Du 5 au 11 janvier 2026, France Culture met la littérature au cœur de son antenne. Romans contemporains, classiques du patrimoine, bande dessinée et écritures scéniques rythment la semaine à travers critiques, rencontres d’auteurs et fictions. Des voix majeures d’aujourd’hui, dont Hannelore Cayre, font écho à celle de Balzac.
Le 05/01/2026 à 10:00 par Dépêche
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Publié le :
05/01/2026 à 10:00
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Du lundi au vendredi de 12h à 13h30
12h La Critique
Mardi 6 janvier : Littérature avec Marie Sorbier et Johan Faerber
Aqua de Gaspard Koenig (L'Observatoire)
Désertion de François Bégaudeau (Verticales)
Vendredi 9 janvier : Bande dessinée, avec Catherine Robin et Lucie Servin
Jeune et Fauchée (Charivari) et Moribonds (Casterman) de Florence Dupré Latour
Manathan Driver de Julien Magnani (Magnani)
13h La Rencontre
Mercredi 7 janvier : Littérature avec David Szalay, écrivain, à l’occasion de la parution de son roman Chair, Booker Prize 2025 (trad. Benoît Philippe, Albin Michel)
Jeudi 8 janvier : Dessin et littérature avec Marion Fayolle, écrivaine et dessinatrice, à l’occasion de la parution de son roman Petit fruit (Gallimard) et de son recueil de dessins Les Aimants (Le Tripode)
Vendredi 9 janvier : Théâtre avec Brigitte Jaques-Wajeman, metteuse en scène pour son spectacle Vie et destin - Liberté et soumission, d’après le roman de Vassili Grossman, jusqu'au 27 janvier au Théâtre de la Ville
Du lundi au vendredi de 15h à 16h
Lundi 5 janvier : Toutes Rose avec Maryline Desbiolles !
Avec Maryline Desbiolles pour Rose la nuit (Sabine Wespieser éditeur)
Mardi 6 janvier : Jeune et fauchée la nouvelle bande dessinée de Florence Dupré Latour
Avec Florence Dupré Latour pour Les Moribonds (Casterman)
Mercredi 7 janvier : Notes à John, l’intime à nu de Joan Didion
Avec Tiphaine Samoyault et Antoine Gazé pour Notes à John (trad. Josée Kamoun, Grasset)
Jeudi 8 janvier : Venise côté jardin avec Ryoko Sekiguchi
Avec Ryoko Sekiguchi pour Venise, millefleurs (éditions P.O.L)
Vendredi 9 janvier : Dans la bibliothèque de Rebeka Warrior
Du lundi au vendredi de 20h à 20h30
Commis d’office d’Hannelore Cayre
Réalisation Cédric Aussir / Adaptation Katell Guillou
Comment Christophe Leibowitz, avocat revenu de tout, loin des belles affaires d’Assises dont tout le monde parle, éternel commis d'office à la défense de délits minables, est-il enfin parvenu à être satisfait de son sort ? Est-ce parce qu’il occupe ses journées à convertir avec une patience extrême un proxénète albanais à la lecture de L'Éducation sentimentale derrière les barreaux de la prison de Fresnes ? Ou parce que son nom s’étale en première page aux côtés de celui de l’ennemi public numéro un ?
Avec notamment Michaël Cohen (Christophe Leibowitz), Serge Noël (Le père de Christophe), Jean-Christophe Frêche (Jean-Marie Guillemet), John Arnold (Maitre W), Imer Kutllovci (Dostom)
1/5 Le paradoxe du commis d’office
« Seule l’incarcération du prévenu fait manger l’avocat. Si le prévenu sort, l’avocat retourne à la case départ ; il ne gagne pas ses trois cents euros. »
2/5 Homo delictus
« Du délinquant professionnel au professionnel de la délinquance. Qu’il soit un gros poisson ou de la friture, l’homo delictus, excepté le criminel sexuel ou le meurtrier occasionnel, fonctionne toujours selon l’équation : « argent égale pouvoir ». »
À LIRE - Secrets d'Histoire s'intéresse à Alexandre Dumas, l'homme et la légende
3/5 Jeu de doubles
« Je savais que le droit pénal français accordait au détenu un droit à l’évasion. Si celle-ci n’était pas accompagnée de violence ou de corruption ni de bris d’un dispositif de fermeture, elle n’était pas punissable. »
4/5 Dernière escapade à Genève
« Genève était une ville délicieusement obscène, peuplée seulement de gens très riches et de ceux qui sont payés pour les servir. Je me suis arrêté chez Davidoff ; j’étais le dernier client de la journée. »
5/5 L’échange
« Quand je suis arrivé dans ma cellule à Fresnes, j’étais contusionné de toutes parts. J’avais surtout le visage tuméfié et la mâchoire à ce point enflée que je pouvais à peine ouvrir la bouche. »
Du lundi au vendredi de 20h35 à 21h
Gobseck d’Honoré de Balzac
Choix d’extraits et réalisation Cédric Aussir / Lu par Stéphane Freiss
Derville, jeune avocat du Paris de la Restauration, connaît bien l’histoire de la famille Restaud. En visite chez la vicomtesse de Grandieu, dont la fille, Camille, souhaite épouser le jeune Ernest de Restaud, Derville convoque alors le souvenir de l’extraordinaire et puissant prêteur sur gage, Jean-Esther van Gobseck, dit papa Gobseck, auquel la comtesse de Restaud, criblée de dettes pour plaire à son amant, avait recouru. Publiée en 1830, cette nouvelle fait partie des Scènes de la vie privée de La Comédie humaine. Après s’être intitulé successivement L'Usurier, Les Dangers de l’inconduite puis Papa Gobseck, elle paraît sous son titre définitif de Gobseck en 1841. Formidable introduction à l’œuvre et au monde balzacien, ce texte de Balzac y dessine une société corrompue par l’argent, à travers deux personnages, Gobseck et Derville, qui réapparaissent à plusieurs reprises dans La Comédie humaine.
1/5 Un voisin peu commun
« Il me paraissait être plus indifférent qu’incrédule. Un soir j’entrai chez cet homme qui s’était fait or, et que, par antiphrase ou par raillerie, ses victimes, qu’il nommait ses clients, appelaient papa Gobseck. Je le trouvai sur son fauteuil immobile comme une statue. »
2/5 L’usurier et les secrets de famille
« Eh bien, reprit-il, croyez-vous que ce ne soit rien que de pénétrer ainsi dans les plus secrets replis du cœur humain, d’épouser la vie des autres, et de la voir à nu ? Des spectacles toujours variés : des plaies hideuses, des chagrins mortels, des scènes d’amour... »
3/5 La comtesse de Restaud
« La comtesse était plongée dans une stupeur dont je lui tenais compte, il me sembla qu’elle mesurait la profondeur du précipice où elle tombait. Il y avait encore des remords dans cette âme de femme, il ne fallait peut-être qu’un effort, une main charitablement tendue pour la sauver, je l’essayai. »
4/5 Le comte de Restaud
« — Le comte serait mourant ? dis-je. — Possible, dit Gobseck. Vous aurez dans sa succession une affaire juteuse. — Expliquez-moi donc pourquoi nous sommes, le comte et moi, les seuls auxquels vous vous soyez intéressé ? — Parce que vous êtes les seuls qui vous soyez fiés à moi sans finasserie… »
5/5 Ernest de Restaud
« — Aider Ernest ! s’écria Gobseck, non, non. Le malheur est notre plus grand maître, le malheur lui apprendra la valeur de l’argent, celle des hommes et celle des femmes. Qu’il navigue sur la mer parisienne ! quand il sera devenu bon pilote, nous lui donnerons un bâtiment. »
Le dimanche de 20h à 22h
La Mousson d’été 2025
Nocturne de Marius Von Mayenburg
Lecture dirigée par Robin Ormond et réalisée par Laurence Courtois / Traduit de l’allemand par Laurent Muhleisen
À la mort de leur père, Nicole et Philipp se retrouvent pour vider la maison familiale. Dans le grenier, ils découvrent un tableau signé « A. Hitler ». Quand une experte en art nazi arrive pour attester de l’authenticité de l’œuvre, la famille se divise. L’effroi de Judith, horrifiée qu’ils puissent spéculer sur une telle œuvre, tranche avec les arrangements du reste de la famille qui se réjouit de cette source d’argent inespérée. Au fil d’échanges acerbes sur le legs du nazisme, se rejoue l’implacable question de la conscience allemande après-guerre, de l’indélébile « sentiment de culpabilité » au déni, en passant par les résurgences terrifiantes d’un antisémitisme latent. Une pièce au vitriol sur la conscience de l’Histoire, mettant en perspective ce « passé qui ne passe pas », à une époque où l’expression d’Ernst Nolte se fait si prégnante.
Avec Valérie Bauchau, Éric Berger, Christophe Brault, Sébastien Éveno, Céline Milliat-Baumgartner, Julie Pilod et Alexiane Torrés
Par Dépêche
Contact : depeche@actualitte.com
Paru le 09/01/2026
432 pages
Editions de l'Observatoire
23,00 €
Paru le 09/01/2026
212 pages
Charivari
24,50 €
Paru le 16/01/2026
300 pages
Magnani Editions
26,90 €
1 Commentaire
Edco
05/01/2026 à 16:53
Formidab, comme dab.......🤣👍