La Fédération Wallonie-Bruxelles a remis, le 1er décembre au Théâtre Royal du Parc à Bruxelles, ses prix littéraires « les Espiègles ». Neuf auteurs et autrices belges ont été distingués en littérature générale, en langue régionale, en bande dessinée et en littérature de jeunesse. Un prix du rayonnement des littératures belges francophones, consacré cette année à la bande dessinée, a également été décerné.
Depuis 1924, ces prix, rebaptisés « les Espiègles » en 2023, couvrent un large champ de pratiques et s’adressent à différents stades de carrière. Leur nouvelle appellation renvoie à La légende d’Ulenspiegel de Charles De Coster et à la figure de Thyl Ulenspiegel.
Ils complètent divers outils mis en place par la Fédération, dont des bourses, résidences, actions en milieu scolaire et aides au secteur du livre, ainsi que l’opération « Lisez-vous le belge ? », déployée chaque mois de novembre. Des capsules vidéo consacrées aux lauréats sont publiées sur Objectif plumes.
L’Espiègle du couronnement de carrière en littérature générale (15.000 €) a été attribué à Eugène Savitzkaya, né en 1955 à Liège, auteur de poésie, de romans et de textes pour la scène, principalement publié aux Éditions de Minuit. Son œuvre comprend notamment Marin mon cœur, Fraudeur et Fou de Paris.
Le prix de prose en langue française (8.000 €) a récompensé Ariane Le Fort pour Quand les gens dorment (Onlit). Née en 1960 à Mons et installée à Bruxelles, elle est autrice de huit romans. Le livre distingué met en scène des personnages ordinaires et interroge les mécanismes du désir amoureux.
L’Espiègle de prose en langue régionale (8.000 €) a honoré Lorint Hendschel pour Li djoû qu’ Monsieû a rivnou. Traducteur né à Namur, il écrit en wallon depuis ses vingt ans. Son roman suit Alex, orphelin devenu valet dans un château isolé, dans un récit mêlant éléments historiques, fantastiques et thématiques sociales.
Le prix de littérature de jeunesse (10.000 €) a été remis à Marie Colot pour Mori : graines de géants dans les forêts urbaines d’Akira Miyawaki (Cotcotcot éditions), co-signé avec Noémie Marsily. L’ouvrage explore la création de forêts urbaines au Japon selon la méthode Miyawaki et articule récit graphique et approche documentaire.
En littérature générale, l’Espiègle de la première œuvre (5.000 €) a distingué Merlin Vervaet pour Le groupe de l’Ouest lointain (Lansman). Formé au théâtre, il y met en scène Douglas Mawson, tombé par hasard sur la mention d’un village antarctique et décidé à partir en expédition.
Le prix de la première œuvre en langue régionale (1.000 €) a récompensé Philippe Gillet pour Alice, nouvelle en wallon liégeois où une femme se remémore l’été 1948 et une rencontre aux frontières du réel.
En littérature de jeunesse, la première œuvre (5.000 €) a été attribuée à Catherine Le Goff pour Chez Mémé (CFC), album qui rassemble des souvenirs d’enfance dans une maison du Morbihan à la fin des années 1970, réalisés en eau-forte et aquatinte.
L’Espiègle de la première œuvre en bande dessinée (5.000 €) a distingué Éléonore Marchal pour Manger (Cambourakis), récit autour des troubles du comportement alimentaire et de la quête d’un langage des couleurs.
L’Espiègle de la bande dessinée – Prix Atomium (10.000 €) a été attribué à Romain Renard pour Revoir Comanche (Le Lombard) et pour son parcours. L’album revisite l’univers de Comanche et suit Cole Hupp, ancien Red Dust, rappelé vers le ranch Triple 6.
Enfin, l’Espiègle du rayonnement des littératures belges à l’étranger – Prix Léo Beeckman (4.000 €) a récompensé le Festival Québec BD et sa Maison de la BD, organisme basé dans la Ville de Québec engagé dans la promotion de la bande dessinée et inaugurant en 2025 un espace permanent dédié au neuvième art.
L'année dernière, les lauréats étaient Éléonore de Duve, Bernadette Gervais, Charlotte Pollet, Léonie Bischoff, Adlynn Fischer, Marie Darah, Céline Delbecq, Jean Colot, Nicole Goffart et l’association Les mal coiffés.
Retrouver la liste des prix littéraires français et francophones
Par Dépêche
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