Boa, le roman d’Anne-Sophie Jacques, a été retiré de la sélection du Prix littéraire Anne Ténès, destiné aux élèves de troisième et de seconde du nord du Lot, à la demande de la direction académique. En cause : un passage jugé « inadapté », probablement celui où l’héroïne évoque le plaisir féminin. L’éditeur Dalva, l’association qui porte le prix et l’autrice dénoncent une décision incompréhensible, alertent sur une atteinte à la liberté pédagogique et interrogent ce que l’école accepte - ou non - d’aborder en matière de désir féminin.
Le 27/11/2025 à 18:33 par Hocine Bouhadjera
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27/11/2025 à 18:33
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En juin 2025, la sélection des romans en lice pour le Prix Anne Ténès est annoncée : parmi les livres retenus figure Boa d’Anne-Sophie Jacques, paru aux éditions Dalva en janvier 2025. Cette liste est élaborée par l’association Désir de Livres, une libraire et une enseignante, toutes deux également parents d’élèves. Elle est ensuite communiquée aux enseignants de treize classes – de troisième et de seconde, donc composées majoritairement d’élèves de 14 à 16 ans – qui se préparent à travailler dès la rentrée sur les ouvrages.
Mais, le 22 septembre, les chefs d’établissement reçoivent un courrier de la directrice des services de l’Éducation nationale du Lot, demandant le retrait de Boa de la sélection.
Dans son courrier aux chefs d’établissement, la directrice des services de l’Éducation nationale du Lot, Sophie Sarraute, explique ainsi la décision : « Certains passages de l’ouvrage ne semblent pas adaptés à l’âge des lecteurs concernés. Le risque de polémiques, notamment dans le contexte de mise en œuvre d’EVARS (Ndr : Éducation à la Vie Affective et Relationnelle et à la Sexualité, nouveau cadre national qui remplace l’ancienne « Éducation à la sexualité ») apparaît trop important et pourrait éclipser le sens même du prix et son rayonnement. (…) Enfin, l’absence de consensus au sein du comité de sélection fragilise la légitimité de ce choix et risquerait de mettre en difficulté l’ensemble du dispositif. »
Et de conclure : « Nous avons donc estimé préférable de retirer cet ouvrage de la sélection, afin de préserver l’équilibre, la crédibilité et la dynamique positive autour du prix Anne Ténès. (…) Dans un souci de vigilance et afin d’éviter que ce type de situation ne se reproduise, il est désormais convenu que les choix du comité de sélection devront être validés en amont par la DAC et/ou les IA-IPR (Ndr : inspecteurs de l’Éducation nationale). »
Face à cette décision, Anne-Sophie Jacques confie auprès d'ActuaLitté : « J’ai d’abord été triste pour l’équipe du prix, l’association Désir de livres. Elles avaient fait un choix qui a été retoqué, et je pense que ça les a plongées dans un gouffre d’incompréhension. » L’autrice exprime ensuite une déception plus intime : « Je me faisais une joie de rencontrer les 12 classes en janvier. J’adore ces échanges avec les élèves : ça me nourrit, ça m’empêche d’être hors-sol. »
Les éditions Dalva posent à présent une série de questions : « De quels passages parle-t-on ? En quoi Boa pourrait-il aller à l’encontre du plan d’Education à la Vie Affective et Relationnelle et à la Sexualité ? » À la lecture du roman, qui « n’est pas un roman sur la sexualité », faute de réponses des pouvoirs publics, l’éditeur estime que la tension se concentre sans doute sur la page 107 (l'extrait est à découvrir en fin d'article).
Dans cette page, Boa, héroïne éponyme du roman, confie à une autre femme qu’à ses yeux, rien ne vaut la masturbation et les relations homosexuelles pour découvrir son corps. Elle décrit alors, dans une page « très poétique », le plaisir qu’elle ressent lorsqu’elle caresse une femme. Pour Dalva, que « cette page est-elle adaptée aux collégiens et lycéens ? Il ne nous appartient pas d’y répondre ».
« On n’est pas du tout dans une scène transgressive. C’est un passage sensible, érotique et poétique, qui parle de découverte de soi et d’écoute de l’autre », défend Anne-Sophie Jacques. Elle explique ce que ce passage met en jeu : « Une femme raconte la découverte de son corps, du plaisir, et le plaisir pris à découvrir le corps d’une autre femme, dans l’accueil et l’écoute. Pour moi, c’est exactement ce que devraient être les relations sexuelles : du désir partagé, du dialogue, de la délicatesse. »
Du côté de l’association Désir de Livres, qui co-organise le prix avec les enseignants, la décision a été vécue comme un véritable coup de massue. « D’abord on est tombé de notre chaise », raconte la présidente Pascale Leroy. « Nous avons très vite compris que la décision était irrévocable, malgré toutes nos tentatives pour plaider la situation. »
Elle insiste : « C’est la première fois que les hautes autorités de l’Éducation nationale interviennent dans notre prix. Jusqu’ici, les enseignants se débrouillaient seuls, sans aucun soutien, en plus de leur programme, parce qu’ils savent ce que ce travail apporte aux élèves. Et tout à coup, parce qu’un livre contient une scène de sexe entre deux femmes, c’est le branle-bas de combat, et on retire l’ouvrage de la sélection. »
La présidente rappelle que la décision a été communiquée aux chefs d’établissement, chargés ensuite de la transmettre aux enseignants, sans jamais passer par l’association qui finance et coordonne le prix.
Anne-Sophie Jacques regrette : « On ne fait pas confiance aux acteurs impliqués, alors qu’elles savent très bien ce qu’elles font. Elles sont parfaitement en mesure de juger que des élèves de collège et de lycée peuvent lire, recevoir et discuter d’un passage comme celui-là. »
L’argument central de la DSDEN repose sur EVARS. Mais pour Dalva, la question est frontale : « Doit-on considérer que certains sujets de sexualité féminine peuvent être abordés en classe, par exemple la prostitution ou le viol à travers Boule de Suif ou Manon Lescaut, mais que d’autres seraient gênants ? »
L’éditeur met en regard cette décision et la réalité des usages : « À l’heure où toutes les études prouvent que, loin des classes et des validations parentales, les adolescents sont exposés de plus en plus tôt et de plus en plus souvent au contenu pornographique, ne pourrait-on considérer qu’un roman qui parle de femmes actrices de leur plaisir et vivant leur sexualité dans le consentement et la joie serait un juste contrepoint aux discours accessibles en ligne ? »
La présidente de Désir de Livres abonde dans ce sens : « On va finir une bonne fois pour toutes avec l’hypocrisie en ce qui concerne la sexualité. »
Anne-Sophie Jacques développe un point qu’elle estime central, citant la philosophe Manon Garcia : « On a besoin de récits qui, pour reprendre les mots de la philosophe Manon Garcia, "érotisent l’égalité sexuelle". Comment on sort des schémas dominants et violents ? Comment on invente d’autres façons d’érotiser la relation ? »
L’autrice oppose cela aux modèles traditionnels, et datés, de représentation du désir : « On a grandi avec des images où un homme coince une femme sous un porche sous la pluie… Ce sont des récits de domination. Il y a tellement d’autres façons d’érotiser le désir, des récits plus sains, plus égalitaires, mais tout aussi torrides. Pour moi, une scène érotique pourrait être deux personnes sur un canapé qui se demandent : “Est-ce que je peux t’embrasser ? Est-ce que je peux te toucher là ? Peut-être pas tout de suite…” C’est ça, écouter le désir. »
La décision de retirer Boa au nom du cadre EVARS surprend d’autant plus lorsqu’on examine ce que le ministère demande réellement aux enseignants dans ses documents officiels.
Dans les textes destinés aux élèves de 4e et 3e, le ministère encourage explicitement le travail sur le désir, le plaisir, les émotions, les représentations de la sexualité et les questions de genre. Le document officiel prévoit ainsi que les élèves doivent « réfléchir à la notion de santé sexuelle », « comprendre comment fonctionnent les émotions et les impulsions pour mieux les gérer », mais aussi « examiner, en s’appuyant sur une œuvre littéraire ou artistique, ce que la sexualité peut avoir d’attrayant ou d’exaltant, mais aussi ce qu’elle peut avoir d’inquiétant (et pour quelles raisons) ».
Le texte demande encore de « développer une analyse critique des représentations (…) associées à la sexualité », notamment autour de « la performance » ou de « la première fois », ainsi que des « idées préconçues sur le genre ou l’orientation sexuelle ».
Pour les lycéens, les attentes sont encore plus explicites. Le document EVARS dédié prévoit de travailler, là encore à partir de supports littéraires et culturels, « les dimensions relationnelles et sensorielles de la sexualité », « l’égalité dans les relations affectives », « la diversité des vécus et des orientations », et d’engager les élèves dans une réflexion « sur les représentations, les normes, les attentes sociales liées au genre et à la sexualité ».
Il est aussi demandé d’« analyser des situations de partage et de réciprocité, mais aussi de frustration », et d’interroger « l’égalité et la liberté dans la relation, et dans le partage des désirs ». Ces prescriptions ne sont pas marginales : elles constituent le cœur du dispositif. Et elles recommandent précisément ce que Boa pourrait permettre de travailler.
Pascale Leroy partage : « Honnêtement, je ne connaissais même pas ce dispositif. Ce sont les enseignantes qui m’en ont parlé. Elles m’en ont transmis des extraits… et quand je les ai lus, c’est devenu évident : ce que propose Boa, on est en plein dedans. Vraiment — exactement dans le cadre que le programme décrit. »
« J’ai compris que ce dispositif suscitait déjà beaucoup de crispations : des parents qui râlent, qui répètent que “ce n’est pas le rôle de l’école”, les mêmes refrains qu’on entend sans cesse dans une société profondément hypocrite », complète cette dernière. Une campagne contre ce dispositif qui dure depuis des mois, largement soutenue par l'extrême droite.
Depuis la rentrée 2025, EVAR (à l’école maternelle et élémentaire) et EVARS (au collège et au lycée) sont devenus un enseignement obligatoire et structuré. L’objectif est de promouvoir le respect, l’égalité femmes-hommes, la dignité, la prévention des violences, ainsi que la santé sexuelle et affective. Le programme s’articule autour de trois grands axes : apprendre à connaître et accepter son corps, construire des relations respectueuses, et développer sa place de citoyen·ne libre et responsable.
Dans le secondaire, EVARS fournit des connaissances concrètes sur la reproduction, la contraception, les IST, les droits — et incite à un regard critique sur les représentations sociales de la sexualité. L’approche se veut progressive et adaptée à l’âge des élèves.
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Ce qui frappe particulièrement Pascale Leroy, c’est le paradoxe de la décision : « Ils ont autorisé le livre dans les centres de documentation des lycées, pas des collèges. Donc les élèves peuvent le consulter tout seuls, mais en revanche accompagné de leurs profs, non. »
Pour elle, le principe du prix est justement de proposer aux classes de troisième et de seconde des textes de littérature générale, non « formatés jeunesse » : « On défend la littérature pour tous. Et je veux dire, ça fait six ans que ce prix existe, les élèves ont toujours fait face à des sujets souvent extrêmement difficiles mais qui sont ceux du monde dans lequel ils vivent. »
Parmi les autres interrogations de l'association Désir de Livres et de la maison d'édition Dalva : « Pourquoi le travail des classes sur des extraits du roman au lieu de l’œuvre intégrale, solution suggérée par certains professeurs et excluant ainsi les pages jugées inadaptées, a-t-il été refusé ? » Pascale Leroy précise : « Un collège où il y avait eu une des enseignantes qui ne se sentaient pas très à l’aise avec tout ça, il a été proposé de ne présenter que des extraits. Chose que la direction académique a refusée en disant que ce n’était pas possible. Elle nous a reçus, mais ce n’était pas pour dialoguer, c’était pour nous redire qu’elle restait sur ses positions, ce qui est dommage. »
Le courrier académique ne se limite pas à écarter Boa : il impose désormais que toutes les futures sélections soient soumises à une validation préalable de la DAC ou des IA-IPR. Une inflexion majeure, qui interroge directement la place laissée aux équipes pédagogiques et aux associations culturelles.
Dalva résume ainsi l’enjeu : « Peut-on vraiment demander que chaque livre proposé aux élèves soit approuvé par l’académie, sans porter atteinte à la liberté pédagogique ni au travail des enseignants et bénévoles qui font vivre ce prix ? »
Pour la présidente de Désir de Livres, cette modification du fonctionnement du prix est inacceptable, et largement rejetée par les équipes. L’association, organisée hors Éducation nationale, se dit prête à ce qu’une personne de la hiérarchie académique participe aux travaux, mais pas qu’elle les encadre.
La conséquence immédiate du retrait de Boa et des nouvelles conditions imposées est radicale : « Il n’y aura pas de prix cette année », nous annonce la présidente. « Parce qu’on ne va pas faire un prix soviétique avec un candidat et un prix, on n’est pas encore là et on refuse. »
Elle y voit « une faute » de la direction académique, d’autant plus frappante qu’elle va, dit-elle, à rebours des injonctions officielles sur la lecture. « Dès qu’il existe des actions concrètes qui fonctionnent, on les entrave. » Dalva, de son côté, élargit la focale : « La littérature, et plus généralement l’art, proposé aux adolescents à l’école doit-il se conformer à une autorité bien pensante faisant fi de toutes les réalités de la vie des jeunes ? Nous pensons que ces questions méritent d’être posées et débattues. »
Comme pour les éditions Dalva, la direction des services de l’Éducation nationale du Lot n’a pas, pour le moment, donné suite à nos demandes d’explication, laissant intactes les nombreuses zones d’ombre entourant cette décision.
Anne-Sophie Jacques redoute que cette mise à l’écart soit surtout « une réaction de peur destinée à prévenir toute polémique ». « Et quand la peur se met à verrouiller les choses, dit-elle, on est mal partis. » Comme son éditeur et l’association, l’autrice n’a reçu aucune explication précise quant aux motifs du retrait. La seule réponse qui lui a été communiquée évoque une possible reconsidération de Boa l’année prochaine, une fois le dispositif EVARS « davantage installé dans les établissements ». Elle se dit donc dans l’attente, en espérant pouvoir rencontrer les élèves lors de la prochaine édition.
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L’idée du prix Anne Ténès naît en 2018, sa mise en route se fait en 2019 et le prix est attribué pour la première fois en 2020. Il est organisé par une équipe d’enseignants et d’enseignantes de français et de documentalistes en partenariat avec l’association DDL / Désir de Livres qui organise chaque année LECTURES – Festival du livre du Haut Quercy.
La figure d’Anne Ténès, professeure-documentaliste au collège des 7 Tours à Martel, occupe une place essentielle dans l’histoire du prix. À l’origine de l’initiative et parmi ses soutiens les plus engagés, elle est décédée en 2020, juste avant la première remise du prix. En hommage à son rôle décisif, l’équipe a choisi de donner son nom à la distinction littéraire.
Chaque année, trois ouvrages de littérature française sont choisis par l’association et les enseignants. Les élèves lisent les romans, rencontrent les auteurs, puis participent au printemps à une journée de délibérations avant la remise officielle du prix en juin.
Pour l’édition concernée, la sélection comprenait : La Valse des lucioles de H.F. Diané (Istya & Cie) ; Boa d’Anne-Sophie Jacques (Dalva) ; Je veux regarder longtemps leurs visages de Thomas Vinau (La Fosse aux ours).
Six établissements participent aujourd’hui au prix : le collège des 7 Tours à Martel, le collège Orlinde à Bretenoux, le collège Puy d’Alon à Souillac, le lycée Louis Vicat à Souillac, le lycée hôtelier de Souillac et le lycée Clément Marot à Cahors, soit « 12 classes, près de 350 élèves au total ».
Les lauréats depuis la création du prix sont Olivia Resenterra, Laurent Petitmangin, Violaine Bérot, Rachid Benzine, Quentin Ebrard et Denis Infante, ce dernier récompensé en 2025 pour Rousse ou les beaux habitants de l’univers (Tristram). Un trophée est chaque année réalisé par les élèves de la section menuiserie du lycée Louis Vicat.
Ci-dessous, l'extrait qui justifierait le retrait de Boa de la sélection :
Crédits photo : Anne-Sophie Jacques (@ Vincent Loison, Dalva)
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
Paru le 09/01/2025
144 pages
Editions Dalva
18,00 €
10 Commentaires
Sophie
28/11/2025 à 09:49
Tout mon soutien aux équipes pédagogiques, aux équipes de l'association portant ce prix.
Après cette extrait plein de poésie, il est très surprenant de maintenir cette censure. Considérant qu'à l'heure où les élèves lisent de la Dark romance autrement plus crue, ont accès au porno à un jeune âge et sans tiers pour les accompagner dans la découverte réelle de ce que peuvent être les relations entres des personnes qui se désirent, c'est assez hypocrite, sous prétexte d'un dispositif qui fait grogner certains parents mais est essentiel, de boycotter un livre pour un passage qui ouvre une autre voie dans la découverte du plaisir que la majorité des lecteurs auront certainement déjà abordé et pratiqué au moment de leur lecture...
Céder aux pressions idéologiques par peur de polémiques est en dessous de ce que doit porter l'Education nationale. Ne doit-elle pas notre école accompagner les élèves, qui seront les parents de demain, dans l'acceptation de soi, des autres, le respect de ses désirs et de celui des autres?
Aurélien Terrassier
28/11/2025 à 14:06
Je soutiens Anne-Sophie Jacques face a cette censure d'Etat indigne et inquietante de l'Education nationale.
Magdalena Nowotna
28/11/2025 à 20:36
Un très beau texte, l'écriture qui de façon approfondie rend compte des sensations difficiles à saisir.
Beau et courageux!
Dan
28/11/2025 à 20:54
C'est bien triste... Censure, censure, le temps actuel devient de plus en gris et opaque à la beauté. d'un texte... Triste monde...
moimême 67
28/11/2025 à 21:19
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Seb le dépité
28/11/2025 à 22:04
Toute la folie et la stupidité de nos dirigeants. Et micron qui se prétend soi-disant défenseur des femmes en posant la lutte contre les violences envers elles comme la grande cause de son quinquennat... Quelle fumisterie ! Pour mieux les réduire à des ventres... et donc nier leur désir, un des axes principaux de leur libération réelle... et donc, de la nôtre ! "La liberté des autres étend la mienne à l'infini !"
Pas étonnant que ce genre d'ouvrage soit censuré.
Investi
28/11/2025 à 22:26
Quel plaisir malsain ressentez-vous donc à vouloir formater ainsi nos adolescents ? Qu'un adulte se mêle de l'éveil aux sentiments et à la sexualité d'un enfant de 14 ans relève de la perversion.
Que je suis heureuse d'avoir pu échapper à ce moule et avoir forgé mon désir et ma sensualité sans être chaperonnée par ces acteurs engoncés dans leur sentiment de supériorité.
Louloute
02/12/2025 à 22:56
Merci pour votre commentaire. Un adulte, encore moins un adulte ayant autorité sur l'enfant comme l'enseignant, NE DOIT PAS accompagner un enfant vers la sexualité, ne doit pas s'immiscer dans son intime. Sinon c'est de la pedophilie.
Dav.
10/12/2025 à 10:40
Mais oui, c'est ça, il vaut mieux que les gosses découvrent la sexualité avec le porno plutôt qu'en lisant des échanges sur la découverte des corps empreints de respect et de tendresse.
Elisabeth Foltz, retraitée de l'enseignement
29/11/2025 à 18:29
Je pense que c'est dommage que dans le cadre du dispositif Evars ce livre ne soit pas lu par les jeunes. Il me paraît être en plein dans le sujet du dispositif.
Il m'a paru n'y avoir rien de pornographique dans les pages incriminées, mais plutôt de la poésie et de la sensibilité et cela aurait pu au contraire leur faire aborder la sexualité autrement que par le biais de la violence comme c'est souvent le cas.
Donc je dis vraiment DOMMAGE.