Depuis 2023, une commande de livres au montant total inférieur à 35 € se voit appliquer des frais de port minimaux de 3 €, une obligation pensée par le législateur afin de rétablir l'équilibre entre les librairies et les acteurs de la vente en ligne. Deux ans après l'application de la mesure, le gouvernement en évalue les effets et se montre, sans surprise, satisfait.
Le 30/12/2025 à 15:25 par Antoine Oury
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Introduit par la « loi Darcos » en 2021, le concept de frais de port plancher pour les commandes de livres visait à « renforcer l'équité entre ses acteurs », principalement entre les librairies et les acteurs de la vente en ligne, Amazon en tête.
Ainsi, depuis le mois d'octobre 2023, lorsque la facture totale des ouvrages commandés en ligne est inférieure à 35 €, les frais de port sont facturés au client, à hauteur, au minimum, de 3 € (un prix plancher qui retombe à 0,01 € lorsque le montant total de la commande dépasse 35 €). Une exception à cette règle avait été introduite, quand les ouvrages commandés sont retirés dans un magasin de vente au détail de livres.
La loi prévoyait par ailleurs, dans un délai de deux ans à compter de l'entrée en vigueur des dispositions, d'un rapport consacré à leurs effets « sur le marché du livre, sur le réseau des détaillants de livres et sur l'accès du public à l'achat de livres ». Ce document, remis au Parlement en octobre dernier, a été rendu public par le ministère de la Culture.
L'une des principales inquiétudes au sujet de l'encadrement des frais de port tenait aux effets sur les ventes de livres elles-mêmes : avec 3 € supplémentaires par commande inférieure à 35 €, les achats suivraient-ils malgré tout ?
Pour son rapport, le ministère de la Culture s'est appuyé sur les données NielsenIQ-GfK, en comparant l'évolution à partir du mois d'octobre 2023 avec la tendance générale avant cette date. Son constat est simple : « les variations mensuelles à partir d'octobre 2023 n'apparaissent pas particulièrement dégradées par rapport à la tendance déjà à la baisse du marché depuis 2022, laquelle existait également avant la crise sanitaire ».

Pour compléter cette première analyse, le ministère de la Culture a souhaité modéliser l'évolution du marché en l'absence d'encadrement des frais de port du livre. À l'aide d'algorithmes, une projection peut être calculée, mais elle souffre de nombreuses limites, soulignées par le gouvernement dans son rapport.
Pour commencer, l'entrainement du modèle de projection est restreint (2017-septembre 2022), par ailleurs marqué par des années atypiques, liées à la pandémie de Covid-19. En outre, la marge d'erreur de la projection reste autour de 5 %, en raison des variations de ventes de livres d'une semaine à l'autre, liées à la présence de tel ou tel best-seller.
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Autrement dit, l'analyse « contrefactuelle » du ministère est limitée. Néanmoins, en prenant en compte la marge d'erreur, « seules des évolutions particulièrement élevées, de l'ordre de plusieurs points de pourcentage, permettraient de déduire un effet positif ou négatif du changement de régulation ». Si l'effet bénéfique n'est pas prouvé, « la tarification minimale n'a pas pénalisé les ventes de livres imprimés neufs ».
Le rapport du gouvernement se penche par ailleurs sur les effets de la tarification minimale sur les détaillants, en commençant par les librairies. D'après les données fournies par le Syndicat de la librairie française, l'entrée en vigueur de l'encadrement correspondrait à « une amélioration de la tendance en faveur de l'activité des librairies ».
À partir de 2022, ces commerces connaissaient en effet une diminution régulière des ventes en volume — les ventes en valeur étant influencées par l'inflation —, que la tarification minimale aurait permis d'infléchir, pour atteindre une certaine stabilité générale, « entre légers reculs et petites augmentations par rapport à l'année précédente ».
D'autres données, en provenance de Kamael — qui fournit une solution logicielle et un portail de vente aux libraires —, suggèrent une baisse des ventes en magasin, mais une stabilisation des ventes en ligne à compter d'octobre 2023. Par ailleurs, les livraisons à domicile auraient reculé, au profit des retraits en magasin. Enfin, le nombre de clients uniques en ligne aurait progressé à partir d'octobre 2023.
À ce titre, le ministère rappelle que le portail librairiesindependantes.com regrouperait 1454 librairies distinctes, tandis qu'il existerait environ 2600 sites internet de librairies, en hausse de 13 % entre octobre 2023 et septembre 2024.
Ainsi, si la tarification minimale ne semble pas avoir eu d'effets sur le nombre de librairies ou le maillage territorial de ces commerces, elle aurait incité les libraires à s'équiper de sites internet.
En s'appuyant sur un panel de consommateurs géré par la société Kantar, le ministère de la Culture a observé les différents canaux d'achat du livre, dans un contexte de baisse structurelle des ventes de livres neufs.
Entre 2017 et 2024, les grandes surfaces spécialisées ont gagné le plus de parts de marché, pour atteindre 30 % en 2024 (+1,5 point par rapport à 2023), devant les librairies, qui pointent à 27 % (+ 3 points par rapport à 2023). La part des grandes surfaces alimentaires, elle, plafonne à 18 %, en érosion.

À l'inverse, les ventes en ligne ont accusé le coup en 2024, avec 2 points de baisse pour se stabiliser autour de 20 % : « l'essentiel de cette baisse provient d'Amazon d'une part, des sites de clubs de livres d'autre part, tandis que les autres vendeurs en ligne (grandes surfaces, librairies) ont maintenu voire légèrement gagné des parts, ce qui signale une plus grande diversité des sites au sein du canal de la vente en ligne », se félicite le ministère de la Culture.
Une autre préoccupation concernant l'encadrement des frais de port du livre, régulièrement mise en avant par Amazon, grand pourfendeur de la loi Darcos : cette dernière porterait préjudice aux lecteurs et lectrices vivant éloignés des commerces au détail de livres, en égratignant leur pouvoir d'achat.
En utilisant les données du panel de consommateurs Kantar, le ministère de la Culture assure que le nombre d'acheteurs de livres n'a globalement pas baissé. Les sommes investies, elles, ont connu des changements : les dépenses des catégories socio-professionnelles dites « inférieures » (CSP -) ont ainsi diminué de 5 points en 2024, comme celles des habitants des communes rurales.
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Deux points qui pourraient accréditer l'hypothèse d'un effet négatif de l'encadrement des frais de port sur l'accès aux livres de ces populations. Mais l'analyse du ministère est tout autre : il assure que ces baisses sont liées au détournement des ruraux et des CSP - des sites des clubs de livres, et non de nouvelles difficultés financières. La rue de Valois en veut pour preuve la part des achats de livres réalisés par ces populations auprès d'Amazon et de fnac.com, stable en 2024 malgré la hausse significative des frais de port.
La publication du rapport du gouvernement représente une étape importante dans le parcours tumultueux de l'encadrement des frais de port du livre, dont le principe est fortement critiqué par la multinationale américaine Amazon.
Cette dernière, dès le mois de juin 2023, avait introduit un recours devant le Conseil d'État, pour « excès de pouvoir ». Cette procédure contestait la légalité de l'arrêté ministériel, en citant ses conséquences sur le pouvoir d'achat des Français, mais surtout un avis circonstancié rendu par la Commission européenne en février 2023. Celle-ci émettait alors des réserves sur la disposition française, pointant une hausse « significative » des prix des livres ainsi que l'absence d'étude d'impact préalable.
En mai 2024, le Conseil d'État s'était tourné vers l'Union européenne, en renvoyant la question à la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE), afin d'obtenir son avis. Il l'interrogeait notamment pour déterminer si le droit européen autorisait une telle mesure nationale, qui réglemente l'exercice des services en ligne dans le but de protéger ou de promouvoir la diversité culturelle.
La CJUE a rendu son avis le 18 décembre dernier : elle considère que la législation française peut se justifier, si elle vise à protéger ou promouvoir la diversité culturelle. Pour autant, elle s'apparente à une mesure d’effet équivalent à une restriction quantitative et le gouvernement français doit donc démontrer qu'elle est justifiée et proportionnée au regard de l'objectif poursuivi.
Le rapport du gouvernement nourrira probablement l'analyse du Conseil d'État, qui doit désormais se prononcer, en prenant en compte l'éclairage de la CJUE.
Le rapport complet du gouvernement est accessible ci-dessous.
Photographie : illustration, Edna Winti, CC BY 2.0
Par Antoine Oury
Contact : ao@actualitte.com
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mais où qui sont nos 10 milliards de TVA
31/12/2025 à 05:39
"les dépenses des catégories socio-professionnelles dites « inférieures » (CSP -) ont ainsi diminué de 5 points en 2024, comme celles des habitants des communes rurales."
ouf nos génies de l'économie sont content !!!
Le Misanthrope
31/12/2025 à 05:49
On va pas parler (un peu) du problème de pseudo rôle de prescripteur des libraires et influenceurs/booktubeurs, car là c'est clairement raté
Jerem
01/01/2026 à 02:15
Sans compter les journalistes et les éditorialistes avec leurs injonctions : "vous devez lire ceci". J'avais echange un jour avec un editorialiste d'un hebdmadaire. J'ai très vite compris qu'il avait vanté dans un edito un livre qu'il n'avait jamais lu (ou juste 2-3 pages). En discutant avec lui, j'ai compris qu'il ne connaissait pas une partie des propositions de l'auteur ou comment l'auteur les justifie. Un ami commun qui cotoie d'autres éditeurs et journalistes par sa profession me dit que deux autres livres souvent cités que peu de journalistes ont lu ceux sont "Paris est une fête" et "le meilleur des mondes".
Jerem
01/01/2026 à 02:51
Je ne vois pas comment les frais de port peuvent protéger ou promouvoir la diversité culturelle. Vu que pas mal de coins de France sont sans librairie, et que dans d'autres coins les librairies sont spécialisés ou un choix limité, c'est même l'inverse car cela empêche d'accèder aux livres.
J'ai voulu commander le nouveau roman de mon cousin. La premiere librairie ne pouvait pas car il ne pouvait pas commander un livre de cet éditeur (car petit éditeur). La seconde librairie a pu le commander et devait m'envoyer un sms. Un mois et demi après, toujours rien. Je l'ai commandé sur amazon avec deux autres livres et j'ai annulé ma commande chez le libraire.
La situation s'est reproduite avec le bouquin écrit par une amie quelques années après. Là je l'ai commandé sur le site de la fnac finalement.
Je veux bien aider les libraires mais il faudrait aussi qu'ils se remuent.
Ils me poussent à aller sur Amazon.
Et on peut critiquer Amazon, mais j'ai nettement plus de choix et plus de diversité culturelle que dans les deux librairies du coin confondues (en rayon ou en commande)
Mais je sais que ma vision de la diversite culturelle n'est pas celle des autres.
J'adore m'acheter des livres bilingues chez Folio. Mais j'en ai un peu assez d'attendre 2-3 semaines la livraison en librairie à chaque fois un livre que je lis en 2-3 jours. Je vais pas me commander 7 livres pour patienter en attendant la livraison suivante à chause fois.
Le Misanthrope
01/01/2026 à 20:39
la distribution des petits éditeurs est souvent compliqué, je connais le problème ("pas d'accès" à certain catalogues même pour des librairies importantes sans boycott et à des éditeurs moyens). Il y a aussi le problème des éditeurs qui vendent pas à Amazon, donc maintenant même en e-commerce il faut composer avec plusieurs e-librairies et "nos contents d'eux" ont rajoutés encore des obstacles et des surcout (pas possible de dépasser les 35€ chez tous les e-librairies), une enshittification à la "A House of Dynamite / Docteur Folamour"
Le Misanthrope
01/01/2026 à 20:43
le problème étant qu'il n'y a plus de prescripteurs car personne n'y a intérêt chez les gros et les petits sont invisibilisés par un système "type serpent qui se mord la queue"; c'est un très sérieux problème !!!
Jerem
01/01/2026 à 21:48
Sauf que même certains gros editeurs, on a dû mal a commander chez le libraire du coin car le libraire ne peut pas accéder à son catalogue. Bizarrement, mon libraire a plein de bouquins ésotérique et sur l'astrologie mais lui commander un bouquin chez Ellipses pour améliorer ma maîtrise d'une langue,
c'est presque mission impossible.
Le Misanthrope
02/01/2026 à 10:26
à la Fnac avec certains éditeurs impossible de faire des précommandes, donc commandable le jour J = ce qui rend la taxe FDP encore plus problématique et casse-c***
certains éditeurs et/ou distributeurs boycottent Amazon et en plus ces éditeurs (très petits) ont souvent une notion de date de sortie très flou = très pénible et la taxe FDP complique encore les choses
impossible d'annuler des preco qui sortent pas ou encore extrêmement en retard (import petits éditeurs US) = encore cette foutu loi de m***
des e-libraires qui ne proposent pas certains éditeurs
cette loi ne fait que rajouter des frictions inutile pour rien (Freida McFadden 8 fois présente dans le Top 15 de 2025 = libraires prescripteur my ass)
Jerem
02/01/2026 à 12:40
Il y a aussi des éditeurs qui sont poings liès avec les distributeurs qui eux-mêmes dictent la loi aux libraires.
J'ai un libraire qui me dit qu'il ne peut pas commander 1 seul exemplaire d'un livre mais doit en commander plusieurs.
Je connais deux éditeurs qui ont le meme distributeur (qui est aussi du même groupe que l'un servant de diffuseur pour les 2). Ce distributeur (et aussi diffuseur) privilégie sa propre boutique en ligne. Et la fnac (en magasin) ne reçoit quasiment plus leurs titres a temps. Fnac.com et amazon, impossible de precommander. Et lorsque l'on peut commander on passe par le revendeur du diffuseur-distributeur (sur les 2 sites) les 2 premiers jours puis par une vente normal mais avec une livraison vers 2 à 3 semaines. Et certains éditeurs envoient à la fnac ou a amazon une date de sortie qui est fausse.
Je me rends compte que beaucoup d'éditeurs sont assez mauvais. L'un a mis en vente des livres imprimés en Chine sans se rendre compte de la mauvaise qualité du papier et des absences de texte.
Il est vrai que beucoup de sites ne vendent pas certains éditeurs mais ces éditeurs ne vont pas eux-même vendre leurs livres sur amazon. Un éditeur que l'on trouve dans des librairies de campagne ou les supermarchés, ne propose qu'une partie de son catalogue sur le site d'amazon. Et mon libraire du coin m'a dit qu'un petit éditeur du coin ne vend pas sur les plateformes car il n'a pas réussi à passer un accord avec un dffuseur. Donc sans diffuseur, il n'a pu trouver de distributeur. Résultat, le patron vient lui-même livrer les livres aux librairies de sa région. Ce libraire indépendant me dit que les diffuseurs font beaucoup plus de mal aux éditeurs indépendants et aux librairies independantes a cause des frais de transport, du non-retour d'informations sur la situation de leurs livres (où ils sont mis en vente, combien ont été vendus...) que les sites comme amazon
Afroc
31/12/2025 à 17:14
Pour ma part gros lecteur et client de toutes les possibilités d'achat (en premier les soldeurs, les libraires puis la Fnac et Leclerc) ce système me force à acheter plus de livres sur internet. En effet quand je vais exceptionnellement sur internet (livres indisponibles en librairies ou pas l'envie d'aller en ville où le stationnement est impossible surtout en ce moment) pour éviter les 3€ de livraison je complète mes achats jusqu'à hauteur de 35€ (j'ai toujours des livres à acheter) livres qui ne seront pas achetés en librairie. Le problème est avant tout le prix du livre, je me tourne de plus en plus vers les bouquinistes ou Easy Cash et les boîtes à livres pour éviter l'inflation des prix et trouver mon quota de lecture. Les livres d'hier sont aussi plaisant à lire que ceux d'aujourd'hui !!
Bibi
31/12/2025 à 18:40
Je n'ai plus jamais passé la porte d'une librairie depuis l'adoption de cette mesure de racket honteuse.
Jacques Quantin
31/12/2025 à 20:45
Personnellement, avant cette loi totalement liberticide je n'achetais pratiquement plus qu'en ligne, et uniquement sur les "gros" sites (Amazon, FNAC pour le neuf), pour des raisons pratiques. Maintenant je le fais par principe (et sans avoir jamais payé plus d'1 centime de port par commande) : plus jamais de ma vie je n'achèterai de livre à une librairie française (je parle des libraires de neuf, pas d'ancien), et je souhaite à cette profession un enterrement de 3ème classe. Voilà pour un budget livres, de, quelques milliers d'€ par an. Cela ne vaut que pour moi, mais je pense ne pas être le seul à résister en acte aux délires pseudo-culturels, de nos dirigeants aussi incultes, que crétins.
Thomas
02/01/2026 à 10:11
Avec un raisonnement pareil, on n'a même plus besoin d'attendre la montée du fascisme et l'écroulement de l'économie nationale.
adnstep
03/01/2026 à 13:34
Le fascisme, c'est quand on brûle les livres ? J'ai vu effectivement un député vouloir brûler un livre dans son poêle, dernièrement.
Quand à l'effondrement de l'économie...
Al
01/01/2026 à 21:30
Ça va probablement à long terme profiter à l'ebook. Les libraires ne seront pas gagnants...
Lucrèce
03/01/2026 à 02:03
Témoignage de maladie cannabis
Bonjour à tous je m'appelle Marie Paule J'ai 43 ans ,j'étais accroché au cannabis dès l 'age de 13 ans avec d'autres addictions comme le tabac et l'alcool . une amie ma donner adresse de grand maître koffi. grâce à lui je me suis guèri totalement , du tabac et cannabis me débarrassée de l'addiction de l'alcool pour tout problème veuillez lui rejoindre sur WhatsApp pour tout vos problème WhatsApp Tel : +229 64 86 07 29
Le Misanthrope
03/01/2026 à 12:43
oui mais non la modération vous laissez passer du spam extrêmement nuisible là
Etienne Normand
04/01/2026 à 21:21
Au contraire, ce commentaire est plus instructif que la majorité de ceux que j'ai lu ici. Merci Marie-Paule pour ce témoignage.
Nous accueillerons prochainement Monsieur Quantin qui nous parlera de son sevrage aux librairies dans lesquelles il ne mettait déjà plus les pieds; ainsi que Le Misanthrope et Jerem, addictent aux sites en ligne, à la flemme du déplacement et la jouissance immédiate. Un grand bravo à nos courageux participants ! Parce qu'il faut bien l'avouer, c'est dur d'attendre.
#onlesaura #monchoixmaconsommation #libertédeconsommer #libertéforever #paseprendrelatete
Le Misanthrope
05/01/2026 à 21:20
Vous avez du mal avec la notion e misanthrope je pense
Etienne Normand
06/01/2026 à 11:15
C'est surtout que je m'en carre un peu de vos carences sociales et de vos turpitudes d'adolescent.
Il s'agirait de sortir la tête de son cul.
Jerem
06/01/2026 à 22:12
Merci de nous inventer des maux imaginaires.
Je tiens à vous signaler que nos turpitudes et notre problèmes avec les librairies consiste en un problème pour trouver des livres qui touche beaucoup de monde.
Au moins 5 à 6 millions de personnes ont de difficultés pour se deplacer. Souvent ceux sont des personnes âgés et des handicapés. Beaucoup ont des petites retraites ou l'AAH. Eux ils ont du mal à aller dans une librairie. Alors les frais d'expédition cela a un côté discriminant
Et il y a environ 10 millions de personnes en france qui ne vivent pas dans une commune ayant une librairie ou une bibliothèque.
De toute façon de plus en plus d'éditeurs proposent des livres électroniques sur leurs sites respectifs.
Etienne Normand
07/01/2026 à 13:15
Savez-vous que 5 à 7 millions de français aimeraient toucher leur nez avec leur langue, que 63% des français vivants en Auvergne-Rhône-Alpes aimeraient que la mer arrive jusqu'à eux et que 15 millions veulent entendre la marseillaise en version K-Pop (si BTS nous entendent...) ? Etonnant, non ?
J'ai la larmichette qui a coulé en vous lisant. Ce vibrant hommage au petit peuple oublié, et chiffres à l'appui en plus. Quel talent d'auteur pour saisir la minorité en difficulté de se déplacer pour défendre la majorité en capacité. A croire que la flemme et vivre en campagne sont des handicaps moteurs... Mais on n'est plus à une instrumentalisation près pour faire valoir ses intérêts, hein ;)
Il serait dommage de ne pas vous autopublier sur Amazon.
Jerem
07/01/2026 à 17:49
Cette minorité qui ne peut pas se déplacer, j'en ai fait parti plusieurs années. La livraison de livres par des boites comme alapage, fnac... cela m'a été utile car mes mouvements étaient assez limités suite à un problème de santé.
Duchmol à un avis
07/01/2026 à 20:38
Duchmol à un avis👎
Jerem
06/01/2026 à 11:39
Bah oui j'ai la flemme car j'ai des journées chargées et je n'ai pas envie de faire des gros detours en voiture pour prendre un livre dans une librairie à 15km par les petites routes car les libraires du coin ne peuvent pas et vous m'imputez des trucs faux.
Mes libraires du coin sont à la ramasse. pas capable de m'assurer que j'aurais mes livres en temps et en heure.
Dèja que je suis un bon client chez mes libraires du coin. Mais je commande des livres en ligne lorsqu'elles sont incapables de fournir certains éditeurs où à temps (car certains sont pour le travail donc j'en ai besoin vite).
Etienne Normand
07/01/2026 à 13:41
Je suis en train de monter un service de prémâchage d'aliments. L'idée est de permettre aux gens pressés de se libérer de la contrainte fascisante de mâcher pour seulement 9,99€. Utilisez seulement le code promo, "verslinfinietaudela" pour bénéficier de notre prix de lancement. Décidez-vous vite, l'abonnement passe à 12,99€ le mois prochain !!
"Mes libraires du coin sont à la ramasse. pas capable de m'assurer que j'aurais mes livres en temps et en heure."
Oui, l'édition a ses propres contraintes de production que les lecteurs ignorent et ne veulent pas connaître. A partir du moment où ils ne sont ni éditeurs, ni imprimeurs, ni livreurs, ni postiers, il est effectivement difficile pour vos libraires de pouvoir vous donner un horaire fixe d'arrivée...
Jerem
07/01/2026 à 17:40
Et bien voilà, si ils ne sont pas capables de me fournir un livre commandé avant la saint-glinglin. Je vais voir ailleurs. Et oui je me rends compte de leurs contraintes.
Mais si j'ai besoin d'un livre pour mon travail, je ne peux pas attendre des semaines. Je ne suis pas dans l'instantané mais je peux patienter 2 semaines mais pas 2 mois. C'est simple, pas mal de livres pro que je lis, je commence de plus en plus à les commander directement chez l'èditeur en version èlectronique. Je court-circuite de plus en plus les librairies, fnac, cultura et amazon.
Etienne Normand
08/01/2026 à 15:13
J'ai bien conscience qu'il existe des cas singuliers qui s'acclimatent mal des contraintes géographiques et éditoriales, et vous semblez en faire partie. Loin de moi l'idée de continuer de tirer à balles réelles sur des personnes qui font ce qu'elles peuvent dans les conditions qui sont les leurs.
Cependant, j'ai du mal à croire que ces cas singuliers sont ceux qui font le plus gros du chiffre d'affaires du secteur "éditorial" d'Amazon (ou de toutes autres plateformes similaires); et j'ai tout à croire qu'Amazon s'en sert comme bouclier et fer de lance pour perforer le cadre juridique qui protège l'environnement éditorial français, notamment les librairies montées par des indépendants.
Cela serait intéressant d'avoir un audit sur la répartition du CA d'Amazon sur le secteur "éditorial" en fonction des différentes tailles de villes (plus de 200.000 habitants, 100.000, 50.000, etc...) et zones géographiques pour y voir plus clair dans ce cas précis.
Le Misanthrope
09/01/2026 à 00:23
mais Duchmol même ta stat de ville ne montrera/prouvera rien du tout que dalle nada ; ma ville pas UN seul libraire qui est valable que des "robots" qui déballent des cartons repèrent un titre sur Internet puis hop "titre du mois", ils se reposent encore sur l'idée d'une clientèle captive et c'est pas nouveau au moins depuis les années 1990 > 2010 (puis merci Amazon), ils auraient pu aussi bien vendre des choux c'était pareil.
Le Misanthrope
07/01/2026 à 21:07
oui il est vrai Duchmol que devoir faire ces devoirs avant de passer en librairie c'est tellement cool !!!
Etienne Normand
04/01/2026 à 22:20
Le goût de la lecture ne se mesure pas uniquement par le CA des commerces de vente physiques et en ligne, mais également par l'emprunt de livres, le nombre d'adhésion et la fréquentation des bibliothèques/médiathèques. On pourrait se demander quel a été le report des ruraux, des milieux défavorisés et des CSP- vers les bibliothèques et médiathèques de leur région.
Si certaines zones sont dépourvues de librairies indépendantes, c'est qu'elles ne brassent pas suffisamment de clients pour faire vivre ces commerces. Ceux-ci ne peuvent vivre de l'envie ponctuelle d'acheter le bouquin écrit par cousin Machin, surtout si celui-ci est auto-édité ou disponibles chez un obscur éditeur (ce qui génèrent des frais de port si celui-ci passe par La Poste).
Face aux monopoles de la vente en ligne et de la vente physique (grandes surfaces et grandes surfaces culturelles type Fnac et Cultura), la réponse n'est pas nécessairement plus de privé, mais plus de public. Quelles entreprises privées peuvent rivaliser avec la possibilité d'emprunter gratuitement autant de livres/CDs/DVDs que l'on veut (avec certaines variations suivant les médiathèques) ? Aucune. D'autant plus qu'en période d'inflation, cette gratuité - certes les livres achetés sont financée par de l'argent public - est salutaire. Faut-il encore avoir un gouvernement qui croit encore à l'importance du pouvoir public.