (élue des colons binationaux de Palestine et encouragée par l'arc républicain de Guej à Odoul) avant la loi Yadan: les expressions de solidarité avec la Palestine et les critiques de la politique du gouvernement israélien sont pénalisés comme antisémites. From the river to the Sea, Palestine will be free !
Marc Sanchez
26/01/2026 à 10:55
Cher Actualitté,
Bonjour et merci++ pour votre soutien à ces causes essentielles !
Ne pourriez-vous pas agir pour demander à connaître qui sont les membres de cette commission, plutôt occulte à ce jour ?
Cela vous semble normal que l'on ne puisse pas savoir qui sont ces personnes qui peuvent empêcher l'importation et/ou la diffusion de livres et quelles sont leurs compétences pour avoir un tel pouvoir ?
Un bel article sur le sujet de votre part me semblerait le bienvenu ?
Merci pour tout !
Marc
Antoine Oury
26/01/2026 à 15:01
Bonjour et merci pour votre commentaire.
Nous avions enquêté sur le fonctionnement et la composition de cette commission en 2023, dans cet article : https://actualitte.com/article/114313/politique-publique/le-controle-des-livres-jeunesse-reunion-de-branquignols-ou-utile-protection
Nous rendons régulièrement compte des nominations au sein de cette même commission, lorsqu'elles surviennent : https://actualitte.com/recherche/articles?q=commission+surveillance+controle+publications+enfance
Bien cordialement,
Antoine Oury
adnstep
02/02/2026 à 15:22
"par le Hamas, mouvement islamiste et nationaliste palestinien,"
Les Hamas est une organisation terroriste.
Branche des Frères musulmans palestiniens.
La proposition de résolution, avancée par le groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale, d’inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne a été adoptée jeudi 22 janvier par les députés par 157 voix contre 101.
On se réveille. Tardivement, mais on se réveille.
Thierry Reboud
03/02/2026 à 14:39
Dire "le Hamas est une organisation terroriste", c'est à peu près aussi stupide que dire "le Likoud est une organisation terroriste".
Le Hamas est factuellement un mouvement islamiste et nationaliste palestinien, et il est exact qu'il utilise le terrorisme comme un moyen d'action. Pour autant, le but principal du Hamas n'est pas de propager la terreur.
Pourquoi le parallèle avec le Likoud, me demanderez-vous ? Eh bien parce que le Likoud a fourni deux Premiers ministres à Israël, Menahem Begin et Yitzhak Shamir, qui avaient un lourd passé terroriste (l'Irgoun pour le premier, Lehi-Groupe Stern pour le second). Pourtant les deux sont honorés en Israël, bien avant que la clique d'extrême-droite actuellement au pouvoir ne les remette à la mode : on ne compte pas les places, avenues, rues ou monuments honorant la mémoire de Begin ou Shamir.
Mieux : l'attentat contre le King David Hotel (perpétré par les petits camarades de Shamir) a causé 91 morts. Aujourd'hui, vous trouvez une plaque à l'entrée de l'hôtel rappelant cet attentat et le nom des victimes. Parmi les victimes, on trouve le nom... du terroriste qui a posé la bombe.
Tout ça pour dire que le terrorisme s'est toujours très bien porté dans la région, qu'il a toujours été (en Palestine comme n'importe où ailleurs) l'arme des faibles et qu'à lui seul il ne permet jamais de remporter la victoire.
Marc Sanchez
02/02/2026 à 18:57
Bonjour à toutes et tous,
Il me semble intéressant de prendre connaissance de la lettre du 27 janvier 2026, adressée par l'Observatoire de Liberté de Création aux ministres de la Culture, de l'Intérieur et de la Justice et signée par l'avocate Agnès Tricoire, pour mieux saisir l'absurdité de la situation dans laquelle on se trouve dans cette affaire dont il semble que tout le monde s'empare pour défendre sa cause...
https://www.ldh-france.org/lettre-ouverte-de-lobservatoire-de-liberte-de-creation/